58% DES FEMMES DANS LE MONDE UTILISENT DES CONTRACEPTIONS MODERNES
Le rapport sur l’état de la population mondiale montre que beaucoup d’efforts ont été faits dans le domaine de la santé de la reproduction. 58% des femmes utilisent aujourd’hui des méthodes modernes de contraception contre 24% en 1969.

Le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) a publié, le Jeudi dernier, le rapport sur l’état de la population mondiale. Le document indique que beaucoup de progrès ont été accomplis depuis 1969. Par exemple, le nombre moyen de naissances par femme était de 4,8 contre 2,9 en 1994. « Aujourd’hui, il est de 2,5 », peuton lire dans un communiqué. Le rapport souligne que « le taux de fécondité dans les pays les moins avancés a chuté de 6,8 en 1969 à 5,6 en 1994 et à 3,9 en 2019. Le nombre de décès maternels liés à la grossesse est passé de 369 pour 100 000 naissances vivantes en 1994 à 216 en 2015 ».
Le document révèle que 24 % des femmes utilisaient des méthodes modernes de contraception en 1969, contre 52 % en 1994 et 58 % en 2019. Toutefois, il fait savoir que de nombreuses femmes sont encore privées de leurs droits reproductifs. « Elles sont environ plus de 200 millions de femmes qui voudraient éviter une grossesse mais n’ont pas accès aux informations et services relatifs à la contraception moderne », souligne l’Unfpa grâce aux plaidoyers des Organisations de la société civile, le nombre de grossesses non désirées et de décès maternels a chuté. Mais, le document informe que dans les pays en situation d’urgence, 500 femmes et filles meurent chaque jour en donnant la vie.
Le rapport sur l’état de la population mondiale passe aussi en revue les progrès accomplis en matière de santé reproductive. Le communiqué rappelle que l’Unfpa a démarré, en 1969, ses activités en tant que premier organisme des Nations unies chargé de la croissance démographique et des besoins de santé reproductive.
Selon la directrice exécutive de l’Unfpa, Dr Natalia Kanem, le fait est que de nombreuses femmes sont encore privées du pouvoir de prendre des décisions relatives à leur corps, notamment de choisir si et quand elles souhaitent concevoir un enfant. Elle ajoute que « le fait de ne pas disposer de cette capacité qui influe sur de nombreux autres aspects de la vie, allant de l’éducation à la rémunération en passant par la sécurité, empêche les femmes de définir elles-mêmes leur avenir ». Mme Kanem rappelle que c’est la première fois que le rapport dispose des données sur la capacité des femmes à prendre des décisions dans trois domaines fondamentaux. Il s’agit des relations sexuelles avec leur partenaire, de l’utilisation de la contraception et de la santé. « Dans les 51 pays où de telles informations sont disponibles, seules 57 % des femmes mariées ou en couple sont capables de faire leurs propres choix dans chacun de ces trois domaines », commente-t-elle.