LE MOUVEMENT «DEMAIN, C’EST MAINTENANT» INTERPELLE LE GOUVERNEMENT
Dix mois après l’alternance démocratique du 24 mars 2024, suivie des législatives anticipées du 17 novembre 2024, le mouvement «Demain C’est Maintenant» (DCM) s’est exprimé pour analyser la situation politique, économique et sociale du Sénégal

Dix mois après l’alternance démocratique du 24 mars 2024, suivie des législatives anticipées du 17 novembre 2024, qui ont consolidé la majorité parlementaire du parti au pouvoir, le mouvement «Demain C’est Maintenant» (DCM) s’est exprimé dans une déclaration de presse pour analyser la situation politique, économique et sociale du Sénégal, dans un communiqué de presse.
Dans ce contexte de transition politique réussie, DCM a salué le respect des principes démocratiques mais a insisté sur l’urgence de relever les défis qui persistent. Parmi les priorités soulignées figurent la réduction de l’endettement, la modernisation de l’agriculture pour assurer l’autosuffisance alimentaire, l’industrialisation, l’emploi des jeunes, l’autonomisation des femmes, la lutte contre la pauvreté et l’amélioration de l’accès à une éducation et une santé de qualité. Le mouvement s’est prononcé en faveur de la suppression du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT), deux institutions jugées peu productives. Toutefois, DCM a plaidé pour la création d’une nouvelle institution consultative basée sur un consensus national.
En revanche, DCM a exprimé une vive inquiétude face aux atteintes aux libertés fondamentales. Il a dénoncé les convocations et détentions répétées d’opposants, leaders d’opinion et journalistes. Le mouvement a également critiqué la récente décision du ministre de la Communication d’établir une liste restreinte des « médias reconnus », qualifiée de mesure anticonstitutionnelle portant atteinte à la liberté de la presse et au droit à l’information des citoyens.
DCM s’est fermement opposé aux actions des forces de l’ordre contre Barthélémy Dias, maire de Dakar, lors de sa tentative de tenir une conférence de presse dans les locaux de l’Hôtel de Ville. Qualifiant cet acte de « violation du sanctuaire municipal », le mouvement a rappelé que les maires, élus au suffrage universel direct, méritent respect et considération.
Un appel à l’action et au dialogue
Fidèle à son rôle d’opposition constructive, DCM a réitéré son engagement en faveur de la défense des libertés et du dialogue inclusif. Le mouvement a plaidé pour une modernisation de la gestion des collectivités locales et pour des actions concrètes permettant de répondre aux aspirations des populations confrontées à des conditions de vie difficiles. La DCM a appelé le gouvernement à transformer 2025 en une année de progrès économique et social, tout en souhaitant aux Sénégalais une fin d’année paisible et prospère.