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26 février 2025
Par Cheikhou Oumar Sy
MONSIEUR LE PRESIDENT, NE VOUS LAISSEZ PAS EMPRISONNER DANS LA TYRANNIE DES PRIORITES ET DES URGENCES
Jérôme Baschet écrivait dans son ouvrage «Défaire la tyrannie du temps » : « Le manque de temps est l’une des pathologies de l’homme moderne. Elle s’aggrave sans cesse dans notre monde soumis à la tyrannie de l’urgence, saturé d’écrans chronométriques...
Emédia |
Cheikhou Oumar Sy |
Publication 25/04/2024
Jérôme Baschet écrivait dans son ouvrage «Défaire la tyrannie du temps », je cite : « Le manque de temps est l’une des pathologies de l’homme moderne. Elle s’aggrave sans cesse dans notre monde soumis à la tyrannie de l’urgence, saturé d’écrans chronométriques et exigeant toujours plus d’efficacité, de rapidité, de calculs et d’anticipations à court terme ».
La pire des erreurs de M. BDDF est de se laisser piéger « par les urgences et les priorités » durant son mandat. Il a hérité d’un pays où tout est une question d’urgence et chaque secteur est une priorité
Toutefois il ne doit pas laisser la pression du «résultat » immédiat l’empêcher d’avoir un regard plus ambitieux avec des solutions durables et structurelles pour que le Sénégal soit sur les rails du développement d’ici les 25 prochaines années. Il n’a pas une obligation de résultats mais une obligation de structuration systémique de notre économie et de notre société.
Le Président Léopold Sédar Senghor a accédé au pouvoir à l’âge de 54 ans, le Président Abdou Diouf à 46 ans, le Président Abdoulaye Wade à 74 ans et son prédécesseur Macky Sall à 51 ans. Malgré tous leurs efforts, ils n’ont laissé que des urgences derrières eux.
Le Président BDDF a 44 ans. Il a le temps d’inviter les Sénégalais à travailler pour un quart de siècle (25 ans) systémique où chaque secteur stratégique (éducation, santé, agriculture, élevage, industrie etc.) aura une feuille de route claire avec l’adhésion et l’appropriation générale de toute la population.
Le mandat des urgences et des priorités est un mandat qui s’inscrit sous la tyrannie du temps, et le temps est l’ennemi des bonnes décisions politiques.
Le jeune président doit oublier qu’en 2029 il y aura une élection présidentielle. Qu’il refuse la chirurgie esthétique des politiques publiques. Il ne doit pas être une Mercedes Mclaren avec une vitesse de 200 km à l’heure pour se retrouver dans le décor des accidents historiques, mais ce Caterpillar Bulldozer qui prend son temps pour dégager calmement les voies du développement pour chaque secteur.
Dans 25 ans, l’actuel président aura 69 ans (une fois de plus Me Wade a accédé au pourvoir à 74 ans), il pourra apprécier avec beaucoup de sérénité les retombées des grands chantiers structurels qu’il avait entamés en 2024. Certains parmi nous serons peut-être dans les cieux mais diront: « Alhamdouliah, il a reussi sa mission, le Sénégal est enfin sur la bonne voie »
UNE MUTUELLE DE SANTE INAUGUREE À FATICK POUR AMELIORER LA PRISE EN CHARGE DE SES ADHERENTS
Le nouveau siège de la mutuelle de santé des agents de l’Etat (MSAE) de Fatick, inauguré jeudi, va améliorer la prise en charge de ses adhérents à travers une application développée pour la gestion des prestations
Le nouveau siège de la mutuelle de santé des agents de l’Etat (MSAE) de Fatick, inauguré jeudi, va améliorer la prise en charge de ses adhérents à travers une application développée pour la gestion des prestations, a indiqué Malick Sall, responsable des prestations.
”Une application de gestion des adhésions et des prestations a été conçue et mise en production. Elle est utilisée sur l’ensemble de la chaîne de gestion des prestations tels que les services centraux, agences déconcentrées et pharmacies”, a-t-il dit à l’APS.
Il a signalé qu’une autre application dédiée aux hôpitaux et aux centres de santé, est en cours de développement.
M. Sall a expliqué qu” avec le développement exponentiel depuis 2013 des effectifs qui ont doublé entre 2016 et 2021 avec 50.000 adhérents, soit 250 000 bénéficiaires, la gestion des prestations qui était manuelle devenait de plus en plus complexe”.
Le responsable des prestations a indiqué que dans la plupart des sections, ”le contrôle préalable de l’éligibilité de l’adhérent ne se faisait plus”.
”De plus, dans leur facturation, les hôpitaux, centres et districts de santé appliquent une majoration surréaliste aux mutuelles complémentaires à la prise en charge de l’Etat, au motif que ce dernier tarde à payer les factures”, a-t-il ajouté..
”Ainsi le prix normal des actes avec prise en charge est multiplié parfois par cinq. Cette situation a eu des conséquences néfastes sur la gestion des prestations notamment la surconsommation, les fraudes et l’implication directe des prestataires partenaires dans la gestion des prestations avec le dépôt de bons de commandes vierges dans les pharmacies”, a-t-il encore souligné.
”Pour faire face à cette tendance négative, il a expliqué que les instances régulières de la MSAE ont pris compris que la gestion des prestations ne peut plus être manuelle en raison des nombreuses fraudes et malversations constatées”.
A cet effet, a-t-il justifié, la mutuelle a adopté ce vaste programme d’automatisation de ses procédures de gestion pour combattre ces facteurs.
LUTTE CONTRE LE PALUDISME, DEUX NOUVEAUX VACCINS DEPLOYÉS EN AFRIQUE
L’Organisation mondiale de la santé a annoncé le déploiement prochain de deux nouveaux vaccins antipaludiques dans dix-neuf pays africains afin d’offrir un nouvel espoir à des centaines de milliers d’enfants risquant de mourir des suites du paludisme
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé le déploiement prochain de deux nouveaux vaccins antipaludiques dans dix-neuf pays africains afin d’offrir un nouvel espoir à des centaines de milliers d’enfants risquant de mourir des suites du paludisme.
L’agence onusienne en charge de la santé, par la voix de sa cheffe en Afrique, Matshidiso Moeti, a notamment fait savoir que les vaccins R21-MatrixM approuvé en 2021 et le RTS, S en 2023 seront déployés cette année (2024) dans dix-neuf pays de la région africaine.
Elle a fait l’annonce à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme dont l’édition de cette année est axée sur ‘’la nécessité d’accélérer la lutte contre le paludisme pour un monde plus équitable’’.
‘’À mesure que les pays enregistrent des avancées, les familles en tirent des dividendes sous la forme d’un bien-être accru. Cependant, la région africaine est à la croisée des chemins dans la lutte contre la maladie’’, a expliqué la directrice régionale pour l’Afrique de l’OMS.
Elle a rappelé que cette partie du monde abrite vingt des pays les plus impaludés, représentant plus de 85 % de la mortalité et de la mortalité palustres.
‘’Cette situation s’explique par de multiples problèmes tels que les phénomènes météorologiques extrêmes, les conflits et les crises humanitaires, les contraintes budgétaires, les menaces biologiques et les inégalités’’, a analysé le docteur Matshidiso Moeti.
LE PROJET EN CHANTIER
Alors que Sonko et Diomaye prétendaient disposer d'un document prêt à être exécuté dès leur arrivée au pouvoir, il s'avère qu'ils doivent à présent entamer sa phase rédactionnelle. Le flou persiste sur la teneur réelle de ce fameux "Projet"
Les nouvelles autorités semblent avoir floué tout le monde. Chanté partout, le «Projet», qui devait être le référentiel des politiques publiques du parti Pastef au pouvoir, n’avait aucun contenu existentiel. C’est maintenant que sa phase rédactionnelle débute pour être achevée d’ici octobre 2024.
Le «Projet» naîtra au troisième trimestre 2024. C’est la principale information contenue dans le communiqué du troisième Conseil des ministres de l’ère du président Diomaye Faye. Le Premier ministre l’a révélé dans sa communication hier, lors de la réunion hebdomadaire de l’exécutif tenue à la Présidence. Il faut lire in extenso : «S’agissant du travail d’élaboration du document de référence en matière de politiques économique et sociale, le Projet, le Premier ministre a affirmé qu’il portera exclusivement le sceau de l’expertise sénégalaise et sera achevé au troisième trimestre de l’année 2024.»
Jusqu’ici théorisé et vendu comme une recette miracle par les responsables du parti Pastef pour développer le Sénégal, le «Projet» n’était adossé à aucune structuration économique. Alors qu’ils ont toujours théorisé l’existence d’un document «prêt à être exécuté» dès leur accession au pouvoir. Depuis le 2 avril, jour de prestation de serment de Bassirou Diomaye Faye suivi de la formation du gouvernement de Sonko, les acteurs s’interrogeaient sur le contenu du «Projet» censé guider les actions politiques et publiques des nouvelles autorités.
Aujourd’hui, le constat relève de l’improbable : les autorités doivent débuter la phase rédactionnelle de leur document pour en faire leur référentiel de gouvernance. En Conseil des ministres, Ousmane Sonko a annoncé qu’un «Comité technique restreint sera mis en place à la Primature». Il note que «cette instance sera composée notamment des ministères en charge du Plan, des Finances, de l’Industrie, de la Souveraineté alimentaire, de l’Emploi, de la transformation du secteur public et du Bureau organisation et méthodes (Bom)».
C’est vers la fin du mois de septembre ou début octobre qu’on verra les premières esquisses du «Projet» de «transformation systémique» du Sénégal formulée par le tandem Diomaye-Sonko. «A l’issue des travaux, poursuit le Premier ministre, le cadre de référence pour la matérialisation de la vision de Monsieur le président de la République pour un Sénégal souverain, juste et prospère à travers la conception de programmes et projets de transformation systémique, sera soumis à la validation du chef de l’Etat avant la fin du troisième trimestre de l’année 2024.» En outre, enchaîne Sonko, la «première phase du plan d’actions pluriannuel du Projet sera inscrite, dans le projet de Loi de finances initiale 2025, qui sera soumis à l’approbation de l’Assemblée nationale, au début du mois d’octobre prochain».
Continuité du PSE ?
En attendant la naissance du «Projet», qui entre désormais en phase de conceptualisation, pour ne pas dire de conception, le Plan Sénégal émergent (PSE) va continuer à être le référentiel des politiques publiques en dépit du changement de régime. Or, à la lecture du premier communiqué du gouvernement de Sonko, la question ne se posait plus. Bassirou Diomaye Diakhar Faye avait «demandé au gouvernement d’accélérer la réalisation intensive et cohérente du «Projet» en travaillant avec précision, diligence, méthode et efficacité à la satisfaction des populations et au mieux des intérêts du Sénégal». Ainsi a-t-il insisté sur la nécessité de «définir et de mettre en œuvre une politique inspirée par le «Projet de transformation systémique du Sénégal»».
Le «Projet» va être axé sur la jeunesse, l’éducation, la formation, l’entrepreneuriat et l’emploi des jeunes et des femmes ; la lutte contre la cherté du coût de la vie et l’augmentation du pouvoir d’achat des ménages ; la modernisation de la Justice, la protection des droits humains, la bonne gouvernance, la transparence, la reddition des comptes et l’amélioration de notre système démocratique et électoral ; la souveraineté économique et la prospérité du Sénégal, l’exploitation optimale des ressources naturelles et le développement endogène durable des territoires ; la consolidation de l’unité nationale et des solidarités dans un renforcement de la sécurité, de la paix et de la stabilité du pays. Le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye avait aussi ordonné à son Premier ministre de finaliser, avant la fin du mois d’avril 2024, le plan d’actions du gouvernement, avec un agenda précis de réalisation des objectifs fixés.
MAURITANIE : EL GHAZOUANI ANNONCE SA CANDIDATURE POUR UN SECOND MANDAT
Il a promis de consolider l’unité nationale, d’améliorer les conditions de vie des plus démunis, de garantir la sécurité et la stabilité et de lutter contre la corruption et le détournement des fonds publics.
Dakar, 25 avril (APS) – Le président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle prévue le 29 juin prochain, ont rapporté plusieurs médias.
‘’J’ai jugé opportun de m’adresser directement à vous, chers compatriotes, à travers cette lettre, pour vous informer de ma décision de me présenter à vous, afin que vous me renouveliez votre confiance pour un nouveau mandat’’, a-t-il déclaré dans une lettre adressée à ses compatriotes, mercredi.
Président en exercice de l’Union, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a promis de consolider l’unité nationale, d’améliorer les conditions de vie des plus démunis, de garantir la sécurité et la stabilité et de lutter contre la corruption et le détournement des fonds publics.
‘’Pour moi le premier défi a toujours été et demeure celui de répondre aux aspirations et aux espoirs de notre jeunesse, de libérer son énergie et de la préparer à contribuer activement à la construction et à la définition des contours de la Mauritanie à laquelle elle aspire’’, a-t-il notamment écrit.
Avec 4,5 millions d’habitants, la Mauritanie a connu une succession de coups d’État de 1978 à 2008, avant que l’élection de 2019 marque la première transition entre deux présidents élus.
Élu pour la première fois en 2019, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a remplacé Mohamed Ould Abdel Aziz, condamné en décembre dernier, à cinq ans de prison ferme, ainsi qu’à la confiscation de ses biens et à une peine d’inéligibilité pour ‘’enrichissement illicite et blanchiment’’.
Magaye GAYE
ET SI C'ETAIT LE MEILLEUR GOUVERNEMENT QUE LE SENEGAL AIT CONNU DEPUIS LES INDEPENDANCES ?
Franchement, je suis séduit par la qualité de cet attelage qui allie à la fois de solides parcours académiques, des expériences et savoir-faire remarquables et une certaine virginité présumée par rapport aux impairs de gestion passés.
Nous avons pris connaissance de la composition du nouveau gouvernement du Sénégal composé de 30 Ministres et Secrétaires d’Etat.
Franchement, je suis séduit par la qualité de cet attelage qui allie à la fois de solides parcours académiques, des expériences et savoir-faire remarquables et une certaine virginité présumée par rapport aux impairs de gestion passés.
Et en filigrane, un exercice de nomination traversé par un esprit fécond de réforme et de rupture. La constitution de ce gouvernement a évité au pays les erreurs de casting du passé qui se caractérisaient la plupart du temps par des mauvaises pratiques :
- partage du «gâteau» entre parties de la mouvance victorieuse
- trafics d’influence issus de pressions venant de milieux socio- politico- religieux
- pléthore de Ministres
- peu de considération accordée à la compétence et à l’éthique en lieu et place des critères saugrenus de régionalisme et de représentativité politique
Ce gouvernement fait incontestablement nourrir beaucoup d’espoir quant à la rupture souhaitée par les Sénégalais. Il doit être soutenu. Mon rêve est de voir cette équipe aborder dans le premier Conseil des Ministres une question qui paraît anodine et que tous les dirigeants africains se devraient de poser avant tout commencement
C’est quoi véritablement le développement que nous cherchons en vain depuis les indépendances ?
Il apparaît aujourd’hui grand temps de cerner ce concept encore flou afin de susciter l’adhésion communautaire sur les objectifs à atteindre. La croissance économique n’est pas forcément synonyme de développement économique et social.
Compte tenu (i) des incertitudes notées dans son système de mesure (fiabilité insuffisante des statistiques, mauvaises politiques économiques), (ii) du fait qu’elle est souvent mal répartie et extravertie et (iii) du croît démographique.
Toute transformation devrait partir des ressorts spirituels et du vécu culturel des populations concernées. Et avoir comme finalité ultime la satisfaction des besoins exprimés par les êtres humains. L’homme étant au début et à la fin de tout développement, la question de base est de savoir concrètement de quoi il a besoin pour exercer la mission qui lui est confiée sur terre.
Au total, nous pensons que le développement, acception que nous rêvons de voir, désormais remplacée par l’expression «Développement Recentré sur l’Humain (DRH)» devrait permettre de répondre aux 7 besoins ci-après.
1- manger en quantité et qualité suffisante
2- boire de l’eau potable en quantité et qualité suffisante
3- se soigner correctement
4- avoir un habitat et un cadre de vie décent
5- se vêtir dignement
6- effectuer correctement ses déplacements.
7- avoir une éducation et une formation de qualité.
Avec en filigrane 2 autres besoins non moins importants, en général satisfaits lorsque les 7 ci-dessus ont trouvé des solutions : il s’agit de la paix et de la sécurité. Une société qui arrive à satisfaire ces différents besoins est tout naturellement développée. Elle n'a pas forcément besoin d'autoroutes gigantesques, de voies ferrées à grand écartement ou de jolis buildings modernes.
L’homme peut trouver son bonheur et s’estimer être parfaitement heureux avec peu de choses. L’État doit revenir au cœur du développement. Depuis une décennie, je défends sans succès la notion d’État capitaine, en lieu et place des États entraîneurs qui n’ont pas donné les résultats escomptés. En définitive, plus d’État et mieux d’État.
Magaye GAYE
Économiste International
Ancien Cadre de la BOAD et du FAGACE
LE ”BOU EL MOGDAD”, L’HISTOIRE D’UNE LONGUE AMITIÉ AVEC LES GENS DU FLEUVE
Âgé de 75 ans, il demeure un élément indissociable du patrimoine de la ville de Saint-Louis, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2000.
Saint-Louis, 25 avri (APS) – Le mythique bateau ‘’Bou El Mogdad’’, du nom d’El Hadji Ibnou Bou El Mogdad Seck (1826-1880), un érudit musulman saint-louisien, continue à partager son histoire avec les riverains du fleuve Sénégal, en assurant depuis bien des années des navettes entre les villes de Saint-Louis et Podor, dans le nord du Sénégal.
‘’C’est un bateau qui a une vraie histoire qu’il a partagée avec les gens du fleuve. Il a emmené des bonnes nouvelles et des mauvaises nouvelles. Tout ce qui allait dans la vallée passait par le Bou’’, a dit à l’APS son propriétaire, Jean-Jacques Bancal.
Trouvé dans son bureau sis à l’Île nord, Jean-Jacques Bancal, né en 1960 à Saint-Louis, renseigne que ce bateau construit pour la vieille ville pendant l’époque coloniale, a été fabriqué dans les années 1950 en Hollande.
Le bateau est arrivé tout neuf et il faisait la navette entre Saint-Louis et Podor deux fois par semaine, rappelle M. Bancal, en insistant sur sa vitesse de croisière et ses équipements.
”Il y avait des bancs pour les passagers. A l’époque, il n’y avait pas de route pour aller à Podor. Donc, il emmenait 300 tonnes de fret plus les élèves, les courriers, tout ce qui transitait par le fleuve avant la route qui va à Bakel’’, explique-t-il.
Dans un français d’une rare subtilité, l’actuel propriétaire du ‘’Bou’’ retrace le circuit de ce bateau qui a certainement marqué beaucoup de riverains du fleuve.
‘’Quand on a acheté le bateau, on devrait ouvrir l’ancien pont de Faidherbe qui était vieux et les gens étaient un peu inquiets. C’est un bateau qui a marqué beaucoup de gens, qui faisait des navettes entre Saint-Louis et Podor. C’était un peu compliqué, mais ils étaient contents’’, fait-il savoir.
Le navire comprenait quatre cabines et un restaurant, rappelle-t-il, signalant que tout le reste était réservé à ses passagers. Le voyage durait une journée pour Richard-Toll, avant que le bateau arrive un jour plus tard à Podor, sa destination finale, raconte son propriétaire.
Maintenant, le voyage dure cinq jours en raison des excursions au parc des oiseaux de Djoudj, à Richard-Toll, à Dagana, à Saldé et à Podor.
Le ‘’Bou El Mogdad’’, un patrimoine de Saint-Louis
Âgé aujourd’hui de 75 ans, le ‘’Bou El Mogdad’’ fait partie plus que jamais du patrimoine de la ville de Saint-Louis classée patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2000.
”C’est le dernier bateau du fleuve, il a 75 ans et il marche toujours. C’était la vieille mécanique. Les mécaniciens arrivent à réparer et à garder les pièces. On a essayé de conserver l’architecture” du bateau, explique M. Bancal.
Selon lui, le ‘’Bou’’ fait partie du patrimoine de Saint-Louis. ‘’Malheureusement, il commence à être vieux. Combien de temps il va durer encore, peut-être qu’il sera là après moi. Mais pas longtemps après’’, s’interroge-t-il.
‘’Et puis si on mettait un autre bateau neuf, poursuit-il, ça n’aurait pas la même qualité. Les gens peut-être ne le prendraient pas, en tout cas pas les touristes. Ils aiment bien l’histoire de ce bateau.’’
De la Sierra-Leone au Saloum et son retour à Saint-Louis
A un certain moment donné, le ‘’Bou El Mogdad’’ avait quitté le Sénégal pour la Sierra-Leone, loin de son port d’attache, Saint-Louis. Jean Jacques Bancal, très attaché à ce bateau, a joué un rôle déterminant dans son retour au bercail.
”Il y a une période où le bateau était garé sur les quais pendant six ans. Après, il a été racheté. Il a développé le tourisme. Et après la construction du barrage de Diama, il est parti en Sierra Leone. Il est revenu dans le Saloum où il est resté pendant dix ou quinze ans’’, se remémore-t-il.
Il dit avoir ”poursuivi” le ‘’Bou’’ pour le ramener à Saint-Louis, soulignant que ce bateau avait marqué l’histoire de sa ville, et surtout, son enfance. ‘’Finalement j’ai trouvé des partenaires qui m’ont aidé et on a pu le racheter et le ramener à Saint-Louis’’, raconte-t-il.
‘’Ce n’était pas facile d’acheter le bateau parce que c’est de l’argent. Au début, on voulait même s’associer avec des Mauritaniens. Le bateau était un petit trait d’union entre les gens de la Mauritanie et du Sénégal et de la vallée du fleuve Sénégal’’, rappelle-t-il.
Bou El Mogdad, un érudit musulman
De son vrai nom El Hadji Ibnou Bou El Mogdad Seck (1826-1880), l’explorateur sénégalais est issu d’une famille saint-louisienne très proche de l’administration coloniale. ‘’Bou El Mogdad était le premier noir à avoir été décoré de la Légion d’honneur. Il a été interprète de Faidherbe. C’était un érudit musulman. Il connaissait El Hadji Omar Tall et les grands chefs musulmans mauritaniens’’, selon Jean Jacques Bancal.
‘’Le nom du bateau lui a été donné à cause de ça. On ne change pas de nom, on le garde tout le temps. Il n’y a que son portrait dans le bateau avec la Légion d’honneur’’, poursuit-il.
L’apport économique du bateau pour Saint-Louis
Le ‘’Bou El Mogdad’’ qui ne navigue que six mois par an est d’un apport économique important pour la ville de Saint-Louis. ‘’C’est un bateau qui apporte à l’économie de Saint-Louis à peu près 350 millions de francs CFA. 70 millions de francs CFA peut-être en salaire et les achats locaux’’, indique M. Bancal, soulignant que tous les produits embarqués sur le bateau sont locaux.
”Sur le bateau, tout est local : les produits (fruits et légumes), le personnel, la nourriture”, précise-t-il. En plus, les passagers sont transportés par bus pour visiter le village artisanal de Podor, afin de soutenir les artisans.
‘’On paye aussi 40 ou 50 millions de francs CFA d’impôts à l’État. Donc, c’est déjà un apport pour la ville et c’est important’’, souligne-t-il.
Le propriétaire du ‘’Bou’’ soutient qu’il fait travailler aussi des conducteurs de calèches, des agents de parcs, entre autres, assurant que c’est un bateau qui est lié aux populations du fleuve Sénégal.
‘’Je trouve que les Sénégalais ne connaissent pas les croisières. C’est rare de voir un Sénégalais acheter une croisière dans le monde. Sur le +Bou+, malheureusement, il n’y a pas assez de Sénégalais qui font la croisière’’, déplore-t-il.
Des commodités dignes d’un petit hôtel de luxe
Digne d’un petit hôtel, le ‘’Bou El Mogdad’’ offre plus que jamais des commodités de nature à garantir une belle croisière pour le touriste. ‘’C’est un bateau qui est un tout petit peu un hôtel de luxe. Il y a 25 cabines, une piscine, un bar, des terrasses, des couloirs extérieurs’’, décrit-il. ‘’Les gens l’aiment bien parce que toutes les cabines ont une vue sur le paysage’’, explique-t-il, soulignant que ‘’c’est un voyage qui montre le Sénégal des campagnes’’.
De Saint-Louis à Podor en passant par Dagana, le ‘’Bou El Mogdad’’ offre un circuit magnifique aux passagers.
Quand le bateau arrive à Saint-Louis, les passagers visitent la ville, avant de se rendre au parc de Djoudj, considéré comme la troisième réserve d’oiseaux du monde, détaille le propriétaire du ‘’Bou El Mogdad’’.
A Richard-Toll, ils font un tour dans les champs de canne à sucre, pour voir comment les ouvriers font pour brûler la canne, et à la ‘’Folie du Baron Roger’’, un château devant son nom à Jean François Roger, ancien gouverneur du Sénégal (1822-1827).
À Dagana, ils visitent le marché de la commune, les écoles, le village Peul de Goumel. Les villages construits en banco de Saldé accueillent ensuite les passagers qui terminent la croisière à Podor par les teinturiers et les photographes. ‘’Tout est joli et tout est différent !’’, s’exclame Jean Jacques Bancal.
Une vingtaine de personnes, dont un commandant, travaillent sur ce bateau qui assure la croisière de Saint-Louis, situé à l’embouchure du fleuve Sénégal, à Podor, ancien comptoir français bâti sur les berges de ce cours d’eau. Jean-Jacques Bancal collabore aussi avec l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS).
par Mohamed SYLLA
GUINEE CONAKRY-SENEGAL, DEUX PAYS LIES PAR L’HISTOIRE ET LA GEOGRAPHIE DONT LES RELATIONS MERITENT ATTENTION
Les pays africains aspirent, en cette période cruciale, à une nouvelle orientation sociale, économique et environnementale. Ce qui ne pourra se réaliser que dans l’émancipation des peuples en général et des élites en particulier.
Les pays africains aspirent, en cette période cruciale, à une nouvelle orientation sociale, économique et environnementale. Ce qui ne pourra se réaliser que dans l’émancipation des peuples en général et des élites en particulier. Souvent confondue avec le rejet systématique du passé, de son histoire et de ses alliés, la volonté souverainiste des peuples africains dépasse largement cette vision. C’est une autre forme de révolution, une autre dimension du réveil des consciences, encore plus poussée que pendant la période des indépendances qui est portée par les générations actuelles.
Dans cette perspective, les pays africains sont à la recherche d'une sortie de l'impasse empruntée depuis les indépendances. Ils sont, la plupart du temps, accablés par la misère, la corruption ou les conflits de générations. Sans oublier les problèmes ethniques et régionalistes. Bref, après plus de 60 ans d'indépendance ils restent encore profondément divisés. Que ce soit à l'intérieur ou l’extérieur de leurs frontières. Les institutions régionales et panafricaines peinent à contribuer au développement des Etats.
Dans cette recherche de solutions, les gouvernements des pays africains opèrent-ils les bons choix, prennent-ils des décisions opportunes et réalistes ?
Aujourd’hui, deux pays liés par l’histoire et la géographie nous interpellent : la Guinée et le Sénégal. La Guinée Conakry et le Sénégal sont deux pays distincts et souverains. Chacun possédant des atouts économiques, sociaux et environnementaux certains. Une combinaison de ces atouts pourrait être un modèle de rêve. Ils ont en commun un solide et naturel bloc «économie et richesse» qui se désagrège depuis des années par manque d’attention ou absence de prise de conscience des États. Ces deux pays distincts et souverains pourraient, grâce à des actions harmonisées, devenir un modèle économique prospère et efficace dans la sous-région. Que nous soyons Guinéen ou Sénégalais nous aimons tous quelque chose dans l'autre pays. Cela ne devrait-il pas inspirer les autorités de ces États ?
Pourtant côté Sénégalais le regard est plus tôt ailleurs : en Mauritanie ou en Gambie. Premiers pays visités par le président Bassirou Diomaye Faye nouvellement élu. Et la visite en Guinée ? Peut-être un jour ! A ce stade, l’absence de la Guinée Conakry dans l’agenda du président Bassirou Diomaye Faye peut-elle être analysée comme une erreur stratégique au regard de ce qui est évoqué plus haut ? Sans mettre en exergue les initiatives existantes il serait, à notre sens, opportun que le Sénégal et la Guinée définissent assez rapidement les secteurs de développement stratégiques qu'ils pourraient cibler et mutualiser dans le cadre d'un développement bénéfique aux deux pays. Nous pourrions, entre autres, citer le secteur de l’artisanat, de l’agriculture, de l’industrie et de la culture. Les partenariats sudsud sont de nos jours les plus réalistes comme le démontrent les investissements du royaume du Maroc.
La Guinée Conakry avec sa monnaie nationale (hors zone franc CFA) a affiché d’excellents ratios en 2023, confirmés par la Banque Mondiale. La croissance du pays a accéléré en 2023 pour atteindre 7,1 %. Elle résulterait des bonnes performances du secteur minier. L’inflation sur la même période est également estimée à 9,3% en baisse de 2,3% par rapport à l’année 2022 (Cf les chiffres de la Banque Mondiale).
Si le Sénégal souhaite sortir également de la zone Franc CFA, un regard sur le modèle guinéen n’est pas à écarter. La Guinée tient depuis 1960 avec sa monnaie. Par ailleurs, le retour de la Guinée au sein de l'OMVS, l'Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal doit être une priorité, notamment dans le cadre de la réalisation imminente des projets hydro-agricoles et électriques. A titre d’exemple, le barrage hydroélectrique de Koukoutamba, situé dans la région de Labé dans le nord de la Guinée, (non loin du Sénégal) d’une puissance évaluée à 294 mégawatts, pourra susciter un intérêt commun.
Le régime militaire actuellement en place en Guinée représente- t-il un obstacle à ce projet commun ? La réponse est Non. Le socle du développement économique, social et environnemental repose, avant tout, sur la volonté sincère du peuple et non sur son modèle politique. Plusieurs exemples puisés un peu partout dans le monde viennent appuyer cette thèse. Le Conseil de l’Europe s’inscrit actuellement dans ce cadre avec la présence des pays non Européens qui y siègent en qualité d’observateurs. C’est actuellement le cas du Mexique avec un modèle économique et social très éloigné de la réalité Européenne. Par contre, l’intérêt réside dans les échanges et les partages d’expériences. L’Alternance sénégalaise qui a amené récemment le président Bassirou Diomaye Faye au pouvoir est un espoir pour le peuple africain. Le peuple Sénégalais a réussi à instaurer et imposer l’alternance politique là où beaucoup d’autres peuples ont échoué ou peinent à y arriver. À moins que quelques hommes courageux ne se lèvent pour mettre fin à la destruction de leur pays
L’histoire et la géographie sont deux atouts naturels. Exploités ils aboutissent à un résultat exceptionnel, extraordinaire et rien pourra les ébranler. Messieurs les Président Bassirou Diomaye Faye et Général Mamady Doumbouyah, à vous de planter les bases d’un nouvel essor
DIOMAYE ET GHAZOUANI POUR UN «BLOC UNI FACE A BP»
Il se trouve que Dakar et Nouakchott ne cautionnent pas le retard de 28 mois des travaux de Grand Tortue Ahmeyim. Et le major britannique avait engagé, début mars, une action en justice.
Lors de sa visite en Mauritanie, le président Bassirou Diomaye Faye et son homologue Mohamed Ould El Ghazouani ont décidé de former «un seul bloc uni face à l’opérateur BP» pour ne pas décevoir les attentes des populations». Il se trouve que Dakar et Nouakchott ne cautionnent pas le retard de 28 mois des travaux de Grand Tortue Ahmeyim. Et le major britannique avait engagé, début mars, une action en justice.
La visite de Bassirou Diomaye Faye à Nouakchott, le 18 avril dernier, avait été sanctionnée d’un communiqué de généralités. Mais on en sait davantage sur le contenu des discussions entre les deux chefs d’Etat. Particulièrement sur la gestion de Grand Tortue Ahmeyim (Gta) que les deux pays partagent. Les travaux sur la coopération en matière d’énergie ont été très fructueux, a informé le président, hier, lors du Conseil des ministres. Ça c’est le côté diplomatique. Mais le Président Faye n’a pu cacher un gros souci avec BP en évoquant « la coopération en matière d’énergie». Il dit : «L’accent a été mis sur le retard de vingt-huit (28) mois des travaux de GTA et la nécessité de constituer un seul bloc uni face à l’opérateur BP pour ne pas décevoir les attentes des populations». C’est dire que les problèmes avec la gestion de cette plateforme sont loin d’être minimes. Et peut-être que cet appel à faire front commun contre l’opérateur britannique présage d’un bras de fer qui pourrait impacter les délais de production de gaz.
BP avait réclamé près de 534 millions de dollars
Le Sénégal et la Mauritanie avaient d’ailleurs réaffirmé leur détermination à œuvrer pour la réussite du projet frontalier Gta, à garantir les droits des contractants et à préserver les intérêts de leurs nations en lien avec le projet dont le démarrage de la production de gaz est désormais projeté au 3ème trimestre de 2024. Cette nécessité de former un seul bloc uni face à l’opérateur BP, va passer la concrétisation de l’audit financier des coûts engagés par BP. Selon Africa Intelligence, les coûts de BP ont atteint aujourd’hui près de 9 milliards de dollars. Ce qui a poussé le Sénégal et la Mauritanie à engager un audit du projet Gta. Audelà du retard noté dans la mise en place de l’unité flottante de production, de stockage et de déchargement (Fpso), la société énergétique BP avait engagé, début mars dernier, une action en justice pour une demande d’arbitrage d’une valeur pouvant atteindre 534 millions de dollars (plus de 327 milliards CFa) contre McDermott International pour non respect de ses «obligations contractuelles» sur son projet de Gaz naturel liquéfié (Gnl) sur le champ Gta.
Crainte d’un nouveau report jusqu’en 2025
Un rapport publié par Oxfam en 2018 avait alerté les pays que les projets pétroliers et gaziers consomment beaucoup de capitaux. Les coûts déduits par les compagnies pétrolières et gazières ont tendance à être élevés, tant en valeur absolue que relativement aux recettes brutes. Le projet Gta demeure une priorité pour Dakar et Nouakchott qui ne tolèrent plus le retard de 28 mois des travaux. Et il y a la crainte d’un nouveau report jusqu’en 2025 qui pèse de plus en plus sur le projet transfrontalier.
Révolte contre les ICS
Les populations de Gadd, Ngomène et Ngakham ont sonné hier la révolte contre les Industries Chimiques du Sénégal (ICS). Un barrage a été érigé précisément au niveau du pont de Ngakham. Et pour cause, depuis 14 mois, les ICS portent un projet de puits de sondage de phosphate dans la zone. D’ailleurs un accord avait été scellé avec les populations, en ce qui concerne les impenses à payer aux impactés. Mais au lieu de mettre la main à la poche, les indiens ont finalement déclaré qu’ils ne peuvent plus le faire car l’enveloppe est colossale. Lasses d’attendre, les populations ont barré hier la route d’accès à l’usine pour réclamer leur dû. Elles ont d’ailleurs érigé des tentes sur place, déterminées même à y passer la nuit en cas de besoin. Mais d’après Demba Fall Diouf, résident du réseau des personnes affectées par les Mines (PAM), représentant de la coalition « Publiez Ce que vous Payez » et membre de l’Observatoire National pour le respect des Droits Humains dans les zones d’extraction minière, au niveau de la zone de Darou Khoudoss, les ICS ont finalement accepté de payer au plus tard le 6 mai. Et c’est ainsi que la barrière a été levée dans l’après-midi.
Le restaurant Riviera consumé par un incendie
Un incendie d'une rare violence s'est déclaré dans la station balnéaire de Saly hier. Les flammes ont consumé le restaurant Riviera, emportant plusieurs millions. Le restaurant chic de la Riviera qui attirait des centaines de clients par jour, situé à l'ouest du rond-point, a pris feu. Vers 15h, les employés ont été surpris par la fumée qui étouffait les clients. Ce fut le sauve-qui-peut. Les flammes se sont propagées entre la cuisine, le magasin et le restaurant. Pour aider à maîtriser le feu, les riverains ont accouru. Armés de seaux, de bassines et autres récipients, les robinets des alentours leur servaient de points d’approvisionnement d’eau pour éteindre le feu. Malgré les efforts fournis par les riverains, le feu ne pourra pas être maîtrisé. Finalement, il a fallu l'intervention des sapeurs-pompiers pour arriver à bout de l'incendie. Mais, cette intervention des soldats du feu a été tardive puisque le mal était déjà fait. Pour Mamadou Diop, c'est plusieurs dizaines de millions en matériel qui sont parties en fumée. Heureusement, poursuit-il, il n'y a pas eu de perte en vie humaine.
La Douane rend la DPI obligatoire
Dans une note d’information datée du 23 avril, la Douane a informé les usagers que les importations de marchandises au Sénégal demeurent soumises à la formalité de la Déclaration préalable d'importation (DPI) dématérialisée qui est établie sur la base de la facture (proforma ou commerciale) ou du bon de commande. Ainsi, indiquent les gabelous, la production de la Déclaration préalable d'importation (DPI) est désormais obligatoire pour toute importation de marchandises d'une valeur FOB supérieure ou égale à cinq cent mille (500 000) francs CFA, ou pour tout conteneur personnalisé, quelle qu'en soit la valeur FOB, à compter du 1er mai 2024. Enfin, dans le cadre de l'Inspection à Destination (IAD), le traitement de la DPI est confié à la Direction du Renseignement, de l'Analyse du risque et de la Valeur (DRAV) à travers le système GAINDE, après la demande au préalable via le système électronique ORBUS du GIE GAINDE 2000. A cet effet, les opérations se rapportant aux cas prévus par la réglementation douanière relative aux importations de marchandises au Sénégal, doivent faire l'objet d'une ouverture de dossier auprès du GIE GAINDE. Cependant, les objets et effets personnels, les privilèges diplomatiques, les opérations revêtant un caractère social(dons et aides à l'Etat ou à la Croix rouge, etc.) et les véhicules d'occasion sont exclus de cette procédure. Enfin, le non-respect de l'obligation de production de la DPI, fait savoir la Douane, est puni conformément aux dispositions du Code des Douanes.
Ce que Diomaye et Ghazouani se sont dit
Abordant son agenda diplomatique, le chef de l’Etat est revenu hier, en Conseil des ministres, sur son déplacement en Mauritanie et en Gambie. Il a remercié le Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani pour l’accueil exceptionnel et l’hospitalité généreuse qui lui ont été réservés ainsi qu’aux délégations qui l’accompagnaient dans ces deux pays. Les travaux très fructueux de l’étape de Nouakchott, a informé le président de la République, ont porté notamment sur le renforcement de la coopération en matière de défense et de sécurité à la frontière face aux menaces transversales que sont le terrorisme, la criminalité transnationale organisée, le trafic international de drogue et d’êtres humains ainsi que la migration irrégulière. Avec son homologue mauritanien, il a été aussi question de la redynamisation de la coopération en matière de pêche. A cet effet, le Président Ghazouani a assuré que son pays est disposé à partager les ressources halieutiques et prôné un échange d’expériences en matière de gestion de ces ressources. Il a également invité les deux pays à une surveillance maritime commune renforcée pour faire face aux bateaux pilleurs. Sur le retard noté dans les travaux d’exécution du pont de Rosso, dit-il, chaque partie est invitée à lever les goulots d’étranglement. Enfin, le Président Diomaye a abordé avec son hôte la coopération en matière d’énergie. D’après le communiqué du Conseil des ministres, l’accent a été mis sur le retard de vingthuit mois (28) mois des travaux de GTA et la nécessité de constituer un seul bloc uni face à l’opérateur BP pour ne pas décevoir les attentes des populations.
Le Sénégal appuiera la Gambie dans sa quête de stabilité
Le président de la République a aussi évoqué, devant le Conseil des ministres, sa visite en Gambie. Après avoir adressé ses remerciements au Président gambien, le chef de l’Etat a fait savoir que leurs entretiens très fructueux ont porté dans tous les domaines de la coopération avec un accent particulier sur la défense et la sécurité. Un domaine dans lequel le Sénégal continuera d’appuyer la Gambie dans sa quête de stabilité, a-t-il indiqué. Avec son homologue, il a été question du renforcement de la lutte contre les actes criminels de coupe et de trafic illicites de bois qui continuent de détruire les forêts respectives des deux pays ; de la coopération dans le domaine de la pêche. Les concertations en vue de consolider les acquis notamment en termes de facilités accordées aux pêcheurs des deux pays seront poursuivies. Les Présidents Faye et Barrow ont aussi abordé la libre circulation des personnes et des biens, les transports terrestres, aériens et maritimes qui feront l’objet d’un suivi permanent et la hausse de la taxe du ciment en provenance du Sénégal dont la mesure a été suspendue en attendant la circulaire qui devrait être signée pour la rapporter. Commission mixte Sénégal-Sierra-Léone avant fin 2024 Dans sa communication, le Premier ministre a fait part au Conseil des ministres, de l’audience qu’il a accordée au Vice-président de la Sierra Leone, le lundi 22 avril 2024. Sur instruction du chef de l’Etat, Ousmane Sonko et Mohamed Juldeh Jalloh ont procédé à la revue des principaux axes de coopération entre le Sénégal et la SierraLéone. Ils ont également échangé sur les voies et moyens de sa redynamisation en vue d’offrir plus d’opportunités aux secteurs privés des deux pays. A cet effet, Sonko et Jalloh sont convenus d’une proposition aux deux Présidents, de la SierraLéone et du Sénégal, de la tenue d’une commission mixte avant la fin de l’année 2024.
Le «Projet» en différé
Toujours en Conseil des ministres, le Premier ministre a également informé de la conception d’un projet de nouveau référentiel du dialogue social conforté par les riches échanges tenus respectivement avec les organisations syndicales représentatives et patronales sous la houlette du président de la République. Ces travaux aboutiront, d’après le communiqué du Conseil des ministres, à une gamme de mesures devant permettre une baisse conjoncturelle du prix de denrées de première nécessité et un canevas pour la refondation du dialogue social prenant en compte notamment l’équité salariale, les engagements du gouvernement, la sécurité des emplois et les droits et devoirs syndicaux.
Les cabinets ministériels mis en place aujourd’hui
Le Premier ministre a annoncé la mise à disposition des ministres et Secrétaires d’Etat, dès ce jeudi, de trois circulaires à la composition des cabinets. Une circulaire relative à la composition des cabinets des ministres et secrétaires d’Etat sera prise aujourd’hui. Elle va rappeler les règles de constitution des cabinets des ministres et secrétaires d’Etat ainsi qu’aux fonctions et conditions de nomination de leurs membres. Une autre circulaire sera prise pour préciser les relations entre les Ministres et les Secrétaires d’Etat en vue d’éviter d’éventuels conflits et dysfonctionnements afin d’instaurer au sein du département ministériel une plus grande cohésion et une meilleure cohérence de l’action gouvernementale. Enfin, une dernière circulaire relative à l’organisation du travail gouvernemental sera signée pour rappeler l’importance de l’organisation et de la méthode dans l’efficacité du travail gouvernemental. Déjà au ministère de l’Intérieur l’ancien préfet Abdourahmane Ndiaye est pressenti directeur de cabinet alors que Abib Ngom devient le Dage de la Primature en remplacement de Macodou Sène.
Sonko élabore un Plan d’action gouvernemental
Le Premier ministre a annoncé hier l’élaboration d’un Plan d’action gouvernemental avec un canevas qui sera mis à la disposition de chaque ministère par circulaire. Cette dernière précisera les actions les plus urgentes à exécuter par les ministères, avant le 10 juin 2024, en tenant compte des allocations budgétaires inscrites dans la loi de finances initiale 2024. La circulaire va préciser les actions prioritaires au titre du second semestre de l’année en cours ainsi que les ressources budgétaires nécessaires et les programmes et projets à l’horizon 2029. L’ensemble de ces informations mises en cohérence, indique-t-on, sera la trame de la déclaration de politique générale que le Premier ministre présentera à l’Assemblée nationale.
Tamba obtient un Dg
Le remplaçant de Mamadou Djigo à l’Anat est connu. Tidiane Sidibé y a été nommé hier. Sans doute pour le quota de Tamba qui a été zappés dans le gouvernement. Ancien directeur de cabinet du ministre du plan et de la coopération sous Wade, il était pressenti pour devenir le Sg de la Mairie de Tambacounda. Mais une main invisible s’y est opposé le poussant à la sortie du camp de Sidiki Kaba. Il rejoint alors Pastef. C’est donc une consécration pour son militantisme.