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5 avril 2025
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HORREUR À TAMBACOUNDA
Binta Camara, la fille du directeur général de l'Agence de Développement Local (Adl) Malal Camara, a été retrouvée étranglée dans sa chambre, dans la maison familiale située au quartier Sarré Guilèle samedi 18 Mai 2019
Fansou SADIO et Hadja Diaw GAYE |
Publication 20/05/2019
Binta Camara, la fille du directeur général de l'Agence de Développement Local (Adl) Malal Camara, a été retrouvée étranglée dans sa chambre, dans la maison familiale située au quartier Sarré Guilèle dans la commune de Tambacounda, samedi 18 Mai 2019 vers 22 h. Des traces de sperme ont été relevées sur son bas-ventre et sur le pantalon du principal suspect Malick Diop, garde du corps de son père, qui faisait aussi office de vigile. Ce dernier a été arrêté par la Police. Mais d’après des sources médicales, l’auteur de ce crime crapuleux n’a pas, du reste, réussi à déflorer la jeune fille qui a soufflé ses 23 bougies le 14 Mai dernier.
Le réveil a été triste et la consternation se lisait sur tous les visages au quartier Sara Guilèle dans la commune de Tambacounda. Bineta Camara, 23 ans, fille du directeur général de l'Agence de Développement Local (Adl) Malal Camara, a été retrouvée tuée et abandonnée chez elle, dans sa chambre. Le drame s’est produit peu après 21 heures le samedi 18 Mai 2019. Après constat du médecin, le corps de la jeune fille a été déposé à la morgue de l’hôpital régional par les éléments des Sapeurs-pompiers en présence du procureur de la République, près le Tribunal de grande instance de Tambacounda.
Selon certaines sources, l’autopsie a été réalisée dimanche 19 mai par le médecin légiste de l’hôpital régional de Tambacounda. L’homme de l’art a transmis le certificat de genre de mort au procureur de la République. Le vigile de la maison, Malick Diop dit Acko, a été interpellé. Garde du corps de Malal Camara, il faisait office de gardien et veillait au grain, lorsque le maître des lieux était absent de la maison. Ce qui était le cas au moment des faits. La maman de Binta Camara n’était pas non plus à Tambacounda. Commerçante de son état, elle se trouvait en Chine.
LA VICTIME N’A PAS ETE DEFLOREE, SON TELEPHONE INTROUVABLE
La Division de la Police technique et scientifique a été envoyée en renfort pour relever tout élément qui pourrait éclairer la lanterne des enquêteurs. A en croire nos sources, c’est le suspect, un «monsieur muscles» qui a lui-même signalé la découverte macabre aux policiers. Il a soutenu qu’arrivé sur les lieux vers 21 h, il a sonné à la porte d’entrée et appelé sur le téléphone portable de la victime en vain. De guerre lasse, il a fait la courte échelle à quelqu’un qui a escaladé le mur et ouvert la porte à partir de l’intérieur. C’est ainsi qu’ils ont pu accéder à la chambre où ils ont trouvé Binta Camara inerte. Cependant, le mis en cause est décrit par ses proches comme un homme gentil, dévoué à la famille Camara. Ces derniers ont du mal à croire qu’il soit capable de tuer Binta Camara.
Au sujet des traces de sperme trouvées sur son pantalon, il a répondu qu’après la coupure du jeûne, il a fait l’amour avec son épouse. Une version que la Police scientifique et technique n’aura aucun mal à vérifier. Ce qui fait dire à nos interlocuteurs que l’enquête va être bouclée dans les prochaines heures. Quoi qu’il en soit, il n’avait pas avoué le crime. En attendant, le père de la victime Malal Camara, inconsolable, a débarqué à la morgue de l’hôpital régional de Tambacounda hier vers 7 h du matin et réclamé que la justice fasse son travail. La famille attend toujours l’autorisation du procureur pour procéder à l’inhumation.
LE TELEPHONE PORTABLE DE BINTA CAMARA INTROUVABLE
Le député-maire de Tambacounda Mame Balla Lô a exprimé son indignation, suite à la mort de Binta Camara. «Nous compatissons au malheur qui vient de frapper la famille Camara. J’en profite aussi pour inviter l’Etat et les services de sécurité à redoubler d’efforts pour la sécurisation des personnes et de leurs biens. La police est en train de faire son enquête. Pour le moment, on ne peut rien dire. Ce qui s’est passé dans la commune de Tambacounda s’étend sur l’ensemble du territoire national», affirme t-il. D’après nos informations, le portable de la victime n’a pas été retrouvé
PAR Fatimatou Zahra DIOP
MULTIPLE PHOTOS
POUR FADILOU DIOP !
Ce mardi 14 mai 2019, mon père aurait fêté ses cent ans s’il avait vécu ! Galass comme nous aimions affectueusement l’appeler, était un homme bien ; un homme de foi, d’honneur et de conviction - Je suis fière d’être sa fille, et il me manque tant
Ce mardi 14 mai 2019, mon père aurait fêté ses cent ans s’il avait vécu !
Beaucoup ont magnifié l’homme de foi, le fervent musulman, l’homme épris de justice, l’homme politique, l’avocat défenseur des faibles et des opprimés, etc.
Aujourd’hui, ce qui me vient en mémoire et que je voudrais célébrer, c’est le père extraordinaire qu’il a été ! Un père qui chérissait ses enfants au-dessus de tout, tout en étant intransigeant sur leur éducation. Il nous a inculqués les valeurs de droiture et d’honnêteté, le respect de l’autre qu’elle que soit sa condition, le culte du travail et de l’effort, sans jamais lever la main sur nous.
Je me souviens encore de sa voix me récitant chaque matin, moi sa fille, qu’il avait nommée Zahra (« la fleur »), ces vers de Ronsard :
« Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au soleil,
A point perdu cette vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vôtre pareil »
Je veux célébrer ce père féministe sans l’admettre, qui n’a jamais fait de différence entre moi et mes quatre frères. Ainsi, il m’emmenait chez le coiffeur me couper les cheveux en même temps que mes frères tous les 15 jours parce que je ne supportai ni le peigne, ni les tresses. Il a toujours encouragé chez moi le dépassement de soi pour être indépendante. Les restrictions qu’ils nous imposait dans nos sorties étaient valables pour tous, filles et garçons. Ce père a concilié féminisme et conviction religieuse. Ainsi, fervent musulman, il n’en était pas moins un monogame convaincu.
Je suis fière d’être sa fille, et il me manque tant. En ces temps troubles, où les repères deviennent flous et les fondations vacillent si facilement, heureusement que je garde les valeurs qu’il m’a laissées. Elles me servent de bouclier au quotidien pour affronter les vicissitudes de la vie.
Fadilou Diop, Galass comme nous aimions affectueusement l’appeler, était un homme bien ; un homme de foi, d’honneur et de conviction. Il fut un époux aimant, un père tendre, un militant acharné et un avocat passionné.
Je prie pour lui et sollicite de la famille, des amis et proches des prières pour que le paradis soit sa dernière demeure.
DÉCÈS DU PÈRE DE RAMA YADE
L'ancienne ministre française qui depuis quelques mois travaille à la Banque Mondiale à Washington est attendue à Dakar ce samedi matin pour participer aux différentes cérémonies familiales
L’ancienne ministre française du gouvernement de Nicolas Sarkozy, Rama Yade a perdu son père Djiby Yade dans la nuit de jeudi à vendredi. Le défunt sera inhumé ce vendredi 3 mai 2019 à Ouakam.
Djiby Yade était membre du cabinet de Senghor puis de Diouf. Il avait suivi Senghor en France après la retraite du premier Président du Sénégal.
Rama Yade qui depuis quelques mois travaille à la Banque Mondiale à Washington est attendue à Dakar ce samedi matin pour participer aux différentes cérémonies familiales liées au décès de son père.
PLUIE D’HOMMAGES SUR UNE PERSONNALITÉ MODÈLE
Le Général Lamine Cissé, décédé vendredi dernier à l’âge de 80 ans, a eu droit à des hommages mérités de l’armée, de la classe politique et de la société civile
Le Général Lamine Cissé, décédé vendredi dernier à l’âge de 80 ans, a eu droit à des hommages mérités de l’armée, de la classe politique et de la société civile. C’était lors de sa levée du corps tenue dimanche à l’hôpital Principal de Dakar.
Comme il est de coutume chez les hommes de troupes, la dépouille de feu général Lamine Cissé a été portée par des soldats. Dans la cour qui fait face à la morgue de l’hôpital Principal de Dakar, une foule nombreuse attendait la sortie du cercueil recouvert du drapeau national. En plus des membres de la famille éplorée, de grandes personnalités du pays sont venues assister à la levée du corps de l’ancien ministre de l’Intérieur. Les hauts gradés de l’Armée, de la Gendarmerie et de la Police sont au premier rang. A côté des amis et anciens frères d’armes de défunt, la République est aussi représentée avec à sa tête le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye. «Le Général Lamine Cissé était un homme de valeur et de principe qui a servi pendant des années et loyalement son pays partout où le devoir l’a appelé. Au-delà de sa riche carrière, le Général Cissé a été un grand homme d’Etat», a indiqué Aly Ngouille Ndiaye qui a rappelé son passage à la tête du ministère de l’Intérieur. «Durant les deux années qu’il a passées à la tête de ce ministère, il a fait preuve d’abnégation et de loyauté, devenant ainsi l’un des artisans de la première alternance politique au Sénégal intervenue le 19 mars 2000», relève le maire de Linguère. Ce dernier a recommandé aux jeunes officiers à s’inspirer du défunt général.
LE ECON DEMOCRATIQUE
Prononçant de son côté l’oraison funèbre, le nouveau ministre des Forces armées, Sidiki Kaba, a loué les qualités exceptionnelles d’un militaire chevronné qui a servi son pays de la plus belle des manières. «Le Général Lamine Cissé a eu un parcours remarquable à tout point de vue et porté par l’idéal d’un officier», a-t-il soutenu. Me Kaba s’est replongé dans ses souvenirs pour dire que le défunt est entré dans l’Armée en 1961 avant de devenir Général en 1996 sous le régime du Président Abdou Diouf qui l’a porté à la tête du ministère de l’Intérieur deux ans plus tard, en 1998. Mais avant de devenir Général, il avait également effectué un stage d’application à l’Ecole militaire Saint-Cyr, en France en 1963. «Je retiens de l’homme ses fortes qualités humaines, sa claire expérience, son énorme désir d’apporter sa contribution pour l’édification de son pays qu’il a servi au sein de l’Armée, mais aussi en dehors de celle ci», a indiqué le Général Mamadou Niang qui a remplacé le défunt aux postes d’Inspecteur Général des Armées et de ministre de l’Intérieur.
Alioune Tine a salué les qualités intellectuelles et humaines de l’homme. «Il nous a servi de leçon à nous de la société civile, mais aussi aux hommes politiques du pays à travers la manière dont il a pu organiser les élections de 2000. C’est cette leçon démocratique qu’il faudrait fondamentalement approfondir pour faire avancer le Sénégal. Nous ne pouvons pas fabriquer le nouveau Sénégal sans nous référer à cette séquence de notre histoire écrite par deux généraux que sont Mamadou Niang et Lamine Cissé», a soutenu Alioune Tine.
LE FILM D'ALASSANE DIAGO SERA SUR LES ECRANS FRANÇAIS LE 20 FEVRIER
Ce long métrage documentaire du Sénégalais Alassane Diago (2018) sort sur les écrans français le 20 février 2019.Un regard très personnel sur la question de l’exil et de l’émigration qui fait suite à «Les Larmes de l’émigration» et «La vie n’est pas immobile». Le film figure aussi dans la sélection Panorama au Fespaco 2019.
La question de l’exil et de l’émigration traverse de manière récurrente les productions africaines. Le Sénégalais Alassane Diago s’est fait connaître en abordant le sujet sous l’angle de l‘intime avec Les Larmes de l’émigration en 2010, cadrant l’attente de sa mère face au départ du père, absent depuis plus de 20 ans. Élargissant le propos à la communauté des femmes qui restent seules au pays et s’organisent, il signe La vie n’est pas immobile en 2012, puis prolonge son questionnement familial dans Rencontrer mon père, sortie en 2018.
Il s’agit de se confronter à l’image du père, exilé dans un autre pays, en le retrouvant et le filmant pour comprendre. Les sécheresses des années 1970 et 1980 ont donné naissance à de fortes migrations dans la région du Fouta, nord-est du Sénégal», rappelle Alassane Diago. «Dans l’espoir de trouver une vie meilleure, les hommes sont presque tous partis. Par mieux, mon père.» Le manque de cette figure paternelle, perdue de vue pendant près de 30 ans, pousse le cinéaste sénégalais à exorciser le mal par le cinéma. En 2013, je suis entré en contact avec lui», explique-t-il. Il se trouve au Gabon, un pays d’Afrique Centrale, plus précisément dans une province qu’on appelle Lambaréné. Il y a refaits vie. J’y ai des frères et sœurs.»
Rencontrer mon père cristallise les retrouvailles du réalisateur avec son géniteur. Au début, il montre l’espoir têtu de la mère sur le retour de son époux, son fatalisme, les recommandations qu’elle donne à son fils pour le voyage, assorties de talismans protecteurs. Et presque sans transition, on découvre la modeste habitation du père au Gabon, avec sa nouvelle épouse, ses deux filles et ses deux garçons. L’homme s’est senti humilié lorsque la télévision gabonaise a diffusé Les larmes de l’émigration, exposant son départ et l’abandon de liens avec sa famille sénégalaise.
Entre les scènes de son quotidien, rythmées par les soins à son petit troupeau de chèvres, les prières à la mosquée, le réalisateur pose la caméra face à lui pour saisir ses sentiments, ses réponses et son éventuel repentir. Le fils étire les plans pour faire surgir la parole, révélant l’embarras du père, ses difficultés financières, sa responsabilité esquivée, mais aussi son amertume d’avoir à se confronter à la quête affective et cinématographique de son enfant. Alassane Diago avance ses questions brûlantes et dérangeantes, sans faillir.
Il les retient comme pour mieux les placer, à bon escient, dans les silences gênés du père. Celui-ci se livre à la caméra avec mesure, laissant poindre les limites de sa disponibilité pour l’enregistrement tout en s’offrande front, face à l’objectif, comme pour tenter de restaurer son image. Ainsi s’établit un jeu père-fils qui évoque en arrière-plan, les problèmes économiques que connaissent des Etats africains aussi différents que le Sénégal et le Gabon. «Il fallait prendre en compte toute cette situation», souligne Alassane Diago en posant sa caméra avec attention, pudeur et fermeté.
Le séjour chez le père qui dure un mois et demi est aussi l’occasion de connaître sa nouvelle femme et d’établir un dialogue parfois difficile avec ses enfants gabonais. Ils témoignent de la dureté du patriarche, plus occupé à l’entretien de ses chèvres que d’échanger avec eux. En tentant de filmer l’indicible, la communication distordue, mais possible, Alassane Diago affirme aussi sa maîtrise de la caméra. Ses plans patients, ses images de la cour paternelle, zébrées par des scènes d’orages dans la nuit, aèrent les face-à-face tendus.
Rencontrer mon père paraît ainsi clore (provisoirement ?)Une trilogie, produite avec le concours de sociétés françaises, tissant un lien entre les pays, les continents. Alassane Diago utilise la caméra comme un vecteur d’interrogations sur son vécu, mais aussi sur le pouvoir de son art, apte à faire évoluer les relations et à incarner une image enfuie. Présent par sa voix, son regard braqué sur le réel, le cinéaste sénégalais s’inscrit aussi corporellement dans la scène finale, semblant instaurer une cellule familiale renouvelée et assumée. Rencontre accomplie en forme de double reconnaissance.
L’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans la région de Matam se heurte à plusieurs contraintes.
Dans le domaine agricole par exemple, lecomité régional de la Société civile relève «l’insuffisance des superficies aménagées allouées aux ménages (0,25 ha, 0,5 ha), l’absence de semences de qualité adaptées à la culture pluviale et de décrue, le manque d’accompagnement, l’insuffisance des équipements agricoles surtout en zone sylvo-pastorale, de stockage, les difficultés de commercialisation des produits...».
Dans le domaine de l’élevage pastoral, les goulots d’étranglement se résument selon les assisards de la Société civile, «à l’insuffisance des infrastructures et des équipements pastoraux (forage, parc à vaccination, abreuvoir, borne fontaine, magasin, pare-feu....), la recrudescence des feux de brousse, la surexploitation continue des ressources naturelles, l’avancée du front agricole au sud du Ferlo, la faible disponibilité de l’aliment de bétail, l’insuffisance de sujets de race pour l’amélioration de la qualité du cheptel».
A ces contraintes, ils ajoutent «l’insuffisance des unités de conservation et de valorisation des produits animaliers, la méconnaissance des techniques de stockage et de conservation du lait.... ».
Concernant la pêche et l’aquaculture, les difficultés portent sur «la dégradation des écosystèmes, des cours d’eau liée à l’ensablement, l’érosion, la vétusté des engins de pêche, l’insuffisance des aménagements piscicoles, l’absence d’infrastructures de débarquement, de conditionnement et de conservation des produits halieutiques, le manque d’organisation et de formation des pêcheurs».
Face à cette situation, les organisations de la Société civile recommandent entre autres, «le renforcement de capacités productives des exploitations agro-sylvopastorales et aquacoles à travers l’augmentation des superficies allouées aux ménages ; la revalorisation de l’agriculture pluviale et de décrue, la vulgarisation des jardins familiaux ; l’amélioration de la santé animale, l’accès aux intrants et aux équipements agricoles, pastoraux et de pêche».
Le comité régional suggère, par ailleurs, «l’augmentation des infrastructures et des équipements agro sylvo-pastoraux et aquacoles, le renforcement de capacités organisationnelles et de gestion ainsi que l’accès au financement des organisations de la Société civile et des organisations paysannes,
la promotion de l’entreprenariat rural par la réalisation d’activités génératrices de revenus et créatrices d’emplois pour les femmes ; mais également, la promotion et la valorisation de la transformation des produits agro-sylvo pastoraux et aquacoles et l’appui à la commercialisation ...».
Dans cette région du Nord du Sénégal, la pluviométrie est souvent déficitaire. La Société civile demande ainsi au gouvernement, à travers ses structures de recherche, de mettre à la disposition des agriculteurs des semences à cycle très court adaptées aux saisons moins pluvieuses. Au cours des Assises, le comité régional de Matam a travaillé sur la thématique relative à «la sécurité alimentaire». Il a ainsi dressé les potentiels de la région.
Sur le foncier, le rapport relève qu’«un potentiel de 716 mille 642 ha de terre cultivable qui offre la possibilité de pratiquer l’agriculture irriguée, l’agriculture pluviale et de décrue. La région renferme des ressources en eau de surface et souterraines favorables à l’agriculture irriguée, la pêche et l’aquaculture.
Matam dispose également, d’une vaste zone pastorale et d’un cheptel estimé à 1 million 486 mille 79 têtes et d’importantes ressources forestières ; mais également d’importantes ressources humaines caractérisées par une jeunesse, une multiplicité de projets, de programmes et des structures techniques».
SENEGAL: L'OPPOSITION A DU MAL A DEFINIR UNE STRATEGIE FACE A MACKY SALLL
L'opposition, au Sénégal, peine à trouver une stratégie après l’exclusion de Karim Wade et de Khalifa Sall de la présidentielle.
Au Sénégal, l’opposition peine à trouver une stratégie après l’exclusion de Karim Wade et de Khalifa Sall de la présidentielle. Les deux hommes ne figurent pas sur la liste définitive des candidats retenus. Le Conseil constitutionnel a rejeté leurs recours ce dimanche. Ils ont désormais épuisé toutes les voies de droit pour participer au scrutin. L’opposition s’est réunie, lundi 21 janvier, appelant à la mobilisation. Mais sans aucun plan d’action..
Des militants sont venus assister à la conférence de presse de l’opposition, ce 21 janvier. Bouba Deme milite pour Karim Wade. L’homme est en colère contre les chefs de son parti : « Je suis très en colère même parce que ce n’est pas ce qu’on attendait vraiment. Ils sont en train de faire du cinéma, mais ils ne sont pas sincères. Ils discutent ici, ils s’éparpillent. Il n’y a rien de concret ensuite. »
Tous contre Macky Sall
Dans la salle, les participants se sont accordés sur un point : tous contre Macky Sall. Mais avec quelles solutions ? Faut-il rallier un des candidats retenus par le Conseil constitutionnel ? Faut-il encore occuper la rue ? Rien n’a été arrêté. Oumar Sarr, coordonnateur national du Parti démocratique sénégalais : « Nous allons vraiment accélérer tous nos plans. Nous avons déjà des plans en vue. Des plans de lutte. Aujourd’hui, il n’y a que la lutte. C’est juste les formes de lutte, il faut la mener de telle ou telle manière, cette lutte-là. C’est tout. »
Pape Diop, un des candidats recalés par le Conseil constitutionnel, est également présent à ce rendez-vous : « La prochaine étape, nous allons réfléchir pour voir comment on va mobiliser les populations sénégalaises parce que Macky Sall nous a invités à la confrontation, et nous y répondrons. »
Le temps de la réflexion
L’opposition se laisse donc le temps de la réflexion, à un mois seulement du premier tour de l’élection présidentielle. Khalifa Sall a, quant à lui, déposé le vendredi 18 janvier une plainte en urgence auprès de la Cour de justice de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cédéao) pour figurer sur la liste des candidats.
PS: ce billet est repris en intégralité sur le site de @RFI.
10E CONGRÈS DU SYNPICS
Le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (SYNPICS) tient son 10éme Congrès ordinaire, samedi à partir de 9 h, à l’Ecole nationale de développement sanitaire et social (ENDSS).
Le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (SYNPICS) tient son 10éme Congrès ordinaire, samedi à partir de 9 h, à l’Ecole nationale de développement sanitaire et social (ENDSS), annonce un communiqué transmis à l’APS.
Le thème du Congrès est : "Quelles perspectives pour les professionnels des médias après adoption du Code de la Presse et de la Convention Collective ?".
L’enjeu majeur du Congrès est l’élection d’un nouveau Secrétaire général en remplacement d’Ibrahima Khaliloulah Ndiaye en poste depuis 2012.
Son mandat a été marqué par le vote d’un nouveau Code de la presse et la signature d’une nouvelle Convention collective, deux revendications majeures des journalistes et techniciens des médias ces dernières années.
"IL N’Y A QU’UN SEUL FICHIER, MAIS QUI DISPOSE DE DEUX COMPARTIMENTS"
Le directeur de la formation et de la communication à la Direction générale des élections, Bernard Casimir Cissé, assure qu’il n’existe qu’un seul fichier, lequel, concède-t-il, dispose de deux compartiment dont celui régissant les électeurs de la diapora
Le directeur de la formation et de la communication à la Direction générale des élections (DGE), Bernard Casimir Cissé, assure qu’il n’existe qu’un seul fichier pour la prochaine présidentielle, lequel, concède-t-il, dispose toutefois de deux compartiments, dont celui régissant les électeurs de la diaspora.
"Ceux qui soulèvent la question comme quoi il y aurait 2 à trois fichiers ignorent, peut-être de bonne foi, qu’il n’y a qu’un seul fichier mais qui dispose de 2 compartiments", a-t-il dit à l’ouverture de la première session des "mardis de Brottier 2019".
Un des compartiments de ce fichier "régit les électeurs établis au Sénégal et un autre ceux répartis dans 50 pays au niveau de la diaspora. Mais il n’y a qu’un seul fichier pour l’organisation de l’élection présidentielle" prévue le 24 février prochain, a ajouté Bernard Casimir Cissé au cours de cette rencontre qui se veut un espace de dialogue et d’échange, à l’initiative de l’association Présence chrétienne et de la radio "Espérance FM".
La première session des "mardis de Brottier 2019", portant sur le thème "Dialogue, Transparence et Paix", a enregistré la participation de représentants du ministère de l’intérieur, du Conseil national de régulation des médias (CNRA) et des experts électoraux.
L’exposé du directeur de la formation et de la communication à la Direction générale des élections (DGE) portait sur le fichier électoral, les acteurs du processus électoral, le compte à rebours, qui est d’au moins 35 jours avant le scrutin, la carte électorale et les cartes d’électeur.
Selon Bernard Casimir Cissé, la carte électorale sera publiée "au plus tard le 25 janvier", soit vendredi, après quoi le ministère de l’Intérieur "va mettre le fichier, dans ses versions papier et électronique, à la disposition de tous les acteurs au plus tard le 8 février" prochain.
"C’est très légitime pour les acteurs de réclamer le fichier. Mais aux yeux de la loi L11 du code électoral, le ministère de l’intérieur ne peut publier le fichier que 15 jours avant le scrutin", a renseigné Bernard Casimir Cissé.
Le président de l’association Présence chrétienne, Auguste Charles Turpin, revenant sur l’initiative de cette édition des "mardis de Brottier 2019", souligne que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’appel à la paix et à la concorde de l’Eglise "pour une préservation de la paix sociale avant, pendant et après le scrutin du 24 février 2019".
"UN CIEL ENSOLEILLÉ À MOMENTANÉMENT NUAGEUX"
"En raison d’une baisse généralisée des températures, le temps sera clément sur la quasi-totalité du territoire avec des maxima qui varieront généralement entre 26°C à Dakar et 32 à 34°C à l’intérieur du pays".
L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) annonce dans son bulletin de prévision à courte échéance, "un ciel ensoleillé à momentanément nuageux", sur le pays ces prochaines 24 heures.
"En raison d’une baisse généralisée des températures, le temps sera clément sur la quasi-totalité du territoire avec des maxima qui varieront généralement entre 26°C à Dakar et 32 à 34°C à l’intérieur du pays", relève-t-elle dans la même source.
Cependant, signale l’ANACIM, le temps sera relativement chaud sur l’axe Matam, Tambacounda et Kédougou où des pics de 35 à 36°C seront relevés.
La fraîcheur nocturne et matinale restera davantage sensible sur le pays où les minima de températures varieront entre 14 et 19°C, ajoute l’agence.
Les visibilités seront globalement bonnes, renseigne-t-elle, soulignant que les vents seront de secteur Nord à Nord-est et d’intensités faibles à modérées.