Il faudra encore attendre pour voir les passagers entrant sur le territoire national être dispensés du test Pcr, s’ils sont vaccinés du Covid-19. Des passagers venant de l’Espagne, ce jeudi, ont été surpris, à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd), qu’on leur demande un passe sanitaire. Ce que dénonce Boubacar Sèye, le président de l’organisation Horizon sans frontières.
Le communiqué des autorités du transport aérien annonçant que les passagers entrant sur le territoire national sont désormais dispensés de test Pcr, s’ils sont vaccinés contre le coronavirus, a été très bien accueilli par les populations, les Sénégalais de l’extérieur et le monde du tourisme. Malheureusement, cette joie n’a duré que le temps d’une rose. Car l’effectivité de cette décision reste encore à confirmer, à ce jour. Et ce ne sont pas les voyageurs venus de l’Espagne, avant-hier, qui diront le contraire. En fait, on leur a exigé, à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd), un passe sanitaire. «Après avoir pris connaissance du document, par mesure de prudence, nous avons appelé Iberia qui confirme l’information, ce qui nous pousse à annuler notre rendez-vous de test Covid-19, prévu pour mon cas ce mercredi puisque je devrais prendre mon vol le jeudi pour Dakar.
A l’embarquement effectivement, le personnel d’Iberia a vérifié nos certificats de vaccination ou test Pcr négatif sans aucun souci. A Dakar, grande a été notre surprise quand les agents de santé confisquent nos passeports pour nous obliger à faire, ou avoir, disent-ils, un passe sanitaire délivré par le ministère de la Santé», a révélé Boubacar Sèye au micro de Rfm.
Le président de l’organisation Horizon sans frontières, qui était dans tous ses états, n’a pas manqué de se demander comment peut-on demander à ceux qui viennent de l’Europe de venir avec un certificat sanitaire fait ou délivré par le Sénégal ? C’est ainsi que le président d’Horizon sans frontières, qui porte ainsi la voix de ses concitoyens de la diaspora confrontés aux mêmes tracasseries à l’aéroport de Diass, a dénoncé le traitement inhumain dont ils ont été l’objet de la part des agents aéroportuaires. «Ils nous ont fait subir un traitement dégradant et inhumain», a-t-il déploré. Avant d’inviter les autorités étatiques à avoir plus de respect pour les Sénégalais de l’extérieur. «Par esprit républicain, nous avons accepté de faire des tests à raison de 40 euros soit 25 000 francs Cfa par personne mais il faut que le Sénégal apprenne à mieux respecter sa diaspora pour éviter d’autres cas Cheikh Niass (émigré mort en détention suite à une arrestation par la police, Ndlr) car beaucoup de passagers étaient révoltés contre ce qui ressemble à un «business» fait sur leur dos», a-t-il fait remarquer. Si l’on en croit toujours M. Sèye, c’est un personnel peu professionnel à qui ils ont eu affaire à l’aéroport Blaise Diagne.
Suffisant, pour lui, d’alerter les autorités sur les conséquences que cela peut engendrer dans le pays. «Cet acharnement contre la diaspora, pour régler un contentieux politique, risque de ternir l’image du Sénégal», a-t-il dit.
PASSE SANITAIRE : LA TUTELLE DEFINIT LES MODALITES D’ACQUISITION
Après la sortie de Babacar Sèye, président de l’Ong Horizon sans Frontières, pour déplorer le manque d’effectivité de la décision annonçant, la semaine passée, la non nécessité de disposer d’un passe sanitaire si l’on est vacciné, la réaction du ministère de la Santé et de l’action sociale ne s’est pas fait attendre. «Les personnes vaccinées souhaitant obtenir un certificat de vaccination à QR code que la demande est désormais dématérialisée. Elle peut être faite dans la rubrique «demander un certificat de vaccination de la plateforme numérique https//vaccincovid19.sec.gouv.sn/»», a-t-on informé dans un communiqué rendu public. Et les autorités sanitaires de préciser que «l’intéressé doit préparer (scanner) à l’avance les pièces demandées (carton de vaccination, pièce d’identité, tout autre document utile) et les changer dans la plateforme». A en croire le ministère de la Santé, le traitement peut être ramené à moins de 73 heures à compter du 2e novembre. Le ministère de la santé a aussi tenu à préciser que «le traitement des demandes variera entre moins de 24 heures et plusieurs jours». «En raison de la dématérialisation du processus de demande de ce certificat, le dépôt des documents en version papier, qui se fait à la porte du ministère de la Santé et de l’action sociale, ne sera autorisé que pour les personnes du 3e âge le souhaitant à partir du vendredi 15 octobre 2021 (hier) à 17 heures 30», a-t-on averti dans le document.
PIKINE, 1500 PERSONNES PRISES EN CHARGE POUR LA CATARACTE
L’organisation non gouvernementale Direct Aid offre un traitement gratuit de la cataracte, à Pikine, avec l’objectif d’en faire bénéficier 1.500 personnes, a appris l’APS vendredi de son chargé de mission, El Hadji Sall.
Pikine, 15 oct (APS) – L’organisation non gouvernementale Direct Aid offre un traitement gratuit de la cataracte, à Pikine, avec l’objectif d’en faire bénéficier 1.500 personnes, a appris l’APS vendredi de son chargé de mission, El Hadji Sall.
Les consultations, le traitement et la distribution des médicaments à titre gratuit ont démarré mercredi à l’hôpital de Pikine.
‘’Notre objectif, à l’hôpital de Pikine, est d’opérer 1.500 personnes atteintes de la cataracte’’, a-t-il déclaré à la fin d’une visite rendue aux ophtalmologues et aux patients.
Selon El Hadji Sall, les consultations médicales se poursuivront jusqu’à dimanche, à Pikine. D’autres consultations auront lieu à Ziguinchor, à partir de mardi. Elles prendront fin le 24 octobre.
‘’Nous consultons d’abord, procédons à toutes les étapes nécessaires. Au besoin, nous procédons à l’opération de la cataracte et offrons des médicaments aux malades. Nous assurons aussi un suivi médical des malades que nous opérons’’, a dit le responsable de Direct Aid.
Selon M. Sall, cette organisation a signé un protocole d’accord, depuis sept ans, avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale, pour offrir des soins contre la cataracte, avec l’aide d’ophtalmologues sénégalais et étrangers.
‘’Ce sont des actions de bienfaisance que nous saluons. C’est des occasions rares. A l’hôpital, on m’a demandé 70.000 francs CFA. Ici, c’est gratuit. Nous en profitons et saluons l’initiative. Ma cataracte a été opérée gratuitement’’, s’est réjoui Abdoulaye Diouf, l’un des bénéficiaires.
‘’Je vois très bien depuis que l’opération a été faite. J’ai été opéré des deux yeux. Les initiatives comme celle-là sont à rééditer’’, a ajouté M. Diouf, un professeur de collège encore en activité.
Rokhaya Guèye, une habitante de Thiaroye, ne cesse de louer la générosité de Direct Aid. ‘’Je suis allée me soigner dans plusieurs hôpitaux avant d’être informée de ces consultations médicales gratuites. Je me suis précipitée pour venir. Là je me sens très bien’’, a-t-elle dit à l’APS, rappellant qu’elle souffrait de troubles de la vision depuis un an.
L’USAID ANNONCE UN PROJET DE PLUS DE 31 MILLIARDS
L’USAID élabore un nouveau projet dans le domaine de la santé. Prévu pour une durée de 5 ans, ce projet sera financé à hauteur de 31,5 milliards de F CFA.
L’USAID élabore un nouveau projet dans le domaine de la santé. Prévu pour une durée de 5 ans, ce projet sera financé à hauteur de 31,5 milliards de F CFA. Dans un communiqué reçu à emedia.sn, l’agence américaine pour le développement international indique que ce projet vise à « renforcer les capacités du système de santé du Sénégal au niveau régional et des districts ».
L’USAID renseigne que le projet va couvrir cinq régions du Sénégal : Diourbel, Kédougou, Kolda, Sédhiou et Tambacounda. La subvention permettra d’améliorer la prise en charge du paludisme, ainsi que les services de santé maternelle et infantile, de planification familiale, de nutrition, d’eau, d’assainissement et d’hygiène.
« Le programme accordera également des subventions pour faciliter la mise en place de plans et d’activités au niveau des districts, et encourager le développement d’innovations locales et extensibles à même de transformer le système de santé du Sénégal », lit-on sur la note.
DES INTERVENTIONS MENÉES POUR LA DÉTECTION DES CAS MANQUANTS DE TUBERCULOSE
Le Programme national de lutte contre la tuberculose (PNT) n’a pu dépister que 12 808 cas en 2020, laissant en rade 34 % des cas attendus, a indiqué la responsable du bureau suivi évaluation dudit programme, Docteur Tacko Aly Ba.
Dakar, 15 oct (APS) - Le Programme national de lutte contre la tuberculose (PNT) n’a pu dépister que 12 808 cas en 2020, laissant en rade 34 % des cas attendus, a indiqué la responsable du bureau suivi évaluation dudit programme, Docteur Tacko Aly Ba, qui signale que des interventions sont en cours pour détecter les cas manquants.
‘’Nous sommes en train de mener des interventions axées sur la détection des cas manquants, qui sont actuellement autour de 34 % au Sénégal comme le fait de mener des enquêtes autour des cas contacts’’, a-t-elle dit lors d’une présentation sur la situation de la tuberculose, à l’occasion d’un atelier de mise à niveau des journalistes sur les stratégies de lutte contre cette maladie.
Selon elle, en 2020, le PNT a dépisté 12 808 cas de tuberculose, alors qu’il s’attendait à réaliser des diagnostics pour 19 746 cas.
Elle signale que pour les cas de tuberculose multirésistante, 75 cas ont été recensés sur une prévision de 126 au total.
’’Tous ces cas dépistés ont été traités et guéris à 91 %, même si nous avons enregistré 1 % de décès, 2 % de perdus de vue et 5 % d’association tuberculose, VIH dont 12 % au sud du pays’’, a-t-elle révélé.
Elle estime que l’accent doit être mis sur ‘’les six 6 régions à forte charge de tuberculose, que sont Saint-Louis, Louga, Thiès, Dakar, Kaolack, Ziguinchor avec 80 % de cas notifiés, dont 44 % pour la région de Dakar’’.
Parmi les interventions stratégiques, elle déclare que ‘’des campagnes de dépistage actif ciblant les groupes vulnérables, comme les détenus, les personnes vivant avec le VIH sont aussi menées’’.
’’Les diabétiques, les drépanocytaires, les personnes vivant avec un Vih et même les personnes qui ont une faible grippe ou un stress ont plus de risque d’attraper la tuberculose’’, a prévenu Dr Tacko Aly Ba.
Revenant sur la prise en charge de la tuberculose au Sénégal, Dr Madou Kane, responsable du bureau formation et recherche du PNT, révèle que ’’’il y a actuellement 98 centres de traitement avec 152 unités de microscopie et 47 machines Genexpert (machine de diagnostic de la tuberculose)’’.
Pour la région de Dakar seulement, il existe 25 centres de traitement et 22 machines Genexpert.
Le PNT a adopté depuis 2016 la stratégie ‘’End TB (mettre fin à la Tuberculose) d’ici 2035, lancée par l’Organisation mondiale de la santé.
Dans cette stratégie, souligne le Dr Kane, il s’agit de ‘’réduire le nombre de décès de 95% par rapport à 2015 d’une part et de réduire de 90 % le nombre de nouveaux cas’’, pour ‘’avoir moins d’un cas pour 100 mille habitants’.
Pour atteindre cet objectif, ‘’il faut réduire de 75 % le nombre de décès et réduire de 50 % le nombre de nouveaux cas’’ à l’horizon 2025.
LE COUT DU DIAGNOSTIC MEDICAL, UN OBSTACLE POUR ACCEDER A LA GRATUITE DE LA CHIMIOTHERAPIE !
Le Gouvernement a rendu gratuite la chimiothérapie pour les malades du cancer. Sauf que beaucoup de malades peinent encore à bénéficier de cette gratuité à cause des obstacles liées à la pose diagnostic
Le Gouvernement a rendu gratuite la chimiothérapie pour les malades du cancer. Sauf que beaucoup de malades peinent encore à bénéficier de cette gratuité à cause des obstacles liées à la pose diagnostic. D’où le cri du coeur de la présidente de l’Association Cancer du Sein Sénégal (AC2S), Mme Mame Diarra Guèye Kébé, qui invite le chef de l’Etat à rendre cette pause aussi gratuite.
Franchement alarmants ! Selon des chiffres de 2018 du Centre international de Recherche des cancers donnés par Dr Tambo Bathily, cancérologue médical en région parisienne, au cours d’une émission sur Tv5 monde, dans le continent africain, 168 00 nouveaux cas de cancer du sein ont été diagnostiqués cette année-là parmi lesquels 74 000 décès.
Dans le même temps, au niveau mondial, 2 millions de cancers du sein étaient enregistrés dont plus de 600 000 décès. La mortalité de cette maladie reste très élevée. Au Sénégal, le cancer du sein est le plus fréquent au niveau des femmes avec environ 1700 cas par an. Mais depuis deux ans maintenant, le Gouvernement a instauré la gratuité de la chimiothérapie pour les femmes souffrant des cancers du sein ou du col de l’utérus. Malheureusement, le retard pris souvent dans la pose diagnostic donne le temps aux tumeurs cancéreuses d’évoluer.
D’où cet appel du secrétaire général de la Ligue sénégalaise contre le cancer, Mansour Niang. «Les femmes ne doivent pas attendre d’avoir des signes pour aller se faire consulter. Il faut, dès l’âge de 20 ans, commencer l’auto examen des seins pour qu’en cas de changement du sein avec des rougeurs, une masse ou des ganglions, pouvoir aller voir son médecin». Une recommandation qui en dit long sur l’importance de prévenir les cancers qui plongent les malades dans des situations hyper stressantes avant, pendant et même après la pose de diagnostic. Une sorte d’inspection, pour ne pas dire d’examen, qui constitue aujourd’hui le noeud de la guerre des patientes cancéreuses et leurs familles contre ce terrible mal tueur. «Quand on soupçonne le cancer dans une personne, on lui demande d’aller faire une mammographie à 30 000 francs.
Après confirmation, elle va devoir faire le scanner à 140 000 francs, puis la biopsie à 25 000 francs et un bilan sanguin qui coûte pas moins de 100 000 francs avant de faire une échographie du coeur». Un montant exorbitant qui frôle les 400 000 francs et qui, selon la présidente de l’Association Cancer du Sein Sénégal, Mme Mame Diarra Guèye Kébé, demeure une barrière pour une meilleure prise en charge des malades du cancer. Or, comme elle le dit, il faut un passage, une sorte de porte d’entrée pour accéder à cette gratuité. C’est ce diagnostic médical pour trouver la maladie que beaucoup de malades du cancer, notamment les femmes pour ce qui est du cancer du sein, n’arrivent pas à franchir. «La bonne dame dont le mari est ouvrier ou mareyeur ou elle qui vend sur une petite table des fruits et légumes, vous pensez qu’elle a 400 000 pour payer cette pose de diagnostic ?
Evidemment, elle n’a pas cette somme et elle ne peut pas se payer ce diagnostic. Le traitement c’est gratuit, d’accord. Mais au début, si la malade n’a rien en poche, mais elle ne pourra jamais y accéder. C’est un gros problème !» soupire la présidente d’AC2S. D’où son cri du coeur à l’endroit des autorités, notamment du président de la République du Sénégal pour que le diagnostic aussi soit gratuit. Or, selon Dr Bathily, ce diagnostic est d’autant plus important dans la prise en charge du cancer du sein qu’»il ne faut pas louper le code. Il faut un diagnostic rapide, tout de suite détecter la maladie et la traiter très tôt. Parce que si on traite très tôt, 9 femmes sur 10 vont être guéries de leur cancer». C’est pour dire que la détection précoce de la maladie peut donner des chances de guérir 90 % des patients (9 malades sur 10).
L’importance de la détection précoce réitérée !
Chaque année, durant tout le mois d’octobre, il y a des campagnes de dépistage du cancer du sein dans le cadre d’une campagne dénommée « Octobre rose » durant laquelle des équipes médicales sont mobilisées. Mais le plus simple, c’est la détection précoce de la maladie par le biais de l’autopalpation du sein pour trouver un nodule, une boule. «Mais attention, toutes les boules ne sont pas des cancers. Ce n’est donc pas la peine de s’alarmer si on en trouve une. Il y a beaucoup de boules qui ne sont pas cancéreuses. Par contre quand celle qu’on trouve est dure, douloureuse et que le sein coule, il faut consulter son médecin», a insisté le médecin selon qui, si on commence par la détection précoce, on fera un grand pas en avant dans la prise en charge des cancers. Cette détection précoce constitue donc la première phase avant la mammographie, le dépistage donc pour détecter «les cancers qui sont indolents, qui ne sont pas visibles» pour qu’ils puissent être diagnostiqués précocement et traités très tôt.
D’après les explications du Dr Bathily, avec les différentes possibilités thérapeutiques, «tout dépend du stade du cancer, et plus la taille du cancer est petite, plus on fait un accès à la chirurgie. Auparavant, on faisait l’ablation totale des seins mais actuellement, avec la radiothérapie, on conserve le sein et on retire juste la boule infectée. Il y a par contre les cancers inflammatoires de plus de 5 centimètres. Avec ces types de cancer, on préfère refroidir le cancer, diminuer l’inflammation avec la chimiothérapie avant de faire l’opération. Mais au stade 4 de la maladie où malheureusement le cancer s’est généralisé, on fait des traiments de confort pour réduire la charge tumorale». Dans tous les cas, il faut noter que la règle principale après une autopalpation des seins, c’est d’ «aller se faire consulter chez un chirurgien gynécologue».
Avec le cancer, d’après le cancérologue médical, «on peut être traité correctement, mais tout est centré dans les grandes villes comme au Sénégal où il y a des centres, mais il reste beaucoup à faire. Il en va de même pour les ressources humaines de qualité qu’il s’agisse des infirmiers, des oncologues, des chirurgiens spécialistes...» explique le cancérologue. Selon Dr Bathily, le cancer est une maladie dont on ne connait pas encore les causes mais qui a des facteurs favorisants qui peuvent être liés à la survenue des règles précocement, à une ménopause tardive chez des femmes qui n’ont jamais accouché, à l’alcool, à l’obésité...
L’HOPITAL ALBERT ROYER ALERTE
Les cas de grippe chez les enfants prennent de l’ampleur dans les structures de santé
Les cas de grippe chez les enfants prennent de l’ampleur dans les structures de santé. Au niveau de l’hôpital Albert Royer de Fann, ils sont nombreux qui y arrivent dans une situation de détresse respiratoire qui nécessite un branchement à oxygène. Un phénomène qui indispose des parents et accompagnants de certains patients qui doivent attendre très longtemps avant de se prendre en charge. En point de presse hier, mercredi 13 octobre, les médecins ont tiré la sonnette d’alarme
Les cas de paludisme sont en baisse dans les consultations au même la grippe prend du terrain. Au niveau de l’hôpital d’enfants Albert Royer, plus d’une dizaine arrivent dans les lieux en situation de détresse respiratoire par jour. Ils ont besoin d’être pris en charge dans l’immédiat. Selon le professeur Idrissa Demba Ba, ce phénomène touche les enfants de moins de deux ans. «Depuis une à deux semaines, nous avons beaucoup de cas de grippe chez les enfants mais surtout des cas graves. Ces malades sont prioritaires dans le traitement et ils doivent être pris en charge dans les 10 à 30 minutes» a-til laissé entendre.
Et de poursuivre : «l’hôpital est débordé par les cas grave. Il arrive que deux patients partagent le même lit. Il faut agir vite pour stabiliser l’enfant». Revenant sur la prévention de ces cas, le professeur Ba a recommandé, le lavage des mains avec de l’eau coulante et au savon, le port de masque, mais aussi l’hygiène nasale. Toutefois, il a rassuré que «le taux de mortalité est stable. Avec la flambée des cas, nous n’avons pas encore enregistré de décès. Les pathologies qui sont à l’origine de la grippe virale sont les infections virales, la bronchiolite, diarrhée ou vomissement».
Pour le professeur Aliou Thiongane chef de service d’accueil des urgences (Sau) de l’hôpital Albert Royer, la hausse des cas de grippe ces derniers jours a créé des tensions au sein des accompagnants des malades. «Il y en a certains parents qui ne comprennent pas le fait que les médecins les font attendre pour prendre en charge des malades qui viennent d’arriver. Les interventions peuvent prendre du temps pour les urgences et certains accompagnants s’impatientent». Pour le Pr Thiongane, il y a trois catégories de malades qui sont prises en charge au sein de son service. Les malades urgent dont l’attente ne doit pas dépasser une heure, ceux qui sont non urgent dont le délai d’attente reste indéterminé. Ces derniers peuvent patienter trois heures, une journée et même plus. Et entre les deux, il y a les malades prioritaires.
LE SENEGAL MANQUE DE SPECIALISTE EN OPHTAMOLIGIE
Le Sénégal ne compte que 67 médecins ophtalmologistes. Un déficit en ressources humaines constaté au moment où 27 000 patients attendent d’être pris en charge, au niveau national. Des chiffres révélés, ce mercredi 13 octobre
Le Sénégal ne compte que 67 médecins ophtalmologistes. Un déficit en ressources humaines constaté au moment où 27 000 patients attendent d’être pris en charge, au niveau national. Des chiffres révélés, ce mercredi 13 octobre, marquant la célébration de la journée mondiale de la vue.
A l’occasion, le coordonnateur du programme national de promotion de la santé oculaire, Dr Mouctar Dieng Badiane, a plaidé pour l’accès à la chirurgie.
Le spécialiste de souligner que, cette année, ils ont "axé (leur) communication, sur le trachome (conjonctivite contagieuse pouvant entraîner la cécité). Nous attendons à peu près 27 000 cas. Ils doivent être opérés dans les 35 districts d’ici 2024. En ce moment, nos équipes sont à Nioro. Après, il y aura Kaolack, district Ndoffane, cette année".
"Aimer vos yeux" est le thème retenu, cette année.
EPIDEMIE DE LA GRIPPE, LE CENTRE PÉDIATRIQUE ALBERT ROYER ALERTE
Emedia attirait récemment l’attention des parents sur une épidémie de grippe touchant sévèrement les enfants. C’est toujours le rush au service d’accueil de l’hôpital d’enfants Albert Royer. Débordés, les médecins ont interpellé la tutelle.
Emedia attirait récemment l’attention des parents sur une épidémie de grippe touchant sévèrement les enfants. C’est toujours le rush au service d’accueil de l’hôpital d’enfants Albert Royer. Débordés, les médecins ont interpellé la tutelle.
"Nous avons tous constaté que depuis une à deux semaines, nous avons une affluence de patients, et c’est lié à ce qu’on appelle des phénomènes de poussées. Il y a eu beaucoup de cas d’infections virales. La grippe fait partie des infections virales. Les diarrhées et les vomissements que présentent les enfants en font partie, (de même que) les bronchiolites, les rhinites, et les rhinobronchites. Il y a même des cas de pneumonies virales, qui font que nous avons eu beaucoup plus de patients qui viennent pour de la fièvre, de la toux, des vomissements", alerte Dr Idrissa Demba BA, chef du service de pneumologie de la structure sanitaire.
Il ajoute que la même affluence est notée dans toutes les structures prenant en charge les enfants.
À Albert Royer, entre 200 et 300 malades sont consultés par jour, estime Dr Alioune Thiogane, chef du service d’accueil des urgences de la structure. "C’est énorme, c’est trois ou quatre fois que dans les autres structures pédiatriques. C’est une charge de travail qui est très importante. La consultation se fait non-stop ici. De 08 heures, le matin, à (la même heure), le lendemain, les gens sont debout, médecins comme infirmiers, on fait plus que ce que l’on devait faire. Albert Royer fait le maximum de ce qu’il peut faire".
Le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, est appelé à contrôler le rush.
GAMOU 2021, THIENABA ALIMENTE EN EAU
Les trois forages de Thiénaba (ouest) fonctionnent tous et peuvent satisfaire les besoins en eau des fidèles, lors du gamou prévu mardi prochain dans cette localité, a assuré mercredi le directeur général de l’Office des forages ruraux (OFOR)
Thiénaba, 13 oct (APS) - Les trois forages de Thiénaba (ouest) fonctionnent tous et peuvent satisfaire les besoins en eau des fidèles, lors du gamou prévu mardi prochain dans cette localité, a assuré mercredi le directeur général de l’Office des forages ruraux (OFOR), Alpha Baïla Guèye.
‘’Aujourd’hui, tous les trois forages fonctionnent’’, a-t-il dit lors d’une visite effectuée dans cette cité religieuse où il a été reçu par le khalife, Serigne Assane Seck.
L’OFOR a réussi à pallier les difficultés liées au stockage de l’eau et à l’entretien des ouvrages hydrauliques à l’aide d’un dispositif d’appoint constitué de bâches à eau et de citernes, selon M. Guèye.
Le forage de la SDE, l’une des trois infrastructures hydrauliques de Thiénaba, était en panne, ce qui engendrait une pénurie d’eau dans cette localité, a rappelé le président du comité d’organisation du gamou, Elhadji Diop.
Selon M. Diop, des équipements dont le coût est estimé à 9 millions de francs CFA ont été achetés pour la réparation des ouvrages.
Le directeur général de l’OFOR dit espérer que les fidèles vont célébrer le gamou dans de bonnes conditions, à l’abri des pénuries d’eau surtout.
Il a annoncé la construction, avant la fin de l’année, d’un quatrième forage, pour satisfaire la demande des habitants de la cité religieuse en expansion et de leurs milliers d’hôtes lors de cet événement annuel commémorant la naissance du prophète Mohamed.
En un an, le nombre de quartiers de Thiénaba est passé de quatre à 12, ce qui augmente fortement ses besoins en eau, selon Alpha Baïla Guèye.
Le khalife s’est réjoui du respect des engagements de l’OFOR, concernant l’approvisionnement en eau de Thiénaba et de la ‘’détermination’’ avec laquelle les ouvrages hydrauliques ont été remis en service.
Alpha Baïla Guèye a profité de sa visite pour offrir des packs de bouteilles d’eau au guide religieux.
LE SÉNÉGAL EN QUÊTE DE SOUVERAINETÉ PHARMACEUTIQUE
Le pays compte sept unités de production de médicaments, dont une est en cours de relance. Mais les obstacles au développement sont nombreux
Le Monde Afrique |
Théa Ollivier |
Publication 13/10/2021
Devant les bâtiments abandonnés de l’usine Médis, une douzaine d’anciens salariés se protègent de la chaleur à l’ombre d’un grand arbre. Ils partagent le thé, lisent le journal, discutent. Faute de mieux. A Thiaroye, en banlieue de Dakar, la seule usine pharmaceutique du Sénégal est à l’arrêt depuis le 15 janvier 2020. L’Etat s’est engagé à investir 5,5 milliards de francs CFA (8,4 millions d’euros) pour relancer le site et entrer au capital de Médis. Mais les discussions piétinent et les ouvriers se languissent.
Certains, comme « M. Diagne », ont travaillé plus de vingt ans entre ces murs désormais rongés par les herbes. Privé de salaire et de couverture maladie, l’ancien opérateur de production aligne « dix-neuf mois d’arriérés de loyer et ne [peut] plus payer l’école de [ses] trois enfants ». Ali*, qui a exercé comme conducteur de machine pendant vingt-deux ans, en est à peu près au même point. « Un huissier est venu chez moi pour m’expulser car je n’ai pas versé mon loyer depuis des mois. Mais je n’ai même pas de quoi payer un transporteur pour sortir mes bagages », lance-t-il, le regard anxieux.
Pourtant, la relance de l’usine pharmaceutique a été plusieurs fois discutée en conseil des ministres. Le site, a souligné le président Macky Sall, est indispensable pour atteindre une « souveraineté durable du Sénégal sur certains médicaments, produits et équipements de première nécessité ». Une liste de molécules considérées comme prioritaires – comme le paracétamol, le fer ou les produits utilisés dans la lutte contre le Covid-19 – est en train d’être validée par le gouvernement. Avec un objectif : satisfaire, grâce à la production locale, 50 % des besoins nationaux en médicaments d’ici à 2035.
« Mauvaise gouvernance »
Mais le pays en est encore très loin. Depuis l’arrêt de l’usine Médis, 96 % des médicaments et traitements sont importés, contre 90 % avant la fermeture du site, selon le docteur Abdoulakhat Mangane, conseiller auprès du ministère de la santé. Une dépendance vis-à-vis de l’étranger qui s’est fait particulièrement sentir au plus fort de la crise sanitaire du Covid-19. Quelques produits ont connu des ruptures de stocks épisodiques, comme le phénobarbital (antiépileptique) ou les antidiarrhéiques. Pour les produits de lutte contre le Covid-19, le Sénégal a pu compter sur une solidarité internationale sans laquelle d’autres ruptures auraient pu s’ajouter.
Créée en 1973 sous le premier président sénégalais, Léopold Sédar Senghor, le site, d’abord public, a été tour à tour racheté par Rhône-Poulenc, Aventis, Sanofi et dernièrement Médis Tunisie. Après trois ans d’activité, il a fermé ses portes pour « difficultés financières », selon les maigres explications fournies par Médis à ses employés. « Nous avons fustigé une mauvaise gestion et une mauvaise gouvernance. Nous avons négocié, quitte à perdre des avantages. Mais la direction a refusé et a cessé l’activité sans respecter la procédure », regrette Médoune Diop, porte-parole des délégués du personnel.