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28 février 2025
GENERAL FRANÇOIS NDIAYE, L’HUMANITAIRE
Militaire à la tête du comité «Force Covid19», le Général François Ndiaye est le visage ayant symbolisé la mobilisation collective contre la pandémie. Pan de vie d’un soldat au parcours exemplaire !
Nommé à l’époque Président du Comité de suivi de la mise en œuvre des opérations du Fonds de riposte et de solidarité contre les effets de la Covid (Force Covid-19), le Général François Ndiaye est le visage ayant symbolisé la mobilisation collective contre la pandémie. Pan de vie d’un soldat au parcours exemplaire !
L’évocation de son nom avait suffi pour frapper les esprits ! En le nommant, le 19 avril 2020, Président du Comité de suivi de la mise en œuvre des opérations du Fonds Force Covid-19, Macky Sall venait de signifier à son peuple l’ampleur des dégâts socioéconomiques qui se profilaient face à un agent pathogène qui avait fini d’imposer son diktat. Le Général François Ndiaye allait commander le «bataillon» du Force Covid-19, avec détermination, celle-là même qu’il avait arborée pour dissuader Yahya Jammeh.
Natif de JoalFadiouth, il a fait des études de Droit à l’université Mohamed V de Rabat avant d’intégrer l’Académie militaire royale de Meknès. Plus tard aux Etats-Unis, entre 1984 et 1985, ce militaire suivra une formation de parachutiste avant de rentrer au bercail. C’est en 1997 qu’il prend la tête d’un bataillon de parachutistes. 20 ans après, plus précisément en 2005, il est promu Colonel alors qu’il commandait la zone militaire N° 1 (Dakar). François Ndiaye n’avait que 45 ans, devenant ainsi le plus jeune soldat sénégalais à accéder à ce grade. Armé d’intelligence et de bravoure, le gradé sera nommé Chef d’Etatmajor de l’Armée de terre (Cemat) en avril 2016, puis inspecteur général des Forces armées en 2017. Cette année-là coïncide avec la crise post-électorale en Gambie. Défait à la Présidentielle par Barrow, Yahya Jammeh refuse de céder sa place. Dans la foulée de ce bras de fer, le Général François Ndiaye est appelé à assurer le commandement de la mission de la Cedeao en Gambie (Micega) pour contraindre l’homme fort de Banjul à plier bagages. Avec ses hommes, il foule le sol de cette enclave lovée au cœur du Sénégal. Et la suite est connue…
Il épingle un ministère dans la gestion du Fonds Covid
15 mois après sa nomination à la tête du Comité de suivi de la mise en œuvre des opérations du Fonds Force Covid, le Général allait passer au diagnostic du «nerf de la guerre». Le rapport sur l’utilisation des 1000 milliards dédiés à la riposte contre les effets du virus sur le peuple est transmis au chef de l’Etat. Le contrôle effectué conformément à l’article 7 du décret portant création, organisation, et fonctionnement du Comité de suivi met en cause une autorité. «Sur l’efficience des dépenses, on a fait des observations par rapport à la pertinence de certaines dépenses qui, de l’avis du Comité, n’étaient pas en cohérence ou en conformité avec les objectifs du Fonds. Il y a des dépenses qui n’étaient pas liées à la lutte contre le Covid-19. Il y a un ministère qui a distribué des denrées alimentaires à son personnel, alors qu’il n’en avait pas le droit», révélait le Général François Ndiaye, lors de la visioconférence de présentation dudit rapport. Une question d’honneur pour l’homme qui voudrait bien rendre une copie sans tache.
LES MANQUEMENTS A LA GOUVERNANCE DU SECTEUR DE LA PECHE A LA LOUPE DES JOURNAUX DU WEEK-END
Une diversité de sujets occupe la une des journaux du samedi avec un penchant pour le contenu des rapports de la Cour des comptes dernièrement rendus publics et portant entre autres sur la gestion des licences de pêche.
Dakar, 11 mai (APS) – Une diversité de sujets occupe la une des journaux du samedi avec un penchant pour le contenu des rapports de la Cour des comptes dernièrement rendus publics et portant entre autres sur la gestion des licences de pêche.
En lien certainement avec l’actualité relative aux dernières mesures prises par les nouvelles autorités pour mieux encadrer la délivrance des licences de pêche, des publications du week-end ont déployé leur centre d’intérêt sur le volet du dernier rapport de la Cour des comptes consacré à la gestion du secteur.
S’appuyant ainsi sur le contrôle des licences effectué par la juridiction sur la période 2016-2020, Vox Populi tente d’expliquer à ses lecteurs ”comment le Sénégal perd des ressources halieutiques et financières”.
Il évoque entre autres irrégularités décelées par les auditeurs de la Cour des comptes, les manquements et le non-respect des règles de délivrance de licences aux navires étrangers, la prolongation irrégulière d’actes de nationalité provisoires, en plus navires européens exerçant malgré la suspension de l’accord avec l’Union européenne (UE).
‘’Une mafia en bande organisée’’
La publication a en même temps souligné que les contrôleurs ont déploré le sous-effectif des observateurs à bord des bateaux et les menaces sur la bonne surveillance des activités de pêche.
Libération n’hésite pas à accuser une ‘’mafia en bande organisée’’ au sujet de la gestion du secteur en évoquant notamment ”des licences filées dans la clandestinité totale à des navires espagnols et français, des annulations d’amendes infligées à vingt-neuf navires pour pêche illégale et défaut de licence”.
Le journal relève dans le même temps ”la délivrance en dehors de tout cadre légal d’autorisations de pêche à des armateurs russes”.
Pendant ce temps le quotidien L’AS ironise en Une : ‘’Le festin’’, au moment de rendre compte des grandes lignes du rapport de la Cour des comptes consacré à la gestion du Programme de modernisations des territoires et axes frontaliers (PUMA) entre 2019 et 2021.
Le journal liste entre autres griefs portés par les auditeurs à l’encontre des gestionnaires de ce programme des disfonctionnements portant notamment ”un dépassement sur des salaires et les frais de mission, un abus dans la consommation du carburant et la nomination de chargés de mission au mépris de la législation”.
La Cour des comptes a décelé des dépassements considérables sur les salaires, les frais de mission accordés au personnel du PUMA tout comme elle a relevé beaucoup de manquements dans la gestion de la SICAP, la société immobilière du Cap Vert, laisse de son côté entendre Le Quotidien.
D’autres journaux ont réservé leurs manchettes à la politique. Il en est ainsi de Walf Quotidien qui semble tirer le bilan d’un mois de gestion du pouvoir par les nouvelles autorités.
La publication choisit par exemple d’évoquer les ‘’promesses restées à l’état de projet’’. Pour le journal, ‘’Si la rupture est sans équivoque au niveau diplomatique, les promesses phares attendent d’être concrétisées, provoquant des sourires amers dans la classe politique’’.
Source A, pour sa part, tente d’analyser les raisons de la suspension annoncée de la vente des cartes qui avait été initiée par Pastef, le parti au pouvoir.
‘’Le Pastef a décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre la vente de ses cartes de membres. En dehors de la finalisation du règlement intérieur dans le cadre de la restructuration de la formation politique évoquée par son secrétaire général par intérim, d’autres raisons expliqueraient la prise d’une telle mesure”, croit savoir le journal en évoquant notamment les craintes liées la transhumance politique, le désir d’éviter des cas de fraude et la volonté d’absorber certains partis et mouvements en son sein.
Le Soleil a mis l’accent sur la situation des enfants évoluant dans des activités génératrices de revenus.
‘’A leur âge, leur place est dans les salles de classe, mais pour diverses raisons, ils s’activent dans le petit commerce, la conduite de calèches, le transport de bagages’’, a expliqué le journal qui a donné la parole à ces enfants évoluant dans la banlieue dakaroise.
LA POLITIQUE DU DERNIER REMPART
L’Armée dans la gestion des affaires «civiles» - Dans sa doctrine de souveraineté alimentaire, le pouvoir en place a décidé de placer l’Armée au cœur de son dispositif organisationnel.
Dans sa doctrine de souveraineté alimentaire, le pouvoir en place a décidé de placer l’Armée au cœur de son dispositif organisationnel. Après cette annonce faite par le Premier ministre, Ousmane Sonko, il revient clairement aux «Jambars» la mission de distribution et de sécurisation des semences et autres intrants agricoles. Au centre des débats dès la tombée de la mesure, ce recours à l’Armée dans la gestion des affaires «civiles» n’est pourtant pas inédit au Sénégal. Signe d’une quête de rigueur, d’efficacité où de résultats probants ? Bés bi revient sur les contours de cette «nouvelle donne», autre symbole du concept Armée-Nation.
Parmi les 23 mesures prises lors du Conseil interministériel dédié à la préparation de la campagne agricole 2024, ce n’est pas la hausse de 20% du budget (120 milliards) qui a le plus retenu l’attention. Mais plutôt l’annonce du Premier ministre de placer l’Armée au centre de la gestion de l’opération de répartition des semences et de l’engrais. «Ce nouveau dispositif organisationnel va se développer au-delà de cet hivernage à travers le processus de digitalisation du système de distribution des intrants agricoles et leur sécurisation par les Forces de sécurité et de défense», selon Ousmane Sonko.
A l’origine de la nécessité d’un tel changement, le nouveau régime s’est fondé sur les détournements d’objectifs qui minent le secteur. «Malheureusement, il faut constater et regretter que ces importants moyens financiers n’ont pas profité aux véritables cibles. Il y a donc lieu d’opérer une rupture au niveau des mécanismes de subvention et de financement, comme sur le ciblage des bénéficiaires. Désormais, les ressources et moyens consentis pour l’agriculture iront à ceux qui la pratiquent», avait-il promis.
Sonko dira ensuite qu’«avec la doctrine de souveraineté alimentaire» que prône le nouveau régime, «il s’agit de faire de l’agriculture le levier essentiel du développement économique, inclusif et durable de notre pays, le principal moteur de la croissance économique et le régulateur des équilibres macroéconomiques». C’est sans doute aussi cette image de rigueur qu’on reconnait à l’Armée qui a amené le président de la République, lors du Conseil des ministres de ce 8 mai, à ordonner l’implication du génie militaire dans la prévention et la gestion des inondations, aux côtés des sapeurs-pompiers. Ce recours à l’Armée n’est cependant pas une première.
MACKY ET SON POUVOIR ACCULES PAR LA PANDEMIE - L’INTERVENTION DES SOLDATS SUR LE FRONT CONTRE LE CORONAVIRUS
Entre 2019 et 2021, le Coronavirus apparait et se propage en faisant des ravages sanitaires et économiques dans le monde. Le Sénégal, dans l’urgence de la mise en place d’un Fonds de riposte, jusqu’aux soins, en passant par l’opération de distribution de vivres, faisait appel aux soldats qui s’étaient mobilisés aux côtés des civils.
À perte de vue, des sacs de riz superposés forment des sortes de redoutes surplombant les visiteurs. Entouré d’une cohorte de haut gradés, Macky Sall, dans une démarche martiale, inspecte les tonnes de vivres déchargées au Port autonome de Dakar. Retransmises en boucle le 11 avril 2020, les images de cette scène se déroulent en pleine Covid 19. Un peu partout sur le territoire national, la pandémie comptait son lot de morts et de patients. Ce jour-là, le Président, lunettes fumées, en costard cravate, masque collé au menton, venait de lancer l’opération de distribution de l’aide alimentaire destinée au plus démunis. «C’est une grande opération logistique. Puisque c’est pour la première fois que notre pays va organiser une opération de distribution d’un tel volume de denrées», avisait le chef suprême des Armées. En proie aux affres économiques du Coronavirus, «un million de ménages» attendait, comme une bouée de sauvetage, ou une bouffée d’oxygène, la répartition de ces «100 mille tonnes de riz». Il s’agissait aussi, entre autres provisions de 10 mille tonnes de sucre, près d’un million de pâtes de savon et 10 mille tonnes de pâtes alimentaires à acheminer urgemment dans toutes les localités du pays pour les couches vulnérables. Face à un besoin urgent de logistique et d’efficacité, le chef de l’Etat a fait appel à l’Armée. Chargés de la distribution à Dakar, les hommes en treillis, armés de leurs camions, arpenteront les routes de la banlieue. Comme à Guinaw Rail où 3200 familles étaient ciblées, le foyer culturel du quartier avait été pris d’assaut par les bénéficiaires. Pendant que les militaires veillaient au grain pour qu’il n’y ait pas d’écarts. Ainsi de suite, de Guédiawaye à Keur Massar, Mbao en passant par Thiaroye, Yoff, Cambérène, l’acheminement de cette aide alimentaire de l’Etat s’est effectué par le concours des militaires.
Quand l’Armée mettait ses sites à la disposition des autorités sanitaires
Mai 2020… La pandémie avait atteint son pic avec l’afflux de cas dans le pays. Particulièrement dans la capitale où les hôpitaux et autres Centres de traitement des épidémies (Cte) se retrouvent débordés. Outre les blouses blanches, engagées sur le front contre le virus couronné, les Forces de défense et de sécurité vont s’illustrer autrement encore. Réquisitionnée à cet effet, l’Armée mettra ses sites à la disposition du Centre des opérations d’urgence sanitaire (Cous) dirigé par Dr Abdoulaye Bousso. Parmi ces zones militaires figuraient le Hangar des pèlerins de l’aéroport Léopold Sédar Senghor, la Base aérienne de Thiès et le Centre des armées de Guéréo (Mbour). Ces sites auront servi à la mise en quarantaine de tous les voyageurs en provenance des «pays gravement touchés par le virus» comme la France, l’Italie et l’Espagne. «On estime à 400 lits disponibles dans ces structures. Cela nous permettra un peu de réserver l’hôpital aux personnes qui ont vraiment plus de symptômes», planifiait Dr Bousso tout en soulignant «l’appui des Forces armées» dans la lutte contre le Covid.
PAS DE SOUVERAINETE ALIMENTAIRE AVEC DES PREDATEURS DU FONCIER RURAL
Demba Kandji était à la barre, hier, des Rédactions du Groupe E-Media. Le Médiateur de la République, ancien juge, a abordé plusieurs dossiers comme le foncier, les accusations de corruption contre des membres du Conseil constitutionnel
Bés Bi le Jour |
Hamath KANE & SYLLA |
Publication 11/05/2024
Demba Kandji était à la barre, hier, des Rédactions du Groupe E-Media. Le Médiateur de la République, ancien juge, a abordé plusieurs dossiers comme le foncier, les accusations de corruption contre des membres du Conseil constitutionnel, des procès politico-judiciaires.
C’est un dossier chaud. Mais surtout qui le tient à cœur. Le foncier a occupé une grande partie de cet entretien spécial avec Demba Kandji. Le Médiateur de la République constate un «laisser-aller» depuis 1964 sur la gestion du foncier. Il a encore sa réserve de juge qui le suit à la médiature, mais M. Kandji élève par moments le ton pour déplorer à sa manière les «détournements de procédures» dans les acquisitions et ventes de terrains. C’est que, pour lui, l’enjeu est immense dans un contexte où le nouveau régime compte sur l’agriculture pour atteindre l’autosuffisance alimentaire. Or, Demba Kandji est convaincu qu’on ne peut arriver à cette souveraineté avec des «prédateurs du foncier rural» qui passent leur temps à «morceler et à clôturer» des superficies.
«Les politiques s’arrogent certains droits…»
Il n’est plus juge, et donc a la liberté de s’exprimer sur le fonctionnement de la Justice. L’ancien président de la Cour d’Appel de Dakar n’a pas fait dans la langue de bois en parlant des dossiers politico-judiciaires. Et c’est en connaissance de cause pour celui qui a eu entre les mains parmi les dernières affaires les plus chaudes celle de la Caisse d’avance de la Ville de Dakar impliquant Khalifa Sall. «Quand la justice ne marche pas, rien ne marche. Les hommes politiques africains, sénégalais en particulier, croient être l’alpha et l’oméga. Que les politiquent sachent qu’ils ont choisi de faire la politique. Mais la loi est impersonnelle et générale. Or, les politiques s’arrogent certains droits devant la justice», a dit le médiateur.
«Les juges du Conseil constitutionnels étaient dans leur rôle»
Demba Kandji a également abordé les accusations de corruption des députés du Pds contre deux juges constitutionnels après l’invalidation de la candidature de Karim Wade. «C’est un épiphénomène. Ils étaient dans leur rôle et ont fait objectivement leur travail. C’est aux accusateurs d’apporter la preuve. Je retiens que le serment du magistrat lui impose le devoir de réserve. Même une commission parlementaire ne peut entendre le juge. La dernière jurisprudence, c’est dans l’affaire d’Outreau où la commission parlementaire avait souhaité entendre un magistrat sans succès», a-t-il souligné.
TEUNGUETH FC LANCE LE DERNIER SPRINT POUR LE TITRE
Le championnat national Ligue 1 entre ce week-end à sa 23e journée. A quatre journées de l’épilogue, cette journée s’annonce cruciale dans la course pour le titre mais aussi pour le maintien pour bon nombre d’équipes au coude à coude dans le classement.
Le championnat national Ligue 1 entre ce week-end à sa 23e journée. A quatre journées de l’épilogue, cette journée s’annonce cruciale dans la course pour le titre mais aussi pour le maintien pour bon nombre d’équipes au coude à coude dans le classement. Au sortir d’une lourde défaite, le leader Teungueth accueille le Casa Sport, première non relégable. Il engage en même temps un duel avec son dauphin du Jaraaf qui va défier ce lundi, au stade Caroline Faye, le stade de Mbour.
Les paris restent ouverts pour le titre de champion. A quatre journées de la fin du championnat, les équipes engagent les dernières foulées pour le titre. Le duel qui oppose Teungueth FC au Casa Sports, premier non relégable sera l’une des attractions de cette 23e journée. Une rencontre cruciale pour les deux équipes.
Au sortir d'une lourde défaite face au Jaraaf, Teungueth FC abordera un tournant décisif. Les Rufisquois tenteront sur leur pelouse du stade Ngalandou Diouf pour redresser la barre et foncer vers l’objectif. Il ne s’agit rien d’autre que de rassurer leurs supporters et conforte l’avance sur son concurrent du moment le Jaraaf. Les Rufisquois savent de quoi tenir et savent que cette confrontation contre le Casa sports sera loin d’être une partie de plaisir.
Sachant que les Ziguinchorois qui occupent la position de première équipe non relégable, vont jouer leur va-tout pour pouvoir se dégager de leur position.Le Jaraaf aura également une oreille attentive sur le match des Rufisquois. Après ce probant et large succès face au leader, les «Vert et Blanc» ont sans conteste réussi le coup parfait et ont de bonnes raisons de croire au sacre. Même si la réserve déposée par le Stade de Mbour sur une licence frauduleuse lors du match aller a fini de les rattraper.
La Ligue Pro qui a tranché a ainsi décidé d’amputer un point aux Dakarois. Avec le déplacement qu’il effectue au Stade Caroline Faye, le Jaraaf aura face au Stade de Mbour, un impérieux objectif de décrocher les trois points lui pour mettre encore la pression sur Teungueth FC. Ce match a été programmé ce lundi 13 mai en raison du tournoi de lutte traditionnelle dotée du drapeau chef de l’Etat prévu ce week-end au stade Caroline Faye.
S’ils se sont dégagés de la zone de relégation, les Stadistes savent que la bataille pour le maintien n’aura pas de répit jusqu’à la fin. Avec seulement 5 points de la lanterne rouge Diambars, les Mbourois vont batailler ferme pour assurer le maintien. Ralenti de la course depuis deux journées, Guédiawaye FC (3e, 36 pts) sera à la relance au stade Amadou Barry, où il va accueillir Dakar Sacré-Cœur (4e, 33 pts), son concurrent direct pour le podium.
La lutte pour le maintien entre dans une phase cruciale pour les autres équipes. Ce sera le cas pour la Linguère de SaintLouis qui, au retour d’une déconvenue face à Dakar Sacré-Cœur (4-0), tentera de se relancer face à Diambars, lanterne rouge (14e, 18 pts) qu’elle recevra au stade Mawade Wade. L’US Ouakam (11e, 23 pts) n’est pas plus lotie. A 4 points de la première équipe relégable, les promus ouakamois ont aussi une obligation de résultat positif à l’heure de croiser sur la pelouse du stade municipal de Ngor, l’US Gorée (7e, 30 pts).
Premier relégable, Jamono Fatick (13e, 19 pts) affrontera à domicile la Sonacois (6e, 31pts). Après deux défaites, les Fatickois, quant à eux, sont attendus par leurs supporters au stade Masséne Séne de Fatick. Conscients qu’un nouveau revers les rapprocherait tout bonnement de la relégation. Le duel Génération foot-As Pikine qui clôture la 23e journée est également prévu ce lundi. Les Académiciens qui pointent à la 8e place (25 pts) seront en quête de points pour maximiser leurs chances de maintien. Ce sera face à l’AS Pikine (5e, 31 pts) qu’ils accueillent au stade Lat Dior.
PROGRAMME 23E JOURNÉE
SAMEDI 11 MAI 2024
Stade Ngalandou Diouf
17h 00 : Teungueth FC- Casa Sports
Stade Massène Sène
17 h 00 : Jamono Fatick-Sonacos
DIMANCHE 12 MAI
17 h 00 : Guédiawaye FC-Dakar Sacré-Cœur
Stade municipal de Ngor
17 h 00 : US Ouakam-US Gorée
Stade Mawade Wade
17 h 00 : Linguère-Diambars FC
LUNDI 13 MAI
Au stade Lat Dior
17 h 00 : Génération Foot -AS Pikine
Stade Caroline Faye
17 h 00 : Stade de Mbour- Jaraaf
BLAISE DIAGNE, ITINERAIRE D’UNE FIGURE MARQUANTE DU SENEGAL
Au panthéon de l’histoire politique du Sénégal, Blaise Diagne occupe une place centrale. Premier député noir africain au parlement français, le natif de Gorée est mort le 11 mai 1934 à Cambo les Bains (France).
Au panthéon de l’histoire politique du Sénégal, Blaise Diagne occupe une place centrale. Premier député noir africain au parlement français, le natif de Gorée est mort le 11 mai 1934 à Cambo les Bains (France). Il y a 90 ans, jour pour jour, se renfermait une page du Sénégal et de cette personnalité qui avait marqué de son empreinte la vie politique au Sénégal et joué un rôle de premier plan dans l’évolution des peuples colonisés. Blaise Diagne avait brisé la toute puissante domination créole et française sur les institutions représentatives sénégalaises en remportant les élections législatives en 1914. Une révolution à l’époque en ce 10 mai 1914. Ce sera la première alternance dans la vie politique de la colonie. Haut-commissaire des troupes africaines durant la première guerre mondiale et membre dans 8 cabinets sous différents chefs de gouvernement, il avait représenté le Sénégal de 1914 jusqu’à 1934 au Parlement Français. En cette date anniversaire, Sud Quotidien ouvre une page souvenir sur cette figure marquante du Sénégal et précurseur de la politique africaine moderne.
L’ASCENSION DE BLAISE DIAGNE
11 mai 1934-11 mai 2024 : voilà 90 ans jour pour jour, que disparaissait Blaise Diagne. Personnage central de l’histoire politique du Sénégal, le natif de Gorée quittait la scène à l’âge de 62 ans à Cambo-les-Bains (France). Près d’une centaine d’années après sa disparition, au moment où le Sénégal connait un changement au plus haut sommet de l’Etat, on ne peut oublier d’évoquer le souvenir de l’homme qui se trouve en première ligne de la première alternance de l’histoire politique du Sénégal et qui changera son époque. Né le 13 octobre1872 à Gorée sous le nom de Galaye Mbaye Diagne, le fils de Niokhor et de Gnagna Antoine Preira fera ses premiers pas) à l’école des Frères de Ploërmel, où l’avait inscrit son père adoptif, le Goréen Adolphe Crespin, qui lui donnera le prénom de Blaise. Boursier du gouvernement, Blaise Diagne poursuivit ses études en France à Aix-en-Provence. Malade, il revient à Saint Louis du Sénégal pour suivre les cours de l’école secondaire Duval où il devint major de sa promotion en 1890.Il avait passé avec succès le concours de fonctionnaire des douanes en 1891. Il débute une carrière tumultueuse dans l’administration des Douanes en 1892. Il fut d’abord nommé au Dahomey (actuel Bénin) en 1892, puis au Congo français en 1897, à la Réunion en 1898 et enfin à Madagascar en 1902, dernier poste où ses opinions avant-gardistes déplurent.
L’ENTREE EN POLITIQUE
Absent du Sénégal depuis 1892, il rentre au pays en 1913 et se lance dans la politique. Il annonce sa candidature au poste de député du Sénégal et bénéficie du soutien de Galandou Diouf, membre du Conseil général connu pour son opposition au gouvernement colonial et qui devient son second, tout comme celui des Lébou, groupe ethnique majoritaire à Dakar et Rufisque auquel Diagne est apparenté. Grâce à son talent oratoire, il avait gagné à sa cause les Jeunes Sénégalais, organisation politique créée en 1912 qui se battait pour l’égalité et contestait l’ordre colonial. Comme l’Aurore de SaintLouis, association à laquelle on retrouvait Lamine Guèye, entre autres. Il obtient aussi le soutien des petits commerçants français et de Jean Daramy d’Oxoby, directeur du journal La Démocratie du Sénégal, qui devient l’organe officiel de sa campagne.
IL Y A 110 ANS, LA REVOLUTION BLAISE DIAGNE
Reconnu comme un phénomène politique, un politicien énergique, intelligents qui avait l’habitude d’écrire et de parler, Blaise Diagne avait les moyens de ses ambitions politiques. Dans son essai photographique, Wesley Johnson donne une idée de l’homme en précisant que les observateurs de la campagne de 1914, rappellent que Diagne était le premier candidat aux élections sénégalaises qui avaient commencé en 1848, à prendre les électeurs au sérieux. « Il faisait des discours bien préparés, ne méprisait pas ses électeurs ou ne les corrompait pas. Diagne apportait à la politique une sincérité qu’on ne connaissait pas auparavant au Sénégal », notait-il. La campagne électorale pour le poste de député débuta en avril 1914 après plusieurs mois de discussions dans les communes. Neuf personnalités déposeront en cette année charnière leurs candidatures auprès du gouvernement. On peut noter parmi eux, Louis Pellegrin, commerçant à Louga, François Carpot, l’avocat parisien parrainé par l’influente famille Deveis de Saint-Louis, Henri Heimburger, ou encore François Marsat qui, après avoir été suspendu de ses fonctions de maire de Dakar, comptait sur l’autorité qu’elle avait et ses liens pour une frange des Lébous et parmi les plus âgés. Plusieurs mois avant le début de la campagne, Blaise arriva à Dakar, par bateau et allant rapidement au contact de l’électorat. Dès son arrivée, il se rendit devant la Grande mosquée pour présenter immédiatement ses respects aux dignitaires de la collectivité Lébou dont l’imam Assane Ndoye, Youssou Bamar Guèye ou plus tard un certain Gornarou Guèye qu’il avait permis d’être élu, Chef supérieur de la Collectivité Lébou. Pour prendre des voix à Saint Louis, Il rencontra ensuite d’autres personnalités dont Galandou Diouf, Mody Mbaye, Thiécouta Diop et voyage avec ses lieutenants pendant des semaines le long du chemin de fer Saint-Louis, dans le sens de l’autre visitant villes et villages. L’activité intense déployée par Diagne ainsi que les déplacements et les réunions publiques lui donnaient une longueur d’avance et lui permettaient de rallier les suffrages de nombre de ses concitoyens. « Blaise est le seul candidat qui fasse réellement campagne avec une énergie telle qu’il attire l’attention de toutes parts. S’il est élu, il n’aura rien négligé. Il est le seul à mener une campagne comme elle l’aurait été en France. Il parle souvent, a organisé des comités, a un journal, a posé des affiches longtemps et les change souvent », admettait Heimburger. Blaise Diagne remporte le premier tour de l’élection le 26 avril avec 1910 voix contre 671 pour le métis influent et député sortant François Carpot, le candidat français Henri Heimburger totalise (668) et François Marsat (516). Malgré une série de manœuvres visant à invalider les résultats du scrutin, Diagne obtient cette majorité pour le deuxième tour fixé le 10 mai 1914. Sur les 8 677 électeurs, il obtiendra 2424 voix contre Heimburger (2249) et Carpot (472). Le tour était joué. Il devient en 1914 le premier Africain noir membre d’un Parlement en Europe. Une révolution.
UNE VICTOIRE QUI SECOUA TOUTE UNE COMMUNAUTE.
La victoire de Blaise Diagne secoua toute une communauté. De Paris, des télégrammes du ministère des Colonies stupéfaits demandent des explications. Des plaintes venant spécialement des négociants de Bordeaux s’abattaient sur le bureau du gouverneur général William Ponty. Des lettres de félicitations provenaient toutefois de groupes sénégalais en Côte d’Ivoire, au Dahomey, en Guinée et les autres colonies Cet évènement marquera le point de départ de la politique contemporaine. Antérieurement dominée par les intérêts français et créoles, les Quatre communes du Sénégal trouvèrent un nouveau représentant et un chantre des droits africains. Il obtient plus tard pour les habitants des quatre communes la citoyenneté en échange de leur conscription en 1916. Membre du groupe Union républicaine-socialiste animé par le franc-maçon Maurice Viollette, il est réélu sans interruption jusqu'à sa mort, malgré des campagnes systématiquement hostiles de ses adversaires, qui n'aiment pas voir un Africain à la Chambre, d'autant que celui-ci est aussi le maire de Dakar.
« NOUS RECLAMONS LE DROIT DE SERVIR AU MEME TITRE QUE TOUS LES CITOYENS FRANÇAIS »
En 1917, lors d'un débat en comité secret, après l'échec de l'offensive Nivelle au chemin des Dames (avril 1917), le député Diagne expose devant les députés comment les troupes noires furent utilisées par l'état-major français (Mangin) comme de la chair à canon. La même année, il défend la pleine citoyenneté des électeurs du Sénégal, déclarant ainsi : « Si nous pouvons être ici pour légiférer, c'est que nous sommes citoyens français et si nous le sommes, nous réclamons le droit de servir au même titre que tous les citoyens français », lançait-il. Après son élection, Diagne s’adapte rapidement aux rigueurs de la vie intellectuelle parlementaire et en peu d’années, il devint l’un des meilleurs orateurs de la chambre des députés.
20 ANS DE DOMINATION DE LA VIE POLITIQUE DU SENEGAL
Blaise Diagne va adhérer à la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) en décembre 1917 et y restera moins d'une année et demi. Il est alors nommé par George Clemenceau en janvier 1918 commissaire général chargé du recrutement indigène, qui, sans le titre, lui donne des responsabilités de nature gouvernementale. Il organise avec succès le recrutement militaire pour la guerre 14-18. De février à août 1918 et de Dakar à Bamako, il essaye de convaincre les habitants de l'Afrique-Occidentale française et de l'Afrique Équatoriale française de venir se battre en France tout en leur promettant surtout la citoyenneté française aux combattants après la guerre. Les primes aux recruteurs sont aussi fortement augmentées. Il réussit à mobiliser 63 000 soldats en Afrique-Occidentale française (AOF) et 14 000 en Afrique-Équatoriale française (AEF). Si Diagne a été accusé de trahison pour avoir amené des Africains combattre aux côtés de la France pendant la première guerre mondiale, d’autres le louent pour avoir renforcé la position des « peuples de couleur ».
Au moment où dans les milieux coloniaux conservateurs, il est jugé trop pro-africain et hostile à l’administration. Blaise Diagne profitera des conditions spéciales du conflit pour arracher au Parlement la loi du 29 septembre 1916 qui reconnaissait définitivement la citoyenneté française aux originaires des « quatre communes », sans les soumettre au Code civil ni leur faire perdre leur statut personnel. En 1920, il est élu maire de Dakar. Il revient ensuite au Parti républicain-socialiste, puis passe chez les indépendants de Georges Mandel. En 1922, il se signale une nouvelle fois au parlement en prenant la parole au lendemain du scandale sportif concernant le boxeur Battling Siki, originaire du Sénégal, et dépossédé de son titre après sa victoire sur Marcel Carpentier par la fédération française. Celle-ci reviendra sur la décision de l’arbitre. Siki a gagné par KO et l’arbitre l’a déclaré perdant. Mais les protestations du public contre cette injustice flagrante l’ont conduit à redonner la victoire à Siki.« Si je m’exprime aujourd’hui » dira Diagne, « c’est pour que ce genre de choses ne se reproduise pas à l’avenir. Il est inconcevable qu’on ait privé Siki de sa victoire simplement parce qu’il est Noir ». Il devient officiellement le premier ministre africain de la République française comme sous-secrétaire d'État aux Colonies de janvier 1931 à février 1932, dans les trois premiers gouvernements de Pierre Laval. Réélu au poste de député en 1919, 1924 et 1928 et 1932, Blaise Diagne s’éteint à l’âge de 62 ans à Cambo-les Bains (en France). Il reposera à l’entrée du cimetière musulman de «Bétoir » de Dakar. Pour la postérité, son nom a été donné à l’une des plus grandes avenues de Dakar (Ex avenue Clémenceau), à un lycée Blaise Diagne mais aussi à l’aéroport international Aéroport International Blaise Diagne que lui donnera le Président Abdoulaye Wade.
LES PARTIES PRENANTES ETALENT REVENDICATIONS ET SUGGESTIONS
«Ndeup» autour de l’extension de la zone d’exploitation - Afin de trouver des pistes de solution aptes à relancer l’exploitation des phosphates, dans le strict respect des ; les diverses parties prenantes ont échangé au cours d’une rencontre avec l'Etat
Afin de trouver des pistes de solution aptes à relancer l’exploitation des phosphates, dans le strict respect des ; les diverses parties prenantes ont échangé au cours d’une rencontre pilotée par le ministre de tutelle, en l’occurrence Birame Soulèye Diop, ministre de l’Energie, du pétrole est des mines.
A mesure que la tension montait cependant, les arguments des contestataires ont été plus vivaces. De l’avis de Sankara Ba, coordonnateur du mouvement « Fouta Insoumis », l'exploitation des phosphates de Ndendori, Hamady Ounaré et Orkadiéré a eu de nombreuses conséquences néfastes sur le plan social et environnemental. Selon lui, « les impacts négatifs sont visibles à cause des mauvaises conditions atmosphériques, la diminution des eaux souterraines et la déforestation (...), l'insécurité alimentaire, la désertification, l'érosion des sols ainsi que l’apparition de maladies (infections respiratoires). Sans parler des méfaits enregistrés sur le plan social et économique qui se sont traduits par une perte des terres et des déplacements».
Après la déclaration de Djibril Diawara sur l'état des lieux, durant la rencontre présidée par le ministre de l’Energie, du pétrole et des mines, les représentants des impactés se sont appesantis sur les doléances des populations. Informant que «pendant 10 ans d'exploitation, aucune redevance minière et aucune contribution locale sérieuse si ce n'est un forage construit à Ndendori et une case des tout-petits à Wendou Bosséabé, n’ont été enregistrées».
Appelant la société d’exploitation à plus d’implication, à travers des financements de projets structurants autour du développement local appuyés sur la RSE, ils demandent aussi que des efforts soient consentis dans le cadre de la promotion de l'employabilité des jeunes et l'autonomisation des femmes... Dans la même verve, ils réclament un respect des dispositions du code du travail, du code minier et de la santé publique. Ce, en plus de la construction d'un hôpital de niveau 2 dans la zone et la prise en charge totale des malades impactés à travers l'adhésion à une couverture médicale universelle et de la revue à la hausse des impasses pendantes assujetties à l'occupation des terres. Et sur le registre des attentes formulées, figurent la construction d’infrastructures sociales de base, la mise en place d’une clôture verte pour lutter contre la pollution de l'air et de l'environnement, la réhabilitation effective et systématique des sites déjà exploités qui représentent un risque pour les animaux et les populations à cause des eaux infectées par les produits toxiques.
Apportant des éclaircissements par rapport à la situation qui a conduit «au blocage du payement des indemnités », les maires de Ndendori Bassirou Doro Ly et de Hamady Ounaré Amadou Samba Kane, ont relevé « des enregistrements fictifs d'individus qui se sont déclarés propriétaires terriens alors qu'ils ne le sont pas ». Par rapport au contentieux, l’édile de la ville d’Ounaré a tenu à renouveler une proposition « en appelant la SOMIVA à faire l'effort d'indemniser les 127 hectares qui ne sont pas cultivés avec le même taux que les surfaces cultivées ».
Le maire de Orkadiéré Daouda Dia qui se désole de la situation, déclare pour sa part que le problème auquel les acteurs sont confrontés renseigne en réalité que les attentes des populations à l'endroit de la SOMIVA, sont largement en deçà des espoirs. « Une société minière quand elle s'installe, les populations s’attendent à un développement et non à l'appauvrissement et des difficultés. Les terres qu'on veut indemniser ne sont pas des terres simples parce qu'elles sont des sociétés familiales, des terres qui sont nourricières depuis les ancêtres et qui seront cultivées encore par d'autres générations », clame-t-il avant d’ajouter qu’ « on ne peut priver à un chef de famille son exploitation de survie contre 500 mille francs ou 1 million». Qui plus, a-t-il dit, « A-t-on évalué l'impact social et les conséquences que cela va entraîner dans le futur ? » Face à la question qu’il s’est posée, l’ancien ministre de l’Elevage a demandé de «construire la réflexion sur le volume des terres dédiées à l'extension car si, pour le moment, l'exploitation n'enrôle que les terres des communes de Ounaré et Ndendori, la diligence veut qu'on porte attention à la commune de Orkadiéré car les 127 hectares se trouvent bien dans cette collectivité». Fort du fait, le maire Daouda Dia a appelé la SOMIVA à s'inscrire dans la dynamique d'indemniser les propriétaires terriens en fonction de la valeur d'une société familiale de survie et non la valeur du terrain.
IBRAHIMA SARR, DIRECTEUR GENERAL DE LA SOMIVA « La SOMIVA qui veut qu'on reste en communauté, est toujours disposée à discuter pour trouver des accords »
«C'est normal que des situations de la sorte se présentent au niveau des communautés minières où les intérêts occupent une place importante. Partout dans le monde, on enregistre des divergences au niveau des zones minières (... ). Dans les discussions, il est fait état du manque d'information (de la SOMIVA), même s'il reste conséquent que la société ne peut avoir l'obligation d'informer tout le monde. S'agissant de l'obligation légale, on convient qu'aucune société ne peut procéder à une exploitation sans avoir au préalable fourni une étude environnementale et sociale au départ. En avril 2014, je suis venu dans la région et la SOMIVA a respecté toutes les procédures du code minier et celui de l'environnement. Avec Bassirou Doro Ly, le maire de Ndendori à l'époque député à l'Assemblée nationale, nous avons organisé une audience publique présidée par le préfet du département de Kanel et conformément à la loi, les travaux ont été approuvés et remis au ministère de l'Environnement qui nous a fourni un certificat de conformité. Nous avons commencé à faire venir les machines au niveau de la mine. La SOMIVA qui est une société qui fonctionne en partenariat avec de grands cabinets ne saurait faire fi des obligations légales, moi-même je ne l’accepterai pas. S’agissant du problème des indemnisations, conformément au texte juridique (charte), une commission départementale, dont nous ne faisons pas partie, a été constituée. Cette commission a travaillé et nous a remis un document. Dès lors qu'on indexe aujourd'hui la procédure, la SOMIVA qui veut qu'on reste en communauté, est toujours disposée à discuter pour trouver des accords. Nous avons déjà mis à disposition 99 millions pour les impactés des 66 hectares, si cela est jugé insuffisant, nous avons toujours la possibilité de discuter. Les partenaires veulent qu'il y ait la paix ici et les informations qui sont distillées, ne nous aident pas. Le groupe qui investit ici, investit près de 1 milliard de dollars dans le monde, Nous avons discuté et ils (les responsables) m'ont dit qu'ils n'ont jamais dit qu'ils ne le font pas, mais ce qu'ils veulent, c'est la sérénité. Ce qui fait que nous devons taire nos divergences, ouvrir des discussions et s'accorder sur l'essentiel. Au plan social, avant que je ne déroule les travaux, j'ai fait mes propres investigations pour m'enquérir des faiblesses de la région. La SOMIVA veut aider, cependant les actions sont contrecarrées par la présence de beaucoup de voix de divergences, ce qui ne rassure guère l'investisseur, nous sommes une communauté qui doit cristalliser le dialogue. Nous sommes dans la logique de la continuité de l'action sociale et si l'on dit que nous n’avons rien fait, cela me fait rire car nous avons déroulé plusieurs actions. La SOMIVA a beaucoup fait, mais ce n’est pas suffisant. Nous sommes restés un an sans travailler, c'est difficile à supporter sur l'économie, les emplois et les recettes, il faut qu'on construise un esprit de communauté, ce qui reste, nous continuerons la réflexion avec les trois maires des communes impactées».
LE MINISTRE BIRAME SOULEYE DIOP AU FRONT
L e ministre de l’Energie, du pétrole est des mines qui s’est déplacé sur le terrain à cause du contentieux, a, après la visite de la zone d’extension à l’origine de la discorde, tenu une rencontre avec les impactés, les maires, les chefs de village de Ndendori, Waly Diala, Wendou Bosséabé, les représentants des jeunes et des femmes. Ce qui lui a permis de s'enquérir du différend qui oppose depuis 18 mois la société SOMIVA, exploitante des phosphates de Matam aux impactés de l’extension d’une zone d’exploitation qui porte sur une superficie de 193 hectares, dont 66 hectares sont couverts par des activités agricoles, les 127 autres hectares étant dévolus au pâturage des animaux. Se fondant sur les déclarations des différentes parties prenantes, les observations de terrain et des informations à sa disposition, le ministre a demandé aux différents acteurs d'avoir une réflexion plus large en demandant à la SOMIVA de s'ouvrir à des discussions, dont elle est d'ailleurs tout à fait favorable de l’avis de son directeur général. L’autorité qui en appelle à une meilleure lisibilité de la question, a déclaré qu’en dehors des 66 hectares couverts par des activités agricoles, il s’agira de procéder à la prise en compte de la zone de 127 hectares dans l’assiette d'indemnisation. « Cette zone n'est pas assise sur la surface agricole, mais on comprend que cette terre est la terre de vie, la terre des ancêtres où l'élevage a été fait, le pâturage a été cherché et où les troupeaux sont allés paître pendant des siècles. Voilà, pourquoi il ne peut pas manquer qu'on l'intègre ». En plus, « on ne peut pas accéder au sous-sol sans passer par le sol, voila pourquoi il faudrait trouver une lisibilité. Nous sommes sur une terre, un sous-sol qui renferme du phosphate de qualité et pour y accéder, il faut passer par le sol sur lequel il y a des communautés qui s'y sont établies depuis bien des années et qui y exercent vie et commerce (habitat, agriculture et élevage) », explique t-il.
RE-PEAUFINER ET REQUALIFIER LA LISTE DES IMPACTES
Au niveau des communes d’Ounaré, Ndendori et Orkadiéré, l’une des préoccupations majeure demeure le nombre d'impactés. Quand la liste a été ouverte, les inscrits sont passés de 210 à 1800 impactés. Quand on fait le ratio sur 193 ha, on se rend compte que chaque impacté se retrouve avec 1000 m2, ce qui est techniquement impossible de l’avis du ministre qui a demandé de « repeaufiner et requalifier la liste des impactés pour trouver une solution à ce problème de la manière la plus claire ». Sur le sujet, il a réclamé aux autorités administratives de la région une liste comprenant les contacts et les adresses exactes des personnes impactées et un travail juste et transparent de toutes les parties concernées.
LE BRAS DE FER SE POURSUIT AUTOUR DES PHOSPHATES À MATAM
Promesses de développement économique et de créations d'emplois d'un côté, pertes de revenus et dépossessions foncières de l'autre : tel est le dilemme posé par l'exploitation dans la localité depuis 2014
Le contentieux autour des indemnisations qui oppose des propriétaires terriens à la Société minière de la vallée (SOMIVA) en charge de l’exploitation des phosphates est au centre de toutes les préoccupations. Raison suffisante pour revenir sur l’écheveau d’une situation qui questionne le rapport des populations à leur territoire face à l’expansion de la mine prévue par la société exploitante. Tout un imbroglio qui s’inscrit dans la page inédite de l’histoire de l’exploitation des phosphates de Matam (nord-Sénégal) dans le département de Kanel où voilà presque 18 mois, les travaux sont aux arrêts à cause d’un désaccord relevant d’une compense entre des impactés et la société exploitante sur l’extension d’une zone d’exploitation qui porte sur une superficie de 193 hectares.
Le gisement de Dendori et Wali Diala délimité par les villages de Dendori, Polel Awlubé et Wendou Bosséabé, communément appelé « phosphates de Matam » est situé à 65 km au sud-est de la ville de Matam. Malgré les premiers indices de phosphate reconnus depuis 1936, le gisement ne sera découvert qu'en 1984 avec une réserve géologique de plus de 40,5 millions de tonnes de phosphate de qualité, pulvérulent et dépourvu d'éléments pénalisants comme les cherts (silex). Il s’agit en effet de la petite mine dont l’exploitation exécutée par la Société d'études et de réalisation des phosphates de Matam (SERPM), a commencé à partir de mai 2008, avec comme objectif de départ : la transformation de prés de 3 millions de tonnes de minerais bruts en granulées de phosphates pour donner un coup de pouce à la Grande offensive agricole pour la nourriture et l'abondance (GOANA). Ce, en relation avec le projet du président de la République de l’époque, Me Abdoulaye Wade qui ambitionnait à travers la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana), «d’augmenter la production agricole pour les principales cultures consommées au Sénégal afin d’assurer plus rapidement la sécurité alimentaire, de réduire la dépendance nationale aux importations et ainsi de garantir la souveraineté alimentaire».
Fortement motivé par « la concrétisation de sa réflexion », il procédera deux années après, en janvier 2010, à l’inauguration officielle de l’usine de granulation des phosphates de Matam en présence du président du Sénat, de plusieurs ministres du gouvernement et d’autorités administratives et politiques. Un acte jugé par le président du Conseil régional de Matam comme étant la réalisation d’une « prophétie », un événement historique qui balise « les différents mécanismes d’une mutation de la région en pôle de développement économique et industriel»
Pour le président Wade, «ces phosphates qui demeurent une ressource exceptionnelle, d’un intérêt stratégique, vont transformer cette région et même le Sénégal ».
Dans l’article paru dans le journal Sud Quotidien du 11 janvier 2010, il fera remarquer que les premiers travaux ne constituaient que les premiers jalons d’une exploitation à forte échelle. Pour dire que «ceci n’est qu’un premier pas, des investissements importants vont l’accompagner et ils vont permettre de distribuer des revenus dans cette région à travers les travailleurs et leurs salaires, mais aussi des emplois particulièrement aux jeunes ». Une richesse inestimable, de son avis, susceptible d'être exploitée pendant plus de trente ans, qui offre à la région un atout et un avantage compétitif incommensurable, surtout si elle est articulée à l'autre mamelle nourricière que constitue l'agriculture avec le potentiel important en terres irrigables, en eau de surface et ensoleillement propre à la contrée. Pour le transport de la production, l’option de la route avait été retenue en exclusivité, même si au demeurant l’exportation se ferait à partir des ports de SaintLouis et Dakar. «Le port de Saint Louis va être construit à partir de l’année prochaine, mais nous avons aussi le port de Dakar et l’accès va être utilisé par la route LinguèreMatam que nous voulons terminer dans les plus brefs délais avec tous les ponts que cela comporte», avait déclaré le président d’alors. Un document mis à disposition, en 2010, renseignait que les phosphates de chaux de Matam qui accusent une solubilité formique (en pourcentage du poids total) de 72,80 %, nettement supérieure au seuil de 55 % défini par la Commission des Communautés Européennes (CCE) sont aptes pour une utilisation directe en agriculture. Du coup, le produit matamois se retrouve en meilleure position par rapport aux autres phosphates produits au Sénégal et en Afrique de l'Ouest. Le Tilemsi du Mali faisait 61,21 % de solubilité, l'Arli du Burkina Faso 49,29 %, le Taoun du Niger 36,10 % et le Taïba du Sénégal 41,57 %. Ce qui explique la positivité dès les premières années, des essais de fertilisation directe des phosphates de Matam sur certains végétaux dont le résultat est comparable à celui du super triple industriel.
Comme le prédisait le président Wade, l’exploitation de la petite mine exécutée par la Société d'études et de réalisation des phosphates de Matam (SERPM), n’avait posé que les premiers jalons d’une exploitation à forte échelle, selon sa perception, les premiers pas à base d’importants investissements (…). Cela s’est confirmé, en 2014, avec l’arrivée de la Société minière de la vallée du fleuve (SOMIVA), un consortium de puissantes entreprises étrangères qui a injecté plusieurs milliards dans la filière des phosphates de Matam en l’occurrence sur la grande mine dont les réserves sont estimées à plus de 135 millions de tonnes. « La cadence d’exploitation à grande échelle était entamée, par les exploitants qui ambitionnaient de produire plus d’un million de tonnes de phosphate par jour ».
L’exploitation du phosphate a généré des changements dans l’occupation de l’espace
De 2014 à nos jours, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Comme dans toutes les zones minières, l’exploitation du phosphate a généré des changements dans l’occupation de l’espace, l’accès à la terre et aux pâturages pour les agriculteurs et les éleveurs. Dans les communes de Ndendori, Ounaré et Orkadiéré l’extension de l’assiette minière, au regard des populations riveraines, constitue à leur endroit «une perte économique du fait que l’emprise du territoire les prive de leurs activités traditionnelles qui tournent autour de l’élevage et de l’agriculture ». Ainsi, en appellent-elles à « la perception d’une indemnisation conséquente en guise de dédommagement ». Une décision de taille vaillamment portée par plusieurs regroupements de défense des intérêts des populations, à laquelle sont venues se greffer d’autres revendications, ayant trait à l’environnement, à la santé publique, au contenu local et à la RSE (Responsabilité sociétale d’entreprise).
ON POUVAIT CONFIER ÇA AUX ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES
La décision prise par l’Etat de confier la distribution des semences et engrais à l’armée en relation avec le ministère de l’Agriculture n’est pas très bien appréciée par certaines organisations paysannes.
La décision prise par l’Etat de confier la distribution des semences et engrais à l’armée en relation avec le ministère de l’Agriculture n’est pas très bien appréciée par certaines organisations paysannes. En effet, selon le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr), cette tâche devrait être attribuée aux organisations professionnelles agricoles qui ont un ancrage réel sur le terrain.
Dans le cadre de la préparation de la campagne agricole 2024, le nouveau gouvernement a pris un certain nombre de mesures notamment la distribution des semences par l’armée en relation avec le ministère de l’Agriculture. Une décision qui n’est pas appréciée par le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr) qui pense que l’Etat pouvait confier cela aux organisations professionnelles agricoles. « On pouvait responsabiliser les organisations professionnelles agricoles qui ont un ancrage réel sur le terrain, accompagnées des forces de défense et de sécurité dans cette distribution. Ils ont été toujours membres des commissions de distribution. Je pense que l’innovation serait de mettre à l’épreuve les organisations professionnelles pour voir ce dont elles sont capables de faire tout en étant assistées par des forces de défense et de sécurité. Parce que nous connaissons à notre niveau qui produit et qui ne produit pas », a soutenu le porte-parole du Cncr Sidy Ba.
Pour lui, confier la distribution des intrants à l’armée, c’est comme si les organisations paysannes qui sont sur le terrain ne peuvent pas régler leurs problèmes ellesmêmes. Revenant sur le quota attribué aux gros producteurs, Sidy Ba relève que toutes les grandes magouilles sont opérées au niveau de ce quota. « Le gros producteur est supposé avoir les moyens pour respecter la planification de ses activités annuelles. Il est supposé avoir ses propres semences et engrais et acheter son tracteur. Il faut subventionner les producteurs organisés au moins en coopérative qui ont une base de données reconnue par les services de l’Etat. Ce sont les coopératives qui méritent d’être aidées. On a des membres répertoriés et bien connus, aujourd’hui si on nous donnait 50 tonnes dans ce quota, on pourra le distribuer à nos membres sans pour autant qu’il ait les gros bonnets qui sont des marabouts et des responsables politiques », suggère-t-il.
Par ailleurs, il invite l’Etat à mettre les intrants à temps à la disposition des commissions de distribution et de revente et les vendre à des prix supportables. Aussi, demande-t-il aux autorités d’appuyer davantage les efforts des paysans en soutenant le prix au producteur. « L’année dernière, l’arachide a été acheté à 280 francs le Kg. S’ils nous font une subvention de 200 francs, cela nous fera 480 francs et ainsi ils feront mieux que les Chinois.
Pour finir, le Cncr apprécie la décision prise par le Président de la République Bassirou Diomaye Faye relative à la révision de la loi d’orientation sylvo pastorale ainsi que l’organisation d’un Conseil d’orientation sylvo agro pastoral.
L'ECONOMIE DU LIVRE EST DIFFICILE
Felwine Sarr, écrivain sénégalais non moins économiste s’exprime sur la question de l’impact que crée la crise économique sur l’édition, c'était lors de la première rentrée littéraire de la maison d’édition «Jimsaa»
La maison d’édition «Jimsaa» organise depuis le mercredi 8 mai plus précisément, sa première rentrée littéraire. A cette occasion, Felwine Sarr, écrivain sénégalais non moins économiste s’est exprimé sur la question de l’impact que crée la crise économique sur l’édition. Interrogé par Sud Quotidien, il confie que « L'économie du livre est difficile»
Pouvez-vous revenir sur la quintessence de la rentrée littéraire de la maison d’édition «Jimsaan»?
L'idée de cet évènement, c'est après 10 ans d'existence de venir présenter un certain nombre d'auteurs que Jimsaan a publié et de créer une chaîne littéraire vers un lieu de débat autour de romans, en invitant les auteurs et en faisant en sorte qu'on puisse les interroger en entrant en profondeur dans leurs œuvres, dans leurs esthétiques et dans leurs propos. On a présenté quatre auteurs hier (jeudindlr), et aujourd'hui on en présente deux et demain un. On veut contribuer à l'animation de la vie intellectuelle et culturelle du pays, en proposant justement des discussions autour de la littérature et des essais issus du travail que l'on fait depuis un certain nombre d'années.
D’où est venue l’idée de mettre sur pied cette maison d’édition « Jimsaan » ?
Avec Boubacar Boris Diop et Nafissatou Dia, il y a plus de 10 ans, on était trois auteurs Sénégalais qui publiaient à l'étranger et on estimait qu'on pouvait créer une maison d'édition exigeante et de qualité sur le continent, au Sénégal, pour que nous soyons pas tous obligés, si on veut une publication de grande qualité, de nous faire éditer à l'étranger. C'est ça le début de l'idée. Et puis, on a vu aussi des textes importants qui ne circulaient plus comme Malick Fall, « La plaie », « Comment philosopher en islam ? » de Souleymane Bachir Diagne. Il y avait tout un travail de réédition à faire pour faire ré-exister les textes. Aussi, un travail de repérage pour découvrir de jeunes auteurs comme Mouhamed Mbougar qui est devenu aujourd'hui incontournable mais c'était aussi de poser un regard sur la scène, sur les auteurs qui émergent et de les accompagner.
Quelles sont les attentes ?
De découvrir beaucoup d'auteurs du continent qui ont du talent qui ne demandent juste qu'à entrer dans une structure qui les encadre, de porter aussi un regard sur le monde à partir d'ici et aussi d'accueillir des voix du monde qui ne sont pas des voix africaines, qui veulent entrer en dialogue avec nos préoccupations et nos questions.
Quid de l’impact de crise économique sur l’édition en général ?
C'est extrêmement difficile, parce que l'économie du livre est difficile. Les livres sont chers pour les bourses et les pouvoirs d'achat. Il faut minimiser les coûts, les faire circuler, les distribuer mais en même temps en minimisant les coûts à l'extrême on risque d'avoir des produits de toute mauvaise qualité. On essaie de trouver un équilibre entre la qualité, l'exigence et le prix. On s'est fixé une règle, c'est de vendre tous nos livres en dessous de 10 000F. Il se vend à 6500F, 7000F, 8000 mais les livres de 380 pages, on essaie de les vendre en dessous du seuil de 10 000 F CFA