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5 avril 2025
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DIOMANSY NE SERA PAS MANAGER GÉNÉRAL DU CASA-SPORTS
L’ancien international Diomansy Kamara était pressenti pour le poste de Manager général de Casa Sports. Le projet est finalement tombé à l’eau. «Le Casa-Sports m’avait sollicité, mais les discussions n’ont pas abouti.
L’ancien international Diomansy Kamara était pressenti pour le poste de Manager général de Casa Sports. Le projet est finalement tombé à l’eau. «Le Casa-Sports m’avait sollicité, mais les discussions n’ont pas abouti. Je ne travaille pas avec eux cette saison, même si des jeunes qui sont là-bas le veulent. Le plus important est de faire avancer le football. Mais, j’ai de très bons rapports avec Atépa et le président Sané Seydou», a-t-il confié dans un entretien à 13 Tv repris par Le Quotidien.
Revenant laconiquement sur les raisons de la non-concrétisation de son partenariat avec le Casa Sports, Diomansy Kamara d’ajouter : «J’ai dû prendre du recul par rapport à différentes activités sur lesquelles je m’étais investi. J’ai repris doucement avec Canal Plus. Je suis un peu dans le football avec des gamins avec qui je suis en train de travailler. Mon actualité se situe à ce niveau-là et je rends grâce à Dieu».
RENFORCEMENT DES NORMES DÉMOCRATIQUES
Des activistes prônent pour des reformes institutionnelles indispensables.
La nécessité de ‘’promouvoir auprès des citoyens et organisations de base un panier minimal de mesures structurantes de réformes institutionnelles indispensables pour renforcer les normes démocratiques du Sénégal’’ constitue l’une des recommandations fortes du Forum citoyen organisé mercredi et jeudi à Dakar, à l’initiative de AfricaJOM Center dirigé par Alioune Tine.
‘’La construction d’une démocratie post-électorale : la réforme des institutions comme condition de possibilité de renforcement de la République, de la démocratie, de l’État de droit et des droits humains’’, est le thème de cette rencontre.
Dans une déclaration dont l’APS a obtenu copie, les participants ont annoncé la création d’’’un front très large de citoyens/OSC [organisations de la société civile] déterminés et clairvoyants, qui porte ces propositions de réformes institutionnelles en vue de remettre l’éthique au centre de la gouvernance’’.
Les participants ont fait part de leur volonté de ‘’susciter une passerelle entre académiciens et société civile pour accompagner les citoyens dans la compréhension des enjeux/situations, enrichir le débat public et promouvoir une vision nouvelle de la gouvernance, des institutions et de la citoyenneté, et ainsi assurer une meilleure résilience des fonctions de contre-pouvoirs dans nos sociétés’’.
Ils ont souligné ‘’la nécessité impérieuse d’une confiance des citoyens à l’égard du leadership politique et envers les institutions républicaines et démocratiques’’.
Dans leur diagnostic, ils ont décelé ‘’les dysfonctionnements récurrents des institutions républicaines, le déficit du dialogue politique, la nécessité de préserver un espace pluriel de libre expression’’. Ce diagnostice a aussi fait ressortir "la nécessité de poser des jalons importants pour réformer le système politique, démocratique et institutionnel à bout de souffle, afin de construire un Etat de droit conforme aux normes internationales et adapté aux réalités du continent’’.
Ils ont également souligné ‘’la richesse extraordinaire des éléments de diagnostic, d’analyse et de recommandations contenus dans le Pacte républicain, les conclusions des Assises nationales et de la Commission Nationale de réforme des Institutions’’.
Les participants ont préconisé ‘’quelques mesures structurantes de reformes des institutions à promouvoir en priorité’’ pour ‘’un citoyen placé au cœur de la république et des politiques publiques, la séparation et l’équilibre des pouvoirs’’.
Il y a lieu, estiment-ils, de ‘’résoudre définitivement la question de l’hypertrophie de la fonction présidentielle par un meilleur encadrement des pouvoirs du président de la République sauvegardant le fonctionnement adéquat et satisfaisant des autres institutions ; l’aménagement dans la Constitution de disposition engageant la responsabilité politique du chef de l’Etat et la consécration de la règle selon laquelle le président de la République, une fois élu, cesse d’être chef de parti’’.
De même, ils ont plaidé pour ‘’l’indépendance effective de la Justice, un parlement émancipé et au service des citoyens, des Organes indépendants de Régulation efficaces, un rôle positif des partis politiques dans la démocratie et le développement inclusif et durable, une administration neutre, impartiale et efficace, une société civile respectée, engagée et proactive, au service du peuple’’.
Pour contribuer ‘’efficacement à ces transformations’’, les participants au Forum ont annoncé la mise sur pied d’’’un Observatoire de suivi et de mise en œuvre des reformes des institutions de la République’’.
TAMBACOUNDA : MISE EN SERVICE DU RÉSEAU ÉLECTRIQUE DE DYABOUGOU
Le gouverneur de la région, El Hadj Bouya Amar, à la tête d’une forte délégation, a allumé, jeudi en début de soirée, les lampadaires devant une foule nombreuse venue assister à ce ‘’spectacle inédit.’’
Le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) a mis en service jeudi le réseau électrique de Dyabougou, au grand bonheur de ses habitants.
Dans cette localité située dans le département de Goudiry (Tambacounda, Est) et accessible par une piste latérite, le PUDC a mis en service une dizaine de lampadaires. La prochaine étape sera le raccordement de tous les foyers à l’électricité.
Le gouverneur de la région, El Hadj Bouya Amar, à la tête d’une forte délégation, a allumé, jeudi en début de soirée, les lampadaires devant une foule nombreuse venue assister à ce ‘’spectacle inédit.’’
‘’Nous venons de faire un grand bond en avant. Le village à certes du chemin à faire, mais ce pas franchi sur la route du développement est immense pour nous ses habitants’’, a souligné le président du conseil départemental de Goudiry, Djibo Souaré.
‘’L’électricité ouvre de nouvelles perspectives. Les habitants de ce village peuvent avoir accès désormais à la télévision, à l’eau fraîche et à toutes les commodités’’, a ajouté M. Souaré.
Les travaux d’installation qui ont démarré il y a moins de deux ans, concrétisent une promesse électorale du président de la République, Macky Sall, et ont permis à sept communes d’avoir accès à l’électricité.
Très bientôt, les villages environnants seront à leur tour raccorés à l’électricité. ‘’ Le département de Goudiry fait partie des plus défavorisés. Les communes ainsi que les villages ont besoin d’un accès à l’eau potable, d’électrification et de pistes de productions’’ a souligné M. Souaré.
Cette doléance est en cours de solutions, selon le gouverneur de la région, El Hadj Bouya Amar. ‘’Nous constatons tous les efforts de l’Etat qui ne vont pas s’arrêter. Les villages restants seront alimentés à l’électricité’’, a-t-il annoncé.
Il a réaffirmé l’engagement de l’Etat à prendre en charge les autres communes de la région pour lutter contre les inégalités sociales et donner une vision concrète du développement.
KHALIFA PERD SON POSTE DE DÉPUTÉ
Ça va de mal en en pis pour Khalifa Sall. Révoqué de son poste de maire de Dakar, l’ex-édile perd également son mandat de député. Selon L’As qui donne nouvelle, le candidat recalé à présidentielle 2019 a été radié de l’Assemblée nationale.
Ça va de mal en en pis pour Khalifa Sall. Révoqué de son poste de maire de Dakar, l’ex-édile perd également son mandat de député. Selon L’As qui donne nouvelle, le candidat recalé à présidentielle 2019 a été radié de l’Assemblée nationale.
Le bureau de l’Hémicycle s’est réuni, hier, pour prendre cette décision. Le journal indique que le ministre de la Justice a adressé, le 11 janvier dernier, une lettre au président du Parlement, Moustapha Niasse, pour lui demander de faire appliquer la loi en lui retirant son mandat de député.
Ce, suite à la confirmation de sa condamnation à 5 ans de prison ferme par la Cour d’appel de Dakar. Son poste de député revient, désormais, au responsable des jeunes du Grand Parti, Malick Guèye, qui sera installé dans les prochains jours.
UN EXAMEN MÉDICAL D’APTITUDE AVANT LA CAN U20
La Confédération africaine de football (CAF) vient de lancer une initiative visant à faire le bilan médical des joueurs, en perspective de la CAN des moins de 20 ans prévue au Niger à partir du 2 février prochaine.
La Confédération africaine de football (CAF) vient de lancer une initiative visant à faire le bilan médical des joueurs, en perspective de la CAN des moins de 20 ans prévue au Niger à partir du 2 février prochaine appris l’APS.
"Intégré au système de gestion de contenu (CMS) de la CAF depuis le Championnat d’Afrique des nations en Afrique du Sud en 2014’’, l’examen médical d’avant compétition (PCMA) "permet de faire le bilan médical de chaque joueur pour déterminer s’il est médicalement apte à participer au tournoi final prévu du 2 au 17 février dans les villes de Niamey et de Maradi", écrit la CAF sur son site officiel.
Ce projet est initié dans le cadre de la nouvelle gouvernance de la CAF a pour but d’anticiper et d’éviter "au mieux les accidents des joueurs", ajoute la même source.
"Les médecins des 8 équipes participantes (l’Afrique du Sud, le Niger, pays-hôte, le Burkina Faso, le Burundi, le Ghana, le Mali, le Nigeria, le Sénégal) devront soumettre les informations détaillées de leurs joueurs sélectionnés pour le tournoi, une fois que le système sera ouvert en ligne le 23 janvier", précise le site de la CAF.
Il note que l’examen médical avant compétition offre également aux officiers médicaux la possibilité d’avoir accès à des informations et des documents concernant les blessures subies lors des compétitions de la CAF.
De même sert-il aussi à collecter des données des différentes lésions et aide entre autres à la prévention de maladies, ajoute le site Internet de la Confédération africaine.
Finaliste des deux précédentes phases finales de la CAN U20, les Juniors sénégalais évolueront dans le groupe B de la compétition en compagnie du Burkina Faso, du Mali et du Ghana.
La poule A va regrouper, outre le pays organisateur, le Niger, le Nigeria, l’Afrique du Sud et le Burundi.
DÉCÈS D'AHMED BACHIR KOUNTA
Le journaliste et guide religieux Ahmed Bachir, retraité de la Radiotélévision sénégalaise (RTS), a été rappelé à Dieu jeudi à Dakar, annoncent plusieurs médias.
Le journaliste et guide religieux Ahmed Bachir, retraité de la Radiotélévision sénégalaise (RTS, publique) a été rappelé à Dieu jeudi à Dakar, annoncent plusieurs médias.
Ahmed Bachir Kounta était membre de la famille maraboutique de Ndiassane, dont il fut pendant plusieurs années le porte-parole.
A la RTS, il a excellé comme présentateur du journal en langue nationale wolof et commentateur attitré des discours officiels et des grands évènements nationaux comme les fêtes nationales.
Il animait en même temps des émissions religieuses, faisant valoir sa grande érudition et sa parfaite maîtrise de l’arabe, du français et du wolof.
Bachir Kounta est présenté comme "un modèle" qui a inspiré des générations de journalistes.
ENTREPRISES SÉNÉGALAISES COTÉES À LA BRVM
La Société nationale d’électricité (SENELEC) a intégré, le 15 janvier dernier, le club très fermé des entreprises sénégalaises cotées à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) de l’UEMOA.
La Société nationale d’électricité (SENELEC) a intégré, le 15 janvier dernier, le club très fermé des entreprises sénégalaises cotées à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) de l’UEMOA, à la faveur de la première cotation le même jour de son emprunt obligataire, a appris l’APS de la CGF Bourse, une société de gestion et d’intermédiation (SGI).
Cet emprunt obligataire par appel public à l’épargne, dénommé "SENELEC 6,50% 2018-202", est "admis au compartiment des obligations" de la BRVM, indique-t-elle.
L’obligation "SENELEC 6,50% 2018-2025" a été coté à 10 000 FCFA et 50 titres ont été échangés pour une valeur totale de cinq cent mille (500 000) francs CFA.
Ce sont 3 825 000 obligations "SENELEC 6,50% 2018-202" qui ont "été introduites à la cote de la BRVM, pour une capitalisation boursière de 38,25 milliards de FCFA".
SENELEC rejoint de ce fait SONATEL, Total Sénégal et BOA Sénégal à la BRVM, dominée par des entreprises ivoiriennes.
SONATEL est l’entreprise sénégalaise pionnière à la BRVM, où son action a été cotée pour la première fois, le 2 octobre 1998, année de démarrage des activités de la bourse basée à Abidjan.
La SENELEC a mis en place un plan stratégique dénommé "Plan Yeesal Senelec 2020", pour le financement du premier volet duquel elle a "émis, en 2018, sur le marché financier régional, un emprunt obligataire par appel public à l’épargne, pour un montant indicatif de 30 milliards de FCFA".
L’opération, confiée au Consortium"CGF Bourse-IMPAXIS Securities", a "permis de mobiliser 38, 250 milliards de Fcfa, soit une sursouscription à hauteur de 127,5%".
La diffusion des 3 825 000 titres "SENELEC 6,50% 2018-2025" dans le public, au prix de 10 000 FCFA par obligation, a eu lieu du 20 février au 20 mars 2018.
Les ressources obtenues sont, pour l’essentiel, destinées "au financement de différents investissements du Plan d’Actions prioritaires, principalement des travaux d’infrastructures à réaliser, des acquisitions d’équipements ainsi que des actions pour l’optimisation des revenus et la gestion de la clientèle".
La SENELEC a acquis en décembre dernier la notation de long terme "A-", en grade d’investissement (investment grade), avec perspective stable, une note assignée par l’agence WARA (West Africa Rating Agency).
La SENELEC, société nationale d’électricité du Sénégal, est une société anonyme de droit sénégalais, créée le 05 juillet 1983
IBK ET MAHATHIR BIN MOHAMAD À DAKAR
Le président du Mali, Ibrahim Boubacar Keita, et le Premier ministre malaisien, Mahathir Bin Mohamad, sont arrivés à Dakar mercredi où ils vont participer à la conférence internationale sur l’émergence.
Le président du Mali, Ibrahim Boubacar Keita, et le Premier ministre malaisien, Mahathir Bin Mohamad, sont arrivés à Dakar mercredi où ils vont participer à la conférence internationale sur l’émergence, a annoncé la présidence sénégalaise.
Le président malien et le Premier ministre malaisien ont été accueillis par le président Macky Sall, selon un communiqué transmis à l’APS.
La troisième édition de la Conférence Internationale sur l’émergence de l’Afrique (CIEA-III) s’ouvre jeudi à 9h au Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio.
Cette rencontre de deux jours est organisée par le gouvernement du Sénégal, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Elle a pour thème : ‘’Emergence, Secteur privé et inclusivité’’.
Dans un communiqué, le ministère sénégalais de l’Economie souligne que ‘’le débat sera focalisé sur l’engagement du secteur privé national, dans le cadre d’un dialogue et partenariat public-privé fécond, comme condition nécessaire pour la réussite de la mise en œuvre des plans d’émergence africains’’.
Il ajoute que dans cette perspective, la conférence ‘’traitera aussi des modalités pour rendre cette émergence plus inclusive et s’assurer qu’elle valorise les opportunités économiques des territoires’’.
Cette CIEA-III vise à ‘’approfondir le débat sur la robustesse de la croissance et l’inclusivité dans les plans d’émergence en Afrique à travers notamment, un meilleur positionnement du secteur privé soutenu par de solides partenariats avec l’Etat pour favoriser une croissance forte, résiliente, inclusive et qui valorise les potentialités de tous les territoires’’.
MODERNISATION DU RÉSEAU D'ASSAINISSEMENT À TAMBACOUNDA
''Il est financé par l’Etat du Sénégal et la Banque ouest africaine de développement (BOAD) pour "améliorer de façon significative les conditions de vie et de santé des populations".
L’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS) va financer la modernisation du réseau d’assainissement des eaux usées de la commune de Tambacounda (Est) pour un montant de 7, 3 milliards de francs CFA, a annoncé mercredi, son directeur général, Lansana Gagny Sakho.
Ce projet d’assainissement des eaux usées de la Ville de Tambacounda concerne les quartiers de Liberté, Salikénié, Dépôt, Médina Coura, Camp navétane et Gouye.
Il est financé par l’Etat du Sénégal et la Banque ouest africaine de développement (BOAD) pour "améliorer de façon significative les conditions de vie et de santé des populations", a indiqué M. Sakho lors du lancement des travaux.
Quelque 1500 branchements domicilaires à l’égout et une station de pompage et dépuration seront réalisés dans le cadre de ces travaux, en plus d’une autre station de traiement des boues de vidange et la construction d’une cinquantaine d’édicules solaires, a détaillé le directeur de l’ONAS.
A terme, le projet d’assainissement des eaux usées de la commune de Tambacounda va améliorer l’environnement des quartiers avec une contribution nette à la création d’emplois, a-t-il fait valoir.
"La région de Tambacounda est en train de sortir de l’exclusion grâce à une forte volonté politique", a estimé M. Sakho, en saluant les avances significatives notées dans la région depuis moins d’une décennie.
Le gouverneur de la région, El Hadj Bouya Amar, a de son côté salué les travaux effectués par l’ONAS, lesquels vont être fortement appréciés par les populations des localités, en ce qu’ils leur apporteront un cadre de vie sain et assaini.
Le chef de l’exécutif régional a ainsi invité les populations urbaines, les femmes, en particulier, à adopter de bonnes pratiques d’hygiène permettant de maintenir en bon état les infrastructures qui seront érigées.
FESPACO 2019 : AUCUN FILM SÉNÉGALAIS RETENU
Des réalisateurs sénégalais ont fait part de leur "déception’’ au sujet de l’absence du Sénégal de la compétition officielle pour l’Etalon d’or de Yennenga de la 26ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO).
Des réalisateurs sénégalais ont fait part de leur "déception’’ au sujet de l’absence du Sénégal de la compétition officielle pour l’Etalon d’or de Yennenga de la 26ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), qui célèbre cette année son cinquantenaire, du 23 février au 2 mars prochains.
Les vingt films retenus mardi par le comité d’organisation à Paris pour le prochain FESPACO, prévu du 23 février au 2 mars à Ouagadougou, proviennent de 16 pays du continent.
Aucun film sénégalais n’est sur cette liste des longs métrages de fiction.
Aussi, le Sénégal, détenteur du dernier trophée de l’Etalon de Yennenga, la plus haute distinction du FESPACO, avec le film "Félicité" d’Alain Gomis en 2017, ne pourra pas défendre son titre.
Le cinéaste sénégalais Mansour Sora Wade, par exemple, exprime d’autant plus sa déception qu’il dit ignorer les raisons de l’absence du pays à cette compétition.
"Je ne comprends pas, on aurait pu participer à cette fête du cinéma avec un long métrage en compétition officielle, c’est dommage ! Le Sénégal ne sera pas de la fête", a déploré Mansour Sora Wade, dans un entretien avec l’APS.
Le réalisateur du film "Le prix du pardon", parle d’une "déception", rappelant que le Sénégal est à l’origine de ce festival avec des cinéastes sénégalais comme Ousmane Sembène, Ababacar Samb "Makharam" et d’autres cinéastes étrangers, dont Tahar Charria de la Tunisie.
"Cet absence vient au moment où j’ai beaucoup d’espoir pour le cinéma sénégalais. [....]. Avec les succès enregistrés au FESPACO, on croyait que la relance du cinéma sénégalais était réelle", a dit Wade.
Les réalisateurs Moussa Touré et Moussa Sène Absa partagent aussi cette déception quant à l’absence de films sénégalais de la compétition officielle des longs métrages fiction.
"On n’a rien fait pour y être. (...) Les cinéastes n’ont pas l’argent pour faire des films. Ce n’est pas 100 millions qui peuvent faire un film long métrage, il faut d’autres ressources et quelque chose derrière pour y accéder", explique Moussa Touré, réalisateur du film "La Pirogue", étalon de bronze au FESPACO 2013.
Moussa Sène Absa ne semble pas non plus surpris par cette absence du Sénégal à la compétition officielle du FESPACO. "Nous n’avons pas de films prêts", se désole-t-il.
Tous les deux pointent du doigt le mécanisme de gestion du Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuel (FOPICA).
"On peut aider sans faire du saupoudrage en misant sur un film long métrage tous les ans et y mettre tous les moyens nécessaires", indique le réalisateur du film "Madame Brouette" (2002).
Selon lui, "la subvention du FOPICA, de 50 voire 60 millions de francs CFA, ne peut même pas faire une bonne préparation de film long métrage".
Moussa Touré abonde dans le même sens et prône "une politique de films", à l’image de ce que font certains pays pour Cannes ou Berlin en finançant un film ou deux films.
Il pense cependant qu’il est possible de sauver la face avec les jeunes, notamment dans les catégories courts métrages, fictions et documentaires ainsi que dans les longs métrages documentaires dont la liste n’a pas encore été dévoilée par le comité d’organisation du FESPACO.
La 26 ème édition du FESPACO, qui célèbre cette année son jubilé d’or marquant le cinquantenaire (1969-2019) de la manifestation, a pour thème "Mémoire et avenir des cinémas africains".
Après l’Egypte en 2015 et la Côte d’Ivoire en 2017, le Rwanda est le pays invité d’honneur de l’édition 2019.