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4 avril 2025
Société
PAR EL HADJI GORGUI WADE NDOYE
NOTRE SOCIÉTÉ A PEUR DE SE REGARDER DANS LE MIROIR
Nous parlons Teranga, mais avons organisé notre douce jungle ! Dans ce pays, il y a aujourd’hui peu de discours, peu de dialogues, peu de bienveillance. Dire devient impossible, nommer diabolique
El Hadji Gorgui Wade Ndoye |
Publication 15/02/2025
Rien que le mois de février 2022, le Sénégal a recensé 11 morts par suicide (Enquête Plus). L’année 2021, le pays a enregistré 100 morts par suicide. Entre juin et août 2020, il y a eu 10 morts par suicide (PressAfrik). Le Sénégal occupait le 62ème rang mondial des morts par suicide, il y a une vingtaine d’années, selon une étude du Pan African Medical Journal (Pamj), sur une période de 10 ans (janvier 1996-décembre 2005). Les Nations unies comptent 194 Etats-membres ! En 2024, l’organisation mondiale de la santé (Oms) a recensé près de 720 000 personnes qui se suicident chaque année. Le suicide est la troisième cause de mortalité chez les 15-29 ans.
L’étude démontrait qu’à Dakar, les morts par suicide restent peu fréquentes au regard de la mortalité générale. Les hommes se suicident deux fois plus que les femmes, et le suicide reste l’apanage de l’adulte jeune dont l’âge se situe entre 21 et 30 ans. «Les suicidés résident le plus souvent en zone périurbaine et ils commettent cet acte dans la majorité des cas en période de froid (pendant les mois de janvier, février et mars), plus avant midi et en soirée qu’en après-midi», soulignait l’étude. Aussi 97.2% des suicidés ont utilisé un seul moyen pour se suicider, et le suicide complexe (utilisation de plusieurs moyens) a concerné seulement un cas dans l’étude. La pendaison reste le mode le plus utilisé.
Teranga versus bête intérieure
Le Sénégal est devenu une société indifférente aux multiples drames individuels qui finissent par devenir une vraie tragédie nationale. Il y a quelques années, c’est devant le Palais présidentiel que des Sénégalais se sont immolés par le feu, puis la longue série des jeunes qui meurent sur le chemin de Barsa ou Barsakh devant l’indifférence générale, constate mon ami Adama Aly Pam sur le fil de nos discussions dans notre plateforme du Rasa. Les suicides au quotidien ne sont traités que comme faits divers, à se demander s’il y a une stratégie nationale de prise en charge des maladies psychiatriques ?
Nous parlons Teranga, mais avons organisé notre douce jungle ! Dans ce pays, il y a aujourd’hui peu de discours, peu de dialogues, peu de bienveillance. Nous nous complaisons à nous tenir les uns les autres dans ce que les uns et les autres peuvent ou pourraient dire et qui puissent nuire les uns ou les autres. L’absence de plus en plus de cours dans les maisons, participe à chauffer les esprits qui grondent dans les chambres, et dans cette intimité, souvent d’ailleurs, jaillissent les premières flammes de l’incendie qui mettra le logis en cendres !
La compassion, l’élégante solidarité, la fraternité naturelle s’en vont sous nos regards.
Préjugés, jugements, jalousie, méchanceté, l’attente qu’autrui se brûle les ailes pour dire «Niaaw»… sont devenus des marqueurs ! Beaucoup préfèrent ainsi ruminer leur mal-être, taire leur désarroi, trouver les anticorps personnels dans le huis clos de leur être pour se soigner … loin des regards ! Jusqu’à l’abîme ! La mort devient ainsi une délivrance pour le laissé-pour-compte et un festin d’ego pour les survivants… en attendant leur tour !
Les discours nimbés de sagesse sont décrétés brodés d’hypocrisie et d’esprit partisan.
Même dans les monologues de quelques esprits pourtant brillants suinte parfois une violence comme si chacun essayait de se faire peur de faire peur à autrui. Dire devient impossible, nommer diabolique !
Notre société, oui, veut le Bien mais promeut peu les volontaristes pour le Bien. Notre société actuelle est comme tétanisée de devoir dire «Waw Goor» «Waw Kumba», pourtant de magnifiques expressions, pour encourager ses semblables femmes ou hommes, inscrites dans son Adn.
De plus en plus des familles se disloquent à cause de l’héritage matériel, des gens de même sang concèdent à s’hiérarchiser selon qui a le plus de «Blé» et de «Ndombal Tank» !
Le fonctionnaire qui fait correctement son job est estampillé zélé, le Gorgorlu qui essaie de suivre les règles est traité de «naïf». Les «trois normaux» et les «bol dof» devenus rares à cause de la crise économique, ne sont plus avec les «bancs jaxle», des moments de défoulement, de confessions, de régulation, de cogitations pour trouver des solutions ou de transfert du réel si lourd parfois à porter tout seul !
On regarde les gens s’enfoncer… On les pleure à leur mort le temps d’envoyer un selfie ou la photo du gars dans le trou qui lui servira de lit éternel !
Il y a une sorte de mal qui est en nous, une bête sauvage qu’on refuse de voir !
Mais dans tout cela, il y a fort heureusement, une Noblesse d’âme, une grandeur sublime chez certains qui, malgré le brouhaha, autorisent encore de pouvoir entendre un discours, d’être dans le dialogue… d’espérer ! Il est grand temps plus que jamais de repenser notre Vivre-Ensemble, de nous Aimer, de faire Nation en commençant à l’intérieur de nos maisons, nos quartiers, nos villes, villages, nos lieux d’éducation, de formation, de travail, etc. Nous en avons le génie et le devoir de ne laisser personne errer tout seul sur des chemins sinueux ! Tenons-nous les mains les uns les autres, nous en avons le devoir et les capacités car oui nous sommes le Sénégal éternel.
Mes prières aux morts, mes pensées à nos malades, mes encouragements à celles et à ceux qui luttent. Paix et progrès dans le Sénégal et dans un monde paisible et de justice
«Ya Rabbi Ihdinaa Siraatakal Moustakhiim siraatal laziina an amta alayhim ». Amiin Amiin Amiin. «Walaa ad daalin». Amiin
El Hadji Gorgui Wade Ndoye (Egwn) est journaliste sénégalais à Genève, initiateur du Gingembre Littéraire du Sénégal sur Le Vivre Ensemble.
GRÈVE GÉNÉRALE EN VUE
Une grève générale ! C’est ce qu’envisagent les syndicalistes du Sénégal, qui l’ont dit hier, lors du grand rassemblement des forces syndicales à la Bourse du travail de la Cnts. Les syndicats souhaitent dialoguer avec les autorités
Une grève générale ! C’est ce qu’envisagent les syndicalistes du Sénégal, qui l’ont dit hier, lors du grand rassemblement des forces syndicales à la Bourse du travail de la Cnts. Les syndicats souhaitent dialoguer avec les autorités.
Le front social est sur le point d’entrer en ébullition. La faute aux nouvelles autorités qui sont restées aphones face aux souffrances des travailleurs, en plus d’afficher leur «arrogance» dans les médias. «Si le gouvernement ne nous écoute pas et qu’il n’est pas dans la logique de satisfaire nos revendications, nous allons en grève générale», a informé Elimane Diouf, le Secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (Csas), hier, lors du lancement du grand rassemblement des forces syndicales à la Bourse du travail Keur Madia.
Ce grand rassemblement inédit des centrales et fédérations syndicales se veut l’unique interlocuteur du patronat et du gouvernement pour la défense des intérêts des travailleurs. «Tout le monde connaît les difficultés du secteur des Btp. A côté des chantiers à l’arrêt, il y a la dette que l’Etat doit aux entreprises. Quand on veut développer un pays, on n’efface pas tout. Il faut que les autorités reviennent à la raison en parlant avec les acteurs. Quand on vient au pouvoir, on hérite du passif comme de l’actif. Il faut redresser sans bloquer le pays», a déclaré Elimane Diouf. Pour lui, les travailleurs, tous secteurs confondus, souffrent de la cherté de la vie. Il a demandé à l’Etat de baisser le prix des denrées de première nécessité ou de revoir à la baisse la fiscalité, notamment l’impôt sur le revenu, et d’augmenter les salaires. «Les industries alimentaires souffrent parce que tous les produits sont surtaxés. Beaucoup d’entreprises sont en train de se deporter en Côte d’Ivoire, en Guinée, etc. Nous devons les retenir», a-t-il ajouté, avant de demander au gouvernement de revoir sa politique fiscale au moment où la Dgid explore de nouvelles niches pour réunir les 3000 milliards Cfa assignés par les nouvelles autorités. «Si ce gouvernement n’est pas dans une logique de satisfaire nos revendications, nous allons vers une grève générale. Ce gouvernement pense que nous ne représentons rien», s’est désolé Elimane Diouf pour dénoncer le mutisme des nouvelles autorités.
Une chose que Mody Guiro ne comprend pas. Le Secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) a expliqué que le duo Diomaye-Sonko devrait être en mesure de les comprendre car ayant dirigé le Syndicat des Impôts et domaines. «Ils nous ont rencontrés à leur demande. Nous avons accepté d’aider le gouvernement, de travailler sur leurs demandes. C’est ce que nous avons fait jusqu’à présent», a indiqué Mody Guiro. Il a affirmé que les centrales syndicales ont accepté de taire leurs revendications pour contribuer à l’apaisement du climat social. «Nous sommes témoins des violations des droits des travailleurs. Les autorités se permettent de licencier des personnes qui ont des Cdi. Le Jub-Jubal-Jubanti doit être respecté par tout le monde. On ne peut pas demander aux Sénégalais de le respecter mais que des autorités le foulent aux pieds. Il suffit de regarder les médias pour percevoir leur arrogance. «J’ai des objectifs à remplir», c’est ce qu’ils disent. Et au même moment, ils recrutent. La situation est difficile et l’heure est grave. Nous ne sommes pas en grève ni en guerre. On se prépare au pire. Nous pouvons lutter, et nous pouvons le faire très bien. On ne peut pas créer des emplois et licencier à tour de bras.»
Mody Guiro exige la tenue d’un dialogue entre le gouvernement et les travailleurs. Sans donner de délai, le patron de la Cnts menace : «Si le dialogue ne suit pas, nous allons déposer un préavis de grève générale.»
UN BÉBÉ NAÎT EN PLEIN VOL ENTRE DAKAR ET BRUXELLES
Une expérience peu banale, car, par précaution, les compagnies n’autorisent plus à bord les femmes enceintes à partir de la 36e semaine de grossesse.
Une naissance insolite s’est produite à bord d’un avion de la compagnie Brussels Airlines reliant Dakar à Bruxelles. Une passagère a accouché en plein vol, avec l’aide du personnel navigant et de quelques passagers.
C’est une petite fille qui a vu le jour ce vendredi 14 février 2025, alors que l’avion était à destination de la capitale belge, selon Rtl Info et la compagnie belge sur sa page Facebook. Sa mère, autorisée à prendre l’avion malgré sa grossesse avancée, a ressenti les premières contractions peu après le décollage.
Rapidement, une hôtesse de l’air, une infirmière et un médecin présents parmi les passagers se sont mobilisés pour l’assister.
Grâce à cette équipe improvisée, la naissance s’est déroulée sans encombre, lui offrant une entrée dans le monde des plus remarquables, au-dessus des nuages.
Une expérience peu banale, car, par précaution, les compagnies n’autorisent plus à bord les femmes enceintes à partir de la 36e semaine de grossesse.
par l'éditorialiste de seneplus, alymana bathily
DIOMAYE FACE À LA DEMANDE DE RÉPARATIONS DE L’AFRIQUE
EXCLUSIF SENEPLUS - Les initiatives du mouvement pour les 'réparations' de 1991 à 2009 peuvent inspirer la résolution que l'UA devrait adopter pour le compte de l’Afrique-monde. Il s’agit d’une occasion historique pour le président sénégalais
Alymana Bathily de SenePlus |
Publication 14/02/2025
La 38ème session ordinaire de l'Assemblée de l'UA (session des chefs d'État et de gouvernement) se tiendra à Addis Abeba du 15 au 16 février. L’ordre du jour comprend le lancement officiel du thème de l'année 2025 : "Justice pour les Africains et les personnes d'ascendance africaine par le biais des réparations".
C’est une nouvelle occasion pour l’Union Africaine d’interpeller les pays européens et américains qui ont colonisé l’Afrique, l’ont exploité et ont esclavagisé ses populations pendant plusieurs siècles, se rendant ainsi coupables de crimes contre l’humanité et de génocides, de procéder à des réparations à son égard comme ils l’ont fait à l’endroit du peuple juif.
Bien que l'ordre du jour de cette session comprenne de nombreux sujets brulants, l’avancée de l'agenda 1963, le renforcement de la zone de libre-échange, l’accélération du développement économique et les guerres en RDC et au Soudan, il est impératif que la question des réparations soit discutée par les chefs d’Etat et qu’un plan d’action soit établi.
L’urgence de la question
Cette question vient en effet à son heure avec la montée du racisme contre les Africains dans le monde entier, l’adoption de politiques anti-immigration en Europe et aux Etats-Unis et la fin de l’aide au développement annoncée par le nouveau gouvernement américain de M. Trump.
Il y a en même temps la résurgence de la question et l’extraordinaire mobilisation de la communauté noire africaine-américaine et des mouvements progressistes à l’intérieur des Etats-Unis et des communautés afrodescendantes à travers le monde entier.
Dans ce contexte, l’Union Africaine doit adopter sur cette question une résolution forte, non pas au nom de ses seuls 55 Etats membres mais au nom et pour le compte de « l’Afrique-monde » (Global Africa), selon le concept du panafricaniste tanzanien Ali Mazrui, c’est-à-dire de l’Afrique continentale et de toutes ses diasporas, aussi bien celles issues de la traite négrière que celles crées par les mouvements de migrations hors du continent survenues pendant la période coloniale puis néocoloniale .
Cette résolution sera ensuite présentée aux Nations Unies à l’adresse non des seuls Etats-Unis, mais de l’ensemble des États européens. Elle devra prendre en compte la longue histoire du mouvement de réparations et la dépasser.
Une brève histoire du mouvement de la réparation pour l’esclavage, le colonialisme et le néocolonialisme
L’idée de réparations à l’endroit des Africains-Américains et autres Afrodescendants et des Etats africains pour l’esclavage, la colonisation et le néocolonialisme est en effet ancienne et instructive. Elle a été formulée aux Etats-Unis dès le lendemain de la proclamation de l’Emancipation des esclaves en 1863, avec l’engagement du gouvernement américain d’alors, jamais réalisée, de concéder à chaque famille d’esclave libre « 40 acres de terre et une mule ».
En Afrique, elle n’a été mise sur la table de l’Organisation de l’Unité Africaine (O.U.A) qu’en 1991 quand elle a fait l’objet de la « résolution 1339 », approuvée par le Conseil des ministres tenue du 27 mai au 1 juin 1991.
Puis à l’issue d’une réunion tenue à Abuja le 28 juin 1992, l’OUA a mis en place un « groupe d’éminentes personnalités » présidée par le milliardaire et homme politique nigérian chief M.K.O Abiola avec pour mission de mettre en œuvre le projet de réparations convenu.
Notons que le groupe d’éminentes personnalités comprenait l’historien nigerian J.F.Ade Ajayi, le Professeur Samir Amin, le Congresman Africain-américain Ron Dellums, le Professeur Joseph Ki-Zerbo, Graca Machel, Miriam Makeba, le Professeur Ali Mazrui, l’ancien président du Cap-Vert Aristide Perreira, Amadou Mactar Mbow, l’ancien ministre des Affaires étrangères du Ghana sous Kwame Nkrumah, Alex Quaison Sackey et le diplomate jamaicain Dudley Thompson.
C’est à initiative de ce groupe que se tint la première conférence panafricaine sur les « dédommagements pour les descendant-e-s des victimes de la mise en esclavage des Africains, la colonisation et le néocolonialisme », organisée du 27 au 29 avril 1993 à Abuja au Nigeria.
La Déclaration de cette conférence indiquait que les pays qui se sont livrés à l’esclavage puis au colonialisme et au néocolonialisme avaient contracté une « dette morale » et une « dette à payer ». Elle demandait aussi le retour des « effets volés, biens culturels et autres trésors pillés ».
Elle indiquait que les réparations pouvaient prendre la forme de « transferts financiers » et d’annulations de dettes et devaient attribuer à l’Afrique une meilleure représentation dans les organes de décision des organisations internationales en particulier un siège au Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Mais la « première conférence panafricaine » eut finalement peu de résultats. Et ce n’est qu’en 1999 que la demande de « réparations » de l’Afrique et des diasporas africaines pour l’esclavage, le colonialisme et le néocolonialisme fut relancée par la Conférence de la Commission Vérité (Truth Commission Conference) qui s’est réunie à Accra, avec des délégués de neuf États africains, des Etats-Unis, des Antilles et de la Grande Bretagne.
Cet argument et ce montant seront repris par Mouammar Qadhafi en sa qualité de président de l’Union Africaine le 23 septembre 2009 à la tribune de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Il demande alors que la colonisation soit déclarée crime contre l’humanité.
Auparavant, la « Conférence mondiale contre le racisme » organisée par l’ONU à Durban (Afrique du Sud, 31 Aout au 7 septembre 2001), a abordé la question des « réparations » mais n’a pu adopter de résolution contraignante du fait de l’opposition de certains Etats dont le Sénégal, par la voix de son président Abdoulaye Wade. Mais la Conférence a tout de même reconnu aux peuples africains et afro descendants « le droit de réclamer des réparations ».
Reprendre le mouvement et aller plus loin
Les différentes initiatives que le mouvement en faveur des « réparations » qui ont été mises en œuvre de 1991 à 2009 sont riches d’enseignements pour fonder la résolution forte que la présente session de l’UA devrait adopter pour le compte de l’Afrique-monde.
L’Union Africaine sur la base d’une telle résolution pertinente pourrait ensuite mettre en place un nouveau « groupe d’éminentes personnalités » qui à l’image de celui de 1992 intégrerait des représentants patentés de la Diaspora africaine américaine et un plus grand nombre encore de représentants des autres diasporas notamment des Antilles « françaises » et « britanniques », d’Amérique du Sud, et de toutes les communautés Afropeans.
La mission de ce groupe sera d’organiser une seconde conférence panafricaine sur les « dédommagements pour les descendant-e-s des victimes de la mise en esclavage des Africains, la colonisation et le néocolonialisme » afin de formuler un texte pour le compte de l’Union Africaine qui l’adoptera formellement avant de le présenter aux Nations Unies.
Ce texte fera référence à la loi française du 21 mai 2001 de la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité dite loi Taubira, défendue alors par Christiane Taubira députée française de Guyane.
Le texte s’appuiera sur les conclusions et recommandations de la première conférence, sur les observations de la Truth Commission d’Accra, sur les arguments présentés par le président Mouamar Kadhafi à la tribune de l’Assemblée Générale des Nations Unies le 23 septembre 2009 ainsi que sur la reconnaissance de la « Conférence mondiale contre le racisme » de l’ONU de Durban du « droit des peuples de « réclamer des réparations ».
De même que les réparations allemandes à l’Etat d’Israël pour la Seconde Guerre mondiale ont été garanties par la communauté internationale (en fait les vainqueurs de la deuxième guerre mondiale : les USA, la Grande Bretagne, l’Union Soviétique et la France), de même les Nations Unies devront garantir les réparations pour les peuples africains et afrodescendants qui auront été adoptées.
Outre la compensation morale que les réparations apporteront aux milliards d’Africains et d’Afrodescendants à travers le monde, ces réparations se traduiront sous forme d’investissements déterminants en Afrique et dans les différentes communautés africaines à travers le monde.
On voit dès lors comment les réparations pourraient impulser le développement de l’Afrique.
Mais est-il possible d’obtenir effectivement cette « réparation » ? Cela ne se fera assurément pas sans une lutte politique déterminée. Tout dépendra d’abord de la détermination des chefs d’État africains à mener le combat au niveau des Nations Unies à travers l’Union Africaine. Ils doivent se convaincre que c’est là, le seul combat qui vaille et que l’annulation de la dette et la mise en place d’un Plan Marshall pour l’Afrique ne sont que des leurres.
Ils savent en outre, au moins depuis que Donald Trump a été réélu à la présidence des Etats-Unis, que l’aide publique au développement est condamnée à très court terme.
Le rôle historique du président Bassirou Diomaye Faye
Fort du prestige que lui a conféré le combat victorieux du Pastef pour la conquête de la souveraineté du Sénégal, pour le panafricanisme et pour la restitution de la mémoire historique des Africains, Bassirou Diomaye Faye est légitime pour s’ériger en leader du combat pour la « réparation ».
Il s’agit d’une occasion historique pour lui de se signaler à l’attention de l’Afrique et du monde et de mettre à jour l’héritage des leaders historiques du panafricanisme.
LES SYNDICATS SE MOBILISENT POUR DES CONDITIONS DE TRAVAIL DIGNES
Le Grand Rassemblement des forces syndicales du Sénégal s’est tenu à la Bourse du Travail, au siège de la CNTS Keur Madia, réunissant divers syndicats de travailleurs de plusieurs secteurs clés du pays.
Le Grand Rassemblement des forces syndicales du Sénégal s’est tenu à la Bourse du Travail, au siège de la CNTS Keur Madia, réunissant divers syndicats de travailleurs de plusieurs secteurs clés du pays. Face aux multiples difficultés auxquelles sont confrontés les employés, les intervenants ont appelé à un renforcement du front syndical et à des mesures urgentes pour améliorer les conditions de travail.
Unité syndicale pour des solutions durables
Le président de la commission technique des centrales syndicales, Pape Bourama Diallo, a souligné l’importance d’une mobilisation collective : « Élargir le front syndical pour relever les défis. C’est ensemble que nous pourrons régler les problèmes des travailleurs. »
Pétrole : une sous-traitance jugée abusive
Dans le secteur pétrolier, Sana Konaré a dénoncé l’absence de son syndicat dans les discussions gouvernementales et les pratiques de sous-traitance des employés, contraires, selon elle, à la législation du travail. Il a également pointé du doigt la précarisation de l’emploi et l’accumulation des dettes envers les travailleurs. « Les ressources n’appartiennent plus à l’État, mais à la population », a-t-il martelé.
La Poste : un secteur en crise
Représentant les travailleurs de La Poste, Ibrahima Sarr a qualifié cette rencontre de « foire aux problèmes », dénonçant la mal gouvernance qui, selon lui, a conduit l’institution dans une situation critique. « La Poste est la première institution pillée et détournée de sa mission essentielle. C’est du sabotage ! », a-t-il déclaré, appelant les nouvelles autorités à ne pas ignorer les réformes engagées.
Port autonome de Dakar : vague de licenciements
Le secteur portuaire est également en crise. Abdoul Ndiaye, représentant des travailleurs du Port autonome de Dakar, a dénoncé le licenciement de plus de 700 jeunes, affirmant que « 781 personnes sont actuellement arrêtées alors que certaines ont plus de 10 ans d’expérience ». Il a également fustigé le directeur du port, qu’il accuse de favoriser des embauches en CDI au détriment des employés en contrat précaire.
Eau et impôts : un frein aux revendications salariales
Dans le secteur de l’eau, Omar Ba a alerté sur la situation précaire des intérimaires de Seneau et le poids des impôts sur le revenu, qui freine les avancées salariales : « Les combats pour les salaires sont entravés par les impôts », a-t-il déclaré.
Croix-Rouge : 11 mois sans salaire
Les travailleurs de la Croix-Rouge sénégalaise font face à une situation alarmante. Selon Omar Dieye, certains employés accusent 11 mois sans salaire, tandis que d’autres sont à la retraite depuis un an sans percevoir leurs indemnités. Il dénonce une gouvernance chaotique, marquée par l’absence de couverture maladie pour les employés.
Licenciements massifs dans l’administration
Le secteur administratif n’est pas épargné. Un représentant du syndicat des travailleurs de l’administration a révélé que 44 agents en CDI ont été licenciés au ministère des Mines, tandis que 93 personnes ont perdu leur emploi à la Direction de l’Emploi sans motif valable. À la SONAGED, 31 travailleurs n’ont pas perçu de salaire depuis trois mois.
Transport : un secteur délaissé
Dans le secteur du transport urbain, Malick Diop a dénoncé l’absence de renouvellement des taxis jaunes et noirs promis par le gouvernement, ainsi que l’arrivée illégale de multinationales qui accaparent le marché sans cadre légal. Il pointe également du doigt la prolifération de particuliers exerçant illégalement le métier de transporteur, mettant en péril l’activité des professionnels du secteur.
Collectivités territoriales : une grève prolongée
Le secteur des collectivités territoriales est en pleine crise, avec une longue grève des travailleurs. Moussa Sissoko a exprimé son inquiétude face à une situation qui prend des proportions alarmantes, appelant à une révision des textes régissant ce secteur.
Secteur maritime : une urgence nationale
Enfin, dans le secteur maritime, Cheikh Tidiane Ndiaye a tiré la sonnette d’alarme sur l’absence d’une convention avec les exploitants du pétrole offshore après quatre années de combat syndical. Il dénonce une situation où des Sénégalais travaillent sans assistance ni encadrement.
Une mobilisation nécessaire
Face à ces multiples revendications, les syndicats présents ont appelé à une unité d’action pour faire pression sur les autorités et exiger des réformes profondes afin de garantir des conditions de travail dignes pour tous les travailleurs sénégalais.
ABASS FALL PRÔNE DES RÉFORMES POUR UNE MEILLEURE POLITIQUE D’EMPLOI
Le ministre du Travail a présidé ce vendredi 14 février l’atelier de validation du document d’orientation de la Conférence Sociale. Cet événement vise à repenser les politiques d’emploi face aux défis persistants du chômage.
Le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, Abass Fall, a présidé ce vendredi 14 février l’atelier de validation du document d’orientation de la Conférence Sociale. Cet événement vise à repenser les politiques d’emploi face aux défis persistants du chômage, qui demeure une préoccupation majeure au Sénégal.
Malgré une population active représentant 61,3 % de la population totale, le taux de chômage reste élevé, en grande partie à cause de l’inadéquation entre la formation et le marché du travail, de la précarité de l’emploi et d’un manque d’opportunités durables, notamment pour les jeunes et les femmes. Selon le Ministre, il est impératif d’adopter des réformes structurelles pour adapter les politiques d’emploi aux réalités économiques actuelles.
Cependant, la lutte contre le chômage est entravée par un manque de coordination des initiatives existantes et une territorialisation insuffisante des actions. De nombreuses politiques ont été mises en place, mais leur impact reste limité en raison de leur manque d’intégration et de leur déconnexion avec les réalités locales.
Face à ces défis, le Ministre a insisté sur la nécessité de développer des stratégies concertées, basées sur la promotion d’un emploi décent, l’amélioration de l’employabilité et la création d’opportunités économiques inclusives. Il a souligné que cette approche s’aligne sur la Vision Sénégal 2050, qui met l’accent sur le développement du capital humain et l’équité sociale.
Pour réduire durablement le chômage, le Ministre appelle à une meilleure intégration des politiques d’emploi, une réforme du système de formation et un soutien accru aux entreprises locales, afin de favoriser un environnement propice à la création d’emplois durables et à l’insertion professionnelle des jeunes.
L’ARTP ET LES ARMÉES EN SYNERGIE
L’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) et les armées sénégalaises ont procédé, vendredi, à la signature d’un protocole d’accord, suivie de la remise de deux véhicules de contrôle équipés
L’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) et les armées sénégalaises ont procédé, vendredi, à la signature d’un protocole d’accord, suivie de la remise de deux véhicules de contrôle équipés, a constaté l’APS.
S’exprimant au cours de la cérémonie , le directeur général de l’ARTP, Dahirou Thiam, a magnifié ‘’ la belle et fructueuse collaboration qui a toujours prévalu entre nos deux institutions et qui se poursuit encore aujourd’hui par la signature d’un protocole d’accord’’.
‘’La mise en œuvre effective de l’accord de partenariat contribuera sans doute à la réalisation des principaux objectifs communs que nous nous sommes fixés’’, a souligné le patron de l’ARTP.
En marge de la signature du protocole d’accord, il a été procédé à la remise de deux véhicules de contrôle équipés, acquis dans le cadre du Système d’information, de gestion et de contrôle automatisé du spectacle des fréquences (SIGAF).
‘’Je suis convaincu que les véhicules qui vous sont transférés contribueront à renforcer vos moyens de détection et de contrôle des fréquences à la fois civils et militaires’’, a déclaré M. Thiam, précisant que le système acquis permet de ‘’faciliter, voire d’automatiser certaines tâches de gestion et de contrôle des fréquences’’.
Il en est de même, selon lui, du ‘’traitement des demandes d’autorisation, de l’assignation des fréquences, du traitement des brouillages, des campagnes d’émissions de contrôle itinérantes, de la détection et de la localisation des missions licites et illicites’’. Il y a également »le décodage des signaux dans les gammes de fréquences couvertes par le système, l’appui à la coordination des fréquences aux frontières et la facturation des usagers du spectacle ».
Au-delà des véhicules, l’ARTP a réitéré sa volonté ‘’à œuvrer aux côtés des Armées ‘’pour apporter sa pierre à l’édifice’’. ‘’Nous n’attendons de récompenses que l’émulation fournie par votre devise : on nous tue, on ne nous déshonore pas’’, a soutenu M. Thiam.
Le colonel Babacar Diagne, représentant du chef d’état-major des Armées (CEMGA), Mbaye Cissé, s’est réjoui de ce don de l’ARTP à la direction des transmissions et de l’informatique des armées.
Selon lui, ‘’les véhicules que les Armées ont reçus sont essentiels pour améliorer leur efficacité sur le terrain dans un contexte de montée en puissance capacitaire des Armées, en général, et de la direction des transmissions et de l’informatique des armées, en particulier’’.
‘’Ils permettront à nos équipes de répondre plus rapidement et plus efficacement aux besoins en termes de guerre électronique, de recherche électronique et de veille stratégique qui sont au cœur de nos missions’’, a expliqué l’officier supérieur. Il soutient que « cette initiative louable entre dans le cadre du concept Armée-Nation et traduit la volonté affichée de nos deux institutions de collaborer étroitement dans la mise en œuvre des missions régaliennes partagées et qui leur sont dévolues’’.
Pour le colonel Babacar Diagne, »le soutien de l’ARTP témoigne de l’importance de la collaboration entre nos deux institutions pour le bien-être, pour la sauvegarde de la sécurité et de l’intégrité du territoire’’
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UNE LONGUE ATTENTE DES INDEMNISES
Rokhiatou Gassama, fondatrice du collectif des victimes et familles de victimes des violences électorales de 2012 au Sénégal salue la volonté des nouvelles autorités d’assister les victimes politiques de 2021 et 2023. Cependant, elle déplore que...
Rokhiatou Gassama, fondatrice du collectif des victimes et familles de victimes des violences électorales de 2012 au Sénégal, salue la volonté des nouvelles autorités d’assister les victimes politiques de 2021 et 2023. Cependant, elle déplore que celles de 2012 n’aient jamais été pleinement indemnisées. Elle plaide pour une loi empêchant toute personne reconnue coupable d’incitation à la violence d’accéder au pouvoir ou à un poste électif.
Rokhiatou Gassama, fondatrice du Collectif des victimes et familles de victimes des violences électorales de 2012 au Sénégal, s’est exprimée sur la récente décision des nouvelles autorités d’indemniser les victimes des crises politiques de 2021 et 2023. Pour elle, cette initiative n’est pas mauvaise, mais elle souligne une inégalité de traitement, car les victimes de 2012 n’ont pas toutes été prises en charge par l'ancien régime.
Selon le collectif, une quinzaine de personnes avaient perdu la vie lors des violences électorales de 2012, et de nombreux blessés avaient été recensés. Malgré les nombreuses démarches entreprises, y compris la saisine de la justice, ces victimes n’ont jamais obtenu réparation.
Face à cette injustice persistante, Rokhiatou Gassama appelle à l’instauration d’une loi ou de mécanismes empêchant tout acteur politique impliqué dans la manipulation des jeunes ou dans l’incitation à la violence d’accéder à des fonctions électives ou à des postes de pouvoir.
Pour elle, il est urgent de prévenir de telles tragédies et d’assurer que toutes les victimes de violences politiques, sans distinction d’année, bénéficient d’un même traitement.
L'ONU RECOMMANDE L’ABROGATION DE LA LOI D’AMNISTIE
La Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la torture, Alice Jill Edwards, a achevé hier une visite officielle au Sénégal. Dans un communiqué publié à l’issue de son séjour, elle a formulé plusieurs recommandations, notamment l’abrogation de la loi...
La Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la torture, Alice Jill Edwards, a achevé hier une visite officielle au Sénégal. Dans un communiqué publié à l’issue de son séjour, elle a formulé plusieurs recommandations, notamment l’abrogation de la loi d’amnistie couvrant les évènements survenus entre mars 2021 et février 2024.
Alice Jill Edwards a exhorté le gouvernement sénégalais à revenir sur cette loi, arguant qu’il a « l’obligation d’établir la vérité sur ces événements, de rendre justice et d’accorder des réparations aux victimes ». Cette position s’inscrit dans une démarche plus large de lutte contre l’impunité et de respect des droits humains.
Au cours de sa visite, la rapporteuse s’est intéressée à l’application de la loi par les forces de l’ordre, notamment la police et la gendarmerie, en matière de contrôle des foules et d’enquêtes. Elle a souligné la nécessité de revoir les pratiques en vigueur et d’assurer une meilleure conformité avec les standards internationaux en matière de droits de l’homme.
« Je demande instamment au Sénégal d’abroger la loi d’amnistie qui accorde une immunité de poursuites aux personnes qui auraient été impliquées dans le recours à une force excessive et dans d’autres violations des droits de l’homme commises lors des manifestations entre mars 2021 et février 2024 », a déclaré Mme Edwards. Elle a insisté sur le fait que « le gouvernement a l’obligation d’établir la vérité sur ces événements, de rendre justice et d’accorder des réparations aux victimes dans les meilleurs délais ».
Par ailleurs, Alice Jill Edwards a appelé le gouvernement sénégalais à envisager son adhésion à l’Alliance pour un commerce sans torture, une initiative internationale visant à réglementer l’utilisation, la production et le commerce d’équipements destinés à l’application de la loi.
Elle a conclu en annonçant qu’un rapport détaillant ses observations et recommandations sera présenté au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en mars 2026.
LE FILS DE PATRICE LUMUMBA A DAKAR
Roland Lumumba, président de la Fondation Patrice Emery Lumumba Global est à Dakar dans le cadre de la préparation du concours et gala gastronomique panafricain, qui se tient à partir du 14 février 2025.
Roland Lumumba, président de la Fondation Patrice Emery Lumumba Global est à Dakar dans le cadre de la préparation du concours et gala gastronomique panafricain, qui se tient à partir du 14 février 2025. Cette initiative dont la deuxième édition est organisée en Afrique promeut le consommer local pour la souveraineté et l’émancipation des peuples africains à travers la culture et l’économie.
La diplomatie du ventre est un des leviers utilisés par la Fondation Patrice Émery Lumumba pour promouvoir le panafricanisme. Roland Lumumba renforce ainsi l’engagement de la Fondation en faveur de l’unité africaine et du développement solidaire. Pour ce faire, elle organise un concours gastronomique panafricain. Un événement unique qui célèbre le patrimoine culinaire africain qui traverse tous les événements importants, notamment les mariages, naissances et ou deuils qui se terminent autour d’un repas.
Dakar accueille la première édition du concours sur le continent. L’initiative vise à faire aussi la promotion du consommer local et la production bio. Ce qui est un gage d’une alimentation saine. La fondation soutient aussi l’éducation à travers la «Lumumba Academy», une initiative digitale de formation pour les jeunes talents africains. L’entité s’est, en outre, engagée pour les causes humanitaires. A ce titre, Roland Lumumba s’est prononcé sur la crise actuelle à l’Est du Congo. Selon lui, la Fondation s’est mobilisée pour aider les réfugiés et les enfants victimes de la guerre. Des initiatives concrètes ont permis d’apporter, dit-il, un soutien direct aux populations les plus vulnérables.
Les enjeux politiques et panafricanistes ne sont pas en reste. Héritier de Patrice Emery Lumumba, symbole de l’unité africaine, Roland Lumumba pense qu’il faut davantage de solidarité africaine pour apporter des réponses à des crises notamment, la situation actuelle en République démocratique du Congo. Pour l’avocat «on n’a pas à s'entretuer pour régler nos problèmes que ce soit au Congo ou ailleurs en Afrique.».
Plus qu’un simple événement culinaire, le concours gastronomique panafricain, dont la première édition avait lieu à Bruxelles, est un projet de transmission, de mémoire et d’unité. Son message résonne avec les valeurs portées par Lumumba (l’indépendance, la souveraineté et l’émancipation des peuples africains à travers la culture et l’économie).