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26 février 2025
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LA PREMIÈRE RÉACTION DE WALY DIOUF BODIAN, NOMMÉ DG DU PORT
Il est aujourd’hui le nouveau patron du Port autonome de Dakar. Quelques heures après sa nomination, il a réagi sur les ondes de la Rfm et décliné ses ambitions.
Waly Diouf Bodian est aujourd’hui le nouveau Patron du Port autonome de Dakar. Quelques heures après sa nomination, il a réagi sur les ondes de la Rfm. Il a décliné ses ambitions.
« Je me considère comme quelqu’un qui est en mission et qui va devoir, comme ceux qui viennent d’être nommés à des stations de responsabilité, nous évertuer à donner corps au projet qui a été proposé aux sénégalais.
Le Port est une structure importante. Pour pouvoir décliner une feuille de route, il va falloir s’imprégner de ce qui s'y passe.
Nous sommes des fonctionnaires aguerris. Je suis dans l’administration sénégalaise depuis 20 ans, à la Direction générale des impôts et domaines. Je crois qu’au niveau du Port, nous pourrons apporter notre touche pour garder la structure dans une logique de performance.»
CENTIF, QUATRE NOUVEAUX MEMBRES PRENNENT FONCTION
Les nouveaux membres de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) ont prêté serment ce jeudi devant la Cour d’Appel de Dakar.
Quatre nouveaux membres de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) ont pris fonction. Ils ont prêté serment ce jeudi 24 avril 2024 devant la Cour d’appel de Dakar.
Les nouveaux membres de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) ont prêté serment ce jeudi devant la Cour d’Appel de Dakar. Il s’agit d’Alioune Niokhor Diouf, magistrat hors hiérarchie, ancien directeur adjoint des affaires criminelles et des grâces, Mandjibou Lèye, Commissaire de Police principal, ancien commissaire central de Guédiawaye, Moulaye Dicko, commissaire de police principal, ancien Chef de la Brigade économique et financière à la Division des investigations criminelles (Dic) et Babacar Amadou, lieutenant-colonel des Douanes.
La Centif est composée de six (6) membres nommés par décret, à savoir : Un (1) haut fonctionnaire issu, soit de la Direction Générale des Douanes, soit de la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor, soit de la Direction Générale des Impôts et Domaines, ayant rang de Directeur d’administration centrale mis à la disposition de la Centif par le Ministère chargé des Finances. Il en assure la présidence ; un (1) magistrat spécialisé dans les questions financières mis à la disposition de la Centif par le ministère chargé de la Justice ; un (1) haut fonctionnaire de la police judiciaire mis à la disposition de la Centif par le Ministère chargé de la sécurité ; un (1) chargé d’enquêtes, inspecteur des services des Douanes mis à la disposition de la Centif par le Ministère chargé des Finances ; un (1) chargé d’enquêtes, officier de police judiciaire mis à la disposition de la Centif par le Ministère chargé de la sécurité et un (1) représentant de la Bceao, assurant le secrétariat de la Centif.Les membres de la Centif qui exercent leurs fonctions, à titre permanent, pour une durée de trois (3) ans, renouvelable une fois.
La Centif , rappelons-le, est une cellule de renseignements financiers de type administratif, placée sous l’autorité du Ministre chargé de l’Économie et des Finances. Dotée d’un pouvoir de décision autonome et d’une autonomie financière (budget propre), il est présidée par un cadre supérieur issu des régies financières ayant au moins le rang de Directeur d’une administration centrale, nommé par décret.
La Centif a été mise en place par le décret n° 2004-1150 du 18 août 2004 portant création, organisation et fonctionnement de la Cellule nationale de Traitement des Informations financières, remplacé par le décret n°2019-1498 fixant les règles d'organisation et de fonctionnement de la Cellule nationale de Traitement des Informations financières.
Cette loi vient en appoint à la loi uniforme n° 2004-09 du 6 février 2004 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux. Il s’agit de la réponse du Sénégal à la mobilisation internationale réaffirmée par la volonté clairement traduite au plan sous régional (Uemoa, Cedeao) par le Giaba, de lutter contre la criminalité financière.
Cette loi a trois (3) objectifs : prévenir le blanchiment de capitaux, détecter en vue de sa répression le blanchiment de capitaux et permettre la coopération internationale autour de la lutte contre le blanchiment de capitaux.
La Centif occupe une place centrale dans le dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (Lbc/Ft). Ses missions sont à la fois opérationnelles et stratégiques.
Au plan opérationnel, la Cellule exerce ses missions à travers les principales fonctions suivantes : la réception des déclarations de soupçon, des demandes d’informations émises par les cellules de renseignement financier (Crf) étrangères, des demandes d’informations transmises par des autorités nationales agissant dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux; le recueil de toutes informations transmises spontanément ou à sa demande par les cellules de renseignement financier (Crf) étrangères ou par des organismes et services de l’Etat ; le traitement des informations reçues ou collectées ; la transmission d’un rapport au Procureur de la République lorsque les opérations financières objet de déclarations d’opérations suspectes mettent en évidence des faits susceptibles de constituer une infraction de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme ; la communication des informations collectées ou traitées à des organismes et services de l’Etat, dans les limites fixées par la loi ou des restrictions imposées par les structures auprès desquelles elles ont été obtenues et l’élaboration de rapports périodiques (trimestriel et annuel) sur ses activités.
Au plan stratégique, la Centif participe à l’élaboration des politiques et stratégies nationales de lutte contre le le blanchiment de capitaux. Elle réalise ou fait réaliser des études sur des tendances observées en matière de blanchiment de capitaux, de financement du terrorisme ou d’activités délictueuses connexes. Elle assure le secrétariat permanent du Comité national de coordination de la lutte contre le blanchiment de capitaux qui est un cadre mis en place pour identifier les actions permettant de mettre en œuvre la politique de l’Etat en matière de lutte contre les activités criminelles, notamment celles financières.
D’importantes prérogatives ont été conférées à la Centif afin de lui permettre de jouer pleinement son rôle, notamment : un pouvoir de décision autonome sur les matières relevant de sa compétence ; une autonomie financière ; un droit de communication étendu lui permettant d’accéder à toutes informations nécessaires à la conduite de ses investigations ; l’inopposabilité du secret professionnel et un droit d’opposition à l’exécution d’une opération suspecte pour une durée maximale de 48 heures. La cellule a, en outre, la possibilité de demander au juge d’instruction de proroger le délai d’opposition qui ne peut dépasser vingt-quatre heures.
DERRIÈRE LA VISITE DE CHARLES MICHEL À DAKAR, DES SOUPÇONS DE COURSE EN AVANT À BRUXELLES
Courses de vitesse, initiatives isolées, coordination déficiente : le voyage du président du Conseil européen au Sénégal révèle les failles de l'union européenne. Derrière la photo officielle se cachent des luttes feutrées
(SenePlus) - Le président du Conseil européen Charles Michel a effectué une visite à Dakar le 22 avril dernier où il a rencontré le nouveau président sénégalais Bassirou Diomaye Faye. Cependant, cette escapade au Sénégal a suscité de vives critiques au sein des institutions européennes, selon plusieurs sources bruxelloises interrogées par le média en ligne Impact.sn.
En effet, on soupçonne à Bruxelles Charles Michel d'avoir voulu prendre de vitesse ses homologues européens en rencontrant en premier le chef d'Etat sénégalais fraichement élu, révèle une source proche du Conseil européen. D'autant plus que Charles Michel, qui ne se représentera pas aux élections européennes de juin, quittera ses fonctions dans quelques semaines. Certains y voient donc "une course de vitesse" ou un "empressement" suspect de sa part.
De plus, selon une source bruxelloise citée par Impact.sn, on peut même se demander si l'ambassade du Sénégal auprès de l'Union européenne était au courant de cette visite. Or, toute visite d'un dirigeant européen dans un Etat tiers devrait normalement être coordonnée avec les autres institutions de l'UE.
D'ailleurs, il est rappelé que c'est la Commission européenne, présidée par Ursula von der Leyen, qui est l'interlocutrice sur les dossiers européens et non le Conseil. Or, Charles Michel a évoqué lors de sa rencontre avec Diomaye Faye la révision des accords de pêche UE-Sénégal, dossier sur lequel la Commission mènera les négociations.
Contactée par Impact.sn, la délégation de l'UE au Sénégal s'est contentée d'indiquer factuellement que cette visite s'inscrivait dans le cadre d'une tournée en Afrique de l'Ouest de Charles Michel.
Toujours selon les informations recueillies par le média sénégalais, Ursula von der Leyen, dont la reconduction à la tête de la Commission européenne est très probable, devrait prochainement se rendre elle aussi à Dakar pour discuter directement avec les nouvelles autorités sénégalaises des dossiers épineux dans les relations UE-Sénégal.
LE SORT PRÉOCCUPANT DE MOHAMED BAZOUM
Détenu arbitrairement par la junte, le président nigérien élu démocratiquement croupit dans des conditions précaires. Sa famille se bat seul pour obtenir sa libération, face à l'indifférence grandissante de la communauté internationale
(SenePlus) - Neuf mois après le coup d'État militaire du 26 juillet 2023 au Niger, le président démocratiquement élu Mohamed Bazoum demeure toujours otage de la junte menée par le général Tiani, révèle une enquête parue mercredi 24 avril 2024 dans Le Figaro. Malgré les condamnations internationales et les efforts de sa famille et de ses avocats pour le faire libérer, sa détention arbitraire semble désormais acceptée par la communauté internationale.
Selon les informations recueillies par le journal français auprès de proches du président nigérien, Mohamed Bazoum et sa femme sont retenus dans des conditions précaires dans une aile de la résidence présidentielle. Privés de leur liberté et de moyens de communication, ils ne sont autorisés à recevoir que de brefs visites médicales. Pire, la junte les accuse depuis octobre d’une tentative d’évasion factice, révélant selon les proches du couple présidentiel "leur volonté de les salir un peu plus".
Autre inquiétude, l'arrivée récente de militaires russes soupçonnés d'espionnage et le rapprochement croissant entre la junte et Moscou. "C'est la preuve que la France n'est pas le seul pays rejeté par les putschistes", affirme un économiste togolais cité par l'enquête, soulignant "le vent de réjection des nations occidentales" soufflant sur le Sahel. Le 10 mai, Mohamed Bazoum pourrait même être condamné lors d'un procès politique orchestré par la junte.
Malgré les appels répétés de la CEDEAO à sa libération et la décision de sa Cour de justice l'ordonnant, la junte nigérienne fait la sourde oreille. Pis, l'organisation régionale africaine a levé certaines de ses sanctions contre le Niger fin février. "On ne peut pas compter sur elles", déplore un ancien ministre ivoirien, accusant "les organisations internationales d'abandonner Mohamed Bazoum".
Seule sa famille et les avocats qu'elle a mobilisés, dont des figures comme Reed Brody, continuent de se battre juridiquement. Mais après 9 mois de détention arbitraire, le sort du président nigérien élu démocratiquement semble avoir été oublié par la communauté internationale.
LES POPULATIONS DE DIASS DÉNONCENT UN ACCAPAREMENT DE LEUR FONCIER
Ces populations interpellent le président Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko. «La population de Diass souffre de beaucoup de choses, particulièrement sur le plan foncier », a indiqué Abdoulaye Faye.
Les populations de Diass continuent de faire face aux problèmes fonciers. Elles sont confrontées à un défaut criard de terres exploitables et ne comptent plus se laisser faire c’est pourquoi elles ont mis en place une association dénommée « Solution ».
Ces populations interpellent le président Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko. «La population de Diass souffre de beaucoup de choses, particulièrement sur le plan foncier », a indiqué Abdoulaye Faye, coordonnateur dudit mouvement.
Sur les ondes de la RFM, monsieur Faye a déploré que : « l’aéroport occupe beaucoup d’hectares, de même que le pôle de Daga Kholpa et le Port de Ndayane. Nous avons besoin des extensions pour notre jeunesse de demain. Nous sommes entourées d’infrastructures qui nous étouffent notamment des usines, sociétés et autres entreprises privées.»
UNE PARTIE DES OTAGES DE BANDIAGARA RETROUVENT LA LIBERTÉ
Des dizaines de personnes ont retrouvé la liberté au Mali, alors que le nombre total des otages de Bandiagara reste toujours inconnu.
Des dizaines de personnes ont retrouvé la liberté au Mali, alors que le nombre total des otages de Bandiagara reste toujours inconnu. La liberté aurait été accordée en particulier aux citoyens des localités qui ont accepté les principes imposés par les djihadistes. Les ressortissants des communautés non encore converties sont maintenus en captivité.
Les otages étaient à bord de trois autocars qui ont été enlevés simultanément. L’acte n’a pas encore été revendiqué.
C’est dans ce contexte que les autorités de la transition au Mali ont annoncé mercredi, la mise en place d’une force d’intervention rapide. Sa mission, diriger la lutte contre les groupes armés qualifiés de terroristes qui écument diverses localités maliennes.
Texte Collectif
IL FAUT LIBÉRER L'OTAGE BAZOUM
Un catalogue d’absurdités. Voilà comment résumer la série d’actes posés contre le président Mohamed Bazoum par les putschistes nigériens depuis le coup d’État du 26 juillet 2023
Un catalogue d’absurdités. Voilà comment résumer la série d’actes posés contre le président Mohamed Bazoum par les putschistes nigériens depuis le coup d’État du 26 juillet 2023. Neuf mois d’aberrations qui frôleraient le risible si les droits humains les plus basiques et les libertés les plus fondamentales d’un chef d’État élu démocratiquement n’étaient pas écrabouillés par des militaires en quête de légitimité.
Le prix de la démocratie
Mohamed Bazoum a été élu président de la République du Niger en février 2021. Son élection a été démocratique, transparente, inclusive et saluée par la communauté internationale. Aucune crise politique interne majeure, ni aucune situation d’urgence susceptible de mettre en péril la nation n’étaient en perspective. Pourtant, le 26 juillet 2023, des membres de la Garde présidentielle renversaient l’ordre constitutionnel. De nombreuses personnes ont d’abord vu le coup d’État sous un angle géopolitique, mais, au fil des semaines qui suivaient, des éléments publiés dans la presse pointaient plutôt quelque velléité personnelle de défendre des intérêts privés. Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) était né. Dont acte.
Le président Mohamed Bazoum, sa femme, Hadiza, et leur fils Salem Mohamed Bazoum étaient immédiatement arrêtés et retenus dans la résidence officielle, à l’intérieur du palais présidentiel. Commençait alors pour eux un calvaire qui continue aujourd’hui, neuf mois plus tard. Homme politique aguerri et engagé, démocrate reconnu et respecté, Mohamed Bazoum a toujours refusé de démissionner. Sa famille et lui payent aujourd’hui le prix de leur attachement à la Constitution : en ne courbant pas l’échine, il rappelle au monde le prix de la démocratie. La prise d’otages dure depuis neuf mois, neuf mois d’inhumanité.
Il est ici essentiel pour nous, ses avocats, de rappeler avec fermeté que l’arrestation et la détention de Mohamed Bazoum et de sa famille sont totalement illégales. Personne ne peut leur rendre visite, hormis leur médecin. Si, pendant les premiers mois de détention, la famille Bazoum a pu rester connectée au monde extérieur grâce à leur téléphone, celui-ci leur a été retiré en octobre 2023. Depuis cette date, nous n’avons aucun moyen de nous entretenir avec eux. Puisqu’ils sont détenus en dehors de toute procédure, à quel magistrat pouvons-nous demander un droit de communiquer ?
Le soutien de la Cedeao
Dès le coup d’État, la famille Bazoum a pu compter sur le soutien de la Cedeao. L’organisation ouest-africaine et la majorité de ses chefs d’État, à l’exception de ceux issus eux-mêmes de putschs, n’ont eu de cesse de réclamer la libération du président. En vain. Le CNSP a mis en garde la Cedeao contre tout recours à la force pour le libérer : ce serait « son cadavre qu’il [faudrait] venir chercher ». Le 10 décembre 2023, les chefs d’État de la Cedeao ont dépêché leurs pairs sierra-léonais, béninois et togolais pour un « rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel ». Tous, hormis le président Faure Gnassingbé, ont été empêchés d’atterrir à Niamey. Seule réussite : le président togolais a obtenu le transfert de Salem Bazoum au Togo, après qu’il a été inculpé pour complot contre l’autorité de l’État.
Le fils du président vient seulement d’être autorisé à quitter Lomé, où il était soumis à une sorte de régime de semi-liberté. Saisie par nos soins, la Cour de justice de la Cedeao a rendu le 15 décembre 2023 un arrêt historique ordonnant aux autorités de fait du Niger de libérer immédiatement le président et sa famille, et de rétablir l’ordre constitutionnel. Là encore, le CNSP a opté pour la fuite en avant en notifiant sa décision de se retirer de la Cedeao, oubliant que le Niger restait tenu de « s’acquitter des obligations qui lui incombent » pendant une durée d’un an. Mais aujourd’hui, force est de constater que la médiation organisée par la Cedeao est un échec et que les putschistes n’ont cure de la règle de droit.
« Crimen sine lege »
Depuis peu, une nouvelle lubie anime le CNSP. Il faut, coûte que coûte, faire condamner le président Bazoum, quitte à distordre le droit national à l’extrême. Il bénéficie, en tant que président, d’une immunité ? Le CNSP crée une juridiction dont il nomme les magistrats et la saisit le 5 avril pour trancher cette question. Tout en foulant aux pieds les droits fondamentaux de la défense – nous n’avons accès ni au dossier ni à notre client –, la junte oublie sans doute qu’une telle procédure n’est possible que pour un « ancien président ». Mais le président Bazoum n’est pas démissionnaire, il est toujours titulaire de son mandat. Pour justifier le coup d’État, ne faut-il pas l’accuser des pires crimes ? Des poursuites sont en train d’être diligentées contre lui, notamment pour « complot contre la sûreté de l’État ». Le président Bazoum est accusé d’avoir tenté de s’évader alors même qu’il était détenu illégalement…
Avec cette nouvelle procédure, le CNSP veut entériner une situation politique de fait, sans convaincre par le droit. Et la famille Bazoum, dont les droits les plus fondamentaux sont violés chaque seconde, en est la principale victime.
Au nom de l’État de droit et de la dignité humaine, il faut sauver le président Bazoum !
Les signataires :
Brahim Ould Ebety, ancien bâtonnier de Mauritanie
Florence Loan, bâtonnière dauphine de Côte d’Ivoire
Mohamed Seydou Diagne, avocat au barreau de Dakar
Moussa Coulibaly, ancien bâtonnier du Niger
Reed Brody, avocat au barreau de New York
L’ONAS FAIT LE POINT DES OPÉRATIONS PRÉ-HIVERNALES À DAKAR
Quelque 109. 571 mètres de linéaires d’ouvrages d’assainissement sur 200 000 mètres ont été curés à ce stade des opérations pré-hivernales (OPH) en cours dans la région de Dakar.
Dakar, 25 avr (APS) – Quelque 109. 571 mètres de linéaires d’ouvrages d’assainissement sur 200 000 mètres ont été curés à ce stade des opérations pré-hivernales (OPH) en cours dans la région de Dakar, a-t-on appris jeudi de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS).
“À ce jour, 109.571 mètres sur les 200 000 mètres de linéaires gérés à Dakar par l’ONAS […] ont été déjà curés dans les 5 lots attribués à des entreprises sous-traitantes et contrôlées par nos équipes”, a renseigné la secrétaire générale de l’ONAS, Fatoumata Fall Faye.
Elle s’exprimait en marge d’une réunion du comité régional de développement de Dakar axée sur les opérations pré-hivernales 2024, lancées le 13 mars dernier.
Selon Fatou Fall Faye, cette activité a été organisée pour permettre à l’ONAS “de définir, de partager avec l’ensemble des acteurs impliqués dans la gestion des inondations, sa matrice d’actions prioritaires de l’année 2024 pour la gestion de l’hivernage”.
La rencontre “permettra de partager avec l’ensemble des acteurs, les activités et mesures qui seront prises pour une bonne préparation de l’hivernage 2024”, a précisé Mme Faye, en rappelant que les activités pré-hivernales de l’ONAS ont été lancées “dès le 13 mars 2024”.
À l’en croire, ces opérations vont permettre “une bonne préparation du réseau pour accueillir et pouvoir drainer de manière convenable les eaux de pluies”.
Aussi les opérations de curage en cours dans la région de Dakar sont-elles menées “dans tous les périmètres assainis où l’ONAS dispose d’un réseau d’assainissement destiné à amoindrir le maximum possible, d’éventuelles nuisances, lors de l’hivernage 2024”.
Évoquant la matrice d’actions prioritaires de l’ONAS pour l’hivernage 2024, elle a soutenu qu’elle s’inscrit dans l’anticipation d’inondations non seulement à Dakar, mais aussi dans toutes les zones assainies de l’intérieur, notamment sur les axes Touba-Mbacké, Thiès, Kaffrine, Fatick et Sédhiou, entre autres”.
”La matrice d’actions prioritaires de l’ONAS pour l’hivernage 2024 prévoit aussi des investissements d’un coût de 2,58 milliards déjà mobilisés par l’État en crédits de paiement et en autorisations d’engagements”, a-t-elle ajouté.
“Au-delà de ces actions préventives, des travaux structurants seront réalisés et des mesures conservatoires prises, afin d’amoindrir les éventuelles nuisances, en fonction des prévisions météorologiques”, a indiqué la secrétaire générale de l’ONAS.
Fatoumata Fall Faye a annoncé la mise en place d’un programme d’information, de responsabilisation et de mobilisation communautaire dénommé +Feggu Jem Nawet+”.
Un programme qui sera “bien soutenu et bien ciblé”, et va placer les populations “au premier plan dans la prise en charge de leur cadre de vie et dans la lutte contre les inondations de leur environnement immédiat”.
Elle note toutefois que “les comportements des populations à l’égard” des ouvrages d’évacuation d’eau, “n’intègrent pas la bonne gestion des eaux pluviales”.
“Il faut une bonne politique de sensibilisation et de communication en direction des populations et de toutes les parties prenantes, pour susciter une dynamique populaire autour de la préservation et d’une gestion participative des ouvrages et de l’hivernage”, a-t-elle lancé.
Les opérations pré-hivernales vont se poursuivre dans la région de Dakar jusqu’au 30 juin prochain.
EL GHAZOUANI CANDIDAT A SA PROPRE SUCCESSION
Le président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle prévue le 29 juin prochain, ont rapporté plusieurs médias.
Le président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle prévue le 29 juin prochain, ont rapporté plusieurs médias.
‘’J’ai jugé opportun de m’adresser directement à vous, chers compatriotes, à travers cette lettre, pour vous informer de ma décision de me présenter à vous, afin que vous me renouveliez votre confiance pour un nouveau mandat’’, a-t-il déclaré dans une lettre adressée à ses compatriotes, mercredi.
Président en exercice de l’Union, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a promis de consolider l’unité nationale, d’améliorer les conditions de vie des plus démunis, de garantir la sécurité et la stabilité et de lutter contre la corruption et le détournement des fonds publics.
‘’Pour moi le premier défi a toujours été et demeure celui de répondre aux aspirations et aux espoirs de notre jeunesse, de libérer son énergie et de la préparer à contribuer activement à la construction et à la définition des contours de la Mauritanie à laquelle elle aspire’’, a-t-il notamment écrit.
Avec 4,5 millions d’habitants, la Mauritanie a connu une succession de coups d’État de 1978 à 2008, avant que l’élection de 2019 marque la première transition entre deux présidents élus.
Élu pour la première fois en 2019, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a remplacé Mohamed Ould Abdel Aziz, condamné en décembre dernier, à cinq ans de prison ferme, ainsi qu’à la confiscation de ses biens et à une peine d’inéligibilité pour ‘’enrichissement illicite et blanchiment’’.
L'ARMEE BUKINABE DANS LE VISEUR DE HUMAN RIGHTS WATCH
Human Rights Watch a documenté un bilan effarant de morts civiles en une seule journée au Burkina Faso cette année. Selon leur enquête, plus de 220 civils, parmi lesquels au moins 56 enfants, ont été victimes d'atrocités commises par l'armée du pays
Human Rights Watch a documenté un bilan effarant de morts civiles en une seule journée au Burkina Faso cette année. Selon leur enquête, plus de 220 civils, parmi lesquels au moins 56 enfants, ont été victimes d'atrocités qui auraient été commises par l'armée du pays.
Les événements se sont déroulés le 25 février, le village de Soro témoignant de la perte de 179 vies, tandis que 44 autres ont péri dans le village voisin de Nondin. Human Rights Watch a qualifié ces massacres de massacres parmi les abus les plus flagrants perpétrés par l'armée depuis près de dix ans.
Même si le rapport a mis en lumière ces actes horribles, les autorités burkinabè sont restées silencieuses sur la question. Cependant, le procureur Aly Benjamin Coulibaly a lancé un appel public à des témoins pour aider à identifier les responsables du massacre, estimant dans un premier temps le bilan à 170 morts.
Les témoignages oculaires ont fourni un récit effrayant de l'assaut militaire. Les survivants ont raconté comment un convoi de plus de 100 soldats est descendu sur le village de Nondin peu après le passage des combattants islamistes dans la région. Les soldats ont systématiquement forcé les villageois à quitter leurs maisons, les ont rassemblés en groupes et ont ouvert le feu sans pitié, ne laissant personne épargné, même ceux qui tentaient de chercher refuge.
La brutalité s'est étendue au village de Soro, situé à seulement 5 kilomètres de là, où les militaires ont répété leurs actions meurtrières, tirant sans discernement sur les villageois et ceux qui tentaient de fuir.
L'armée a justifié ces actes odieux comme des représailles contre des villageois accusés d'avoir aidé des combattants islamistes, à la suite d'une attaque contre un camp militaire voisin par les forces insurgées dans la province septentrionale du Yatenga.
Tirana Hassan, directrice exécutive de Human Rights Watch, a condamné ces massacres, les citant comme les dernières d'une série d'atrocités civiles commises par l'armée burkinabè dans ses efforts de contre-insurrection.
Le Burkina Faso, gouverné par une junte militaire depuis un coup d’État en 2022, avait promis de réprimer l’insurrection. Cependant, les violences ont persisté, les groupes djihadistes contrôlant désormais plus d’un tiers du pays.
Des entités internationales, dont l'Union européenne et les Nations Unies, ont accusé le Burkina Faso de graves violations des droits humains dans sa lutte contre l'insurrection, citant parmi les atrocités commises les meurtres aveugles et les disparitions forcées de civils.