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3 avril 2025
Éducation
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DAK’ART : DES VISITEURS MALMÈNENT DES ŒUVRES
La mobilisation exceptionnelle du Dak’art 2024 est a été favorisée par l’attrait de la jeunesse, grâce aux réseaux sociaux. Mais le revers de la médaille a été la tentation irrésistible de ce public à toucher des œuvres pour prendre des photos.
Malgré les consignes données de ne pas toucher des œuvres, la tentation est grande pour les visiteurs qui irrésistiblement cèdent. Mamadou Tété Sané, médiateur dans la section Design, regrettent ces actes inacceptables sachant que bien des visiteurs ne s’occupent de l’essentiel autour des œuvres… Le médiateur nous fait part aussi de ses impression sur cette édition et parle de son métier. Sur d’autres sites de la Biennale, certains artistes aussi ont exprimé les mêmes plaintes.
Le Dak’art est une occasion pour certains acteurs culturels comme des médiateurs de pouvoir serer leur métiers. Les médiateurs sont en effet, l’intermédiaire entre les œuvres et les visiteurs.
En l’absence des artistes ou des commissaires d’expo, ce sont qui répondent aux questions des visiteurs et leur fournissent quelques informations selon le briefing qu’ils ont eux-mêmes reçu des artistes.
A l’ancien palais de justice nous avons ainsi rencontre Mamadou Tété Sané, qui est de ce milieu. En exprimant son sentiment sur dette 15 e édition du Dak’art a. déplore le comportement de certains visiteurs vis-à-vis des œuvres d’art.
Pour lui, les jeunes surtout ne posent pas de questions pour comprendre le message éventuellement codée de l’œuvre, mais se contentent de prendre des photos avec des œuvres au point de les malmener. Selon Mamadou Tété Sané, il est impératif qu’une politique d’éducation à la culture soit mise en place à l’échelle nationale
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DAK'ART : KHADY DIENE ANNONCE DES PERSPECTIVES
Le pari de la mobilisation de la jeunesse réussie autour du Dak’Art ouvre de belles perspectives pour l’art au Sénégal. Lors de sa visite éclair le jour de la clôture, Khady Diene Gaye, la ministre de la Culture évoque la suite à donner à ce succès
Le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture Khady Diene Faye, a fait une visite éclair, le samedi 7 décembre a l’ancien palais de justice de Dakar, l’un des principaux site de la sélection. Elle en a profité pour rendre visite à la spécialiste de la peinture sous-verre, Germaine Anta Gaye que le Dak’art a honorée et dont l’expo restera gravée dans les mémoires pour son attraction et son originalité. Tout le monde en parle. Installée dans le magnifique lit de Germaine Anta Gaye, la ministre a répondu en exclusivité à nos questions.
La 25 édition de la biennale de l’art africain contemporain de Dakar a vécu. Après 4 semaines intenses et riches en émotions, les rideaux du Dak’art 2024 sont ainsi définitivement tombés ce samedi 7 décembre au grand dam de nombreux jeunes qui ont tenté pour accéder à l’ancien palais de justice en vain jusqu’aux environs de 20 heures.
En voyant les jeunes massés cette après-midi devant le palais e justice jusqu’à 19 heures, la ministre est encouragée. Elle évoque devant notre camera des perspectives qui se dessinent pour cet événement au vu de l’engouement et du succès de la présente édition.
L’État pourrait proposer des évènements artistiques intermédiaires presque similaires de manière décentralisée dans les régions afin d’intéresser davantage les jeunes à l’art. Le grand interet de la jeunesse pour cette biennale a marqué plus d’un c’est d’ailleurs le prétexte pour que les autorités envisagent de faire plus et mieux comme l’explique la ministre Khady Diène Gaye.
En sus, Khady Diene Faye se montre réceptive a l’idée de rallonge de la durée de cet évènement qui est historiquement d’un mois. Mais au vu de la mobilisation exceptionnelle de très jeunes jusqu’aux dernières heures de la fermeture, la ministre n’est pas ouverte à cette idée.
Et pourtant cet évènement qui aurait dû se tenir en mai a été reporte de 6 mois, faisant craindre un fiasco aussi bien dans la participation des artistes que l’intérêt du public. Mais paradoxalement le pari a été gagné et les réseaux sociaux numériques ont été largement mis à contribution.
CES OBSTACLES QUI FREINENT L’INCLUSION DES ENFANTS HANDICAPES
L'éducation spéciale ne regroupe que des enfants handicapés et le plus souvent des handicapés lourds. L'éducation inclusive, c'est tout, les enfants handicapés et non-handicapés fréquentent les mêmes écoles, les mêmes classes avec les mêmes enseignants
L’inclusion des enfants handicapés reste une préoccupation pour les autorités parce que beaucoup d’enfants souffrent dans les établissements scolaires du fait de la nonprise en compte de leurs besoins spécifiques. Seulement beaucoup d’obstacles se dressent devant l’inclusion des enfants handicapés dans les établissements.
«Il faut comprendre l'éducation inclusive que les gens confondent avec l'éducation spéciale. L'éducation spéciale est une forme d'éducation qui ne regroupe que des enfants handicapés. Et le plus souvent, ce sont des handicapés lourds. Mais l'éducation inclusive, c'est tout, ce sont des enfants handicapés qui fréquentent les mêmes écoles que les enfants non-handicapés, les mêmes classes avec les mêmes enseignants», explique Moussa Mbengue le chargé de programme à l’Ong Sigthsavers. A l’en croire, plusieurs défis attendent les autorités. «C’est la politique de l'éducation inclusive qui tarde à être validée. Néanmoins des expérimentations par-ci et par-là sont en train d'être développées. Donc, le premier défi, c'est un cadre politique et stratégique qui organise le secteur. C’est la validation de la politique de l'éducation inclusive», dit-il.
L'autre défi, selon lui, c'est la promotion des expériences qui sont en train d'être faites. «C’est vrai que la politique n'est pas encore finalisée, mais il y a des expériences développées par Sigthsavers et d'autres organisations. Mais on ne sent pas la visibilité. Le dernier défi, c'est quand même le financement de l'éducation inclusive qui est tellement lourd et on ne sent pas les collectivités territoriales», soutient-il. A l’en croire, le financement de l'éducation inclusive reste aussi un défi à relever. Revenant sur l’absence de la validation de la politique d’éducation inclusive, il précise que leur organisation accompagne le ministère de l'Education depuis 2017 pour l'élaboration du document. «Nous sommes à l'étape de validation institutionnelle. Le processus est accéléré depuis juillet 2024 dès l'arrivée du nouveau ministre de l’Éducation. On sent une nette volonté de valider la politique. Ce qui reste, c'est la validation institutionnelle. Et le document est entre les mains du ministre.
LE SENEGAL FRANCHIT LE PAS
C’est fait ! Le Sénégal vient de franchir le pas pour l’enseignement de l’anglais au préscolaire et à l’élémentaire.. Le ministre de l’Education nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a procédé hier au lancement du démarrage de la phase pilote.
Le Sénégal inaugure l’ère de l’enseignement de l’anglais au primaire et au préscolaire. Le ministre de l’Education nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a procédé hier, vendredi 13 décembre 2024, au Centre international de conférence Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio, au lancement du démarrage de la phase pilote de la mise en œuvre de cette réforme du système éducatif sénégalais.
C’est fait ! Le Sénégal vient de franchir le pas pour l’enseignement de l’anglais au préscolaire et à l’élémentaire. Après plusieurs mois de réflexions, de rencontres de partage et de mise à niveau, les autorités ont acté le démarrage effectif des apprentissages de l’anglais au niveau de classes primaires. Le ministre de l’Education nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a lancé officiellement les débuts de l’anglais à l’élémentaire hier, vendredi 13 décembre 2024.
Dans un premier temps, c’est une phase pilote qui va être implémentée dans plus de six cents (600) établissements du préscolaire et de l’élémentaire. Pour un début, cette introduction est marquée par un consensus entre toutes les parties prenantes du système scolaire. «Nous sommes tous en phase avec cette réforme dans la mesure où l’opinion publique, des personnes ressources du monde de l’éducation, des parents, des enseignants ont accueilli positivement cette mesure qu’ils jugent pertinente, opportune et salutaire», a dit le ministre de l’Education nationale, Moustapha Guirassy.
Sur plus de 3000 enseignants candidats, près de six cents ont été retenus pour démarrer la phase pilote. L’objectif visé à travers ce lancement est l’atteinte de l’Objectif de développement durable 4 (ODD4) et la préparation des futures élites à être opérationnelles sur un marché de l’emploi où les compétences en anglais sont de plus en plus exigées.
«L’introduction de l’anglais au préscolaire et à l’élémentaire est porteuse de talents à libérer chez nos enfants et surtout d’opportunités de voir autrement leur avenir par la maîtrise d’une langue internationale», a dit le ministre, avant d’ajouter : «Il faut s’ouvrir, oser les réformes pour offrir plus d’opportunités aux élèves qui sortiront du système éducatif»
En effet, explique le ministre, «si on veut être en phase avec l’ODD4, les recommandations du sommet des Nations unies, en septembre 2022, sur les transformations des systèmes éducatifs, sur la Stratégie continentale de l’Éducation (CESA 16- 25), cette réforme est aussi importante, parce qu’elle constitue un marqueur essentiel de rupture et de changement de paradigme». Le ministre a salué l’engagement et la mobilisation de toutes les ressources humaines de son ministère pour la sélection des enseignants mais aussi pour la production des ressources didactiques nécessaires à la mise en œuvre de cette réforme majeure. Pour cette phase pilote, qui va concerner quelques Inspections de l’éducation et de la formation (IEF), exactement 590 enseignants sont mobilisés. Ces derniers, présents à l’occasion de cette cérémonie, n’ont pas manqué de soulever quelques questions relatives à l’incidence financière de «cette surcharge de travail sur les salaires». «Nous sommes prêts à accompagner le ministère dans la mise en œuvre de cette réforme qui lui parait d’une importance capitale. On lui a exposé nos revendications et je pense qu’aujourd’hui, il en a conscience. Pour être franche, il y a eu des divergences d’opinions mais, comme je l’ai dit, le ministre en a conscience. On lui a parlé d’indemnisation pour le travail et qu’on soit déchargés pour enseigner exclusivement l’anglais au niveau de l’élémentaire et du préscolaire. On lui a exposé le problème et on attend qu’il réagisse», a dit Ndeye Yaté Sy, porte-parole des enseignants chargés de cours d’anglais à l’élémentaire et au préscolaire. Une question qui risque d’être une pomme de discorde entre la tutelle et les enseignants, car les responsables n’ont pas la même compréhension du problème. A leur avis, il n’y a pas de surcharge d’horaires de travail. Ce sont plutôt deux séances hebdomadaires de 30 minutes qui seront tirées des heures normales dans les classes concernées.
ZIGUINCHOR, LES ÉTUDIANTS OPPOSÉS À LA SESSION UNIQUE
Les étudiants de l'UASZ dénoncent des décisions "arbitraires" du conseil académique. Ces mesures, selon eux, risquent de compromettre gravement leurs conditions sociales et pédagogiques.
La Coordination des étudiants de l’université Assane Seck de Ziguinchor (CE-UASZ) a exprimé vendredi, son opposition à la tenue éventuelle d’une session unique et une invalidation du second semestre 2023-2024 de l’année universitaire.
« Les décisions prises par le conseil académique de l’université Assane Seck de Ziguinchor sont arbitraires. Nous nous attendions à ce qu’on nous dise comment faire pour améliorer nos conditions sociales et pédagogique’’, a déclaré le coordonnateur des étudiants de l’UASZ, Khadim Diène, lors d’un point de presse.
Il affirme qu’au lieu d’améliorer ces conditions, le conseil a imposé des sessions uniques et une année invalide. ‘’Ce sont des menaces à l’endroit des étudiants. Ils ont pris des décisions arbitraires », a-t-il dénoncé.
Jeudi dernier, le conseil académique de l’université Assane Seck de Ziguinchor a décidé d’une reprise des enseignements le lundi 6 janvier 2025.
Il a aussi pris la décision de tenir une session unique pour l’année universitaire 2023-2024, notamment pour les UFR LASHUS, SES et ST.
Parmi les décisions prises à l’issue de la réunion, figure également l’invalidation du second semestre 2023-2024, si les étudiants ne reprennent pas les cours, jusqu’au lundi 13 janvier 2025.
« La reprise dépend de la satisfaction de nos revendications. Mais, avec l’imposition de session unique et l’invalidation de l’année, on ne va pas l’accepter. On est ferme là-dessus. On ne va pas faire une session unique encore moins une année invalide », a martelé Khadim Diène. Il demande l’organisation de deux sessions normales.
Pour lui, « il y a rien qui explique ces impositions de session unique ou l’invalidation de l’année ».
« [Le 6 janvier 2025], si nos revendications ne sont pas satisfaites, nous allons encore veiller sur nos conditions de vies sociales et pédagogiques. Si on ne va pas reprendre, on le dira », a précisé le coordonnateur des étudiants de l’université Assane Seck de Ziguinchor.
Il estime que la décision d’annulation de l’année et la tenue session unique ne sont pas opportunes.
« Session unique = année invalide »
« La session unique équivaut à l’invalidation de l’année. On risque d’avoir cette année un taux de décrochage très élevé à l’université Assane Seck de Ziguinchor », craint Khadim Diène.
Il relève que les grèves répétitives à l’université Assane Seck de Ziguinchor ont eu des conséquences sur les résultats du premier semestre.
« Il y a des UFR qui ont même un taux de réussite de 20% « , a-t-il fait observer.
La Coordination des étudiants de l’université Assane Seck de Ziguinchor demande la satisfaction ‘’immédiate’’ de ses revendications.
Le conseil académique de l’UASZ avait pris la décision, le 27 novembre dernier, de fermer ‘’jusqu’à nouvel ordre le campus pédagogique’’.
Cette mesure ne concernait pas le centre universitaire de Kolda (sud) et l’UFR 2S, des annexes de l’université Assane-Seck où les enseignements se sont poursuivis.
Le conseil académique, présidé par le recteur Alassane Diédhiou, avait également dissous des amicales d’étudiants et suspendu le renouvellement des bureaux de ces mêmes instances.
Le 27 novembre, la direction du centre régional des œuvres universitaires de Ziguinchor avait annoncé la fermeture du campus social de l’UASZ.
Ces mesures étaient consécutives à une grève illimitée des étudiants, qui réclamaient l’achèvement des chantiers de 12 amphithéâtres en construction depuis 2015, la réception d’un pavillon de 1.000 lits et d’un restaurant.
Trois véhicules du rectorat ont été incendiés lors des violences et des étudiants blessés.
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DES ENFANTS S’ÉVEILLENT DANS LE SILLAGE DU DAK'ART
Un atelier d’art initié dans le cadre du Dak’art au profit des enfants a donné des résultats invendus et suscité l’intérêt des adultes à tel enseigne qu’un des animateurs, le plasticien Papa Idrissa Camara appelle les autorités à faire plus dans ce sens
Il n’existe pas de forgerons spontanés. A contrario, c’est à force de forger que l’on devient forgeron. Mais encore faut-il avoir l’occasion de forger et le plus souvent. De même, le Sénégal peut produire une masse critique de jeunes artistes prometteurs si les autorités s’évertuent à faire découvrir la pratique de l’art aux jeunes comme l’initiative qui a eu lieu à l’ancien a palais de justice de Dakar dans le cadre du Dak’Art 2024.Nous avons rencontré un des animateurs qui n’en revient pas de ce qu’il a vu et appelle à faire plus.
Le professeur Momar Seck, enseignant d’art en Suisse, a eu la brillante idée d’initier un atelier d’art dédié aux enfants dans le cadre de la 15e édition de l’art africain contemporain de Dakar, a l’ancien palais de Justice. L’initiative a permis aux enfants de la maternelle en terminale de s’exprimer avec enthousiasme et passion et susciter de l’interet chez les adultes.
Cette atelier a révélé un potentiel artistique dormant en les enfants et qui mériterait d’être cultivé par plus pratique dans la durée et de manière suivie. Nous avons rencontré Papa Idrissa Camara, un des animateur de cet atelier quelques jours avant la fin de la biennale. Dans cette entretue exclusive accordé à SenePlus, Papa Idrissa Seck, surpris par l’engouement explique.
Selon lui, l’atelier a été fort bien apprécié par les enfants et partant, cet enseignant en art plastique plaide fortement pour la continuation de cette initiative y compris en dehors des prochaines éditions de la Biennale.
Dans la même optique, Papa Idrissa Camara souhaite la création aussi d’ateliers pour adultes afin de laisser chaque personne s’exprimer et partager ses émotions.
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J'OSE L'ASSUMER, JE SUIS ARTISTE
EXCLUSIF SENEPLUS : Dans cet entretien, Germaine Anta Gaye parle des visiteurs de son expo, de Diomaye Faye et surtout de comment elle a été «bombardée» artiste mais sans calcul aucun. Elle en a profité pour révéler son ange gardien au grand jour.
À quelques heures de la tombée des rideaux du Dak’Art 2024, Germaine Anta Gaye, tire un bilan largement satisfaisant de la présent édition et dit toute sa reconnaissance à la Biennale qui l’a honorée, au public et à tous ses collaborateurs. Non sans profiter pour dévoiler au bel honneur du jour son ange gardien qui s’active dans les coulisses, décante des situations inattendue, anticipe de situations d’urgence et sert presque de fusible pour l’artiste. Il a été le maître d’œuvre de la fabuleuse et mémorable de la chambre mémoire de Germaine.
Le Dak’Art 2024 a vécu, mais les souvenirs demeurent. Et parmi les souvenirs les plus vivaces sans doute la chambre mémoire de Germaine Anta Gaye, la spécialiste de la peinture sous-verre y figurera.
Elle était l’une des rares artistes présentes souventes fois sur place, tout près de son exposition pour recevoir les visiteurs, échanger chaleureusement, expliquer avec amour et enthousiasme son installation jusqu'au jour de la clôture.
La magnificence de « sa maison » montée dans l’enceinte de l’ancien Palais de Justice était le point de mire des visiteurs. Beaucoup été émerveillés par sa proposition, touchée par cette installation. Originale et bien pensée. D’aucuns une fois passés, allaient chercher des amis, parents ou proches pour venir à leur tour assouvir leur curiosité.
L’artiste et enseignante en arts a profité pour réaffirmer le fait qu’elle est artiste. Mais une artiste attachée à la beauté et à la finesse. Par conséquent, tout ce qui est rugueux n’est pas Anta. J’ose assumer que je suis artiste », a-t-elle affirmé.
Dans la foulée de cette émotion que suscite son installation, Germaine Anta Gaye était même devenue presque une « confesseuse » malgré elle, recevant des confidences des personnes touchées qui lui racontèrent, de facto, leur propre histoire familiale.
Germaine Anta est très est reconnaissante d’avoir été mise en avant par le Dak’Art 2024 et que son œuvre plaisent au public de manière indifférenciée.
Honorée par la 15e édition du Dak’art, Germaine Anta Gaye, spécialiste de la peinture sous-verre a pu toucher beaucoup de visiteurs par son installation originale qui met en exergue un art de vivre saint-Louisien très en vogue quelques années auparavant à Saint-Louis.
LE RECTEUR ANNONCE LA DATE DE REPRISE DES COURS À L’UNIVERSITÉ DE ZIGUINCHOR
Les enseignements vont reprendre le lundi 6 janvier 2025 à l’université Assane Seck, fermée depuis le 27 novembre dernier à la suite de violents affrontements entre étudiants et policiers.
Les enseignements vont reprendre le lundi 6 janvier 2025 à l’université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ), fermée depuis le 27 novembre dernier à la suite de violents affrontements entre étudiants et policiers, qui ont fait plusieurs blessés, a-t-on appris d’un communiqué du recteur, transmis ce jeudi à l’APS.
« Le recteur, président du conseil académique de l’université Assane Seck de Ziguinchor, porte à la connaissance de la communauté universitaire que cet organe s’est réuni ce jour, jeudi 12 décembre 2024, pour évaluer l’évolution de la situation académique. A l’issue de cette rencontre, le conseil a pris la décision de reprendre les enseignements le lundi 6 janvier 2025 », souligne la même source.
Le conseil académique de l’université Assane Seck de Ziguinchor a aussi pris la décision de faire une session unique pour l’année universitaire 2023-2024, notamment pour les UFR LASHUS, SES et ST.
Parmi les décisions prises à l’issue de la réunion, figure également l’invalidation du second semestre 2023-2024 si les étudiants ne reprennent pas les cours jusqu’au jusqu’au lundi 13 janvier 2025.
Le conseil académique de l’UASZ avait pris la décision, le 27 novembre dernier, de fermer »jusqu’à nouvel ordre le campus pédagogique ».
Cette mesure ne concernait pas le centre universitaire de Kolda (sud) et l’UFR 2S, des annexes de l’université Assane-Seck où les enseignements s’étaient poursuivis.
Le conseil académique présidé par le recteur Alassane Diédhiou avait également dissous des amicales d’étudiants et suspendu le renouvellement des bureaux de ces mêmes instances.
Le 27 novembre, la direction du centre régional des œuvres universitaires de Ziguinchor avait annoncé la fermeture du campus social de l’UASZ.
Ces mesures étaient consécutives à une grève illimitée des étudiants, qui réclamaient l’achèvement des chantiers de 12 amphithéâtres en construction depuis 2015, la réception du pavillon de 1.000 lits et d’un autre restaurant.
Trois véhicules du rectorat ont été incendiés lors de ces violences et des étudiants blessés.
DOCTORAT HONORIS CAUSA DECERNE A BINETA DIOP
Bineta Diop, Présidente Fondatrice de l’ONG Femmes Africa Solidarité a reçu le Doctorat Honoris Causa de la Faculté des sciences humaines de « University of the Free State » au Campus Bloemfontein en Afrique du Sud.
Bineta Diop, Présidente Fondatrice de l’ONG Femmes Africa Solidarité a reçu le Doctorat Honoris Causa de la Faculté des sciences humaines de « University of the Free State » au Campus Bloemfontein en Afrique du Sud. Ce doctorat honorifique de « University of the Free State » est la troisième décernée à Bineta Diop et vient couronner le travail accompli dans la consolidation de la paix et la résolution des conflits pendant des décennies en Afrique.
L’envoyée spéciale du Président de la Commission de l’Union Africaine pour les Femmes, la Paix et la Sécurité s’est impliquée dans les zones de conflits en Afrique et a fondé l’Ong Femmes Africa Solidarité (FAS) dans le but de renforcer et promouvoir le rôle de leadership des femmes dans la prévention, la gestion et la résolution des conflits en Afrique.
LE CEMT SOUS LA MENACE DES CAMBRIOLAGES REPETES
Le Collège d'Enseignement Moyen Technique (CEMT) de Ziguinchor fait face à une vague de cambriolages inquiétante. En l’espace de trois semaines, l’établissement a subi cinq intrusions, causant la perte de matériel pédagogique et informatique crucial...
Le Collège d'Enseignement Moyen Technique (CEMT) de Ziguinchor fait face à une vague de cambriolages inquiétante. En l’espace de trois semaines, l’établissement a subi cinq intrusions, causant la perte de matériel pédagogique et informatique crucial, sans qu’aucune mesure concrète ne soit prise jusqu’à présent pour arrêter le mal
Le Collège d'Enseignement Moyen Technique (CEMT) de Ziguinchor est en proie à une insécurité alarmante. En seulement trois semaines, l’établissement a été victime de cinq cambriolages. La dernière intrusion a eu lieu dans la nuit du 9 décembre 2024. Les malfaiteurs ont forcé les portes pour s’introduire dans les bureaux de l’administration, en quête d’argent. Ils sont repartis avec un coffre-fort qui, selon le principal de l’établissement, Édouard Tomy, ne contenait rien, car les fonds ne sont pas conservés dans les locaux.
Depuis le début de ces effractions, les pertes sont considérables. Lors de la première intrusion, 17 ordinateurs ont été dérobés, et trois autres ont été emportés lors du deuxième cambriolage. Le matériel pédagogique et informatique essentiel pour l’enseignement a également été ciblé, causant un préjudice à l’établissement.
Malgré les plaintes déposées, notamment la dernière en date du 20 novembre 2024, les autorités de l'établissement sont sans réponse, laissant le CEMT sans protection face à ces actes criminels répétés. "Les malfaiteurs dictent leur loi", déplore Édouard Tomy, soulignant l’urgence de renforcer la sécurité dans cet établissement scolaire vital pour la communauté de Ziguinchor.