Baadoolo - Ne Mélenchon pas les torchons et les serviettes !
Si ce n’est pas Jean (Luc), c’est Paul. Emmanuel ou Nicolas.... Chacun a sa France et son Français. Même si Mélenchon n’est pas encore au pouvoir, est-on obligé d’avoir un copain, une antenne au pays de Marianne ? Wade avait son Alain Madelin aussi. Entre France dégage et France des gages… Tiens, où sont-ils avec leur Frapp à géométrie variable. La France insoumise peut finir sur un Sénégal soumis au retour de l’ascenseur envoyé par Jean-Luc qui a soutenu Pastef dans son Projet. Ne Mélenchon pas les choses.
La dictée de Waly Diouf Bodian à Diomaye et Sonko «Laisser des milliardaires vaquer à leurs occupations et vouloir gouverner tranquillement...»
Waly Diouf Bodian, qui a pris fonction, lundi, à la Direction générale du Port autonome de Dakar, suggère à ses chefs de poursuivre d’anciens dignitaires du régime de Macky Sall qui seraient riches comme Crésus. «S’il y a des dizaines d’opposants dans un pays développé qui sont milliardaires, les laisser vaquer librement à leurs occupations et croire qu’on peut gouverner ce pays tranquillement... Je m’en arrête là pour ne pas vexer Ousmane Sonko», a dit le responsable de Pastef en marge d’une soirée de gala à Keur Massar, dans une déclaration reprise par Rfm. Une salve d’applaudissements l’a accompagné et dopé puisqu’il ajoute : «Je veux rester un militant discipliné. J’attends que le président de la République Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko puissent insuffler ce que je suis en train de dire entre les lignes.»
Migrations Près de 400 personnes du Sénégal arrivés en Espagne hier
C’est une vague de migrants sur les côtes espagnoles. Après les 176 Sénégalais qui ont débarqué avec un mort à Las Palmas, Emedia vient d’apprendre encore de sources proches des garde-côtes espagnols que des embarcations viennent d’arriver à Fuerteventura et Tenerife avec plus de 200 personnes. «Toutes ont embarqué à Mbour», précisent les sources autorisées.
Trafic international de stupéfiants Un baron de la drogue arrêté avec 18 kg de cocaïne
La Police a interpellé hier 8 trafiquants dont le chef d’un réseau de drogue avec une saisie de 18 kg de cocaïne. L’opération signée par les Services et unités de l’office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) a été réalisée entre Dakar, Kaolack et Mbour. Les éléments de l’Ocrtis ont, dans un premier temps, mis la main au niveau du poste frontalier de Keur Ayib, en compagnie d’un de ses acolytes, le chef de l’importation réseau de cocaïne. «Les investigations subséquentes, d’après un communiqué de la Police, ont conduit à l’arrestation de six autres individus impliqués». Dans leur découverte, les policiers sont tombés aussi sur quatre véhicules, du haschich, un kit de consommation de skunk, une arme et des munitions, des titres de propriété portant sur du foncier, ainsi qu’une importante somme d’argent, en CFA, Dollar et Pounds.
Hausse des factures - La Senelec dément
La Senelec constate que depuis quelques jours, une information sur une prétendue augmentation des prix de l’électricité, qui concernerait le secteur de la boulangerie, est relayée dans les médias. Dans un communiqué, la société rappelle qu’au Sénégal les prix de l’électricité ne sont pas fixés en fonction du secteur d’activité des clients, mais selon l’usage, qu’il soit domestique ou professionnel, et la puissance des appareils à faire fonctionner. «Aussi, depuis le mois de décembre 2023 avec la décision N°2023 28 de la Commission de régulation du secteur de l’énergie (Crse), qui actait la suppression du prix de la troisième tranche du Woyofal, la grille tarifaire n’a fait l’objet d’aucune modification. Les agences commerciales Senelec sont ouvertes à tous nos clients désirant obtenir plus d’information sur leur tarification», précise le communiqué.
Le leader de la France insoumise à Dakar Mélenchon et Sonko veulent «consolider leurs liens»
Jean Luc Mélenchon est à Dakar depuis ce mardi. Et c’était annoncé il y a quelques jours. Un communiqué de Ousmane Sonko et Cie informe que la délégation des Insoumis français sera reçue ce mercredi 15 mai par le Bureau politique de Pastef et sera suivie d’une série d’activités dont une conférence publique avec les étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar le jeudi, sur l’avenir des relations Afrique-Europe. Cette visite a aussi pour but de «consolider les liens existants» entre Pastef et la France insoumise qui «partagent la vision d’un monde juste et solidaire dans le respect de la souveraineté de chaque peuple».
KEEMTAAN GI - LE CREPUSCULE DES CRAPULES !
Devons-nous continuer à être comme nous sommes ? Réfractaires à l’ordre établi et adeptes des pratiques nauséabondes, notamment dans le domaine politique, qui sont à l’origine de notre sous-développement chronique. C’est pourquoi, quand on nous parle d’émergence, on rigole chez les Kaccoor que nous sommes. Tu parles ! A l’instar de la Camerounaise Axelle Kabou, il y a plus de quarante ans, on peut avoir l’impression que ce pays, en même temps que l’Afrique du reste, refuse le développement. Depuis que des gens ont trouvé à travers la politique une voie de contournement pour s’enrichir sans coup férir, nos deniers et ressources publics sont malmenés, pillés, siphonnés. On s’engage en politique, non pas pour œuvrer pour le développement de nos pays et le bien-être de leurs populations mais pour s’enrichir, enrichir sa famille, ses amis et des coquins. On s’y engage pauvre et en sort riche comme Crésus. On ouvre des comptes bancaires dans des paradis fiscaux et ont acquiert des propriétés immobilières dans les places les plus chères d’Europe ou, de plus en plus, à Dubaï ! Nos prisons sont surpeuplées de petits délinquants ayant volé un poulet, un téléphone portable, des babioles ou qui ont été pris avec quelques cornets de yamba tandis que les auteurs de « génocides » financiers sont invités à tous les banquets de la République et voient leurs hauts faits de brigandage sublimés par une meute de griots et de communicateurs dits traditionnels, bénis par des marabouts et sublimés par des influenceurs! Or, pour l’exemple, il faudrait que tous ces bandits à col blanc goûtent au confort de nos prisons. A défaut d’être pendus haut et court ou de faire face à un peloton d’exécution. Galsen est à réinventer avec des hommes et femmes neufs. La rupture que l’on nous promet ne doit pas seulement être l’œuvre de ceux qui sont au pouvoir, mais une action collective qui doit nous pousser à changer nos manières d’agir et nos comportements. Il faudra à la fois de la rigueur et de la persuasion. Sévir sans état d’âme et sans faiblesse coupable. Dans tous les cas, il doit être entendu par tous que c’est le crépuscule des crapules !!!!! KACCOOR BI - LE TEMOIN
MOBILISATION / APR MACKY SALL OU LA POLITIQUE DE LA DIVERSION !
Quelques semaines seulement après avoir été chassé de la tête du pays, le président Macky Sall tente de mobiliser le peu de militants qu’il lui reste. Et surtout de réorganiser son parti de paille (Apr) qui fume toujours depuis le violent incendie du 24 mars dernier. Toutes ces manœuvres ne sont que de la politique de diversion. Ou, plutôt, une politique de distraction visant à influencer le pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye afin d’échapper à la justice. Parce que les rapports d’audit ont montré et prouvé la manière dont le président Macky Sall, ses ministres, dignitaires et courtiers ont pillé et saccagé les deniers de l’Etat. Même l’abrogation du décret octroyant des salaires aux anciens ministres par le président Diomaye Faye n’entamera nullement l’immense fortune des Apéristes. Selon les confidences faites au quotidien « Le Témoin » par un ancien cadre du Trésor public, le président Macky Sall et ses proches se sont illicitement enrichis à coups de milliards au point d’assurer l’avenir financier de leurs arrières-arrières-arrières-petits-enfants. Au lieu de rendre compte de leurs « génocides » ou crimes contre l’humanité financiers, le président Macky Sall et ses acolytes tentent de réanimer la vie de leur parti et l’utiliser comme « parapluie » face à l’orage judiciaire annoncé. Peine perdue !
TABASKI IMPROVISATION GOUVERNEMENTALE SOUS MACKY SALL
La gestion de la filière Elevage et plus particulièrement de l’événement que constitue la Tabaski a été marquée par l’improvisation sous le magistère du président Macky Sall. C’est du moins ce que soutient le Premier ministre Ousmane Sonko qui intervenait hier à la clôture du Conseil interministériel consacré aux préparatifs de la fête de Tabaski. La rencontre a regroupé au Centre international de Conférences Abdou Diouf de Diamniadio (CICAD), plusieurs membres du gouvernement, des éleveurs et opérateurs économiques ainsi que des partenaires financiers. ”En relisant, hier, le relevé des décisions issues du Conseil interministériel tenu l’année dernière, sur la même problématique, je me suis rendu compte que nous nous livrons au même exercice aujourd’hui : énoncer un chapelet de mesures conjoncturelles pour parer à l’urgence d’une forte demande de nos concitoyens à l’occasion de cet évènement”, a expliqué le Premier ministre. Selon lui, ”cette pratique ne correspond pas à la doctrine de souveraineté alimentaire”, déclinée dans le programme gouvernemental, lequel ”englobe la question de l’autosuffisance dans le domaine de l’élevage”. ”Cette improvisation gouvernementale, fruit d’une absence de vision politique, est la cause de la situation difficile que vit la plupart des Sénégalais’’, a-t-il indiqué.
URGENCES NATIONALES CARENCE MANIFESTE DE PILOTAGE POLITIQUE
Cette improvisation a impacté sur le niveau des prix. Evoquant la cherté des prix des produits d’origine animale, Ousmane Sonko a cité les données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), selon lesquelles, ‘’les prix moyens de la viande de mouton et de bœuf ont drastiquement augmenté de 2014 à 2023’’. ‘’Le prix du kilogramme de viande de mouton est passé de 2782 à 4338 francs, soit une hausse de 1556 FCFA en valeur absolue et 56% en valeur relative, le prix du kilogramme de viande de bœuf est lui passé de 2319 à 3780, soit une hausse de 1461 FCFA en valeur absolue et 63% en valeur relative’’, a-t-il expliqué. Il a souligné que la Tabaski, est également ”un moment de forte consommation d’aliments de bétail, de produits maraîchers, notamment l’oignon et la pomme de terre”. A en croire Sonko, ces produits ”sont rendus souvent très chers et quelque fois introuvables, du fait d’une production insuffisante, mais surtout d’un manque criard d’infrastructures de stockage et de conservation”, a relevé le Premier ministre. Selon lui, ‘’cette situation est insupportable du point de vue socioéconomique, inadmissible au vu du potentiel énorme du pays au plan agro-pastoral, et nous interpelle tous’’. ”Elle résume tout simplement une carence manifeste de pilotage politique de nos urgences nationales. Nous allons y remédier au cours des prochains mois et années, en passant en revue les contraintes structurelles à lever pour assurer une hausse importante du cheptel national et son amélioration qualitative en termes de productivité”, a-t-il ajouté.
BIRAM NDECK NDIAYE DOCTEUR D’ETAT EN DROIT
Biram Ndeck Ndiaye continue de produire. Ce lundi, il a soutenu, à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, sa thèse de Doctorat d’Etat en Droit dont le sujet portait sur « Contribution à l’étude des assurances de personnes au Sénégal ». Le Docteur Ndiaye, en plus d’être homme de culture, à travers la poésie, est aussi assureur, un domaine dans lequel il a pris sa retraite. Il a été le président de l’Association Sénégalaise des Cadres d’Assurances, ancien Secrétaire Général des Mutuelles Africaines d’Assurances. Entre autres postes, il a été Directeur du Pool Micro-assurance Santé du Sénégal (PMAS) et ancien DG du Centre des Œuvres Universitaires de Saint-Louis (CROUS). A l’UGB, il a donné des cours de droit culturel à l’Unité de Formation et de Recherche (UFR) du CRAC. Toutes nos félicitations au nouveau Docteur d’Etat en droit, notre ami Birame Ndeck Ndiaye !
LA REMUNERATION DE LA COPIE PRIVEE
En visite au siège de la Société du Droit d’auteur et du Droit Voisin (SODAV), la ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Culture, Khady Diène Gaye, a axé la rémunération de la copie privée au cœur de ses priorités. Au cours des discussions, elle a insisté sur la nécessité et l’urgence de mettre en œuvre la rémunération de la copie privée afin d’améliorer les conditions de vie des artistes. « Cette question fait partie des mesures urgentes de mon département dans le secteur culturel et cela dans les meilleurs délais’’, a-t-elle dit. Sur ce point, le ministre Secrétaire d’Etat à la Culture, aux industries créatives et au Patrimoine historique, Docteur Bacary Sarr, qui l’accompagnait, a plaidé pour une collaboration étroite entre le ministre et les acteurs culturels. Selon Mme le ministre, cette rencontre est une prise de contact, de réveil d’information et de déclinaison des orientations stratégiques. Ngoné Ndour, la Présidente du Conseil d’Administration, et le Directeur Général, Gérant, Aly Bathily, ont fait la situation de la structure en faisant la genèse et les péripéties de la mise en place de la SODAV.
DROGUE 18KG DE COCAÏNE SAISIS PAR LA POLICE
La Police à travers ses Services et Unités de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants de Dakar, Kaolack et Mbour a procédé, ce mardi 14 mai 2024, à la saisie d’une importante quantité de cocaïne et à l’interpellation de plusieurs individus. 18 kg de cocaïne ont été saisis et 8 individus interpellés. Selon le bureau des relations publiques de la direction générale de la police nationale, cette prise fait suite à une opération de surveillance de cibles d’importance majeure lancée depuis plusieurs mois par l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants, en relation avec ses partenaires. L’opération a permis, dans un premier temps, d’arrêter, au niveau du poste frontalier de Keur Ayib, en compagnie d’un de ses acolytes, « le chef d’un réseau d’importation de cocaïne de pays de la sous-région, suivie de sa réexpédition vers l’Europe, à travers un groupe de mules ». Poursuivant, le communiqué du bureau des relations publiques de la Police renseigne que « les investigations subséquentes ont conduit à l’arrestation de six (06) autres individus impliqués dans les activités de ce réseau international de trafic de cocaïne. En outre, quatre (04) véhicules, un lot de documents administratifs, du haschich, un kit de consommation de skunk, une arme et des munitions, des titres de propriété portant sur du foncier, du matériel de télécommunication, ainsi qu’une importante somme d’argent, en CFA et en devises étrangères (Dollar et Pounds) ont été saisis par devers les mis en cause ». Les individus interpellés sont placés en position de garde à vue et les investigations se poursuivent en vue d’interpeller tout autre individu mêlé à ces activités criminelles. « La Police nationale réaffirme sa détermination à combattre le trafic illicite des stupéfiants sous toutes ses formes et réitère son appel à la population pour une meilleure synergie contre la criminalité », conclut la note.
L'OMBRE TUTÉLAIRE DE MAMADOU DIA PLANE SUR LA NOUVELLE PRÉSIDENCE
Longtemps occulté, ce "premier souverainiste sénégalais" fascine aujourd'hui la jeunesse panafricaine et anti-impérialiste. Cette tendance à la réhabilitation de l'ancien président du Conseil transparaît jusqu'au plus haut sommet de l'État
(SenePlus) - La figure de Mamadou Dia, président du Conseil de 1960 à 1962 avant d'être écarté du pouvoir par Léopold Sédar Senghor, connaît un regain d'intérêt ces dernières années, notamment auprès de la jeunesse. Depuis son élection à la présidence le 24 mars dernier, Bassirou Diomaye Faye, connu pour être un admirateur de Dia, semble vouloir s'inscrire dans l'héritage de cet homme politique emblématique, selon une analyse du site d'information Afrique XXI.
"Vous avez devant vous un diaïste convaincu !", s'exclame Ousmane Barro, militant du parti présidentiel Pastef, cité par Afrique XXI. Le siège même du parti à Dakar porte le nom de "Keur Mamadou Dia" (Maison Mamadou Dia) en hommage à celui qui incarna, l'espace de deux ans seulement, les aspirations d'indépendance réelle et de développement autocentré du Sénégal.
Si la jeunesse se réapproprie aujourd'hui Mamadou Dia, c'est que ce "premier souverainiste sénégalais", selon les termes d'Ousmane Barro, symbolise la lutte contre le néocolonialisme et pour un "développement par en bas des campagnes". Son programme d'"animation rurale" et de "politique autogestionnaire", inspiré du socialisme, l'avait rapidement mis en porte-à-faux avec les élites locales, de l'establishment politique aux marabouts mourides impliqués dans l'économie de l'arachide.
Arrêté en 1962 après une violente crise institutionnelle, Mamadou Dia fut condamné au bagne à Kédougou. Libéré en 1974, cet homme "réservé" et "rigoureux", décrit par Afrique XXI, continua d'influencer une partie de la jeunesse sénégalaise, attirée par ses idées réformistes en matière agricole et religieuse.
"Toutes ses réflexions sur le réformisme islamique, la revivification d'un message religieux de combativité sociale [...] intéressent de nombreux jeunes", souligne ainsi Dialo Diop, un dirigeant de Pastef cité par le média en ligne.
Au-delà de Dia, c'est "tout un pan de l'histoire" anticoloniale et contestataire du Sénégal qui resurgit aujourd'hui, des grèves cheminotes de 1947 immortalisées par Ousmane Sembène aux luttes syndicalistes marginalisées par le régime postrévolutionnaire. "À travers Mamadou Dia, c'est tout un pan de notre histoire qu'on soulève et redécouvre", se réjouit Ahmadou Djibril, jeune militant cité par Afrique XXI.
Cette soif de réhabilitation historique transparaît dans le programme de Pastef, qui promeut une "éthique du travail" et "la nécessité de démarchandiser la politique", autant de principes chers à Mamadou Dia. Si celui-ci a incarné un temps les espoirs d'émancipation du Sénégal postcolonial avant d'être écarté, son autoritarisme envers les franges radicales lui a aussi valu des inimitiés durables. Mais pour la nouvelle génération au pouvoir, brandir l'étendard diaïste semble désormais un moyen de se démarquer d'un "récit national lissé" et d'inscrire son action dans l'héritage historique des luttes pour l'indépendance réelle.
HAMEDINE LAMINE KANE SOUPÇONNE LE MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR DE VOULOIR INVALIDER SA CANDIDATURE
Le candidat à la présidentielle mauritanienne a accusé le gouvernement d’exercer des pressions sur les préfets pour qu’ils refusent de valider les signatures nécessaires au parrainage.
Le candidat indépendant Hamedine Lamine Kane a accusé, dans un communiqué, le gouvernement par le biais du ministère de l’Intérieur d’exercer des pressions sur les préfets pour qu’ils refusent de valider les signatures nécessaires au parrainage
« Nous nous adressons à vous aujourd’hui avec une grave préoccupation concernant les élections présidentielles en Mauritanie, prévues pour le 29 juin 2024. Nous assistons à un acte profondément anti-démocratique qui menace le processus électoral et les principes fondamentaux de notre société. Le dépôt des candidatures pour ces élections est imminent, fixé au 15 mai. Cependant, nous avons découvert que le gouvernement, par le biais du ministère de I’Intérieur, exerce des pressions sur les préfets pour qu’ils refusent de valider les signatures nécessaires au parrainage du candidat indépendant Dr Hamedine Lamine Kane », a-t-il alerté.
Scrutin prévu le 15 mai
Selon lui cette tentative flagrante de bloquer la candidature d’un individu légitime est inacceptable.
« Cela va à l’encontre des valeurs démocratiques que nous, en tant que société, devons protéger et promouvoir. Nous soulignons également que le candidat visé, Dr Hamedine Lamine Kane, a un projet qui suscite un intérêt réel et une adhésion significative de la part de nombreux citoyens mauritaniens », note le document.
Le candidat indépendant estime, cette situation est d’autant plus alarmante compte tenu du rôle actif de la Mauritanie en tant que présidente de l’Union africaine.
« En tant que pays membre de cette organisation et représentant de ses valeurs, il est impératif que la Mauritanie montre l’exemple en matière de démocratie et de respect des droits politiques de ses citoyens. Nous appelons donc à votre aide précieuse pour faire entendre cette injustice ».
« Ensemble, nous pouvons faire pression sur le gouvernement mauritanien pour qu’il respecte les principes démocratiques et garantisse un processus électoral juste et équitable pour tous les candidats », a-t-il déclaré.
TUNISIE, LES MULTIPLES ARRESTATIONS INQUIÈTENT L’UE
L’Union européenne précise que les libertés d’expression et d’association, au même titre que l’indépendance de la justice, sont garanties par la Constitution tunisienne et constituent le socle de son partenariat avec le pays.
Dakar, 14 mai (APS) – L’Union européenne (UE) a fait part de son ‘’inquiétude’’ suite aux récentes arrestations de plusieurs figures de la société civile, de journalistes et d’acteurs politiques en Tunisie, a indiqué mardi son porte-parole, Nabila Massrali.
‘’L’Union européenne a suivi avec inquiétude les récents développements en Tunisie, notamment les arrestations concomitantes de plusieurs figures de la société civile, de journalistes et d’acteurs politiques’’, a-t-elle dit dans une déclaration publiée sur le réseau social X.
Nabila Massrali a rappelé ‘’le rôle fondamental’’ que les associations de la société civile et les médias jouent dans toutes les démocraties.
L’Union européenne précise que ‘’les libertés d’expression et d’association, au même titre que l’indépendance de la justice, sont garanties par la Constitution tunisienne et constituent le socle” de son ”partenariat’’ avec la Tunisie.
Nabila Massrali a rappelé que la Tunisie est un pays qui s’est de tout le temps distingué par le dynamisme de sa société civile et c’est dans ce sens que ‘’l’Union européenne continuera à travailler conjointement avec les associations afin de soutenir leurs activités dans le respect du cadre juridique en place’’.
L’avocate Sonia Dahmani fait l’objet d’une enquête, depuis samedi, pour diffusion de “fausses informations dans le but de porter atteinte à la sûreté publique” et “incitation à un discours de la haine”.
Les chroniqueurs Mourad Zeghid et Borhen Bsaies ont été placés en détention dimanche pour des critiques sur la situation du pays.
LE GOMBO, UN FILON POUR LES MARAÎCHERS DE SÉDHIOU
La filière gombo représente une source de revenus pour les maraîchers qui cultivent ce légume sur de petites surfaces aménagées au bord des rivières.
Sédhiou, 14 avr (APS) – La filière gombo représente une source de revenus pour les maraîchers de la région Sédhiou (sud) qui cultivent ce légume sur de petites surfaces aménagées au bord des rivières, a constaté le correspondant de l’APS.
Le gombo demeure une source sûre de revenus pour les femmes. Mais, cette filière attire aussi des hommes, en raison de son apport nutritionnel avéré et de sa valeur financière.
Malgré ses multiples usages à la fois comme légume et condiment, cette plante est cultivée sur de très petites surfaces au bord des rizières, mais aussi dans des maisons de Diendé, Goudomp, Djirédji, Marsasoum, Sédhiou et d’autres zones rurales.
La culture du gombo nécessite beaucoup de chaleur, renseigne Abdoulaye Baldé, un habitant de Sédhiou. La plante a besoin d’au moins 15 degrés pour pousser et 25 degrés pour produire des fruits, explique le producteur de gombo. Selon lui, les semis se font généralement dans la période comprise entre février et juin dans des blocs maraîchers, sous une température minimale de 30 à 40 degrés.
Cet agriculteur d’une quarantaine explique les techniques de culture du gombo, dont la plantation ou le repiquage en pleine terre ou en pot se fait à la mi-février dans un sol ordinaire et bien drainé, dit-il.
”Si c’est en pot, il faut un contenant d’au moins 60 cm de profondeur et un bon drainage au fond du pot’’, fait-il savoir. Le gombo a besoin d’une ‘’quantité d’eau suffisante’’ pour que le sol reste frais, précise le producteur.
Selon lui, l’utilisation d’un bon système d’irrigation peut aider à maintenir l’humidité nécessaire à la culture de cette plante tropicale qu’on utilise tantôt comme légume tantôt comme condiment pour préparer divers plats.
Tenant un arrosoir à la main, Gnima Djité, une productrice trouvée dans les rivières de Baccoum, explique les techniques ‘’bio’’ utilisées pour fertiliser les parcelles. ”Il est important de mentionner que les apports réguliers en potasse, comme la cendre de bois, sont recommandés’’ pour augmenter la production, fait-elle valoir, insistant également sur la technique à adopter pour faire croître la tige du gombo.
A l’en croire, le gombo doit être pincé pour favoriser sa ramification et limiter sa croissance en hauteur. ‘’Il faut couper l’extrémité des tiges si elles dépassent 1,50m’’, souligne Gnima Djité.
Selon les maraîchers, pour les semences, il est possible de récupérer les graines en laissant les ‘’fruits sécher’’ et se fissurer. Aussi les récoltent-ils et les laissent-ils sécher dans une pièce aérée pendant deux à trois semaines.
Une fois que le gombo commence à produire, les maraîchers peuvent récolter pendant plusieurs mois, ce qui assure un approvisionnement régulier des marchés et des revenus constants aux producteurs.
”Dans un périmètre maraîcher, il est possible de récolter 50 à 100 kilogrammes par semaine selon l’espace cultivé et le traitement des plantes’’, explique la productrice Sira Sadio Djirédji.
La filière gombo confrontée à plusieurs défis
La culture du gombo fait cependant face à des défis liés aux insectes ravageurs et autres vecteurs de maladies des plantes. Ismaïla Diédhiou, producteur à Diassing, cite à propos ‘’les nématodes, les pucerons et les aleurodes, qui peuvent attaquer le gombo et anéantir sa croissance’’.
Les producteurs doivent effectuer des tâches quotidiennes exigeantes, comme l’arrosage en saison sèche, ‘’ce qui peut être physiquement éprouvant’’, note M. Diédhiou.
La culture du gombo était une activité essentiellement féminine, rappelle Korbo Mané, maraîcher à Goudomp. Du semis à la récolte, les fruits, les feuilles et les graines de gombo sont manipulées par la gent féminine qui l’affectionne surtout pour ses multiples usages. ‘’Aujourd’hui, cette filière attire aussi les hommes’’, fait-il savoir.
Prix et dynamique du marché
Les organisations communautaires se regroupent souvent pour assurer les activités de production et de commercialisation du gombo. Ce qui renforce leur pouvoir de négociation et leur efficacité.
”Le gombo reste un légume fruit très prisé par les clients qui viennent faire des achats pour le repas familial’’, indique Yacine Diallo, vendeuse au marché central de Sédhiou. Elle souligne que certains vendeurs de gombo ne sont pas forcément des agriculteurs, mais l’achètent dans les champs pour le revendre sur le marché.
De l’avis des revendeurs, le gombo est très ‘’apprécié’’ au marché central de Sédhiou, où le prix du kilogramme varie entre 1000 et 2000 francs CFA.
”Ce prix varie en fonction de la saison, de la disponibilité du produit, de la qualité et de la demande du marché, précisent-ils. En cas de faible production due à des conditions climatiques défavorables, le prix peut augmenter.”
Par contre, en période de récoltes abondantes, le ‘’prix baisse’’, signale Khady Baldé, productrice à Diendé. ‘’Pour maximiser les bénéfices et assurer une production durable, il est essentiel d’accompagner ces producteurs’’, préconise-t-elle.
Concernant la commercialisation du gombo, les producteurs ont besoin de ‘’matériaux’’ tels que des emballages, des étiquettes et des contenants, des infrastructures de transport et de stockage, plaide-t-elle.
Abdoulaye Diallo, un producteur, juge que l’accès à la terre est essentiel pour toute activité agricole. Il estime par conséquent que les producteurs de gombo doivent bénéficier d’une sécurité foncière, à travers une affectation de parcelles adéquates. A cet égard, il pense que les autorités locales peuvent jouer un rôle crucial en facilitant l’accès des agriculteurs à la terre.
‘’L’accès à des sources d’eau fiables, que ce soit par des systèmes d’irrigation modernes ou à travers une gestion efficace des ressources en eau, est nécessaire pour la bonne marche des blocs maraîchers’’, souligne le producteur.
Il dit attendre un accompagnement des autorités dans les domaines agricoles clés pouvant contribuer à renforcer la résilience des maraîchers, à améliorer leurs revenus et à promouvoir une agriculture durable.
Ces mesures d’accompagnement sont un investissement dans l’avenir de l’agriculture locale et de la sécurité alimentaire, selon lui.
JOJ 2026, L’INITIATIVE FIT SÉNÉGAL SOUHAITE ACCOMPAGNER 3 000 JEUNES
Selon le chef du projet, ”FIT" va travailler avec les dispositifs d’accompagnement à l’insertion des jeunes existant au niveau des territoires, les établissements de formation professionnelle et technique.
Tambacounda, 14 mai (APS) – L’initiative ”FIT Sénégal” dédiée à l’insertion professionnelle de la jeunesse souhaite accompagner trois mille jeunes à travers le pays dans le cadre des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) prévus en 2026, à Dakar, a annoncé mardi, à Tambacounda (est), le chef de ce projet Amadou Kane Diongue.
”L’objectif de cette rencontre est de pouvoir partager l’information sur l’initiative à l’ensemble des acteurs concernés. C’est une occasion pour échanger sur ce qui nous attend dans le cadre de l’initiative FIT Sénégal pour la région de Tambacounda”, a-t-il expliqué.
Le chef de projet intervenait lors d’un comité régional de développement sur le déploiement de l’initiative, qui entre dans le cadre de l’organisation de la quatrième édition des JOJ Dakar 2026.
”Nous allons accompagner un grand nombre de jeunes dans le cadre de cette initiative”, a-t-il dit, ajoutant qu’elle va permettre de toucher un grand nombre de jeunes à travers le Sénégal.
Selon lui, ”FIT Sénégal” va travailler avec les dispositifs d’accompagnement à l’insertion des jeunes existant au niveau des territoires, les établissements de formation professionnelle et technique.
A l’en croire, les JOJ Dakar 2026 constituent un bon prétexte pour travailler sur la problématique de l’employabilité des jeunes.
”Le projet a une durée de quatre années pour un global de plus 1,300 milles euro, soit plus de 852 millions de francs CFA”, a informé Amadou Kane Diongue.
L’initiative FIT ! (courage en wolof) a été lancée par la Team Europe (Union européenne, Allemagne, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas et Suisse) et le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Insertion.
LE PREMIER MINISTRE ESTIME LES BESOINS DU SÉNÉGAL À 810 000 TÊTES DE MOUTONS
Ousmane Sonko a souligné l’importance accordée par le président de la République à la fête de Tabaski et a exprimé sa confiance dans l’engagement de tous les acteurs pour en faire une célébration réussie.
Le Premier ministre, lors du conseil interministériel tenu à Diamniadio mardi, a souligné les préparatifs essentiels pour la fête de Tabaski à venir, en mettant en évidence le besoin estimé de 810 000 moutons pour l’événement de cette année.
Dans ses remarques, le Premier ministre Ousmane Sonko a appelé à la contribution citoyenne de tous les acteurs de la filière ovine afin d’assurer un approvisionnement adéquat en moutons pour la Tabaski, tout en veillant à ce que les prix restent abordables pour tous.
Les discussions ont abouti à une série de décisions, parmi lesquelles figurent l’assouplissement des contrôles des camions et des véhicules transportant des moutons à destination du Sénégal, l’identification et la sécurisation des points de vente, ainsi que l’application rigoureuse des mesures d’exonération des droits et taxes sur les moutons destinés à la fête religieuse.
Le gouvernement a également prévu des ressources pour subventionner l’achat d’aliments pour le bétail et traiter les demandes de crédit des opérateurs dans le cadre de l’opération Tabaski 2024.
Le Premier ministre a souligné l’importance accordée par le président de la République à la fête de Tabaski et a exprimé sa confiance dans l’engagement de tous les acteurs pour en faire une célébration réussie.
Il a également noté les efforts récents du gouvernement pour faciliter le travail des opérateurs étrangers, notamment maliens et mauritaniens, afin de garantir un approvisionnement adéquat sur le marché.
La réunion a réuni plusieurs membres du gouvernement, des représentants officiels, des acteurs économiques, des éleveurs et des partenaires financiers, tous engagés à assurer le succès de la prochaine fête de Tabaski.
L’INSTINCT DE SURVIE
La victoire du duo Diomaye-Sonko a reconfiguré le système politique sénégalais en ouvrant l’ère des grands pôles qui semblent se constituer avant les prochaines élections législatives.
La victoire du duo Diomaye-Sonko a reconfiguré le système politique sénégalais en ouvrant l’ère des grands pôles qui semblent se constituer avant les prochaines élections législatives. Le camp libéral-démocrate, à l’instar du PS, veut peser sur l’échiquier politique face à la déferlante Pastef qui entend assurer sa suprématie sur la scène politique sénégalaise.
Les défis des retrouvailles libérales-démocrates
La volonté de retrouvailles de la grande famille socialiste va rebattre les cartes politiques dans le landerneau sénégalais. Depuis la perte du pouvoir, les libéraux démocrates semblent être encore dans l’expectative, anesthésiés par l’avènement du duo Sonko-Diomaye.
Toutefois, ils pourraient surfer sur le travail de regroupement de la grande famille libérale autour de l’APR déjà entamé par Macky Sall, après le 1er novembre 2020, avec la majorité élargie réunissant le Parti libéral démocrate (PLD/Suxali Sénégal), l’Union des centristes sénégalais (UCS), Bokk Gis Gis, le Parti démocratique sénégalais (PDS) et LDR/Yessal, entre autres. Puisque Macky Sall ambitionnait, sur la fin de son règne, de réaliser le dessein de Me Wade qui voulait que les libéraux restent au pouvoir pendant 50 ans.
Le patron de l’APR a pu intégrer plusieurs cadres libéraux comme Ousmane Ngom, Mahmout Saleh, Me Amadou Sall, Farba Senghor, Oumar Sarr au sein des instances de la majorité présidentielle. La perspective des élections législatives anticipées devrait reconfigurer tout l’espace politique sénégalais. La crainte d’un raz-de-marée de la coalition DiomayePrésident, lors de ce scrutin, pourrait pousser beaucoup de partis à aller vers des regroupements politiques et la constitution de grands pôles.
Toutefois, l’ancien parti au pouvoir reste confronté à des risques d’implosion, avec le cas Amadou Ba qui pourrait remettre en cause cette volonté de retrouvailles de la famille libérale. De possibles querelles entre les “légitimistes” autour de Macky Sall et des “réformateurs” derrière Amadou Ba peuvent affaiblir cette alliance libérale-démocrate.
Les enjeux pour les différentes formations politiques
Néanmoins, plusieurs scénarios peuvent se dessiner à l’aune de cette nouvelle ère politique.
En effet, le choix du PDS de soutenir le candidat de Pastef à la Présidentielle répond à un désir de la formation du Sopi d’assurer sa survie politique. Le PDS, qui était en froid avec le candidat de BBY Amadou Ba, accusé d’avoir comploté avec deux magistrats du Conseil constitutionnel pour écarter son candidat Karim Wade, pourrait s’éloigner de toute forme d’alliance avec l’APR.
Sur ce, les libéraux pourraient craindre aussi d’être happés par le sentiment de rejet de l’APR qui a bouclé 12 ans de règne à la tête du Sénégal.
Par ailleurs, la percée de Pastef dans ses fiefs historiques (Mbacké, Kébémer, Pikine et Kaolack) peut inciter Karim et ses frères de parti à rechercher une nouvelle alliance avec la coalition DiomayePrésident. D’autant plus que les bons résultats de Wallu au sein de l’intercoalition YAW-Wallu lui ont permis de s’arroger une vingtaine de députés au sein de l’hémicycle en juillet 2022.
Le PDS, qui a en ligne de mire la Présidentielle de 2029, est bien décidé à peser sur l’échiquier politique en conservant son noyau dur de députés qui lui assure d’être au centre des tractations politiques à l’Assemblée nationale.
De ce fait, le choix du PDS de faire alliance avec le nouveau régime pourrait s’avérer crucial dans l’optique de la réalisation d’un grand pôle libéral-démocrate.
Par ailleurs, toute défection du PDS et des partis politiques alliés au sein de Wallu est aussi susceptible d’affaiblir le camp libéral-démocrate.
Perspectives d'alliance et de renouvellement
Pour Moussa Diakhaté, responsable à Bokk Gis Gis, cette alliance est une obligation pour la grande famille des libéraux démocrates, s’ils veulent continuer à compter sur la scène politique. ‘’Nous sommes à l'ère des grands pôles. Le PS est en train de bâtir un grand pôle de gauche. Nous (libéraux et démocrates) devons aller vers des concertations et évaluer des pistes de réflexion pour constituer un bloc libéral. La semaine dernière, 49 formations libérales et démocrates, parmi lesquelles on peut citer Rewmi, LDR/Yessal, Bokk Gis Gis, se sont réunies pour discuter des moyens d’aller vers cette voie’’, affirme le député.
D’après le porte-parole du parti de Pape Diop, ce rassemblement des partis libéraux et démocrates ne se fera pas avec le PDS qui, depuis la Présidentielle, assume son appartenance à la mouvance présidentielle.
L'absence d’unité des libéraux pourrait ouvrir la voie à une large voie à la coalition DiomayePrésident qui compte sur ce scrutin afin d’obtenir une forte majorité au Parlement.
Joint par Téléphone, Abdou Mbow, porte-parole de l’APR, a indiqué que son parti a toujours travaillé dans ce sens, mais que pour l’heure, la priorité est à la remobilisation des militants. ‘’Nous travaillons sereinement à faire l’évaluation des dernières élections. Et nous n’excluons pas de travailler avec nos frères libéraux et démocrates dans le sens d’une grande alliance politique’’, soutient le président du groupe parlementaire Benno à l’Assemblée nationale.
Cette perspective d’une alliance libérale-démocrate pourrait constituer une voie de salut du mouvement libéral qui tentera de résister à la déferlante Pastef, lors de ce scrutin. Un moyen aussi pour l'APR et ses alliés de limiter une possible déconfiture qui suit généralement toute perte du pouvoir et de s’arroger ainsi un second souffle politique en vue de la Présidentielle de 2029.
L’ère des grands pôles pourrait aussi ouvrir la voie à un possible renouvellement générationnel de la classe politique sénégalaise. La débâcle des candidats expérimentés comme Khalifa Sall et Idrissa Seck est aussi susceptible d’ouvrir la voie à de nouveaux leaders porteurs de nouveaux projets politiques.
Texte Collectif
UN PARTI PRIS DÉCONCERTANT
Nous nous désolidarisons du communiqué indigent par la forme et indigne par son contenu, publié le 10 mai 2024 par la Coordination SAES du Campus de Dakar sur l'affectation à l'IFAN d'Ismaïla Madior Fall
« Affaire Ismaïla Madior Fall » : le communiqué de la Coordination du SAES détonne et étonne de par ses partis pris
Le professeur Ismaïla Madior Fall a admis avoir « introduit une demande auprès du recteur » de l'UCAD, le professeur Ahmadou Aly Mbaye pour son affectation à l'IFAN Cheikh Anta Diop. Le professeur Fall a par ailleurs ajouté à cela que le recteur « ne peut que soumettre sa demande aux instances délibérantes des deux institutions (IFAN et FSJP) pour avis avant de prendre une décision ». Avant lui, le porte-parole du recteur, professeur Mbaye Thiam, avait soutenu à travers un communiqué : « si jamais son département d'origine ne veut pas le libérer ou que le département de l'IFAN visé ne veut pas l'accueillir, le Recteur ne pourra nullement l'y affecter ».
Ainsi donc, de l'aveu même du rectorat et du requérant, le recteur n'est en rien souverain en matière d'affectation des personnels d'enseignement et de recherche à l'IFAN Ch. A. Diop. Cette absence de souveraineté du recteur en la matière est même codifiée par le décret 84-1184 qui régit l'Institut puisque celui-ci dispose que la décision d'affectation non seulement échoit au comité scientifique de l'IFAN Ch. A. Diop mais qu'au cas où le recteur venait à assister aux délibérations de cette instance : « il les préside mais ne prend pas part aux votes » (article 8).
Pourquoi, le recteur de l'UCAD a-t-il tenu à « consulter » le directeur de l'IFAN sur une « affectation » du professeur Fall sans que le comité scientifique de l'Institut n'ait été saisi ?
Pourquoi le directeur de l'IFAN a tenu à faire part de cette « information » relative à « une consultation pour affectation », lors de l'Assemblée de l'IFAN du 30 avril 2024 alors que le département d'origine du requérant à la FSJP n'a pas délibéré sur la question, ni du reste le comité scientifique de l'IFAN ? Pourquoi nulle part dans les communiqués du professeur Fall et du professeur Thiam, porte-parole du recteur, il n'est curieusement pas fait mention d'une autre condition sine qua non à toute affectation : « un arrêté du ministre de l'Enseignement supérieur » qui doit nécessairement survenir « après avis de l'Assemblée de l'Université » (article 24) ? Face à autant de questions sans réponses, face à autant de violations patentes du décret 84-1184, nombreux ont été les acteurs du monde académique à se réjouir du communiqué d'un syndicat qui a jugé utile d'alerter contre toute velléité d'affectation irrégulière. Tout aussi nombreux ont-ils été à se demander pourquoi la Coordination SAES du campus de Dakar a manqué d'être à l'avant-garde d'un combat pour le respect du décret sur la mobilité des PER à l'IFAN, dans un contexte de violations récurrentes des règles de fonctionnement de l'institution universitaire par l'autorité.
C'est pourquoi, la surprise a été grande de voir la Coordination SAES du Campus de Dakar rendre public un communiqué dans lequel elle allègue de « rumeurs persistantes », « d'informations non fondées » et pis, elle crie son « indignation » avant de dénoncer des « délits d'opinion ». Ladite Coordination va même jusqu'à reprendre la rhétorique du professeur Fall qui parle de « règlement de compte » à son encontre. Pourquoi de tels parti pris ? A la faveur de qui se font ces petits arrangements avec les faits qui demeurent pourtant implacables et irréfutables ?
En conséquence, nous, enseignants-chercheurs et chercheurs de l'UCAD, tous membres réguliers du Syndicat Autonome de l'Enseignement supérieur (SAES), portons à la connaissance de la communauté scientifique et de l'opinion publique que :
- nous nous désolidarisons du communiqué n°8, indigent par la forme et indigne par son contenu, publié le 10 mai 2024 par la Coordination SAES du Campus de Dakar ;
- nous demandons au Bureau national du SAES de mener une enquête sur la délibération qui a entouré ce dérapage ;
- nous exigeons du bureau du SAES de la Coordination du Campus de Dakar de convoquer dans les plus brefs délais une Assemblée générale et d'inscrire à l'ordre du jour « l'affaire de l'affectation du professeur Ismaïla Madior Fall à l'IFAN Ch. A. Diop » afin de donner à la base la possibilité de se faire entendre sur cette affaire.