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4 avril 2025
Éducation
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SAMBA GUEYE, L'ENFANT MIRACLE DU SÉNÉGAL
Il sourit à la vie malgré les 77 interventions chirurgicales qu'il a subies. Le jeune homme de 15 ans incarne la résilience face à un accident domestique qui aurait pu lui coûter la vie. Son histoire fait désormais l'objet d'un livre
Dans interview accordée à l'émission "Soir D'info" de la TFM le jeudi 28 novembre 2024, Samba Gueye, âgé aujourd'hui de 15 ans, a partagé son parcours remarquable de résilience et de courage face à l'adversité.
À l'âge de trois ans, alors qu'il vivait à Joal, Samba a accidentellement ingéré de la soude caustique, localement connue sous le nom de "Ré" en wolof. "C'est ainsi que je suis tombé malade, que mon œsophage s'est brûlé et j'avais des problèmes d'alimentation", a-t-il confié au présentateur Cherif Diop.
Face à cette situation critique, sa mère Mariem a fait preuve d'une détermination extraordinaire. "Ma mère me mettait dans un bassin où elle mettait de l'eau et du sel", se souvient Samba, évoquant les premiers soins prodigués pour maintenir son corps en vie. Après deux mois sous perfusion à Joal, il a été transféré dans plusieurs hôpitaux de Dakar, où une sonde gastrique lui a été posée, qui s'est malheureusement bouchée quelques semaines plus tard.
Le tournant de son histoire survient grâce à sa rencontre avec Cya Cloté, qu'il décrit comme "une grande femme, une femme d'honneur qui aime l'Afrique mais aussi l'Europe". Cette dernière a permis son transfert en Allemagne, où il a subi 77 opérations chirurgicales en dix ans. "À l'hôpital, c'était comme une troisième famille", témoigne-t-il.
Son séjour en Allemagne a été marqué par des moments intenses, notamment sa dernière opération particulièrement risquée. "On m'avait dit que c'était une opération très très difficile et très compliquée, et que ça pouvait même aller à la mort", explique-t-il. Son histoire a tellement ému qu'elle a fait la une de la presse allemande et lui a valu une rencontre avec le président allemand de l'époque.
Aujourd'hui, Samba porte un message d'espoir pour les autres enfants confrontés à des épreuves similaires : "Après chaque opération, je souriais [...] chaque enfant, chaque personne a le droit de rêver. L'empêchement d'une maladie ne veut pas dire que tu n'as pas le droit de rêver."
Son histoire fait désormais l'objet d'un livre publié aux éditions Feu de Brousse, dans la collection "Histoire de vie", une initiative visant à préserver la mémoire des parcours exceptionnels au Sénégal.
DES ASSISES SUR L’ENSEIGNEMENT CORANIQUE CONVOQUEES
L’annonce a été faite par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui présidait hier, jeudi 28 novembre, la Journée nationale des daaras. Cette rencontre permettra de passer au peigne fin tous les problèmes du secteur.
Des assises sur les daaras seront convoquées prochainement. L’annonce a été faite par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui présidait hier, jeudi 28 novembre, la Journée nationale des daaras. Cette rencontre permettra de passer au peigne fin tous les problèmes du secteur.
La Journée nationale des daaras (écoles coraniques, en wolof), la troisième édition du genre, a été tenue hier, jeudi 28 novembre 2023, sous la présidence du chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye. C’était l’occasion d’amorcer l’analyse des problèmes du secteur. Pour le chef de l’Etat, «il serait injuste de taire les défis qui ternissent parfois l’image des daraas et leur noble vocation. Le phénomène de la mendicité forcée des enfants et souvent visible dans nos rues constitue une déviance qu’il faut corriger par rapport à l’esprit originel des daaras».
Dès lors, le président Diomaye Faye annonce déjà la convocation des premières assises nationales des daaras. «Ces assises qui réuniront tous les acteurs concernés, éducateurs, décideurs politiques, familles religieuses, partenaires techniques et financiers, auront pour mission de réfléchir à une refonte en profondeur du système des daaras». Il s’agira, dans le cadre de ces assises, estime le président de la République, «de repenser leur place dans le système éducatif national. Afin de garantir une équité totale entre tous les enfants sénégalais, quelle que soit leur voie éducative».
«LA RÉFORME DES DAARAS NE VISE PAS À LES DÉNATURER, MAIS…»
Selon toujours le chef de l’Etat, les assises nationales sur daaras permettront «de diversifier le contenu pédagogique, en introduisant des disciplines modernes telles que les mathématiques, les sciences, les langues étrangères et les compétences techniques, pour préparer les jeunes à un monde en constante évolution». L’objectif de cette rencontre est également «de créer un cadre institutionnel et financier stable pour soutenir les daaras à travers notamment des partenariats publics privés et en appui inclus de l’État».
Rassurant les participants, Bassirou Diomaye Faye a indiqué que «la réforme des daaras ne vise pas à les dénaturer, mais à leur permettre de répondre avec efficacité et pertinence aux exigences de notre époque, tout en préservant leur âme et leur vocation première». Convaincu de la nécessité de cette réforme, il cite, en exemple, les daaras modernes. «Déjà, les daaras modernes témoignent de leur capacité à s’adapter et à exceller. Les succès éclatants des ‘’ndongo daaras’’ (apprenants, ndlr) lors des compétitions internationales de mémorisation et de récitation du Saint-Coran en sont une preuve éclatante. Ces jeunes garçons comme filles font honneur à la Nation», s’est-il réjoui.
LES DAARAS MODERNES, DES EXEMPLES DE RÉUSSITE
Le président de la République juge ainsi que les «élèves portent haut le flambeau de l’excellence sénégalaise. Par ailleurs, les élèves issus des daaras qui poursuivent des études classiques dans nos universités et établissements d’enseignement supérieur illustrent la complémentarité qui peut exister entre tradition et modernité. Ces réussites individuelles, souvent méconnues, nous rappellent le potentiel immense des daaras et la nécessité de leur offrir un cadre optimal d’épanouissement»
Il reste convaincu que «la préservation et la valorisation des daaras sont une obligation morale». Mieux, ajoute-il, «elles sont un acte de foi envers notre identité et notre avenir. Ces institutions, bien plus que des écoles, sont des lieux où se transmettent les valeurs de solidarité, de respect mutuel, de justice qui forment le socle de notre société».
Bassirou Diomaye Faye a invité les participants à la rencontre «à œuvrer pour faire des daara un modèle d’excellence éducative et de cohésion nationale. C’est ensemble que nous réussirons à bâtir un Sénégal où chaque enfant, quelles que soient ses origines, quelles que soient ses croyances, pourra s’instruire et s’élever dans la dignité». Enfin, il a jugé que, instituée par décret 2023-225 du 18 janvier 2023, «la Journée nationale des daaras traduit la volonté collective de rendre hommage à ces établissements qui ne sont pas seulement des lieux de transmission du savoir religieux, mais aussi des sanctuaires où se forge l’âme de notre Nation».
VERS UNE CARTOGRAPHIE DES DAARAS
Le Directeur des daaras, Babacar Samb, est revenu sur le Conseil national de concertation autour des daaras, antérieur à la journée d’hier et qui avait pour mission de créer un cadre harmonisé de discussion, de gestion. Parmi les mesures prises lors de ce Conseil national, il y a l’intégration des diplômés des daaras dans le Concours de recrutement des élèves-maitres (CREM). Car ces diplômés sont maintenant capables de concourir à cet examen.
Une autre décision concerne la cartographie des daaras qui sera faite également. Selon Babacar Samb, le budget de cette étude a été mobilisé. Le Comité de pilotage de cette cartographie est installé. Le Directeur des daaras annonce le démarrage, le 15 décembre prochain, des activités de ce comité.
En outre, las acteurs ont convenu que le Projet d’appui et de modernisation des daaras (PAMOD) doit être élargi, par la création de daaras moderne. Babacar Samb souhaite également le renforcement de la formation dans les daaras, en appuyant les apprenants à l’apprentissage professionnel. Les 527 daraas accompagnés par le ministère bénéficieront de cantines scolaires. 600 nouveaux seront sélectionnés pour le même programme. Une certification des enseignements est aussi demandée
L’ANSTS A LA POINTE DE LA REFLEXION
L’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS) s’engage activement dans la recherche de solutions novatrices pour relever les défis liés à la sécurité alimentaire.
L’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS) s’engage activement dans la recherche de solutions novatrices pour relever les défis liés à la sécurité alimentaire. À cet effet, une séance académique s’est tenue le mercredi 27 novembre 2024, sous le thème : « L’agriculture du futur : un condensé de défis scientifiques ».
Face à une population mondiale en constante augmentation, des défis alimentaires pressants se posent, nécessitant des réponses scientifiques urgentes et adaptées. C’est dans cette optique que l’Académie Nationale des Sciences et Techniques du Sénégal (ANSTS) a organisé une séance académique dédiée à l’agriculture du futur, s’inscrivant dans une dynamique de réflexion également adoptée par de nombreuses académies nationales à travers le monde. Cette initiative vise à élaborer des solutions intelligentes pour relever les défis croissants de la sécurité alimentaire.
Lors de cet événement, le professeur Mohamed Ait Kadi, membre de l’Académie Hassan II des sciences et techniques, est intervenu par visioconférence. Il a souligné que l’agriculture du futur devra répondre à trois enjeux majeurs : fournir, en quantité et en qualité, de quoi nourrir plus de neuf milliards d’individus d’ici à 2050, tout en respectant l’environnement et les ressources naturelles ; contribuer à l’atténuation des effets du changement climatique et s’y adapter ; offrir des matières premières pour des usages énergétiques, chimiques ou pour de nouveaux matériaux, en exploitant pleinement la biomasse.
La simultanéité de ces défis impose des transformations profondes dans la manière de concevoir l’agriculture. Le professeur Kadi, également membre du Comité d’orientation de l’Institut Royal des Études Stratégiques (IRES), a insisté sur la nécessité d’intégrer diverses dynamiques dans cette réflexion : les évolutions démographiques et urbaines, les changements climatiques, la disponibilité énergétique, le développement de la bio-économie, ainsi que les priorités socio-politiques émergentes.
Selon lui, la science et la technologie doivent être au cœur des réponses à ces évolutions. Dans un contexte marqué par des mutations agricoles permanentes, la mondialisation des marchés et la modernisation des exploitations, des facteurs comme la productivité, la traçabilité et le respect de l’environnement sont aujourd’hui les moteurs principaux de l’innovation agricole, ou Agritech.
Le professeur Kadi a salué les progrès scientifiques et technologiques réalisés au cours des deux dernières décennies, notamment en génomique structurale et fonctionnelle, en biotechnologie, en analyse de la diversité génétique et en modélisation des écosystèmes végétaux. Ces avancées, fruits d’une réelle synergie interdisciplinaire entre la biologie, la chimie, les mathématiques et la physique ont permis de générer de nouvelles connaissances et techniques agronomiques, ainsi que des produits alimentaires inédits. Par ailleurs, grâce à l’intégration des technologies de l’information, de la communication et de l’intelligence artificielle, l’agriculture entre dans une ère numérique, souvent désignée comme l’agriculture de précision ou agriculture 3.0.
Le mathématicien Diaraf Seck, professeur titulaire de classe exceptionnelle à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, a pour sa part mis en lumière le rôle central des mathématiques dans la recherche de solutions pour l’agriculture du futur. Selon lui, les mathématiques constituent un langage permettant de « faire parler les objets qui nous entourent ». Elles offrent des outils et des méthodes indispensables pour poser des problématiques complexes et y apporter des réponses pertinentes. Il a ainsi affirmé que « face aux défis de la sécurité alimentaire, les mathématiciens ont un rôle clé à jouer en apportant des solutions innovantes ».
LA RÉVOLUTION DES NITTU DAARA
Médias, politique, recherche : les produits des écoles coraniques s'imposent dans des espaces auparavant réservés aux élites issues du système français. Longtemps cantonnés dans des rôles subalternes, ils s'émancipent désormais de l'héritage colonial
Très présents dans les médias, la politique, le secteur privé et dans le monde universitaire, les "Nittu Daara" sont en train de bousculer la hiérarchie et un espace qui était souvent réservé aux produits de l'école française. Et la troisième édition de la journée nationale des daara célébrée aujourd'hui est juste une nouvelle étape dans cet "affranchissement" de ces produits des daara.
Cantonnés depuis longtemps dans des rôles "primitifs" de prise en charge du destin des enfants talibés dans les écoles coraniques, les "Nittu Daara" ne devaient pas sortir de cette "délimitation historique", survivance d'une dichotomie coloniale. Ainsi, l'administration qui était alors fille de cette colonisation devait être composée uniquement de fonctionnaires issus de l'école dite française. Et cette séparation a continué même après les indépendances malgré quelques embellies dans l'enseignement et la diplomatie.
Mais depuis quelques années, force est de constater que les "Nittu daara" sont en train visiblement de faire leur mue au Sénégal. Ils s'affranchissent de plus en plus de cet ostracisme historique. Dans les médias par exemple, ils commentent l'actualité politique. Sortant peu ou prou de leur zone de confort habituelle qui est la prêche et les écoles coraniques, ils donnent de plus en plus leurs points de vue sur les affaires de la cité.
C'est dans ce cadre qu'il y a eu l'avènement de figures médiatiques comme le chroniqueur Bara Ndiaye, élu récemment député. Clivant mais très visible dans l'espace médiatique, ce dernier s'est bâti une réputation grâce à ses analyses politiques et son sarcasme détonnant. Et ses prises de position sur le plan politique en faveur du Pastef ont fait de lui par la force des choses une des figures de proue du "Projet".
D'autres "Nittu daara" comme Mbacké Sylla, Maodo Faye, Mansour Diop, imam Mouhamad Al amine Dramé s'essaient aussi à l'analyse politique et se disputent l'espace médiatique avec les autres chroniqueurs attitrés.
Dans le même ordre d'idées, force est de constater que beaucoup de personnalités issues des daara se sont engagées ces dernières années en politique. Et cet état de fait est plus saillant encore avec le Pastef avec le Mouvement des "Domou Daara" des Patriotes (MODAP) qui est une entité influente de cette formation politique.
Serigne Mboup, symbole d'une "intégration" réussie
D'ailleurs à l'issue des élections législatives, plusieurs parmi eux vont entrer à l'hémicycle. Un acteur politique comme Serigne Modou Boussou Dieng avait même sa propre coalition lors de ces législatives. Mais celui qui incarne à merveille cette "intégration" réussie est sans doute l'homme d'affaires Serigne Mboup. Chef d'entreprise prospère, l'ancien pensionnaire de Koki a réussi aussi son entrée en politique devant le maire de la ville de Kaolack, sans oublier qu'il était aussi candidat lors de la dernière élection présidentielle.
Serigne Cheikh Tidiane Sy «Al Maktou», Sidy Lamine Niasse, Serigne Mansour Sy « Jamil», ces précurseurs
Toutefois, il est important de noter que même si ces figures sont les plus visibles dans l'espace médiatique, il y a plusieurs « Nittu daara » qui ont eu des intégrations réussies dans ces sphères jusqu'à présent très réservées aux «francisants». Ils sont nombreux à être dans la finance, le secteur privé, mais aussi dans le monde académique comme le tout nouveau Directeur des Affaires religieuses et de l’Insertion des diplômés en langue arabe, Djim Drame qui est maître de recherches titulaire à l’Institut Fondamental d’Afrique Noire (IFAN). Il y a aussi Professeur Abdou Aziz Kébé qui n'est plus à présenter sur le plan intellectuel mais aussi la jeune garde incarnée par Dr Sidy Jamil Niane.
Chargé de recherche titulaire en islamologie, Seydi Diamil Niane a soutenu une thèse en islamologie au Département d’études arabes de l’Université de Strasbourg en septembre 2017 sur « Le conflit idéologique entre le wahhabisme et la confrérie soufie Tijāniyya au sud du Sahara : le Sénégal en exemple. Actuellement il est chercheur à l'IFAN. Par ailleurs, il faut dire que même s'il y a des efforts à faire pour atteindre un syncrétisme réussi entre l'école française et les daara, il faut souligner que beaucoup d'eau a coulé depuis l'époque où des figures emblématiques comme Serigne Cheikh Tidiane Sy Al «Maktoum», qui est le premier «Nittu daara» à créer un parti politique vers les années 50, Sidy Lamine Niasse, Serigne Mansour Sy Jamil étaient les seules embellies dans la grisaille. Désormais la mayonnaise commence à prendre.
DES ONG EXHORTENT LE GOUVERNEMENT À ADOPTER LE PROJET DE LOI SUR LES ÉCOLES CORANIQUES
Ces organisations soulignent que ce projet vise à organiser l’enseignement coranique et à établir les modalités de son financement. Il proscrit la maltraitance des enfants et crée des passerelles vers le système éducatif national.
À l’occasion de la célébration de la journée nationale du daara, consacrée aux écoles coraniques en langue wolof, le jeudi 28 novembre 2024, Amnesty International Sénégal, la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), la Ligue Sénégalaise des Droits Humains (LSDH) et Article 19/Afrique de l’Ouest et Sénégal appellent de manière urgente le Président de la République, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye, ainsi que son gouvernement, à inscrire en priorité dans leur agenda la transmission du projet de loi sur le statut des écoles coraniques à l’Assemblée nationale pour adoption. Ce projet de loi a été approuvé par le conseil des ministres le 6 juin 2018.
Dans un communiqué, ces organisations soulignent que ce projet vise à organiser l’enseignement coranique et à établir les modalités de son financement. Il proscrit la maltraitance des enfants et crée des passerelles vers le système éducatif national, notamment en matière d’enseignement technique et professionnel. Soumis au Conseil des ministres après avoir recueilli le soutien des principaux chefs religieux musulmans du pays, ce projet représente une avancée significative dans la protection des droits de l’enfant.
Malgré les efforts déployés par l’État et des initiatives privées pour moderniser les daaras, l’enseignement coranique au Sénégal reste principalement régi par le modèle traditionnel. Des centaines de milliers d’enfants qui y apprennent le Coran sont souvent confrontés à des conditions de maltraitance et d’exploitation, notamment à travers la mendicité.
Ces pratiques, selon les organisations, sont en contradiction avec les lois nationales et les engagements internationaux en matière de droits humains, dont l’État du Sénégal est signataire, telles que la Convention des Nations Unies sur les droits de l’enfant et la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant.
Face à cette situation alarmante, il est impératif que le gouvernement sénégalais prenne des mesures rapides pour garantir la protection des droits des enfants à travers l’adoption de ce projet de loi.
L'UASZ EN LOCK-OUT
Le Conseil académique présidé par le recteur Alassane Diedhiou, annonce la fermeture du campus pédagogique et la dissolution des instances étudiantes. Les résidents du campus social ont 48 heures pour libérer les lieux
(SenePlus) - Le Conseil académique de l'Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ) a ordonné la fermeture immédiate du campus pédagogique et la dissolution des instances étudiantes, selon un communiqué signé ce mercredi 27 novembre 2024 par le Recteur, Professeur Alassane Diedhiou.
Les mesures sont drastiques : fermeture du campus "jusqu'à nouvel ordre", dissolution des amicales d'étudiants et de leur coordination, suspension des activités de renouvellement. Seuls le Centre universitaire de Kolda et l'UFR 2S échappent à cette décision, mais devront privilégier les cours en ligne.
La direction du Centre Régional des Œuvres Universitaires Sociales de Ziguinchor (CROUS/Z) a emboîté le pas au Conseil académique en ordonnant également la fermeture du campus social. Les étudiants résidents disposent d'un délai de 48 heures, soit jusqu'au vendredi 29 novembre à 18h30, pour libérer leurs chambres et restituer le matériel mis à leur disposition (draps, couvertures).
Pour tenter de sortir de la crise, le Conseil académique a saisi les instances internes (conseils d'UFR et de département) afin qu'elles proposent des modalités de reprise. Le CROUS/Z précise de son côté qu'il "reste attentif à toute évolution concernant la situation" et tiendra les étudiants informés "des prochaines étapes dès que possible".
Ces décisions, prises conjointement par les plus hautes instances de l'université, marquent un tournant dans la gestion d'une crise dont les causes n'ont pas été précisées dans les communiqués officiels.
36 STARTUPS A L’ASSAUT DE L'EDUCATION TECHNOLOGIQUE
La Conférence EdTech Uemoa qui a réuni près de 150 participants les 25 et 26 novembre 2024, issus principalement du Bénin et du Sénégal, autour de sessions plénières, d’ateliers interactifs et de moments de réseautage s'est tenu durant les dernières 48 h
36 startups pourraient révolutionner le monde de l'éducation. C’est ce qui ressort de la conférence Edtech de l'Uemoa s'est tenue durant 48 heures avec près de 150 participants. Ce, dans le but de célébrer les réussites du programme EdTech Fellowship, tout en stimulant l’innovation et les partenariats stratégiques.
La Conférence EdTech Uemoa qui a réuni près de 150 participants les 25 et 26 novembre 2024, issus principalement du Bénin et du Sénégal, autour de sessions plénières, d’ateliers interactifs et de moments de réseautage s'est tenu durant les dernières 48 heures à Dakar. Des thématiques stratégiques telles que l’inclusion numérique, le financement des startups EdTech ou encore le rôle de l’intelligence artificielle dans l’éducation ont abordées. Parmi les temps forts, le Demo Day du 26 novembre qui a permis aux startups participantes de présenter leurs solutions à un panel d’investisseurs, ouvrant la voie à des collaborations fructueuses.
«Sachant que les étudiants augmentent et les infrastructures pour les accueillir ne sont pas suffisants, nous n’avons pas le choix que d’utiliser les applications de l’éducation technologique avec bien sur l’insertion de langues nationales afin que tout le monde puisse accéder à une formation », a soutenu le conseiller technique du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Et de poursuivre : «l’utilité de cette conférence va permettre aux jeunes de choisir l’application la plus accessible pour poursuivre ses études ou ses formations. Donc, nous allons voir comment accompagner ces startups qui vont fournir des solutions pour révolutionner l’éducation ».
Selon Etrilabs 36 startups EdTech seront accompagnés pendant 5 ans afin de révolutionner la technologie de l’éducation.
Face aux défis persistants de l’accès limité à une éducation de qualité, à des infrastructures insuffisantes et à la pénurie d’éducateurs qualifiés, les technologies de l’éducation (EdTech) apparaissent comme une solution puissante et novatrice. L’objectif est clair : lever les obstacles structurels, améliorer les conditions d’apprentissage et préparer les jeunes générations à un avenir numérique.
Conseiller technique au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, il a présidé hier, mardi 26 novembre 2024, la conférence Ed-tech de l’Uemoa, organisée par Etrilabs, qui regroupe des startups du Sénégal et du Bénin appuyées dans le cadre du MasterCard Fondation Ed-Tech Fellowship pour des solutions innovantes.
Sous le thème central «Transformer l’éducation par l’innovation : Faire évoluer les startups EdTech pour un apprentissage inclusif et équitable au Bénin et au Sénégal», cette conférence entend célébrer les réussites du programme EdTech Fellowship, tout en stimulant l’innovation et les partenariats stratégiques. Ababacar Dieng est revenu aussi sur l’importance du super calculateur acquis par le Sénégal depuis quelques mois. «Je porte à votre connaissance que le Sénégal s’est doté depuis quelques mois, d’un super calculateur qui est aussi disponible pour les E-tech. Il est aussi disponible pour tout l’écosystème numérique du Sénégal et de la sous-région», dit-il. Selon lui, cette machine, installée à Diamniadio, sera une option supplémentaire pour les startups, qui pourront l’utiliser et optimiser leurs solutions technologiques. «Le super calculateur en question est le 4ème en Afrique. Et il a une puissance de calcul de 537 milliards d’opérations par seconde», révèle-t-il.
LES UNIVERSITÉS INVITÉES À VALORISER LES SAVOIRS ENDOGÈNES
Le coordonnateur du laboratoire Alliance de Recherche-Action Université Territoire (ARUT), Pr Sambou Ndiaye, a exhorté les institutions académiques à s’ouvrir davantage aux réalités socio-culturelles des communautés.
Saint-Louis, 26 nov (APS) – Le coordonnateur du laboratoire Alliance de Recherche-Action Université Territoire (ARUT), Pr Sambou Ndiaye, a plaidé pour une plus grande ouverture des universités avec l’intégration des savoirs endogènes dans les protocoles de recherche.
‘’Les communautés sont productrices de savoir et méritent d’être associées aux différents processus de recherche’’, a dit Pr Ndiaye notant qu’en réalité »les universités sont dans la recherche conventionnelle qui ne prend pas en compte ces réalités socio-culturelles’’.
Il s’exprimait, mardi, devant la presse en marge de l’ouverture d’un atelier de cadrage stratégique et de consolidation du Réseau international université Société (REIUNIS) qui va regrouper durant quatre jours six universités de la France, du Québec, de la Suisse et du Sénégal.
Selon lui, ‘’ces communautés ont survécu grâce à ces savoirs endogènes face aux différentes contraintes liées à la nature et à leur environnement’’.
Cependant il a déploré que malgré l’existence d’une loi depuis 2015 au Sénégal pour leur prise en compte dans le dispositif, cela tarde à se concrétiser sur le terrain de la recherche.
Ces communautés sont considérées comme des bénéficiaires alors que, dit-il, elles ont des savoirs liés à leur tradition à faire valoir.
Le REIUNIS inspire à travailler avec la communauté, a dit le sociologue rappelant qu’il a été créé en 2018 à l’UGB.
Membre fondateur du réseau, Christian Agbobli de l’Université de Québec a affirmé que l’idéal qui a constitué la force de cette entité francophone est d’explorer les voies pour servir la communauté.
En marge de cet atelier, 20 étudiants de l’UGB vont présenter leurs thèses de doctorat.
Les travaux ont démarré par un panel sur le thème : »L’Université à la rencontre des acteurs non académiques : regards croisés sur le partenariat université-communauté et la recherche participative. Les attentes des acteurs non académiques ».
SITUATION TENDUE À L'UNIVERSITÉ DE ZIGUINCHOR
Selon la Rfm, deux blessés ont été enregistrés et admis au service médical de l’Université. Il s’agit d’un étudiant qui serait atteint par une grenade lacrymogène au visage et un autre tombé pendant une course poursuite avec la police.
iGFM - (Dakar) Les affrontements ont repris ce mardi à l’Université Assane Seck de Ziguinchor. Ils ont fait deux blessés qui ont été acheminés au service médical de l'Université.
Ca chauffe actuellement à l’Université Assane Seck de Ziguinchor. Des centaines d’étudiants y affrontent actuellement les forces de l’ordre. Les hommes en tenue sont même, actuellement, entrés dans le campus.
Selon la Rfm, deux blessés ont été enregistrés et admis au service médical de l’Université. Il s’agit d’un étudiant qui serait atteint par une grenade lacrymogène au visage et un autre de ses camarades est tombé pendant une course poursuite avec la police.
La situation est extrêmement tendue depuis la matinée.
Les étudiants ont décrété, vendredi dernier, une grève illimitée pour réclamer l’achèvement des chantiers de douze amphithéâtres engagés depuis 2015, la réception du pavillon de mille lits et un autre restaurant “digne de ce nom”.
LE SAES ACCULE ABDOURAHMANE DIOUF
Le Syndicat autonome de l’Enseignement supérieur (SAES) hausse le ton contre son ministre de tutelle, qu’il accuse de manquer à ses engagements et de prendre des décisions aggravant la crise dans le secteur de l’enseignement supérieur.
Les enseignants des universités publiques du Sénégal affiliés au Syndicat autonome de l’Enseignement supérieur (SAES) sont en colère contre leur ministre de tutelle qu’ils accusent de ne pas avoir respecté les engagements pris lors de ses tournées dans les universités publiques, avec comme conséquences immédiates une perturbation des activités pédagogiques dans certaines universités.
Dans un communiqué du 23 novembre faisant suite à une réunion du bureau national le vendredi 22 novembre, David Célestin Faye (SG) et ses camarades dénoncent également la violation, par le MESRI, des dispositions relatives à l’orientation des bacheliers. Il accuse le ministère d’avoir alloué aux universités des “quotas de bacheliers largement supérieurs à ceux définis par les instances académiques des universités sur la base de leurs capacités d’accueil… sans mesure d’accompagnement”.
Selon le SAES, les universités sénégalaises souffrent de la non-livraison des infrastructures pédagogiques et sociales, du déficit d’enseignants, de l’insuffisance du budget annuel, entre autres. Une situation qui, d’après le syndicat, “compromet sérieusement la stabilité du sous-secteur de l’enseignement supérieur malgré les efforts consentis par les chercheurs et enseignants chercheurs”.
Toutefois, le SAES se dit ouvert au dialogue, sauf sur un point précis: la pension de réversion que l’Etat doit aux ayants-causes des enseignants décédés. Le SAES qui a été approché par le Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS) dit avoir précisé à cet organe que ce point est “une question de justice et d’équité non négociable”.
Le ministre Abdourahmane DIOUF avait déclaré, dans une sortie, que le décret a disparu dans le circuit administratif. Le syndicat a pris acte tout en exprimant son étonnement. Mais ce que le syndicat dit ne pas comprendre, est que la signature de la nouvelle version “maintes fois annoncée par le MESRI, n’a jamais eu lieu sans qu’on en connaisse les véritables raisons”.
Le SAES invite ses militants à la mobilisation afin de continuer la lutte “pour le règlement définitif de cette injustice et pour s’opposer à toute tentative de remise en cause des acquis”