Des langues se délient dans l’affaire de la mort d’Adjara Camara, la femme de 35 ans dont le corps a été retrouvé sans vie dans les flots du bassin de Technopole à Pikine. Lors de leurs auditions, les parents de la victime ont confirmé que la défunte ne jouirait pas de toutes ses facultés mentales, souffrant de troubles psychiques.
D’après les Echos, qui donne l’information, Adjara menaçait souvent de se suicider et squatter presque tous les jours les abords immédiats du bassin de rétention d’eaux de pluie.
Ses blessures au visage seraient causées par de petits poissons du bassin en question, rapporte le journal. Lequel signale que la défunte était portée disparue depuis le 30 septembre dans son quartier de Golf sis à Guédiawaye.
Selon le journal, l’autopsie dont Abdou Magib Gaye, en service au laboratoire d’anatomie cytologie pathologie, avait la charge de faire, n’a pas pu être réalisée. « Le corps en état de décomposition très avancé rend impossible l’autopsie des viscères », lit-on dans le document médical.
LES AUTORITÉS ACADEMIQUES PRÉCONISENT UNE OFFRE ÉDUCATIVE PLUS ADAPTÉE
Dans le département de Foundiougne, les élèves ont actuellement tendance à quitter l’école française au profit des écoles arabes ou franco-arabes. Une situation qui a fini de préoccuper les autorités
L’école française n’est pas bien cotée dans le département de Foundiougne. Ici, la plupart des parents préfèrent envoyer leurs enfants dans les écoles arabes ou franco-arabes. Une situation qui a amené les autorités académiques à préconiser une offre éducative conforme à la volonté des populations locales.
Dans le département de Foundiougne, les élèves ont actuellement tendance à quitter l’école française au profit des écoles arabes ou franco-arabes. Une situation qui a fini de préoccuper les autorités académiques de la région de Fatick. Selon l’Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) de Foundiougne qui s’exprimait hier, lors d’un Comité régional de développement (Crd) consacré à la prochaine rentrée des classes, ce phénomène qui prend de plus en plus de l’ampleur s’explique par le fait que l’offre éducative n’est pas adaptée à la demande des populations locales. Aussi, Dame Touré a-t-il préconisé de «franco-arabiser» certains écoles et établissements de la localité, conformément à la volonté des parents. Une proposition qui a rencontré l’assentiment de l’Inspecteur d’académie (Ia). Lequel a renseigné par la même occasion que dans les îles du Saloum en particulier, les élèves (garçons notamment) qui désertent l’école française, à défaut de s’inscrire dans les écoles arabes ou franco-arabes, s’engagent la plupart du temps dans l’aventure de l’immigration clandestine.
Cela, à en croire Mamadou Niang, a pour conséquence le fait que le ratio entre filles et garçons dans cette partie de l’Ief de Foundiougne est de l’ordre de 75% de filles contre 25% de garçons en moyenne dans les classes. Et pour mieux montrer comment l’école française est désaffectée au profit de l’enseignement arabo-islamique, il explique : «Si vous allez par exemple à Koular Socé ou à Bettenti, vous trouverez une école arabe où il y a entre 700 et 1 000 élèves et un collège où il y a entre 20 et 25 élèves seulement dans les classes, alors que les capacités d’accueil sont deux fois plus importantes», a soutenu l’Ia de Fatick. Mais il faut noter qu’en plus de la préférence aux écoles arabes ou franco-arabes et de l’immigration clandestine, l’activité de pêche ainsi que la lutte traditionnelle constituent également des éléments explicatifs de la désaffection dont est victime l’école française dans le département de Foundiougne.
Revenant à la rentrée des classes à proprement parler, Mamadou Niang a laissé entendre que les dispositions nécessaires ont été prises pour un démarrage effectif des enseignements apprentissages le jour de la rentrée des classes des élèves prévue le 3 octobre prochain. C’est dans ce cadre d’ailleurs que l’adjoint au gouverneur en charge du Développement a fait un certain nombre de recommandations. Ainsi, El Hadj Malick Sémou Diouf a donné des instructions aux différents services compétents pour, entre autres, le pompage des eaux dans certaines écoles inondées, la désinfection désinsectisation et le désherbage des écoles et établissements.
M. Diouf a aussi invité les acteurs à davantage de sensibilisation pour amener les élèves à retrouver le chemin de l’école le jour de la rentrée, en vue de matérialiser le concept «ubi tey diang tey», cher à la Cosydep.
MACKY ANNONCE LA CONSTRUCTION DE 30 NOUVELLES CASERNES
Il s’agira, selon le chef de l'État, « de faire en sorte que toute la population du Sénégal partout où elle se trouve puisse bénéficier dans les meilleurs délais des secours par la modernisation des unités existantes
Le chef de l’Etat, Macky Sall, a annoncé la construction « prochaine » d’une trentaine de nouvelles casernes équipées. Il s’agira, a-t-il expliqué, « de faire en sorte que toute la population du Sénégal partout où elle se trouve puisse bénéficier dans les meilleurs délais des secours par la modernisation des unités existantes, lors de la cérémonie de réception du premier lot de matériels, dans le cadre du programme spécial d’équipement de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP) du Sénégal, avec le soutien de la Chine, ce jeudi, 19 septembre, d’équipements et d’engins de secours. Dont, pour la première fois au Sénégal, un engin muni d’une échelle pivotante pouvant atteindre 45 mètres, à multiples fonctions destiné aux sauvetages en hauteur lors des incendies d’immeubles à l’acheminement des matériels et surtout à la maîtrise des feux à longue durée d’extinction. Le Général de Brigade des Sapeurs-pompiers, Mor Seck, a reçu les clés des mains du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye.
« Ce programme permettra à nos vaillants soldats du feu de remplir leurs missions avec plus d’efficacité à la satisfaction des populations », a ajouté le président Sall. Avant de poursuivre : « En somme, mon ambition est de mettre à la disposition de nos concitoyens des unités de secours de proximité dotées de moyens adéquats et aptes à assurer leurs missions de protection civile, de délivrance des secours, et d’assistance aux personnes en détresse ou en danger. »
C’est ainsi que, a-t-il précisé, « la BNSP verra ses capacités se renforcer significativement afin de mieux assurer la sécurité des Institutions et installations stratégiques pour contribuer davantage à l’accessibilité de soins de santé ainsi qu’à la protection de tissus économiques, et surtout de mieux prévenir les risques pouvant porter atteinte à nos efforts de développement des collectivités territoriales. »
A ce propos, les élus locaux sont invités, par Macky Sall, « à une concertation permanente avec les sapeurs-pompiers qui doivent être leurs conseillers privilégiés en matière de protection civile. Nous parlons beaucoup ces temps-ci de paratonnerres mais aussi d’unités de sauvetage sur les plages, il faut une synergie entre les élus et la BNSP. Ce partenariat permettra, entre autres, la réalisation progressive pour le renforcement de la sécurité des marchés et autres endroits sensibles, la sécurisation des îles du Saloum, et de la Casamance, ainsi que des zones de baignade traversées par des embarcations. »
Après ce lot, la livraison du deuxième est fixée en décembre prochain. Ce dernier, a promis le chef de l’Etat, « prendra en compte les spécificités des îles avec des vedettes-ambulances et des canoës de sauvetage. C’est dire que le renforcement de la sécurisation des personnes et de leurs biens, au-delà du devoir naturel de l’Etat, doit être érigé en un véritable enjeu de gouvernance territoriale. »
MACKY DENONCE DES ACCIDENTS «BETES»
Le président de la République veut des sanctions contre ceux qui défient les mesures de sécurité en mer, sur les routes et dans les marchés.
Le président de la République veut des sanctions contre ceux qui défient les mesures de sécurité en mer, sur les routes et dans les marchés. Macky Sall appelle les collectivités territoriales à collaborer avec les sapeurs pompiers pour apporter des solutions à ces accidents «bêtes».
Accidents de la route, chavirement de pirogues, incendies… Le changement de comportement des Sénégalais est chaque fois tant réclamé urbi et orbi par les autorités après chaque catastrophe. En vain ! Quelques jours après le chavirement d’une pirogue au large de l’îlot Sarpan, faisant 4 morts, le président de la République a ressorti sa rengaine habituelle. Hier, lors de la réception du premier lot de matériels du Programme spécial d’équipement de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers au Grand Théâtre national, Macky Sall a invité les Sénégalais à l’introspection. «(…) Nous devons tous agir pour changer positivement les comportements qui, il faut le reconnaître, sont (parfois) déplorables, tout à fait inacceptables. Il faudra qu’il y ait plus de sanctions par rapport à ces attitudes de défiance vis-à-vis des mesures de sécurité, du règlement afin que des accidents bêtes ne nous arrivent pas tous les jours», a déclaré le chef de l’Etat.
Agir pour corriger les «négligences», le Président Sall lance un appel à toutes les forces vives de la Nation à développer la «formation pour la gestion des risques, des réflexes de prudence et de prévention avec le soutien professionnel des sapeurs-pompiers». A cette fin, Macky Sall a demandé au ministre de l’Intérieur d’agir en relation avec le ministre de la Pêche et de l’économie maritime ainsi que le ministre de l’Environnement et tous ceux qui interviennent sur le terrain afin de «prendre des dispositions pour l’implantation rapide d’une compagnie spéciale d’incendie et de secours dans l’enceinte du Port autonome de Dakar qui polarise des risques majeurs», d’après le Président.
Les collectivités territoriales mises à contribution
Dans cette mission de protection civile, les élus territoriaux ont un rôle à y jouer, car même s’il ne le dit pas, Macky Sall sait que les communes ont la gestion des plages ; d’où la raison de travailler en synergie avec les sapeurs-pompiers en matière de protection civile. «Ce partenariat permettra entre autres la réalisation progressive du renforcement de la sécurité des marchés et autres endroits sensibles, la sécurisation des îles du Saloum et de la Casamance avec son réseau d’îles ainsi que les zones de baignade traversées par embarcation», plaide le président de la République. Pour ce dernier, le renforcement de la sécurisation de personnes et de leurs biens au-delà du devoir naturel de l’Etat doit être érigé en véritable enjeu de gouvernance territoriale.
«Cette posture est valable pour toutes nos entreprises industrielles ou commerciales en vue de limiter les risques et d’assurer l’intervention rapide et efficace des sapeurs-pompiers en cas d’accident», fait-il retenir. Par ailleurs, le président de la République vole au secours de la Bnsp avec la réception d’équipements comprenant 88 véhicules et engins en plus de 24 mille équipements de protection individuelle. Mais la grande nouveauté constitue l’acquisition d’une échelle pivotante automatique pouvant atteindre 45 mètres de hauteur.
C’est un engin à multiples fonctions destiné au sauvetage en hauteur lors des incendies d’immeubles, à l’acheminement de matériels et surtout à la maîtrise de feu à longue durée d’extinction. Ce projet lancé le 23 juin 2016 et d’un coût de plus de 26 milliards va réceptionner son deuxième lot d’équipements le 10 décembre prochain, selon la Bnsp.
VIDEO
Xibar Yi Tfm
L'essentiel de l'actualité de ce Mardi,17 septembre avec SOKHNA NATTA MBAYE
L'essentiel de l'actualité de ce Mardi,17 septembre avec SOKHNA NATTA MBAYE
L’ÉVACUATION DES VICTIMES DU DRAME À L'ÎLE DE LA MADELEINE A COMMENCÉ
Tôt ce matin, mardi 17 septembre, les secours étaient déjà sur place. Le commandant accompagné de plongeurs de la brigade des sapeurs pompiers ont embarqué, munis de plusieurs gilets de sauvetage
L’évacuation des rescapés de l’îlot Sarpan (île de la Madeleine) a commencé. Tôt ce matin, mardi 17 septembre, les secours étaient déjà sur place. Le commandant accompagné de plongeurs de la brigade des sapeurs pompiers ont embarqué, munis de plusieurs gilets de sauvetage. Direction : l’île.
Les parents des victimes qui ont pris d’assaut le quai de pêche, dès les premières heures, attendent avec angoisse le retour des plongeurs. Et sont orientés par le commandant des sapeurs pompiers vers l’hôpital Principal de Dakar.Actuellement tous les rescapés ont été évacués par la Marine. Plus personne ne se trouve dans l’île, informe un sapeur pompier. Du Port de Dakar, les victimes seront transportées à l’hôpital Principal, où les familles en attente de nouvelles depuis hier, viennent d’être renvoyées. Certains membres de ces familles sont en larmes depuis l’annonce du renvoi vers l’hôpital par les autorités médicales . Le manque de communication a miné la patience des familles.Une pirogue a chaviré dans la nuit du lundi. Bilan : 4 morts non identifiés et plusieurs victimes dont 24 sénégalais, 6 Français, 2 allemands et un Bissau guinéen.
«C’EST LE SYSTEME JUDICIAIRE SENEGALAIS QUI POSE PROBLEME»
Le président de la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh), Assane Dioma Ndiaye, pense que le fait que les enquêtes sur les morts en détention qui n’aboutissent pas, est à voir avec des manquements dans le système judiciaire.
En effet, estime-t-il, il est difficile d’avoir une objectivité, surtout que très souvent les enquêteurs sont des éléments des corps concernés par le dossier.
«Souvent, c’est des enquêtes très compliquées parce que ce sont les enquêteurs de l’Administration pénitentiaire qui sont habilités à faire les premières enquêtes (constats). Maintenant, à partir de ces premières constatations, il est difficile d’avoir une objectivité car, le corps impliqué est luimême auteur ou acteur principal de cette enquête. Ce qui peut créer un bonus, ce sont les témoignages des détenus qui sont présents au moment des faits. Là aussi, il faut avoir la chance d’avoir des détenus qui sont dehors et qui acceptent de témoigner. Mais c’est rare quand-même qu’on puisse avoir des éléments objectifs qui permettent de jauger de l’objectivité des enquêtes puisqu’à chaque fois c’est le corps luimême qui fait l’enquête. Il y a des suspicions légitimes de la part des victimes. Par exemple, dans l’affaire Ibrahima Mbow, on pouvait savoir, a priori, parmi les éléments qui étaient là, qui avaient des balles manquantes. Ça aurait permis de faire avancer l’enquête.
Evidemment, c’est un vrai problème qui fait que souvent c’est des dossiers qui peinent à connaitre des issues. De façon générale, c’est le système judiciaire sénégalais qui pose problème. Donc, il n’y a pas suffisamment de garde-fous ou de bonnes pratiques qui permettent d’avoir une justice efficiente. On a une justice très archaïque et on n’essaie pas de faire des plus-values. On s’accroche à des pratiques surannées, dépassées, anachroniques. On n’ouvre une enquête, mais on ne se soucie pas de l’essentiel. Il ne suffit pas d’ouvrir une enquête mais, il faut que l’enquête soit indépendante et impartiale.
L’enquête en soi, n’est pas quelque chose d’extraordinaire dans un état de droit ou dans un état organisé. Mais le plus important, c’est vraiment qu’on respecte les standards internationaux. C’est-à-dire qu’on essaie de faire autant que possible pour que la lumière éclate. Souvent, on cherche à amuser la galerie. Mais, en réalité, on n’est pas disposé à avoir une justice qui puisse apaiser les citoyens. Le plus important dans la justice, ce n’est pas que les citoyens aient gain de cause, mais au moins que les citoyens croient en leur justice. Pour cela, il faut les convaincre. Et pour les convaincre, il faut donner des gages d’un procès juste et équitable. Malheureusement, on n’arrive pas à faire de pas supplémentaires. On est toujours à l’étape grégaire et c’est extrêmement préoccupant.».
SEPT MORTS DANS UN GRAVE ACCIDENT A HAUTEUR DE FATICK
Selon la Rfm, un véhicule 4×4 roulant dans le sens Kaolack-Mbour est entré en collision avec un bus qui se rendait à Vélingara
Sept (7) morts, c’est le bilan de l’accident tragique survenu hier, sur la route nationale N 1, à hauteur de Diouroup dans la région de Fatick. Selon la Rfm, un véhicule 4×4 roulant dans le sens Kaolack-Mbour est entré en collision avec un bus qui se rendait à Vélingara. Toutes les personnes décédées étaient à bord du 4×4 dont le chauffeur se trouve dans un état très critique
ILS SE SONT DÉGUISÉS EN FEMMES POUR VOLER DE L’ARGENT A LEUR PÈRE
L’histoire des deux hommes habillés de Burka alors qu’ils sortaient juste d’une mosquée après la prière de Guéwé du vendredi dernier, 2 Juillet 2019, n’a rien à voir avec une menace terroriste.
Les populations peuvent être rassurées. L’histoire des deux hommes habillés de Burka alors qu’ils sortaient juste d’une mosquée après la prière de Guéwé du vendredi dernier, 2 Juillet 2019, n’a rien à voir avec une menace terroriste. Les deux garçons, frères germains qui avaient besoin d’argent pour se « libérer » du joug familial et mener la belle vie, ont eu l’idée de voler les Burkas de leurs mamans et de les enfiler à l’étage de la mosquée Soninké de la Médina. De ce lieu de culte, ils avaient l’intention de se rendre à la boutique de leur richissime père pour y voler de l’argent. En Burka, les adolescents de 17 ans n’allaient courir aucun risque d’être reconnus par les caméras de surveillance. Ils sont entre les mains de la Sûreté Urbaine (Su) de Dakar.
Ils sont frères germains et n’ont que 17 ans. Dans leur imagination d’adolescents en quête de liberté et d’espèces sonnantes et trébuchantes, ils ont fomenté le coup de se déguiser en femmes pour voler de l’argent au magasin de leur père, truffé de caméras de surveillance. Voilà l’histoire des deux hommes habillés en Burka (vêtement de femmes musulmanes couvrant la totalité du corps sauf les yeux, souvent de couleur noir) qui ont été interpellés vendredi soir, à la sortie d’une mosquée. Ils ont été trahis par leur démarche masculine. Leurs motivations n’ont donc rien à voir avec le terrorisme. Les deux garçons, soufflent des sources proches du dossier habitent la même maison. Ils sont presque jumeaux. L’un est né le 1ier mai, l’autre le 11 du même mois de l’année 2002.
Voulant sortir de la maison familiale pour avoir la liberté de faire la tournée des grands Ducs, recevoir des amis et aller leur rendre visite quand ça leur chante, ils ont peiné à déménager. Mais il leur manquait les « nerfs de la guerre » pour réaliser leur rêve. C’est ainsi qu’ils ont eu l’idée de voler de l’argent au magasin de leur père. Leur père, qui avait redoublé de vigilance suite à un vol d’un montant d’un million de francs par l’un des deux gamins, avait installé plus de caméras de surveillance. Mais pour être méconnaissables, ils ont pensé au Burka…
Ainsi, ils sont pris les Burkas de leurs mamans. Ceci fait, leur grande difficulté a été de savoir où ils allaient mettre ce « déguisement ». Puisqu’ils prient à la mosquée Soninké, sise à la Médina, non loin de la Poste, ils se sont habillés en tenue de sport, ont mis les Burkas dans leurs sacs à dos et se sont rendus au lieu de culte. Après la prière de Guéwé, profitant de l’état du lieu de prière, souvent vide à cette heure, ils sont montés pour se changer.
Mais à la sortie, ils ont attiré l’attention des fidèles et des passants qui ont remarqué leur démarche un peu trop masculine. Pour en avoir le cœur net, ils se sont approchés des suspects et les ont déshabillés. Découvrant qu’il s’agissait d’hommes sous des vêtements de femmes, ils ont alerté la Police.
Une enquête a été ouverte par la Sûreté Urbaine (Su) de Dakar. L’un des frères est élève coranique, l’autre fréquente un établissement scolaire de la place. Ils risquent d’être poursuivis pour attentat à la pudeur (ils avaient les sous-vêtements de leurs mères sous leurs robes). Le fait qu’ils sortaient d’un lieu de culte a choqué les témoins et pourrait aussi aggraver leur cas, sans parler de la tentative de vol.
SOULEYMANE TELIKO REMPILE
Le juge a été réélu Président de l’Union des magistrats Sénégalais (Ums) pour un second mandat de deux ans
Le juge Souleymane Téliko a été réélu Président de l’Union des magistrats Sénégalais (Ums) pour un second mandat de 2 ans. Les magistrats lui ont renouvelé leur confiance samedi dernier lors de leur assemblée générale ordinaire, tenue à Mbour. Teliko a obtenu 189 voix devant son adversaire, Mamadou Ndoye, juge à la Cour d’appel de Dakar, qui a eu 66 voix.
L’essentiel des membres du bureau exécutif sont restés à part le vice-président, Mamadou Seck Diouf et le secrétaire adjoint Mamadou Bachirou. Ils sont remplacés respectivement par Hélène Sarr Camara et Mame Bousso Guèye. Élu pour la première fois le 19 août 2017 au premier tour pour un mandat de deux ans renouvelables, Souleymane Téliko est crédité d’un bon bilan. Il a organisé 16 activités scientifiques et une cérémonie de participation à des travaux de réflexion et d’élaboration de projets de textes. Téliko a contribué à la création d’une Police d’assurance maladie qui soulage les magistrats et leurs familles, ainsi qu’un mailing groupe dynamique. Aussi, il a permis la mise à disposition d’un matériel informatique d’une valeur de 40 millions de FCfa à 49 juridictions, dont 5 Cours d’Appel, 37 Tribunaux d’instance et 7 Tribunaux de grande instance. Souleymane Téliko est également considéré comme un magistrat très indépendant. Son dernier bras de fer avec le pouvoir, n’a d’ailleurs pas encore connu son épilogue. Il s’agit de l’affaire des faux médicaments de Touba Bélel.
Pour rappel, c’est le juge Souleymane Teliko, par ailleurs président de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums), qui avait lors du procès en appel le 22 juillet dernier, écarté la grâce présidentielle accordée le 3 avril 2019 par le chef de l’État, Macky Sall, au ressortissant guinéen Mamadou Woury Diallo. Ce dernier avait été condamné à 5 ans dans le cadre de cette affaire. Téliko ne s’est pas limité à cela. Le juge a lancé un mandat d’arrêt contre la personne graciée par Macky Sall. Une décision qui a d’ailleurs poussé le parquet général à se pouvoir en cassation pour annuler la décision de Souleymane Téliko. Citant Frantz Fanon dans son discours, Souleymane Téliko a dit que : “chaque génération doit découvrir sa mission, l’accomplir ou la trahir ”. Et d’ajouter : «C’est pourquoi nous insistons.
Cela interpelle l’Etat qui doit prendre des mesures pour le garantir. Nous avons des acquis si vous prenez les consultations à domiciles, ils n’existent plus, il y a aussi les cas d’intérim qui ont été régularisés. Le magistrat n’hésite pas à sortir de la quotidienneté judiciaire pour se mettre à l’écoute de la société. Cette sensibilité citoyenne constitue à nos yeux, un legs précieux de nos illustres prédécesseurs qui, en plus d’avoir porté l’Ums sur les fonts baptismaux, ont su, engagement et clairvoyance en bandoulière, rehausser l’image et le prestige de la magistrature sénégalaise bien au-delà des frontières de notre pays.
Je pense à des hommes comme Kéba Mbaye, Assane Bassirou Diouf et à tant d’autres qui ont écrit l’une des plus belles pages de l’histoire judiciaire de ce pays. Certes, les époques ne sont pas les mêmes; les défis non plus. Les magistrats ont deux missions. Celle de lutter pour une justice digne de confiance et indépendante. «Nous devons également œuvrer pour de meilleures conditions de travail», a dit Souleymane Téliko