SenePlus | La Une | l'actualité, sport, politique et plus au Sénégal
5 avril 2025
Annonces
APPEL À CANDIDATURE POUR LE PRIX SARRAOUNIA DE LA FICTION JEUNE ADULTE 2020
Le Prix décerné tous les deux ans récompensera les auteurs et illustrateurs africains qui auront produit les meilleurs manuscrits et ouvrages de fiction inédits, en langue anglaise, française, ouhaoussa, destinés aux jeunes adultes
SenePlus publie ci-dessous, l'appel à candidature pour le Prix Sarraounia de la Fiction Jeune Adulte, édition 2020, récompensant la production africaine des meilleurs manuscrits et ouvrages de fiction inédits, en langue anglaise, française, ouhaoussa, destinés aux jeunes adultes.
"La filière Arts et Culture de l’Université Abdou Moumouni au Niger et la maison d’édition Amalion au Sénégal ont le plaisir de vous annoncer l’appel à candidature pour le Prix Sarraounia de la Fiction Jeune Adulte afin de contribuer à accroître l’offre de lecture pour les jeunes adultes africains et à promouvoir une littérature qui aide à mieux comprendre le monde des adolescents africains. Le Prix Sarraounia décerné tous les deux ans récompensera les auteurs et illustrateurs africains basés en Afrique qui auront produit les meilleurs manuscrits et ouvrages de fiction inédits, en langue anglaise, française, ouhaoussa, destinés aux jeunes adultes.
Pour l’édition 2020, le lauréat recevra 1.000 euros, et le manuscrit gagnant sera publié et diffusé par Amalion et ses partenaires à partir de mai 2020. Le Prix Sarraounia mettra à profit toutes les technologies des médias traditionnels et numériques afin de diffuser ses activités et atteindre le public concerné. Le Prix Sarraounia travaillera à la promotion des auteurs et de leurs ouvrages dans plusieurs forums auprès des acteurs du livre et du grand public.
Le règlement
Les règles, conditions et modalités de participation pour le Prix Sarraounia de la Fiction Jeune Adulte sont disponibles en intégralité sur le site www.sarraounia.com. La participation au Prix Sarraounia entraîne l’acceptation par le candidat du règlement dans son intégralité et sans réserve. Ce règlement est accessible pendant la durée du Prix Sarraounia de la Fiction Jeune Adulte sur Internet à l’adresse www.sarraounia.com. Pour participer, le/la candidat/e doit remplir le formulaire de participation disponible sur le site www.sarraounia.com. Ce siteweb sera le point focal pour toute l’information concernant le Prix Sarraounia de la Fiction Jeune Adulte.
La participation au Prix Sarraounia de la Fiction Jeune Adulte est gratuite et elle est ouverte à toute personne physique majeure ou mineure ayant la nationalité d’un pays africain et résidant dans le continent et qui a écrit une œuvre de fiction, illustrée ou non-illustrée, en langue anglaise, française, ou haoussa. Toute œuvre déjà publiée sur un support numérique ou papier ayant fait l’objet d’un contrat d’auteur ne pourra être acceptée.
S’agissant des mineurs au regard de la loi, leur participation est subordonnée à l’obtention d’une autorisation parentale (ou de la personne titulaire de l’autorité parentale).
Il est précisé que chaque candidat ne pourra participer qu’une seule fois. La collaboration entre deux écrivains ou entre un écrivain et un illustrateur sera considérée comme une seule candidature.
En prenant part au Prix Sarraounia de la Fiction Jeune Adulte, chaque candidat garantit que le texte est original, qu’il est / ou ils sont l’unique (s) auteur(s) du texte présenté, qu’il n’y est fait aucun emprunt ou contrefaçon relative à des œuvres protégées existantes et, de manière générale, garantit de ne pas soumettre des éléments qui portent ou pourraient porter atteinte aux droits de propriété intellectuelle ou à un quelconque droit de tiers notamment au titre de la diffamation.
L’inscription et le dépôt de candidature au Prix Sarraounia de la Fiction Jeune Adulte édition 2020 se font du 30 juin 2019 au 30 septembre 2019. Toute soumission faite en dehors du délai indiqué ci-dessus ne sera pas prise en compte.
Il est fortement conseillé aux candidats de ne pas attendre le dernier jour pour soumettre leurs candidatures.
Seul le lauréat sélectionné sera informé à travers aux coordonnées mentionnées dans le formulaire de participation.
Une cérémonie de remise de prix se tiendra en avril 2020 à Niamey, où le/la lauréat(e) sera invité(e) à se rendre à ladite cérémonie. Le voyage et le séjour du/de la lauréat/e seront pris en charge par le Prix Sarraounia de la Fiction Jeune Adulte.
Le candidat gagnant autorise le Prix Sarraounia et Amalion et ses partenaires à éditer, à publier et à diffuser l’ouvrage dans le monde entier.
CALENDRIER
30 juin 2019 : Lancement des inscriptions et dépôt de candidature en ligne.
30 septembre 2019 : Date limite de réception de candidature.
15 novembre 2019 : Délibération du Jury
15 décembre 2019 : Annonce officielle de lauréat.
15 avril 2020 : Cérémonie officielle de remise du Prix
15 mai 2020 : Sortie de l'ouvrage de lauréat
Partenaires
La filière Arts & Culture de l’Université Abdou Moumouni de Niamey, Niger offre des cursus en Arts et Culture de la License 3 au Doctorat. Ces cursus mêlent connaissances théoriques, apprentissages techniques et pratiques artistiques, accueillent des artistes en résidence de création, proposent des Master Class et des séminaires. Des stages professionnels au niveau local et international renforcent le volet professionnalisation. Les domaines de recherche en master et doctorat visent à valoriser le patrimoine artistique et culturel, à questionner les pratiques et à impacter les politiques.
Plus qu’un simple projet éditorial, Amalion a été fondée en 2009 à Dakar, Sénégal pour la publication et la dissémination du savoir africain pour renforcer la compréhension de l’humanité. Son but est de promouvoir une compréhension plus large de l’Afrique et de ses peuples en travaillant avec des auteurs, afin de diffuser ce savoir auprès d'une vaste audience sur le continent et ailleurs. Amalion publie des essais et des ouvrages littéraires en anglais et en français. http://www.amalion.net
La loi sur les droits d’auteur et droits voisins a fait faire au Sénégal une avancée notable ; en effet au moment où le Bsda ne s’occupait que des auteurs, la Sodav gère, en sus de ces droits, de nouveaux droits appelés «droits voisins» qui rétribuent dés
Le nouveau ministre de la Culture et de la communication vient de vivre son premier «revers» avec des acteurs du secteur... les musiciens. «Revers», d’’autant qu’à l’issue de leur audience en présence de l’équipe dirigeante de la Sodav (Société du droit d’auteur et droits voisins), nouvelle structure de gestion des droits des créateurs qui a remplacé le défunt Bsda et objet de leurs griefs, une partie aura récusé son autorité et décidé de s’en référer, directement au président de la République.
Le ministre qui se voit désavoué par une frange, congrue certes, de ceux qui sont ses interlocuteurs directs, au moment où il arrive. Cependant, nous sommes tenus de reconnaître des circonstances atténuantes pour le ministre Abdoulaye Diop, d’au- tant qu’il vient d’arriver, et que «le revers» qu’il vient de subir est le résultat d’un malaise plus profond, auquel il est totalement étranger...
La loi sur les droits d’auteur et droits voisins (loi 2008-09 du 25 janvier 2008), l’une des rares lois portées par les acteurs de la culture ces dernières décennies, a mis en place la Sodav, une société de droit privé consacrant de nouveaux droits que sont les droits voisins. La Sodav est venue remplacer le Bsda qui était une société parapublique.
Je dois préciser que cela fut certes l’expression d’une volonté politique, mais également et surtout le résultat d’un combat de longue haleine, fait d’engagement et de militantisme des acteurs de toutes les corporations du secteur, même s’il faut avouer que les acteurs de la musique se sont mieux illustrés dans ce processus.
La loi sur les droits d’auteur et droits voisins a fait faire au Sénégal une avancée notable ; en effet au moment où le Bsda ne s’occupait que des auteurs, la Sodav gère, en sus de ces droits, de nouveaux droits appelés «droits voisins» qui rétribuent désormais les interprètes et les producteurs qui n’étaient pas pris en compte par l’ancienne loi qui avait mis en place le défunt Bsda.
«Le développement des technologies, notamment numériques, a bouleversé l’équilibre entre les intérêts des titulaires de droits et ceux des consommateurs. La multiplication des copies permise par les lecteurs de cassette, puis par les magnétoscopes et désormais par une gamme étendue d’appareils et de supports numériques qui se sont substitués aux matériels analogiques a considérablement accru le manque à gagner des auteurs et autres ayants droit. C’est la raison pour laquelle la loi a instauré une rémunération juste et équitable visant à compenser financièrement le préjudice subi par les auteurs et les titulaires de droits voisins» (Cf. Les Tic une chance pour l’Afrique).
Ces nouveaux droits seront gérés au sein de la Sodav par deux (2) Commissions administratives que sont, la Rémunération équitable et la Copie privée.
La rémunération pour copie privée est fixée forfaitairement pour chaque support, en fonction de la durée ou de la capa- cité d’enregistrement qu’il permet et de son usage.
La téléphonie mobile est devenue la «la vache à lait» légale, je devrais dire, des auteurs, des «voisins» et de la société de gestion des droits. Et comme l’a reconnu Didier Awadi, «...nous n’avons pas vu venir, et les dalal tone de musique religieuse reçoivent désormais plus d’argent que nous...».
Mais l’autre intérêt de cette «jacquerie» contre la Sodav, c’est qu’elle nous permet de reconnaître que certains de nos acteurs, et pas des moindres, concernés par la loi 2008-09 du 25 janvier2008 n’en comprennent ni les tenants ni les aboutissants. Ce que le directeur-gérant a reconnu et promis de rectifier.
Les «musiciens» se sont tout de même signalés ; certes de manière peu orthodoxe, même si prêcher le faux pour connaître le vrai est une technique bien usitée, mais cela aurait eu le mérite d’une part de faire percevoir aux gestionnaires de la Sodav que leur instrument de travail est un outil qui leur a été confié par les acteurs qui ont donc la latitude de leur demander des comptes, et d’autre part permis à certains de ces acteurs de savoir que le Bsda appartient désormais à la préhistoire et qu’avec la Sodav, il entrent de plain-pied dans une gestion moderne et autonome de leurs droits.
A contrario, combien d’acteurs des arts plastiques connaissent ce qu’est «le droit de suite» ? Combien de danseurs-interprètes sont à même de dire ce que leur rapportent les droits voisins et comment faire pour gagner plus d’argent ? Les comédiens, idem...
Toujours est-il que la Sodav a emmené un plus dans le cadre de la lisibilité de notre poli- tique culturelle et est appelée à jouer encore pour longtemps un rôle déterminant dans la gestion des droits d’auteur et droits voisins, en attendant de voir l’avènement d’une société de gestion par discipline artistique.
UN DERNIER HOMMAGE NATIONAL SERA RENDU AU LEADER SOCIALISTE À L'AIBD
L’aéroport international Blaise Diagne va être aujourd’hui le centre de toutes les attentions
Le pôle communication de la présidence de la République a sorti hier un communiqué pour annoncer l’arrivée de la dépouille d’Ousmane Tanor Dieng aujourd’hui à l’aéroport international Blaise Diagne où un ultime hommage national lui sera rendu.Il écrit également que le Président de la République Macky Sall va assister à l’enterrement à Nguèniène, le village natal du leader socialiste.
L’aéroport international Blaise Diagne va être aujourd’hui le centre de toutes les attentions. Un dernier hommage y sera rendu au défunt Secrétaire général national du PS dont la dépouille est attendue aujourd’hui aux environs de 14h30 minutes sur le tarmac de l’Aibd. A tout seigneur, tout honneur ! Le Président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales recevra des honneurs militaires, des hommages dignes de son rang. Et le chef de l’Etat Macky SALL sera à Diass pour lui rendre un hommage au nom de la Nation avant d’accompagner son allié jusqu’à sa dernière demeure à Nguéniène, sa terre natale. Du côté de la Maison du Parti socialiste, Léopold Sédar SENGHOR, à Colobane, on se prépare déjà à se rendre en masse sur les lieux. Des bus ont été affrétés pour les militants et tous les Sénégalais qui désirent rendre un dernier adieu à l’homme. Depuis l’annonce du décès d’Ousmane Tanor Dieng, une pluie d’hommages salue la mémoire de l’homme décrit comme un homme d’Etat doublé d’humaniste.
ABDOU DIOUF, LAMINE DIACK, ETC à LA LEVEE DU CORPS
Et ceux qui ont assisté à la cérémonie de levée du corps, hier, à Paris, n’ont pas dérogé à la règle. Dans une vidéo postée par le correspondant du journal «Le Soleil» à l’Hexagone, on pouvait apercevoir les ministres dépêchés sur les lieux, Aly Ngouille Ndiaye et Serigne Mbaye Thiam, mais également l’ancien président de la République du Sénégal, Abdou Diouf et son épouse Elisabeth. On pouvait apercevoir aussi le ministre des Affaires étrangères Amadou Ba. Il y a eu également l’ancien président de l’IAAF, Lamine Diack, l’ambassadeur Bassirou Sène, Albert Bourgi, le représentant du PS français, Christian Valentin, entre autres. Prenant la parole hier à la cérémonie de levée du corps, Serigne Mbaye Thiam a soutenu d’emblée parler au nom de la Direction du PS et de la coalition BBY. Il a ensuite remercié le Président Macky Sall pour toutes les dispositions qu’il a eues à prendre depuis la maladie d’Ousmane Tanor Dieng jusqu’à ce jour, notamment l’affrètement d’un vol spécial pour rapatrier la dépouille. Monsieur Thiam a également exprimé sa solidarité et son soutien à la famille d’OTD qui vit cette épreuve « avec courage et dignité », marque de fabrique, dit-il, du défunt Secrétaire général du PS. La preuve, poursuit-il, Ousmane Tanor Dieng a vécu, avec courage et dignité dans la discrétion la plus absolue, cette épreuve depuis qu’il a été cloué au lit le 4 avril 2019 à Dakar. Il a ainsi rappelé que depuis 1976, Tanor est au service des citoyens sénégalais. Non sans dire qu’il a rendu un grand service au peuple sénégalais au ministère des Affaires étrangères puis au cabinet de Senghor. « Pendant toute cette période, il a été au service de l’Etat et de la République. Il nous a toujours appris à servir l’Etat et à aimer l’Etat. Il a consacré toute sa vie à la formation de Senghor après 2000 alors qu’il pouvait se décourager parce qu’on vivait des conditions difficiles. Mais il s’est sacrifié pour mériter l’héritage que les Président Diouf et Senghor lui ont légué», a expliqué le Secrétaire national chargé des élections au PS.
A sa suite, le ministre de l’Intérieur également dépêché par le chef de l’Etat a indiqué être venu assister la famille, mais également présenter au nom du président de la République, les condoléances de la nation à sa famille biologique, à sa famille politique, au Président Abdou Diouf et son épouse ainsi qu’à tout le peuple sénégalais. Aly Ngouille Ndiaye a tenu également à rappeler la discrétion de l’homme en soutenant qu’il connait beaucoup de choses qu’il a toujours voulu gardées pour sauvegarder la paix et la cohésion nationale dans le pays. Il a également rappelé que le Président Tanor fait partie des premiers alliés à promettre à Macky Sall son soutien sans rien demander en retour. Pour dire que le compagnonnage entre Ousmane Tanor Dieng et le chef de l’Etat Macky Sall n’est basé que sur la loyauté. Pour conclure, son fils Pape Birahim Dieng a remercié le Président Abdou Diouf et son épouse qui, précise-t-il, n’ont cessé de demander après son père et de s’enquérir de son état de santé depuis qu’il a été interné en France. Il a aussi remercié le Président Macky Sall qui n’a ménagé aucun effort pour assister la famille. A l’en croire, la relation entre Macky Sall et Ousmane Tanor Dieng dépassait le cadre professionnel et qu’ils étaient de vrais amis.
L’ETAT PERD SA TROISIEME PERSONNALITE
Il faut juste ajouter qu’Ousmane Tanor Dieng est né le 2 janvier 1947 à Nguèniène dans le département de Mbour. Celui qui fut appelé l’éminence grise du président Abdou Diouf a obtenu sa licence en droit de l’Université de Dakar et Dess en droit public et le brevet de l’Enam. En 1974, il est affecté au ministère des Affaires étrangères avant de se hisser à de hautes fonctions de l’Etat et du Parti socialiste sous Abdou Diouf dont il était le Directeur de cabinet avec rang de ministre en 1991. Ministre d’Etat, ministre des Services etAffaires présidentiels en 1993, il est propulsé premier Secrétaire du PS en mars 1996 lors du « Congrès sans débat ». Directeur de campagne deDiouf en2000, iltientles rênes du parti après la défaite du PS et effectue une traversée du désert pendant les 12 années de règne d’Abdoulaye Wade. Candidat déchu au premier tour de la présidentielle de 2012, il accepte de soutenir Macky Sall au deuxième tour avant d’assurer ensemble la victoire contre le pape du Sopi. Depuis lors, son soutien est resté constant à Macky Sall qui lui a rendu l’ascenseur en le nommant Président du Haut conseil des collectivités territoriales. Tanor devenait ainsi la troisième personnalité de l’Etat
LA COUR SUPRÊME DOUCHE LUC NICOLAI
La Cour suprême a confirmé la décision de la Cour d’appel de Saint-Louis qui avait condamné Luc Nicolaï à5 ans dont 1 avec sursis, avec mandat d’arrêt
La Cour suprême a confirmé la décision de la Cour d’appel de Saint-Louis qui avait condamné Luc Nicolaï à5 ans dont 1 avec sursis, avec mandat d’arrêt. Le promoteur mbourois va-t-il encore continuer à jouir de sa liberté avec cette succession de revers judiciaires ?
Il était à 4 appuis. Il s’étale définitivement. La Cour suprême a confirmé la peine du promoteur de lutte, Luc Nicolaï, quia été condamné par la Cour d’appel de Saint-Louis à 5 ans de prison dont 1 avec sursis pour détention de drogue, association de malfaiteurs et complicité de tentative d’extorsion de fonds. La Cour suprême a néanmoins infirmé le jugement sur les intérêts civils. Il devrait allouer, en compagnie de Djibrine Diop et de Abdou Khadir Kébé, à Bertrand Touly et à l’hôtel Lamantin Beach 300 millions FCfa. En prime, la Cour suprême a décerné un mandat d’arrêt contre le Mbourois.
Est-ce un coup d’arrêt de la carrière du promoteur de lutte qui reste sous la lumière, malgré la décision de la Cour d’appel de Saint-Louis qui avait pris son verdict le 24 octobre 2017 ? Jusque-là, il ne s’est rien passé. Comme si Luc bénéficiait d’un totem d’immunité qui l’épargnait d’un retour en prison. Son avocat va-t-il introduire un nouveau recours dans la même juridiction pour le sortir de ce nouvel étau ? Wait and see ! En tout cas, c’est une succession de revers pour Luc qui a perdu ses attributs de sainteté à cause de ce dossier.
En première instance, il a été condamné par le Tribunal correctionnel de Dakar à 5 ans dont 2 ferme et à payer 500 millions de dommages et intérêts. Non satisfait de cette décision, il avait fait appel devant la Cour d’appel de Dakar dont les juges qui avaient eu la main plus lourde avaient décidé de le condamner à 5 ans dont 2 avec sursis. Luc Nicolaï, qui devait alors passer 3 ans de prison ferme, s’était pourvu en cassation, même s’il était sorti de prison grâce à une libération conditionnelle. Il obtint d’ailleurs gain de cause parce qu’en 2013, la Cour suprême avait cassé le verdict de la Cour d’appel de Dakar pour ensuite renvoyer le dossier devant la Cour d’appel de Saint-Louis. Mais là aussi, le promoteur de lutte n’était pas au bout de ses surprises pour avoir vu sa peine encore une fois alourdie par les juges d’appel qui l’ont condamné à 5 ans dont 1 avec sursis et à payer 100 millions et 200 millions F Cfa, respectivement à Bertrand Touly et au Lamantin Beach, en guise de dommages et intérêts. C’est l’épilogue d’une affaire qui rythme l’actualité judiciaire depuis plus de 5 ans.
Accablé par son coaccusé Abdou Khadir Kébé
Si Luc Nicolaï en est arrivé là, le témoignage de son coaccusé Abdou Khadir Kébé, ancien chef de la Sous brigade des douanes de Mbour, en est certainement pour beaucoup. Le 11 octobre 2017, lors de leur jugement, l’exgabel ou avait en effet soutenu devant la barre que c’est Luc Nicolaï qui lui avait remis la puce de téléphone avec laquelle ils communiquaient. Il avait ensuite, avec beaucoup de détails, expliqué les circonstances dans lesquelles les faits se sont déroulés dans le bureau du directeur du Lamantin Beach où la drogue avait été découverte. «C’est Luc qui m’a informé de l’existence de la drogue. C’est lui qui m’a indiqué l’endroit où elle se trouvait dans le bureau de Bertrand Touly. J’ai feint de chercher un peu partout pour éviter qu’il se rende compte que je savais déjà où se trouvait le produit. Puis, je me suis dirigé à l’endroit indiqué», avait déclaré M. Kébé. Luc Nicolaï qui n’avait pas pu battre en brèche ce témoignage qui l’avait confondu se contentait de déclarer : «Tout cela est une cabale. M. Kébé a certainement reçu de l’argent pour me charger.» Les juges n’ont pas à nouveau eu la même lecture que le promoteur qui se retrouve encore à terre, alors qu’il se bat depuis septembre 2012 pour sortir victorieux de ses différents procès.
L’affaire de la drogue du Lamantin Beach est un feuilleton qui dure depuis septembre 2012, pratiquement 7ans. Condamné pour détention de drogue, association de malfaiteurs et complicité de tentative d’extorsion de fonds, Luc Nicolaï a poursuivi sa carrière professionnelle dans le monde de la lutte où il est roi. Comme si de rien n’était.
LEVÉE DU CORPS MERCREDI, INHUMATION À NGUENIENE
C’est la décision du président de la République qui veut des obsèques de dimension nationale à son allié
La dépouille de Ousmane Tanor Dieng quittera Paris pour Dakar ce mardi 16 juillet 2019 et sera acheminé par vol spécial pour «arriver tard dans la soirée ou au plus tard mercredi matin».
C’est la décision du président de la République qui veut des obsèques de dimension nationale à son allié. D’ailleurs, Macky Sall a décidé de renoncer à son voyage en Egypte pour assister à la finale de la Can qui opposera le Sénégal à l’Algérie.
D’après des sources proches de la famille mortuaire, la cérémonie de levée du corps sera présidée par le chef de l’Etat ce mercredi 17 juillet 2019 à la morgue de l’hôpital Principal de Dakar. Elle sera suivie de l’enterrement à Nguéniène, localité dont le disparu est le maire et située dans le département de Mbour
LE SUDES INDEXENT DE L’UCAD ET MARY TEUW NIANE
Le Syndicat unique des Enseignants du Sénégal/Enseignement Supérieur et recherche (Sudes/Esr) s’est offusqué de l’effondrement de la dalle sur une femme à l’ENEA.
Le Syndicat unique des Enseignants du Sénégal/Enseignement Supérieur et recherche (Sudes/Esr) s’est offusqué de l’effondrement de la dalle sur une femme à l’ENEA. dans un communiqué parvenu à «L’As», les syndicalistes accusent le recteur ibrahima thioub et l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur Mary teuw niane pour personnellement responsables du sort de la dame «actuellement entre la vie et la mort».
Une dalle des toilettes de l’Ecole supérieure d’économie appliquée (ESEA) s’est affaissée mardi dernier sur une femme de ménage. Grièvement blessée, la victime a été évacuée dans un hôpital de la place pour des soins. Hier, dans un communiqué parvenu à «L’As», le Sudes/Esr a tenu, d’abord avant toute chose, à compatir au sort de cette travailleuse et prier pour qu’elle se rétablisse au plus vite. Toutefois, les syndicalistes ont indiqué que cet effondrement était malheureusement prévisible. Parce que, disent-ils, non seulement la Direction de l’ESEA avait fait le diagnostic technique de la situation des bâtiments de l’École, mais le Sudes/Esr avait également attiré l’attention du Recteur de l’Ucad Ibrahima Thioub et du ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation de l’époque Mary Teuw Niane sur la situation de l’ESEA.
Le constat, à les en croire, c’est que le campus social se délabrait et ne recevait plus de budget de fonctionnement depuis des années. De ce fait, le Sudes pense que l’effondrement d’une dalle est la conséquence logique de l’incurie de nos dirigeants qui se sont renvoyé la balle au lieu de veiller à ce que l’ESEA, qui est un des fleurons de notre système éducatif et un levier de développement important, continue à fonctionner. Ceci étant, le Sudes/Esr tient le Recteur Ibrahima Thioub et l’ancien ministre Mary Teuw Niane pour personnellement responsables du sort de cette dame qui est actuellement entre la vie et la mort. Il en appelle à la réaction du nouveau ministre de l’Enseignement supérieur pour qu’il prenne ses responsabilités, d’une part en faisant restituer à l’ESEA son budget de fonctionnement et d’autre part en mettant en œuvre, d’urgence, un programme de réhabilitation du patrimoine immobilier de l’ESEA afin de sécuriser les personnels enseignants et de service.
Le syndicat se réserve aussi le droit d’appeler ses membres à exercer leur droit de retrait si la situation d’insécurité actuelle perdurait. Il prévoit enfin de porter plainte et d’engager la responsabilité intuitu personae des autorités si jamais un de ses membres était blessé dans de pareilles circonstances
PAS DE TÉLÉPHONE AU BAC, LES CANDIDATS ACCOMPAGNÉS MÊME AUX TOILETTES
L’examen édition 2019 a commencé sur l’ensemble du territoire national. Sur les deux centres à savoir Lycée Seydou Nourou Tall et Blaise Diagne que nous avons visités, le fait marquant est qu’il y a un fort taux d’absentéistes
L’examen du baccalauréat édition 2019 a commencé sur l’ensemble du territoire national. Sur les deux centres à savoir Lycée Seydou Nourou Tall et Blaise Diagne que nous avons visités, le fait marquant est qu’il y a un fort taux d’absentéistes.
Plus de 155 000 candidats sont à la quête de leur premier diplôme universitaire avec le début de l’examen du baccalauréat. Un tour aux Lycées Seydou Nourou Tall et Blaise Diagne, nous a permis de constater le bon déroulement des épreuves. En effet, pour parer aux sempiternelles fuites et fraudes, l’Office du Bac a mis en place des garde-fous pour un bon déroulement de l’examen. Au lycée Seydou Nourou Tall de Dakar, l’entrée est surveillée par un élément de la police. A l’intérieur, un calme plat règne dans l’enceinte de l’établissement. On n’entend que le gazouillement des oiseaux. Les élèves sont concentrés sur leurs épreuves alors que les surveillants sont à l’intérieur des salles pour veiller au grain. Le président du jury 1106, Ibou Dieng a fait le point de cette première journée du Bac général. Selon lui, le lycée Seydou Nourou Tall abrite 3 jurys de 3 séries à savoir la série L1, L2 et S2. «Au total, nous avons 403 candidats. En S2, nous avons 183 candidats présents, en série L1, il y a 31 candidats présents et en L2, nous avons 156 candidats présents. Les séries littéraires ont composé en Langue vivante 1(Lv1), soit en Arabe ou Anglais et les scientifiques ont composé en Physique-chimie. Au total, nous avons noté 33 absents dont on ne connaît pas encore les raisons. Il y a un seul qui était venu nous fournir des justificatifs et nous allons les transmettre à l’Office du baccalauréat. Il sera admis à la session d’octobre certainement», dit-il.
BEAUCOUP D ABSENTS
Pour sécuriser le Bac, il y a des mesures qui ont été prises parmi celles-ci il y a l’interdiction du téléphone portable. «Aucun élève n’a le droit de venir avec son téléphone portable. Le matin, il y’a un gardien qui est devant la porte pour dire aux élèves de ne pas entrer avec leurs portables et de présenter leurs convocations», explique M. Dieng, ajoutant qu’ils ont convoqué tous les surveillants pour les mettre à niveau par rapport à ces mesures. Un incident a été noté avec deux élèves, d’après le du centre. «Il y a deux élèves qui ne se sentent pas bien et qui ont été amenés à l’infirmerie. Si ça va, ils vont retourner avec les surveillants sinon ils vont rentrer et nous allons essayer de récupérer les documents nécessaires», souligne-t-il. Dans ce lycée, des surveillants et des élèves sont arrivés en retard.
«Beaucoup d’élèves et de surveillants sont venus en retard et nous avons démarré tardivement, mais nous avons mis les points sur les i. Il y a aussi des surveillants qui ne sont pas venus, et ils sont au nombre de 6. Nous allons saisir l’Ief pour leur demander des explications», assure M. Dieng. Par contre un fait a attiré notre attention. Les élèves sont accompagnés par les surveillants jusque devant la porte des toilettes.
RETARD à BLAISE DIAGNE….
Après le lycée Seydou Nourou Tall, cap sur le lycée Blaise Diagne. A ce niveau, le président du jury 1099, Pr Omar Sy indique que pour l’essentiel, les élèves sont venus relativement à l’heure. «Nous avions prévu de démarrer à 7h30, mais avec les retards cela nous a empêché de démarrer à l’heure prévue. Pour l’instant, il y a pas d’incidents majeurs à signaler. D’après le Pr Oumar Sy, quelques cas avérés de malades. «Il y’a cas d’absents pour cause de maladie pour l’instant. Par contre, ce qui est à noter c’est le nombre important de candidats individuels dans ce jury.
Je crois que ce n’est pas une bonne idée de mettre beaucoup de candidats individuels dans un seul jury», regrette-t-il. Assis dans la cour de l’école, ce candidat de la série L1, répondant au nom de Mohamed Moustapha Guèye, nous dit qu’ils ont débuté avec l’épreuve d’anglais. «Je pense que chacun a fait de son mieux. Le sujet était abordable dans l’ensemble et nous avons espoir», dit-il. Pour Soumaila Badji, élève en terminale L1, c’est l’épreuve de Français qui était au menu. «Cela a été abordable et facile même on peut dire. Si cela continue comme cela, nous allons décrocher le Bac sans problème», jure-t-elle.
L’UMS SERT UNE RÉPLIQUE CINGLANTE AU BATONNIER
L'Union des magistrats du Sénégal juge inacceptable qu'une personne, futelle bâtonnier, puisse s'ériger en censeur des magistrats et brandir contre eux des menaces
L’Union des magistrats Sénégalais (Ums) a apporté une réplique énergique, suite aux commentaires du bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Mbaye guèye, sur les affaires Khalifa Sall et Thione Seck, concernant le règlement5de l’Uemoa qui exige la présence de l’avocat dès les premières heures de garde-à-vue.
«Le 22 mai 2019, le Bâtonnier de l'Ordre d’avocats a fait de graves déclarations à l'encontre des magistrats du parquet qu'il accuse d'arrestations illégales. Par ailleurs, il a fait des menaces de déballages et a accusé le Procureur de la République de Dakar d'avoir instruit la violation délibérée du Règlement n°5/CM/UEMOA dans l'affaire Khalifa Sall », a rappelé l’Union des Magistrats Sénégalais (Ums). Il n’en fallait pas plus au juge Souleymane Teliko et Cie pour condamner « avec la plus grande fermeté ces attaques personnelles en déphasage avec les règles les plus élémentaires de courtoisie et de respect qui doivent prévaloir entre avocats et magistrats, et qui sont d'autant plus injustifiées qu'elles sont faites sur la base de considérations fondées sur une opinion personnelle du déroulement d'une procédure ».
L’Union rappelle qu'aucune disposition légale n'interdit une arrestation devant la prison et qu'en tout état de cause, les divergences de vues qui sont le propre du débat judiciaire doivent trouver leur solution à travers l'exercice des voies de recours. Mais elle juge inacceptable qu'une personne, futelle bâtonnier, puisse s'ériger en censeur des magistrats et brandir contre eux des menaces. L’Ums en appelle au sens de la retenue et de la responsabilité de tous », réagit le Bureau exécutif dans un communiqué signé hier.
Pour rappel, lors de la prestation de serment de 18 avocats stagiaires, jeudi dernier, 23 Mai 2019, le bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Mbaye Guèye, interpellé sur le sujet, n’y est pas allé par quatre chemins pour dire qu’il y a eu deux poids deux mesures dans les dossiers Khalifa Sall et Thione Seck, concernant l’application du règlement 5 de l’Uemoa. A l’en croire, l’ancien ministre de la Justice et le procureur de la République avaient reçu des instructions pour ne pas appliquer le règlement numéro 5 de l’Uemoa à Khalifa Sall. «Me El hadji Diouf, qui était l’avocat de Khalifa Sall, m’a dit qu’on lui a refusé de voir Khalifa Sall », a-t-il fustigé.
En réalité, ce que voulaient Me Kaba et le Procureur, selon l’avocat, c’était de « gagner du temps dans l’application de ce règlement, prétextant vouloir introduire une réforme du code de procédure pénale ». Or, a insisté Me Mbaye Guèye, « ne pas dire à l’accusé qu’il a droit à un avocat entraîne la nullité de la procédure, à plus forte raison ne pas lui commettre un avocat »
LA POLICE RACONTE LE FILM DU DRAME
Le samedi 18 Mai 2019, vers 22 heures, le Commissaire Baldé, Chef du Commissariat Urbain de Tambacounda, a été informé d’un cas de meurtre commis dans un domicile sis au quartier Saré Guilèle de la commune de Tambacounda.
La police a donné sa version dans l’affaire Bineta camara, confirmant des versions déjà relayées par la presse. Le suspect Pape Alioune Fall avait troué son matelas pour y cacher le téléphone portable de la victime.
Le samedi 18 Mai 2019, vers 22 heures, le Commissaire Baldé, Chef du Commissariat Urbain de Tambacounda, a été informé d’un cas de meurtre commis dans un domicile sis au quartier Saré Guilèle de la commune de Tambacounda. Le déplacement vers le lieu indiqué lui a permis de constater, dans une chambre, le corps sans vie de Binta Camara, née en 1996, qui vivait seule. Informe le Bureau des relations publiques (Brp) de la Police nationale, dans un communiqué. Il est ressorti des premières observations que la victime aurait été étranglée par un foulard, trouvé serré autour de son cou. Dans un premier temps, les investigations menées sur la scène de crime et autour de l’environnement immédiat ont débouché sur l’arrestation du gardien de la maison. L’intervention des éléments de la Police Technique et Scientifique (Pts) de Kaolack, qui ont effectué des prélèvements sur la scène de crime et relevé tout indice susceptible de concourir à la manifestation de la vérité, a été déterminante dans l’enquête.
L’exploitation des résultats des réquisitions faites a conduit les limiers chez Pape Alioune Fall, né en 1986 à Tambacounda, menuisier, domicilié au quartier Saré Guilèle. Les égratignures trouvées sur sa poitrine et sur ses parties intimes ainsi que la découverte d’un caleçon tacheté de sang qui, selon les analyses de la Pts, s’est révélé être celui de la victime, ont mis dos au mur Fall, qui a fini par avouer son crime odieux. La perquisition effectuée dans la demeure du mis en cause, qui ne vit pas seul, a permis de découvrir le téléphone portable de la victime soigneusement dissimulé à l’intérieur du matelas qu’il a troué pour la circonstance. Il a déclaré avoir attendu la sortie du gardien avant de s’introduire dans la demeure et ajouté avoir escaladé, après son acte, le mur de la clôture à l’aide d’une échelle trouvée sur place, relève le Brp.
L’AUDIO SCANDALEUSE DU SUSPECT APRES SON ACTE ODIEUX
Dans une audio de 2 mn 20 secondes sur whatsapp, qui circule dans les réseaux sociaux, après avoir salué tous les membres du groupe, Pape Alioune Fall accepte leurs condoléances et présente à son tour les siennes à toute la famille, à tous les habitants de Tamba, à tout le Sénégal, au monde entier pour la perte de Bineta Camara, au nom du mois béni de Ramadan. Son père a dit devant une assistance que Bineta est la meilleure de ses enfants.
Je me réjouis de toutes les interventions sur la perte de notre sœur. Que la terre lui soit légère et qu’Allah l’accueille dans son paradis. Le coup est déjà parti, comme on l’a dit. Je vous communiquerai toute information relative à l’enterrement. Les policiers sont sur l’enquête. Le corps a été remis à la famille, il y a peu de temps. C’est ça l’utilité des groupes. Que la paix vous accompagne»
PAPE ALIOUNE FALL AVOUE SON CRIME
Le meurtrier de la jeune Bineta Camara à Tambacounda a été démasqué - La Police scientifique a confondu Alioune Badara Fall, proche du père de la victime
Alea jacta est. Le meurtrier de la jeune Bineta Camara à Tambacounda a été démasqué. La Police scientifique a confondu Alioune Badara Fall, militant de l’Apr et proche du père de la victime. Cuisiné par les limiers conduits par le commissaire Alioune Fall, le mis en cause est passé aux aveux. Il sera présenté dès aujourd’hui devant un juge d’instruction qui se fera le plaisir de l’écrouer.
Un crime n’est jamais parfait et un criminel retourne toujours sur les lieux du crime. Ces vérités ressassées à longueur de journée dans les films ou romans policiers se sont confirmées dans le cas du meurtre de Bineta Camara à Tambacounda. En effet, c’est à la maison mortuaire que la Police a interpellé le suspect confondu par les éléments d’enquête. Alioune Badara Fall, réputé proche du Directeur général de l’Agence de Développement Local (Adl), étaitloin de s’imaginer que son forfait allait être découvert sitôt. Mais c’est sans compter avec la dextérité etla perspicacité des enquêteurs qui ont réussi, à partir des traces de sang et du sperme trouvées sur les habits de la victime, à le confondre. Devant les preuves scientifiques irréfutables qui lui ont été présentées, le jeune homme n’avait d’autre choix que de passer à table.
Cerise sur le gâteau, le téléphone portable de la défunte Bineta Camara a été retrouvé à son domicile situé non de lui de la demeure de son leader Malal Camara. Pape Alioune Fall ou Badara Fall, comme l’appellent ses proches, est âgé de 33 ans. Jeune militant de l’Alliance pour la République (Apr), il était un des lieutenants du père de la victime. Peu avant son arrestation, la famille a fait face à la presse pour balayer la thèse du viol et retenir que le certificat de genre de mort qui a été établi fait état de coup de poing reçu au niveau de la tempe ; et que la victime a été étranglée. Ce qui justifie la présence de sang au niveau des poumons de Bineta Camara. D’après la famille, le document en question indique que la fille est morte sans être sexuellement pénétrée. « Elle a gardé sa virginité jusqu’ à la mort», confirme Abdoulaye Diouf qui portait la parole de la famille Camara. Mais elle a reçu un coup de poing au niveau de la tempe, ce qui explique la présence de sang au niveau des poumons de la victime. En outre, explique M.Diouf, la victime a effectivement été étranglée. Mais elle est morte avec ses habits. C’est dire que Bineta Camara s’est battue avec son meurtrier, plus fort qu’elle.
LES TRACES DE SPERME ET DE SANG ONT CONFONDU LE MEUTRE TRIER
d’une tentative de viol qui a tourné au drame. Car d’après des sources sûres, ce sont les traces de sperme et de sang du bourreau qui ont permis à la police scientifique d’établir le profil du tueur. Selon une source policière, c’est pendant la bagarre que la victime, qui se débattait pour se tirer de l’étau, a blessé légèrement son bourreau avec ses ongles. C’est donc la combinaison des deux traces qui a permis de le démasquer. Du coup, le premier suspect Malick Diop dit Acko a été mis hors de cause et libéré après 48 heures de garde à vue. Un coup de maître de la Division de la Police technique et scientifique de la Direction de la Police judiciaire (Dpj). Alioune Badara Fall sera déféré au parquet après la reconstitution des faits, pour être présenté devant un juge d’instruction qui se fera le plaisir de l’envoyer pour un long séjour à la citadelle du silence.
Indignées par une telle cruauté sur une pauvre innocente, des voix s’élèvent pour appeler au retour de la peine de mort, abolie au Sénégal depuis plus d’une décennie. Si l’Ong Jamra appelle à un référendum autour de cette question, les organisations de défense des droits de l’homme s’opposent farouchement au recours à la peine de mort. Quant à Bineta Camara, elle sera inhumée ce mardi 21 Mai à partir de 10 heures au cimetière musulman de Saré Guilèle, dans la commune de Tambacounda.