Comme attendu, le Norvégien Ole Gunnar Solskjaer (45 ans) a été nommé ce mercredi matin entraîneur intérimaire de Manchester United jusqu'à la fin de la saison.
Solskjaer succède à José Mourinho, démis de ses fonctions mardi. MU avait annoncé qu'il souhaitait nommer un entraîneur intérimaire pour terminer la saison et se donner le temps de trouver un manager pour le prochain exercice.
Le club mancunien a opté pour un ancien joueur puisque l'ex-attaquant a joué pour les Red Devils entre 1996 et 2007. Son staff sera composé de Mike Phelan (56 ans), Michael Carrick (37 ans), deux autres anciens joueurs du club, et Kieran McKenna (32 ans) qui a déjà travaillé avec les équipes jeunes.
NIGERIA : 3600 MORTS ENTRE AGRICULTEURS ET ÉLEVEURS DEPUIS 2016
L’armée nigériane a réagi en menaçant de faire “fermer les bureaux d’Amnesty International” dans le pays et la présidence a ajouté être “préoccupée” par les activités de l’ONG sur un autre front, la lutte contre les islamistes armés de Boko Haram.
Dans un rapport intitulé “Récolter les morts: trois années d’affrontements sanglants entre agriculteurs et éleveurs”, l’organisation de défense des droits de l’homme a estimé que 2.000 personnes ont été tuées cette année seulement dans le conflit opposant éleveurs nomades et cultivateurs sédentaires.
“L’incapacité des autorités nigérianes à enquêter sur les affrontements et à traduire leurs auteurs en justice a alimenté l’escalade sanglante du conflit entre agriculteurs et éleveurs, qui a fait 3.641 morts au cours des trois dernières années”, a affirmé Amnesty dans un communiqué.
Le porte-parole de l’armée Sani Usman a répliqué, affirmant qu’“Amnesty International déploie de grands efforts pour déstabiliser le Nigeria”.
“Nous remarquons cela à travers la fabrication d’accusations fictives contre nos forces de sécurité et leurs prétendues violations des droits de l’homme”, a-t-il écrit dans un communiqué.
“L’armée nigériane n’a d’autre choix que d’appeler à la fermeture des bureaux d’Amnesty International au Nigeria si ces imprudences continuent”, conclut M. Usman.
-“DEUX GUERRES”-
La présidence du Nigeria a aussi critiqué les activités de l’ONG. “Le gouvernement fédéral est de plus en plus préoccupé par le rôle que joue Amnesty International dans la guerre contre le terrorisme au Nigeria”, a déclaré le porte-parole du président Muhammadu Buhari dans un communiqué.
Ses opérations “semblent viser à porter atteinte au moral de l’armée nigériane”, a ajouté le porte-parole Garba Shehu, ajoutant qu’“il semble souvent que le gouvernement nigérian mène deux guerres contre le terrorisme: contre Boko Haram et contre Amnesty International”.
Dans son rapport, Amnesty accuse les forces de sécurité nigérianes de ne pas en faire assez pour mettre fin aux massacres, aux pillages ou en incendies de villages.
“Les forces de sécurité sont souvent positionnées à proximité des attaques, qui peuvent parfois durer plusieurs jours, mais sont trop lentes à réagir”, assure le rapport. “Le gouvernement nigérian a affiché une incompétence flagrante et manque à son devoir de protéger la vie de sa population”, dénonce Osai Ojigho, directeur du programme nigérian d’Amnesty International.
Les éleveurs nomades, musulmans, et les agriculteurs sédentaires chrétiens sont en conflit depuis des années pour l’accès aux terres, mais les violences se sont aggravées en raison de la poussée démographique, de la multiplication des conflits et de l’insécurité croissante dans le Nord, qui ont bloqué de nombreuses routes traditionnelles de pâturage.
La situation sécuritaire est particulièrement préoccupante au Nigeria, alors que le président Buhari, ancien général de 76 ans, est en lice pour sa propre succession lors des élections de février.
Amnesty International a subi de lourdes pressions, dont des manifestations devant ses locaux d’Abuja, et de précédents appels à sa fermeture, et dénonce régulièrement les abus de de l’homme, notamment dans le nord-est frappé par le groupe jihadiste de Boko Haram, et dans le sud-est, où des groupes armées menacent les installations pétrolières.
La semaine dernière, l’armée a suspendu pour quelques heures les opérations de l’Unicef auprès des centaines de milliers de déplacés du conflit de Boko Haram, accusant l’organisation onusienne “d’espionnage” et “pratiques pernicieuses, susceptibles de nuire à la lutte contre le terrorisme” de Boko Haram.
L’armée américaine a annoncé lundi avoir tué 62 islamistes shebab lors de six frappes menées au cours du week-end en Somalie, alors que le rythme des opérations des forces spéciales en soutien au gouvernement somalien s’accélère.
Quatre frappes ont été menées samedi dans la région de Gandarshe, dans le sud de la Somalie, tuant 34 shebab, a précisé dans un communiqué le commandement militaire américain pour l’Afrique (Africom).
Deux autres frappes ont été menées dimanche dans la même région, tuant 28 autres militants. “Nous estimons à ce stade que ces frappes n’ont tué ou blessé aucun civil”, a indiqué le commandement militaire américain.
Rokhaya Diallo-Hamidou Anne-Penda Mbow-Alymana Bathily-René Lake
SÉNÉGAL, ENJEUX 2019
EXCLUSIF SENEPLUS - Jusqu'à l'élection présidentielle de février, publication d'une série d'articles d'analyse de fond des défis qui se posent au développement du pays - La conversation est dès à présent ouverte et tout le monde peut y prendre part
#Enjeux2019 - A partir de cette semaine, SenePlus.com lance un projet de publication d'une série d'articles d'analyse de fond des principaux défis qui se posent au développement du Sénégal.
"Enjeux 2019", titre de cette série de publications que vous retrouverez sur SenePlus.com et dans les colonnes de quelques uns de ses partenaires de la presse écrite, a pour objectif de susciter, de mener, d'entretenir et de prolonger dans le fond et dans la durée des débats nationaux d'ici au 24 février 2019, date de la prochaine élection présidentielle.
Avec le soutien de la fondation Open Society Initiative for Africa (OSIWA), SenePlus a sollicité plusieurs contributions écrites auprès d'experts, d'activistes, et de leaders d'opinion représentants un groupe de citoyens divers en tous points : âge, genre, ethnie, religion, opinion ou engagement politique, école de pensée philosophique ou idéologique, et spécialité professionnelle notamment.
Les discussions, les conversations et les débats autour des "Enjeux 2019" seront menés sous un angle non-partisan. L'intention est sous-tendue par l'idée selon laquelle, quelle que soit l'administration qui sera aux affaires après la prochaine présidentielle, nous devrons tous ensemble, malgré nos approches différentes, voire divergentes, sinon trouver des solutions, au moins faire des progrès significatifs dans certains domaines. Car, cela relève d'une exigence populaire et bien souvent également, une exigence de bon sens.
Tous les sujets de fond seront abordés. Ensemble, nous réfléchirons aux questions de gouvernance, d'éducation, de formation, de la place de nos langues nationales, de celle des femmes dans toutes les sphères de la société, du rôle des médias, des défis d'Internet et des réseaux sociaux, de la santé publique, de la monnaie, de la gestion des ressources naturelles, de la politique africaine et internationale, de la défense et de la sécurité, de l'environnement, du sport, etc.
Les points de vue des femmes et des jeunes seront transversaux à toutes ces questions.
Il s'agira de rendre compte des défis qui se posent de manière spécifique aux femmes qui représentent la majorité de la population du Sénégal. Où en sommes-nous par rapport à l'égalité en droit entre hommes et femmes ? Quelles mesures et quelles réformes pour faire face à la violence sur les femmes dans la sphère domestique ? Comment discuter et agir face à la mendicité infantile ? Les questions sont bien nombreuses.
Quant aux jeunes, les textes de SenePlus et ses partenaires refléteront la maturité politique d'une partie de cette jeunesse et son appropriation des enjeux immenses qui se posent à un pays à bâtir ensemble. Les contributions des jeunes femmes et des jeunes hommes auront ce sens profond qu'elles proviennent du cœur social d'un pays jeune. Elles constitueront le propos de celles et de ceux sur qui le pouvoir à venir en février 2019 s'exercera.
Pour prolonger, étendre et diversifier les conversations, SenePlus.com interpellera régulièrement, sur des plateformes multimédia, des citoyens dans les rues du pays et ailleurs pour avoir en diola, en pulaar, en wolof et en français, leurs perspectives sur les "Enjeux 2019".
Après l'élection, plusieurs formules pour poursuivre les discussions sur les "Enjeux 2019 - 2024" seront proposées à tous les acteurs sociaux. D'un ouvrage aux conférences et autres espaces de discussion, il s'agira de poursuivre cette réflexion endogène sur le développement du Sénégal.
Tous ceux qui souhaiteront contribuer ou réagir aux articles publiés dans cette série "Enjeux 2019" sont invités à nous contacter par email à l'adresse : article@seneplus.com.
Rokhaya Diallo, Hamidou Anne, Penda Mbow, Alymana Bathily et René Lake
Sur les réseaux sociaux : #Enjeux2019
SONKO : "JE NE SERAIS PAS CHEF DE PARTI SI JE SUIS PRÉSIDENT"
Ousmane Sonko en a fait le serment ce samedi à Diourbel, la capitale du Baol.
S'il est élu Président de la République au soir du 24 février 2019, le leader du parti "Pastef", va se départir de ses fonctions de président de son parti. Ousmane Sonko en a fait le serment ce samedi à Diourbel, la capitale du Baol. Il s'est confié à Seneweb, avant son meeting prévu ce soir.
"Président, je me départirai de mes fonctions de chef de parti. C'est une chose sur laquelle, nous avons clairement livré notre vision. Les fonctions de Président de la République et de président de parti politique sont diamétralement incompatibles, puisqu'elles ne permettent pas l'impartialité requise pour l'autorité présidentielle", dit Sonko.
Ousmane Sonko d'indiquer : "Il faut également couper le Président de la République des contingences politiques. Parce qu'un Président de la République ne doit avoir de temps que pour s'occuper des missions qui lui sont dévolues, c'est-à-dire conduire le destin de la Nation. Mais il ne doit pas être dans des petites querelles, recevoir Massamba et Mademba pour donner des valises d'argent. Même les réunions politiques se tiennent au palais de la République, qui n'est pas le palais de l'Apr".
"Nous allons beaucoup plus loin, poursuit-il, parce que nous considérons que c'est l'institution présidentielle elle-même qui pose problème au Sénégal. Et le fait de découpler les fonctions de président de parti avec celle de Président de la République ne réglerait pas entièrement le problème. C'est pourquoi, nous pensons qu'il faut réduire drastiquement les pouvoirs du président de la République au Sénégal si on veut s'en sortir".
Pour Ousmane Sonko, "ça passe par la suppression de la fameuse caisse noire qu'on appelle fonds politiques et qui n'est qu'un fonds de corruption en réalité, puisque les Présidents s'en servent pour acheter des militants, corrompre des porteurs de voix, etc. Il faut donc éliminer cette caisse et la remplacer par ce que j'ai appelé les fonds secrets qui sont sous le contrôle de l'Assemblée nationale".
"Toujours pour réduire les pouvoirs du Président de la République, il faut sortir les corps de contrôle de la supervision du Président de la République. Qu'ils soient totalement autonomes pour faire le travail de contrôle de l'action publique et pouvoir saisir directement un procureur, et de se substituer à ce dernier s'il ne fait pas le travail", a-t-il affirmé.
Sonko ajoute, "il y a aussi des mesures à prendre par rapport à l'implication familiale dans la gestion publique. Il faut des mesures assez fermes pour éviter les abus. Quand on voit ce qui se passe sous nos yeux et l'impact négatif que ça a sur la gouvernance, il y a de quoi se poser un certain nombre de questions".
"Il faut rééquilibrer les pouvoirs pour que le Président de la République ne soit plus le président du Conseil Supérieur de la Magistrature pour que cette institution soit totalement indépendante et autonome pour faire son travail. Que le ministre de la Justice ne puisse plus siéger au Conseil Supérieur de la Magistrature, ou alors qu'il ne puisse plus avoir une voix importante", précise-t-il.
"Je suis plutôt pour une forme de parlementarisme plutôt que pour le présidentialisme. Mais il nous faut une assemblée nationale totalement autonome et très forte. Parce que séparer les pouvoirs c'est bien, si vous séparez des pouvoirs qui ne sont pas équilibrés, ça ne sert absolument à rien. La forme de scrutin pose problème, la manière dont on dresse les listes dans les partis politiques idem", renchérit-il.
ÉLECTRIFICATION EN MILIEU RURALE
Environ 3860 villages du Sénégal actuellement raccordés au réseau de la Senelec.
Au total, 3860 villages du Sénégal sont désormais raccordés au réseau de la SENELEC, la société nationale d’électricité, contre 1625 en 2012, a affirmé, vendredi, à Dakar, le secrétaire général du ministère du Pétrole et des Energies, Adama Diallo.
‘’En 2012, on avait sur l’ensemble du territoire national, 1625 villages raccordés au réseau de la SENELEC, aujourd’hui, nous sommes à environ 3860 villages, grâce aux efforts fournis par le gouvernement’’, a-t-il dit.
"En 2012, on était en laser avec 170.000 abonnés en milieu rural, aujourd’hui nous en sommes à 326.000", a-t-il dit dans un entretien avec des journalistes, lors d’une journée dédiée à son département, à l’occasion de la 27ème édition de la Foire internationale de Dakar (FIDAK).
Selon le secrétaire général du ministère du Pétrole et des Energies, "l’impact de l’énergie comme pilier dans la croissance économique du Sénégal, notamment le troisième pilier du PSE, reste indéniable".
"En 2012, tout le monde se rappelle des coupures intempestives d’électricité. C’était plusieurs heures de coupure, une difficulté pour l’économie (...)" en particulier, a souligné Adama Diallo.
A l’en croire, grâce aux efforts consentis par l’Etat, "le défi de la production a été relevé", ce qui a permis à la SENELEC de travailler actuellement sur le réseau, le transport et la distribution.
"Enormément de milliards ont été consentis à ce secteur, pour que le peuple comprenne que nous travaillons pour lui et que les populations puissent utiliser l’énergie pour le développement et l’éclairage", a-t-il fait valoir.
Il a toutefois déploré "le coût élevé" des factures d’électricité, qui bloque selon lui l’envol économique et social du Sénégal.
Avec les nouvelles stratégies adoptées, le Sénégal utilisera "d’ici 2025" le gaz qu’il a découvert pour remplacer l’ensemble de machines de la SENELEC.
"Ces machines qui étaient au fuel seront" alors au gaz "pour avoir le Shop Energy de qualité et à moindre coût", a-t-il ajouté.
Cela devrait permettre "d’attirer l’ensemble des investisseurs dans le domaine des industries énergétivores afin de s’installer au Sénégal et de créer des emplois", a-t-il avancé.
LEOPOLD SÉDAR SENGHOR : 17 ANS DÉJÀ
Joal-Fadiouth va rendre un hommage un Président Senghor, le 21 décembre
Le festival "Khémaane diom fa Fadiouth" démarre le 21 décembre prochain, à Joal-Fadiouth (Mbour, ouest), avec comme objectif principal de rendre hommage à l’ancien président de la République du Sénégal, Léopold Sédar Senghora, appris l’APS samedi auprès des organisateurs.
Cette manifestation culturelle qui se tient sur deux jours (21-22 décembre), est initiée par la ministre des Mines et de la Géologie, Aïssatou Sophie Gladima, ont-ils précisé.
La cérémonie officielle aura lieu au lycée de la commune de Joal-Fadiouth qui porte le nom de l’ancien président sénégalais, a expliqué Babacar Diouf, président du comité d’organisation du festival.
Il a ajouté que d’éminentes personnalités du monde universitaire et autres seront de la partie pour animer des panels et des activités culturelles et intellectuelles
Il est prévu un défilé ethnique pour montrer l’importance de la diversité ethnico-culturelle de la localité cosmopolite où cohabitent des populations issues de toute la sous-région ouest-africaine. Un gala de lutte traditionnelle sera aussi organisé.
ÉTHIOPIE: L'ANCIEN PRÉSIDENT GIRMA WOLDEGIORGIS EST DÉCÉDÉ
Girma a été président de l‘Éthiopie pendant douze ans entre 2001 et 2013, un poste largement honorifique, sans réel pouvoir.
Girma a été président de l‘Éthiopie pendant douze ans entre 2001 et 2013, un poste largement honorifique, sans réel pouvoir.
À l’annonce de son décès, des dizaines de messagesont inondé la toile. Saluant pour la plupart le travail abbatu par ce dernier durant son passage à la tête de la nation.
La cause de son décès, rapporté par l’Ethiopia Broadcasting Corporation (EBC) et d’autres médias publics, n’a pas été donnée.
Girma parlait couramment l’amharique, la langue de travail en Éthiopie, l’afan oromo, sa langue maternelle, ainsi que l’anglais et le français.
Ces dernières années, Girma a participé activement aux efforts visant à favoriser la réconciliation entre l‘Éthiopie et l‘Érythrée, les frères ennemis de la Corne de l’Afrique, qui ont déclaré en juillet la fin de deux décennies d’hostilité et entamé un processus de réchauffement de leurs relations.
L’Association nationale de la presse sportive du Sénégal (ANPS) organise la 14e édition du "Gala des meilleurs sportifs" du Sénégal, samedi, à partir de 19 heures 30, au Théâtre national Daniel Sorano, annonce un communiqué transmis à l’APS.
Le ministre des Sports, Matar Bâ, va présider la cérémonie dont le parrain est Abdoulaye Sèye Moreau, ancien président de la FIBA, ajoute le communiqué.
NIGERIA: L'UNICEF ACCUSÉE D'ESPIONNAGE POUR BOKO HARAM
"Nous disposons d'informations crédibles selon lesquelles certains d'entre eux se livrent à des pratiques pernicieuses, susceptibles de nuire à la lutte contre le terrorisme, car ils entraînent des espions qui soutiennent les insurgés" Colonel de l'armée
Lagos-L'armée nigériane a annoncé vendredi qu'elle avait "suspendu" les activités du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), dans le nord-est du pays, ravagé par l'insurrection islamiste de Boko Haram, accusant certains de ses membres d'espionnage en faveur des jihadistes.
"Nous disposons d'informations crédibles selon lesquelles certains d'entre eux se livrent à des pratiques pernicieuses, susceptibles de nuire à la lutte contre le terrorisme, car ils entraînent des espions qui soutiennent les insurgés", a déclaré le colonel Onyema Nwachukwu, dans un communiqué.
"En conséquence, les opérations de l'Unicef sont suspendues dans le nord-est jusqu'à nouvel ordre", a-t-il ajouté.
Il n'a pas été possible d'obtenir une réaction de l'Unicef dans l'immédiat.
Mais Amnesty International a condamné cette décision, dans laquelle elle voit une tentative pour "intimider les organisations humanitaires internationales".
"L'accusation est absurde. Et la suspension des activités de l'Unicef va seulement aboutir à priver de l'aide humanitaire dont ont besoin ceux dont la vie a été dévastée par le conflit avec Boko Haram", a estimé Osai Ojigho, directeur d'Amnesty au Nigeria, qui demande l'annulation immédiate de cette mesure.
L'insurrection de Boko Haram a fait plus de 27.000 morts et 1,8 million de déplacés dans le nord-est du Nigeria depuis 2009, provoquant une très grave crise humanitaire dans la région du lac Tchad.