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3 avril 2025
Société
AFFRONTEMENTS À MÉDINA GOUNASS : 13 PERSONNES LIBÉRÉES SOUS SURVEILLANCE ÉLECTRONIQUE
Treize des 180 personnes arrêtées suite aux violents affrontements de Médina Gounass, dans la région de Kolda (sud), le jour de la Tabaski de l’année 2024, ont bénéficié mardi d’une liberté sous surveillance électronique.
Treize des 180 personnes arrêtées suite aux violents affrontements de Médina Gounass, dans la région de Kolda (sud), le jour de la Tabaski de l’année 2024, ont bénéficié mardi d’une liberté sous surveillance électronique.
Les personnes incriminées ont déjà purgé une peine de prison de sept mois.
Les affrontements entre deux communautés religieuses ont fait un mort et plusieurs blessés à Médina Gounass.
Les personnes retenues dans les liens de la détention étaient poursuivies pour association de malfaiteurs, participation à une manifestation armée, tentative de meurtre et incendie volontaire d’un lieu habité, entre autres.
LE MARCHE SAINT-MAUR DE ZIGUINCHOR EN CENDRES
Un incendie dont l’origine n’a pas encore été déterminée s’est déclaré au marché Saint-Maur de Ziguinchor dont trois cantines ont été ravagées par les flammes dans la nuit de mardi à mercredi
Un incendie dont l’origine n’a pas encore été déterminée s’est déclaré au marché Saint-Maur de Ziguinchor dont trois cantines ont été ravagées par les flammes dans la nuit de mardi à mercredi, a constaté l’APS.
Les sapeurs-pompiers, alertés, ont réussi à circonscrire rapidement le feu avec l’aide des commerçants.
« Trois cantines ont été complètement ravagées par le feu. Heureusement, les sapeurs-pompiers et les commerçants ont réussi à maîtriser rapidement le feu », a déclaré Serigne Kassé, secrétaire général du marché Saint-Maur, communément appelé Boucotte.
« Il y a des dégâts importants mais aucune perte en vie humaine [n’a été enregistrée] », a précisé le capitaine Mansour Faye, commandant de la 41e compagnie d’incendie et de secours de Ziguinchor, dont les services avaient mobilisé deux véhicules incendies, un fourgon, une ambulance et un véhicule d’intervention rapide.
L’incendie qui s’est déclaré vers 22 heures a été finalement été maîtrisé aux alentours de 23h 30.
Selon le capitaine Faye, la tâche des secouristes a été rendue difficile par le fait que le marché Saint-Maur se trouve dans une zone difficile d’accès.
Le 6 décembre dernier, un violent incendie était survenu dans le même marché avait entraîné des dégâts matériels évalués à 1, 5 milliard de francs CFA.
Cet incendie avait ravagé des magasins et installations commerciales érigés sur une emprise de 4000 mètres carrés.
LE SATSUS EN TOURNEE DE REDYNAMISATION ET D’INSTALLATION DE SES SOUS-SECTIONS A MATAM
Une délégation du Syndicat autonome des techniciens supérieurs de santé (SATSUS) séjourne depuis lundi dans la région de Matam (nord) où elle va procéder à l’installation de des sous-sections, dans une optique de redynamisation de ses troupes.
Une délégation du Syndicat autonome des techniciens supérieurs de santé (SATSUS) séjourne depuis lundi dans la région de Matam (nord) où elle va procéder à l’installation de des sous-sections, dans une optique de redynamisation de ses troupes.
« Cette tournée initiée par le bureau national du SATSUS vise à redynamiser les troupes, mais aussi installer les sous-sections au niveau de la région de Matam, dans le cadre d’une tournée nationale, qui est en cours », a expliqué son secrétaire régionale, Ibrahima Sy.
Il intervenait au terme d’une réunion entre des membres du bureau national et les nouveaux adhérents servant dans les hôpitaux et centres de santé de la région de Matam.
Selon Ibrahima Sy, par ailleurs technicien en anesthésie et réanimation au centre hospitalier régional de Ourossogui, le SATSUS est « bien représenté dans les trois grands hôpitaux de la région avec des membres affiliés aux deux sous-sections ».
« Dans les autres établissements sanitaires de la région, les membres se sont affiliés aux deux sous-sections, vu que notre syndicat n’est pas une structure de masse », a-t-il indiqué.
Le secrétaire général national du SATUS, Ibrahima Ndiaye, a rapporté que les débats avec leurs collègues de Matam ont tourné autour de la retraite à 65 ans, du reclassement des techniciens supérieurs et de la « revalorisation du portage des indemnités ».
DES ORGANISATIONS SYNDICALES S'INSURGENT CONTRE LA HAUSSE DES PRIX
Lors d’une conférence de presse, la CSA, l’UNCS et le RUSP ont lancé un appel à l'État pour stabiliser les prix des produits de première nécessité à l’approche du Ramadan et du Carême.
iGFM- (Dakar) Dans le cadre de leurs programmes d’activités, les organisations que sont : la Confédération des Syndicats Autonomes du Sénégal (CSA), l’Union Nationale des Consommateurs du Sénégal (UNCS) et le Réseau des Usagers du Service Public (RUSP), ont fait face à la presse ce mardi sur le thème : « Propositions de mesures urgentes contre la hausse des prix à la veille du ramadan et du Carême et la campagne de lutte contre l’insécurité dans ERP ».
Selon ces différentes organisations que sont l’UNCS, le RUSP et la CSA une période sensible du mois de ramadan et de carême à venir et qui se caractérise par une augmentation de la consommation des ménages. C’est le moment, malheureusement que choisissent les commerçants véreux pour procéder à une augmentation des prix en provocant des pénuries par la rétention des produits les plus prisés. C’est pourquoi, le RUSP, la CSA et l’UNCS ont cru bon de prendre les devants et de tirer sur la sonnette d’alarme en appelant l’État à se pencher véritablement sur une ce phénomène récurrent.
L’État doit stabiliser les prix durant cette période d’une manière permanente avec un contrôle régulier et des mesures efficaces et immédiates. Pour le RUSP, la CSA et l’UNCS, un certain nombre de denrées de premier nécessité comme le riz, le sucre, la tomate, l’huile, le gaz, l’oignon et la pomme de terre entre autres produits doivent faire l’objet d’une attention particulière sur toute l’étendue du territoire national.
Dans cette perspective, le RUSP, la CSA et l’UNCS demandent la convocation d’urgence du Conseil National de la Consommation pour arrêter de commun accord la structure des prix et discuter avec les acteurs afin d’établir des tarifs qui seront appliqués sur l’ensemble des 14 régions et 46 départements du Sénégal avec des mesures d’accompagnements suivantes : la mise à la disposition des 100 véhicules réceptionnés par le président Macky Sall en octobre 2023 et affectés au ministère du commerce ; la relance du concept salutaire et efficace « des volontaires de la consommation », associer les associations de consommateurs agrées, avec une représentativité au moins dans la majorité des 14 régions et des 46 départements pour rendre réellement efficace le travail d’accompagnement sur le terrain du service public.
L’utilisation du réseau postal pour la distribution des produits de première nécessité destinés aux détaillants ou boutiques de références, tout cela dans un délai raisonnable et avant le démarrage du ramadan et du carême, avec un affichage obligatoire des prix retenus. Une application stricte des mesures prises à cet effet.
Sans douter un seul instant, de la volonté des autorités gouvernementales, notamment de celle du ministre de l’Industrie et du commerce de répondre favorablement à nos interpellations.
Autre point abordé par ces organisations syndicales, ’insécurité actuelle qui prévaut dans de nombreux établissements recevant du public. Et qui faute de contrôle permanent et régulier échappe à la vigilance des pouvoirs publics.
Les restaurants, les hôtels, les bars, les fast-foods, les musées, théâtres, les gares qu’elles soient maritimes ou ferroviaires, les établissements de santé publique ou privée, les établissements scolaires privés ou publics, les marchés les magasins sont aussi autant de lieux qui se développent sans assurance pour protéger les usagers et leurs biens en cas d’incidents ou d’accidents. Environ 70% des établissements recevant du public ne sont pas assurés contre les risques pouvant toucher des tiers.
Une autre enquête organisée par l’Observatoire de la Qualité des Services Financiers a révélé que les sujets qui devaient être obligatoirement assujettis à une assurance ne le sont pas dans leur grande majorité. Et c’est pour cela, en partenariat avec le régulateur des services financiers, les acteurs que sont les assureurs, les courtiers et le ministère des finances sous le couvert de la direction des assurances, à l’issue de la présentation des résultats de l’enquête nationale auprès des populations non assurés (ENPNA-2023) qui a eu lieu lors de l’atelier des 06, 07 et 08 juin 2024, le RSUP, la CSA et l’UNCS ont décidé de lancer une campagne nationale pour assurer tous lieux accueillant du public.
Ce projet est en voie de finalisation pour être soumis à l’Observatoire de la Qualité des Services Financiers et des acteurs et ils pensent qu’il sera mis en œuvre pour réduire sensiblement les risques dans ces différents établissements recevant du public.
MIGRATION CIRCULAIRE, UN LEVIER POUR DES DÉPARTS SÉCURISÉS ET ENCADRÉS
Invité de l’émission L’ANTINOOR sur la RTS, Moussa Seydou Diallo, chef de la division migration au ministère du Travail, a souligné l’importance d’encadrer les départs pour éviter les drames liés aux migrations irrégulières.
Moussa Seydou Diallo, chef de la division migration au ministère du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, était l’invité de l’émission L’ANTINOOR sur la RTS. Il a abordé la question de l’émigration circulaire entre le Sénégal et l’Espagne, un mécanisme qui vise à offrir aux jeunes des opportunités de migration sécurisées et organisées.
Selon M. Diallo, la migration n’est pas un problème en soi, mais un droit consacré. « Ce que le gouvernement peut faire, c’est d’améliorer les conditions socio-économiques pour permettre à ceux qui souhaitent rester de le faire, tout en facilitant des voyages sûrs, ordonnés et réguliers », a-t-il expliqué. Il estime que la migration circulaire constitue une alternative viable pour dissuader les jeunes de prendre des routes clandestines et dangereuses.
Moussa Seydou Diallo a partagé des statistiques révélant l’ampleur du phénomène migratoire irrégulier. Entre janvier et octobre 2024, 64 embarcations ont quitté les côtes sénégalaises en direction des Îles Canaries. Au total, 34 162 personnes ont atteint ces îles, selon le ministère de l’Intérieur. Entre janvier et début novembre 2024, 35 762 migrants en provenance de l’Afrique de l’Ouest sont arrivés aux Îles Canaries, soit une augmentation de 12 % par rapport à la même période en 2023.
Le Data Hub Center de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) a dénombré 957 disparus sur la route de l’Atlantique au cours de cette période. De plus, 30 999 Sénégalais sont entrés en Europe en situation irrégulière entre 2017 et 2023.
M. Diallo a précisé que l’objectif du gouvernement n’est pas d’empêcher les jeunes de partir, mais plutôt d’encadrer et d’encourager des migrations légales et sécurisées. « Il est nécessaire d’adopter une politique nationale de migration », a-t-il déclaré.
Il a également souligné le besoin urgent d’une politique nationale de l’emploi. Un programme avait été conçu pour la période 2017-2020, mais il n’a jamais été validé politiquement. « Aujourd’hui, nous travaillons pour que le Sénégal dispose enfin d’un document de politique nationale de l’emploi », a-t-il conclu.
Cette démarche vise à proposer des solutions durables à la crise migratoire tout en répondant aux aspirations des jeunes Sénégalais à une meilleure insertion économique et sociale.
LE MAIRE DEVOILE LES METHODES DES PREDATEURS
Escroquerie foncière à Palmarin - Il s’agit de cibler des terres qui sont dans le domaine national pour les affecter dans le domaine public maritime et domaine public fluvial pour contourner la mairie
Le torchon brûle entre François Ndiaye, père de Maxime Jean Simon Ndiaye, ancien secrétaire général de la présidence sous Macky Sall et la municipalité de Palmarin. Le maire de Palmarin, Mame Singui Sarr, est monté au créneau pour dénoncer «les manœuvres mafieuses d’un groupuscule qui a permis de spolier des citoyens en contournant la commune». Il menace de saisir la justice.
C’est une méthode sophistiquée. Un mode opératoire bien réfléchi qui consiste à déposséder des citoyens de la commune de Palmarin de leur terres. Il s’agit de cibler des terres qui sont dans le domaine national pour les affecter dans le domaine public maritime et domaine public fluvial pour contourner la mairie.
Les documents en poche, l’acquéreur François Ndiaye qui n’est personne d’autre que le père de Jean Maxime Simon Ndiaye, ancien SG de la Présidence de la République, leur réattribue les terres à l’insu de la mairie. Pire, le bénéficiaire est accusé de harceler et d’intimider les propriétaires en les trainant devant la justice. Cette attitude du sieur Ndiaye a fini par révolter le maire de Palmarin qui s’est porté avocat des victimes et de la municipalité qui a été bernée dans la procédure pour entrer dans ses droits. A l’occasion d’une conférence de presse, Mame Singui Sarr a dénoncé le fait que le sieur Ndiaye soit mêlé dans deux litiges fonciers. «Nous avons des infos qui prouvent l’existence d’un réseau organisé au sein de certains services administratifs pour favoriser des détournements fonciers. Comment une parcelle du domaine national peut-elle devenir soudainement un domaine maritime avant d’être reclassé pour servir des intérêts privés ? Pour satisfaire la demande de François Ndiaye, le domaine public a été déclassifié pour être un domaine privé maritime», a fustigé l’édile de Palmarin.
Grâce à ses investigations, le maire a récupéré, le 29 janvier dernier, le décret 20 23 1775 qui met en évidence une fraude massive orchestrée par le sieur Ndiaye avec la complicité de certains services de l’Etat. D’ailleurs dans cet élément, Mame Singui Sarr conteste formellement l’existence d’une enquête commodo incommodo qui est pourtant mentionnée dans les documents que possède le sieur Ndiaye. Dans ce dossier opposant Sophie Mbissine et François Ndiaye, le litige concerne une partie du domaine national situé à Palmarin revendiquée simultanément par François Ndiaye et Sophie Mbissine Sarr.
Le 1er juillet 2021, le tribunal de grande instance de Fatick, dans son jugement, avait statué en déclarant qu’aucune des deux parties n’avait un titre valablement reconnue sur ces terres etle 9 février 2024, le tribunal deKaolack a déclaré Sophie Mbissine Sarr coupable d’occupation illégale. La dame a été reconnue coupable de destruction de bien sur la base d’un constat d’huissier contestable parce que le mur n’est pas dans le domaine maritime il est sur la route donc sur le domaine national. Elle a été relaxée de voie de fait et condamnée pour 2 mois avec sursis et 2 millions d’amende de dommages et intérêts.
M. Ndiaye parvenant à imposer son diktat jusqu’à contourner la mairie a poussé l’édile de Palmarin a dénoncé ces fausses transactions foncières. Sur le même périmètre, poursuit-il, le 1er octobre 2016, un acte prétendument signé par Mme Patricia Lopez représentante de la famille Padou et François Ndiaye pour 20 mille euro sur un terrain du domaine national a été signé alors que la mairie n’a pas été impliquée. Cette manœuvre frauduleuse a permis de passer cette parcelle dans le domaine maritime avant qu’elle ne revienne miraculeusement au domaine national.
FRANÇOIS NDIAYE MELE A UN AUTRE CONTENTIEUX FONCIER
Dans une autre affaire, le même François Ndiaye est en contentieux avec le nommé Amon Bèye. En 2013, il y a eu la délibération N04AF2013 qui avait fait l’objet d’un arrêté préfectoral (069AF Sp signé par le sous-préfet de l’arrondissement de Fimela). Le 11 novembre 2022, la commune de Palmarin a désaffecté et réaffecté la surface en faveur d'un Amon Bèye. D’ailleurs ce document a permis à Amon Bèye de déposer un bail. Malgré ces démarches administratives, en septembre 2020, François Ndiaye a soudainement demandé une autorisation d’occuper sur plusieurs parcelles dont celle attribuée à Amon Bèye. Le 02 juin 2020, El Hadji Mamadou Diao (Mame Boye Diao) directeur des domaines, a transmis la demande de François Ndiaye pour 5 parcelles du DPM et du DPF au bureau de Fatick. Le 25 février 2022, le ministre des Finances et du Budget signe l’arrêté n°37-31 autorisant à François Ndiaye d’occuper une parcelle de 9 000 m² à titre précaire révocable et en 2023, M. Ndiaye a bénéficié des dizaines d’hectares à Palmarin. «Comment un terrain qui a suivi toutes les procédures légales attribué à Amon Bèye peut-il être attribué à François sans aucune justification et sans aucune procédure préalable à la mairie ?», a fustigé le maire qui promet de faire un recours en annulation pour mettre fin à la spoliation foncière des prédateurs fonciers.
LA DEPUTE MARIEME MBACKE DECHIRE LE CODE DE LA FAMILLE
La député Marième Mbacké a soulevé une question cruciale concernant l’autorité parentale et ses implications pour les mères divorcées.
La député Marième Mbacké a soulevé une question cruciale concernant l’autorité parentale et ses implications pour les mères divorcées. Dans une question écrite adressée au ministre de la Justice, la député a mis en lumière les difficultés que rencontrent de nombreuses femmes, en particulier celles de la diaspora sénégalaise, face à une législation souvent perçue comme déséquilibrée
La député Marième Mbacké met les pieds dans le plat. Elle est d’avis que la loi sénégalaise actuelle confère une autorité parentale presque exclusive au père, ce qui peut devenir un véritable outil de pression dans les cas de divorce. «Les mères divorcées, souvent responsables de la garde des enfants, devraient avoir la possibilité de signer les documents nécessaires au voyage de leurs enfants mineurs. Cependant, il existe des situations où les pères utilisent leur autorité parentale pour nuire à leurs ex-conjointes et, par extension, à leurs propres enfants.», a-t-elle écrit dans une question écrite adressée au ministre de la Justice. Cette situation, selon elle, est particulièrement préoccupante pour les femmes vivant à l’étranger qui sont souvent confrontées à des refus arbitraires de signature pour les autorisations de voyage. «Les femmes de la diaspora sénégalaise nous ont souvent interpellés sur ces questions. C'est pourquoi, sans adopter une perspective féministe, nous vous prions de reconsidérer cette mesure», a-t-elle affirmé.
Le député a donc appelé à une révision du code de la famille, plaidant pour un modèle qui favoriserait la co-responsabilité entre les parents dans l’exercice de l’autorité parentale. «Le père, en tant qu'autorité morale au sein de la famille, ne pose pas de problème, mais il est important que les deux parents puissent donner leur consentement aux voyages de leurs enfants. Pour remédier à cette situation, ne serait-il pas opportun de réviser le code de la famille ? Quelles seraient les mesures que vous comptez prendre pour trouver des solutions à ce problème ?» a-t-elle demandé au ministre de la Justice. Marième Mbacké a également suggéré l’instauration de mécanismes de médiation afin de résoudre les conflits liés à l'autorité parentale, soulignant l’importance d’un règlement amiable dans l’intérêt supérieur de l’enfant.
NOUS AVONS TOUT A GAGNER A S’INSPIRER DU MODELE CHINOIS
L’ingénieur des textiles Doudou B. Thiaw, membre du conseil consultatif de la commune de Tivaouane (ouest), estime que le Sénégal a « tout à gagner » à s’inspirer du modèle économique chinois, porté par un développement minutieusement planifié...
L’ingénieur des textiles Doudou B. Thiaw, membre du conseil consultatif de la commune de Tivaouane (ouest), estime que le Sénégal a « tout à gagner » à s’inspirer du modèle économique chinois, porté par un développement minutieusement planifié, avec des résultats au bout de quelques décennies.
« Le Sénégal a tout à gagner à s’inspirer du modèle chinois », a notamment dit dans un entretien avec l’APS, l’ancien conseiller spécial du directeur général de l’Agence de promotion des investissements et des grands travaux (APIX) pour les zones économiques spéciales, récemment coopté au sein du conseil consultatif de la commune Tivaouane.
« La Chine a beaucoup investi dans l’éducation, la formation, la recherche et dans la prospection », a relevé Doudou B. Diaw, devenu consultant et administrateur de société après un passage à l’APIX.
La Chine, pays dans lequel il a vécu pendant plusieurs décennies, « s’est construit pas à pas, en prenant le temps d’apprendre des autres pays plus développés technologiquement dans les années 60, 70, notamment l’ex-Union soviétique, le Japon (via) les émigrés chinois qui avaient étudié en Europe, aux USA etc. »
Le pays de Mao qu’il a visité pour la première fois en 1984 et dont il parle la langue, s’est métamorphosé au fil des années.
« Quand j’ai débarqué pour la première fois [en Chine], non loin de l’aéroport, on pouvait apercevoir des ânes en divagation. Mais quelques décennies plus tard, j’ai du mal à me souvenir de l’endroit en question », raconte-t-il.
A la base de ce développement, il souligne une « discipline fondamentale » et le choix de la Chine de « beaucoup investir dans l’éducation, la formation, la recherche et dans la prospection ».
« Au début, la qualité [de ses produits] n’était pas des meilleures, à part ceux qui étaient exportés surtout vers les USA, mais en maîtrisant les technologies, elle a pu améliorer et même innover », note-t-il.
De son point de vue, « s’il y a quelque chose qui a facilité l’envol de la Chine, c’est bien la discipline ».
« Cette discipline, relève-t-il, traverse tous les maillons de la chaîne : des ouvriers aux manufacturiers en passant par les ingénieurs et les managers, les vertus de la discipline rythment l’environnement de toutes les structures publiques ».
Thiaw précise que cette discipline ne se traduit « pas seulement en termes de politesse – à opposer à l’impolitesse -, mais surtout en termes de rigueur dans l’exécution et le suivi des projets et programmes, dans le focus sur les objectifs qui ont été bien pensés, bien définis, clairs et bien explicités à tous les acteurs, pour un soutien total et collectif ».
« Cela veut dire qu’en tant que pays, la Chine sait ce qu’elle veut, où elle veut aller et mise sur ses filles et fils qui ont les capacités d’élaborer des stratégies qui permettent de produire des résultats dans les délais », a-t-il fait valoir.
Insistant sur les vertus de la planification économique, l’ancien étudiant de la China Textiles University souligne que « c’est à nous de savoir ce que nous voulons devenir dans une ou deux générations, [d’] élaborer une stratégie, de choisir les moyens d’y arriver, d’aller chercher les moyens et faire focus ».
« Il nous faut développer nos industries et devenir une destination privilégiée pour autant de produits que possible », a-t-il poursuivi, évoquant la nécessité de mettre en place « de l’ingénierie pour structurer notre économie et la développer ».
Il dit toutefois avoir l’impression, par moments, que « le Sénégal ne connait pas bien la Chine et ne sait même pas comment profiter de manière optimale de ses relations avec la Chine ».
« En tant que premier pays à signer l’initiative [chinoise] ‘La Ceinture et la Route’, le Sénégal aurait dû faire beaucoup mieux avec la Chine », estime Doudou B. Thiaw.
Il laisse entendre, par exemple, que le Sénégal aurait pu mettre à profit sa position de vice-président du Forum sur la coopération sino-africaine (Focac ) qu’il a occupée pendant des années, pour s’inspirer de ce pays qui, en moins d’un demi-siècle, est passé d’un pays du Tiers-monde à l’une des plus grandes économies du monde.
LA GREVE DES SAMES S’ELARGIE
L’Association des internes et anciens internes des hôpitaux du Sénégal (AJAIHS) a annoncé avoir décidé de se joindre à la grève du Syndicat des médecins autonomes du Sénégal (SAMES), en annonçant avoir décrété 48 heures de port de brassards rouges
L’Association des internes et anciens internes des hôpitaux du Sénégal (AJAIHS) a annoncé avoir décidé de se joindre à la grève du Syndicat des médecins autonomes du Sénégal (SAMES), en annonçant avoir décrété 48 heures de port de brassards rouges les 14 et 17 prochains, pour protester contre la non prise en charge, disent-ils, de leurs revendications.
« Le combat étant inséparable de celui du Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) », l’Association des internes et anciens internes des hôpitaux du Sénégal l’AIAIHS « se joindra à la grève générale les 18 et 19 février 2025 », écrit-elle dans un communiqué.
« Au-delà de cette action, l’association décrète 48 heures de port de brassards rouges les vendredi 14 et lundi 17 février », ajoute-t-elle dans un communiqué.
L’Association des internes et anciens internes des hôpitaux du Sénégal dit constater « l’absence de prise en charge de ses revendications par la tutelle », « trois mois » après la rencontre de son bureau avec le ministre de la Santé et de l’Action sociale.
Elle « compte de manière ferme et déterminée jouer sa partition et espère inspirer toutes les composantes du système sanitaire à l’union sacrée autour de la résolution [de] problèmes communs qui semblent paradoxalement être les moins prioritaires dans l’exercice de la rupture tant annoncée et dans la construction d’un Sénégal souverain, juste et prospère ».
LE SÉNÉGAL PARMI LES DIX PAYS RETENUS POUR LE TEST DES CARBURANTS D’AVIATION DURABLES
Le Sénégal a été choisi parmi dix États membres de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) pour réaliser une étude de faisabilité sur la production de carburants d’aviation durables (SAF) en 2026.
Le Sénégal a été choisi parmi dix États membres de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) pour réaliser une étude de faisabilité sur la production de carburants d’aviation durables (SAF) en 2026. L’annonce a été faite ce lundi par l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM).
Dans le cadre de la préparation des prochaines étapes pour la production de ces carburants conformes au Programme de compensation et de réduction des émissions de carbone pour l’aviation internationale (CORSIA), un atelier régional de sensibilisation se tient les 3 et 4 février au sein de la Direction générale de l’ANACIM, point focal CORSIA au Sénégal.
L’événement va rassembler diverses parties prenantes, notamment des représentants des ministères des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens, de l’Environnement et de la Transition écologique, ainsi que du Pétrole et des Mines. Des acteurs du secteur aéronautique, dont les compagnies aériennes nationales, les gestionnaires d’aéroports comme Limak-AIBD-Summa (LAS) et AIBD SA, ainsi que la Société de manutention de carburants aviation (SMCADY) et la société de handling 2AS, vont également prendre part aux discussions, en présentiel et en ligne.
En outre, une délégation togolaise composée de représentants de l’Agence nationale de l’Aviation civile du Togo, de la Direction des hydrocarbures et du ministère de l’Environnement de ce pays vont participer aux travaux.
Le Directeur général de l’ANACIM, Dr Diaga Basse, a rappelé qu’en 2019, l’aviation civile représentait environ 2 % des émissions mondiales de CO2. Avec l’augmentation prévue du trafic aérien, ce pourcentage pourrait s’accroître. Les SAF présentent une solution viable, car ils peuvent réduire jusqu’à 80 % des émissions de CO2 sur l’ensemble de leur cycle de vie, sous réserve de respecter les critères de durabilité, contrairement aux carburants fossiles traditionnels.
Cet atelier s’inscrit dans le cadre du Programme de renforcement des capacités pour l’atténuation des émissions de CO2 de l’aviation internationale en Afrique et dans les Caraïbes. Financé par l’Union européenne, ce programme est mis en œuvre par l’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne (EASA).
Avec cette initiative, le Sénégal affirme sa volonté de participer activement à la transition énergétique du secteur aéronautique et de réduire son empreinte carbone tout en renforçant ses capacités industrielles dans la production de carburants durables.