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26 février 2025
LE DIABETE DE TYPE 2 TRES FREQUENT DANS LE DISTRICT SANITAIRE DE BAKEL
Le docteur Aliou Ba, adjoint du médecin-chef du district sanitaire de Bakel, a fait état vendredi de la détection fréquente du diabète, particulièrement celui de type 2, dans ce département de la région de Tambacounda (Est).
Bakel, 17 nov (APS) – Le docteur Aliou Ba, adjoint du médecin-chef du district sanitaire de Bakel, a fait état vendredi de la détection fréquente du diabète, particulièrement celui de type 2, dans ce département de la région de Tambacounda (Est).
« Le diabète de type 2 est très fréquent avec des complications qui nécessitent des hospitalisations », a-t-il notamment souligné en marge d’une conférence de presse organisée par l’ONG Amref Health Africa et le district sanitaire de Bakel dans le cadre des célébrations de la Journée mondiale du diabète.
Il a fait remarquer que le diabète de type 2 caractérisé par des complications nécessitant des hospitalisations y est souvent diagnostiqué, de même que d’autres formes de la maladie lors des consultations de routine.
Les célébrations de la Journée mondiale dédiée au diabète est rythmée par des séances de dépistage prévues samedi et d’une randonnée pédestre le lendemain.
Le Président de l’Assad-Bakel (Association sénégalaise d’appui aux diabétiques), Dia Diakité, a exprimé ses inquiétudes face à ‘’l’installation de la maladie’’ dans la localité, notant un nombre important de cas.
« On peut dire qu’il n’y a pas une maison à Bakel, où un cas de diabète n’est pas noté. Le diabète s’est installé ici. C’est une maladie avec laquelle on ne peut pas vivre pendant plusieurs décennies », a dit M. Diakité.
Bon nombre de personnes du troisième âge présent ont témoigné de leur vécu avec la maladie lors de la célébration de cette Journée dont le thème de cette année est : « Eduquer pour protéger l’avenir ».
Docteur Aliou Ba comme Dia Diakité ont souligné l’importance d’une alimentation équilibrée, en mettant l’accent sur la réduction de la consommation de sucres et de graisses pour fermer la porte au diabète.
« Il faut des mesures préventives, parce que c’est le plus important. Une alimentation équilibrée, mais également la lutte contre la sédentarité par des activités physiques, éviter les aliments sucrés et aller à l’hôpital pour recevoir et suivre les conseils d’un médecin traitant », a indiqué le docteur Aliou Ba.
MEDITATIONS AUX BORDS DU FLEUVE CASAMANCE, UN HYMNE A LA BEAUTE DE SEDHIOU
Le nouveau recueil de poèmes de l’écrivain Ibrahima Diakhaté Makama, intitulé « Méditations : aux bords du fleuve Casamance », est un chant d’amour pour Sédhiou, qui met »en lumière la beauté mais aussi l’histoire de la capitale du Pakao’’.
Sédhiou, 17 nov (APS) – Le nouveau recueil de poèmes de l’écrivain Ibrahima Diakhaté Makama, intitulé « Méditations : aux bords du fleuve Casamance », est un chant d’amour pour Sédhiou, qui met »en lumière la beauté mais aussi l’histoire de la capitale du Pakao’’.
Dans cet ouvrage présenté récemment à Sédhiou, l’auteur aborde plusieurs thématiques : l’hôpital, le kankourang (un masque et un rituel célébrant la circoncision chez les mandingues de la Sénégambie), l’histoire de Sédhiou, sa culture, ses paysages et ses héros.
Paru à »Elma Editions », le recueil met en exergue la région de Sédhiou à travers ses figures et sites historiques.
« J’ai un profond amour pour cette région de Sédhiou dans laquelle je ne suis pas né et que j’ai aimé finalement par ces fastes du fleuve, de la mangrove, les palmiers, mais également des localités comme Bakoum, Sandiniéry, les îles du diable, bref beaucoup de lieux symboliques que j’ai voulu porter à la face du monde », explique-t-il.
L’auteur exprime ainsi « un ressenti d’un trop plein de beauté de ses promenades » qu’il traduit en poèmes, pour »montrer les beautés de la ville de Sédhiou », selon la quatrième de couverture.
Le recueil sonne comme « un chant d’amour sur lequel il déclare sa flamme à cette merveilleuse ville ».
A travers le chant sur l’hôpital, « j’ai voulu montrer que dans tous les corps de métier, il y a des gens qui y sont par vacation et non par vocation », explique-t-il.
Il dit vouloir ‘’heurter les consciences dans le bon sens en utilisant l’hôpital comme prétexte pour plus de civisme et de patriotisme envers les compatriotes dans les services de l’administration’’.
Venue prendre part à la cérémonie, la présidente du Conseil départemental de Sédhiou, docteur Annette Seck Ndiaye, souligne que ce recueil de poèmes explique, à travers des descriptions, les merveilles de la ville de Sédhiou.
Elle invite l’auteur à méditer sur des sujets d’actualité, comme l’émigration clandestine pour sensibiliser les jeunes qui bravent l’océan, pour se rendre en Europe.
« Nous devons passer par l’écriture, par la parole pour orienter cette frange de la population qui semble aujourd’hui perdue, désœuvrée en prenant des pirogues pour trouver un Eldorado », a-t-elle ajouté.
Ibrahima Diakhaté Makama, diplômé de philosophie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), est écrivain, chroniqueur et scénariste. Il est l’auteur du roman « Le bois sacré » (2020), coauteur « de l’Europe ou la mort, odyssée d’un cygne noir » (2021) et du livre « Autour de la mort, réflexions philosophiques croisées ».
COUPE DU MONDE, LES LIONCEAUX S’INCLINENT DEVANT LE JAPON
L’équipe nationale de football des moins de 17 ans a concédé vendredi sa première défaite (0-2) face au Japon dans la coupe du monde de la catégorie, qui se tient en Indonésie.
Dakar, 17 nov (APS) – L’équipe nationale de football des moins de 17 ans a concédé vendredi sa première défaite (0-2) face au Japon dans la coupe du monde de la catégorie, qui se tient en Indonésie.
Les buts japonais ont été inscrits par Takaoka Rento( 61-ème et 71-ème mn). Avec cette première défaite, les Lionceaux terminent deuxièmes de la poule D.
Les protégés de l’entraîneur Serigne Saliou Dia ont perdu au cours de la rencontre leur gardien, Serigne Diouf, et leur capitaine, Amara Diouf. Ils sont sortis en première mi-temps pour blessure.
L’Argentine a dominé (4-0) la Pologne dans l’autre match du groupe, une victoire qui lui a permis de prendre la première place devant les Lionceaux.
Le Sénégal va rencontrer la France ou les Etats-Unis en huitième de finale.
NITT DOFF DE RETOUR EN DÉTENTION
Le rappeur activiste est de nouveau arrêté par la gendarmerie quelques semaines après sa libération provisoire, assortie d'un contrôle judiciaire. Pour l'heure, les motifs exacts de cette nouvelle interpellation ne sont pas officiellement communiqués
Coup de théâtre dans l'affaire du rappeur activiste Mor Talla Gueye alias Nitt Doff. Selon les informations obtenues par le journal Le Soleil, l'artiste lougatois a été interpellé ce vendredi par les éléments de la Section de Recherches de la gendarmerie.
Cette arrestation intervient à peine quelques semaines après sa remise en liberté provisoire, assortie d'un contrôle judiciaire. Nitt Doff avait été incarcéré en janvier pour « diffusion de fausse nouvelle et menace de mort »
Pour l'heure, les motifs exacts de cette nouvelle interpellation ne sont pas officiellement communiqués. Toutefois, Seneweb indique qu'elle pourrait être liée à la dernière sortie publique du rappeur.
Le site d'information indique que Nitt Doff aurait lancé un appel à l'insurrection lors d'une récente déclaration.
Connu pour ses textes critiques envers le régime en place, Nitt Doff fait figure d'icône pour une partie de la jeunesse sénégalaise. Une nouvelle période d'incertitude s'ouvre donc pour l'artiste engagé.
TRAVAUX DE CONSTRUICTION DE L'AXE MBOUR-JOAL DEMARRE BIENTOT
Le premier adjoint au maire de la commune de Joal Fadiouth, Omar Bâ a annoncé jeudi, que les travaux de la route départementale Mbour-Joal, sur un linéaire de 39 kilomètres, démarreront “incessamment“.
Joal (Mbour), 17 nov (APS)- Le premier adjoint au maire de la commune de Joal Fadiouth, Omar Bâ a annoncé jeudi, que les travaux de la route départementale Mbour-Joal, sur un linéaire de 39 kilomètres, démarreront “incessamment“.
“Les travaux vont démarrer incessamment, parce que déjà, l’entreprise Jean Lefebvre est là. EIle a fini d’installer sa base et la toute dernière information, c’est que l’entreprise a envoyé une correspondance pour informer qu’elle va démarrer les travaux les quinze jours qui suivent”, a notamment révélé M. Bâ.
Il prenait part à un atelier de priorisation du plan local de développement durable de la commune de Joal- Fadiouth- Nzagobil, qui s’est déroulé du mardi au jeudi à Joal.
“C’était une occasion de revenir sur le plan de développement axé sur les priorisations des cibles prioritaires de la commune de Joal Fadiouth”, a rappelé Aissatou Sène, cheffe de service départemental de la jeunesse de Mbour, représentante du préfet du département de Mbour à la rencontre.
“Les priorités les plus urgentes telles que définies dans le cadre de notre travail, c’est l’eau, l’assainissement, l’éducation et la santé”, a souligné M. Bâ.
Cet atelier visait à doter la commune d’un document de planification structuré, pertinent, qui lui permettra de “mobiliser du financement auprès des partenaires pour la mise en œuvre“, a dit Marcel Klassou, spécialiste de programme à l’Institut de la francophonie pour le développement durable.
D’autres rencontres sont prévues pour “analyser les résultats et commencer la rédaction du document final qui sera transmis aux autorités compétentes “, a-t-il informé.
REQUÊTE SALÉE POUR L'ÉTAT DEVANT LA COUR SUPRÊME
Alors que l'avenir politique d'Ousmane Sonko se joue à la plus haute juridiction du pays, le représentant du ministère public préconise de valider le jugement ordonnant sa réintégration sur les listes électorales
Brice Folarinwa de SenePlus |
Publication 17/11/2023
Dans l'affaire opposant l'État sénégalais à l'opposant Ousmane Sonko au sujet de sa radiation des listes électorales, l'avocat général près la Cour suprême a requis le rejet du pourvoi formulé par Dakar contre la décision du tribunal de Ziguinchor.
Selon les informations recueillies par Seneweb, Ousmane Diagne, procureur général près la plus haute juridiction du pays, a demandé ce vendredi au juge de rejeter la requête introduite par l'agent judiciaire de l'État. Celui-ci visait à faire annuler le jugement rendu début octobre par le juge Sabassy Faye, ordonnant la réinscription d'Ousmane Sonko sur les listes électorales.
Motivant son réquisitoire, l'avocat général a estimé que deux des trois moyens soulevés par les avocats de l'État dans leur pourvoi en cassation étaient irrecevables. Ousmane Diagne aurait considéré que ces éléments ne pouvaient justifier l'annulation de la décision prise en premier ressort par le tribunal de grande instance de Ziguinchor.
Cette prise de position du représentant du ministère public, si elle était suivie par la Cour suprême, constituerait un sérieux revers pour l'État dans sa volonté de faire invalider le jugement favorable à Ousmane Sonko. La décision finale de la plus haute juridiction du pays, attendue dans les prochaines heures, devrait clarifier la situation électorale confuse de l'opposant.
L'ÉTAU SÉCURITAIRE SE RESSERRE AVANT LE DÉLIBÉRÉ DE LA COUR SUPRÊME
À quelques heures d'un arrêt potentiellement lourd de conséquences politiques, les autorités sécurisent Dakar et Ziguinchor face aux risques de protestation autour du cas de l'opposant Ousmane Sonko
Brice Folarinwa de SenePlus |
Publication 17/11/2023
Ce vendredi s'annonce comme un jour décisif pour l'avenir politique d'Ousmane Sonko, mais aussi potentiellement agité dans certaines villes du Sénégal. Selon les informations recueillies par le site d'information Seneweb, les autorités ont renforcé la sécurité dans la capitale Dakar ainsi qu'à Ziguinchor, fief de l'opposant, en prévision de rassemblements éventuels.
Les environs de Dakar et la commune de Ziguinchor ont été placés "sous haute surveillance sécuritaire", avec le déploiement d'importants moyens des forces de police, de la gendarmerie et de l'armée. Celles-ci ont procédé à un "quadrillage des grandes artères" et des "points stratégiques", selon Seneweb. La place Bambara de Ziguinchor, lieu traditionnel de rassemblement des partisans d'Ousmane Sonko à l'issue de la prière du vendredi, fait l'objet d'une "surveillance particulière". Par ailleurs, les écoles de la ville sont restées fermées "par mesure de prudence".
En effet, c'est aujourd'hui que la Cour suprême doit se prononcer sur le recours formulé par l'Etat sénégalais contre la décision du tribunal de Ziguinchor réintégrant Ousmane Sonko sur les listes électorales. Pour mémoire, la Cour de justice de la CEDEAO a déjà rejeté plus tôt dans la jourée le formulé par l'opposant à propos de la dissolution de son parti, le Pastef, jugeant que ses droits n'avaient pas été violés par Dakar. Ses partisans ont organisé hier "une veillée de soutien" à Ziguinchor, signe que la décision de la plus haute juridiction du pays est attendue avec fébrilité.
LA COMPOSITION DE LA CENA DANS LE VISEUR DES OPPOSANTS
Le décret de nomination des membres de la Commission électorale nationale autonome fait l’objet d’une contestation de la part d’acteurs de la classe politique dont 35 candidats à la prochaine élection présidentielle
Le décret de nomination des membres de la Cena (Commission électorale nationale autonome) fait l’objet d’une contestation de la part d’acteurs de la classe politique dont 35 candidats à la prochaine élection présidentielle. Ces derniers font partie, désormais, des requérants qui ont déposé un recours en annulation du décret en question au niveau de la Cour suprême. Ce recours est, en effet, porté, entre autres, par des candidats à la candidature, en l’occurrence Ousmane Sonko, Aminata Touré, Bougane Guèye Dany, Mamadou Lamine Diallo. Et, ces derniers ont tout simplement suivi en cela Ndiaga Sylla, qui fait partie des premiers requérants.
Pour la petite histoire, Ndiaga Sylla avait en premier émis l’idée d’un recours, en sa qualité de citoyen, contre le décret de nomination des membres de la Cena, qu’il juge «illégal». «Ce décret viole le principe de la permanence de l’organe de contrôle et de supervision des élections et son corollaire, la clause de la fin et du renouvellement des mandats (art. L.4 et L.7 du Code électoral)», avait dénoncé l’expert électoral cité par Senego. «De plus, il y a un membre de la Cena nommé en 2018 et dont le mandat n’a pas expiré», avait-il ajouté, pour annoncer un recours. Avant d’inviter «tous les partis politiques légalement constitués, les électeurs, ainsi que les membres de la Cena, à se joindre à l’initiative pour le respect des principes démocratiques et du processus électoral». L’appel de Ndiaga Sylla est largement suivi, en attendant le verdict de la Cour suprême. Le remplacement par décret présidentiel des douze membres de la Commission électorale nationale autonome (Cena) a suscité une polémique chez les acteurs, qui réclament une «élection transparente et inclusive» en 2024, en «décelant des irrégularités dans la nomination de Abdoulaye Sylla comme nouveau président de la Cena».
L’Inspecteur général d’Etat (Ige) Abdoulaye Sylla a été nommé président de la Cena, en même temps que 11 autres membres devant constituer l’équipe qui va veiller à la régularité et à la transparence des élections au Sénégal. M. Sylla était, jusque-là, un des 7 membres du Conseil constitutionnel. Il a été remplacé à ce poste par l’ancien Premier président de la Cour suprême, Cheikh Tidiane Coulibaly, nouvellement nommé par décret par le président de la République, Macky Sall.
LA DISSOLUTION DU PASTEF ENTÉRINÉE
La Cour de justice de la CEDEAO valide la décision des autorités sénégalaises de dissoudre le parti d'Ousmane Sonko, tout en se gardant de se prononcer sur le fond du litige qui l'oppose à l'État, à savoir sa radiation des listes électorales
La Cour de justice de la CEDEAO a rejeté le recours déposé par Ousmane Sonko en vue de l’annulation de la dissolution de son parti politique par l’État sénégalais, sans se prononcer sur sa radiation du fichier électoral, ont déclaré les avocats du leader politique, vendredi.
‘’Le verdict de la Cour de justice de la CEDEAO vient de tomber. La Cour a jugé qu’aucun des droits de monsieur Ousmane Sonko n’a été violé et l’a débouté de ses demandes’’, a écrit Ciré Clédor Ly dans un texte publié par des proches d’Ousmane Sonko sur les médias sociaux.
‘’La Cour de justice de la CEDEAO […] approuve la dissolution du principal parti d’opposition’’ au Sénégal, a déclaré l’avocat français Juan Branco, l’un des conseils d’Ousmane Sonko.
La juridiction régionale ‘’ne se prononce pas sur la radiation’’ de M. Sonko du fichier électoral sénégalais, ajoute Me Branco.
‘’La communauté nationale et internationale a suivi […] le traitement inhumain et dégradant subi par monsieur Ousmane Sonko, ainsi que les barricades érigées autour de sa maison’’, a commenté Me Ciré Clédor Ly.
‘’Les dictateurs pourraient désormais […] se prévaloir de la jurisprudence de la Cour. C’est dommage…’’ a-t-il ajouté.
M. Sonko voulait obtenir de la Cour de justice de la CEDEAO l’annulation de la dissolution de Pastef-Les patriotes, son parti politique.
Des rassemblements de soutien à Ousmane Sonko
Cette formation politique est l’une des plus représentatives du pays. Elle a fait élire plusieurs députés en 2022 et était déjà représentée à l’Assemblée nationale durant la précédente législature.
Pastef-Les patriotes invite ses militants à ‘’des mouvements insurrectionnels’’, a déclaré le ministre de l’Intérieur en juillet dernier, une accusation que les responsables et les militants du parti ne cessent de rejeter.
La Direction générale des élections (DGE), invoquant sa radiation du fichier électoral, a refusé de délivrer au mandataire de M. Sonko les outils nécessaires à la collecte des parrains pour sa candidature.
La DGE a également fait valoir ‘’le caractère non définitif de la décision du juge de Ziguinchor contestée par l’État, à travers un recours à la Cour suprême’’, pour ne pas mettre à la disposition de l’opposant les outils dont il a besoin pour collecter des parrains.
La Cour suprême du Sénégal aussi devrait trancher, ce vendredi, un recours de l’État du Sénégal, qui a fait appel d’une décision rendue début octobre par un juge du tribunal de grande instance de Ziguinchor (sud), une ville dont M. Sonko est le maire.
Ce tribunal, saisi par les avocats de l’opposant, a jugé illégale sa radiation du fichier électoral, l’a annulée et a ordonné sa réintégration.
La radiation de l’opposant l’empêche d’être candidat à l’élection présidentielle.
Ses partisans ont annoncé la tenue de rassemblements en guise de soutien à Ousmane Sonko, ce vendredi, à Dakar et dans d’autres villes du pays.
En juin dernier, Ousmane Sonko a été condamné à deux ans de prison ferme pour ‘’corruption de la jeunesse’’, dans le procès qui l’opposait à la demoiselle Adji Sarr, laquelle l’accusait de viol et de menaces de mort.
‘’Je continue à réclamer ma libération’’
L’opposant a été acquitté des accusations de viol et de menaces de mort. De violentes manifestations ont éclaté au Sénégal à la suite de ce procès.
Des organisations indépendantes, dont Amnesty International, ont signalé la mort d’une vingtaine de personnes dans ces heurts, le gouvernement faisant état d’une quinzaine de personnes tuées. De nombreuses infrastructures avaient été saccagées.
Les avocats d’Ousmane Sonko avaient demandé aussi à la Cour de justice de la CEDEAO d’‘’ordonner à l’État du Sénégal de s’abstenir de toute action de nature à aggraver le différend qui l’oppose’’ au maire de Ziguinchor, en lien avec ‘’sa participation à l’élection présidentielle’’.
Ils ont saisi la juridiction régionale pour qu’elle décide aussi d’‘’ordonner à l’État du Sénégal de s’abstenir de porter atteinte à la liberté d’aller et de venir’’ de l’opposant. Ce dernier a été arrêté le 28 juillet et placé en détention trois jours plus tard.
Il est accusé d’‘’appel à l’insurrection, d’association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et d’atteinte à la sûreté de l’État’’.
Jeudi, Ousmane Sonko, toujours en prison, a appelé ses militants à ‘’la résistance’’. Il réclame ‘’une justice équitable, libre et indépendante’’, le ‘’droit de vivre dans un pays sans craindre d’être arrêté et emprisonné sans justification’’.
‘’Du fond de ma cellule, je continue à réclamer ma libération, car cette arrestation n’est […] qu’une prise d’otage politique pour empêcher ma candidature à l’élection présidentielle’’, rapportent plusieurs journaux, citant l’opposant qui, selon ses avocats, observe une grève de la faim depuis plusieurs jours.
LE RUR DENONCE UNE LEGERETE DANS LA METHODOLOGIE DE COLLECTE ET UN MAQUILLAGE DES CHIFFRES
Dans un communiqué dénommé «Réponse à l’association DEMAIN SENEGAL», le Pr Moussa Baldé et ses amis font un cours magistral sur un travail intellectuel avant de révéler les failles de l’étude.
Dans une étude rendue publique hier, l’association Demain Sénégal (DS) révèle que 83% des Sénégalais sont insatisfaits de la situation de l'État de droit et de la gouvernance. Des chiffres que conteste le Réseau des Universitaires républicains (RUR) qui parle de légèreté méthodologique déconcertante et d’absence d’un référentiel crédible pour une étude de cette nature. Selon les membres du réseau des Universitaires républicains (RUR), les résultats de l’étude, publiés par l’association Demain Sénégal (DS), souffrent d'ambiguïté et de véracité. Pis, elle n’est basée sur aucun processus de collecte et d’analyses rigoureuses de données de terrain.
Dans un communiqué dénommé «Réponse à l’association DEMAIN SENEGAL», le Pr Moussa Baldé et ses amis font un cours magistral sur un travail intellectuel avant de révéler les failles de l’étude. Pour eux, la première marque d’un intellectuel, c’est l’honnêteté de son discours, la justesse de ses prises de position et l’exactitude des faits qu’il relate. Or sur ce terrain, regrettent ils au passage, les membres de SENEGAL DEMAIN sont complètement passés à côté de ce qu’on pouvait attendre «d’intellectuels» de leur rang. Pour la simple raison que leur étude souffre d’une légèreté méthodologique déconcertante, avec l’absence d’un référentiel crédible pour une étude de cette nature. Ils estiment qu’un intellectuel soucieux d’un résultat ne souffrant d’aucune contestation doit respecter les normes et les références dans ses études et publications. Ils indiquent à cet effet que le Sénégal s’est toujours soumis à des enquêtes et évaluations sérieuses dont le dernier en date constitue la publication de l’indice MO IBRAHIM dans le premier trimestre de l’année 2023.
Sur les révélations de l’étude à savoir une très large majorité, 83% des Sénégalais qui sont insatisfaits de la situation de l'État de droit et de la gouvernance qu'ils considèrent comme le socle de notre paix sociale et de notre développement, le RUR juge très fallacieux d’avancer certaines statistiques. Rappelant qu’un tel résultat ne peut être brandi ex nihilo sans aucun processus de collecte et d’analyses rigoureuses de données de terrain. «Les membres de SENEGAL DEMAIN ont consciemment menti avec de tels résultats. Sur la question de la bonne gouvernance, le Sénégal est parmi les 10 best scorers africains et sur le podium en Afrique de l’ouest selon indice Mo Ibrahim 2022», lit-on dans le communiqué. Selon le Pr Moussa Baldé, depuis 2012, le score du Sénégal s’est amélioré dans 9 des 16 sous-catégories. En 2021, le Sénégal obtient un score supérieur à la moyenne du continent dans toutes les sous-catégories et figure parmi les dix pays les mieux classés concernant 7 des 16 sous-catégories. Mieux, poursuit-il, le Sénégal obtient un score supérieur à la moyenne du continent concernant 70 des 81 indicateurs. De plus, notre pays a obtenu une note supérieure à 50 dans toutes les sous-catégories sauf sur celle des «infrastructures» notée 45 avec une tendance haussière de +8,7. La sous-catégorie «lutte contre la corruption» a enregistré une note de 61,1 avec une tendance haussière de +4,8. Parmi les sous-catégories où le Sénégal a récolté de bons scores figurent la Sécurité et sûreté (84,5/100), l’Administration publique (73,7/100), entre autres. Des sous-catégories qui, dit-il, englobent plusieurs indicateurs dont «l’absence de conflit armé», évaluant «le nombre d’événements violents survenant dans le cadre de conflits étatiques et non étatiques ainsi que le nombre de conflits non étatiques survenant sur le territoire d’un pays».
Dans la même dynamique, il renseigne que le Sénégal se classe à la 9e place (sur 54) en matière de gouvernance globale en 2021 avec un score de 62,4%. Un score de gouvernance globale jugé satisfaisant au cours de ces dix dernières années, (période comprise entre 2012 et 2021). Mieux, depuis 2012, le score du Sénégal s’est amélioré dans trois des quatre catégories, à savoir Sécurité et Etat de droit. Des résultats de l’étude MO IBRAHIM qui, de l’avis du RUR, sont plus sérieux que celle menée avec des subjectivités par des politiciens encagoulés, des intellectuels en mal de popularité et des has been nostalgiques de pouvoir».
«OU ETIEZ-VOUS LORSQUE DES PYROMANES BRULAIENT NOS UNIVERSITES ?»
Revenant en outre sur le processus électoral et la radiation d’Ousmane Sonko sur les listes électorales, le Rur rassure que le processus électoral du Sénégal ne souffre d’aucune ambiguïté. Car la révision des listes électorales s’est faite sans aucune difficulté, le parrainage des candidats à la candidature se poursuit sans aucune contrainte et les institutions électorales fonctionnent de façon transparente. «Il nous plaît de rappeler aux membres de DEMAIN SÉNÉGAL que notre pays a une longue tradition en matière électorale, ce qui lui a valu d’être considéré comme la vitrine de la démocratie en Afrique. Le Président Macky Sall a consolidé cette position sénégalaise de démocratie majeure. Le défi de l’organisation d’élections libres, transparentes et inclusives n’est pas nouveau au Sénégal», relève-t-on dans ledit document.
Par ailleurs, ils rappellent aux signataires que la radiation ou la réintégration d’un citoyen dans les listes électorales n’est point du ressort de l'administration électorale. En principe, dans un Etat de droit, il y a la séparation des pouvoirs. Et dans ce cas, la justice est seule habilitée à statuer sur les différends entre citoyens ou entre les citoyens et l'État ; la procédure suit son cours dans nos tribunaux. «Vous appelez au respect de l’Etat de droit ou non ! Cette injonction nous conforte que l’échantillon en question n’est constitué que des 84 signataires de Demain Sénégal», minimise Moussa Baldé qui ne manque pas d’interpeller les signataires sur le saccage de l’Université lors des manifestations de juin dernier. «Où étiez vous lorsque des pyromanes brûlaient nos universités ? Personne ne vous a entendus ni lus. Avez-vous signé un communiqué avec au moins deux (2) signatures pour condamner ces actes criminels et barbares ?
Les dégâts sont énormes. Les services compétents font leur travail pour rendre fonctionnelles ces universités. Ces dernières sont pour la plupart ouvertes. Nous vous rappelons que l’Université Cheikh Anta Diop était la plus touchée par les évènements de mai-juin 2023. Les instances pédagogiques et sociales autonomes dans leur gestion, ont jugé nécessaire de faire les cours à distance et de faire l’état des lieux pour une ouverture prochaine», martèlent les enseignants du RUR. Dans un autre élan, ils indiquent que le Sénégal va vers son PAP 3 allant de 2024 à 2028 pour entrer définitivement dans le cercle des pays émergés. Vu cette avancée, ils invitent les signataires à mener une étude diligentée et sérieuse sur le PSE, qui leur permettra de voir «que ce plan a permis une transformation structurelle de notre économie avec un capital humain épanoui dans un pays sécure et paisible».