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28 février 2025
L’AFRIQUE DU SUD RAPPELLE SES DIPLOMATES EN ISRAËL
Le gouvernement sud-africain a décidé de rappeler ses diplomates en poste en Israël pour des consultations, au vu de la situation actuelle dans la région, a annoncé lundi la ministre auprès de la présidence,
Le gouvernement sud-africain a décidé de rappeler ses diplomates en poste en Israël pour des consultations, au vu de la situation actuelle dans la région, a annoncé lundi la ministre auprès de la présidence, Khumbudzo Ntshaveni. « Le gouvernement sud-africain a décidé de retirer tous ses diplomates de Tel-Aviv pour des consultations », a-t-elle annoncé lors d’un point-presse, sans autre précision sur la durée de ce rappel mais en soulignant la « déception » de Pretoria face notamment à « la poursuite des bombardements israéliens sur des écoles et cliniques » dans la bande de Gaza.
« Nous sommes, comme vous le savez, extrêmement préoccupés par la poursuite des meurtres d’enfants et de civils innocents dans les territoires palestiniens et nous pensons que la réponse d’Israël est devenue une punition collective », a déclaré Mme Pandor. «Nous avons estimé qu’il était important de signaler l’inquiétude de l’Afrique du Sud tout en continuant à appeler à une cessation globale » des hostilités », lit-on sur le réseau social X (ex-Twitter).
COUR DE LA CEDEAO : L’AFFAIRE OUSMANE SONKO MISE EN DÉLIBÉRÉ
L’affaire opposant Ousmane Sonko à l’Etat du Sénégal devant la Cour de Justice de la CEDEAO est mise en délibéré au 17 novembre.
L’affaire opposant Ousmane Sonko à l’Etat du Sénégal devant la Cour de Justice de la CEDEAO est mise en délibéré au 17 novembre.
Ousmane Sonko, agissant au nom et en qualité de représentant légal du Parti dissout les Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF) a saisi la Cour. Le requérant réclame entre autres : le droit à un procès équitable, le droit de propriété et à la protection de ses données personnelles, le droit à la liberté d’association et de rassemblement pacifique, le droit de participer à des élections libres et démocratiques.
Il dénonce par ailleurs le caractère de la dissolution du PASTEF. L’Etat du Sénégal était représenté. Après avoir écouté les différentes parties, la Cour de la CEDEAO a mis le dossier en délibéré, pour le 17 novembre 2023.
LE PARADOXE MACKY SALL
Alors que le président vante toujours le modèle démocratique sénégalais à l'étranger, ses douze ans de pouvoir pointent un décalage croissant avec sa pratique coercitive du pouvoir en interne
Depuis 2012, le président sénégalais Macky Sall jongle habilement entre l'image d'un médiateur respecté sur la scène internationale et une gouvernance plus autoritaire en interne, révèle une analyse publiée dans l'édition du 6 novembre 2023 du magazine panafricain Jeune Afrique (JA).
En effet, selon le panorama dressé par l'hebdomadaire, Macky Sall excelle dans l'"art de la médiation" lorsqu'il s'agit de représenter le continent africain, à l'instar de sa présidence efficiente de l'Union Africaine en 2022-2023. Fort de sa stature, le chef d'État use alors de ses talents de rassembleur pour promouvoir le consensus démocratique, comme l'ont rapporté les observations de JA.
Cependant, derrière cette façade lissée, la gouvernance intérieure décryptée par le magazine laisse entrevoir un tout autre visage. Depuis le début de son second mandat en 2019, les restrictions des libertés publiques se sont multipliées, d'après les constats relayés des organisations de défense des droits humains. Entre 2018 et 2021, plus de 300 manifestations ont été interdites ou réprimées, tandis que sept opposants éminents ont fait l'objet de poursuites qualifiées de "procès politiques".
Si Macky Sall promeut encore aujourd'hui le modèle démocratique sénégalais à l'international, Jeune Afrique souligne en creux le décalage croissant avec sa pratique du pouvoir en interne, de plus en plus contestée pour son autoritarisme larvé. L'hebdomadaire pointe ainsi l'ambiguïté stratégique cultivée par le dirigeant, tenant des discours consensuels hors du pays tout en renforçant son emprise sur la scène nationale.
LE COLLECTIF DES CONCESSIONNAIRES DU NETTOIEMENT LÈVE SON MOT D’ORDRE DE GRÈVE
A l’issue de multiples concertations avec la direction générale de la SONAGED, le Collectif des concessionnaires du nettoiement a décidé de lever son mot d’ordre de grève et de reprendre immédiatement le service de collecte des déchets.
« A l’issue de multiples concertations avec la direction générale de la Société nationale de gestion intégrée des déchets (SONAGED), le Collectif des concessionnaires du nettoiement a décidé de lever son mot d’ordre de grève et de reprendre immédiatement le service de collecte des déchets, interrompu depuis jeudi passé », indique un communiqué.
Le Collectif des concessionnaires du nettoiement salue « la détermination du ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, Abdoulaye Saydou Sow, du ministre des Finances et du Budget, Mamadou Moustapha Bâ et du directeur général de la SONAGED, Mass Thiam ».
Le collectif dit également prendre acte de l’engagement pris par l’Etat de régler au 30 novembre 2023, le solde de la dette due aux concessionnaires à la date du 30 juin dernier.
ECOLE MORTE, CHEIKH OMAR HANN AVERTIT
La semaine dernière, le Cusems et le Saems ont annoncé des journées mortes à l’école pour protester contre le non-respect des accords signés en 2022, la fermeture des universités et les arrestations arbitraires.
La semaine dernière, le Cusems et le Saems ont annoncé des journées mortes à l’école pour protester contre le non-respect des accords signés en 2022, la fermeture des universités et les arrestations arbitraires.
Après cette annonce, le ministre de tutelle a réagi. « Le gouvernement se réserve le droit de revenir dans l’immédiat, sur ses engagements, qui ont déjà coûté 250 milliards de francs CFA au contribuable sénégalais, en cas de violation par la partie syndicale des termes de l’accord sans préalable », indique Cheikh Oumar Anne dans un communiqué publié dimanche par son département.
Le ministère qui assimile ces journées mortes à une grève dénonce le non-respect des délais de préavis avant d’aller en mouvement. En plus Cheikh Oumar Anne rejette les arguments, politiques à ses yeux, avancés par les syndicalistes initiateurs du mouvement.
Il invoque ainsi la loi 61-33 du 15 juin 1961 en son article 7 et alinéas 7 et 8 qui, selon lui, interdit toute cessation collective de travail, sans préavis. D’où le rappel des sanctions prévues en la matière, ‘’sans possibilité de bénéficier des garanties prévues par les articles 46 et 51 de la présente loi’’.
« Le Gouvernement reste déterminé à faire respecter les dispositions susvisées et à s’opposer à toutes les tentatives de déstabilisation de l’école pour des motifs inavoués… « , ajoute le communiqué.
L’EMIGRATION IRREGULIERE PREOCCUPE
L’ancien directeur de la société nationale de transport en commun Dakar Dem Dikk (DDD), Oumar Khatab Sylla, a appelé toutes les forces vives de la nation, à se saisir de« la question urgent de l’émigration irrégulière pour apporte la meilleure réponse
L’ancien directeur de la société nationale de transport en commun Dakar Dem Dikk (DDD), Oumar Khatab Sylla, a appelé toutes les forces vives de la nation, à se saisir de « la question urgente » de l’émigration irrégulière pour apporter »la meilleure réponse ».
‘’Il faut que toutes les forces vives de la nation se saisissent de cette question urgente afin d’en apporter la meilleure réponse parce que la situation est vraiment alarmante’’, a-t-il lancé dimanche à Louga (nord), lors de l’assemblée générale du mouvement Valeurs dont il est le coordonnateur national.
Oumar Boun Khatab Sylla a profité de cette rencontre pour évoquer »la lancinante question de l’immigration irrégulière qui frappe de plein fouet notre pays », avec son lot »de dommages’’.
»C’est une situation très triste, inquiétante et alarmante qui interpelle tout être humain. Alors, il faut que toutes les forces vives de la nation se saisissent de cette question », a t-il plaidé, non sans reconnaitre que »’l’Etat a fait beaucoup d’efforts dans plusieurs secteurs notamment dans l’emploi des jeunes (…) avec ce que nous sommes en train de voir, c’est comme si nous étions dans une situation surréaliste ».
Selon lui, « la problématique de l’émigration irrégulière persiste parce que tout simplement on ne s’est pas bien posé la question pour réfléchir sur des mesures durables ».
Il a insisté sur « la nécessité d’une réflexion profonde sur la question de l’émigration irrégulière pour que les mesures à prendre ou les solutions qui doivent urgemment apportées, soient efficaces’’.
PLUSIEURS FOYERS DE FEUX DE BROUSSE SIGNALES DANS LA REGION DE TAMBA
La région de Tambacounda est confrontée à des foyers de feux de brousse ‘’précoces’’ favorisés par plusieurs facteurs dont la densité du tapis herbacé, a-t-on appris de l’Inspecteur régional des Eaux et forêts (IREF), le colonel Mamadou Gaye.
Tambacounda, 6 nov (APS) – La région de Tambacounda est confrontée à des foyers de feux de brousse ‘’précoces’’ favorisés par plusieurs facteurs dont la densité du tapis herbacé, a-t-on appris de l’Inspecteur régional des Eaux et forêts (IREF), le colonel Mamadou Gaye.
‘’À l’heure actuelle, il y a plusieurs localités de la région qui ont enregistré des feux de brousse. C’est le cas dans le département de Bakel, où on a le plus grand nombre de feux de brousse signalés, suivi de celui de Koumpentoum, de Tambacounda et Goudiry, dans une moindre mesure’’, a dit M. Gaye lors d’un entretien accordé à l’APS.
Il a indiqué que dans le département de Tambacounda, »un violent feu de brousse s’est déclaré dimanche dernier à Botou, une localité située à une dizaine de kilomètres de la commune de Tambacounda’’.
‘’Ce feu de brousse de Botou a été finalement éteint grâce aux moyens humains et matériels dépêchés par le service des Eaux et forêts’’, a-t-il soutenu, ajoutant que ‘’ces flammes ont été détectées grâce au système d’alerte précoce mis en place par l’IREF, et qui a permis de circonscrire le feu, de protéger ainsi les récoltes et les habitations de ce village’’.
Le colonel Mamadou Gaye a expliqué que le regain de ces feux de brousse, dans la région, est lié à plusieurs facteurs dont la densité actuelle du tapis herbacé.
‘’Cette année, dit-il, avec la bonne pluviométrie enregistrée durant l’hivernage, la région a enregistré un bon développement du tapis herbacé qui constitue le combustible moteur pour accélérer les feux de brousses’’.
‘’C’est pourquoi, cette année, très tôt on a constaté des feux de brousse’’, a-t-il encore expliqué, précisant qu’on a affaire ici ‘’ à des feux précoces et non tardifs’’.
Les feux de brousse, a-t-il poursuivi, sont causés aussi dans la région par les activités des éleveurs transhumants. Il a rappelé que la zone de Tambacounda accueille également du bétail qui vient de la zone nord.
‘’Ces éleveurs transhumants utilisent du feu lors de leurs déplacements dans la zone. Il arrive malheureusement qu’ils oublient d’éteindre les flammes après leur passage. Ce qui peut causer des départs de feux dans notre formation forestière’’, a-t-il-fait savoir.
L’origine des feux de brousse est également liée à la carbonisation, aux activités de chasse des enfants sans parler des actes de certains pyromanes criminels, a-t-il encore indiqué.
‘’Ce sont tous ces facteurs qui font que chaque année, malgré tous les efforts consentis, dans la lutte, la zone de Tambacounda continue d’enregistrer des feux de brousse’’, a-t-il déclaré.
Il a en outre indiqué que le service forestier de Tambacounda est assez outillé au plan logistique pour combattre les incendies de brousses, grâce à l’appui de l’Etat et ses partenaires.
‘’Aujourd’hui, on a des équipements de dernière génération, une dizaine d’unités légères dans la région, des drones, (…) qui nous permettent, à travers nos bureaux, d’avoir des informations sur les départs de feux en temps réel et d’intervenir à temps’’, a-t-il énuméré.
Toutefois, il a averti qu’en dépit de tout cet arsenal, ‘’si les populations, les collectivités locales », ne s’impliquent pas, »le combat contre les feux de brousse ne sera pas gagné d’avance ».
‘’Cela veut dire qu’il faut une sensibilisation de grande envergure des populations, de l’ensemble des acteurs pour que les gens, dans leurs activités quotidiennes, fassent attention pour ne pas créer des feux », a plaidé le colonel Gaye.
LE XIXE SOMMET DE LA FRANCOPHONIE SE TIENDRA EN FRANCE
Au terme de la 44e Conférence ministérielle de la Francophonie (Cmf) qui s’est tenue à Yaoundé, les 4 et 5 novembre 2023, la France a reçu de la Tunisie la présidence de la Cmf pour les deux prochaines années, au titre de pays hôte du XIXe Sommet
Au terme de la 44e Conférence ministérielle de la Francophonie (Cmf) qui s’est tenue à Yaoundé, au Cameroun, les 4 et 5 novembre 2023, la France a reçu de la Tunisie la présidence de la Cmf pour les deux prochaines années, au titre de pays hôte du XIXe Sommet de la Francophonie qu’elle accueillera en octobre 2024. La délégation française à Yaoundé était emmenée par la Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Madame Catherine Colonna.
Selon un communiqué de presse de l’Oif, aux côtés de la Secrétaire générale de la Francophonie, Mme Louise Mushikiwabo, la Secrétaire d’Etat chargée du Développement, de la Francophonie et des partenariats internationaux, Mme Chrysoula Zacharopoulou, a présenté les enjeux de ce prochain Sommet aux États et gouvernement membres de l’Organisation internationale de la Francophonie.
Le prochain Sommet de la Francophonie s’ouvrira, le 4 octobre 2024, à la Cité internationale de la langue française, à Villers-Cotterêts, lieu entièrement dédié à la langue française et aux cultures francophones, inauguré le 30 octobre dernier par le Président de la République, Emmanuel Macron. Le Sommet se poursuivra à Paris le 5 octobre 2024.
Le XIXème Sommet de la Francophonie sera un événement majeur, tant sur le plan diplomatique, que politique, économique et culturel, avec la langue française en trait d’union. En France, il sera l’un des temps forts internationaux de l’année 2024 avec l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques.
La France et l’Oif nourrissent l’ambition de promouvoir une Francophonie au service des peuples, d’en démontrer les dynamiques et les opportunités.
La France et l’Oif sont convenus que la créativité, l’innovation et l’entreprenariat dans la diversité de l’espace francophone seront placées au cœur de l’événement. La Francophonie est en effet un formidable vecteur de débats intellectuels, de création et d’emploi et le monde francophone est porteur de talents et d’opportunités dont nous devons être fiers. La thématique retenue invitera chacune et chacun à « Créer, innover et entreprendre en français ».
Pour illustrer ce thème, la France a souhaité organiser, en marge du Sommet, un Festival de la francophonie, afin de valoriser une Francophonie dynamique auprès des Françaises et des Français et de l’ensemble de la communauté francophone. Ce Festival, bâti en dialogue avec l’Oif, ses Etats membres et les sociétés civiles, contribuera à la perception d’une francophonie ouverte, vivante, plurilingue, contemporaine, utile et attractive. Il permettra de valoriser la vitalité des scènes culturelles, académiques, scientifiques et entrepreneuriales francophones, et s’étendra à tout le territoire métropolitain et ultramarin, mais aussi en ligne et dans tout l’espace francophone.
À Paris, il intégrera un Village de la Francophonie, organisé conjointement avec l’Organisation internationale de la Francophonie et ses Etats et gouvernements membres participant au Sommet.
CONFLIT ISRAËL-HAMAS, UNE HAUSSE DE 6% DU COÛT DU PETROLE
Les cours du pétrole ont augmenté de 6% depuis le début du conflit au Moyen-Orient, estime la Banque mondiale dans son dernier rapport »Commodity Markets Outlook »
Dakar, 6 nov (APS) – Les cours du pétrole ont augmenté de 6% depuis le début du conflit au Moyen-Orient, estime la Banque mondiale dans son dernier rapport »Commodity Markets Outlook », ajoutant qu’‘’une escalade du conflit en cours » dans cette partie du monde, « qui vient s’ajouter aux bouleversements causés par l’invasion russe de l’Ukraine, risque d’entraîner les marchés mondiaux des matières premières en terrain inconnu’’.
‘’Les cours du pétrole ont augmenté de 6 % environ depuis le début du conflit, tandis que les prix des produits agricoles, de la plupart des métaux et des autres matières premières ont à peine bougé’’, lit-on dans le document.
Les turbulences sur les marchés de l’énergie pourraient aggraver l’insécurité alimentaire, alerte la Banque mondiale. En effet, ‘’un choc pétrolier sévère aggraverait l’inflation des prix alimentaires, qui est déjà élevée dans de nombreux pays en développement’’, poursuit-elle.
‘’Fin 2022, plus de 700 millions de personnes étaient sous-alimentées, soit près d’un dixième de la population mondiale. Une escalade du conflit intensifierait l’insécurité alimentaire, non seulement dans la région, mais aussi dans le monde entier’’, avertit le rapport Commodity Markets Outlook.
Une crainte que partage Ayhan Kose, chef adjoint et directeur de la cellule Perspectives à la Banque mondiale, cité dans le document consulté par l’APS. ‘’La hausse des cours du pétrole, quand elle se maintient, se traduit inévitablement par une augmentation du prix des denrées alimentaires’’, explique-t-il.
‘’Si le conflit s’intensifie, les responsables des pays en développement devront prendre des mesures pour gérer une hausse potentielle de l’inflation globale’’, prévient le rapport.
Il estime par ailleurs que, ‘’compte tenu du risque d’aggravation de l’insécurité alimentaire, les gouvernements devraient éviter les restrictions commerciales telles que les interdictions d’exportation de denrées et d’engrais’’.
MULTIPLE PHOTOS
LE SAES EXIGE LA REOUVERTURE DES UNIVERSITES
La coordination Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) de l’université Assane Seck de Ziguinchor (sud) a organisé, lundi, une marche pour exiger la réouverture sans délai de toutes les universités publiques du Sénégal
Ziguinchor, 6 (APS) – La coordination Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) de l’université Assane Seck de Ziguinchor (sud) a organisé, lundi, une marche pour exiger la réouverture sans délai de toutes les universités publiques du Sénégal, a constaté l’APS.
»Nous ne pouvons pas comprendre que jusqu’à présent certaines universités publiques du Sénégal soient fermées. Cela dépasse l’incompréhension. Nous demandons la réouverture sans délai de toutes les universités publiques », a déclaré le coordonnateur de la coordination SAES de l’université Assane Seck de Ziguinchor, Alexandre Coly.
Il a ajouté qu’après »plusieurs interpellations des autorités académiques et du gouvernement » pour la réouverture des universités, le SAES, »malgré sa bonne volonté d’oeuvrer à la pacification de l’espace universitaire », constate »avec regret le dilatoire orchestré sous prétexte que les œuvres sociales pourtant au service du pédagogique, ne seraient pas prêtes ».
»Nous réitérons de manière ferme que les universités publiques ne peuvent pas être animées à un agenda électorale », a t-il poursuivi.
Le syndicaliste a évoqué d’autres sujets notamment des accords ‘’non respectés’’ par le gouvernement depuis le mois de janvier sur la question des veuves et veufs du personnel d’enseignement et de recherche (PER).
Il a invité les autorités compétentes à « respecter la parole donnée » et à sécuriser les espaces des universités publiques du Sénégal.
Le SAES a décrété un mot d’ordre de grève de 48 heures, les lundi 6 et mardi 7 novembre avec cessation des activités pédagogiques.
Les autorités ont décidé de la fermeture des universités au mois de juin au lendemain des violentes manifestations qui ont éclaté après la condamnation de l’opposant Ousmane Sonko à deux ans de prison pour « corruption de la jeunesse » dans l’affaire Adji Sarr.