Le Jaraaf de Dakar a subi une deuxième défaite consécutive en championnat en s’inclinant 2-1 face à l’ASC HLM lors de la 15ᵉ journée de Ligue 1. Djibril Dabo a inscrit un doublé pour HLM (3ᵉ et 35ᵉ minutes), tandis que Souleymane Cissé a marqué pour le Jaraaf à la 22ᵉ minute.
Après une défaite contre la SONACOS (1-0), le Jaraaf espérait se relancer, mais a été rapidement mené au score. Malgré une égalisation de Souleymane Cissé, Djibril Dabo a redonné l’avantage à HLM avant la mi-temps. En seconde période, le Jaraaf a poussé sans succès et reste troisième du classement, derrière Wally Daan.
Grâce à cette victoire, HLM sort de la zone rouge et occupe la 11ᵉ place avec 17 points. Un résultat encourageant pour la suite du championnat.
Résultats de la 15ᵉ journée
Wally Daan – Linguère : 1-0
Pikine – Génération Foot : 0-1
Tengueth FC – SONACOS : 1-1
Casa Sports – USO : 0-0
Dakar Sacré-Cœur – Jamono de Fatick : 1-2
Jaraaf – HLM : 1-2 Les matchs US Gorée – Guédiawaye FC et AJEL – OSLO ont été reportés.
SÉNÉGAL, QUI POUR CHAMBOULER LA HIÉRARCHIE EN ATTAQUE ?
Les hommes de Pape Thiaw affrontent le Soudan et le Togo lors des 5e et 6e journées de qualification au Mondial 2026. Des rencontres qui devront se faire sans Nicolas Jackson.
L’équipe nationale du Sénégal se dirige vers un mois de mars crucial. Les hommes de Pape Thiaw affrontent le Soudan et le Togo lors des 5e et 6e journées de qualification au Mondial 2026. Des rencontres qui devront se faire sans Nicolas Jackson. Et alors que Boulaye Dia reste sur des derniers mois compliqués dans la tanière, et qu’Habib Diallo ne montre pas toutes les garanties, Pape Thiaw pourrait se tourner vers d’autres profils à même de porter l’attaque.
2ème du groupe B (8 points), le Sénégal doit battre le Soudan (1er, 10 points), le 17 mars, pour prendre la 1ère place. Il y aura ensuite une confrontation face au Togo (4ème, 3 points), une semaine plus tard. Pour ces matchs hautement importants, les Lions seront sans Nicolas Jackson. Touché aux ischio-jambiers, l’attaquant de Chelsea est forfait jusqu’en avril. Une mauvaise nouvelle puisque l’ancien du Casa Sport semblait enfin prendre ses aises à la pointe de l’équipe de Pape Thiaw.
En l’absence de Nicolas Jackson, Boulaye Dia semble tenir la corde pour évoluer en 9. Cependant, le joueur de la Lazio n’est pas incontournable en sélection. La preuve, l’attaquant ne compte « que » 6 buts en 30 sélections. Par ailleurs, il n’a inscrit qu’un but sur ses dix dernières sorties avec les Lions. C’était le 11 octobre 2O24 contre le Malawi (4-0). Derrière Boulaye, Habib Diallo est un habitué du groupe depuis plusieurs années. Néanmoins, le pensionnaire de Damac SC (Arabie Saoudite), auteur de 7 buts en 31 capes, n’a marqué qu’une seule fois sur ses 9 dernières sorties
Des alternatives crédibles
Si Pape Thiaw veut renouveler son attaque, il peut compter sur certains joueurs qui n’ont jamais connu la Tanière, mais qui pourraient faire beaucoup de bien au poste de 9. Le sélectionneur pourrait miser sur Sambou Soumano. Ce dernier commence à se faire un nom à Lorient. Le buteur a déjà planté 9 pions, pour 3 passes décisives en 23 matchs avec les Merlus. Il n’est d’ailleurs qu’à 3 unités du meilleur buteur, Nkada. Le joueur de 24 ans arrive à maturité et pourrait peut-être avoir sa chance avec sa vitesse, sa percussion, son adresse devant les buts. Soumano brille en Ligue 2, un championnat qu’a quitté Pape Meïssa Ba cet hiver.
L’attaquant qui évolue désormais à Schalke, en Bundesliga 2, compte déjà 1 but et 1 passe décisive en 3 matchs avec le club allemand. Auparavant, il avait scoré 10 fois avec Grenoble en Ligue 2 (en plus de 2 passes décisives). Son jeu dos au but et sa capacité de finition pourraient lui permettre, à 27 ans, d’avoir enfin sa chance chez les Lions.
Toujours en Ligue 2, une pépite sénégalaise de 18 ans commence à faire parler de lui. Son nom : Idrissa Gueye. Le gamin de Metz, déjà comparé à Olivier Giroud, bluffe tout le monde par ses qualités, lui qui a déjà marqué 3 fois en seulement 6 matchs avec les Messins. Et si Pape Thiaw permettait l’éclosion d’un nouveau talent capable de prendre le relai au poste de numéro 9 ?
Abdallah Sima, enfin l’heure ?
Abdallah Sima, qui brille avec Brest, pourrait lui aussi bénéficier d’une chance enfin montrer ses qualités au poste de numéro 9. Trimballé comme ailier ou encore piston sous la direction d’Aliou Cissé, le joueur de 23 ans n’a jamais réellement eu la chance de se montrer à son véritable poste, celui d’avant-centre. Auteur de 8 buts et 3 passes décisives avec Brest cette saison, l’occasion est belle pour lui de briller, lui qui n’a connu que 2 titularisations en 7 sélections (aucun but). Il a été utilisé 3 fois comme ailier droit, trois fois comme ailier gauche, et une seule fois comme attaquant de pointe.
L'APPEL DE LA LSFP
La Ligue Sénégalaise de football professionnel (LSFP) appelle les autorités à ‘’plus d’équilibre’’ dans la gestion des manifestations sportives nationales, après le report de deux rencontres de Ligue 1 prévues ce dimanche
La Ligue Sénégalaise de football professionnel (LSFP) appelle les autorités à ‘’plus d’équilibre’’ dans la gestion des manifestations sportives nationales, après le report de deux rencontres de Ligue 1 prévues ce dimanche à cause de l’incapacité de ses services à assurer la sécurité.
‘’La LSFP se désole de cette pratique sécuritaire injuste et discriminatoire envers les acteurs du football, et appelle les autorités à plus d’équilibre dans la gestion des manifestations sportives nationales’’, a déploré l’instance chargée de la gestion du football professionnel dans un communiqué transmis à l’APS.
La LSFP déclare avoir une’’ nouvelle fois été informée‘’ par l’autorité de la Police sénégalaise de l’incapacité de ses services à assurer la sécurité des matchs US Gorée-Guédiawaye FC, prévus dimanche au Stade Municipal de Grand Yoff, ainsi que AJEL-OSLO au Stade Ngalandou Diouf de Rufisque.
Elle rappelle que le match AS Pikine-Génération Foot, initialement prévu ce dimanche, a dû être déplacé à samedi afin de se libérer de l’emprise de l’Arène Nationale.
‘’Il est difficile de comprendre en quoi des matchs prévus à Grand Yoff et Rufisque pourraient entraver le déploiement sécuritaire de 40 agents de sécurité au minimum. La psychose sécuritaire liée au combat de lutte devrait se limiter à l’Arène Nationale’’, fait remarquer la LSFP.
PERFORMANCES DES LIONS CE WEEK-END
Boulaye Dia et Pape Guèye font partie des footballeurs sénégalais les plus en vue ce week-end dans les championnats étrangers, avec Idrissa Guèye et Abdoulaye Niakhaté Ndiaye. Ils ont tous été buteurs avec leur club, Lamine Camara et Aliou Badji ...
Boulaye Dia et Pape Guèye font partie des footballeurs sénégalais les plus en vue ce week-end dans les championnats étrangers, avec Idrissa Guèye et Abdoulaye Niakhaté Ndiaye. Ils ont tous été buteurs avec leur club, Lamine Camara et Aliou Badji s’étant illustrés par des passes décisives.
Boulaye Dia, entré en jeu à la 74e minute de la rencontre contre Naples, a marqué son septième but en championnat et offert le point du nul à la Lazio de Rome, samedi, en match comptant pour la 25e journée du Calcio, l’élite du football italien.
Dia n’avait plus marqué depuis trois journées. L’ancien joueur de Salernitana (Italie) a inscrit neufs buts et délivré trois passes décisives en trente matchs, toutes compétitions confondues.
Son coéquipier en équipe nationale, Pape Guèye, pensionnaire de Villarreal (LaLiga espagnole), a également été buteur avec son équipe contre Valence. Il a marqué son deuxième but de la saison, d’une magnifique frappe du pied gauche, à l’entrée de la surface adverse, dans le cadre de la 24e journée du championnat.
Lille stoppe Rennes de Habib Bèye
En Ligue 1 française, Abdoulaye Niakhaté Ndiaye a inscrit son premier but de la saison avec Brest (9e). Le défenseur des Lions de 22 ans a égalisé à un but partout contre Auxerre, lors de la 22e journée. Les deux équipes se sont finalement quittées sur un score de parité (2-2).
L’As Monaco de Lamine Camara et Krépin Diatta a écrasé le FC Nantes, qui évoluait à dix dès la huitième minute, après avoir ouvert le score. Les Canaris ont ensuite pris sept buts contre des monégasques plein de réalisme à domicile.
Lamine Camara a été est passeur décisif sur le deuxième but du Japonais Takumi Minamino, avant de céder sa place à la 61e mn, au même moment où Diatta faisait son entrée en jeu.
L’ancien défenseur des Lions Habib Bèye, sur le banc du Stades Rennais depuis le 31 janvier dernier, n’a pu enchaîner avec une troisième victoire avec le club breton. En infériorité numérique contre Lille depuis la 75e mn, Rennes a finalement encaissé deux buts de son adversaire en fin de partie (80e et 86e mn).
Lyon de Moussa Niakhaté, Strasbourg de Habib Diarra, et Angers de Bamba Dieng (blessé) et Ibrahima Niane ont battu respectivement Montpelier (4-1), Reims (1-0) et Lens (2-0).
Buteur lors de la victoire de la dernière journée contre Clermont (3-1), Idrissa Guèye du FC Metz s’est illustré en marquant son troisième but de la saison, samedi, à l’occasion de la 23e journée de la Ligue 2 française contre Guingamp. Les Messins se sont imposés par 3 buts à 0.
Ils sont deuxièmes derrière Lorient où évoluent les Sénégalais Soumano Sambou et Formose Mendy.
L’équipe lorientaise a battu Troyes, 1-0, vendredi. Titulaire pour ce match, Sambou, double buteur lors de la journée précédente, est sorti à la 70e minute de la rencontre. Mendy, qui joue de moins en moins, a participé aux neuf dernières minutes de ce match.
Aliou Badji, dans le même championnat, a inscrit l’unique but de la rencontre ayant opposé vendredi son équipe, le Red Star, à Martigues. L’attaquant sénégalais compte désormais 27 buts au total.
Iliman Ndiaye et Nicolas Jackson indisponibles plusieurs semaines
En Premier League anglaise, Everton, en déplacement et sans Iliman Ndiaye, blessé et absent pour plusieurs semaines selon son entraîneur, a battu Crystal Palace d’Ismaila Sarr (2-1).
Un peu dans la même situation que son compatriote Illiman Ndiaye, Nicolas Jackson sera éloigné des pelouses pendant deux mois, après sa déchirure musculaire remontant à la 24e journée.
Sans lui, les Blues ont perdu contre Brighton en championnat (3-0), vendredi, après avoir baissé pavillon face à la même équipe (2-1), le 8 février dernier, en 16e de finale de la FA Cup.
Illiman Ndiaye et Nicolas Jackson, régulièrement appelés en équipe nationale, vont sans doute manquer les matchs des cinquième et sixième journées des éliminatoires de la Coupe du monde (19 et 22 mars) contre respectivement le Soudan et le Togo. Le groupe B est dominé par le Soudan (10 points), suivi du Sénégal (8 points).
Tottenham de Pape Matar Sarr s’est imposé contre Manchester United, 1-0, en match comptant pour la 25e journée. Sarr est entré en jeu à la 64e mn.
LES LIONNES QUALIFIÉES SANS JOUER
L’équipe nationale féminine du Sénégal a validé son billet pour le second tour des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) féminine 2026 sans avoir à disputer le moindre match. En cause, le forfait de la sélection tchadienne...
L’équipe nationale féminine du Sénégal a validé son billet pour le second tour des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) féminine 2026 sans avoir à disputer le moindre match. En cause, le forfait de la sélection tchadienne, qui était initialement son adversaire au premier tour.
Dans une lettre adressée au Secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF), la Fédération tchadienne de football a officialisé son retrait des éliminatoires en raison de « retards » dans la procédure de décaissement des fonds alloués à sa participation. Cette décision annule donc la double confrontation qui était prévue entre les Lionnes et les Sao du Tchad, le 21 février à Abidjan et le 26 février à Thiès.
Grâce à ce forfait, les joueuses de Mame Moussa Cissé accèdent directement au second tour de ces éliminatoires, où elles affronteront la Côte d’Ivoire. Une opposition plus relevée attend donc les Lionnes, qui devront redoubler d’efforts pour obtenir leur billet pour la phase finale de la CAN 2026, prévue au Maroc.
En parallèle, l’équipe féminine du Sénégal se concentre sur la CAN 2024, qui se jouera du 5 au 26 juillet à Casablanca et Rabat. Logées dans le groupe A en compagnie du Maroc, pays hôte, de la Zambie et de la République démocratique du Congo, les Lionnes poursuivent leur préparation pour cette compétition continentale.
L’ITALIEN BARBALACO ET LA FRANÇAISE LILI GRACE BACHOUR DOMINENT LE CIRCUIT
La première semaine du tournoi Word tour s’est refermée ce samedi avec les finales simples dames et féminin. L’Italien Edoardo Barbalaco etla Française Lili Grace Bachour ont été au-dessus du lot. Après avoir mis la main en double
La première semaine du tournoi Word tour s’est refermée ce samedi avec les finales simples dames et féminin. L’Italien Edoardo Barbalaco etla Française Lili Grace Bachour ont été au-dessus du lot. Après avoir mis la main en double, ils sont encore sortis du lot en surclassant respectivement l’Espagnol Martin Corza etla Suisse Nora Rezzonico Les 80 jeunes tennis continuer à progresser et chercher des points dans le circuit qui entame ce lundi sa deuxième semaine de compétition (J60) de niveau plus élevé.
Le Sénégal World Tennis tour a décerné ce samedi ses premiers lauriers à l’issue des finales simples qui se sont disputées à l’olympique club de Dakar. Déjà dominateurs dans le tableau doubles, la tête de série l’Italien Edoardo Barbaloco a terminé en force en surclassant l’espagnol dans une finales quasiment en sens unique Puisqu’il s’est imposé en (6/0 ; 6/0). Les débats n’ont pas été aussi serrés dans le tableau féminin. Désignée comme la grande favorite, la Française Lila Grace Bachour a pris le meilleur sur la Suisse Nora Rezonico qu’elle a dominé en deux sets (6/1, 6/0). Le score enregistré en finale reflète toutefois le niveau général du tournoi qui a regroupé 80 joueurs en provenance de 25 nationalités. Selon Baidy Dieng, codirecteur du tournoi, il a été de bon.
Le niveau a été très élevé. La seule différence avec les autres éditions était que la tête de série n° 1 était au-dessus. On a bien vu, les matchs, les finales sont allées plus vite que prévu. Quand vous avez 6-0, 6-1, ça veut dire que celui qui a gagné, vrai, est nettement au-dessus. Pourtant, en face, les joueurs jouaient très bien. Mais la différence entre quelqu'un qui est vraiment top, c'est que les points décisifs, lui, il les prend », commente-t-il.
Léa Crosetti et un quatuor sénégalais engagent la 2e semaine Avec une place de demi-finaliste, Léa Crosettireste une satisfaction sénégalaise de cette première semaine. Côté sénégalais, on a eu Léa qui est arrivée en demi-finale. Elle a perdu sa demi-finale contre la Suisse, mais c'est qu'elle était très fatiguée quand même. Elle a beaucoup joué. Il lui manque un peu de physique mais elle a très bien joué, beaucoup mieux que l'édition précédente au mois d'octobre. C'est quand même, une satisfaction. Parce que là, elle est venue avec un état d'esprit différent. Elle va la préparer pour la Billie Jean King Cup, où on espère aller », souligne- t-il.
Après le tournoi J30, les jeunes tennismen reprennent la raquette ce samedi les quatre matchs de qualification. En plus de Léa Crosetti, le Sénégal alignera dans le tableau masculin Ryad Hoballah et Ryad Ines, Thiessois Charles Gérard et Djadji Ka. Ils disposent des 4 wild cards qui leur permettront de rentrer dans le tableau final.
Le J60, le tableau est encore plus plein que celui qu'on a fait, le J30. On peut espérer pour Riyad Hobbalah, mais il faut dire que le niveau est encore relevé. On a ceux qui ont gagné la première », ajoute M.Dieng.
Le coup d’envoi de la deuxième semaine est donné ce lundi et s’achève le samedi 24 février.
Par Pr Abdoulaye SAKHO
COMMENT FAIRE PROFITER LE FOOTBALL AFRICAIN ?
Mettre l’humain au cœur du sport- L’équité dans la répartition des richesses du football-Améliorer la gouvernance du football-Une justice sportive de proximité-Régler les litiges du football africain en Afrique.Le football est un fait économique et social
Quelques idées (4 précisément) que j’estime importantes pour le développement du football africain qui évolue de manière positive sur le plan des résultats de terrain (une réelle compétivité sportive de nos équipes nationales est à signaler lors des coupes du monde de football), mais qui semble marquer le pas dès lors qu’on s’intéresse aux questions liées à sa compétivité économique au regard du marché mondialisé qui regroupe les activités autour du football.
Ces quatre questions reposent sur le constat que le football est un fait économique et social. Il est soumis aux mêmes influences que l’ensemble des autres secteurs d’activités économiques. En conséquence, les buts monumentaux que poursuit l’humanité se retrouvent aussi au cœur du monde du football : droits de l’homme, lutte contre le racisme, contre la corruption, le blanchiment et le financement du terrorisme, lutte pour la préservation de l’environnement et contre la dégradation du climat … Ainsi indissociable de la marche du monde contemporain, l’organisation du football ne peut échapper ni aux influences qui traversent ce monde, ni à la recherche de ces objectifs et buts monumentaux dont l’atteinte est supposée permettre à l’homme de vivre en harmonie sur la surface du globe.
Aussi, les développements réglementaires et décisions juridiques, dont certains sont déjà dans les textes de la FIFA, portent la marque de ces influences qui permettent au football de ne pas donner l’impression de fonctionner comme un électron libre dans ce monde d’interdépendance et de quête de ce graal qu’est le « vivre en commun » proclamé partout mais très difficile à réaliser.
Au final, je crois que le sport comme phénomène économique et social n’ayant pas encore fini sa mutation, le droit du sport n’a pas encore fini de se construire !
PREMIÈRE IDÉE. METTRE L’HUMAIN AU CŒUR DU SPORT.
On assiste de plus en plus à des évolutions qui permettent de réaliser un plus grand ancrage du sport comme une activité économique partie intégrante de la société. En conséquence, ces normes, malgré la spécificité de l’activité sportive, doivent se conformer aux valeurs cardinales de notre « vivre ensemble », qui exige des valeurs et normes communes de base, le socle de notre harmonie.
Prenons la dernière en date de ces évolutions : la décision de justice rendue par la Cour Européenne de Justice sur la désormais très célèbre affaire Lassana Diarra qui est sur les traces de la toute aussi célèbre affaire Bosman. Les travailleurs, dans l’activité économique qu’est le football professionnel, sont des êtres humains. Ils doivent donc bénéficier de toutes les garanties qu’offre le système juridique, en particulier la liberté d’aller, de venir, de travailler dans le pays de son choix et avec l’employeur de son choix …
Malheureusement le mode de fonctionnement du sport contemporain a tendance à oublier l’humanité au profit du business. C’est le cas dans le football professionnel. Le système des transferts de la FIFA était fait de telle sorte qu’il devenait impossible de rompre son contrat de travail de footballeur. En tout cas, le footballeur Diarra, désireux de quitter un club (Lokomotiv Moscou), n’a pas pu se faire recruter par un club belge (Charleroi) qui craignant qu’on le condamne à payer la très importante indemnité pour rupture abusive mise sur la tête du joueur, a finalement renoncé au recrutement de Diarra, désormais condamné au chômage.
C’est ce système reposant sur la réglementation FIFA du transfert des joueurs qui a été considérée par la Cour de Justice de l’Europe (CJCE) «de nature à entraver la liberté de circulation des footballeurs professionnels », en faisant « peser sur ces joueurs et sur les clubs souhaitant les engager des risques juridiques importants, des risques financiers imprévisibles et potentiellement très élevés ainsi que des risques sportifs majeurs qui, pris ensemble, sont de nature à entraver le transfert international des joueurs ». La décision du juge repose sur le droit européen de la concurrence qui consacre par son Traité, la libre circulation des hommes et des biens.
La FIFA, prenant acte de la décision de justice, a modifié suite à une consultation mondiale avant le mercato d’hiver (https://inside.fifa.com/fr/tr ansfer-system/news/la-fifalance-une-concertation-mondiale-sur-larticle-17-du-reglement-du statut et du transfert des joueurs ), son règlement sur les transferts internationaux de joueurs par une Circulaire n° 191 en date du 23 décembre 2024 instaurant un cadre temporaire qui « permettra à la FIFA de continuer à garantir l’application uniforme de règles partout dans le monde et à ce que les clubs du monde entier soient soumis à des normes réglementaires cohérentes en matière de composition des équipes, de stabilité contractuelle et de transferts internationaux de joueurs ». Du point de vue contenu, ce cadre porte sur les règles régissant les indemnités pour rupture de contrat, la responsabilité conjointe et solidaire, les incitations à la rupture de contrat, les Certificats Internationaux de Transferts et les procédures devant le Tribunal du football. Il vise à instaurer davantage de clarté et de stabilité en vue des périodes d’enregistrement à venir ainsi qu’à maintenir des règles universelles (https://inside.fifa.com/fr/tr ansfer-system/news/le-bureau-du-conseil-adopte-un-cadre-reglementaire-temporairepour-le ). On sait que cette modification et son processus, n’ont pas fait l’unanimité car, le syndicat des footballeurs français (UNFP) n’avalise pas du tout la totalité des mesures de la FIFA. Soulignant que la régulation du marché du travail ne peut à l’avenir résulter que d’une négociation collective entre les partenaires sociaux européens, il réclame une sorte de dialogue social à l’échelle européenne comme cela se fait dans les autres secteurs activités entre partenaires sociaux.
DEUXIÈME IDÉE. L’ÉQUITÉ DANS LA RÉPARTITION DES RICHESSES DU FOOTBALL GRÂCE À UNE MEILLEURE VALORISATION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE EN VUE DE CONTRIBUER AU FINANCEMENT DES FÉDÉRATIONS ET DES CLUBS AFRICAINS.
Il n’est un secret pour personne que, dans le football africain surtout celui au sud du Sahara, il y a des conflits récurrents entre les fédérations et les Etats. Ces derniers estimant qu’ils financent se considèrent légitimes pour décider. Par contre, les premières arguent souvent de l’autonomie du mouvement sportif pour résister ou s’opposer. Ce conflit essentiellement d’origine financière, est arbitré par la FIFA qui n’hésite pas à brandir la menace soit de suspension des Etats de toute participation à ses activités pour cause d’ingérence, soit celle de la mise en place d’un comité provisoire de gestion du foot. La solution pourrait se trouver dans une plus grande autonomie financière des fédérations. Malheureusement, le marché africain du foot n’a pas encore atteint une suffisante maturité pour générer toutes les ressources nécessaires à son propre développement. En attendant explorons quelques pistes dont certaines font partie des mesures récentes de gestion du foot mondial.
Une première piste a été ouverte par la très opportune décision de la FIFA d’augmenter le nombre des équipes nationales africaines dans les phases finales des coupes du monde de football. Aujourd’hui, on est passé à 9 plus une place de barrage. Avec deux participations successives dont une avec une qualification au deuxième tour, la fédération de foot du Sénégal a pu engranger des moyens supplémentaires pour ses différentes missions. Toutefois, malgré les efforts de la FIFA, la mesure d’augmentation du nombre de pays africains à la coupe de monde, une excellente chose, n’est pas suffisante car, il y a ces niches non explorées que sont les compétitions de clubs en Europe et en Asie qui génèrent d’importantes ressources.
Une seconde piste doit donc s’ouvrir : faire en sorte que toute présence africaine dans les grandes manifestations du football puisse générer des ressources spécifiques pour le club d’origine du joueur qui y participe. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant que les plus grands clubs du monde, en particulier ceux de l’Europe, essaient de créer leur propres compétitions à coté de celles de l’UEFA. Cet état de fait n’est certainement pas étranger à la nouvelle formule de la ligue des champions UEFA qui tente de faire participer le maximum de clubs possibles. L’idée de base de cette seconde piste est de mettre en œuvre une stratégie consistant à rémunérer les clubs d’origine sur tous les spectacles de football dans lesquels les joueurs de nationalité d’un pays africain sont parties prenantes. Ce sera dans le prolongement de la fameuse indemnité de solidarité que la FIFA a créée pour que les clubs professionnels riches puissent être solidaires des clubs pauvres desquels sont issus certains joueurs. Cette obligation de solidarité trouve une assise textuelle à l’article 21 du règlement Fifa du statut et du transfert des joueurs rédigé comme suit : «si un joueur professionnel est transféré avant l’échéance de son contrat, tout club ayant participé à la formation et à l’éducation du joueur recevra une proportion de l’indemnité versée à l’ancien club»
Une troisième piste est du domaine du possible. Elle permettrait l’augmentation des ressources des clubs par une meilleure maitrise sur la mobilité ou les transferts. Ici, l’Idée c’est que les transferts doivent profiter aux clubs et non pas seulement aux intermédiaires et aux joueurs. Pour cela, il faut organiser la transparence autour des opérations financières pour non seulement en faire bénéficier le club d’origine du joueur mais aussi éviter les flux financiers illicites, le blanchiment et la corruption. En ce sens, imposer la présence d’un intermédiaire et d’une banque du pays d’origine du joueur dans les opérations de transfert me semble une réelle garantie pour la transparence envers le club d’origine.
TROISIÈME IDÉE. AMÉLIORER LA GOUVERNANCE DU FOOTBALL.
Améliorer la gouvernance du football africain par la formation. Dans le monde d’aujourd’hui, la formation est devenu un outil essentiel pour la conformité des actes de tout opérateur aux règles juridiques et éthiques qui lui sont applicables. Quand on connait, on applique mieux : c’est le leitmotiv de la compliance et, il faut que dans la gouvernance du football, cela devienne un réflexe chez les dirigeants car au-delà de la dimension purement éducative de la formation, il y a l’aspect diminution des risques et donc accroissement de la performance.
Concernant le football africain, si au plan des résultats du terrain, il est devenu très compétitif, il reste beaucoup à faire pour la gouvernance. En ce sens, l’atout majeur dans l’atteinte des bons résultats sportifs est la formation : les entraineurs africains ayant bénéficié de la formation CAF ont brillé en coupe du monde et ont placé leur équipe au premier rang du classement FIFA (Sénégal et Maroc).
Aussi, le programme de Certificat Exécutif en Gestion du Football de la CAF, en partenariat avec les Universités africaine mérite d’être saluée et surtout, bien accueillie par les associations membres (une session s’est déjà déroulée avec l’université du Cap en Afrique du Sud). Il s’agit d’un programme exécutif conçu pour offrir aux cadres supérieurs et dirigeants du football africain les connaissances stratégiques et les outils nécessaires pour évoluer dans le paysage complexe du football moderne. Il y a donc lieu de féliciter et surtout d’encourager la CAF à persévérer dans cette voie.
Améliorer la gouvernance du football par un cadre institutionnel plus inclusif et moins clivant qui permet l’inclusion de toutes les parties prenantes dans les décisions du football
Cela suppose dépasser la cogestion qui est un mode de gestion hérité du droit français par la quasi-totalité des pays francophones au sud du Sahara. Il faut donc, dans ces pays, inventer de nouvelles structures de gestion du sport en s’inspirant de ce qu’il y eu comme évolutions dans d’autres secteurs et dans d’autres pays.
A ce propos, le modèle de gouvernance qui est en train de s’imposer est celui qui tend à l’inclusion totale avec une plus forte implication des sportifs et surtout, des anciens sportifs qui ne sont plus seulement considérés comme des « légendes » à honorer de temps en temps. Ils sont au contraire de plus en placé au cœur du management et de la décision. Ainsi, dans plusieurs pays, l’évolution institutionnelle se réalise avec l’objectif de la « coconstruction » des politiques sportives au niveau aussi bien étatique que fédéral
Aujourd’hui, un pays comme la France, de pure tradition administrative napoléonienne, c’est-à-dire centralisée et hiérarchisée, a préféré faire gérer son sport par une structure qui relègue la technique de cogestion, technique contractuelle de la délégation de pouvoirs, au rang de vieille relique à ranger dans les greniers. Cette structure, c’est celle structure dénommée Agence Nationale du Sport qui, bien que n’ayant pas fait l’unanimité dans ce pays, ne me semble pas totalement étrangère aux excellents résultats organisationnels et sportifs obtenus par cette nation cette nation, ces dernières années et, particulièrement, lors des JO de 2024. Dans cette structure, tout le volet « sport de haut niveau » est confié au coach français qui a gagné toutes les compétitions de sa discipline au niveau mondial, européen et national (Claude Onesta). Au final, la structure a permis de « garantir la collégialité nécessaire à la coconstruction d’une dynamique commune respectueuse des politiques de chacun des acteurs du sport : l’État, le mouvement sportif, les collectivités territoriales et le monde économique ».
QUATRIÈME IDÉE. UNE JUSTICE SPORTIVE DE PROXIMITÉ. RÉGLER LES LITIGES DU FOOTBALL AFRICAIN EN AFRIQUE.
Suite à la circulaire FIFA prise après l’affaire Lassana Diarra, le syndicat des footballeurs professionnels français (UNFP) a semblé remettre en cause le monopole du tribunal arbitral du sport (TAS) sur le règlement de la quasi-totalité des litiges du sport. Ce qui est une vieille revendication du mouvement sportif africain. Le syndicat français n’est pas seul car ailleurs, notamment dans la justice belge et dans la justice européenne, le recours forcé à l’arbitrage n’est pas admis. Du coup, l’exclusivité du TAS est souvent remise en cause par certaines décisions de justice. En Afrique, on fonctionne comme si le règlement des litiges du sport et du football est l’apanage du exclusif TAS. Il n’en est rien, car ce n’est pas du tout obligatoire. En effet, le recours au TAS n’est ni exclusif ni obligatoire. D’ailleurs, en réglementation même du football, rien n’empêche de prévoir la possibilité d’un arbitrage indépendant pour les litiges sportifs dans les pays africains. Ce n’est pas du tout un rejet du TAS mais plutôt une mise en place d’une justice de proximité du fait de l’éloignement et des coûts attachés au TAS. La FSF a exploité cette possibilité récemment en mettant en place un tribunal arbitral. Mais j’avoue que je n’ai pas de nouvelles quant à son opérationnalisation.
Les règlements généraux de la Fédération sénégalaise de football (p. 86, édition de la Fédération) prévoient, en reprenant les dispositions de la CAF/FIFA : « Les litiges nationaux sont traités conformément aux règlements de le FSF et au droit sénégalais. Lorsque cela est possible, ils sont tranchés par un tribunal arbitral paritaire indépendant.
Les litiges internationaux sont traités par les organes idoines de la CAF et de la FIFA et, le cas échéant, par le Tribunal arbitral du sport »
Les statuts de la FSF prévoient expressément, dans l’article 64 : « Le Tribunal arbitral prévu par les règlements de la FSF, traite de tous les litiges nationaux internes entre la FSF, ses membres, les joueurs, les officiels et les agents de joueurs et de matches qui ne tombent pas sous la juridiction de ses organes juridictionnels »
Ces mêmes statuts (article 67 in fine) excluent la compétence du TAS pour se prononcer sur un recours relatif à une décision d’un tribunal arbitral d’une association ou d’une confédération indépendant et régulièrement constitué. Cela signifie qu’il est possible qu’une décision relative à un litige dans le football interne soit prise en charge par une juridiction arbitrale interne qui n’est pas le TAS (art. 81, code disciplinaire). Au final, à côté de la justice étatique qui admet la justice fédérale, il y a bien de la place pour une juridiction arbitrale du football.
PROFESSEUR ABDOULAYE SAKHO
L’US GOREE ET JARAAF ENGAGENT LE VIRAGE DECISIF
La Ligue 1 joue ce week-end sa 15e et dernière journée de la phase aller avec au sommet la rencontre qui oppose ce dimanche l’Us Gorée à Guédiawaye FC.
Le championnat de Ligue 1 aborde ce week-end sa 15e et dernière journée de la phase aller. Ralentie depuis trois journées, l’Us Gorée leader avec 28 points reçoit Guédiawaye FC dans un match qui s’annonce cruciale. Talonné au classement, le club engage le duel à distance avec son dauphin du Jaraaf pour l’attribution du titre honorifique de champion à mi-parcours.
La Ligue 1 joue ce week-end sa 15e et dernière journée de la phase aller avec au sommet la rencontre qui oppose ce dimanche l’Us Gorée à Guédiawaye FC. Actuels leaders de la Ligue 1 avec 28 points, le club insulaire aborde une phase cruciale dans son parcours. Même s’il garde encore les commandes du championnat, le leader goréen a marqué le pas et n’a enregistré de victoires lors des trois dernières journées. Une mauvaise passe qui ne s’est pas estompée puisqu’il a été éjecté en 16e de finale de la Coupe du Sénégal par l’Étoile Lusitana qui évolue en Ligue 2. Une élimination qui ajoute un peu plus à la pression exercée par ses suivants immédiats. Il s’agit notamment du Jaraaf et de Wally Daan qui pointent respectivement à la 2e et 3e place avec respectivement 25 et 24 points. Une victoire est donc impérative pour espérer conserver la première place et du titre honorifique de champion à mi-parcours. Avec un match en moins, le Jaraaf ne se laissera pas conter à l’heure d’affronter lundi l’ASC HLM. Les trois points mettront les « Vert Blanc » dans une position idéale de déposséder le fauteuil de leader à l’Us Gorée. Dans une bonne dynamique.
De son côté, les Thiéssois de Waly Daan effectuent le déplacement à Kébémer où ils affronteront la Linguère de Saint- Louis (11e ; 16 points). A domicile, Teungueth FC ( 12e ; 15 points) sera à la relance en accueillant au stade Ngalandou Diouf, la Sonacos de Diourbel ( 10e ; 17 points).
Au même moment, l’As Pikine, première équipe non relégable (14e, 15 points) reçoit l’équipe de Génération Foot (7e ; 18 points).
Les rencontres se poursuivront dimanche avec le derby des promus qui opposera au Stade Ngalandou Diouf, l’AJEL de Rufisque (5e ; 19 points) à Oslo Football Académie (8e ; 18 points). A Ziguinchor, le Casa Sports (13e ; 15 points) accueille l’Us Ouakam (6e ; 19 points).
La 15e journée sera clôturée lundi 17 février Dakar Sacrécœur (4e ; 19 points) à Jamono de Fatick, lanterne rouge (16e ; 10 points). Mais aussi de Jaraaf- Hlm.
PROGRAMME 15E JOURNEE
SAMEDI
Tengueth FC-SONACOS
Linguère-Wally Daan,
AS Pikine-Génération Foot Ja
DIMANCHE
AJEL-OSLO
Casa Sports-Union sportive de Ouakam
US Gorée-Guédiawaye
LUNDI
Dakar Sacré-Cœur- Jamono de Fatick
Jaraaf-HLM
FRANC A LASSAUT D'AMA BALDE DIMANCHE
Les lutteurs Franc (Jambar Wrestling Academy) et Ama Baldé (Ecurie Falaye Baldé) vont s’affronter, dimanche, à l’Arène nationale de Pikine, dans l’un des combats les plus attendus et les plus indécis de la saison de lutte.
Les lutteurs Franc (Jambar Wrestling Academy) et Ama Baldé (Ecurie Falaye Baldé) vont s’affronter, dimanche, à l’Arène nationale de Pikine, dans l’un des combats les plus attendus et les plus indécis de la saison de lutte.
Organisée par Albourakh Events, cette confrontation revêt les allures d’un derby entre deux quartiers populaires de la banlieue dakaroise : Parcelles Assainies et Pikine.
Entre egotrip et déclarations fracassantes, les deux camps ont rivalisé d’ardeur pour faire monter l’adrénaline de ce combat d’envergure médiatique et populaire.
Pensionnaire de Jambar Wrestling Academy et lieutenant de Modou Lo, Franc a défié les lutteurs de Pikine.
L’ancien champion de lutte traditionnelle et champion d’Afrique avait lancé un défi à Emeu Sène, après sa dernière victoire devant Bombardier. Et il avait multiplié les sorties médiatiques au point d’agacer les lutteurs de Pikine.
Face au refus d’Emeu Sène d’en découdre avec lui, Franc va finalement croiser le fer avec son »jeune frère » Ama Baldé, qui veut relever le défi lancé à Pikine.
En acceptant d’affronter le pensionnaire de Jambar Wrestling Academy, le fils de l’ancien champion de lutte des années 1970-1980, Falaye Baldé, voudra faire oublier sa défaite amère face au mentor de son challenger.
Ama Baldé n’a pas encore digéré son revers face au »roi des arènes ». Après une courte préparation en France, il est revenu à Dakar pour peaufiner sa stratégie, afin d’espérer battre l’un des lutteurs les plus coriaces de l’arène.
Considéré comme un lutteur technique et courageux, Ama Baldé a la lourde tâche de défendre les couleurs de Pikine face à un adversaire considéré comme très technique.
En effet, Franc demeure invaincu, avec 13 victoires en autant de sorties. Il espère ainsi battre Ama Baldé, 14 victoires et trois défaites, pour poursuivre son ascension dans l’arène.
CLASSEMENT DES JOUEURS AFRICAINS LES MIEUX PAYES
Ce jeudi, Marca a dévoilé son classement des 100 sportifs les mieux payés du monde. Parmi eux, trois stars africaines se démarquent dans le top 50.
Ce jeudi, Marca a dévoilé son classement des 100 sportifs les mieux payés du monde. Parmi eux, trois stars africaines se démarquent dans le top 50.
Dans un football où les salaires explosent, les joueurs africains ne sont pas en reste. D’après Marca, trois stars du continent figuraient parmi les joueurs les mieux rémunérés au monde en 2024. Mohamed Salah, Riyad Mahrez et Sadio Mané se partagent le podium des sportifs africains aux revenus les plus élevés, portés par les salaires colossaux offerts en Europe et au Moyen-Orient.
3. Sadio Mané (43,7 millions d’euros par an – Al-Nassr)
Arrivé à Al-Nassr à l’été 2023 après une saison mitigée au Bayern Munich, Sadio Mané se place sur la 3e marche de ce podium avec un salaire de 41,3 millions d’euros (environ 28 milliards CFA) par an, plus 2,4 M€ (enviton 1 milliard CFA) de revenus issus de ses contrats sponsoring. Un montant qui en fait le 67e sportif le mieux rémunéré au monde.
L’attaquant sénégalais traverse une période contrastée en Arabie saoudite. Sur les 11 derniers matchs de 2024, il n’avait inscrit qu’un seul but. Malgré tout, ses statistiques restent solides : 13 buts et 3 passes décisives en 29 matchs cette saison, et 26 buts pour 20 passes décisives en 76 matchs depuis son arrivée à Al-Nassr. Lié au club saoudien jusqu’en 2026, le Lion a tenu à clarifier sa situation face aux rumeurs de départ : il compte bien honorer son contrat.
2. Riyad Mahrez (50 millions d’euros par an – Al-Ahli)
Parti de Manchester City pour rejoindre Al-Ahli à l’été 2023, Riyad Mahrez continue de toucher un salaire vertigineux de 48 millions d’euros par an (plus 2 M€ de sponsoring-Environ un total de 32 milliards FCFA). Un montant qui le place au deuxième rang des joueurs africains les mieux rémunérés et au 44e rang des sportifs mondiaux. Si son début de saison a été compliqué, l’international algérien a su retrouver son niveau ces dernières semaines.
Avec 20 contributions décisives en 26 matchs (buts + passes décisives), il prouve qu’il reste un atout majeur pour son équipe. D’ailleurs, il est actuellement le deuxième meilleur passeur de la Saudi Pro League avec 5 offrandes. Malgré quelques doutes sur son adaptation au football saoudien, la direction d’Al-Ahli a tranché : Mahrez est lié au club jusqu’en juin 2027, et le président Khaled Al-Issa a assuré qu’il ne partira pas avant la fin de son contrat. Il continuera donc de recevoir de telles sommes, pendant encore deux ans au moins.
1. Mohamed Salah (52,8 millions d’euros par an – Liverpool)
À 32 ans, Mohamed Salah reste l’un des joueurs les plus influents de la planète. En témoigne sa saison exceptionnelle avec Liverpool, où il affiche déjà 27 buts et 19 passes décisives en 35 matchs. Leader offensif des Reds et considéré comme le meilleur joueur du monde, l’ailier égyptien justifie pleinement son salaire astronomique de 33,6 millions d’euros par an et ses 19,2 M€ de revenus sponsoring (environ un total de 34 milliards FCFA, un montant qui le place à égalité avec Vinicius Junior dans la hiérarchie des joueurs les mieux payés et qui en fait le 38e sportif le mieux rémunéré du monde.
On remarque donc que Salah, malgré son salaire “à l'européenne”, moins élevé que ceux de Mané et Mahrez, les devance grâce à ses contrats publicitaires.
Cependant, son avenir à Liverpool est plus incertain que jamais. En janvier 2025, Salah a lâché une bombe en annonçant son départ à la fin de la saison. Son contrat expirant en juin 2025, certaines rumeurs laissent à penser que son prochain défi pourrait l’emmener vers l’Arabie saoudite, où Al-Ittihad et Al-Hilal seraient prêts à lui offrir un dernier contrat XXL.
Si ces trois stars africaines figurent parmi les joueurs les mieux payés au monde, elles restent cependant loin du duo Cristiano Ronaldo – Lionel Messi. Le Portugais, toujours en tête, perçoit des revenus astronomiques de 251,7 millions d’euros par an (environ 164 milliards FCFA), tandis que l’Argentin suit avec 129,7 millions d’euros (environ 84 milliards CFA).