LA DEPUTE MARIEME MBACKE DECHIRE LE CODE DE LA FAMILLE
La député Marième Mbacké a soulevé une question cruciale concernant l’autorité parentale et ses implications pour les mères divorcées.

La député Marième Mbacké a soulevé une question cruciale concernant l’autorité parentale et ses implications pour les mères divorcées. Dans une question écrite adressée au ministre de la Justice, la député a mis en lumière les difficultés que rencontrent de nombreuses femmes, en particulier celles de la diaspora sénégalaise, face à une législation souvent perçue comme déséquilibrée
La député Marième Mbacké met les pieds dans le plat. Elle est d’avis que la loi sénégalaise actuelle confère une autorité parentale presque exclusive au père, ce qui peut devenir un véritable outil de pression dans les cas de divorce. «Les mères divorcées, souvent responsables de la garde des enfants, devraient avoir la possibilité de signer les documents nécessaires au voyage de leurs enfants mineurs. Cependant, il existe des situations où les pères utilisent leur autorité parentale pour nuire à leurs ex-conjointes et, par extension, à leurs propres enfants.», a-t-elle écrit dans une question écrite adressée au ministre de la Justice. Cette situation, selon elle, est particulièrement préoccupante pour les femmes vivant à l’étranger qui sont souvent confrontées à des refus arbitraires de signature pour les autorisations de voyage. «Les femmes de la diaspora sénégalaise nous ont souvent interpellés sur ces questions. C'est pourquoi, sans adopter une perspective féministe, nous vous prions de reconsidérer cette mesure», a-t-elle affirmé.
Le député a donc appelé à une révision du code de la famille, plaidant pour un modèle qui favoriserait la co-responsabilité entre les parents dans l’exercice de l’autorité parentale. «Le père, en tant qu'autorité morale au sein de la famille, ne pose pas de problème, mais il est important que les deux parents puissent donner leur consentement aux voyages de leurs enfants. Pour remédier à cette situation, ne serait-il pas opportun de réviser le code de la famille ? Quelles seraient les mesures que vous comptez prendre pour trouver des solutions à ce problème ?» a-t-elle demandé au ministre de la Justice. Marième Mbacké a également suggéré l’instauration de mécanismes de médiation afin de résoudre les conflits liés à l'autorité parentale, soulignant l’importance d’un règlement amiable dans l’intérêt supérieur de l’enfant.