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6 avril 2025
Santé
LE PALU, L’AUTRE COVID DE L’ETE
De la fièvre qui affole le thermomètre des médecins affichant entre 39 et 40 degrés. Des symptômes qui s’apparentent souvent à la covid-19. Mais il s’agit plutôt d’un paludisme qui sévit un peu partout dans le pays
De la fièvre qui affole le thermomètre des médecins affichant entre 39 et 40 degrés. Des symptômes qui s’apparentent souvent à la covid-19. Mais il s’agit plutôt d’un paludisme qui sévit un peu partout dans le pays. Touchant particulièrement les enfants et les tout-petits en cette fin d’hivernage. Dans les postes et autres centres de santé, médecins et infirmiers ne chôment pas. Chez les parents, certains ont perdu le sommeil.
La structure sanitaire des Bonnes Sœurs de Gibraltar est remplie de patients. Assis sur les bancs à l’intérieur du dispensaire et d’autres en dehors, ces derniers attendent d’être orientés. Le pari d’être reçu n’est pas encore gagné pour plusieurs patients. A 9h 30, le ticket pour les malades est presque épuisé. Les enfants sont renvoyés à demain pour la consultation. Plus de 700 malades devront être pris en charge ce même jour par le personnel présent composé d’infirmiers, de médecins mais aussi d’aides soignants.
Comme Mariama qui est arrivée sur les lieux à 6h du matin, son fils présente les symptômes de fièvre, frissons, vomissement, manque d’appétit. Des symptômes qui renvoient au paludisme. Son enfant au dos, elle affiche son inquiétude. «Je n’ai dormi de la nuit. Il avait de la fièvre. Je l’ai fait prendre son bain pour baisser la fièvre mais ça n’a servi à rien. Je suis là depuis le matin pour le faire consulter», confie la jeune femme. Comme Mariama, des mamans anxieuses ne manquent pas. Les cris des enfants renseignent sur le mal qu’ils sont en train de vivre. En plus de l’anxiété, la nervosité prend le dessus chez les accompagnants. Ils sont pressés de voir leurs «malades» se rétablir. Et tout de suite. Chez d’autres parents, c’est la déception et la désolation qui se lisaient sur leur visage. Ils ont été congédiés à cause de la forte demande. Si certains ont décidé de patienter jusqu’au lendemain, d’autres ont préféré aller vers d’autres structures de santé. Aminata en fait partie. Avec ses deux enfants, elle a décidé d’aller au poste de santé de Hlm1 pour faire soigner ses enfants. « Mon fils est fiévreux, je ne peux pas attendre jusqu’à demain. Je n’ai pas dormi de la nuit. J’ai fait les cent pas avec mon garçon au dos», a-t-elle renseigné.
Au niveau du poste de santé des HLM, les patients attendent d’être pris en charge. Seuls deux infirmiers travaillent accompagnés des stagiaires. Les lits d’hospitalisation sont pleins. Entre hospitalisation et consultation, ils se sentent parfois débordés au moment laissant des malades se morfondent dans la douleur. Les Tdrs qui sont faits sur les malades renseignent des cas de paludisme ou encore de grippe. La perfusion reste la meilleure alternative pour soulager les malades.
Pour le Dr Moustapha Cissé, Adjoint au directeur Afrique de l’Ouest pour le paludisme et les maladies tropicales négligées MACEPA/PATH, les cas de paludisme surviennent en début et à la fin de l’hivernage. Au Sénégal, il a été enregistré 445.313 cas de paludisme et 373 décès (données officielles du PNLP). Ce qui traduit une tendance à la baisse par rapport à l’année de référence 2015 mais avec une légère remontée par rapport à 2019.
Pour le docteur Cissé, c’est au niveau des régions de Kédougou, Tambacounda et Kolda où on note le plus grand nombre de cas de paludisme. Concernant la disponibilité des moustiquaires, le docteur Cissé a renseigné : «elle continue au niveau des structures de santé pour une distribution de routine et les campagnes de masse ont lieu tous les 3 ans. La dernière date de 2019» a-t-il déclaré.
UN BÉBÉ VIVANT RETROUVÉ DANS UN BAC À ORDURES
L’image a fait le tour des réseaux sociaux, hier lundi. Un bébé de sexe féminin a été retrouvé vivant dans un bac à ordures, au Monument de la Renaissance, à Ouakam.
L’image a fait le tour des réseaux sociaux, hier lundi. Un bébé de sexe féminin a été retrouvé vivant dans un bac à ordures, au Monument de la Renaissance, à Ouakam. C’est sur ces entrefaites que les éléments de la brigade de gendarmerie de Ouakam se sont lancés à la recherche de l’auteur de cet acte ignoble. Après trois heures de recherche, les pandores ont mis la main, à Ngor, sur la mère de l’enfant, F. D., âgée de 18 ans. Interrogée, la dame a préféré répondre par le silence. Mais face à la détermination des éléments enquêteurs elle a fini par révéler l’identité du père et les motifs de son geste.
Elle a confié aux enquêteurs que ses parents ont divorcé depuis longtemps et qu’elle est laissée à elle-même. Sur la question de savoir qui est le père du bébé, elle soutient qu’il s’agit d’un élève de 17 ans. Mais, ajoute-t-elle, ce dernier a refusé la paternité de l’enfant. Donc, elle n’a pas suffisamment de moyens pour prendre en charge l’enfant. Ce qui justifie son acte.
Elle a été placée en garde à vue avant son déferrement, ce mardi, devant le procureur.
DESSALINISATION DES SOLS, DES ARBUSTES COMME SOLUTION
Des jeunes de Ngathie Naoudé, une commune du département de Guinguinéo ont planté mardi des "salane" (nom wolof) d’un arbuste sur un périmètre situé près d’un bras de mer de la zone, dans l’optique de lutter contre la salinisation de leurs sols .
Ngathie Naoudé (Kaolack), 28 sept (APS) - Des jeunes de Ngathie Naoudé, une commune du département de Guinguinéo (Kaolack, centre), ont planté mardi des "salane" (nom wolof d’un arbuste de la famille des euphorbiacées) sur un périmètre situé près d’un bras de mer de la zone, dans l’optique de lutter contre la salinisation de leurs sols, a constaté l’APS.
"Les jeunes ont passé toute la saison hivernale à planter ces arbustes nommés +salane+ (mot en wolof) pour arrêter l’évolution du sel sur l’étendue du périmètre qui est en face du bras de mer", s’est félicitée Yaye Fatou Diagne, maire de cette commune.
Elle intervenait lors de la tournée du directeur général du Fonds d’entretien routier autonome (FERA), Mamadou Faye, dans sa localité. Le DG du FERA était venu faire le point sur l’état d’exécution des projets mis en oeuvre par sa structure à Ngathie Naoudé.
"L’eurphorbia balsamifera (nom scientifique, salane en wolof) est utilisé comme une arme pour endiguer la course de l’avancée du sel dans notre localité", a expliqué Yaye Fatou Diagne, relevant que ce reboisement a été rendu possible grâce à l’accompagnement des services de l’environnement et des eaux et forêts.
Elle espère que "la plantation des +salane+ sur le sol de Ngathie Naoudé va permettre aux habitants de faire face à l’érosion côtière et à la salinisation qui sont vecteurs de l’appauvrissement des sols".
"Ces jeunes de Ngathie Naoudé mènent un combat acharné contre le sel, cet ennemi qui contamine leurs terres et décime leurs cultures", a magnifié Yaye Fatou Diagne, saluant leur "bravoure".
Dans cette commune située à quelques kilomètres de Kaolack, de nombreux habitants s’activent dans la production de sel.
LUTTE CONTRE LA RAGE, DAGANA OPTE POUR LA VACCINATION DES CHIENS
Le chef du service départemental de l’élevage de Dagana, Makhtar Barro, préconise que 70 pour cent des chiens soient vaccinés pour éradiquer la rage devenue endémique dans cette partie du nord du Sénégal.
Saint-Louis, 28 sept (APS) - Le chef du service départemental de l’élevage de Dagana, Makhtar Barro, préconise que 70 pour cent des chiens soient vaccinés pour éradiquer la rage devenue endémique dans cette partie du nord du Sénégal.
"Il nous faut arriver à vacciner 70 pour cent des chiens pour arriver à éradiquer la rage", a-t-il dit à des journalistes, mardi, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la rage, célébrée cette année à Taba Darou Darousalam, dans la commune de Diama (Dagana).
Selon le chef du service départemental de l’élevage de Dagana, le choix de commémorer cette journée dans cette zone est lié à la "situation épidémiologique" de cette partie du Sénégal.
Il note que chaque année, "une trentaine de morsures de chiens" sont enregistrées dans cette zone, sans compter que ces deux dernières années, deux décès liés à cette maladie ont été notés, signale-t-il.
Aussi invite-t-il les populations à se rapprocher de ses services pour vacciner gratuitement leurs chiens.
Il les appelle en même temps à informer les services d’élevage et d’hygiène sur la présence de chiens errants dans leurs lieux d’habitation, afin qu’ils soient abattus.
De même, le chef du service départemental de l’élevage de Dagana demande aux populations de s’occuper de leurs chiens "comme elles le font avec les animaux domestiques, afin de limiter la propagation de la rage dont ils sont un des vecteurs".
Mohamadou Lamine Baldé, chef de projet à l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), est revenu sur les dangers de la rage, maladie placée sous surveillance par l’Organisation mondiale de la santé.
M. Baldé a souligné la nécessité d’apporter une assistance à l’Etat dans ce domaine, avant de signaler que l’USAID a mis en place des activités de sensibilisation des populations, pas toujours bien informées des risques liés à la cohabitation avec ces animaux.
Dans le monde, lit-on dans un dossier de presse, environ 59.000 personnes décèdent chaque année dans des conditions atroces de cette maladie, pour la plupart dans les zones rurales de l’Afrique et de l’Asie.
Près de 40% des victimes de la rage ont moins de 15 ans, selon des statistiques de l’Organisation mondiale de la Santé datant de 2017.
La problématique des ressources humaines dans le secteur de la santé au Sénégal a fait l’objet d’un débat. Lors d’un webinaire organisé hier par l’académie Nationale des Sciences et techniques du Sénégal (ANSTS), le directeur général du campus franco-sénégalais (CFS), Pr Serigne Maguèye Guèye et ses Co animateurs de la rencontre ont insisté sur la nécessité de créer un organe de régulation des institutions de formation afin de mieux répondre aux besoins et priorités du secteur de la santé.
Avoir des institutions de formation professionnelle en santé responsables vis-à-vis des communautés, en acceptant de se soumettre aux règles d’une instance de régulation. C’est le plaidoyer fait par le directeur général du Campus franco-sénégalais (CFS), Pr Serigne Maguèye Guèye, en marge du panel virtuel organisé hier par l’Académie Nationale des Sciences et Techniques du Sénégal (ANSTS). Cet organe de régulation permettra, de l’avis du panéliste, de régler le déséquilibre dans la répartition nationale du personnel de santé et de l’action sociale sur le territoire national, mais aussi le déficit en personnel dans certaines spécialités.
«Dans les pays francophones, le Sénégal en particulier, le ministère de la Santé, utilisateur de la ressource humaine spécialisée, n’a aucun contrôle sur la formation, à l’opposé des pays anglophones de la Cedeao», se désole le Dg du CFS. A l’en croire, 60% des écoles de formation sont entre Dakar et Thiès. Et cela a fini de créer de grands déserts médicaux au Sénégal. Une situation qui demande, selon lui, une rectification. «Parmi les 40 écoles de formation paramédicale à Dakar, certaines devraient être fermées depuis longtemps parce que la plupart sont des studios sans aucun contrôle de qualité», peste le Pr Guèye. Pour la formation diplômante en Médecine, il souligne que le Sénégal dispose de 10 institutions dont 6 à Dakar et 4 en dehors de la capitale. «On se demande d’ailleurs s’il faut encore créer des instituts parce qu’il y a une forte concentration d’écoles de formation à Dakar», dit-il.
Abordant la question du déséquilibre de la répartition des personnels de santé par région, le Dg du Campus franco sénégalais souligne que plus de 60% des médecins sont entre Dakar et Thiès qui accueillent 41% des infirmiers. Tandis que 36% des sages-femmes sont affectées entre les deux régions. «C’est pourquoi nous devons tenir compte de cette répartition en implantant des écoles de formation pour couvrir le gap», préconise le panéliste qui pense qu’il faudrait également aligner la formation des professionnels de santé sur les besoins de développement socio-économique du pays.
«Le Ministère de la Santé vient de faire son plan de développement en ressources hum a i n e s 2020-2021, mais quelques facteurs peuvent négativement impacter le système de santé et compromettre sa contribution au développement économique et social parce que, quels que soient les investissements, si l’on n’investit pas sur la santé des populations, cet investissement ne servira à rien », souligne Pr GUEYE avant d’inviter les autorités à investir davantage sur la formation de qualité des ressources humaines. « Il se trouve que le Sénégal est l’un des rares pays en Afrique qui a pu créer autant d’infrastructures sanitaires. Car en moins d’une année, nous avons inauguré 4 grands hôpitaux modernes mais il faut que ce dynamisme soit accompagné d’une politique de ressources humaines bien soutenue », indique le paneliste.
A ces facteurs qui impactent négativement les ressources humaines du système de santé sénégalais, le panéliste ajoute le problème des stages cliniques hospitaliers en santé en général, en médecins en particulier. «A Dakar se pose le problème du surpeuplement des services par les étudiants en médecine et des écoles de formation paramédicale », soutient Pr Guèye qui y ajoute le problème de déficit et de disponibilité du personnel d’encadrement.
LA RECETTE MIRACLE DE LA BANQUE MONDIALE, DU FMI, DE L’OMS ET DE L’OMC
Trouver des solutions rapides aux différents manquements auxquels sont confrontés les pays en matière de financement, de production, de livraison, de commercialisation, de chaîne d’approvisionnement et de déploiement des vaccins
L’équipe spéciale multilatérale, chargée des vaccins, traitements et diagnostics liés à la covid-19 a publié hier sa quatrième déclaration commune. Cette dite équipe composée de la directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Lweala, de la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, du directeur général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus et du Président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass a plaidé en faveur de quelques champs d’action pour accélérer la livraison et la distribution des vaccins.
Trouver des solutions rapides aux différents manquements auxquels sont confrontés les pays en matière de financement, de production, de livraison, de commercialisation, de chaîne d’approvisionnement et de déploiement des vaccins. C’est en effet l’objectif de l’Équipe spéciale multilatérale chargée des vaccins, traitements et diagnostics liés à la covid-19. Dans une déclaration commune publiée hier, le Président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass et Cie ont mis sur la table quelques recommandations permettant d’accélérer la livraison de vaccins aux pays en développement. « Afin de soutenir des solutions rapides et plus ciblées, l’Équipe spéciale s’emploie à identifier et suivre l’évolution des manques auxquels sont confrontés les pays en matière de financement, de production, de livraison, de commercialisation, de chaîne d’approvisionnement et de déploiement des vaccins. Comme l’indiquent les données consultables en accès public sur le web de l’Équipe spéciale, des milliards de doses de vaccins vont d’ores et déjà être produites d’ici à la fin 2021, ce qui laisse espérer une réduction concrète des inégalités vaccinales, à condition que nous agissions tout de suite », soutiennent les quatre organisations internationales, dans une déclaration commune. D’autant que, rappellent-elles, les pays en développement ont besoin de près de 2 milliards de doses supplémentaires pour parvenir à immuniser 40% de leur population avant la fin 2021, de près de 4 milliards de doses supplémentaires de façon à atteindre 60% au premier semestre 2022, et d’encore presque 5 milliards de doses pour que, dans un an, 70% de leur population soit vaccinée.
En outre, l’évolution du variant delta risque d’accroître le nombre de doses nécessaires, comme nous l’observons déjà en Afrique. « Régler le problème de l’approvisionnement en vaccins peut sauver des millions de vies en plus. Mais ce n’est possible qu’avec la coopération des économies avancées disposant d’un surplus de doses pré achetées, des pays producteurs de vaccins et des fabricants. C’est pourquoi lors de notre récente rencontre avec ces fabricants, nous avons reconnu et salué l’ingéniosité des chercheurs à l’origine des vaccins ainsi que les efforts des laboratoires pour assurer une production massive. Nous leur avons en outre demandé de communiquer le détail des calendriers de livraison pour toutes les expéditions prévues, de façon que les pays destinataires puissent en préparer le déploiement», soulignent David Malpass et compagnie. Ils estiment ainsi qu’en premier lieu, les pays disposant d’un surplus de vaccins peuvent soutenir l’effort mondial en échangeant avec d’autres pays leurs livraisons à court terme ; en cédant les doses excédentaires faisant l’objet de contrats et d’options d’achat et surtout en tenant leurs promesses de dons. « Le Fonds africain pour l’acquisition des vaccins (AVAT) a un besoin urgent de doses supplémentaires de vaccins à injection unique, à livrer sur le reste de l’année 2021. L’Équipe spéciale a encouragé les pays à fort taux de vaccination d’accepter des livraisons plus tardives, pour permettre de vacciner dans de plus brefs délais les habitants des pays en développement », laissent entendre les patrons des organisations internationales. A les en croire, les données de l’Équipe spéciale montrent une hausse positive des livraisons de dons : sur les doses promises, 12% sont déjà arrivées dans les pays en développement, contre 10% il y a un mois. «Des centaines de millions de vaccins restent cependant à livrer », ajoutent-ils.
«LES PAYS DEVRAIENT EGALEMENT REDUIRE LES RESTRICTIONS A L’EXPORTATION»
L’équipe spéciale estime en outre que les laboratoires producteurs de vaccins devraient donner la priorité aux contrats avec le COVAX et l’AVAT et les honorer. « Il faudrait aussi qu’ils communiquent mois par mois le programme complet et détaillé de leurs livraisons de vaccins, en particulier à destination du COVAX et de l’AVAT, afin que les doses soient dirigées de manière transparente vers les pays qui en ont le plus besoin, en particulier ceux à revenu faible ou intermédiaire inférieur. Les membres de l’Équipe spéciale exhortent dans la même veine les gouvernements à clarifier d’urgence leurs priorités et leurs décisions quant à l’utilité et au dosage des rappels car, d’après eux, cela influera dans une large mesure sur la disponibilité de doses supplémentaires pour les pays en développement. « La production et la livraison des doses nécessaires requièrent donc un surcroît de certitude et de prévisibilité de la demande. Si elle est groupée, cette demande est plus certaine, plus prévisible et moins coûteuse pour les acheteurs » soulignent-ils. Toujours dans les champs d’action, l’équipe estime que les pays devraient également réduire les restrictions à l’exportation, les droits de douane élevés ainsi que les ralentissements en douane pour les vaccins anti-COVID, de même que pour les matières premières nécessaires à leur production et à leur distribution rapide. « Il faut aussi rationaliser et harmoniser la réglementation. Dans tous les pays, les autorités règlementaires devraient standardiser et rendre plus cohérent le processus d’approbation des vaccins », ajoutent David Malpass et Cie. Ces derniers appellent dans la même dynamique les donateurs à combler les insuffisances de financement.
La Banque mondiale mobilise 20 milliards de dollars pour le financement des vaccins, enveloppe disponible jusqu’à la fin 2022 pour une utilisation immédiate par les pays, afin qu’ils se procurent des doses et comblent les manques en matière de déploiement. « Nous aidons aussi les pays à se procurer d’autres produits utilisés dans la lutte anti-COVID, comme par exemple des kits de test, des équipements de protection individuelle ou de l’oxygène. À ce jour, ce soutien s’élève à 7,5 milliards de dollars. C’est désormais un aspect important de l’action menée par l’Équipe spéciale », soulignent les 4 organisations. Elles renseignent d’ailleurs que la Banque mondiale apporte d’ores et déjà son assistance à 54 pays afin non seulement de faciliter les achats mais aussi de remédier aux difficultés de déploiement. « Il s’agit notamment d’accroître les capacités en matière de stockage et de chaîne du froid, de former les personnels de santé, d’augmenter la confiance du public envers la vaccination via une mobilisation citoyenne et communautaire ou encore de renforcer les systèmes de données et de suivi pour la distribution des vaccins.
Dans le même temps, il est essentiel d’améliorer l’information sur les calendriers de livraison, en particulier pour les dons de doses, afin que les pays puissent préparer le déploiement des produits », signalent les membres de l’équipe qui estiment que des efforts sont nécessaires pour augmenter considérablement la production de vaccins, d’outils de diagnostic et de traitements dans le monde, afin d’accélérer l’accès équitable à ces ressources vitales dans les pays en développement.
CHEPTEL NATIONAL, LE GOUVERNEMENT VISE UN TAUX DE COUVERTURE VACCINALE DE 80% À L’HORIZON 2031
Le gouvernement sénégalais table sur un taux de couverture vaccinale du cheptel national de plus de 80% à l’horizon 2031, en vue d’éradiquer les maladies animales, a indiqué lundi le secrétaire général du ministère de l’Elevage et des Productions animales
Saly-Portudal (Mbour), 27 sept (APS) – Le gouvernement sénégalais table sur un taux de couverture vaccinale du cheptel national de plus de 80% à l’horizon 2031, en vue d’éradiquer les maladies animales, a indiqué lundi le secrétaire général du ministère de l’Elevage et des Productions animales, Mamadou Ousseynou Sakho.
’’Nous voudrions que d’ici 2031, nous puissions arriver à un taux de couverture de plus de 80% du cheptel. Ainsi, nous pourrons éradiquer les maladies animales’’, a-t-il déclaré.
Présidant à Saly-Portudal (Mbour, ouest) la septième réunion de concertation régionale du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS), il a rappelé que le taux de couverture vaccinale du cheptel tourne actuellement autour de 40%. Avec la deuxième phase du PRAPS, ce taux va s’améliorer parce que la contrainte majeure était la disponibilité des vaccins, espère M. Sakho.
La deuxième phase de ce programme dont le financement pour le Sénégal s’élève à 25 milliards de francs CFA, va durer six ans (2022-2027).
’’Nous croyons qu’avec cette machine que nous avons mise en place, les gens pourront avoir assez de vaccins couvrant toute la durée de la campagne pour leur permettre de ne pas avoir à rompre les équipes’’, a-t-il déclaré.
’’Nous maîtrisons tout cela et le problème se posait au niveau de la disponibilité des vaccins. Les équipements des labos dataient de longtemps, il fallait les renouveler. Ce qui a été désormais fait’’, a assuré Mamadou Ousseynou Sakho.
Il a signalé que la Banque mondiale s’est engagée pour que le laboratoire du ministère de l’Elevage et des Productions animales soit doté des intrants nécessaires à la fabrication des vaccins.
’’Nous avons l’habitude de vacciner et si les vaccins sont disponibles, nous avons les hommes pour le faire’’, a-t-il assuré.
Il a rappelé qu’en 2010-2011, les agents ont vacciné, dans les régions de Saint-Louis et Matam, qui sont frontalières à la Mauritanie, ’’plus de 80% des bêtes’’ en un temps record.
’’Donc le problème, c’est au niveau du vaccin sans lequel on ne peut pas vacciner’’, a insisté M. Sakho.
Le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel est financé par la Banque mondiale au profit du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal et du Tchad.
La septième réunion de concertation régionale du PRAPS se tient jusqu’au 1er octobre, sur le thème : "Etat d’avancement de la mise en œuvre du PRAPS1 : pérennisation des acquis et perspectives pour le PRAPS2"
LA SANTÉ ANIMALE ESSENTIELLE POUR LA PROMOTION DE L’ÉLEVAGE
Le secrétaire général du ministère de l’Elevage et des Productions animales, Mamadou Ousseynou Sakho, a rappelé lundi le caractère essentiel de la santé animale pour la promotion de l’élevage.
Saly-Portudal (Mbour), 27 sept (APS) - Le secrétaire général du ministère de l’Elevage et des Productions animales, Mamadou Ousseynou Sakho, a rappelé lundi le caractère essentiel de la santé animale pour la promotion de l’élevage.
’’La santé animale est essentielle pour la promotion de l’élevage. Sans une bonne santé animale, on ne peut pas promouvoir l’élevage’’, a-t-il notamment dit.
Il présidait, à Saly-Portudal (Mbour, ouest), la septième réunion de concertation régionale du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS), financé par la Banque mondiale au profit du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal et Tchad.
La rencontre, qui se tient du 27 septembre au 1er octobre, est axée sur le thème : "Etat d’avancement de la mise en œuvre du PRAPS1 : pérennisation des acquis et perspectives pour le PRAPS2".
Mamadou Ousseynou Sakho a rappelé qu’il y a des maladies transfrontalières pour lesquelles ‘’il fallait une harmonisation dans le cadre de la lutte, particulièrement la peste des petits ruminants pour laquelle ces pays se sont engagés pour l’éradication à l’instar de la communauté internationale’’.
Fait aussi partie de ces maladies la péripneumonie contagieuse bovine qui sévit sur le continent africain, a-t-il signalé.
’’Nous vaccinons régulièrement contre ces maladies et à l’issue de ces vaccinations, on faisait le contrôle de labo pour voir si les vaccinations étaient effectives’’, a-t-il expliqué.
Il a souligné que ’’la Banque mondiale a apporté beaucoup de soutiens aux soins vétérinaires’’. Grâce à son soutien, 18 services vétérinaires ont ‘’été construits ou réhabilités’’ et les agents ont été dotés de véhicules et de motocyclettes pour leur mobilité.
Le Sénégal a acquis dans ce cadre une marmite de production de vaccins d’un coût de plus de 1,6 milliard de francs CFA.
164 ACCIDENTS DE LA CIRCULATION, 5 DÉCÈS, LES PREMIERS BILANS DU MAGAL
Cent soixante-quatre accidents de la circulation ayant occasionné cinq pertes en vie humaine ont été recensés par les sapeurs-pompiers à l’occasion du grand magal de Touba, célébré ce dimanche, a appris l’APS.
Touba, 27 sept (APS) – Cent soixante-quatre accidents de la circulation ayant occasionné cinq pertes en vie humaine ont été recensés par les sapeurs-pompiers à l’occasion du grand magal de Touba, célébré ce dimanche, a appris l’APS.
‘’A ce jour jusqu’à 7 heures du matin, pour ce qui est des accidents de la circulation routière, nous sommes à 164 accidents, totalisant 534 victimes dont 5 corps sans vie’’, a déclaré le capitaine Kaynack Dione, chef de la division prévention de la brigade nationale des sapeurs-pompiers.
Les soldats du feu ont par ailleurs découvert trois corps sans vie au domicile d’un marabout, à l’héliport et à Kayré, un quartier de Touba, a également signalé le capitaine Dione, qui est aussi le chef du bureau de l’information et des relations publiques de ladite brigade.
Dans le cadre de leurs activités de terrain, ils ont évacué 17 malades et secouru 20 personnes victimes d’accidents divers.
Sur un autre registre, la brigade nationale, qui a reçu 20 alertes motivées, a organisé 27 opérations de ravitaillement en eau durant toute la période du magal, en vue de soulager les populations.
Pour cette présente édition du grand magal de Touba, 400 gradés et sapeurs ont été déployés par la brigade nationale. Celle-ci mis à la disposition de ces agents des moyens matériels, dont 60 véhicule d’intervention et 5 motos d’intervention rapide (MIR).
PLAIDOYER POUR LA RECONSTRUCTION DU PONT ÉMILE BADIANE
Pour son dernier voyage, en 2002, ’’Le Joola’’ avait largué les amarres, à partir du port de Ziguinchor, où la cérémonie officielle de commémoration du 19e anniversaire du naufrage du bateau s’est tenue ce dimanche 26 septembre.
Pour son dernier voyage, en 2002, ’’Le Joola’’ avait largué les amarres, à partir du port de Ziguinchor, où la cérémonie officielle de commémoration du 19e anniversaire du naufrage du bateau s’est tenue ce dimanche 26 septembre.
L’édile de la Ville, Abdoulaye Baldé, qui a salué les efforts de l’État dans le désenclavement de la Casamance, a toutefois plaidé pour la reconstruction du pont Emile Badiane afin d’éviter un autre drame. "La question de la construction d’un nouveau pont pour remplacer le pont Emile Badiane se pose également avec acuité au regard de la situation actuelle. En effet, nous avons déjà enregistré deux dérapages de camions qui sont tombés du pont et qui ont occasionné des victimes. Nous savons que le chef de l’État a intégré cette question parmi ses priorités mais il faudra agir vite pour éviter la survenance d’un quelconque drame", a-t-il alerté.
Renflouement de l’épave
De leurs côtés, les rescapés et les familles des victimes continuent de réclamer le renflouement de l’épave, en présence du ministre des Forces armées. "Ce désir nous libère. Le renflouement nous permettra de changer le deuil en allégresse, de reprendre la vie et de vivre pleinement avec sérénité. Il constitue un soutien et un élément essentiel pour notre reconstruction. Nous ne devons pas entamer un souvenir si cher par un cimetière marin. Dans notre sociologie, il n’existe pas de cimetière marin", a relevé, dans son discours, le président de l’Association nationale des familles des victimes et rescapés du bateau Le Joola, Boubacar BA.
La délégation gouvernementale, en compagnie des membres de l’association, s’est rendue sur le site où sera érigé le Musée-Mémorial Le Joola. En cours de construction, l’infrastructure devrait être inaugurée à l’occasion du prochain anniversaire, a indiqué le ministre des Forces Armées, Me Sidiki Kaba, dans son allocution.
En marge de la cérémonie, des prières et des moments de recueillement ont eu lieu au cimetière de Kantène où reposent 42 victimes du ’’Le Joola’’. C’est la même ambiance à Dakar où 145 corps avaient été inhumés au cimetière de Mbao. Des familles de victimes iront également se recueillir à Saint-Lazare. Des gerbes de fleurs seront aussi déposées sur la Place du Souvenir, sur la corniche Ouest où les familles demandent une réplique du Mémorial-Musée.