TRUMP REVIENT EN MAÎTRE À WASHINGTON
À quelques heures de prêter serment pour la seconde fois, Donald Trump savoure déjà sa victoire sur une capitale qui lui résistait jadis. Des patrons de la tech aux médias mainstream, c'est désormais à qui montrera le plus de déférence envers le président

(SenePlus) - Dans un article approfondi, le New York Times dresse le portrait d'une capitale américaine qui, à la veille de la seconde investiture de Donald Trump, affiche un visage radicalement différent de celui de 2017. Le journal décrit une ville où la défiance d'antan a cédé la place à une forme de soumission généralisée.
Si le dispositif de sécurité reste imposant - "plus de 30 miles de clôtures anti-escalade" et "des barrières en béton" selon le quotidien new-yorkais - l'atmosphère n'a plus rien à voir avec la tension qui régnait il y a huit ans. "La résistance de 2017 s'est transformée en résignation de 2025", observe le New York Times.
Le journal rapporte un changement radical d'attitude des élites. Les magnats de la technologie "se précipitent à Mar-a-Lago pour rendre hommage" au président élu, tandis que "les milliardaires signent des chèques à sept chiffres" pour s'assurer une place à la cérémonie d'investiture. Plus révélateur encore, "certaines entreprises abandonnent préventivement leurs programmes climatiques et de diversité pour s'attirer les faveurs" du futur président.
David Urban, stratège républicain et allié de Trump, résume ce revirement dans les colonnes du quotidien : "Le hashtag-résistance s'est transformé en hashtag-capitulation. Les bonnets roses sont remplacés par des casquettes MAGA portées par des Noirs et des Bruns."
Face à cette nouvelle réalité, l'opposition semble déboussolée. Donna Brazile, ancienne présidente du Comité national démocrate, confie au NYT : "Les leaders démocrates ont appris que concentrer toute l'énergie sur un seul homme n'a pas fait la différence. C'est une pilule amère à avaler, mais ce n'est pas la fin."
Les manifestants qui persistent dans leur opposition, comme Lisa Clark, 65 ans, venue d'Akron dans l'Ohio, expriment leur lassitude tout en maintenant leur détermination : "Pourquoi devons-nous continuer à faire cela ? Mais bon, nous le ferons. Nous avons déjà été là, et nous y retournerons si nécessaire."
Cette seconde investiture de Trump marque ainsi, selon le New York Times, un tournant majeur dans la politique américaine. Le journal conclut que le président élu "n'a même pas besoin d'agir pour forcer ses adversaires à s'adapter" : sa simple présence suffit à remodeler le paysage politique américain. Une réalité qui laisse Sarah Longwell, stratège républicaine anti-Trump, poser la question qui hante désormais Washington : "Comment endurer les quatre prochaines années ?"