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6 avril 2025
Santé
TOUBA : LE BASSIN DE RÉTENTION D’EAUX DE DAROU RAHMANE MIS EN SERVICE
Le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), Ababacar Mbaye, et le préfet du département de Mbacké, Amadoune Diop, ont procédé à la mise en service du bassin de rétention d’eaux de Darou Rahmane (Touba Centre)(
Touba, 26 sept (APS) - Le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), Ababacar Mbaye, et le préfet du département de Mbacké, Amadoune Diop, ont procédé à la mise en service du bassin de rétention d’eaux de Darou Rahmane, dans la commune de Touba (centre), a constaté samedi l’APS.
Cet ouvrage réfectionné fait partie d’un programme destiné à éradiquer les innovations à Touba, ville la plus peuplée du pays après Dakar.
Ababacar Mbaye a salué la célérité de l’entreprise désignée pour effectuer les travaux ‘’en un temps record de dix-sept jours’’.
Selon M. Mbaye, une conduite d’eau sera construite dans le même quartier après la célébration, ce dimanche, du Magal, la commémoration de l’exil au Gabon de Cheikh Ahmadou Bamba (1853-1927), le fondateur de la confrérie des mourides.
Il a invité les autorités municipales de Touba et de Mbacké à assister l’OMAS dans l’entretien des ouvrages d’assainissement.
‘’Les importantes quantités d’eau de pluie n’engendrent pas que des contraintes, c’est une réelle opportunité à saisir pour développer des activités génératrices de revenus, la pisciculture, le maraîchage, etc.’’ a dit le préfet de Mbacké.
Le ‘’programme d’urgence’’ dont fait partie le bassin de rétention mis en service à Darou Rahmane est financé avec 4 milliards de francs CFA, selon M. Diop.
DECLARATION DES NAISSANCES A L'ETAT CIVIL, LES COLLECTIVITES LOCALES MISES A CONTRIBUTION
Aminata Diop Ngom, une sage-femme d’Etat à la retraite, a proposé samedi l’envoi de représentants des collectivités territoriales auprès des services d’état civil des établissements de santé, pour faciliter l’enregistrement des enfants dès la naissance.
Mbour, 26 sept (APS) - Aminata Diop Ngom, une sage-femme d’Etat à la retraite, a proposé samedi l’envoi de représentants des collectivités territoriales auprès des services d’état civil des établissements de santé, pour faciliter l’enregistrement des enfants dès la naissance.
‘’Pour qu’il y ait plus d’efficacité et d’efficience dans l’éradication de la non-déclaration des enfants à l’état-civil, les collectivités territoriales doivent disposer de représentants auprès des structures sanitaires, dans les maternités notamment’’, a suggéré Mme Ngom.
Elle intervenait à une conférence de presse de l’association française ‘’A bras grands ouverts’’ (ABGO), à Mbour (ouest).
La sage-femme à la retraite, représentante au Sénégal d’ABGO, estime que les correspondants des collectivités territoriales pourront aider à déclarer tous les enfants à l’état civil, dès leur naissance.
‘’Le fait d’avoir des points focaux (correspondants) dans les établissements sanitaires permet à la femme, après l’accouchement, de disposer d’un certificat de naissance’’ dès les premiers jours de l’enfant au monde, a assuré l’ancienne responsable de la santé de la reproduction au district sanitaire de Mbour.
‘’Toutes les femmes n’accouchent pas dans les maternités, mais en impliquant les ‘badjénou gokh’ (femmes auxiliaires de santé) et les autres relais communautaires, on peut arriver à éradiquer la non-déclaration des enfants à la naissance’’, a proposé Mme Ngom.
75 AGENTS DE SANTÉ TRES REMONTES
Cinq mois sans salaire ! Les 75 agents de santé, qui travaillent au Centre de traitement épidémiologique de l’hôpital El Hadji Amadou Sakhir Ndieguene de Thiès, ont crié leur ras-le-bol, ce mercredi 22 septembre 2021.
Cinq mois sans salaire ! Les 75 agents de santé, qui travaillent au Centre de traitement épidémiologique de l’hôpital El Hadji Amadou Sakhir Ndieguene de Thiès, ont crié leur ras-le-bol, ce mercredi 22 septembre 2021. Ces pères et mères de famille qui ont arboré des brassards rouges disent vivre une situation très difficile. Ils dénoncent, en particulier, un manque de considération de la part de l’Etat. « C’est avec beaucoup de désolation et de désespoir que nous réclamons notre dû. Nous sommes restés 5 mois sans salaire. Nous ne pouvons pas comprendre comment l’Etat veut nous maltraiter. Il est beau de parler du relèvement du plateau technique, de construire des hôpitaux, mais avec cette pandémie, il faudrait régler la situation des CPE », a déclaré leur porte-parole, Pape Mor Ndiaye, Secrétaire général régional Sutsas (syndicat Unique des travailleurs de la Santé de l’Action Social).
Avec la pandémie de Covid-19, nombreux sont ces agents qui avaient fini de contracter le virus à force de côtoyer les patients. Certains ont même infecté leur famille. Rien que pour ça, M. Ndiaye estime que ces agents ne devraient être laissés en rade par l’Etat. « Ce dont il s’agit, c’est le paiement de nos salaires. Il ne suffit pas de dire que les agents de santé sont de vaillants soldats. Il faut nous payer. Parmi nous, il y en a certains qui ne sont engagés ni par l’Etat ni par l’hôpital. Donc, ils comptent sur ce salaire pour survivre », a-t-il souligné sur les ondes de Iradio (90.3).
PENURIE D'EAU POTABLE, LA GOUTTE QUI FAIT DEBORDER LE VASE
Foss Tague (Louga), 21 sept (APS) – Des habitants de Foss Tague, un village de la commune de Syer, dans le département de Louga (nord), se sont élevés, mardi, contre les difficultés d’accès à l’eau potable, alors que la localité est située à une dizaine de kilomètres du Lac Guiers d’où est prélevé l’essentiel de l’eau alimentant Dakar et une bonne partie des zones urbaines du pays.
Visiblement remontés contre cela, les habitants se sont rassemblés pour exprimer leur lassitude et ont exigé des pouvoirs publics et du maire en particulier d’œuvrer afin de trouver des solutions permettant de remédier à cette situation.
"Je suis né en 1978. Depuis que je suis petit, c’est cette eau que nous buvons. Vous avez vu l’eau que nous buvons Elle est remplie de parasites. Nous sommes obligés de la traiter et la désinfecter afin de l’utiliser’’, a regretté Pathé Guèye, habitant du village.
"Le village est constitué en majorité de jeunes qui y sont très attachés. Nous ne faisons pas partie de ces gens qui aspirent à migrer. Nous ne le voulons nullement. Donc nous avons besoin et méritons de meilleures conditions de vie’’, a-t-il ajouté.
Pathé Guèye trouve notamment inconcevable que le village situé à une dizaine de kilomètres du Lac de Guiers ne puisse pas disposer d’une eau potable provenant d’une des usines érigées à ses faubourgs pour traiter et conduire l’eau jusque dans les zones urbaines très éloignées.
"Nous ne disposons que d’un seul robinet pompe et d’un puits. Nous n’avons pas de pistes ni de case de santé. Vous voyez combien nos femmes sont fatiguées. C’est la raison pour laquelle le maire doit même partir’’, a de son côté dit, Ndiaga Guèye, un autre habitant du village.
En réaction, le maire de Syer, Sidy Dior Ka, a rappelé qu’en 2003, trois puits avaient été creusés dans le cadre d’un projet initié par la municipalité non sans pointer du doigt la salinité constatée dans la zone et qui a fait qu’un seul parmi les trois est resté fonctionnel.
"L’eau n’est pas suffisante, mais ils ne peuvent pas dire qu’elle est inexistante. Il y a eu par le passé un projet d’adduction à partir d’un conduit de la Sénégalaise des eaux (SDE, ancienne société concessionnaire de la distribution de l’eau), mais il n’a jamais abouti parce que les habitants avaient toujours refusé de payer des frais’’, a laissé entendre le maire.
Néanmoins, il a assuré que l’équipe municipale était en train de faire le nécessaire pour trouver une solution au problème d’eau potable du village de Foss Tague. ‘’Je n’arrête pas depuis des années de solliciter les autorités compétentes pour que ce problème soit résolu définitivement’’, a fait valoir l’édile de Syer.
LES AMIS DE L'AFRIQUE DANS LA BATAILLE POUR LES VACCINS
A ce jour, seuls 3,6% de la population africaine est vaccinée, bien loin des plus de 60% atteints en Europe et au Royaume-Uni. Mais pourquoi et comment l'Afrique s'est-elle ainsi retrouvée à la traîne ?
Dans la course aux précieux vaccins Covid, les pays riches ont préempté des stocks et n'ont pas toujours tenu leurs promesses quand il s'est agi de partager avec les pays à faible revenu, comme sur le continent africain.
A ce jour, seuls 3,6% de la population africaine est vaccinée, bien loin des plus de 60% atteints en Europe et au Royaume-Uni.Mais pourquoi et comment l'Afrique s'est-elle ainsi retrouvée à la traîne ?
- Quelle situation en Afrique ?
Les pays africains obtiennent des vaccins par des achats directs auprès des fabricants, des dons de pays à pays, ou à travers le mécanisme Covax de l'OMS pour l'accès aux vaccins des pays à faible revenu.L'Union africaine (UA) a aussi acheté des vaccins qu'elle redistribue aux pays membres.
Mais l'OMS et l'UA ont du mal à obtenir un nombre suffisant de doses en raison des restrictions à l'exportation imposées par certains pays producteurs et de la priorité donnée par les fabricants à certains gouvernements avec lesquels ils ont passé un accord.
Les pays africains en sont réduits à dépendre de plus en plus des dons des surplus achetés par les nations les plus riches.
Environ trois-quarts des 77,5 millions de doses promises à l'Afrique lui ont été données, soit 57 millions, selon l'Unicef.
- Qui a donné le plus ?
Les pays occidentaux sont les plus prompts à promettre.En juin, le G7 a annoncé plusieurs centaines de millions de doses qui, pour la plus grande portion, n'ont toujours pas atteint le continent africain.
Les Etats-Unis sont en tête des pays donateurs avec 31,5 millions de doses, devant la Chine (6,8 millions), la Grande-Bretagne (5,3 millions) et la France (4,5 millions), selon des chiffres officiels.
Mais cela ne fait pas oublier que les pays industrialisés ont échoué à faire lever la barrière des brevets sur les vaccins anti-Covid pour permettre aux pays à faible revenu de produire localement des vaccins génériques moins chers.
"C'est l'histoire de cette pandémie.Tout le monde parle, mais personne ne fait rien", s'indigne Fatima Hassan, de l'ONG sud-africaine Health Justice Initiative."Le reste du monde ne se préoccupe pas de l'Afrique".
Plutôt que d'attendre des dons qui mettent le continent "sous perfusion", l'Afrique réclame un accès équitable au marché des vaccins.
"Vous pouvez nous faire des dons mais nous voulons pouvoir acheter" des doses, a plaidé la semaine dernière l'envoyé spécial de l'UA pour le Covid-19 lors d'une conférence de presse de l'OMS, appelant à la levée des restrictions sur les exportations de vaccins.
- Et la Chine ?
La quasi-totalité des donations occidentales ont été faites par le biais du mécanisme Covax.Mais la Chine, devenue un acteur majeur en Afrique pour l'aide étrangère, le commerce ou encore la construction d'infrastructures, est passée par des accords bilatéraux avec les pays.
Mais sa stratégie vaccinale a été "entravée par des préoccupations persistantes sur l'efficacité" des doses fabriquées dans le pays, selon Hugo Brennan, de la société de conseils en risques Verisk Maplecroft.
L'approvisionnement de l'Afrique en vaccins reste toutefois "l'un des multiples fronts géopolitiques sur lesquels les Etats-Unis et la Chine se disputent", souligne-t-il.
De son côté, la Russie a vu ses ambitions vaccinales sur le continent minées notamment par des problèmes de production.
- La prochaine étape ?
Seuls 2% des quelque six milliards de doses administrées dans le monde l'ont été en Afrique.
Certains espèrent qu'une réunion prévue cette semaine en marge de l'Assemblée générale des Nations unies portera ses fruits.Le président américain Joe Biden, qui souhaite prendre les rênes du combat pour vacciner la planète, a invité chefs d'Etat, entreprises et ONG, à une discussion pour "mettre fin à la pandémie".
M. Biden a comparé l'effort des Etats-Unis, plus grands donateurs de vaccins au monde, à l'entrée de l'armée américaine dans la Seconde Guerre mondiale.
"Les Etats-Unis ont dit beaucoup de choses positives sur les engagements mondiaux (...) mais cela ne s'est pas traduit par des vaccinations", relève toutefois Mitchell Warren, de l'ONG américaine AVAC, active pour la vaccination.
Alors le continent a-t-il assez de soutiens pour atteindre un certain niveau d'immunité?"Pour le moment, l'Afrique n'a pas tant d'amis...", constate Cobus Van Staden, chercheur à l'Institut sud-africain des affaires internationales.
L’EXPOSITION A DE LONGUES HEURES DE TRAVAIL INDEXEE
1,9 million de personnes en 2016 ont succombé à des maladies et les blessures liées au travail. Selon les premières estimations conjointes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Organisation internationale du Travail (OIT) publiées hier, lundi 20 septembre, la charge de morbidité et de blessures liées au travail, 2000-2016 étaient dus à des maladies respiratoires et cardiovasculaires. Toutefois, dans leur publication en mai 2021, l’OMS et le BIT ont souligné : «les charges des maladies cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux sont attribuables à l’exposition à de longues heures de travail (soit 750 000 décès)». Cette étude a établi que les longues heures de travail sont le facteur de risque qui pèse le plus lourd sur la charge de morbidité liée au travail.
LES CAUSES DES DECES
Selon l’OMS, les maladies non transmissibles représentaient 81 % des décès. Les plus grandes causes de décès étaient la maladie pulmonaire obstructive chronique avec 450.000 décès; accident vasculaire cérébral avec 400.000 décès et maladie cardiaque ischémique avec 350 000 décès. Quant aux accidents du travail, ils sont à l’origine de 19% des décès avec 360.000 victimes. Pour l’OMS, l’étude prend en compte 19 facteurs de risque professionnels, y compris l’exposition à de longues heures de travail et l’exposition au travail à la pollution de l’air, aux asthmagènes, aux agents cancérigènes, aux facteurs de risque ergonomiques et au bruit. Le principal risque était l’exposition à de longues heures de travail, liées à environ 750 000 décès. L’exposition en milieu de travail à la pollution atmosphérique dont les particules, gaz et fumées, a été responsable de 450 000 décès. «Notre rapport est un signal d’alarme pour les pays et les entreprises afin qu’ils améliorent et protègent la santé et la sécurité des travailleurs en honorant leurs engagements à fournir une couverture universelle des services de santé et de sécurité au travail», a relevé Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. Et de poursuivre : «à l’échelle mondiale, les décès liés au travail par population ont diminué de 14 % entre 2000 et 2016. Cela peut refléter des améliorations en matière de santé et de sécurité au travail. Cependant, les décès dus aux maladies cardiaques et aux accidents vasculaires cérébraux associés à l’exposition à de longues heures de travail ont augmenté de 41 % et de 19 % respectivement».
REDUCTIONS DES RISQUES
Pour Guy Ryder, Directeur général de l’OIT un changement de l’organisation du travail s’impose pour réduire les risques. «Les gouvernements, les employeurs et les travailleurs peuvent tous prendre des mesures pour réduire l’exposition aux facteurs de risque sur le lieu de travail», a-t-il évoqué. Et de poursuivre : «les facteurs de risque peuvent également être réduits ou éliminés par des changements dans les habitudes de travail et les systèmes. En dernier recours, l’équipement de protection individuelle peut également aider à protéger les travailleurs dont les emplois signifient qu’ils ne peuvent pas éviter l’exposition».
Pour Vera Paquete-Perdigao, Directrice du Département de la gouvernance et du tripartisme à l’OIT : «les normes internationales du travail et les outils et directives de l’OMS/OIT constituent une base solide pour mettre en œuvre des systèmes de sécurité et de santé au travail solides, efficaces et durables à différents niveaux. Les suivre devrait contribuer à réduire considérablement ces décès et handicaps».
Pour rappel, l’étude a aussi renseigné qu’un nombre disproportionné de décès liés au travail surviennent chez les travailleurs en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique occidental, ainsi que chez les hommes et les personnes âgées de plus de 54 ans.
LA CROIX ROUE SENEGALAISE AU CHEVET DES SINITRES DE MATAM ET KANEL
Des populations de Matam et Kanel, sinistrées suite aux fortes pluies enregistrées depuis quelques semaines au Sénégal, ont reçu de la Croix-Rouge sénégalaise des kits d’hygiène et des lots de vivre.
Matam, 20 sept (APS) - Des populations de Matam et Kanel, sinistrées suite aux fortes pluies enregistrées depuis quelques semaines au Sénégal, ont reçu de la Croix-Rouge sénégalaise des kits d’hygiène et des lots de vivre.
Les bénéficiaires - 300 ménages à Matam et 200 à Kanel - ont reçu leurs dons lors d’une cérémonie tenue lundi dans les locaux de la caserne des Sapeurs-pompiers de Matam, en présence du préfet Souleymane Ndiaye.
Cet appui de la Croix-Rouge sénégalaise comprend 167 cartons de savon, 209 cartons d’eau de javel, 500 seaux avec robinet, 500 seaux sans couvercle, 500 nattes et 500 réservoirs d’eau potable.
La Croix-Rouge sénégalaise vient ainsi "en appoint" aux efforts que l’Etat "ne cesse de faire pour assister les sinistrés dans des moments difficiles", a souligné Balla Diagne, chef du département de l’administration, des finances et de la logistique de l’organisation humanitaire.
M. Diagne a insisté sur l’apport des partenaires nationaux et internationaux de la Croix-Rouge sénégalaise dans la mobilisation de ce don, se félicitant notamment du "soutien considérable de la Croix-Rouge de Belgique".
Le préfet du département de Matam Souleymane Ndiaye s’est dit satisfait de cette initiative de la Croix-Rouge sénégalaise, qui devrait aider les pouvoirs publics à faire face à la situation de sinistre provoquée par "d’importantes quantités" de pluie reçues à Matam, entre les 2 et 3 août et les 18 et le 19 du même mois.
"L’appui de l’Etat ne suffit pas, raison pour laquelle je rends un hommage mérité" à la présidente de Croix-Rouge sénégalaise, "qui nous vient en appoint avec ces kits d’hygiène et cet appui en vivres", a-t-il déclaré.
LA SOUVERAINETÉ PHARMACEUTIQUE, UNE PRIORITÉ DU GOUVERNEMENT
L’Etat du Sénégal a érigé la souveraineté pharmaceutique au cœur de ses priorités dans l’optique de produire au moins 50% de ses besoins des médicaments et consommables, d’ici à 2035, a fait savoir, lundi, le ministre Amadou Hott
Dakar, 20 sept (APS) – L’Etat du Sénégal a érigé la souveraineté pharmaceutique au cœur de ses priorités dans l’optique de produire au moins 50% de ses besoins des médicaments et consommables, d’ici à 2035, a fait savoir, lundi, le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott.
"Le président Macky Sall a érigé la souveraineté pharmaceutique comme une priorité pour saisir toutes les opportunités qu’offre ce secteur afin de le rendre plus compétitif et capable d’assurer 50% de la demande nationale d’ici à l’horizon 2035", a-t-il déclaré.
Amadou Hott s’exprimait à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de l’atelier intensif de structuration de l’industrie pharmaceutique, organisé par le Bureau opérationnel de suivi du PSE (BOS), en relation avec les ministères de la Santé, de l’Economie, du Développement industriel et l’ensemble des parties prenantes concernées.
Pendant cinq semaines, un peu plus d’une centaine de participants - acteurs publics et privés et PTF (Partenaires techniques et financiers) plancheront sur les aspects techniques et financiers du projet.
"L’ambition du Sénégal à travers ce projet phare dénommé ’Dakar Medical City’ est d’être le centre de soins de référence et un hub pharmaceutique au niveau régional", a soutenu M. Hott.
"Cette orientation inscrite dans le Plan d’action prioritaires ajusté et accéléré pour la relance de l’économie ( PAP2A) est justifiée par le contexte de la pandémie du Covid-19, qui a fini d’ériger le secteur de la santé comme une des priorités à réaliser pour renforcer la résilience du pays et maintenir sa dynamique d’émergence", a-t-il ajouté.
Selon le ministre de l’Economie, la réussite de ce projet repose inéluctablement sur une "implication massive du secteur privé", le tout, dans une "démarche participative" incluant l’"harmonisation de toutes les actions retenues à travers ce cadre cohérent pour une meilleure structuration du secteur à travers des réformes poussées".
Dans cette perspective, il a préconisé l’ouverture du capital social des entreprises pharmaceutiques aux non-pharmaciens, avec un contenu local plus soutenu.
De même, il a évoqué la "réforme et la mise à jour des textes phares qui gouvernent le secteur qui, pour la plupart, datent de bien avant les indépendances", pour "faire de la relance de l’industrie pharmaceutique, une réalité".
Le ministre en charge du suivi du Plan Sénégal Emergent, Abdou Karim Fofana, a rappelé de son coté que 90% du besoin national en médicament est importé, ce qui représente un marché de cent-cinquante (150) millards par an, brassé par le secteur privé à 80% et 20% par le secteur public.
A l’en croire, c’est fort de ce constat que l’Etat du Sénégal, "conscient des vulnérabilités relevés par la pandémie de la Covid-19, a pris la résolution de prendre son destin en main en produisant ses propres médicaments, en vue d’être plus résilient et apte à faire face aux défis du monde de demain".
"Il s’agira, a-t-il expliqué, d’accompagner les projets privés, évaluer les besoins du secteur, solliciter l’engagement des autorité à accompagner ce projets, mais surtout, rendre opérationnelles toutes les réformes qui seront issues de ces cinq semaines de réflexions."
JOURNAL D’UNE CONFINÉE, PAR ANNIE JOUGA
UN TEMPS SUSPENDU
EXCLUSIF SENEPLUS #SilenceDuTemps - C’était il y a 30 jours ... Déjà ! Trop long ! Ça va durer encore ? Mais 30 jours de quoi au fait ? À qui peut-on se comparer, question de se donner ou non un peu d’espoir ?
#SilenceDuTemps - Que pourrai-je trouver comme excuse ce soir pour cette chronique tardive et surtout sans grand entrain ?
Oh, les copines ne m’appelaient plus entre 20h00 et 22h00, les heures de ma concentration, de ma production ! Je viens de raccrocher d’un long « waaxtan » avec Marie, confinée à Ngaparou …
Où peut-être cette satané rhinite bien là à me liquéfier le cerveau et d’elle je n’ose en dire plus de peur qu’elle ne se sente indispensable.
Ah tiens, un petit oiseau s’est perdu dans l’appartement et il n’arrive plus à en sortir malgré portes et fenêtres grand ouvert !
« Petit oiseau » est toujours là à virevolter au-dessus de ma tête, évitant les issues. Il a l’air de bien se sentir dans les livres tout là-haut. Un oiseau qui cherche à se cultiver, un revenant qui me permet d’écrire mes premiers mots quand même ?
Ynti, notre premier petit-fils, nous aurait de suite dit son nom, et aurait trouvé une explication bien plus plausible que mes élucubrations fantastiques. Il est incollable en matière d’oiseau et pas seulement d’ailleurs. Tiens, lui aussi fait partie des « enquiquineurs » qui auront convaincu le Viou à porter le masque avant les directives !
Il lui a fait lors d’un appel téléphonique un long plaidoyer sur les risques encourus par les personnes âgées, sensibles, fragiles, etc. et le tout, mine de rien ! Il a 13 ans. J’ai adoré cet échange.
Comment va-t-on passer du port du masque obligatoire dans des lieux dits à un changement de pratiques « malsaines » durant le Ramadan qui pointe son bout du nez ? Et notamment avec cette terrible habitude de cracher partout, n’importe comment, trop souvent ? Je me souviens un jour en voiture, d’en avoir reçu un sur le capot venu du bus d’à côté ? J’imaginais le piéton passant à côté à ma place ? Crachat et Covid, quel combat en perspective.
Et mon amie Tiatiaka qui écoute tôt toutes les émissions de radio n’aura rien entendu de la sorte par rapport au proche Ramadan. Par contre les revendications du moment tournent autour des horaires du couvre-feu qu’il faudrait ramener à 4h 00 du matin, et devinez pourquoi ? Parce que c’est à cette heure-là qu’on commence à faire la C ! (qui veut dire en français : faire la noce) dans les quartiers populaires, « kheuddeu » oblige ! Vendeurs de « Fondé « à la criée ou sur les pas de portes ; ça va, ça vient comme en plein jour, malheur à toi si tu n’es pas dans la même logique…
Alors attendons de voir comment le pays va se mettre à l’heure du Ramadan de C. Avec masques, gants et distanciation sociale.
Jour 29
En écoutant la radio pour les journaux principaux, c’est-à-dire 12h 00 et 18h 00, la TV à 20h 00, pour me mettre au courant de la seule actualité donnée en ce moment, j’essaie de me faire une petite idée... j’avoue ne pas toujours comprendre.
Par exemple, j’ai entendu tout à l’heure que l’opération « un million de masques » vient d’être lancée. Si le slogan peut sonner fort, je me demande pour une population de 16 millions à quoi cela va-t-il servir ? N’aurait-il pas fallu rajouter un zéro, soit 10 millions de masques, ce qui serait quand même plus proche de la demande non ! Ou peut-être va-t-on nous annoncer 10 opérations identiques. Ils sont homologués par l’Institut de Normalisation du Sénégal, nous apprend-on. Mais seront-ils gratuits pour une certaine population ?
Avant la directive rendant obligatoire le port du masque, les pharmacies étaient en quasi rupture de stocks, les prix avaient flambé et parfois de 1 à 50, voire plus ! Ne devrait-il pas avoir un contrôle officiel des prix ? Comment faire des marges aussi affolantes sur des produits de survie ? L’éthique dont je parlais il y a quelques chroniques se cache aussi dans ces détails.
En fait, les directives doivent être prises en même temps que les mesures d’accompagnement arrivent pour éviter le flou dans les esprits et sur le marché.
L’éternelle Tata Tiatiaka, eh oui elle ne veut pas passer au stade de Maam, m’a grondée hier après la lecture de la chronique de dimanche qu’elle ne lit que le lendemain matin, c’est une couche-tôt !
« Qu’est-ce que tu fais dehors avec Djélika, sais-tu que les enfants sont porteurs sains et vous deux, petits vieux, etc. » J’en ai pris plein mon grade mais c’est vrai, elle a raison. J’avais pourtant trouvé l’endroit le plus isolé, surtout proche de la maison, l’heure la moins fréquentée pour me donner la permission de sortir ainsi. De plus, j’étais masquée, mais pas la petite, bien que sa tata Adeye Ababa lui ait apporté un magnifique masque rouge, ne supporte pas de se « parer » ainsi.
C’est compliqué tout cela ! Et surtout, où se situent les limites de ce qui est permis, possible ou interdit et risqué ?
Cela fait cinq semaines que le Sénégal est dans une espèce de confinement et les mesures se durcissent au fur et à mesure. Est-ce à dire que la période restant de confinement sera plus longue et plus douloureuse encore, combien de temps va-t-elle durer ? À qui peut-on se comparer, question de se donner ou non un peu d’espoir ?
Difficile de répondre. Apparemment nous sommes tous des cas particuliers !
« Kong’, kong’ kong », entend-t-on frapper à la porte et la goroo de Julie (belle-mère) de répondre : « kookan’la (qui est là) ? et sans même attendre de réaction de l’autre côté de la porte, elle lance un « restez chez vous » et en français, elle qui ne parle vraiment pas français ! LOL
Comme quoi le message entendu dans les médias est bien passé !
Jour 30
C’était il y a 30 jours ... Déjà ! Trop long ! Ça va durer encore ? Mais 30 jours de quoi au fait ? Soyons positive ! Je rentre de vacances après 30 jours de grand dépaysement, comme tant souhaité pour des vacances !
J’ai pris beaucoup de temps à faire des choses que je ne fais pas en temps normal. Me suis également laissé aller, pris du soleil sur la terrasse tous les matins quelques bonnes minutes. J’ai appelé des gens que j’ai perdu de vue et d’autres que j’aime, que je n’appelle pas assez en temps normal...
J’ai pris un grand plaisir à faire la cuisine que je ne fais pas d’habitude et surtout j’ai appris à me concentrer sur les moments essentiels de la journée. Je les ai posés dans des pages que j’ai remplies et que quotidiennement j’impose.
De belles vacances quoi !
Elles vont me donner l’énergie pour aborder les jours et plus qui arrivent, m’aider à dénouer tous ce qui paraît inextricable...
Mon yoga ce matin a été rythmé aux sons des musiques du film « Good morning England ». Oui Adeye Ababa je sais, le yoga c’est dans le silence ou avec des musiques genre cithare indienne ! Eh ben moi par ces temps de C, j’aime bien être bercée par autre chose et en sourdine.
Ces musiques de mon adolescence, années Rock and Roll terriblement stimulantes par les temps qui courent ! Sunny afternoooon, In the summer time, Let’s spend the nigth together, « oh, cher Mick, pas en ce moment, désolée ». A whiter shade of pale, (eh oui en ce moment pour certains c’est dur d’être toujours confiné), Dancing in the street, (vraiment pas possible en ce moment) ... et bien d’autres chansons mais celles-ci semblaient me narguer.
Et puis ces airs-là m’ont ramenée à de merveilleux moments que nous ont offert deux grands hommes de radio, Jacques Césaire, fils d’Aimé et Ousseynou Diop dit Bob Yves. Jacques Césaire nous a quittés il y a 8 jours à Fort de France. Qui s’en souvient ici ? Déjà le père est presque inconnu, alors le fils des années 70 ! Bob Yves qui lui nous a quittés il y a bientôt 10 ans, peu de gens se sont souvenus. En fait en l’absence d’archives, cela n’est pas très étonnant !
Et pourtant, ils auront comme de vrais compères, complices, révolutionné les studios de l’ORTS de l’époque, sur l’avenue de la République. À l’avant-garde de toutes les musiques à l’époque, venues d’Angleterre pour la plupart ! Je me souviens y être allée avec le dernier disque des Stones sous le bras. Nous étions plusieurs invités dans un grand studio et ... assis par terre ! Une superbe ambiance
C’était l’époque des pantalons pattes d’elph’ (d’éléphant pour les non-initiés), des pantalons à pont, des chemises Babette et chemises à fleurs, des Clarks et surtout des ... minijupes, que j’adorai porter ! Aujourd’hui, quand je vois une fille avec une minijupe, je suis admirative et j’espère que cela ne passera jamais de mode.
Tout dernièrement juste avant C., j’apprends que le règlement du collège interdit les minijupes ! Mesure insensée (je suis dans le Conseil d’administration et le Conseil pédagogique, ça m’a échappé !) et pour soutenir les étudiantes, j’avais promis de venir un jour en mini ...
Et demain c’est la reprise des cours !
Annie Jouga est architecte, élue à l’île de Gorée et à la ville de Dakar, administrateur et enseignante au collège universitaire d’architecture de Dakar. Annie Jouga a créé en 2008 avec deux collègues architectes, le collège universitaire d’Architecture de Dakar dont elle est administratrice.
Comme à l’accoutumée, à chaque veille de Magal, le président de la République effectue une visite à Touba. Cette année, la visite sera marquée par l’inauguration de l’hôpital" de niveau 3 en construction à Touba. Le nouvel établissement hospitalier, lancé en 2016, sera mis en service, ce samedi 18 septembre. Arrivé un peu après 16 heures, l’invité de marque est introduit par le porte-parole du Khalif, Serigne Bass Abdou Khadre.
Avant de couper le ruban, cet après-midi, le chef de l’État sera reçu, dès son arrivée, pour une visite de courtoisie au Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, en prélude de la célébration du Magal de Touba prévu le 26 septembre prochain. C’est après qu’il procédera, avec le patriarche de Darou Minam, à l’inauguration du nouvel hôpital.
L’infrastructure portera le nom du fondateur du mouridisme, Serigne Ahmadou Bamba Mbacké. Le guide religieux a donné des consignes aux fidèles pour l’accueil de son hôte dans la cité sainte. Un accueil sans tambours ni trompettes selon son porte-parole, Serigne Bass Abdou Khadre.
Les éventuels perturbateurs sont déjà prévenus.
En compagnie de son invité de marque, le Khalif se rendra, ensuite, sur le site du nouvel hôpital situé sur la route de Darou Mousty, à la sortie de la ville. Ils procéderont à la coupure du ruban et au dévoilement de la plaque. Le Khalif va formuler des prières avant de se retirer. Pour la suite de la cérémonie, le président Sall, en compagnie du porte-parole du Khalif, du maire de Touba, Serigne Abdou Lahat KA, des autorités administratives et politiques et des dignitaires religieux de Touba, fera la visite guidée des lieux avant de s’adresser aux populations de la ville sainte.
Finies les évacuations sanitaires vers Dakar
Le nouvel hôpital de niveau 3, dont les travaux ont démarré en 2016, d’un coût de 40 milliards F CFA est bâti sur dix hectares avec une capacité d’accueil de 300 lits. Doté d’équipements de dernière génération, la nouvelle infrastructure hospitalière devra résoudre le casse-tête des évacuations vers les hôpitaux de Dakar. Plus de 500 ouvriers ont travaillé à son élaboration.
La capitale du mouridisme étrenne son troisième hôpital après celui de Ndamatou et de Matlaboul Fawzeyni.