La Marine nationale a intercepté une pirogue transportant 252 personnes, principalement originaires du Sénégal et de la sous-région, à environ 30 km au large de Dakar.
Cette opération a été menée en collaboration avec le Patrouilleur de haute mer Niani.
Selon les informations fournies par la Marine sur son compte X, la pirogue, partie de Bargny, a été arrêtée lors de cette opération.
Les 252 personnes à bord ont été secourues et remises aux autorités compétentes.
L'ANCIEN PREMIER MINISTRE AMADOU BA DE RETOUR À DAKAR
Sorti du territoire au lendemain de sa défaite électorale, il a été aperçu à l’Aibd. Sur des images reçues, l’ancien Premier ministre s’affiche souriant au milieu d’une foule de partisans venus l’accueillir à l’Aéroport.
Le candidat de Benno bokk yakaar à la Présidentielle du 24 février dernier vient de rentrer à Dakar en début de soirée, a appris Emedia. Sorti du territoire au lendemain de sa défaite électorale, Amadou Ba à l’Aibd. Sur des images reçues, l’ancien Premier ministre s’affiche souriant au milieu d’une foule de partisans venus l’accueillir à l’Aéroport international Blaise Diagne.
Quelle va être sa ligne de conduite politique face au régime de Diomaye ? Une question tout comme celle relative à son avenir au sein de l’Alliance pour la République (Apr). Va-t-il fonder son propre parti ? Dans un contexte où tout porte à croire que ses relations avec Macky Sall sont loin d’être parfaites ? Les jours à avenir vont nous édifier.
LES SERVICES DE L'ÉTAT EN ATTENTE
Plus d’un mois après la nomination du nouveau gouvernement, c’est encore le statu quo dans la plupart des ministères. Plusieurs bureaux restent vides et le fonctionnement des services repose essentiellement sur les secrétaires généraux
Plus d’un mois après la nomination du nouveau gouvernement, c’est encore le statu quo dans la plupart des ministères. Plusieurs bureaux restent vides et le fonctionnement des services repose essentiellement sur les secrétaires généraux. Dans les départements restructurés comme l'Économie, les Finances et le Plan, une nouvelle organisation s’impose.
‘’Le maître-mot, c’est d’avancer (rapidement) certes, mais sûrement’’. C’est en ces termes que réagit ce proche de la présidence, interpellé sur ce qui est présenté par certains comme des lenteurs dans le processus de prise de décision, en particulier dans la nomination des nouvelles équipes dirigeantes. Depuis son installation le 1er avril 2024, le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a nommé très peu de personnes au sein de son cabinet. En sus de la reconduction logique du très discret secrétaire général Oumar Samba Ba, le choix de l’expérience avec Mary Teuw Niane comme directeur de cabinet, rares sont les nominations au niveau de la présidence.
Outre le ministre conseiller porte-parole de la présidence Ousseynou Ly, le chef de cabinet Pape Mada Ndour, il y a surtout les collaborateurs militaires, en l’occurrence le médecin du président de la République Khalifa Ababacar Wade et son aide de camp Pape Birane Dièye. Pour ce qui est du poste très stratégique de chef d’État-major particulier, on ne sait pas si Diomaye va maintenir ou non l’amiral Oumar Wade conformément à la tradition. Hier, il a été rendu public la nomination de Fatou Kiné Diakhaté, une responsable du Mouvement national des cadres de Pastef comme directrice de cabinet adjointe.
Au-delà de ces nominations, le nouvel homme fort peut compter sur les fonctionnaires du palais, ceux dont les missions transcendent les hommes politiques qui se succèdent à la tête du pouvoir politique. Par exemple, les éléments de l’Inspection générale d’État, le ministre conseiller diplomatique du président. Avec le départ d’Oumar Demba Ba qui a servi les présidents Wade et Macky, Diomaye a promu celui qui faisait office d’adjoint, Sonar Ngom.
Pour le moment, c’est le cabinet politique qui doit assister le chef de l’État dans la définition et la mise en œuvre de la vision qui est presque totalement absente. Il s’agit notamment des ministres d’État, ministres conseillers, conseillers spéciaux, conseillers techniques, chargés de mission… ‘’La vision, elle est définie par le cabinet du président de la République. Les fonctionnaires, c’est eux le cœur de l’État, mais ils exécutent cette orientation définie par le président de la République avec l’appui des membres de son cabinet. C’est donc très important’’, explique ce haut fonctionnaire.
Le même constat a été fait au niveau de la primature. À date, on n’a parlé que des nominations du SG du gouvernement Ahmadou Al Aminou Lo, du directeur de cabinet du Premier ministre Ibrahima Guèye, de son chef de cabinet Djiby Guèye (Père Djiby)… ‘’Il y a environ une dizaine d’anciens collaborateurs d’Amadou Ba, en particulier les conseillers spéciaux, qui continuaient de venir, mais ils ont été remerciés la semaine dernière. Actuellement, les bureaux sont vides’’, confie un de nos interlocuteurs, non sans relever qu’il y en a qui ont été maintenus à leur poste. ‘’D’autres n’ont pas attendu, ils avaient déjà quitté avec le départ de leur ancien patron’’.
Les mêmes tendances sont notées au niveau des ministères. Là également, ils sont rares les départements à mettre en place leurs cabinets. Au ministère des Affaires étrangères, par exemple, l’on nous signale que la nouvelle ministre n’a même pas encore de directeur de cabinet. Pour le reste du cabinet, pas grand-chose à signaler.
D’ailleurs, nos informateurs mettent en garde contre les bourdes qui se multiplient dans ledit département et qui pourraient engendrer des dysfonctionnements nuisibles à la politique diplomatique du Sénégal.
Au ministère de l’Économie et du Plan non plus, il n’y a pas encore de directeur de cabinet. Et selon certaines informations, le SG Allé Nar Diop aurait été nommé ministre conseiller chargé du Bureau d’intelligence et de prospective économique (Bipe), une création du nouveau régime.
Pour le moment, Abdourahmane Sarr travaille avec les équipes de son prédécesseur et quelques directeurs trouvés sur place.
Au ministère de la Culture, le secrétaire général Habib Léon Ndiaye se tourne plutôt les pouces, selon nos sources. Avec la fusion (Jeunesse, Sports et Culture), il s’est retrouvé presque au chômage technique. On signale qu’il a déjà fait ses bagages et n’attend que son affectation. ‘’Il n’est même pas au fait des activités, c’est souvent les gens qui l’informent’’, renchérit notre interlocuteur.
Pour le moment, l’ancien cabinet est parti et laisse les bureaux quasi vides. La nouvelle ministre de tutelle a toutefois nommé son directeur de cabinet, mais plusieurs postes restent vacants ou occupés par les anciens. Cet agent revient sur les raisons de ces lenteurs dans le choix des conseillers techniques. ’’Pour les conseillers techniques, souligne-t-il, il faut une enquête de moralité, à moins qu’on veuille reconduire les anciens. Je pense que c’est ce qui retarde un peu les choses’’.
En l’absence de nouvelles équipes, la plupart des ministères sont gérés par des équipes restreintes, grâce à l’appui précieux des Dage et des SG. Ces derniers étant considérés comme la mémoire des ministères. Sur leurs épaules repose donc l’essentiel du travail.
Interpellé, le proche de la présidence justifie le rythme par la volonté de ne pas verser dans le ‘’dégagisme’’. ‘’Ils (Diomaye et Sonko) n’ont pas voulu installer un climat de ‘dégagisme’ dans le noyau de l’appareil d’État pour que les choses se poursuivent sans interruption majeure. Et puis, il faut savoir que les SG et la majorité des Dage sont encore sur place’’.
Selon lui, l’État doit faire face à beaucoup d’urgences et qu’il serait un peu hasardeux de s’aventurer sur le chemin d’un grand nettoyage. ‘’Vu les urgences, dégager tout en même temps peut avoir des répercussions sur le fonctionnement des structures. On a la campagne agricole qui arrive, la Tabaski, le pèlerinage, les examens, l’hivernage et les inondations, etc.’’, précise-t-il non sans ajouter : ‘’Il y a surtout la baisse des prix qui est très attendue.’’
Par ailleurs, analyse notre source, il y a des nominations qui ont été faites surtout dans des postes stratégiques. Il donne l’exemple des nominations au niveau de la Banque agricole et la BNDE. ‘’D’autres structures vont suivre progressivement en fonction de l’urgence et des priorités d’actions du gouvernement’’.
PAR LAYSSA MBAYE
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S’ASSUMER AU LIEU DE SE RECRÉER
La tendance actuelle voudrait qu’on parle un peu de ces hommes qui poussent les femmes à douter d’elles mêmes à recourir à la chirurgie ou à la depigmentation histoire de se refaire une image à vous plaire et s’autodetruire
La beauté est une notion relative et complexe. Relative parce qu’elle dépend des yeux qui la contemplent, complexe parce qu’elle n’est pas que physique au delà de tout standard.
S’il y a une vérité incontestable et incontestée, c’est que le naturel reste la marque de l’authenticité et la beauté commencerait par s’assumer naturellement et s’assumer c’est autant se valoriser.
La valeur c’est la confiance en soi, et la base c'est de croire déjà qu’on a quelque chose à faire valoir.
Cette chose, c’est un potentiel que chacun possède.
Souvent ce potentiel, on ne l’ignore pas, on manque d’assurance ou d’audace en plus d'être bloqué par un complexe que la société a inséré dans nos mentalités, le pourquoi on a tendance à croire que pour être beau(belle), il faut se recréer un autre ”SOI”.
”Un SOI ” plus clair, avec de grosses fesses, de gros seins, une belle taille, ’’UN SOI EN MIEUX, UN SOI DE RÊVE’’.
C’est alors que la depigmentation devient un ’’ideal pour se refaire’’, le recours à la chirurgie, aux produits chimiques, disons les trois tendances phares de notre société actuelle, qui blessent et tuent; des victimes qui sont majoritairement des femmes.
Par ailleurs la peur de ce qui fait défaut chez soi, fait tout perdre. Nul n’est parfait et la beauté n’est pas que physique. Il y a de la beauté même dans la laideur. Ce serait de la folie pour certains de l’entendre mais c’est la pure vérité. On peut être laid selon les standards de la beauté physique mais que votre voix, votre gentillesse, votre démarche, votre folie, votre joie de vivre, vos cheveux, votre douceur, votre tolérance, votre intelligence, votre résilience, votre prestance ou votre élégance fassent votre beauté.
Quoi que la beauté n’est pas que physique, à soi de voir ce qui fait son charme, le mettre en avant, le propulser pour ensuite l’imposer à la société, le sommet est touché.
Le plus important aussi c’est la capacité à transformer son défaut en atout majeur puis se montrer fier parce que c’est Dieu qui crée, IL a créé les hommes, les uns différents des autres.Sur ce il n’y a aucun complexe à avoir sur ce qui ne nous revient pas. Il faut s’accepter, s’assumer et c'est une règle générale pour tous, les hommes autant que les femmes.
Cet article vise exclusivement les femmes qui ne s’acceptent pas et trébuchent dans le doute de soi. Mais aussi ces hommes ’’avides de beauté ’’qui réclament toujours plus à pousser à cette orientation.
La tendance actuelle voudrait qu’on parle un peu de ces hommes qui poussent les femmes à douter d’elles mêmes à recourir à la chirurgie ou à la depigmentation histoire de se refaire une image à vous plaire et s’autodetruire. Il y en a de toutes les couleurs, les tailles, les formes. Faites votre choix, c’est votre droit mais ne poussez pas vos femmes, nos femmes à ressembler à ce qu’elles ne sont pas ou à diaboliser ce qu’elles sont déjà.
Les répercussions ont un coût cher et sont fatales.
Par conséquent chacun est libre de faire ce qu’il sent du moment qu’il s’y plait et y est à l’aise. Personne n’a le droit de juger qui que ce soit, chacun possède ses raisons, les unes différentes des autres.
D’aucuns se sentent mieux en se recréant pour leurs propres plaisirs peu importe le risque pourvu que leur corps réponde au souhaitde leur esprit, ils en ont le droit et c’est à leurs risques et périls, c’est leur choix à respecter.
D’autres sont influencés se sentant marginalisés, ceux là sont à sensibiliser, protéger et à aider à reprendre confiance en eux...
Comme personne ne pourrait juger ceux là qui ont recours à une chirurgie esthetique médicale( excès de graisse pouvant affecté sa santé)entre autres pour des questions nécessitant une intervention chirurgicale.
De l’autre côté, derrière ces lignes se tient une femme avec un gros nez épaté purement Africain, taille moyenne, pas de gros seins,une belle forme, narcissique et qui se croit plus belle que toutes autres femmes. Je m’assume!
C’est en ça que je crois. Parce que je crois en moi et vous appelle à en faire autant.
En fin de compte, ce qu’il faut retenir c’est que le naturel se démarque et se remarque toujours du superficiel et que dans toutes choses rester naturel au plus, porte plus de charme.
Qu'une personne doit s’assumer comme elle est, mettre en avant son potentiel, parce que chacun en possède.Mais c'est un travail en soi et dans cette société et son fonctionnement difficile de décomplexer les mentalités. Sauf qu'il faut oser et s’imposer, le résultat sera un succès et une réussite en soi d’avoir oser dire ”j’existe et vous allez m’accepter comme je suis je ne vous demande pas votre avis!”
Vivement un pas vers ce changement.
Les éléments de la cinquième colonne essayent de détourner l'attention des véritables problèmes de gouvernance à l’UCAD. Ils montrent ainsi leur volonté de servir des intérêts crypto-personnels plutôt que ceux de la communauté universitaire - COMMUNIQUÉ
La section UCAD du SUDES/ESR dénonce une tentative de contournement illégal des procédures pour caser un ancien ministre à l'IFAN. Face aux "allégations fallacieuses" du Saes, elle réaffirme ses valeurs d'éthique et de défense des règles universitaires, à travers le communiqué ci-après :
"HALTE À L'OPÉRATION « SAUVER LES TRIPATOUILLEURS» DE TEXTES À L'UCAD !
Cher.e.s Camarades,
Dans une missive adressée à nos estimés collègues de l'UCAD, l'équipe dirigeante d'un syndicat, qui à notre grand regret, s'est positionné comme la cinquième colonne, a tenté de discréditer et de saboter la vive protestation de la section UCAD du SUDES-ESR contre la manœuvre du recteur pour caser un ancien ministre à l'IFAN en violation du décret 84-1184 du 13 octobre 1984.
Les auteurs de cette missive devraient avoir honte de qualifier de « rumeurs persistantes » et « d'informations non fondées » les faits que nous avons révélés et qu'ils n'hésitent pas, par ailleurs, à reprendre à leur compte.
La section UCAD du SUDES-ESR rappelle à la communauté universitaire les constantes factuelles de cette velléité d'instaurer à l'UCAD une exception de privilèges accordés à un enseignant alors que tou.te.s les enseignant.es, quels que soient leur rang, leur titre et leur grade sont d'égale dignité devant les textes de l'université.
En effet, les propos du porte-parole du recteur contradictoires à ceux de M. Ismaïla Madior Fall qui lui-même reconnaît avoir introduit une demande d'affectation à l'IFAN où il serait plus utile, pense-t-il, montrent à l'évidence que ces collègues syndicalistes avec leurs allégations fallacieuses et apocryphes dans cette affaire se sont fourvoyés. De plus, au nom de quelles règles et de quels usages, le recteur de l'UCAD prend-il les devants pour consulter le directeur de l'IFAN sans qu'il y ait de demande formelle comme l'a indiqué son porte-parole ? C'est cette immixtion tout autant incompréhensible qu'illégale du recteur dans un processus pourtant régi par des textes qui a alerté la section UCAD du SUDES/ESR. La procédure courait effectivement le risque d'être conduite illégalement. Les pseudos avant-gardistes n'ont visiblement pas vu venir la manigance ou s'en font complices de bonne foi.
En outre, quant à la prétendue politisation des enjeux universitaires, il est difficile de ne pas voir l'hypocrisie dans une telle déclaration. En accusant la section UCAD du SUDES/ESR de soulever des « délits d'opinion» et en préjugeant du caractère politique de sa protestation, les éléments de la cinquième colonne essayent de détourner l'attention des véritables problèmes de gouvernance à l’UCAD. Ils montrent ainsi leur volonté de servir sans discernement des intérêts crypto-personnels plutôt que ceux de la communauté universitaire.
La section UCAD du SUDES-ESR se félicite d'avoir tenu sa traditionnelle ligne de lutte et de défense des valeurs et de l'éthique professionnelle liées à la fonction d'enseignant et de chercheur sans partisanerie syndicale. Elle ne saurait transiger avec le louvoiement et la tortuosité syndicale.
En conséquence, la section UCAD du SUDES-ESR voudrait :
1. Exhorter l'ensemble de la communauté universitaire à rester solidaire pour faire barrage à toutes manœuvres illégales visant à déroger aux règles et procédures de notre université.
2. Inviter tou.te.s les camarades, quelle que soit leur affiliation syndicale à signaler toutes violations avérées ou présumées des textes de l'UCAD dont ils/elles ont connaissance.
3. Prier le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation de bien vouloir rappeler au recteur de l'UCAD dont le mandat arrive très bientôt à terme les principes élémentaires de bonne gouvernance."
BANQUE AGRICOLE, FATMA KHEMESSE FALL DIEYE REMPLACE CHEIKH BA À LA DIRECTION GÉNÉRALE
Mme Fatma Khemesse Fall Dièye a précédemment occupé le poste de Directrice Générale Adjointe, où elle a fait preuve d’une gestion rigoureuse et d’une vision stratégique qui ont contribué au succès de la banque.
La Banque agricole a changé de Directeur général. Mme Fatma Khemesse Fall Dièye est désormais la nouvelle Directrice générale de la Banque agricole. Elle remplace à ce poste, Cheikh Tidiane Ba. Ce dernier occupait le fauteuil de directeur général. « Aujourd’hui marque la fin d’un chapitre passionnant de ma vie professionnelle : le Conseil d’administration de la banque agricole a décidé de mon remplacement à la tête de la Banque agricole », a déclaré Cheikh Tidiane Ba, suite à la nouvelle.
« Je suis convaincu que la nouvelle équipe de la Banque, dirigée par une personne de grande qualité, compétente et engagée, je peux en témoigner, continuera à servir le Sénégal et le monde agricole avec excellence », a-t-il témoigné sur la nouvelle directrice générale.
Mme Fatma Khemesse Fall Dièye a précédemment occupé le poste de Directrice Générale Adjointe, où elle a fait preuve d’une gestion rigoureuse et d’une vision stratégique qui ont contribué au succès de la banque. Avant cela, elle a dirigé le département du Contrôle de Gestion et des Etudes, où sa capacité à analyser les données financières et à formuler des recommandations précises a été largement saluée.
par Ousmane Sy
BOUBACAR BORIS DIOP ET LES LANGUES : TOUT N’EST PAS FICTION
EXCLUSIF SENEPLUS - La lettre ouverte co-écrite avec Ngugi Wa Thiong'o laisse entrevoir une tendance sous-jacente à la hiérarchisation des langues sénégalaises, avec une mise en avant du wolof
Il est très difficile pour un passionné de lecture de résister à la plume et au style ô combien soignés de Boubacar Boris Diop. Lire cet homme procure un plaisir immense tant son cocktail est savamment bien dosé. Au-delà de ce style soigné et très souvent hautement intellectuel, il est naturel qu’on ne partage pas des fois ses positions, ses angles d’attaque et conséquemment ses conclusions.
Si la première partie de cette lettre a été dithyrambique à l’égard du destinataire, ce qui en fait peut relever d’un engagement politique, la seconde partie, par contre pose problème. Cette partie qui traite de questions et de planification linguistiques est à approfondir et à améliorer du fait qu’elle comporte en certains endroits des légèretés.
Au paraitre, elle serait bien teintée de subjectivités qui altèrent la rigueur scientifique et linguistique requise pour un tel sujet. Faire un plaidoyer pour les langues en soi est déjà une bonne chose mais la conception de l’organigramme des langues est malheureusement trahie par l’envie manifeste d’imposer le wolof comme langue officielle à la place du français.
La réflexion réfute sans ambages « toute hiérarchisation des langues » mais retombe aussitôt dans le même panneau. Le décret de 1971 avait élevé six langues (joola, mandinka,pulaar, serere, Soninke et wolof) au rang de langues nationales et pourtant malgré cette décision, la pratique linguistique aura plutôt penché pour une wolofisation tacite.
Une politique de laissez-faire qui permet sans décision administrative de donner tacitement tous les statuts à cette langue. Pour illustration, l’utilisation de nos langues dans nos médias officiels est éloquente à plus d’un titre quant à la volonté de faire du wolof la langue du travail. De fait, comme le montrent les articles de (D. C O’Brien) « the shadow-politics of wolofisation et de (Fiona Mc Laughin), Haalpulaar identity as a response to wolofisation, cette tendance à la hiérarchisation des langues entrainent des réponses communautaires. On est bien dans la hiérarchisation des langues depuis des décennies et la réflexion aurait pu relever cet état de fait, attirant ainsi l’attention du destinataire et décideur.
Le wolof est bien une lingua franca au Sénégal mais, selon les ères géographiques, nous avons encore d’autres lingua franca. Au Sud, le joola et un manding peuvent échanger en créole. Au nord, un soninke et wolof peuvent échanger en pulaar. On ne peut pas faire fi de toutes ses richesses.
Pour rappel, les recommandations du CNRF de 1983 parlaient déjà de la langue de la communauté dans un organigramme des langues à l’école qui faisait ni plus ni moins que le bilinguisme soustractif qui au fait ne promeut qu’une seule langue. La conception est bien celle-là : « la langue maternelle, d’abord. Et ensuite, disons le wolof. Ensuite, disons le swahili, le français, etc. ». On note bien la subtile et volontaire gradation vers le dessein caché. Ainsi, la réflexion part de la base des langues sénégalaises, (ce que nous partageons fort bien) mais dérive doucement vers un parti pris. A y voir de près, les autres langues ne seraient là que pour le décor. Cette conception pas loin de celle de 1983 rappelle le bilinguisme soustractif qui se résume à l’équation : L1 + L2 – L1 = ?
En effet, le wolof étant une langue maternelle, viendrait d’abord en tant que langue maternelle et ensuite reviendrait en vertu de quel statut ? Et pour quelle fonction ? Et que deviendront les autres langues nationales étant toutes celles codifiées avec les nouvelles dispositions constitutionnelles de 2001 ? Promouvoir les langues ne peut se limiter à les nommer et à les présenter pour un faire-valoir. Les promouvoir revient à les moderniser et à introduire au moins les six d’entre elles qui ont connu des études soutenues (Dr Sylla Yero 1991) dans divers domaines dont la linguistique et la production à l’école comme langues d’instruction. Le principe est d’introduire ces langues à l’école et de les y maintenir. Ce qui nous aiderait à avoir des enfants sénégalais aptes à parler au moins trois langues nationales. Cet effort qui serait renforcé de voyages d’immersion de petits locuteurs joola en pays serere et de petits locuteurs soninke en pays wolof, renforçant ainsi ce brassage culturel qui fait que le Sénégal est un havre de paix.
On voit apparaitre en filigrane dans la perception, le Sénégal (wolof) l’Afrique (le swahili) et le monde par d’abord le français. Thiong’o est Gikiyu voisin des luwo dans une région où le swahili est presque la grande langue de communication avec environ trente et soixante millions de locuteurs dont quinze pour langue première. Elle a un statut officiel dans quatre pays et au moins dans deux organisations. Le gikiyu ne s’est pas contenté de sa langue maternelle mais a suivi des principes autres que l’émotion et la subjectivité. Si nous parlons de l’Afrique, il est difficile que le mot langue soit au singulier d’une part. Et d’autre part, nous devons parler des langues africaines et point de nos langues maternelles. Même si la planification linguistique a des aspects politiques, il n’en demeure pas moins que l’arbitraire ne peut prévaloir dans ce contexte précis. Elle obéit tout au moins à une logique linguistique et sociolinguistique donc à des études soutenues sur lesquels se fondent un décideur sérieux. L’honnêteté intellectuelle de reconnaitre que le wolof est une lingua franca au Sénégal est celle-là qui nous met devant l’évidence de reconnaitre que, dans le cadre africain, le wolof n’est pas répandu. Force est de reconnaitre qu’en dehors des frontières de la Sénégambie et de la Mauritanie, le wolof reste une langue étrangère qui n’est parlée que par les ressortissants de la Sénégambie et de la Mauritanie dans une moindre mesure. Toutefois, le Sénégal a cette grande opportunité de compter parmi ses langues le mandinka et surtout le pulaar plus connu sous le vocable fulfude. On estimait déjà en 2010 le nombre de locuteurs à vingt-cinq millions de locuteurs (M. Barro 2010)[1] dans plus d’une vingtaine de pays avec des variétés dialectales mutuellement intelligibles. Ce n’est pas un hasard si nous avons aujourd’hui RFI mandenkan et RFI fulfulde. La toute nouvelle chaine Pulaagu sur le bouquet Canal+ passe des productions de plusieurs pays africains où le fulfulde est bien présent.
En Afrique de l’ouest, elles sont de loin les deux langues les plus transfrontalières et peuvent servir de moyens de communications dans tous les pays de cette région. En Afrique centrale, le fulfulde est très présent et constitue la langue véhiculaire dans le nord du Cameroun. Compte tenu de cette situation, le mandinka et le fulfulde occupent une place de choix pour figurer dans le cercle des langues de communication dans nos pays, notre sous-région et notre continent. Elles allient deux principes fondamentaux à savoir, le nombre de locuteurs et la répartition géographique. Ignorer ces données, c’est négligé un outil linguistique très important dans l’unification culturelle de l’Afrique si chère à Cheikh Anta Diop.
Ousmane Sy, ès-didactiques des langues, enseignant au lycée de Donaye Taredji.
L’ÉGYPTE S’ASSOCIE À LA PLAINTE SUD-AFRICAINE CONTRE ISRAËL
Vendredi, la nation arc-en-ciel a réitéré sa position, et dimanche, l’Egypte a annoncé son intention de lui emboîter le pas ; décision qui intervient au moment où les frappes israéliennes s’intensifient sur l’enclave palestinienne.
L’Egypte s’associe à la plainte sud-africaine contre Israël pour génocide à Gaza, devant la Cour internationale de justice.
Pour rappel, l’Afrique du Sud a lancé une action judiciaire en décembre dernier contre Israël, devant la plus haute juridiction de l’ONU, à la suite des frappes que ce pays opère dans la bande de Gaza, et qui font des dizaines de milliers de morts à ce jour.
Vendredi, la nation arc-en-ciel a réitéré sa position, et dimanche, l’Egypte a annoncé son intention de lui emboîter le pas ; décision qui intervient au moment où les frappes israéliennes s’intensifient sur l’enclave palestinienne, avec une situation intenable pour les civils.
L’Afrique du Sud demande notamment à la CIJ des mesures contre l’Etat hébreu, afin qu’il se retire de Gaza et mette fin à son offensive militaire dans le gouvernorat de Rafah.
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LICENCES DE PÊCHE, LES RÉVÉLATIONS DE LA CONAPED
Mamadou Sarr, président de la coalition contre les usines huiles, farine, poissons et membre de la Coalition nationale pour une pêche durable (Conap) fait des révélations sur la publication des listes des navires de pêche nationaux.
iGFM - (Dakar) Mamadou Sarr, président de la coalition contre les usines huiles, farine, poissons et membre de la Coalition nationale pour une pêche durable (Conap) fait des révélations sur la publication des listes des navires de pêche nationaux par le ministre de la Pêche, Dr Fatou Diouf et les licences de pêche attribués aux étrangers.
DE L'AMPHÉTAMINE SAISIE À L'AIBD
Selon la La Division de la Communication et des Relations publiques des gabelous, la drogue a été découverte dans un colis « express » en provenance d’un pays asiatique.
iGFM - (Dakar) À l'aéroport international Blaise Diagne, les éléments de la Douane ont saisi de l'amphétamine.
Les agents du Bureau des Douanes de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) ont saisi un bocal contenant près de cinq cent (500) grammes d’amphétamine. Selon la La Division de la Communication et des Relations publiques des gabelous, la drogue a été découverte dans un colis « express » en provenance d’un pays asiatique. Le produit était conditionné dans un bocal soigneusement dissimulé dans le reste du contenu dudit colis.
Le produit a été d’abord testé positif à l’amphétamine par le kit de détection des Douanes et confirmé par le Laboratoire de la Division de la Police technique et scientifique (DPTS). Une opération de livraison surveillée a permis d’appréhender quatre (04) individus impliqués dans le trafic. Il s’agit de trois personnes de nationalité étrangère et d’un sénégalais. Tous les quatre ont été déférés au parquet de Mbour.