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6 avril 2025
Santé
PASSY DOTE D'UN NOUVEAU CENTRE DE SANTE
La construction en cours d’un nouveau centre de santé du district saniataire de Passy a été possible grâce à un financement de 1, 3 milliard de francs de la Corée, a expliqué Pape Adama Cissé, le maire de cette commune de la région de Fatick.
Passy, 9 oct (APS) - La construction en cours d’un nouveau centre de santé du district saniataire de Passy a été possible grâce à un financement de 1, 3 milliard de francs de la Corée, a expliqué Pape Adama Cissé, le maire de cette commune de la région de Fatick.
La Corée, par le biais de Agence internationale pour le développement (KOIKA) a financé pour un coût d’1 milliard 380 millions de francs CFA, la construction et l’équipement du nouveau centre de santé du district sanitaire de Passy, a-t-il notamment signalé lors d’un entretien avec des journalistes.
‘’En construction dans la commune de Passy, ce nouveau Centre de santé du district sanitaire de Passy va desservir 92 villages de l’arrondissement de Djilor Saloum (Foundiougne)’’, a-t-il fait remarquer.
Il a insisté sur le fait que la construction de ce centre de santé moderne répondait à une vieille doléance des populations locales.
Erigé en district sanitaire depuis plusieurs années le plateau médical du Centre de santé du district de Passy ne répondait pas aux normes.
M. Cissé a précisé que les travaux de construction ont démarré depuis un mois sur un terrain de 5 hectares pour une durée de 16 mois.
La région médicale de Fatick compte sept districts sanitaires : Passy, Sokone, Gossas, Fatick, Foundiougne, Dioffior et Niakhar.
LA SEMAINE NATIONALE DE PROPRETÉ DES ÉCOLES LANCÉE À THIÈS
Le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla, a lancé vendredi à Thiès, la 21-ème semaine nationale de la propreté des écoles pour une rentrée scolaire dans de bonnes conditions.
Thiès, 8 oct (APS) - Le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla, a lancé vendredi à Thiès, la 21-ème semaine nationale de la propreté des écoles pour une rentrée scolaire dans de bonnes conditions.
La particularité de l’édition de cette année est qu’elle sera menée par le ministère de l’Education nationale, de concert avec les ministères en charge de la Jeunesse et de l’Assainissement.
Ce lancement qui a eu lieu à l’école élémentaire Sud-Stade, coïncide avec celui d’un programme de nettoyage de plus de 1.000 écoles à travers le pays, à une semaine de la rentrée des classes, prévue le 14 octobre.
Quelque 1.080 écoles publiques élémentaires devraient être nettoyées à travers le pays, avec l’appui de l’Unité de gestion et de coordination des déchets solides (UCG).
Selon le coordonnateur de l’UCG, Masse Thiam, 384 écoles ont déjà été nettoyées, soit 40% de la cible. Sa structure compte profiter de ce week-end pour atteindre des chiffres proches de 100%, a-t-il dit.
Le service civique national, sous la tutelle du ministère de l’Urbanisme, de l’Assainissement, de l’Hygiène publique, a aussi mobilisé des volontaires pour prendre part à ces opérations.
Elles prennent en compte le balayage, le désherbage, l’élagage des arbres dans les cours des écoles dans leur environnement immédiat, a dit le ministre de l’Urbanisme.
Des équipements de collecte d’ordures et des séances de sensibilisation sont prévus dans les écoles élémentaires publiques, a indiqué Abdoulaye Sow.
Cette semaine axée sur le thème ’’Engageons-nous pour la propreté de l’école face à la covid-19’’, intervient dans un contexte mondial de crise sanitaire et de réaffirmation par le président de la République de son option pour une prise en charge résolue du cadre de vie, selon Abdoulaye Sow.
Initiée en 2001, la semaine nationale de la propreté des écoles, un grand moment de mobilisation pour l’amélioration du cadre de vie dans les écoles, se révèle comme un facteur de performance, a dit Mamadou Talla.
Abdoulaye Sow en a profité pour annoncer la reprise en décembre prochain, des journées mensuelles de nettoiement dénommées ’’bësu setal’’, auxquelles on fera participer les élèves.
Une quinzaine nationale de la propreté de l’école sera aussi lancée, a-t-il dit.
LE CONCEPT ''THE ONE HEALTH'' MIS EN BRANLE A MATAM
Le concept "One health" (une seule santé), est une approche qui est d’actualité dans la région de Matam (nord), a indiqué vendredi, le médecin-chef de région médicale, Assane Ndiaye.
Matam, 8 oct (APS) – Le concept "One health" (une seule santé), est une approche qui est d’actualité dans la région de Matam (nord), a indiqué vendredi, le médecin-chef de région médicale, Assane Ndiaye.
"Le concept One health (une seule santé), est une réalité au niveau de la région de Matam comme en atteste la gestion de la pandémie covid-19 au niveau de la région", a-t-il dit.
Le docteur Ndiaye s’exprimait à la fin d’un atelier d’orientation sur la communication sur le risque de l’engagement communautaire dans le cadre de l’approche one health.
Il a indiqué que chaque secteur met en œuvre un plan d’action qui a permis de lutter efficacement contre cette pandémie de Covid-19
Mamadou Mbaye, un des exposants, a souligné que cet atelier a permis de poser un débat pour permettre aux participants d’exposer leurs appréhensions, leurs propositions pour que cette concertation soit une réalité.
Il a ajouté qu’au-delà de la mise en place de ce cadre de concertation, il y avait également cette orientation sur le concept One health pour qu’ils puissent comprendre que "la santé est une et indivisible".
"Nous devons prendre en charge les parties prenantes aussi bien du ministère de la Santé que ceux de l’Elevage, de la Jeunesse, mais surtout les professionnels de la communication qui peuvent apporter une contribution significative dans le management des indicateurs de santé", a-t-il fait savoir.
OCTOBRE ROSE PERD SON ENGOUEMENT
Avec la pandémie du coronavirus au Sénégal, Octobre rose a été mis en berne
Octobre rose est en place pour lutter et prévenir les cancers féminins. Cependant, le déroulement des activités se fait timidement, les associations de femmes se mobilisent de moins en moins, l’aide et les ressources financières pour venir en aide à la gente féminine en général se font rares.
Avec la pandémie du coronavirus au Sénégal, Octobre rose a été mis en berne pendant une année. Les campagnes de dépistage et de sensibilisation ainsi que les tournées organisées par les associations ont été tout bonnement revues à cause des mesures restrictives prises par le gouvernement pour amoindrir les risques de contamination du virus. La majorité des activités se déroulaient en interne entre suivi des patients et prise en charge psychologique. Aujourd’hui, avec le lancement d’Octobre rose à l’échelle nationale, la campagne a du mal à retrouver son aura. Partagées entre débats, émissions dans les médias pour sensibiliser la population, les campagnes de dépistages s’organisent de moins en moins et les femmes ont du mal à avoir l’information.
Pour Mariama Seck, habitant des quartiers Grand Dakar, le centre abritait une campagne de dépistage du col de l’utérus et des séances de palpation du sein. Mais là, aucune nouvelle. « Ce sont les femmes qui se mobilisent avec l’aide de la mairie pour offrir des séances de dépistage. Pour cette année, il n’y a que la Lisca qui s’est engagée à travers son programme. Grand Dakar n’est pas sûr d’avoir sa séance. Les associations de femmes n’ont pratiquement pas été actives à cause du coronavirus. Il y a un problème de ressources financières pour la tenue de ses activités », a-t-elle renseigné. Si cette localité a du mal à avoir sa séance de dépistage, le centre de santé de Gaspard Kamara qui polarise tout le district centre offre régulièrement des séances de dépistage et de prise en charge précoce des lésions précancéreuses. Pour ce mois d’octobre, une large fenêtre est prévue pour offrir aux femmes des moments privilégiés de prise en charge des cancers féminins selon le département de communication. Deuxième cause de décès dans le monde, le cancer est responsable d’environ 10 millions de décès par an. Près de 70% de ces décès surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.
Au Sénégal, selon le Globocan 2020, il est attendu chaque année 11317 nouveaux cas de cancer avec une mortalité estimée à 7893 soit un taux de 70%. Parmi ces cancers, 1500 cas de cancer du sein sont déclarés chaque année dans le pays. Pour les acteurs de la lutte face à l’ampleur de la maladie, l'anticipation reste le meilleur moyen de lutter contre ce fléau avec des campagnes de sensibilisation et de dépistage afin de réduire les dégâts.
Pour rappel, dans toutes les structures de santé qui ont une mammographie, la séance est portée à 15 mille. Une réduction drastique de plus de la moitié afin d’aider les femmes dans le besoin, qui dans la plupart du temps sont issues des communautés défavorisées. Ces femmes atteintes d’un cancer bénéficient aussi en cette période du mois dédié pour la lutte contre cette maladie de la gratuité de la chimiothérapie.
ALBERT ROYER REÇOIT EN MOYENNE 10 A 20 CAS GRAVES DE GRIPPE DONT PLUS DE CINQ HOSPITALISES PAR JOUR
L’épidémie de grippe qui sévit dans le pays depuis plus de deux mois touche un grand nombre d’enfants qui arrivent dans un état très inquiétant dans les structures sanitaires.
L’épidémie de grippe qui sévit dans le pays depuis plus de deux mois touche un grand nombre d’enfants qui arrivent dans un état très inquiétant dans les structures sanitaires. A l’hôpital d’enfants Albert Royer de Fann, on reçoit en moyenne 200 à 300 patients dont 10 à 20 cas graves au niveau du service d’accueil des urgences (Sau). Les services du ministère de la Santé, qui ont activé les dispositifs de surveillance classique comme Sentinelle, confirment la «situation grippale» et appellent à la vigilance des parents.
Alors qu’on assiste depuis le début du mois de septembre à une diminution des cas de Covid-19, d’autres virus, notamment celui de la grippe, sont en forte circulation dans notre pays. Des diagnostics différentiels posés en laboratoire ont confirmé la circulation des germes au Sénégal. Parmi ceux-là, celui de la grippe qui n’est pas du tout tendre avec les enfants. Ces derniers jours, beaucoup d’entre eux se présentent à l’hôpital d’enfants Albert Royer de Fann avec des syndromes grippaux. Le service d’accueil des urgences de cet établissement reçoit, en moyenne, 10 à 20 cas de grippe par jour entrainant ainsi une tension sur le nombre de cas urgents à prendre en charge, et accueillis au niveau du SAU dudit hôpital pour enfants.
Selon le Dr Abdou Fatah Diba, l’établissement de santé spécialisé en maladies infantiles reçoit 200 à 300 malades par jour. « Les urgences, pour ne pas dire les cas graves de grippe, ont augmenté ces dernières semaines. Certains parmi les cas graves retournent à la maison, mais on en hospitalise cinq ou plus en moyenne par jour. Parfois aussi on les réfère à d’autres hôpitaux. Mais il y a une forte tension dans presque toutes les structures sanitaires du pays», a fait savoir Dr Diba.
A l’en croire, les enfants qu’ils reçoivent arrivent à l’hôpital «très fatigués» et souvent dans un état inquiétant. Le médecin appelle ainsi à la vigilance des parents sur les enfants présentant des signes de grippe comme une forte fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires, une perte d’appétit, un désintéressement aux jeux ludiques et des sensations de malaise. En tous les cas, la situation est devenue préoccupante au point d’amener les autorités sanitaires à renforcer le dispositif de surveillance épidémiologique classique et sentinelle pour une meilleure prise en charge des cas. Le chef de division Surveillance épidémiologique et Riposte vaccinale au ministère de la Santé et de l’Action sociale, Dr Boly, confirme la poussée de grippe aviaire. Ces derniers temps, dit-il, et depuis le début du mois de septembre, les structures de santé tels que les hôpitaux, les centres et les postes de santé et au niveau des districts sanitaires, les agents reçoivent en consultation beaucoup de malades qui se présentent avec de la fièvre associée à d’autres signes tels que des céphalées, de la fatigue, des douleurs musculaires... «Des symptômes apparentés à la grippe et à d’autres maladies comme la covid qui a presque les mêmes symptômes que le paludisme et que l’on surveille de façon régulière au niveau du pays». Mais, selon Dr Diop, ce n’est qu’au laboratoire qu’on peut faire le diagnostic pour différencier les germes car, aussi bien pour le paludisme, la Covid-19 que la grippe, les symptômes se ressemblent. Ce sont donc les prélèvements envoyés au niveau du laboratoire qui permettent de déterminer avec précision les germes en cause. Mais on peut confirmer qu’effectivement, il y a une circulation de ces virus dans le pays».
Le Sénégal s’est doté d’un système de surveillance sentinelle syndromique avec un réseau dénommé «Réseau 4S», où on a isolé les virus de la grippe qui circulent concomitamment à d’autres virus. Des virus à côté desquels d’autres germes ont aussi été isolés. «C’est dire que la prise en charge doit être adaptée à ces germes», estime le chef de la Division surveillance épidémiologique et riposte vaccinale au ministère de la Santé.
A l’en croire, le dispositif mis en place répond aux normes. En effet, il y a des tests de diagnostic rapide faits au niveau opérationnel pour essayer d’avoir une confirmation pouvant permettre d’assurer une prise en charge précoce des malades. «C’est ce qu’on fait de façon régalienne au niveau des structures dans le cadre de la surveillance de façon générale. Mais à côté de cette surveillance classique, il y a un type de surveillance sentinelle qui fait que, systématiquement, des prélèvements sont envoyés au laboratoire pour rechercher les virus en circulation», a expliqué le Dr Boly qui rappelle que les mêmes mesures préventives préconisées pour la Covid-19 sont valables aussi pour lutter contre la grippe. Laquelle serait aussi contagieuse que le coronavirus.
MATAM COULERA DE L'EAU POTABLE
Le directeur général de l’Office des forages ruraux (OFOR), Alpha Bayla Gueye et le coordinateur général de la coopération espagnole au Sénégal, Javier Vega, ont procédé, mardi, à Matam, au lancement du Projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable.
Matam, 5 oct (APS) - Le directeur général de l’Office des forages ruraux (OFOR), Alpha Bayla Gueye et le coordinateur général de la coopération espagnole au Sénégal, Javier Vega, ont procédé, mardi, à Matam (région nord), au lancement du Projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable à travers l’optimisation et la réhabilitation d’infrastructures existantes.
D’un coût global de près d’un milliard de francs, le projet mis en place par l’OFOR, en partenariat avec la coopération espagnole au Sénégal, englobe aussi bien la production, le stockage que la qualité de l’eau, a fait savoir Bayla Guèye.
Ce modèle, a-t-il dit, ’’une première du genre’’, concerne ’’ deux forages, six châteaux d’eau et cinquante kilomètres de réseau, le tout, connecté à des installations solaires pour diminuer de coût de l’énergie dont l’impact est considérable dans l’exploitation des forages.
Ce projet structurant et innovant qui intervient dans un premier temps dans les départements de Matam et Podor, sera dupliqué dans d’autres localités pour apporter une réponse crédible et un meilleur confort en matière de distribution et d’accès et notamment les zones reculées, a-t-il précisé.
L’adjointe du gouverneur de la région de Matam chargée du développement, Aissatou Diallo Bodian, saluant les efforts consentis par l’Etat pour un accès universel à le cadre du PSE, a souligné nécessité de renforcer cette tendance dans la région de Matam.
’’C’est une fierté d’être à Matam dans le cadre de ce lancement (…) pour appuyer à nouveau les efforts de l’OFOR. Nous saluons ses actions et nous sommes heureux de voir qu’elles progressent’’, a pour sa part réagi le coordinateur général de la coopération espagnole au Sénégal, Javier Vega.
LOUL SÉSSÈNE, LA MAIRIE RÉCEPTIONNE DU MATÉRIEL MÉDICAL DE PLUS DE 150 MILLIONS DE FRANCS
La commune de Loul Séssène (Fatick, centre) a réceptionné lundi du matériel médical d’une valeur de plus 150 millions de francs CFA offert au centre pédiatrique du district sanitaire de Dioffior, a constaté l’APS.
Loul Séssène, 4 oct (APS) - La commune de Loul Séssène (Fatick, centre) a réceptionné lundi du matériel médical d’une valeur de plus 150 millions de francs CFA offert au centre pédiatrique du district sanitaire de Dioffior, a constaté l’APS.
Le matériel est constitué de respirateurs, d’unités dentaires, d’échographie, d’appareils gynécologiques, d’électrocardiogramme, a précisé le président de l’ONG humanitaire AHLS, Amadou Sow lors de la cérémonie de réception des équipements médicaux.
M. Sow, par ailleurs vice-président de la Fondation pour un monde meilleur, a souligné que "ce lot de matériel médical estimé à plus 150 millions de francs CFA est le fruit de l’ensemble des efforts fournis avec les autorités de la commune de Loul Séssène".
Il a ajouté que cette cérémonie de réception "marque l’aboutissement" d’un processus d’acquisition qui a été entamé avec les autorités de Loul Séssène depuis un an.
Construit sur une assiette foncière de 56 mètres carrés pour un montant d’environ 200 millions de francs CFA grâce à un financement de partenaires Italiens, ce nouveau centre pédiatrique va élargir les offres de soins du district sanitaire de Dioffior, s’est réjoui son médecin-chef, Mamoudou Ndiaye.
Il a estimé que "c’est une satisfaction d’avoir dans le district sanitaire de Dioffior une structure pédiatrique pour la santé de la mère et de l’enfant".
Selon lui, "la zone était en manque de cette offre de soin obligeant les populations à parcourir des kilomètres vers le département de Mbour (Thiès) ou celui de Fatick pour disposer d’un service pédiatrique".
"Donc, a-t-il dit, cette structure pédiatrique va améliorer l’offre de soins et la carte sanitaire du district sanitaire de Dioffior qui a deux centres de santé et 18 postes de santé pour environ 100 000 habitants".
Erigée dans une zone enclavée, la gestion de ce centre de santé mère-enfant est confiée à la formation des filles du saint cœur de Marie, a précisé la sœur Madeleine Ndour, affectée comme responsable du centre pédiatrique.
Membre de la formation des filles du saint cœur de Marie, et pédiatre de formation, elle a signalé que pour un démarrage l’unité va faire "des consultations générales, pédiatriques et prénatales".
"Sur le site du centre, il est également prévu, la construction d’une boulangerie, d’un collège, d’une structure de menuiserie pour faciliter la création d’emplois", a-t-elle ajouté.
Le sous-préfet de l’arrondissement de Fimela, Ousmane Diédhiou, le maire de la commune de Loul Séssène, Sidiya Diouf, ont pris part à la cérémonie de réception du matériel.
MORTALITÉ MATERNELLE : TENDANCE BAISSIÈRE AVEC 791 DÉCÈS EN 2020
La mortalité maternelle est passée de 392 décès pour 100 000 naissances à 236 décès pour 100 000 naissances vivantes (NV) entre 2010 et 2017, a annoncé lundi le directeur de la santé de la mère et de l’enfant, Dr Amadou Doucouré
Dakar, 4 oct (APS) – La mortalité maternelle est passée de 392 décès pour 100 000 naissances à 236 décès pour 100 000 naissances vivantes (NV) entre 2010 et 2017, a annoncé lundi le directeur de la santé de la mère et de l’enfant, Dr Amadou Doucouré, faisant état de 791 décès maternels dans les structures de santé en 2020.
"En 2020, nous avons en termes de décès maternels 791 décès. Et uniquement dans la région de Tambacounda, nous sommes à 100 décès, la région de Dakar est à 99 décès. Globalement, il y a une tendance à la baisse de la mortalité maternelle, qui est passée de 392 à 236 décès pour 100 000 naissances vivantes (NV), entre 2010 et 2017, soit une réduction de 39,8% du nombre total de décès maternels", a indiqué Dr Doucouré.
Il présidait le forum de plaidoyer des parlementaires pour l’instauration d’une journée nationale de lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infanto juvénile au Sénégal, organisée à l’initiative du Réseau des parlementaires en population et développement.
Les régions de Kaffrine, Tambacounda, Kédougou, Sédhiou, Kolda, Ziguinchor sont celles où on note "le plus grand nombre de décès maternels", a fait savoir le directeur de la santé de la mère et de l’enfant, en présence des parlementaires et des représentants des ministères sectoriels.
Dr Doucouré a indiqué que le ministère de la Santé et de l’Action sociale compte dérouler "un ambitieux projet qui va permettre de recruter 1008 agents", de même que "la réouverture de tous les blocs opératoires".
"Malgré tous ces efforts, il y a des défis qui interpellent et nous sommes engagés d’ici 2030 à atteindre l’objectif de développement durable, d’où l’intérêt d’intensifier les interventions", a-t-il poursuivi. "Aujourd’hui, a assuré Dr Doucouré, il y a de l’espoir qui est permis avec l’ouverture de certains hôpitaux, l’ouverture prochaine des blocs opératoires fermés depuis plus de 10 ans, le repositionnement de la planification familiale."
Il s’est aussi appesanti sur l’institutionnalisation de la journée nationale de lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile. "C’est une journée qui sera consacrée à un moment de plaidoyer à l’endroit des autorités administratives et politiques mais aussi à faire des activités de sensibilisation auprès de la population et de la communauté, pour qu’il y ait des comportements favorables à l’endroit de la santé", a-t-il précisé.
Il a rappelé que "pour lutter contre la mortalité maternelle et néonatale", les soins obstétricaux et néonataux d’urgence (SONU) permettent "une prise en charge des complications responsables des décès maternels et des nouveau-nés". Il existe également "d’autres stratégies, comme la planification familiale et l’accouchement par un personnel qualifié", a-t-il ajouté.
"L’Etat en a fait une priorité et des engagements sont spécifiquement mis en œuvre à travers des plans stratégiques quinquennaux de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et de l’adolescent", a-t-il signalé.
Au nom des parlementaires, la vice-présidente et présidente de la commission santé de l’Assemblée nationale, Lucie Cissé, espère que l’institution d’une telle journée "permettra de fédérer l’ensemble des acteurs autour de la lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infanto juvénile". Il s’agit selon elle "d’obtenir du ministère de la Santé et de l’Action sociale l’acte réglementaire portant instauration de cette journée au Sénégal".
Le Directeur du développement du capital humain (DDCH), Assane Ndiaye souligne que la volonté est de "poser un acte fort" avec les députés, en vue de disposer d’un arrêté ou un décret pour "instituer à partir de cette année une journée de lutte contre la mortalité maternelle et néonatale".
En plus des parlementaires, cette rencontre a enregistré la présence de plusieurs organisations de la société civile, des autres réseaux (journalistes, religieux et communicateurs traditionnels) mais aussi des partenaires comme le Fonds des Nations Unies pour la population et le développement (UNFPA).
A la Conférence Internationale sur la population et le développement (CIPD+25), le Sénégal avait notamment pris l’engagement d’atteindre zéro décès maternel évitable en intégrant un ensemble d’interventions de santé.
SAID NOUROU DIOP REVELE L'ARME CONTRE LES COMPLICATIONS DU DIABETE
Le diabétologue sénégalais Saïd Nourou Diop considère que l’éducation thérapeutique des patients du diabète reste l’arme la plus efficace pour éviter des complications liées à cette maladie chronique très répandue au Sénégal.
Thiès, 30 sept (APS) - Le diabétologue sénégalais Saïd Nourou Diop considère que l’éducation thérapeutique des patients du diabète reste l’arme la plus efficace pour éviter des complications liées à cette maladie chronique très répandue au Sénégal.
"L’éducation des patients, c’est notre arme la plus (efficace)", a-t-il notamment dit jeudi à Thiès, lors de la première session des 3-èmes journées d’endocrinologie et de diabétologie pratiques (JEDP) dont il était le modérateur des débats.
A l’initiative du Réseau métabolisme, diabète et nutrition (REMEDIAN), en collaboration avec l’Institut d’endocrinologie et de la nutrition (IEN), ces journées prévues pour deux jours, portent sur le thème ’’Actualités en diabétologie et métabolisme’’.
Le professeur Saïd Nourou Diop, ancien chef de service du centre de diabète Marc Sankalé de Dakar, intervenait au terme de deux communications en ligne des professeurs Patrice Darmon de Marseille et Éric Renard de l’Université de Montpellier.
Dans sa communication, le Professeur Éric Renard avait souligné l’importance de la surveillance glycémique, évoquant une panoplie de moyens de surveillance, y compris des plus modernes.
Il s’agit de la glycosurie (test d’urine), selon lui pas recommandée, de la mesure directe à partir d’une goutte de sang capillaire, qui a ses bénéfices et ses limites. Il y a aussi la mesure de l’hémoglobine glyquée ou HbA1c.
Pour le Professeur Éric Renard, la mesure continue du glucose, qu’il qualifie de "révolution continue qui rebat les cartes’’, est l’’’idéal’’.
A l’aide d’un capteur installé sous la peau et d’un lecteur ou un smartphone, le patient peut suivre en permanence son taux de glycémie.
Plutôt qu’une glycémie ponctuelle, cet appareil permet de suivre l’évolution sur 8 semaines de la variabilité de la glycémie chez le patient. Il envoie des alertes en cas d’hypo ou d’hyperglycémie.
Le patient sait alors combien de temps dans la semaine il est proche de la norme entre 0,70 et 1,80 g/litre dans le sang.
Ce qui permet de savoir "le moment où il faut faire quelque chose’’, grâce à une interaction avec son médecin au sujet de son comportement sur la période d’éloignement de la norme. Cela aide à "mieux éduquer le patient", a-t-il noté.
Pour Saïd Nourou Diop, certaines nouvelles molécules et technologies coûtent cher et ne sont pas accessibles aux populations africaines.
Pour lui, l’essentiel est d’"amener le patient diabétique à prendre conscience de son état et à pouvoir se dire +je peux m’en sortir si je maîtrise la maladie+". Ce qu’il appelle l’"éducation thérapeutique’’.
"C’est une maladie silencieuse, d’où l’intérêt de (lui) prêter attention tous les jours, à tout moment", a relevé le modérateur, justifiant le choix d’aborder dans la première conférence la surveillance de l’"élément essentiel du diabète qui est la glycémie, c’est-à-dire le taux de sucre dans le sang.
Le patient doit "savoir de façon régulière quel est son taux de sucre dans le sang, lequel taux "détermine si le diabète est bien maîtrisé ou pas".
De sa non-maîtrise dépend aussi l’apparition de complications pouvant déboucher sur la cécité, l’insuffisance rénale, l’amputation de la jambe.
"Si la glycémie est maîtrisée, tous les jours, il peut éviter ces risques-là".
Le glucomètre est un des moyens modernes de mesurer le niveau de sucre à n’importe quel moment de la journée, avec une petite piqûre au doigt, explique-t-il.
’’Si le patient prend sa glycémie et ne sait pas quoi en faire, ça ne sert à rien’’, a-t-il toutefois relevé.
"Un patient qui a tout le temps 2 grammes, et qui le fait machinalement, ça ne sert à rien. Il faut que derrière, il soit éduqué pour se dire que si je suis à 2 grammes, ce n’est pas bien’’, a-t-il dit.
Il doit être amené à "se demander ce qu’il faut faire pour descendre en deçà’’.
Le professeur Saïd Nourou Diop note que certains moyens qui existent, "ne sont pas encore arrivés en Afrique’’.
C’est le cas du capteur, dont disposent seuls deux à trois de ses patients.
Le diabétologue a indiqué à l’APS que cet instrument qui coûte cher est disponible en Europe par exemple. "Même le fait de se piquer le doigt coûte cher au Sénégal", dit-il.
Les bandelettes les moins chères coûtent 6.000 à 10.000 francs. Ce qui revient à un paquet de bandelettes tous les mois, si l’on veut faire au moins un contrôle par jour.
’’Pour le moment, nous nous battons pour que tout ceci soit subventionné comme (l’est) l’insuline fort heureusement’’, à 50-60%, a fait valoir l’expert, aujourd’hui à la retraite.
’’Nous continuons à nous battre pour que le diabétique soit mieux traité", a-t-il poursuivi.
Le professeur qui a capitalisé 40 ans d’expérience en diabétologie, dont la moitié à la tête du centre Marc Sankalé, estime que ’’les perspectives sont bonnes, avec des médicaments moins chers et qui sont de plus en plus efficaces, mais surtout de plus en plus de diabétiques qui deviennent conscients qu’il faut qu’ils s’occupent de leur maladie’’. Ce qui n’était pas le cas auparavant, a-t-il signalé.
"La plupart des gens sont conscients aujourd’hui que le diabète est une maladie chronique dont il faut s’occuper tous les jours", se réjouit-il, avant d’ajouter : "Déjà, ça c’est une grosse victoire".
La prévention concerne pas seulement les diabétiques, mais d’abord les no- diabétiques, pour leur conseiller d’avoir une alimentation équilibrée, relève-t-il.
Pendant deux jours, des spécialistes en diabétologie, endocrinologie, diététique de Dakar, de l’UFR Santé de Thiès et de la France échangeront sur des sujets d’actualité dans leur domaine, y compris le covid-19 et le diabète.
Le docteur Martin Carvalho, endocrinologue sénégalais en service à Marseille, parrain de ces 3-èmes JEDP, est un des intervenants.
MACKY SALL SE PREOCCUPE DES PERSONNES VIVANTS AVEC HANDICAP
Le président de la République a demandé mercredi au ministre de la Santé et de l’Action sociale d’évaluer les services offerts par la loi d’orientation sociale, qui garantit la prise en charge des personnes vivant avec un handicap.
Dakar, 29 sept (APS) – Le président de la République a demandé mercredi au ministre de la Santé et de l’Action sociale d’évaluer les services offerts par la loi d’orientation sociale, qui garantit la prise en charge des personnes vivant avec un handicap.
‘’Le chef de l’Etat (…) a invité le ministre de la Santé et de l’Action sociale à engager, avec les acteurs concernés, l’évaluation de l’application intégrale de la loi d’orientation sociale’’, indique le communiqué du Conseil des ministres.
Selon le texte, cette loi est entrée en vigueur depuis plus de dix ans.
Parlant des personnes vivant avec un handicap, Macky Sall affirme qu’il ‘’accorde une attention toute particulière à leur forte implication dans le développement national’’.
Il dit souhaiter leur assurer une ‘’prise en charge correcte’’.