Dak’Art 2024. Une biennale mémorable. On craignait des couacs en raison d’un report inattendu de 6 mois de cet grand évènement culturel. Mais force est de noter que ce report s’est révélé être un repli stratégique ayant permis un bon départ pour arriver à un meilleur résultat.
La 15 e édition de la biennale de l’art contemporain de Dakar (Dak’Art 2024) a connu un franc succès presque a tout point de vue : la mobilisation surtout la jeunesse (collégiens et lycéens incités par la magie des réseaux sociaux), la diversité des thématiques, les excellentes propositions des artistes, etc. C’est le constat sans ambages que fait le journaliste Aboubacar Demba Cissokho, journaliste culturel et critique d’arts.
Pour lui l’interet de cet évènement est reste intact, en tout cas pour le monde des arts et de la culture.
En revanche, sur le plan de la communication institutionnelles les lacunes demeurent. Suivez les explications d’Aboubacar Demba Cissokho sur AfricaGlobe Tv.
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NATHALIE VAIRAC : ENTRE L'INDE ET LA GUADELOUPE, QUI SUIS-JE
L’artiste indo-guadeloupéenne Nathalie Vairac, qui porte en elle les douleurs du métissage, les horreurs de la colonisation et le racisme subtil déguisé en compliments, a décidé de faire une pause pour se raconter véritablement, sans jouer de personnage.
Le problème de l’identité se pose avec acuité dans certains couples mixtes. Lorsque, en plus de ces difficultés identitaires, un mariage interracial est mal accepté et combiné aux séquelles de la colonisation, cela peut engendrer des conséquences profondes, notamment chez les enfants. C’est ce qu’a vécu la comédienne indo-guadeloupéenne Nathalie Vairac. Elle a souffert des héritages familiaux complexes qu’elle porte et a choisi de les traduire dans une exposition organisée dans le cadre des OFF du Dak’Art 2024.
Nathalie est née d’un père noir guadeloupéen et d’une mère indienne. Cette union a été très mal perçue du côté maternel. Sa mère a osé braver les conventions en épousant une personne non seulement hors de sa caste, mais aussi hors de son pays et de sa « race ». Ce mariage a été difficilement accepté.
Cependant, bien avant cela, au XIXe siècle, les ancêtres maternels de Nathalie, plusieurs générations en arrière, ont dû officiellement renoncer à leur identité indienne pour devenir Français. Ce changement a été marqué par l’adoption de nouveaux noms, effaçant ainsi une partie de leur héritage culturel.
Bien que cette histoire semble lointaine, elle a profondément marqué Nathalie Vairac, qui a longtemps subi les répercussions identitaires de cet héritage. Ces blessures sont une conséquence directe de la colonisation, accompagnée de son lot de mensonges, de promotion de l’assimilation et de manipulation. On inculquait alors l’idée qu’être Français permettait d’atteindre un certain niveau de vie et de respectabilité — une grande illusion.
Métisse indo-guadeloupéenne née en France, Nathalie n’était pas assez noire pour être perçue comme telle. En même temps, ses traits physiques ne correspondaient pas suffisamment à ceux de sa mère pour qu’on la considère comme indienne.
Nathalie Vairac a dû affronter ces violences identitaires et entreprendre un travail sur elle-même. Si son métier de comédienne de théâtre l’a aidée à cicatriser certaines blessures, elle a ressenti le besoin de faire une pause pour raconter sa propre histoire, sans jouer de rôle comme le requiert sa profession. Son retour en Afrique, amorcé il y a 14 ans, lui a également permis de se reconnecter à elle-même. Aujourd’hui, Nathalie expose son travail dans le cadre des OFF du Dak’Art 2024, au sein d’un espace de Raw Material, situé au Point E.
LA FEUILLE DE ROUTE TRIENNALE DU DR ABDOURAHMANE DIOUF
Au-delà du projet de budget 2025 du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri) de 2025, il a surtout pris date pour une feuille de route triennale 2025, 2026 et 2027.
Enseignement supérieur de 2025 à 2027 - La population estudiantine frôle les 300.000 inscrits et répartis entre les établissements publics et privés
Le Dr Abdourahamane Diouf ne s’est pas contenté, hier, de se limiter à la présentation de la carte universitaire aux députés membres de la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire élargie à celle de l’Éducation, de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs. Mais au-delà du projet de budget 2025 du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri) de 2025, il a surtout pris date pour une feuille de route triennale 2025, 2026 et 2027.
Doté de compétences techniques multiples, Dr Abdourahamane Diouf continue d’impressionner son monde. L’homme a réussi en si peu de temps à arriver à une totale maitrise de son département qu’est le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri). Face à un discours convaincant du ministre Abdourahmane Diouf, les députés de Commission des Finances et du Contrôle budgétaire élargie à celle de l’Éducation, de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs n’ont aucune peine pour valider le budget de l’Enseignement supérieur. En effet, les députés de la Commission disposent désormais des outils de compréhension et d’adhésion de la vision du système universitaire voulu par le président Diomaye et mis en application par Dr Abdourahmane Diouf.
2496 enseignants-chercheurs et 286.169 étudiants.
En 2024, la carte universitaire du Sénégal compte 2496 enseignants-chercheurs, 286.169 étudiants répartis entre les établissements d’enseignement publics et privés. Les étudiants sont majoritairement dans les établissements d’enseignement supérieur publics, où ils constituent une population de 198 009 soit 69,2% de l’effectif total. Dans le public, le ministre explique aux députés, que le cycle licence mobilise 82,20% des effectifs, le Master 14,23% et le Doctorat 3,57%. Le Sénégal dispose de neuf (9) universités publiques y compris l’Université Rose Dieng France Sénégal (URDFS), de six (6) Instituts supérieurs d’Enseignement professionnel (ISEP) et de deux Écoles d’ingénieurs à savoir l’École Polytechnique de Thiès (EPT) et l’École nationale supérieure d’Agriculture (ENSA). Toutefois souligne Dr Abdourhamane Diouf, il faut préciser que les universités comprennent en leur sein, des écoles d’ingénieurs comme, l’Ecole supérieure Polytechnique (ESP) à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) et l’Institut Polytechnique de Saint Louis (IPSL) à l’Université Gaston Berger (UGB), entres autres exemples, et de deux cent quarante-trois (243) établissements privés d’enseignement supérieur. Les projections annoncent une croissance continue des effectifs, ce d’autant que les taux de réussite au baccalauréat s’améliorent, entrainant une augmentation des effectifs des bacheliers. Ce taux a atteint en 2024, 50,50% soit 78 246 bacheliers dont 9 481 avec une mention. Grace aux dispositifs mis en place, tous les bacheliers inscrits sur la plateforme Campusen ont reçu une proposition d’orientation au plus tard en octobre dernier soit trois mois après la publication des résultats du Bac. « Ceci est une performance à saluer quand on sait que ces dernières années certains bacheliers recevaient des propositions d’orientation plusieurs mois après la publication des résultats du Bac » explique Dr Abdourahmane Diouf.
Les défis majeurs de l’enseignement supérieur
Devant les députés de la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire élargie à celle de l’Éducation, de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, le ministre a listé des défis majeurs comme une meilleure universalisation de l’accès, une amélioration des performances dans la gouvernance et le pilotage du système notamment avec la prise de décision basée sur des données probantes, une meilleure garantie d’une assurance-qualité des curricula et programmes proposés, une meilleure exploitation des partenariats et de la coopération dansle domaine de l’éducation et de la formation, une résorption du déficit en moyens humains et infrastructurels. Pour faire face à ces difficultés, plusieurs rencontres avec les acteurs du sous-secteur ont été tenues pour apporter des réponses aux problèmes dans nos universités. Elles ont abouti entre autres à l’adoption d’une feuille de route pour la stabilisation de l’année académique, l’orientation précoce des nouveaux bacheliers, la validation de l’évaluation du système Licence-Master-Doctorat, etc. « Même si nous avons noté quelques remous au niveau de l’UASZ le mois dernier, nous nous sommes résolument inscrits dans une démarche de pacification de l’espace universitaire en offrant des cadres d’un dialogue sincère et inclusif lors de rencontres tenues avec les principaux acteurs à savoir les représentants des étudiants, le personnel d’enseignement et de recherche (PER) et le personnel administratif, technique et de service (PATS). Conformément à la nouvelle vision d’orientation du Sénégal déclinée dans l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, le pays est résolument tourné vers la prise en charge des difficultés rencontrées dans le déroulement des activités pédagogiques et l’accompagnement des étudiants avec les œuvres sociales. Sur instruction du Président de la République Son Excellence Mr Bassirou Diomaye Diakhar Faye, bientôt sera lancé l’Agenda national de Transformation de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (ANTESRI). Il se veut inclusif car impliquera les acteurs du monde universitaire et au-delà, pour permettre un alignement et une articulation des priorités de l’ESRI aux 8 Pôles économiques de la nouvelle vision Sénégal 2050 » indique le ministre de l’Enseignement supérieur.
Programme triennal 2025-2027
Pour mettre en œuvre les activités prévues en 2025, 2026 et 2027, le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a défini les trois (03) programmes suivants : - Éducation supérieure : 161 milliards 358 941 600 FCFA ; - Œuvres sociales universitaires 140 milliards 004 338 487 FCFA : - Pilotage, gestion et Coordination administrative 7 milliards 172 291 647 FCFA. Le Budget 2025 du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation est passé de trois cent trois milliards quatre cent trente et un millions huit cent quinze mille deux cent vingt-neuf (303 431 815 229) FCFA en 2024, à trois cent huit milliards cinq cent trente-cinq millions cinq cent soixante-onze mille sept cent trente-quatre (308 535 571 734) FCFA en 2025,soit une hausse de Cinq milliards cent trois mille sept cent cinquante-six mille cinq cent cinq (5 103 756 505) FCFA en valeur absolu et 1,65% en valeur relative. Les ressources allouées serviront à la mise en œuvre d’un ensemble d’actions prioritaires déclinées dans le plan opérationnel 2025.
LA 6EME EDITION DES DOCTORIALES EDMI DEMARRE CE MARDI
L'École Doctorale Mathématiques et Informatiques (EDMI) organise la cinquième édition des Doctoriales, les 17, 18, 19 décembre 2024, à l'UCAD (CIGASS).
L'École Doctorale Mathématiques et Informatiques (EDMI) organise la cinquième édition des Doctoriales, les 17, 18, 19 décembre 2024, à l'UCAD (CIGASS). Placée sous le thème : «Mathématique et Informatique : Quelle place dans la résolution des problèmes du monde socio professionnel ?», cet événement scientifique vise à stimuler les valeurs de la recherche, à explorer les défis émergents des sciences et à mettre en évidence les applications concrètes des mathématiques et de I’informatique dans le monde socio-professionnel.
Ainsi, durant trois jours, des spécialistes des deux disciplines vont procéder à la présentation de leurs recherches devant les doctorants. Plusieurs activités sont prévues lors de cet évènement. Il sera question, entre autres, de la présentation de la Cartographie des projets et startups des doctorants, des cas d’étude de partenariat EDMIETAT-ENTREPRISES, des Keynotes et panels sur l’Intelligence artificielle (IA), le Big Data, la Cryptographie post quantique... Il est également prévu le lancement de partenariat pour la création des laboratoires, des rencontre entre les doctorants et les entreprises (Stands et présentations d’innovations issues de projets de recherche /startups).
L’Ecole Doctorale Mathématiques et Informatique est un organe de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar qui a pour mission de former des docteurs en Mathématiques, Informatique et dans les domaines connexes. L’Ecole Doctorale conçoit et pilote des projets de recherches dans ces domaines.
LA CARITAS DIOCESAINE LANCE LE PROJET «JANGALEMA»
Les communes de FassNgom et de NdiébèneGandiol, précisément le village de Keur Sea Mboye dans la commune de Fass-Ngom et le village de Pilote Barre dans la commune de Ndiébène-Gandiol, constituent les zones d’intervention dudit projet.
Financé par la Fondation Espagnole dénommée «Nous Cims», à hauteur 239.137 euros ; soit environ 156.863.000 FCFA et pour une durée de 36 mois (décembre 2024 - novembre 2027), le Projet d’Amélioration du cadre d’apprentissage dans le Département de Saint-Louis pour les Communes de Fass-Ngom et Ndiébene-Gandiol, intitulé «Jangalema», est lancé à Saint-Louis. Il est mis en œuvre par la Caritas Diocésaine de Saint-Louis, à travers le slogan «Ensemble pour une éducation de qualité, inclusive et durable !»
Les communes de FassNgom et de NdiébèneGandiol, précisément le village de Keur Sea Mboye dans la commune de Fass-Ngom et le village de Pilote Barre dans la commune de Ndiébène-Gandiol, constituent les zones d’intervention dudit projet. Il a pour cibles les enfants, en particulier les élèves des écoles de ces deux communes. Ce projet vise à contribuer à un système d’éducation équitable, inclusive et durable. Le but est de permettre aux élèves de ces écoles de vivre dans un environnement favorable à leur bien-être et à leur épanouissement.
Il s’agira également d’œuvrer pour que les capacités techniques et pédagogiques des enseignants des écoles ciblées soient renforcées ; que les dispositifs locaux de promotion de l’éducation et de la protection de l’enfant de la zone d’intervention du projet soient fonctionnels ; que les communautés de la zone d’intervention du projet et leurs organisations soient sensibilisées et enrôlées dans la promotion de l’éducation de qualité et la protection de leurs enfants, et enfin que l’accessibilité des écoles soit améliorée et sécurisée pour les hameaux polarisés.
La cérémonie a été présidée par le Sous-préfet de l’Arrondissement de Rao, en présence des autorités municipales. L’objectif est de promouvoir la théorie de changement et la synergie de la communauté éducative dans la mise en œuvre du projet «Jangalema». Il est question également de partager les orientations territoriales et la théorie de changement avec les participants et de leur présenter le projet «Jangalema» avant son lancement. «L’objectif ultime, c’est la réussite des élèves dans leur cursus à l’école et que la déperdition ou l’abandon scolaire devienne un vieux souvenir. C’est pourquoi nous voulons mobiliser les communautés pour l’école. Le projet vise aussi à favoriser l’accès des élèves à des infrastructures et aux équipements pour rendre un environnement favorable à une bonne éducation de qualité et de façon durable», a dit Moussa Fall dit Doyen Fall de la Caritas Diocésaine de Saint-Louis, par ailleurs coordonnateur de ce projet.
A l’en croire toujours, le choix des deux écoles ciblées n’est pas fortuit. «Puisque c’est le département de Saint-Louis qui intéresse le partenaire, il fallait faire des projets pilotes. À Keur Sea Mboye, c’est une zone où l’agriculture et l’élevage priment, contrairement à Pilote Barre qui demeure une zone de pêche. Donc sur la base de ces deux écoles, nous pouvons prétendre à une projection dans le département de Saint-Louis».
LES 4 RESOLUTIONS MAJEURES ISSUES DE LA 5EME AGO DE LA COSYDEP
« Bâtir un système d’éducation et de formation adapté au contexte de crises et aux exigences de la révolution numérique » est le thème de la 5ème Assemblée générale ordinaire de la COSYDEP
Organisée les 12 et 13 décembre 2024 sur le thème « Bâtir un système d’éducation et de formation adapté au contexte de crises et aux exigences de la révolution numérique » et sous la présidence du ministre de l’Education nationale Moustapha Guirassy, la 5ème Assemblée générale ordinaire (AGO) de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (COSYDEP) a été marquée par l’adoption de quatre résolutions. Il s’agit d’abord de l’éducation face à la problématique des crises. « La 5ème Assemblée générale ordinaire de la COSYDEP recommande la mobilisation de tous les acteurs pour l’augmentation du budget d’investissement alloué à l’éducation afin de : mettre aux normes les infrastructures et équipements pour garantir un environnement scolaire sûr, sain et salubre ; former les personnels administratifs et pédagogiques à la prévention et à la gestion des crises ; élaborer un plan de résilience et de contingences à tous les niveaux pour des interventions rapides, coordonnées et efficaces en cas de crise ; mettre en place un dispositif national inclusif et équitable d’éducation en situation d’urgence ou de crise », rapporte le communiqué qui nous est parvenu hier, lundi 16 décembre.
La 2ème résolution est la situation du personnel enseignant. Pour ce point, l’AGO de la COSYDEP préconise à l’Etat : « de mettre en place des politiques efficaces et équitables de recrutement, de formation, de déploiement et de rémunération des enseignants ; de renforcer l’harmonisation des profils et types d’enseignants dans le système ; d’améliorer les conditions de travail des enseignants notamment la qualité des infrastructures et du matériel didactique ». Elle recommande aussi « d’assurer aux enseignants un soutien technique, moral et psychosocial dans l’exercice de leur métier ; de renforcer l’assistance à l’enseignant servant en milieu rural, en améliorant les commodités, les questions de sécurité, les opportunités de formation ; de définir des mécanismes institutionnalisés de valorisation et de soutien aux enseignants ». La 3ème résolution est articulée autour de l’adaptation du système d’éducation et de formation à la révolution numérique. Concernant cette résolution, l’AGO propose, entre autres, « d’élaborer des politiques nationales pour l’appropriation du numérique et de l’intelligence artificielle et la production de contenus tirés de nos valeurs ; informatiques et les opérateurs de réseau mobile ; de nouer des partenariats stratégiques avec le secteur privé, en particulier avec les sociétés de télécommunication, afin de réduire le coût de l’accès aux Technologies de l’Information et de la Communication mais aussi de la connexion Internet ;d’élaborer et de mettre en œuvre des programmes de culture numérique s’appuyant sur des approches à la fois novatrices et à faible coût ; d’établir un dialogue constructif avec le secteur privé, comme les sociétés ».
Quant à la dernière résolution qui parle de l’éducation, l’affaire de tous », l’AGO de la COSYDEP préconise « la promotion d’une gouvernance inclusive et transparente de l’éducation ; la coordination efficace de toutes les interventions pour un partenariat renforcé à tous les niveaux ; l’ouverture de l’Ecole aux apports fécondants de toutes les composantes de la société et l’engagement collectif à travers les principes de responsabilité et de transparence ».
La 5ème Assemblée générale ordinaire a également été marquée par l’élection d’un nouveau président du Conseil d’administration de la COSYDEP en la personne de Oumar Niang. Elle remplace à ce poste Hélène Rama Niang Diagne.
UN BUDGET AMBITIEUX POUR L'UNIVERSITÉ DE DEMAIN
Abdourahmane Diouf, ministre de l'Enseignement supérieur, a présenté hier devant les députés un plan de transformation qui touchera tous les aspects du secteur universitaire
Hier, lundi 16 décembre, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), Dr Abdourahmane Diouf était devant la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire pour l’examen du projet de Loi de Finances 2025. Occasion pour lui d’évoquer le lancement de l’Agenda national de Transformation de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (ANTESRI) et de revenir les difficultés des universités.
Devant les députés pour soumettre à l’appréciation de la commission des finances de l’Assemblée nationale et du Contrôle budgétaire le projet de budget 2025 de son département, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), Dr Abdourahmane Diouf a évoqué le lancement de l’Agenda national de Transformation de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (ANTESRI). « Sur instruction du Président de la République Son Excellence Mr Bassirou Diomaye Diakhar Faye, bientôt sera lancé l’Agenda national de Transformation de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (ANTESRI). Il se veut inclusif car impliquera les acteurs du monde universitaire et au-delà, pour permettre un alignement et une articulation des priorités de l’ESRI aux 8 Pôles économiques de la nouvelle vision Sénégal 2050 », a déclaré Dr Abdourahmane Diouf dans la note introductive dont nous avons reçu copie.
A l’en croire, « l’ANTESRI va présenter l’opportunité d’évaluer les réformes manquées et celles effectuées dans le passé ». Mieux, dira-t-il, « ce moment de concertation représentera également une formidable occasion de proposer des solutions concrètes pour améliorer la qualité des contenus de l’enseignement, de la gouvernance des universités, de la montée en puissance de la recherche et l’innovation, du numérique et de l’Intelligence Artificielle ».
Selon le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, les chantiers universitaires vont être bientôt finalisés et de nouvelles réformes sont attendues dans le secteur. « Notre vision et actions de tous les jours sont résolument inscrites dans la Stratégie Sénégal 2050 agenda de Transformation nationale du Sénégal et dans la Stratégie nationale de Développement (SND) 2024-2029. C’est pourquoi malgré les difficultés, avec l’appui des plus hautes autorités de l’Etat, des engagements fermes ont été pris pour finaliser les chantiers en cours et doter d’équipements conséquents nos établissements d’enseignement supérieur. Il est envisagé également de mettre en œuvre de projets nouveaux et réformes qui permettront d’assurer une bonne formation de notre capital humain apte à prendre en charge nos besoins socioéconomique », a fait savoir Dr Abdourahmane Diouf.
Dans sa note introductive, il a fait savoir que le sous-secteur de l’enseignement supérieur est confronté à plusieurs défis. Il s’agit, entre autres, « d’une meilleure universalisation de l'accès » ; « d’une meilleure garantie d’une assurance-qualité des curricula et programmes proposés » ; « d’une montée en puissance de la recherche et de l’innovation et leur valorisation pour dynamiser les différents secteurs de l’économie ». Et dans le cadre des solutions, Dr Abdourahmane Diouf souligne « l’adoption d’une feuille de route pour la stabilisation de l’année académique », « l’orientation précoce des nouveaux bacheliers », - le lancement et l’exploitation des données du premier satellite sénégalais », etc.
308 535 571 734 fcfa en 2025, soit une hausse de 5 103 756 505) fcfa en valeur absolu et 1,65% en valeur relative
Le budget du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a été voté en Commission à l’Assemblée nationale. « Il est passé de trois cent trois milliards quatre cent trente et un millions huit cent quinze mille deux cent vingtneuf (303 431 815 229) FCFA en 2024, à trois cent huit milliards cinq cent trente-cinq millions cinq cent soixante-onze mille sept cent trente-quatre (308 535 571 734) FCFA en 2025, soit une hausse de Cinq milliards cent trois mille sept cent cinquante-six mille cinq cent cinq (5 103 756 505) FCFA en valeur absolu et 1,65% en valeur relative », lit-on dans l’édit. Quant aux ressources allouées, « elles serviront à la mise en œuvre d'un ensemble d'actions prioritaires déclinées dans le plan opérationnel 2025 de mon département et réparties comme suit : Programme 1 « Éducation supérieure » : 161 358 941 600 FCFA ; Programme 2 « Œuvres sociales universitaires » : 140 004 338 487 FCFA; Programme 3 « Pilotage, Gestion et Coordination administrative » : 7 172 291 647 FCFA ».
LES UNIVERSITAIRES MISENT SUR LA TECHNOLOGIE ET L’INNOVATION
Le nouveau régime a lancé le référentiel 2050. ainsi l’académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS) a décidé de s’engager auprès du pouvoir pour sa matérialisation.
Le nouveau régime a lancé le référentiel 2050. ainsi l’académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS) a décidé de s’engager auprès du pouvoir pour sa matérialisation. Pour mettre en place une feuille de route, les universitaires ont tenu une assemblée générale du 14 au 15 décembre à Saly.
La vision du régime du président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, basée sur le référentiel 2050, nécessite une mobilisation des intellectuels du pays pour sa matérialisation. A cet effet, l’académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS) a tenu un atelier pour élaborer un plan d’actions qui lui permettra d’accompagner les nouvelles autorités. D’ailleurs la principale mission de l’ANSTS est d’apporter sa contribution à la vision 2050 dans les différents secteurs. «Il y a un important volet lié à la science, à la technologie et à l’innovation. Les pays qui occupent la première place dans le développement de la technologie au niveau mondial ont mis l’accent, en un moment de leur histoire, sur la technologie et l’innovation pour développer leurs pays. Les pays les plus développés sont ceux qui donnent plus d’importance à la technologie et l’innovation», a déclaré Omar Sock, secrétaire perpétuel de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal. Il indique que le rôle de l’académie qui renferme en son sein les plus grands spécialistes dans le domaine scientifique et technologique est de mettre la lumière et de renforcer les connaissances des secteurs, ce qui mettra les autorités sur les bonnes voies car le Sénégal a les moyens de son développement socio-économique si on exploite les potentiels scientifiques et technologiques pour l’innovation.
Étant donné que la mission première de l’académie est d’assister et de conseiller les autorités publiques et privées pour la dimension de la recherche scientifique et technique de l’innovation dans le développement socio-économique, les universitaires veulent donc jouer pleinement ce rôle pour mener le Sénégal vers le développement. C’est pourquoi le Dr Moctar Touré président de l’ANSTS promet que l’Académie va remplir sa mission. Ainsi pour mettre le curseur de l’innovation et du développement scientifique, les universitaires estiment qu’il faut obligatoirement moderniser le secteur primaire afin de résoudre le problème de l’autosuffisance alimentaire et du chômage. «Le développement des pays doit se baser sur le secteur primaire puis secondaire et ensuite tertiaire. Nous avons les plus grands spécialistes et nous avons une section qui est spécialement consacrée à l’agriculture. La sécurité alimentaire et nutritionnelle est le premier champ qui est prioritaire pour notre pays et notre continent. Le deuxième champ est celui de la sécurité et de la souveraineté sanitaire qui sont adossés à un constat de santé intégré qui prend en compte toutes les dimensions de la santé qu’elles soient humaines, animales, végétales ou environnementales parce que toutes ces composantes de la santé ont une interaction les unes sur les autres », a fait savoir le président de l'ANSTS.
Outre ceux-là, il y a la troisième composante qui est la souveraineté énergétique car la transition énergétique est la condition sine qua non pour supporter un développement durable. A ces secteurs viennent s'ajouter la maîtrise de l’eau et la réforme du système éducatif national qui est, à leurs yeux, une priorité urgente à traiter.
par Patrick Chamoiseau
FAITES SORTIR LES ELFES !
Face à l’inquiétant paysage d’aujourd’hui, nous avons besoin, plus que jamais, des puissances de la narration. Nous pouvons imaginer un autre monde, inspiré par ce que la fiction peut nous apprendre de la danse des lucioles et des visites de la Beauté
Allocution de Patrick Chamoiseau lors de la réception du Prix de l’excellence à vie au Center For Fiction de New York, le 10 décembre 2024.
L’écrivain islandais Thor Vilhjálmsson, me raconta un jour cette très belle histoire. Il admirait beaucoup l’écrivain français Michel Butor, grand partisan du Nouveau Roman. Ce mouvement littéraire avait réussi à élargir les limites de la fiction romanesque, à une époque où celle-ci paraissait ne plus rien comprendre à la complexité du monde.
Thor Vilhjálmsson appela Butor pour l’inviter à donner une conférence dans son petit pays de rochers, de glaciers, de geysers et de volcans. Quand Vilhjálmsson eut Butor au bout du fil, il lui formula l’invitation la plus chaleureuse qui soit. Michel Butor l’écouta poliment mais, peu enclin à voyager vers cette île de mousse grise, il lui bredouilla les excuses que les écrivains utilisent pour échapper à une invitation... Qu’il avait du travail... Qu’il était fatigué... Que les voyages en avion ne lui convenaient pas... et-cætera, et-cætera.
Mais, Thor n’était pas homme à se décourager. Comme il était lui-même un grand romancier, un fils béni de l’art de conter, il eut soudain l’idée qui allait tout changer. Sur un ton mystérieux, il expliqua à Butor que si l’Islande n’était qu’une île de glace et de cailloux, elle détenait malgré tout une vertu extraordinaire qu’il fallait voir absolument. Intrigué, Michel Butor lui demanda : Laquelle ? Nous sommes environ 400 000 habitants, poursuivit Vilhjálmsson, mais la nuit, notre population double pour s’élever à plus de 800 000 âmes !
— Ah bon ? Et ... pourquoi ? s’étrangla Butor.
— C’est parce que la nuit, murmura Vilhjálmsson, les elfes sortent des rochers et viennent vivre parmi nous !
— J’arrive tout de suite ! lui répondit Butor.
Cette petite histoire illustre à merveille l’importance que nous devons accorder à la fiction narrative. Qu’elle passe par la littérature ou par d’autres formes d’expression artistique, son rôle est d’enchanter les ombres qui nous entourent, de faire jaillir des roches et des glaciers, toutes sortes d’éclats et de merveilles. Avant de conquérir la planète, homo sapiens l’avait d’abord imaginée. Plutôt que de se limiter à une vision utilitaire ou prosaïque, il l’avait enveloppée de ses propres narrations. Ce faisant, avant même de peupler une quelconque géographie, il a de tous temps habité son propre imaginaire. Malgré le bruit et la fureur, l’être humain a toujours su rendre la terre désirable en y projetant de grands enchantements. Homo-sapiens est, par essence, un créateur de mondes. Il a su accompagner ses souffrances, ses résistances, ses pensées, ses fondations, de tous les fastes qui remplissaient ses imaginations. C’est au cœur de ses propres utopies narratives qu’il a trouvé moyen d’inventer des chemins, de dégager des solutions, de gravir les montagnes ou de franchir les océans.
Face à l’inquiétant paysage d’aujourd’hui – l’effondrement du vivant, les désordres climatiques, les reculs de la démocratie, les spectres du fascisme, du racisme, de la haine et de la division – nous avons besoin, plus que jamais, des puissances de la narration. Nous devons, nous pouvons, imaginer un autre monde, inspiré par ce que la fiction peut nous apprendre de la danse des lucioles et des visites de la Beauté. Nous avons l’obligation de deviner en nous la vie que nous voulons, de rêver ses contours, et de retrouver, dans cette nuit qui menace, la haute capacité à faire sortir les elfes !
C’est avec le sentiment de cette urgence, et de cette certitude, que je me sens proche de ceux qui m’ont précédé ici : Toni Morrison, Kazuo Ishiguro, Wole Soyinka, Salman Rushdie. Nous avons besoin d’eux, et leurs livres font partie de nos armes pacifiques les plus miraculeuses.
Je pense aussi à ceux qui peuplent mon écriture de leurs présences magiques : à William Faulkner, à Gabriel Garcia Márquez, à Aimé Césaire, à Édouard Glissant, à Frantz Fanon, à Saint-John Perse, à René Char, à Victor Segalen, à James Baldwin, à Zora Neale Hurston... et à tant d’autres !... Je sais que l’on n’écrit pas pour recevoir des distinctions, mais cela fait toujours plaisir de se voir offrir les signes de l’amitié. Des soirées comme celle-ci honorent avant toute chose, les paysages, jusqu’ici invaincus, de nos littératures.
C’est d’abord en leur nom que je vous dis merci !
Merci au Center for Fiction.
Merci à ceux qui le soutiennent et à vous tous qui êtes ici !
Merci à M. Errol Mac Donald pour son amicale fidélité, et merci à tous ceux qui travaillent pour que la lecture se développe, que la poésie vive et que le livre circule.
Et maintenant : libérez les lucioles et faites sortir les elfes !
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DAK'ART : UNE INCROYABLE ÉNERGIE ENTRE IN ET OFF
Mémorable. La 15e édition de la biennale de l’art africain contemporain de Dakar a laissé une bonne impression aux visiteurs qui ont bien vécu l’évènement vieux de 30 ans. A l’unisson, ils apprécient l’énergie et la vitalité de la créativité africaine.
En 30 ans, la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar est devenue un événement culturel et artistique incontournable sur le continent africain. Le Dak'art continue de tracer son chemin. Il a gagné en maturité, en expérience et en qualité. Cette15e édition qui a baissé ses rideaux le 7 décembre, le prouve à suffisance. Une biennale avec des propositions magnifiques et qui explore presque toutes les thématiques comme l'a relevé, le journaliste Aboubacar Demba Cissokho par ailleurs critique d'art.
Malgré le report qui a fait que l’on aurait pu craindre des couacs. Mais fort heureusement, tout semble manifestement s’être bien passée comme le constatent les aficionados. Les différents visiteurs qui s’intéressent à cet événement sont de profils divers et variés et viennent pour des raisons tout aussi différentes et variées.
En effet, au Dak’art, l’on croise de simples amateurs ou curieux, certainement les plus nombreux de tous, ensuite les promoteurs locaux comme étrangers, des philosophes de l’art, de critiques, des collectionneurs.
Dans ce reportage AfricaGlobe Tv nous avons pu rencontrer quelques personnes qui donnent leur impression sur cette grand-messe de l’art africain qui s’est tenu sur un mois entier du 6 novembre au 7 décembre 2024.
L’événement a été particulièrement populaire, cette année, grâce aux réseaux sociaux numériques et a ainsi mobilisé les très jeunes comme des collégiens et des lycéennes qui se bousculaient jusqu'aux dernières heures de la fermeture le 7 décembre pour accéder à l'expo internationale de l'ancien palais de Justice de Dakar qui étaient l'une des attractions.
Au vu de cet intérêt et de cette mobilisation, la ministre de la Culture n'exclut pas de rallonger la période de la tenue de cet événement qui est historiquement d'un mois. Mieux, elle explore la possibilité de pouvoir créer d'autres événements culturels plus ou moins similaires et surtout décentralisée dans les départements, pas forcément d'aussi grande envergure, afin de permettre à tous les Sénégalais de vivre l'art.