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26 février 2025
LA COMPOSITION DE LA CENA DANS LE VISEUR DES OPPOSANTS
Le décret de nomination des membres de la Commission électorale nationale autonome fait l’objet d’une contestation de la part d’acteurs de la classe politique dont 35 candidats à la prochaine élection présidentielle
Le décret de nomination des membres de la Cena (Commission électorale nationale autonome) fait l’objet d’une contestation de la part d’acteurs de la classe politique dont 35 candidats à la prochaine élection présidentielle. Ces derniers font partie, désormais, des requérants qui ont déposé un recours en annulation du décret en question au niveau de la Cour suprême. Ce recours est, en effet, porté, entre autres, par des candidats à la candidature, en l’occurrence Ousmane Sonko, Aminata Touré, Bougane Guèye Dany, Mamadou Lamine Diallo. Et, ces derniers ont tout simplement suivi en cela Ndiaga Sylla, qui fait partie des premiers requérants.
Pour la petite histoire, Ndiaga Sylla avait en premier émis l’idée d’un recours, en sa qualité de citoyen, contre le décret de nomination des membres de la Cena, qu’il juge «illégal». «Ce décret viole le principe de la permanence de l’organe de contrôle et de supervision des élections et son corollaire, la clause de la fin et du renouvellement des mandats (art. L.4 et L.7 du Code électoral)», avait dénoncé l’expert électoral cité par Senego. «De plus, il y a un membre de la Cena nommé en 2018 et dont le mandat n’a pas expiré», avait-il ajouté, pour annoncer un recours. Avant d’inviter «tous les partis politiques légalement constitués, les électeurs, ainsi que les membres de la Cena, à se joindre à l’initiative pour le respect des principes démocratiques et du processus électoral». L’appel de Ndiaga Sylla est largement suivi, en attendant le verdict de la Cour suprême. Le remplacement par décret présidentiel des douze membres de la Commission électorale nationale autonome (Cena) a suscité une polémique chez les acteurs, qui réclament une «élection transparente et inclusive» en 2024, en «décelant des irrégularités dans la nomination de Abdoulaye Sylla comme nouveau président de la Cena».
L’Inspecteur général d’Etat (Ige) Abdoulaye Sylla a été nommé président de la Cena, en même temps que 11 autres membres devant constituer l’équipe qui va veiller à la régularité et à la transparence des élections au Sénégal. M. Sylla était, jusque-là, un des 7 membres du Conseil constitutionnel. Il a été remplacé à ce poste par l’ancien Premier président de la Cour suprême, Cheikh Tidiane Coulibaly, nouvellement nommé par décret par le président de la République, Macky Sall.
LA DISSOLUTION DU PASTEF ENTÉRINÉE
La Cour de justice de la CEDEAO valide la décision des autorités sénégalaises de dissoudre le parti d'Ousmane Sonko, tout en se gardant de se prononcer sur le fond du litige qui l'oppose à l'État, à savoir sa radiation des listes électorales
La Cour de justice de la CEDEAO a rejeté le recours déposé par Ousmane Sonko en vue de l’annulation de la dissolution de son parti politique par l’État sénégalais, sans se prononcer sur sa radiation du fichier électoral, ont déclaré les avocats du leader politique, vendredi.
‘’Le verdict de la Cour de justice de la CEDEAO vient de tomber. La Cour a jugé qu’aucun des droits de monsieur Ousmane Sonko n’a été violé et l’a débouté de ses demandes’’, a écrit Ciré Clédor Ly dans un texte publié par des proches d’Ousmane Sonko sur les médias sociaux.
‘’La Cour de justice de la CEDEAO […] approuve la dissolution du principal parti d’opposition’’ au Sénégal, a déclaré l’avocat français Juan Branco, l’un des conseils d’Ousmane Sonko.
La juridiction régionale ‘’ne se prononce pas sur la radiation’’ de M. Sonko du fichier électoral sénégalais, ajoute Me Branco.
‘’La communauté nationale et internationale a suivi […] le traitement inhumain et dégradant subi par monsieur Ousmane Sonko, ainsi que les barricades érigées autour de sa maison’’, a commenté Me Ciré Clédor Ly.
‘’Les dictateurs pourraient désormais […] se prévaloir de la jurisprudence de la Cour. C’est dommage…’’ a-t-il ajouté.
M. Sonko voulait obtenir de la Cour de justice de la CEDEAO l’annulation de la dissolution de Pastef-Les patriotes, son parti politique.
Des rassemblements de soutien à Ousmane Sonko
Cette formation politique est l’une des plus représentatives du pays. Elle a fait élire plusieurs députés en 2022 et était déjà représentée à l’Assemblée nationale durant la précédente législature.
Pastef-Les patriotes invite ses militants à ‘’des mouvements insurrectionnels’’, a déclaré le ministre de l’Intérieur en juillet dernier, une accusation que les responsables et les militants du parti ne cessent de rejeter.
La Direction générale des élections (DGE), invoquant sa radiation du fichier électoral, a refusé de délivrer au mandataire de M. Sonko les outils nécessaires à la collecte des parrains pour sa candidature.
La DGE a également fait valoir ‘’le caractère non définitif de la décision du juge de Ziguinchor contestée par l’État, à travers un recours à la Cour suprême’’, pour ne pas mettre à la disposition de l’opposant les outils dont il a besoin pour collecter des parrains.
La Cour suprême du Sénégal aussi devrait trancher, ce vendredi, un recours de l’État du Sénégal, qui a fait appel d’une décision rendue début octobre par un juge du tribunal de grande instance de Ziguinchor (sud), une ville dont M. Sonko est le maire.
Ce tribunal, saisi par les avocats de l’opposant, a jugé illégale sa radiation du fichier électoral, l’a annulée et a ordonné sa réintégration.
La radiation de l’opposant l’empêche d’être candidat à l’élection présidentielle.
Ses partisans ont annoncé la tenue de rassemblements en guise de soutien à Ousmane Sonko, ce vendredi, à Dakar et dans d’autres villes du pays.
En juin dernier, Ousmane Sonko a été condamné à deux ans de prison ferme pour ‘’corruption de la jeunesse’’, dans le procès qui l’opposait à la demoiselle Adji Sarr, laquelle l’accusait de viol et de menaces de mort.
‘’Je continue à réclamer ma libération’’
L’opposant a été acquitté des accusations de viol et de menaces de mort. De violentes manifestations ont éclaté au Sénégal à la suite de ce procès.
Des organisations indépendantes, dont Amnesty International, ont signalé la mort d’une vingtaine de personnes dans ces heurts, le gouvernement faisant état d’une quinzaine de personnes tuées. De nombreuses infrastructures avaient été saccagées.
Les avocats d’Ousmane Sonko avaient demandé aussi à la Cour de justice de la CEDEAO d’‘’ordonner à l’État du Sénégal de s’abstenir de toute action de nature à aggraver le différend qui l’oppose’’ au maire de Ziguinchor, en lien avec ‘’sa participation à l’élection présidentielle’’.
Ils ont saisi la juridiction régionale pour qu’elle décide aussi d’‘’ordonner à l’État du Sénégal de s’abstenir de porter atteinte à la liberté d’aller et de venir’’ de l’opposant. Ce dernier a été arrêté le 28 juillet et placé en détention trois jours plus tard.
Il est accusé d’‘’appel à l’insurrection, d’association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et d’atteinte à la sûreté de l’État’’.
Jeudi, Ousmane Sonko, toujours en prison, a appelé ses militants à ‘’la résistance’’. Il réclame ‘’une justice équitable, libre et indépendante’’, le ‘’droit de vivre dans un pays sans craindre d’être arrêté et emprisonné sans justification’’.
‘’Du fond de ma cellule, je continue à réclamer ma libération, car cette arrestation n’est […] qu’une prise d’otage politique pour empêcher ma candidature à l’élection présidentielle’’, rapportent plusieurs journaux, citant l’opposant qui, selon ses avocats, observe une grève de la faim depuis plusieurs jours.
LE RUR DENONCE UNE LEGERETE DANS LA METHODOLOGIE DE COLLECTE ET UN MAQUILLAGE DES CHIFFRES
Dans un communiqué dénommé «Réponse à l’association DEMAIN SENEGAL», le Pr Moussa Baldé et ses amis font un cours magistral sur un travail intellectuel avant de révéler les failles de l’étude.
Dans une étude rendue publique hier, l’association Demain Sénégal (DS) révèle que 83% des Sénégalais sont insatisfaits de la situation de l'État de droit et de la gouvernance. Des chiffres que conteste le Réseau des Universitaires républicains (RUR) qui parle de légèreté méthodologique déconcertante et d’absence d’un référentiel crédible pour une étude de cette nature. Selon les membres du réseau des Universitaires républicains (RUR), les résultats de l’étude, publiés par l’association Demain Sénégal (DS), souffrent d'ambiguïté et de véracité. Pis, elle n’est basée sur aucun processus de collecte et d’analyses rigoureuses de données de terrain.
Dans un communiqué dénommé «Réponse à l’association DEMAIN SENEGAL», le Pr Moussa Baldé et ses amis font un cours magistral sur un travail intellectuel avant de révéler les failles de l’étude. Pour eux, la première marque d’un intellectuel, c’est l’honnêteté de son discours, la justesse de ses prises de position et l’exactitude des faits qu’il relate. Or sur ce terrain, regrettent ils au passage, les membres de SENEGAL DEMAIN sont complètement passés à côté de ce qu’on pouvait attendre «d’intellectuels» de leur rang. Pour la simple raison que leur étude souffre d’une légèreté méthodologique déconcertante, avec l’absence d’un référentiel crédible pour une étude de cette nature. Ils estiment qu’un intellectuel soucieux d’un résultat ne souffrant d’aucune contestation doit respecter les normes et les références dans ses études et publications. Ils indiquent à cet effet que le Sénégal s’est toujours soumis à des enquêtes et évaluations sérieuses dont le dernier en date constitue la publication de l’indice MO IBRAHIM dans le premier trimestre de l’année 2023.
Sur les révélations de l’étude à savoir une très large majorité, 83% des Sénégalais qui sont insatisfaits de la situation de l'État de droit et de la gouvernance qu'ils considèrent comme le socle de notre paix sociale et de notre développement, le RUR juge très fallacieux d’avancer certaines statistiques. Rappelant qu’un tel résultat ne peut être brandi ex nihilo sans aucun processus de collecte et d’analyses rigoureuses de données de terrain. «Les membres de SENEGAL DEMAIN ont consciemment menti avec de tels résultats. Sur la question de la bonne gouvernance, le Sénégal est parmi les 10 best scorers africains et sur le podium en Afrique de l’ouest selon indice Mo Ibrahim 2022», lit-on dans le communiqué. Selon le Pr Moussa Baldé, depuis 2012, le score du Sénégal s’est amélioré dans 9 des 16 sous-catégories. En 2021, le Sénégal obtient un score supérieur à la moyenne du continent dans toutes les sous-catégories et figure parmi les dix pays les mieux classés concernant 7 des 16 sous-catégories. Mieux, poursuit-il, le Sénégal obtient un score supérieur à la moyenne du continent concernant 70 des 81 indicateurs. De plus, notre pays a obtenu une note supérieure à 50 dans toutes les sous-catégories sauf sur celle des «infrastructures» notée 45 avec une tendance haussière de +8,7. La sous-catégorie «lutte contre la corruption» a enregistré une note de 61,1 avec une tendance haussière de +4,8. Parmi les sous-catégories où le Sénégal a récolté de bons scores figurent la Sécurité et sûreté (84,5/100), l’Administration publique (73,7/100), entre autres. Des sous-catégories qui, dit-il, englobent plusieurs indicateurs dont «l’absence de conflit armé», évaluant «le nombre d’événements violents survenant dans le cadre de conflits étatiques et non étatiques ainsi que le nombre de conflits non étatiques survenant sur le territoire d’un pays».
Dans la même dynamique, il renseigne que le Sénégal se classe à la 9e place (sur 54) en matière de gouvernance globale en 2021 avec un score de 62,4%. Un score de gouvernance globale jugé satisfaisant au cours de ces dix dernières années, (période comprise entre 2012 et 2021). Mieux, depuis 2012, le score du Sénégal s’est amélioré dans trois des quatre catégories, à savoir Sécurité et Etat de droit. Des résultats de l’étude MO IBRAHIM qui, de l’avis du RUR, sont plus sérieux que celle menée avec des subjectivités par des politiciens encagoulés, des intellectuels en mal de popularité et des has been nostalgiques de pouvoir».
«OU ETIEZ-VOUS LORSQUE DES PYROMANES BRULAIENT NOS UNIVERSITES ?»
Revenant en outre sur le processus électoral et la radiation d’Ousmane Sonko sur les listes électorales, le Rur rassure que le processus électoral du Sénégal ne souffre d’aucune ambiguïté. Car la révision des listes électorales s’est faite sans aucune difficulté, le parrainage des candidats à la candidature se poursuit sans aucune contrainte et les institutions électorales fonctionnent de façon transparente. «Il nous plaît de rappeler aux membres de DEMAIN SÉNÉGAL que notre pays a une longue tradition en matière électorale, ce qui lui a valu d’être considéré comme la vitrine de la démocratie en Afrique. Le Président Macky Sall a consolidé cette position sénégalaise de démocratie majeure. Le défi de l’organisation d’élections libres, transparentes et inclusives n’est pas nouveau au Sénégal», relève-t-on dans ledit document.
Par ailleurs, ils rappellent aux signataires que la radiation ou la réintégration d’un citoyen dans les listes électorales n’est point du ressort de l'administration électorale. En principe, dans un Etat de droit, il y a la séparation des pouvoirs. Et dans ce cas, la justice est seule habilitée à statuer sur les différends entre citoyens ou entre les citoyens et l'État ; la procédure suit son cours dans nos tribunaux. «Vous appelez au respect de l’Etat de droit ou non ! Cette injonction nous conforte que l’échantillon en question n’est constitué que des 84 signataires de Demain Sénégal», minimise Moussa Baldé qui ne manque pas d’interpeller les signataires sur le saccage de l’Université lors des manifestations de juin dernier. «Où étiez vous lorsque des pyromanes brûlaient nos universités ? Personne ne vous a entendus ni lus. Avez-vous signé un communiqué avec au moins deux (2) signatures pour condamner ces actes criminels et barbares ?
Les dégâts sont énormes. Les services compétents font leur travail pour rendre fonctionnelles ces universités. Ces dernières sont pour la plupart ouvertes. Nous vous rappelons que l’Université Cheikh Anta Diop était la plus touchée par les évènements de mai-juin 2023. Les instances pédagogiques et sociales autonomes dans leur gestion, ont jugé nécessaire de faire les cours à distance et de faire l’état des lieux pour une ouverture prochaine», martèlent les enseignants du RUR. Dans un autre élan, ils indiquent que le Sénégal va vers son PAP 3 allant de 2024 à 2028 pour entrer définitivement dans le cercle des pays émergés. Vu cette avancée, ils invitent les signataires à mener une étude diligentée et sérieuse sur le PSE, qui leur permettra de voir «que ce plan a permis une transformation structurelle de notre économie avec un capital humain épanoui dans un pays sécure et paisible».
La vente de carburant au détail interdite dans la capitale -
Pour des raisons de sécurité, le gouverneur de la région de Dakar a interdit, sur toute l'étendue du territoire de la région de Dakar, la vente de carburant au détail, du vendredi 17 au jeudi 30 novembre 2023. L'interdiction, selon l'arrêté de Al Hassane Sall, concerne notamment la vente de carburant dans des récipients autres que les réservoirs des véhicules ou des cyclomoteurs. Toutefois, l'arrêté prévoit des dérogations pour les personnes dont les activités professionnelles le justifient. Elles peuvent être accordées par les préfets de département. Tout contrevenant aux dispositions du présent arrêté, indique le gouverneur de Dakar, sera passible des sanctions et peines prévues par les lois et règlements en vigueur.
Interdiction temporaire de circulation de motos
C'est l'un des premiers actes du nouveau préfet du département de Dakar. Dans un arrêté daté du 16 novembre, Chérif Mouhamadou Blondin Ndiaye a, pour des raisons de sécurité, interdit la circulation des motocyclettes et cyclomoteurs dans le département de Dakar. L'interdiction concerne toute la journée de ce vendredi 17 novembre 2023. Il entre en vigueur à 06 heures du matin et prend fin à minuit. Toutefois, l'interdiction ne concerne pas les motocyclettes et cyclomoteurs des personnels des forces de défense et de sécurité ainsi que ceux mobilisés par les autorités sanitaires. Par ailleurs, le préfet explique que, pour des raisons dûment motivées, une dérogation peut être accordée aux personnes dont les activités professionnelles le justifient. Tout contrevenant aux dispositions du présent arrêté, selon l'arrêté, sera passible des sanctions et peines prévues par les lois et règlements en vigueur.
Un marabout, des convoyeurs et des rabatteurs arrêtés
Malgré le temps peu favorable à cause de l’hiver et d’une mer agitée, des gens continuent d’organiser des voyages périlleux de candidats à l’émigration. A Mbour, la gendarmerie a arrêté 14 personnes dont 4 sont considérées comme les cerveaux. En effet, c'est à l’atelier du réparateur de moteurs de pirogues que la filature a commencé. Ils seront poursuivis et leurs gestes épiés de Mbour à Ngaparou puis à Saly Koulang où ils devaient prendre le départ. Au moment d'embarquer, les pandores ont surgi pour mettre la main sur la bande. Après l’enquête, Oulémata Diané et son époux Ababacar Ndiaye qui étaient des rabatteurs ainsi que Babacar Ndiaye et le marabout qui préparait des bains mystiques aux candidats pour leur permettre d’échapper à la vigilance des forces de l’ordre ont été tous arrêtés. Après l’enquête préliminaire, ils ont été présentés au procureur qui les a placés sous mandat de dépôt. 2 500 000 F ont été saisis.
Mérina Dakhar parraine dans l’unité
A Mérina Dakhar, dans la commune de Tivaouane, les deux grosses pointures politiques, en l'occurrence le maire Aymérou Gningue de l'Alliance pour la République (APR), coordonnateur de BBY et Ngagne Diallo président du mouvement « And Suxxali Cayor », par ailleurs chef du service cadastre de SaintLouis, s'étaient donné la main pour faire triompher le candidat Amadou Ba. Ces retrouvailles commencent à donner des résultats, à travers la collecte de parrains dans la commune. En effet, deux groupes composés de conseillers municipaux et de membres du mouvement « And Suxxali Cayor » ont parcouru tous les villages de la commune, pour collecter des parrains et "vendre" l'image du candidat Amadou Ba. C'est ainsi que Ngagne Diallo et Cie, sous la supervision du Maire Aymérou Gningue, ont remis un premier lot de 5 700 parrains au Délégué régional Mame Bounama Sall. Pour Ngagne Diallo, si une telle performance politique a été atteinte, c'est parce que le Maire Aymérou Gningue a su responsabiliser une équipe de jeunes dynamiques, venus de toute la mouvance présidentielle et c'est ainsi que de très bonnes perspectives se dessinent à Mérina Dakhar, pour aller vers une victoire au soir du 25 février 2024.
Amsatou Sow Sidibé membre d'honneur de l’Institution diplomatique
Professeur Amsatou Sow Sidibé est cooptée comme membre d'honneur de I'Institution diplomatique internationale par la Direction générale de l'Académie. Agrégée des facultés de Droit, elle reste une forte personnalité de l'élite intellectuelle et politique sénégalaise, africaine et mondiale. Cette nomination, d’après une note reçue à «L’As », est le résultat d'une contribution nationale et internationale à la promotion du droit, à la défense des libertés individuelles et collectives et de son engagement militant citoyen dans l'enseignement supérieur, la recherche et l'éducation à la citoyenneté. Elle partage cette distinction avec Mgr Vittorio Formenti, une personnalité éminente de l'Eglise Catholique Italienne.
Bassirou Diomaye Faye
C’est le énième rejet de la demande de liberté des avocats de Bassirou Diomaye Faye. Hier, la chambre d'accusation, dans son délibéré, a confirmé la décision de refus de mise en liberté provisoire du secrétaire général de Pastef. M. Faye va devoir garder son mal en patience.
Prévention contre la dengue à Pikine
Les populations de Pikine sont invitées à renforcer les mesures d’hygiène, avec l’apparition de la dengue dont 57 cas sont enregistrés entre le mois d’août et d’octobre. L’appel est des autorités préfectorales et sanitaires de Pikine qui procédaient hier au lancement des activités de lutte anti vectorielle post-hivernage dans la région de Dakar. La cérémonie s’est déroulée hier, à Guinaw rails sud en présence du maire Abdoulaye Diop, du préfet de Pikine Moustapha Ndiaye et du chef de service national de l’hygiène, Maodo Malick Diop. On annonce une série d’activités dont des opérations de saupoudrage des bassins de rétention, des visites à domicile entre autres. Les autorités n’ont pas manqué de souligner l’insécurité et l’anarchie aux abords du bassin de rétention du quartier Darou Marnane 04. Le préfet de Pikine Moustapha Ndiaye, séance tenante, a pris des engagements par la tenue très prochaine d’une réunion avec le maire et les services de sécurité pour prendre des mesures.
Interdiction de vente de pain dans les boutiques
Les difficultés rencontrées ces derniers jours par les consommateurs pour se procurer du pain ne sont pas du goût de l’Union nationale des boutiquiers du Sénégal (Unbs). Ils s’indignent des tracasseries qu’ils subissent de la part des agents du service du commerce avec des amendes qui dépassent l’entendement. Le président de l’Unbs, Omar Diallo, invite les autorités étatiques à organiser une rencontre entre boulangers, livreurs et boutiquiers en vue de trouver des solutions à ce problème. En attendant cela, ces boutiquiers ont décidé de suspendre la distribution du pain.
Passation de service à la préfecture de Guédiawaye
L’esplanade de la ville de Guédiawaye a abrité avant-hier une cérémonie de passation de service entre le préfet sortant, Ibra Fall promu à la Cour des comptes et son remplaçant Sahit Dia auparavant chef de l’exécutif départemental de Vélingara. La cérémonie était présidée par le gouverneur de la région de Dakar, Al Hassan Sall qui a félicité Ibra Fall pour son travail remarquable en 15 mois de service.
Trafic de 17,5 g de haschisch
Le commerçant Ismaël Al Hamouri et Ousseynou de nationalité marocaine sont poursuivis pour association de malfaiteurs et trafic international de drogue. Au mois de juillet, la brigade des stupéfiants a été informée qu’un camion provenant du Maroc transportant de la drogue devait débarquer le produit à la Médina. Les accusés étaient sur place pour réceptionner le colis. C'est ainsi qu'ils ont été interpellés. Selon l'enquête, il y avait 17,5 g de haschisch. Al Hamouri soutenait qu'il avait fait une commande de produits alimentaires auprès de Yousseph Ben Sallah établi au Maroc et qui lui avait indiqué le code du colis. En plus, la drogue était soigneusement cachée dans des boîtes de conserve, selon l'enquête. Il disait ignorer que le colis contenait du haschisch. Il précise que ses acolytes Zenab et Ousseynou étaient sur place sur sa demande. Cette dernière confie que Hamouri lui avait demandé de l'accompagner à la Médina pour les besoins de son inscription à l'université. Ainsi, Ismael Al Hamouri est renvoyé devant la chambre criminelle de Dakar, son acolyte Youssef Bem Salla bénéficie d’une liberté provisoire. Devant le prétoire, il a contesté les faits. Selon le juge, Youssef était sous contrôle judiciaire dans une autre procédure de drogue pendante devant la justice. Le parquet s’en est rapporté à la décision de la chambre. Délibéré au 20 décembre prochain.
Macky Sall attendu aujourd’hui à Fatick
La tournée économique du chef de l’Etat se poursuit à Fatick après Kédougou, Kaolack et Kaffrine. Le président de la République et son gouvernement sont attendus aujourd’hui à Fatick. Cette visite marque la dernière étape de sa tournée économique entamée depuis lundi dernier, dans la partie orientale et centrale du pays. A l’instar des autres régions, le Président Macky Sall va tenir un conseil présidentiel qui va d’abord évaluer l’état d’exécution et de mise en œuvre des engagements découlant du Conseil des ministres délocalisé du 26 juillet 2012 avant d’annoncer des programmes d’investissement pour les deux prochaines années.
Trois garçons condamnés pour vol de moutons
Trois jeunes garçons jugés dans des affaires de vol de moutons ont été condamnés, jeudi, à deux ans de prison, dont quinze jours ferme, a appris l’Aps. B. B., un jeune conducteur de moto Jakarta, a avoué devant le juge du tribunal d’instance de Matam avoir volé un mouton, qu’il a par la suite égorgé et tenté de vendre la viande. Le vol a été commis à Sinthiou Bamambé, dans le département deKanel. Il a expliqué son acte par le désir de quitter son village pour se rendre à Dakar. B. B a été condamné à une peine de deux ans de prison, dont quinze jours qu’il va purger à la maison d’arrêt et de correction de Matam. A. B et A. N, tous résidant à Doumga Ouro Alpha où ils ont commis leur forfait ont été eux aussi condamnés à la même peine. Le premier, élève à l’école coranique, et son complice sans emploi, ont volé dans le courant du mois de novembre un mouton appartenant à une dame. Âgés respectivement de 19 et 21 ans, ils avaient pour projet de vendre le mouton volé au marché de Bokidiawé. Dans une affaire similaire, trois jeunes d’une même famille ont été relaxés par le tribunal pour absence de preuves.
LE RECIT DE QUATRE FEMMES PARTAGE SANS TABOU
L’écrivaine et scénariste Amina Seck, Kalista Sy productrice scénariste, Nathalie Vairac, comédienne, directrice artistique et la productrice turque, Zeynep Özbatur Atakan, animaient une table ronde intitulée «Créer au féminin au cinéma»
Bés Bi le Jour |
Adama Aïdara KANTE |
Publication 17/11/2023
Dans le cadre de la célébration du centenaire de la République de Turquie, le Centre culturel turc Yunus Emre de Dakar a organisé une table ronde intitulée «Créer au féminin au cinéma». Elle a été animée par quatre femmes qui ont mis le curseur sur les opportunités offertes dans l’industrie cinématographique.
Elles sont quatre femmes aux profils différents certes, mais elles ont la même passion, l’amour du métier, dans leurs domaines respectifs. Il s’agit de l’écrivaine et scénariste Amina Seck, Kalista Sy productrice scénariste, Nathalie Vairac, comédienne, directrice artistique et la productrice turque, Zeynep Özbatur Atakan. Elles animaient une table ronde à l’espace culturel turc Yunus Emre, dans le cadre des activités du centenaire de la République Turquie. La rencontre, modérée par la journaliste Oumy Ndour, a duré plus d’une heure. Ces dames se sont relayées au pupitre pour animer le thème «Créer au féminin au cinéma». Et sans gants, ni tabou, elles ont partagé des expériences, des témoignages, les uns plus émouvants que les autres, des récits de vie et leur vision sur la problématique par rapport au travail des femmes, surtout dans le cinéma. Elles ont fustigé la discrimination, l’injustice, les pesanteurs sociales, mais ont mis également en lumière les opportunités qui leur sont offertes dans l’industrie cinématographique et audiovisuelle.
Nathalie Vairac : «Il n’y a rien qui puisse m’arrêter»
Avec une voix douce, empreinte d’émotion, la comédienne Nathalie Vairac constate que le cinéma est un moyen de résistance et d’émancipation, et les femmes s’y font de plus en plus de place. «Ce n’est pas un chemin facile parce que, dans mon cas, il s’agit d’être femme et d’être une femme noire. Ce besoin-là était tellement plus fort que tout dans ma vie», a-t-elle souligné. Elle qui vient d’obtenir son premier rôle grâce la réalisatrice burkinabè, Apolline Traoré, pour son long métrage «Sira» dont l’avant-première a été projeté à Dakar et relate la résilience et la résistance de la femme. «Il n’y a rien qui puisse m’arrêter. Il n’y a personne sur cette terre qui vit déjà et qui a un pouvoir de me donner l’autorisation d’exister ou pas. Donc, aujourd’hui, en tant que comédienne, je considère que c’est un acte politique d’exister, c’est un acte de soulèvement, avoir la chance de dire des mots», peste cette métisse de père guadeloupéen et de mère indienne, qui adore le Sénégal où elle «s’épanouie» depuis une décennie. Cependant, Nathalie estime que la faible présence des femmes s’explique aussi par le manque de formation de celles-ci aux métiers du cinéma. «Le cinéma pour moi est un métier que l’on apprend. Et le métier d’acteur, c’est un travail», insiste l’artiste qui a bouclé plus 30 ans de carrière dans le théâtre.
«Ne pas surestimer les acquis que nous avons»
Pour sa part, la réalisatrice de la série «Maîtresse d’un homme marié» Kalista Sy souligne qu’au Sénégal, il y a des acquis, même si le chantier reste immense. «Il ne faut pas surestimer les acquis que nous avons. Nous, on n’assume de porter à l’écran des femmes qui ne sont pas forcément dans des stéréotypes. On est vraiment à l’ère où la femme se raconte par rapport à ses problématiques et à la réalité sociale», explique-t-elle avec fierté et aisance. Poursuivant sa communication, l’auteure de «Yaye 3.0» est convaincue que de la douleur naissent les plus belles créations, les différences aussi. «Je pense que ma différence, c’est ce qui m’a construite et a construit ma trajectoire. Je ne suis pas victime, je ne suis pas conventionnelle. Je m’assume et j’assume la personne que je suis», fulmine l’ex journaliste de la 2sTv qui s’est reconvertie en scénariste. Elle précise, cependant, qu’on ne peut pas écrire aujourd’hui le cinéma sans inclure les femmes. Pour elle, il est impératif qu’au aujourd’hui, les hommes et les femmes doivent s’asseoir à la même table. «Le regard masculin sur le corps féminin n’est pas le même que le regard féminin sur le corps masculin ou sur un corps féminin», fait-elle remarquer. Amina Seck, elle, a déclaré : «Plus jamais la dévalorisation des femmes. Pour moi, on ne peut pas se battre dans la vraie vie pour que les femmes puissent retrouver leur dignité et les combattre aussi dans la fiction. On ne se lamente pas pour raconter nos histoires. C’est ce qu’on vit qu’on raconte.» Venue présider la rencontre totalement féminine, l’ambassadrice de la République de Turquie à Dakar, Hatice Nur Sağman, a proposé plusieurs idées concrètes qui pourraient servir de leviers à une meilleure représentation des femmes dans le septième art.
«MOI PRESIDENT, JE VAIS DEVELOPPER L’AGRICULTURE ET L’INDUSTRIE»
C’est la conviction de Mamadou Diop Decroix, qui était hier l’invité du Groupe EMedia. Le secrétaire général de Aj Pads, qui compte quitter la tête de son parti prochainement, a décliné ses priorités.
La lutte contre le sous-emploi et l’émigration irrégulière passe par le développement de l’agriculture et l’industrialisation. C’est la conviction de Mamadou Diop Decroix, qui était hier l’invité du Groupe EMedia. Le secrétaire général de Aj Pads, qui compte quitter la tête de son parti prochainement, a décliné ses priorités.
Le Secrétaire général d’Aj/Pads et candidat déclaré à la Présidentielle du 25 février 2024 était l’invité des rédactions du Groupe E-Media Invest, hier. Mamadou Diop Decroix a exposé son programme qu’il a axé, parmi les priorités, l’industrialisation qui, selon lui, est primordiale pour vaincre le phénomène de l’émigration irrégulière. Pour ce faire, a expliqué l’ancien ministre sous Wade, «la maîtrise de l’eau est une priorité absolue» pour parvenir à «mécaniser l’agriculture». Poursuivant, il a déploré les productions de mangues qui pourrissent en Casamance alors que «de petites industries suffisent» pour éviter ces pertes de récoltes. Aussi, a-t-il enchaîné, il s’agira «de transformer le fer de la Falémé» pour construire «des infrastructures ferroviaires».
Decroix d’ajouter : «Sans chemin de fer, ce ne sera pas possible. Je ne parle pas des petits écartements qu’on a ici ou de réhabilitation de la ligne Dakar-Bamako. Je parle des trains qui roulent en Europe, aux Usa, et au Japon. Ces trains pourront dépasser Bamako, desservir Ouagadougou et Niamey. Dans l’autre sens, il fera la liaison Kédougoué-Conakry-Labé. La ligne Saint-Louis-Nouakchott-Podor-Matam-Bakel-Kidira, sera assurée. De même que la liaison Kaolack-Banjul-Ziguinchor.» Ces mécanismes vont à coup sûr attirer les investisseurs, défend-il, soulignant que «cela pourra générer des millions d’emplois. Il est convaincu que d’autres viendront d’ailleurs pour trouver du travail au Sénégal» et que «les jeunes ne seront plus tentés de faire le voyage à bord d’embarcations d’infortune, au péril de leur vie».
Mamadou Diop Decroix a, parmi les autres priorités de son programme, misé sur le secteur primaire. «Tant que les paysans dépendent de l’hivernage, l’agriculture ne décollera pas. Le Sénégal a un potentiel de 30 milliards de m3 d’eau. On utilise même les 5%. Avec moi, les paysans pourront cultiver 12 mois sur 12. En plus de la maitrise de l’eau, il faudra maitriser la conservation la transformation, la mécanisation.»
«Quand je combattais le système, Sonko n’était pas encore né»
Par ailleurs, Decroix a indiqué, il quittera la tête de And Jëf après la Présidentielle. «Au prochain congrès, je ne serai pas candidat, je donnerai le parti à quelqu’un d’autre», a-t-il dit. Parlant du leader de l’ex-Pastef, Mamadou Diop Decroix a souligné avoir été un combattant du système avant Sonko. «Quand je combattais le système, il n’était pas encore né», a-t-il dit.
LE FONIO, UNE REPONSE A LA SOUVERAINETE ALIMENTAIRE
La Journée nationale du fonio a été célébrée ce 15 novembre 2023. Mais la cérémonie officielle a été décalée au 25 novembre prochain. Le thème retenu est «Le fonio, une réponse aux changements climatiques, à la malnutrition et la souveraineté alimentaire
La Journée nationale du fonio a été célébrée ce 15 novembre 2023. Mais la cérémonie officielle a été décalée au 25 novembre prochain. Le thème retenu est «Le fonio, une réponse aux changements climatiques, à la malnutrition et à la souveraineté alimentaire».
«70% de la consommation du fonio vient de la Guinée.»
La journée nationale du fonio a été célébrée ce 15 novembre 2023, sur le thème : «Le fonio, une réponse aux changements climatiques, à la malnutrition et à la souveraineté alimentaire». Pour lancer l’événement, les acteurs de la filière ont organisé un point de presse dans les locaux du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr). Conférence au cours de laquelle le président du comité national d’organisation de ladite journée, Sanoussi Diakité, a révélé que «70% de la consommation vient de la Guinée.» «Ce n’est pas normal», a-t-il pesté. Ce, d’autant plus que la contrainte liée à la pénibilité du décorticage à la main a été levée, offrant aux transformatrices un gain de temps. Dans un document de presse, le comité d’organisation a rappelé «qu’il fallait jusqu’à 2 heures pour transformer au mortier et au pilon 2,5 kg de fonio paddy. Cette contrainte de transformation a entraîné un abandon progressif de la culture du fonio et une chute drastique de la production au fil des années». Lequel ajoute : «D’un niveau qui atteignait, dans les années 50, jusqu’à 40% de la production céréalière, dans certaines zones comme le Fouta Jallon, le tonnage du fonio ne dépassait nulle part la barre de 1% sur l’essentiel de son aire culturale.» Avant de conclure : «La solution à cette contrainte est apparue avec l’avènement, le 27 juillet 1993, de la machine à décortiquer le fonio», créée par Sanoussi Diakité. Le fonio et la souveraineté alimentaire Face aux journalistes, il a été relevé que «la disponibilité de l’instrument ne saurait suffire pour hisser le fonio au premier rang des produits assurant la sécurité alimentaire des populations». Cette précision faite, le comité d’organisation constate que «le fonio demeure encore marginalisé, cloisonné, défavorisé, et pratiquement ignoré dans les politiques des États, et dans les habitudes alimentaires des populations». À l’occasion de cette édition 2023, il s’agira pour les acteurs de la filière fonio, «dans chaque pays, et au niveau international, de favoriser les échanges d’informations sur ces atouts du fonio dans le sens de les vulgariser auprès des décideurs, des chercheurs, des acteurs économiques, sociaux, culturels, des partenaires et de l’opinion en général, de manière à renforcer le positionnement de la céréale dans les stratégies nationales, régionales et internationales de souveraineté alimentaire et de lutte contre la malnutrition», plaide le comité d’organisation. Qui, à travers le thème choisi, invite «à mettre en lumière le potentiel de la céréale fonio à agir de manière structurante sur trois problématiques, à savoir : le changement climatique, la malnutrition et la souveraineté alimentaire.».
«Le fonio, une céréale pas comme les autres»
En effet, justifiant le choix du thème, le comité d’organisation a mis en avant «la qualité nutritive» de la culture, expliquant que «le fonio apparait comme une céréale pas comme les autres. Tout en jouant la même fonction alimentaire que ces dernières (riz, mil, maïs, etc.), il supplante de par ses valeurs nutritionnelles» : «Son extraordinaire richesse en fibres et en méthionine (acide aminé très recherché) a retenu l’attention des spécialistes», «le fonio est léger et se digère facilement», et la culture «est très adaptée à l’alimentation des diabétiques. Il permet également de lutter contre l’hypertension.» De plus, la céréale constitue «une stratégie-réponse efficace contre les défis permanents auxquels l’agriculture est confrontée. Le fonio est une céréale rustique qui demande peu d’eau (350 mm suffisent pour le porter à maturité). Il est capable de pousser sur des sols pauvres et rocailleux. Il atteint des rendements de 600 à 800 kg à l’hectare sans engrais. Son cycle est court (2 mois environ). Il a été de ce fait pendant longtemps l’aliment de soudure par excellence. Le champ de fonio ne nécessite pratiquement pas d’entretien de sorte que les travaux champêtres se réduisent essentiellement au semis et à la récolte».
Au Sénégal, le nouveau ministre de l’Agriculture, de l’équipement rural, et de la souveraineté alimentaire, Samba Ndiobène Kâ, va présider la cérémonie officielle nationale le 25 novembre 2023. La célébration a été repoussée par la tournée économique du Président Macky Sall à Kédougou.
L’OLAC OCTROIE 10 MILLIONS FRANCS CFA A LA LINGUERE
Le directeur général de l’Office des lacs et cours d’eau (OLAC), Alioune Badara Diop, a remis, jeudi à Saint-Louis (nord), un chèque de dix millions de francs CFA au président du club de football de la Linguère, Amara Traoré, en guise d’accompagnement
Saint-Louis, 16 nov (APS) – Le directeur général de l’Office des lacs et cours d’eau (OLAC), Alioune Badara Diop, a remis, jeudi à Saint-Louis (nord), un chèque de dix millions de francs CFA au président du club de football de la Linguère, Amara Traoré, en guise d’accompagnement, a constaté l’APS.
La remise de ce chèque a été précédée par une cérémonie de signature d’une convention de partenariat entre l’Office des lacs et cours d’eau (OLAC) et la Linguère de Saint-Louis.
‘’Nous venons de renouveler une convention qui lie l’Office des lacs et cours d’eau (OLAC) et l’ASC la Linguère de Saint-Louis. C’est une convention qui date de quatre ans. Chaque année, l’OLAC accompagne la Linguère pour d’abord la prise en charge du transport de l’équipe pour les matchs officiels du championnat, de la Coupe du Sénégal et de la Coupe de la Ligue », a déclaré le directeur général de l’OLAC, Alioune Badara Diop.
M. Diop s’entretenait avec des journalistes en marge de cette cérémonie.
»Cette année, nous sommes allés un peu plus loin en appuyant aussi financièrement la Linguère pour participer à la politique du chef de l’État le président Macky Sall d’accompagner les politiques de jeunesse. Nous allons les appuyer durant l’année pour un montant de 10 millions de francs CFA. Nous pensons que ça va contribuer à appuyer la Linguère dans ses charges salariales, ses charges de fonctionnement pour la saison’’, a-t-il notamment ajouté.
Des joueurs et plusieurs membres du comité de supporters du club fanion de la ville de Saint-Louis, entre autres, ont pris part à cette cérémonie.
Venu représenter le Maire de la ville de Saint-Louis à cette cérémonie, Lamine Ndiaye, deuxième adjoint en charge de la santé, de la protection sociale et du sport, a salué le geste du donateur assurant que le Conseil municipal ne ménagera aucun effort pour accompagner la Linguère pour lui permettre de retrouver son lustre d’antan.
Le président de la Linguère de Saint-Louis, Amara Traoré a magnifié le caractère constant et surtout la générosité du directeur général de l’OLAC.
‘’J’adresse des mots de remerciement à l’endroit de Alioune Badara Diop dans sa constance, dans sa générosité. Vous venez de renforcer le bonheur socio-affectif des Saint-Louisiens’’, s’est-il réjoui soulignant qu’avec un budget de 150 millions par an, il est possible de mettre en place une équipe capable de rivaliser avec les grandes équipes d’Afrique.
L’OLAC fait partie des sponsors leaders de la Linguère de Saint-Louis, qui évolue aujourd’hui dans l’élite sénégalaise de football professionnel.
QUAND LES INTERDITS SONT FOULES AU PIED !
Arrêtés et décrets contre la vente de pain dans les boutiques, baignade dans les plages interdites, l’usage du tabac dans les lieux publics…
Le Sénégal est une société d’émotion. Il suffit qu’une catastrophe se produise pour que tout le monde s’émeuve et qu’on prenne ou revienne sur des mesures. Du lointain Abdou Diouf à Macky Sall en passant par Abdoulaye Wade, tous ces présidents ont eu à interdire des choses par des lois, décrets ou arrêtés, toujours en vigueur, mais qui sont, aujourd’hui, allégrement violés par la société sénégalaise, au vu et au su de tout le monde. Par exemple, se mettre sur un marchepied dans les transports en commun, la vente du pain dans les boutiques, la baignade dans certaines plages (interdites), le fait de fumer dans les lieux publics... L’Etat est responsable, les populations aussi, mais personne n’est coupable, semble-t-il.
Dès l’apparition des premiers cas de Covid-19, le Sénégal a pris plusieurs mesures pour limiter la propagation de la maladie. Parmi celles-ci : l’interdiction de vente du pain dans les boutiques, qui entre dans le cadre de l'application du décret 2019-2277 du 31 décembre 2019 réglementant les activités de production, de distribution et de vente des produits de boulangerie et de pâtisserie au Sénégal. Suivie tout au début, la mesure d’interdiction a été par la suite foulée au pied par les populations. Le pain est vendu dans les échoppes, sans aucune mesure d’hygiène, même lors du temps de progression alarmante de l’épidémie. Et, la semaine dernière, la Direction du Service régional de commerce de Dakar a tenté de revenir sur la règlementation et l’assainissement du circuit de distribution du pain, en saisissant plus de 10 mille baguettes de pain, ainsi que des motos et chariots servant à les transporter.
SECTEUR DU TRANSPORT : L’EMOI SEULEMENT JUSTE APRES DES CATASTROPHES
Il y a quelques mois, deux accidents routiers (Sikilo et Sakal) qui ont fait plus de 60 morts, ont plongé tout le pays en deuil. Ce qui avait poussé le gouvernement à prendre des mesures pour lutter contre l’insécurité routière dont l’interdiction de rouler la nuit pour les véhicules de transport public de voyageurs, des «Versailles» et de l'importation de pneus d'occasion, etc. Si certaines mesures sont respectées, d’autres comme la suppression des «Versailles» (sièges bricolés dans les véhicules), pour éviter la surcharge de personnes, sont bafouées. Du lointain, se mettre sur un marchepied dans les transports en commun était carrément interdit. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Toujours dans le cadre des mesures sécuritaires, après le chavirement d’une pirogue transportant plus de 70 personnes près de Bettenti, dans le Delta du Saloum et ayant tué 21 femmes, les dispositions nécessaires avaient été prises notamment le port obligatoire du gilet de sauvetage pour embarquer/voyager à bord de ses «courriers». Cependant, aujourd’hui, la négligence des normes de sécurité saute à l’œil nu. Aujourd’hui, sur toute la rive du fleuve Sénégal, dans tous les villages environnants, il y a des pirogues qui assurent la traversée tous les jours et en continu, de la rive gauche pour aller vers la rive droite, sans port de gilets. Le plus grave, parfois avec des pirogues sans aucune sécurité. La traversée Dakar-Gorée s’effectue quotidiennement, sans aucun port de gilets de sauvetage, même si l’on fait savoir que la chaloupe en dispose. Non sans rappeler qu’à la suite du naufrage du bateau Le Joola, la catastrophe maritime la plus meurtrière de l’histoire de la navigation maritime dans le monde, en termes de pertes en vies humaines, devant le Titanic, ave 1863 victimes officielles, la discipline était revenue pendant quelque temps. Mais aujourd’hui, tout le monde constate le spectacle qui s’offre à nous dans les transports publics.
AUCUNE PLAGE NE SEMBLE INTERDITE, EN REALITE
Parmi les interdictions sans effet au Sénégal, on ne peut pas ne pas évoquer la baignade dans les plages dont l’accès est interdit. A chaque période de vacances scolaires, des Dakarois se rendent dans ces plages dangereuses, surtout en période de chaleur, et au prix de leurs vies. Et, face à l'insouciance des baigneurs, de nombreux cas de noyade sont déplorés chaque année, surtout dans des zones pourtant classées dangereuses.
LE PERILE PLASTIQUE, UN COMBAT VOUE A «L’ECHEC»
Au-delà des mesures prises après la survenue de drames, d’autres qui sont prises et visant le bien-être des populations, sont également loin d’être respectées. Il s’agit, par exemple, de l’interdiction de sachets plastiques avec l’adoption de la loi n°2020-04 du 8 janvier 2020 relative à la prévention et à la réduction de l’incidence sur l’environnement des produits plastiques. Malgré tout, le plastique continue d’être présent sur le marché, réduisant à néant le combat contre le péril plastique qui demeure toujours. Des sachets d’eau vidés de leurs contenus et jetés à tout-va, visibles partout, dans les coins de rues, gares routières, arrêts-cars, marchés, espaces publics et autres. Des sachets à bretelles volants ou accrochés à des herbes ou se mêlant à des bouteilles en plastique et autres déchets solides et liquides dans les caniveaux à ciel ouvert. C’est le triste décor dans la capitale, Dakar et son agglomération, les grandes villes et les villages intérieurs ; bref, un peu partout dans le pays.
LE TABAC SE FUME PARTOUT ET ENFUME TOUS
Entrée en vigueur en juillet 2016, la loi interdisant de fumer dans les lieux publics, la vente de tabac aux mineurs tout comme la commercialisation de cigarettes à moins de 200 mètres d’une école ou d’un hôpital ainsi que la publicité ou encore le sponsoring, est loin d’être appliquée dans son entièreté. Des usagers continuent de fumer au vu et au su de tout le monde dans ces espaces recevant du monde, sans en être inquiétés. Enfumant les non-fumeurs qui souffrent beaucoup des méfaits du tabac. En plus des lieux publics, les bureaux, des restaurants, des hôtels, etc. où des espaces fumeurs devraient être aménagés, continuent à faire fi de ses interdictions. C’est le même constat pour la vente de la cigarette dans les boutiques, aux alentours des établissements scolaires. La désobéissance, c’est donc à tous les niveaux au Sénégal.
ELIMINATOIRES MONDIAL 2026, LE SENEGAL ENTRE EN JEU FACE AU SUDAN DU SUD SAMEDI
L’équipe nationale de football du Sénégal entame samedi sa campagne de qualification pour la Coupe du monde 2026 face au Soudan du Sud, premier adversaire des poulains d’Aliou Cissé en quête d’une troisième participation d’affilée à la grand-messe du foot
Dakar,17 nov -(APS) – L’équipe nationale de football du Sénégal entame samedi sa campagne de qualification pour la Coupe du monde 2026 face au Soudan du Sud, premier adversaire des poulains d’Aliou Cissé en quête d’une troisième participation d’affilée à la grand-messe du football mondial.
Huitièmes finalistes lors de la dernière Coupe du Monde au Qatar en 2022, les Lions sont logés dans la poule B avec le Soudan du Sud, le Togo, la République démocratique du Congo (RDC), la Mauritanie et le Soudan.
La campagne de qualification au mondial nord-américain démarre ce samedi face au Soudan du Sud au stade Me Abdoulaye Wade de Diamniadio.
Dans un groupe jugé abordable par les observateurs, les champions d’Afrique en titre débutent par une équipe moyenne du Soudan du Sud, classée 167e mondial au dernier classement FIFA au mois d’octobre.
Privés de public, à cause des sanctions de l’instance mondiale après le match de barrage face à l’Egypte en mars 2022, le capitaine Kalidou Koulibaly et ses partenaires ont envie de faire un bon résultat.
Jeudi soir, à la fin de leur quatrième séance d’entrainement, le troisième gardien des Lions Mory Diaw a annoncé la couleur en déclarant que ses coéquipiers veulent faire le carton plein lors de leurs deux prochaines sorties face au Soudan du Sud et au Togo pour arriver à la Coupe d’Afrique des nations avec “le plein de confiance’’.
La rencontre inaugurale face au Soudan du Sud sera particulière pour l’attaquant des Lions, Sadio Mané qui va fêter sa centième sélection en équipe nationale.
L’ancien joueur de Liverpool avait honoré sa première sélection avec l’équipe nationale du Sénégal le 25 mai 2012 contre le Maroc. Il aura sans doute envie de marquer de son empreinte pour cette centième cape avec les Lions.
Les adversaires du Sénégal dans le groupe B ont déjà joué leur premier match. La RDC a dominé la Mauritanie (2-0), le Togo et le Soudan se sont neutralisés (1-1).
Au total 54 équipes prennent part aux qualifications africaines au mondial nord-américain en 2026, soit neuf groupes de six équipes chacun. Le premier de chaque groupe se qualifie pour la Coupe du Monde 2026 à 48 équipes.
Les quatre meilleurs deuxièmes vont jouer dans le cadre d’un deuxième tour avec deux demi-finales sur un seul match, puis une finale sur un match unique. Le vainqueur final de ce deuxième tour participera au tournoi de barrage de la FIFA avec des équipes d’autres confédérations.