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26 février 2025
par Bamba Thiobane
LA RECREATION EST TERMINEE, LE CHANTAGE NE PASSERA PAS !
Les sorties malencontreuses, infondées et injustifiées de tenants du régime en l’occurrence Souleymane Jules Diop et Abdoulaye Bibi Baldé relèvent de tentatives suicidaires de messieurs en mal de légitimité
Les sorties malencontreuses, infondées et injustifiées de tenants du régime en l’occurrence Souleymane Jules Diop et Abdoulaye Bibi Baldé relèvent de tentatives suicidaires de messieurs en mal de légitimité et qui, par le biais de ces élucubrations espèrent un repositionnement au sein de la taskforce « mackyste », maître d’œuvre de l’élection future d’Amadou Ba à la magistrature suprême!
Le Premier ministre Amadou Ba assure et rassure. Nul n’est mieux outillé que le Président Sall pour apprécier sa stature d’homme d’État, d’homme de valeurs, de consensus, très expérimenté car l’ayant pratiqué de 2012 à 2023!
Amadou Ba fait partie des hommes qui ont généré le PSE et participé à sa mise en œuvre. Quoi de plus logique que d’accompagner le Premier des ministres pour parachever l’énorme travail entamé depuis l’avènement de la seconde alternance qui, sans nul doute, vivra les dix glorieuses, une manière de qualifier cette période 2024-2034, une décennie qui verra le Sénégal quittait la zone des pays moins avancés (PMA) pour celui des pays émergents avec une croissance à deux chiffres matérialisée par un développement infrastructurel, technologique et industriel sans précédent avec un plein emploi au profit de cette jeunesse vaillante, désireuse d’un mieux-être.
Très loin des turpitudes et autres comportements malhonnêtes et inopportuns d’un trotskiste et autres responsables de l’Apr mal en point, le candidat Amadou Ba est résolument tourné vers l’accomplissement des missions à lui assignées par le chef de l’État à la tête du gouvernement et d’assurer la continuité de l’œuvre de construction nationale à la tête du Sénégal une fois élu au soir du 25 février 2024!
REPORT AGITE DE LA PRESIDENTIELLE, LA GROSSE COLERE DE ABDOURAHMANE DIOUF
Un «pseudo-débat, malsain, nauséabond et antirépublicain». Ce sont là les qualificatifs que Abdourahmane Diouf a donnés au report de la présidentielle agité ces derniers temps.
Un «pseudo-débat, malsain, nauséabond et antirépublicain». Ce sont là les qualificatifs que Abdourahmane Diouf a donnés au report de la présidentielle agité ces derniers temps. «Ne même pas entrer en matière aurait été la meilleure attitude. Ne pas y réagir aurait été peut-être sage. Mais laisser les bulles prendre de l’ampleur n’est pas aussi responsable. Personne ne peut empêcher à personne de débattre dans une démocratie. Mais la démocratie place aussi le Sénégal au-dessus de nos personnes et de nos intérêts partisans», a dit le leader de Awalé et candidat à la Présidentielle dans un message à ses «chers compatriotes». Car, pour lui, parler de report d’une élection présidentielle au Sénégal est «une atteinte à la République», et «que cela vienne de l’opposition ou du pouvoir». Ass rappelle que ce calendrier républicain est «intangible».
DES SPECIALISTES DONNENT LA CLE AUX JOURNALISTES CULTURELS
Se départir des simples comptes-rendus et faire des papiers de fond telle que la critique. Tel est le plaidoyer de l’Association de la presse culturelle du Sénégal (Apcs).
Bés Bi le Jour |
Adama Aïdara KANTE |
Publication 16/11/2023
Se départir des simples comptes-rendus et faire des papiers de fond telle que la critique. Tel est le plaidoyer de l’Association de la presse culturelle du Sénégal (Apcs). Cette association, en partenariat avec le groupe «Nous aimons lire», a organisé un panel sur le thème : «Critique littéraire : pluralité des perspectives et place dans la chaîne du livre». Samedi dernier, d’éminents professeurs ont, tour à tour, animé au Musée des civilisations noires des panels dans ce sens.
Au sortir du panel organisé par l’Association de la presse culturelle du Sénégal (Apcs), en partenariat avec le groupe «Nous aimons lire», les journalistes culturels sont désormais outillés pour étoffer leurs articles. La rencontre s’est tenue, samedi dernier, au Musée des civilisations noires (Mcn) autour de la thématique centrale «La critique littéraire : Pluralité des perspectives et place dans la chaine du livre». Elle a été animée par des professeurs de lettres, des éditeurs, des journalistes et écrivains. Dans sa communication, Pr Andrée Marie Diagne, formatrice à la Fastef, a d’emblée poser une question : «Je me demande si cette critique est un devoir pour l’écrivain ou le journaliste ? Est-elle un besoin pour le public ? Enfin, estelle une exigence pour nous tous pour pouvoir maintenir l’Afrique dans le concert des nations ?». Elle ajoute : «Critiquer c’est porter un jugement de valeur. Un jugement souvent subjectif, d’où l’ambivalence de ce mot «critique». Le critique construit son point de vue à partir de sa lecture de l’œuvre. Attention ! Si un critique se permet d’émettre (critiquer) un texte sans l’avoir lu, c’est le plus gros péché qu’on ne pardonne pas. Ne parlez pas de ce que vous n’avez pas lu. On n’a pas le droit de critiquer ce qu’on ne connaît pas.»
«Critiquer un texte sans l’avoir lu, c’est le plus gros péché»
Elle souligne aussi que le plagiat est un drame qu’on peut rencontrer dans la critique littéraire. Mais la critique entremêle trois types d’éléments, dont le narratif, des faits informatifs et argumentatifs. «Donc, cette critique est une étude sérieuse, une discussion, une évaluation, voire une interprétation du livre que vous avez à présenter. C’est dire que le critique doit être formé et informé. Il doit avoir une formation pour pouvoir aborder ce métier. Mais n’est pas critique littéraire qui veut», explique la professeure de lettres. Revenant à «Batouala», pour tirer des éclairages intéressants sur ce qu’elle appelle «les remous provoqués» par l’attribution du Goncourt à René Maran, elle indique que son livre ne valait pas mieux que les centaines de livres qui sont publiés et oubliés à la fin de l’année. Par conséquent, pour elle, «le jury du Goncourt s’était trompé de cible en donnant à René Maran ce « Prix Goncourt. Donc, voyez la critique, elle peut aller très loin. (…) Critique littéraire, nous avons besoin de vous pour que la porte de l’immortalité ne ferme pas à nos livres», déclare-telle. Pour Abdoulaye Racine Senghor, «il nous faut une critique littéraire, une critique journalistique. Il nous faut également dans la presse, la présence du livre. Si certains nous aident à penser, la critique aide à choisir et, par conséquent, à penser, disait Mame Less Camara. C’est aussi dire la responsabilité du critique littéraire. Il nous faut une critique littéraire honnête. Mais pour être honnête, celui qui est l’auteur de la critique littéraire doit s’entourer de toutes les garanties, qu’il se forme, qu’il sache de quoi il parle», conseillet-il.
«L’art est aisé, c’est la critique qui est difficile»
Son souhait est qu’on continue à assister les journalistes culturels, à leur donner les moyens pour qu’ils puissent constituer une équipe dynamique. «Les rédactions doivent leurs accordent les meilleures places dans les pages journaux, les meilleurs créneaux horaires à la radio et à la télé», plaide-t-il. Dans le même sillage, Abdoulaye Diallo, directeur de «L’Harmattan» estime que l’un des pires obstacles se trouve au niveau du nonrespect quelque part du cahier de charges des groupes de presse. «On constate très peu de présence de texte de compte rendu de critique littéraire au niveau de la presse écrite. La presse à cette lourde responsabilité de donner la place qui doit être la sienne aux livres. Il y a ce défi de l’autoformation à faire», insiste-t-il. Quant à Waly Ba de la Maison d’édition «Nuit et Jour», il estime que «l’art est aisé, c’est la critique qui est difficile».
BIENTOT UNE BIBLIOTHEQUE PUBLIQUE A KAFFRINE
Le maire de la commune de Kaffrine (centre), Abdoulaye Saydou Sow, a émis mercredi l’idée d’ériger une bibliothèque publique avec l’équipe municipale pour davantage mettre les élèves de la commune dans les meilleures conditions d’étude.
Kaffrine, 16 nov (APS) – Le maire de la commune de Kaffrine (centre), Abdoulaye Saydou Sow, a émis mercredi l’idée d’ériger une bibliothèque publique avec l’équipe municipale pour davantage mettre les élèves de la commune dans les meilleures conditions d’étude.
« Nous devons travailler avec le président du conseil départemental et la municipalité pour l’érection d’une bibliothèque publique à Kaffrine parce que nos élèves dès qu’ils sortent de l’école, ne sont plus dans un environnement scolaire. Cela ne rime pas avec de bons résultats », a estimé M. Sow.
Il s’exprimait au cours d’une cérémonie de réception d’une salle informatique au lycée Babacar Cobar Ndao de Kaffrine équipée grâce à un partenariat avec le Fonds du développement du service universel des télécommunications (FDSUT).
« Nous ne pouvons pas continuer de demander de très bons résultats scolaires sans appuyer les apprenants à trouver des espaces de lecture. C’est un paradoxe qu’il faut régler », a déclaré le maire de Kaffrine.
« Il y a un travail profond que nous devons faire et cela n’est possible qu’avec l’appui de l’inspecteur d’académie, du proviseur, du corps professoral et des élèves qui sont habités par un esprit de maturité et de responsabilité », a poursuivi Abdoulaye Saydou Sow.
« Nous sommes dans l’une des régions les plus pauvres, mais le meilleur moyen de combattre cette pauvreté, c’est l’éducation. Et le meilleur laboratoire pour y arriver c’est l’école », a estimé le maire de Kaffrine qui promet de travailler sur le sujet de concert avec le président du Conseil départemental de Kaffrine.
SHERIF BLONDIN !
Le nouveau préfet de Dakar a été installé hier. Chérif Mouhamadou Mactar Blondin Ndiaye a un premier dossier chaud avec les manifestations annoncées par les hommes de Sonko, ce vendredi, jour de verdict de la Cour suprême et de la Cour de justice de la Ce
Bés Bi le Jour |
Malick SY |
Publication 16/11/2023
Le nouveau préfet de Dakar a été installé hier. Chérif Mouhamadou Mactar Blondin Ndiaye, qui soufflera ses 44 bougies le 10 décembre prochain, a un premier dossier chaud avec les manifestations annoncées par les hommes de Sonko, ce vendredi, jour de verdict de la Cour suprême et de la Cour de justice de la Cedeao. Bés Bi a enquêté sur ce camarade de promo de Mor Talla Tine, son prédécesseur.
Son patronyme pouvait renvoyer à une parenté avec Oumar Blondin Diop. Mais, ce Blondin est Ndiaye. La confusion peut aussi être valable puisque «tous viennent du même Blondin de SaintLouis», souffle un proche. Jeune, mais avec une carrière à sa taille. Clair comme nombre de membres de cette «famille de petits-fils de mulâtre», Chérif Mouhamadou Mactar Blondin Ndiaye arrive dans un contexte chaud bouillant de veille de la Présidentielle, l’une des plus incertaines. A 3 mois du scrutin, le nouveau préfet de Dakar, installé hier, va devoir affronter un climat plus chaud que celui de Ziguinchor qu’il a quitté. Parce que cette élection présidentielle et les manifestations qui pourraient l’accompagner vont le mettre audevant de la scène. Même s’il est vrai qu’il ne fait que retrouver la région de Dakar après avoir servi comme préfet du département de Guédiawaye jusqu’en 2022. Son baptême de feu est l’autorisation ou non de la manifestation des Leaders alliés du candidat Ousmane Sonko (Lacos) et d’autres. Natif de la ville de Thiès, Chérif Mouhamadou Blondin Ndiaye habite le quartier Cité Ibrahima Sarr, plus connue sous le nom de cité Ballabey. C’est justement une histoire liée aux cheminots qui a envoyé ses parents dans la Capitale du rail.
Famille d’enseignants
Le fils de Abdoulaye Blondin Ndiaye aurait pu, comme son père, ancien professeur d’anglais ainsi que ses frères et sœurs tous enseignants, poursuivre la carrière d’enseignant d’histoire et de géographie qu’il avait embrassée au début de sa carrière comme vacataire. Fils ainé d’une fratrie de sept ans, le préfet de Dakar, né en 1979 à Thiés, a réussi au concours direct d’entrée à l’Ena en 2004. Et il remplace son camarade de promo, Mor Talla Tine, promu gouverneur de Ziguinchor. Teint clair qui rappelle ses origines portugaises de par sa mère, taille élancée, il aurait pu devenir un excellent basketteur. «Mais c’est plutôt un passionné du foot. Un fidèle Marseillais», témoigne une de ses connaissances. Chérif Mouhamadou Mactar Blondin Ndiaye est aussi décrit comme un «non violent», mais «renfermé sur lui-même». Attention, ce ne sera pas pour autoriser des manifestations à tout va ! Un adjoint au préfet de département le peint comme un homme «très humain et travailleur».
Camarade de promo de Bassirou Diomaye et Birame Soulèye
C’est au Cem Babacar Cobar Ndao de Kaffrine qui venait d’être érigé en lycée et où son père venait d’être affecté comme proviseur qu’il obtient son baccalauréat dans les années 1990. Intelligent, il sera orienté à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, terre de ses ancêtres. Le Sanarois sera appelé sans doute à recevoir des déclarations de manifestations des inconditionnels de l’autre Sanarois, en prison : Sonko. Dans ce temple du savoir, il décroche une maitrise en géographie avec spécialité Urbanisme. En 2004, il réussit au concours de l’Ena. A sa sortie, il sera déployé comme conseiller technique au ministère en charge de l’Aménagement du territoire sous Abdourahim Agne. Au mois d’août 2008, à la faveur de la réforme administrative intervenue avec la création des régions de Kédougou, Sédhiou et Kaffrine, il intègre le commandement territorial comme adjoint au gouverneur de la région de Kaffrine en charge du développement. Trois années plus tard, le camarade de promotion de Bassirou Diomaye Faye et de Birame Soulèye Diop, deux lieutenants de Ousmane Sonko, sera muté à Sédhiou, comme adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives.
«Il exécute sans rechigner les ordres.
C’est un robot» Le 7 janvier 2015, Chérif Mouhamadou Blondin Ndiaye quittait Sédhiou pour la région de Kolda. Il venait d’être nommé préfet du département de Médina Yoro Foulah en remplacement de Mor talla Tine. Avec son camarade de promotion et non moins ancien collègue professeur d’histoire et de géographie, les chemins se suivent jusqu’à… Dakar. Marié à une fonctionnaire des impôts et domaines, celui qui est présenté comme une personne «qui exécute sans rechigner les ordres. C’est un robot», témoigne un ami. Presqu’un «double-bouton» ! Quelqu’un s’y reconnaîtra. Un autre le corrobore : «C’est un homme calme, rigoureux et très à cheval sur les textes». Lors de l’élection des membres du bureau de la ville de Guédiawaye, Ahmed Aïdara avait réussi à le faire sortir de son mutisme en l’accusant de favoriser la coalition Benno bokk yaakaar. Le député maire l’apostrophait en ces termes : «Vous êtes en train de commettre une forfaiture. Nous n’allons pas accepter ce hold-up». Il disait, répondant au successeur de Aliou Sall : «C’est regrettable de la part d’un maire de tenir ces propos d’autant plus que ces observations n’ont pas été portées devant le Conseil. L’élection du premier adjoint a été votée dans les règles de l’art. Et par rapport à ces situations, on va prendre nos responsabilités en temps voulu». Lors de la controverse sur le supposé blocage du budget de la mairie de Ziguinchor, Chérif Mouhamadou Moctar Blondin Ndiaye avait vite fait de rectifier ceux-là qui l’entretenaient. Il disait à l’époque alors qu’il était chef de l’exécutif départemental de la capitale du sud : «La mairie est en train d’exécuter son budget. Cela veut dire que le budget est approuvé. Non, il n’y a pas de blocage».
MACKY SALL PROMET UNE MAISON DE LA JEUNESSE ET DE LA CITOYENNETE DANS LES 46 DEPARTEMENTS
Le président de la République Macky Sall, a annoncé, mercredi, à Kaolack (centre), la construction d’une Maison de la jeunesse et de la citoyenneté (MJC) dans les 46 départements du pays en vue de ‘’raffermir l’engagement citoyen de la jeunesse sénégalais
Kaolack, 16 nov (APS)- Le président de la République Macky Sall, a annoncé, mercredi, à Kaolack (centre), la construction d’une Maison de la jeunesse et de la citoyenneté (MJC) dans les 46 départements du pays en vue de ‘’raffermir l’engagement citoyen de la jeunesse sénégalaise et son attachement aux valeurs de la République’’.
‘’Avec ce majestueux bâtiment de dernière génération, les jeunes du département de Kaolack disposent désormais d’un cadre privilégié d’épanouissement intégral, à la hauteur de leurs attentes et de leurs aspirations légitimes, et ce sera bientôt le cas dans l’ensemble des 46 départements que compte le pays’’, a annoncé Macky Sall en marge de sa tournée économique dans le centre du pays.
Le chef de l’Etat intervenait après avoir inauguré la maison de la jeunesse et de la citoyenneté de Kaolack dont le coût est estimé à un milliard de francs CFA.
L’objectif visé à travers la MJC est de promouvoir la gouvernance participative et de raffermir l’engagement citoyen des jeunes et leur attachement aux valeurs de la République, a soutenu le président Sall.
‘’La MJC incarne un changement de paradigme. Elle ambitionne de contribuer à l’émergence d’une citoyenneté active et positive, éloignant du spectre de l’émigration clandestine, des actes d’incivilité et de certains comportements malveillants’’, a fait valoir le chef de l’Etat.
Il a invité les jeunes à ‘’prendre le relais pour perpétuer le legs des anciens sur les valeurs qui fondent la nation notamment la tolérance, la cohésion sociale, notre commun vouloir de vie commune et ainsi asseoir notre développement endogène par le culte de l’effort et du travail bien fait’’.
Selon le chef de l’Etat la MJC constitue un modèle ‘’soigneusement pensé pour servir de cadre de formation civique et patriotique ».
»Ce foyer sera également ouvert à l’essor de la communication intergénérationnelle où les jeunes peuvent interagir entre eux, mais aussi avec les moins jeunes et les seniors dont ils ont besoin de profiter de l’expérience »a-t-il ajouté.
«LES RADIOS COMMUNAUTAIRES SONT EXCLUES DE LA COUVERTURE DES CANDIDATS»
Selon Babacar Diagne, président du Conseil national de régulation de l’audiovisuel, les radios communautaires sont exclues de la couverture des candidats.
Bés Bi le Jour |
Oulimata FALL |
Publication 16/11/2023
En prélude à l’élection présidentielle, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel a organisé une rencontre avec les acteurs des médias ce mardi 14 novembre à Thiès. Et à cette occasion, l’organe a prévenu que les radios communautaires sont exclues de la couverture des candidats.
Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) était à Thiès ce mardi dans le cadre d’une tournée chez les acteurs des médias. La couverture médiatique de l’élection présidentielles de 2024 ainsi que des pratiques conformes aux règles d’éthiques et de déontologie étaient au menu. Le président du Cnra, qui s’est félicité de cette traditionnelle tournée que ses services effectuent dans toutes les régions du Sénégal, a rappelé aux journalistes leur rôle et leur responsabilité dans le traitement de l’information. «Il y a énormément d’erreurs qui sont faites pendant la précampagne, la campagne et le jour du vote concernant la diffusion de l’information. C’est pourquoi il est toujours bon de venir discuter avec les confrères pour leur rappeler les textes qui fondent l’action des journalistes. Et nous sommes très heureux toujours de le faire surtout avec la Convention des jeunes reporters», a dit Babacar Diagne. «Nous sommes conscients que nous devons travailler avec l’administration pour que les relations entre la presse et les forces de défense et de sécurité soient des relations apaisées. Et nous sommes venus en tant qu’organe de régulation pour accompagner les journalistes dans ce sens», a-t-il ajouté.
L’autorité de régulation a ainsi rappelé certaines pratiques en période électorale. Par exemple, les émissions politiques ne peuvent pas être vendues à des tiers. «Il faut faire très attention sur ce plan. Un mauvais traitement de l’information en temps électoral peut aboutir à la violence. Donc, il faut que vous soyez très vigilants en refusant d’être coptés ou utilisés par des politiques. Il faut que nous fassions un travail professionnel et indépendant, et c’est extrêmement important», avertit Babacar Diagne. S’agissant des radios communautaires, elles pourront faire de la sensibilisation et parler de la cohésion sociale. Toutefois, elles ne pourront guère «couvrir les candidats à l’élection présidentielle», a rappelé le président du Cnra. Qui précise, en revanche, qu’il leur est «possible de reprendre l’émission que diffuse l’audiovisuel public qui est la Rts». Le secrétaire général de la Convention des jeunes reporters du Sénégal, Mor Amar, a reçu, des mains du président du Cnra un lot de 1000 gilets de presse.
LES PROMESSES DU PRESIDENT MACKY SALL A LA REGION DE KAOLACK A LA UNE DE LA REVUE DE PRESSE DE L’APS CE JEUDI
Les parutions de ce jeudi 16 Novembre 2023 commentent le budget de 1.000 milliards de francs CFA annoncé par le président de la République pour le développement de la région de Kaolack (centre) au cours des trois prochaines années.
Dakar, 16 nov (APS) – Les quotidiens semblent tout impressionnés par le budget de 1.000 milliards de francs CFA annoncé par le président de la République pour le développement de la région de Kaolack (centre) au cours des trois prochaines années.
‘’Mille milliards de francs CFA pour Kaolack’’, titre Le Soleil, expliquant qu’‘’une douzaine de mesures ont été annoncées, lesquelles seront les axes d’intervention prioritaires de ce programme’’ de développement triennal.
Macky Sall veut faire de cette région l’‘’un des centres de l’émergence’’ du pays, selon le même journal, qui raconte l’étape kaolackoise de la tournée économique du chef de l’État.
‘’Des investissements d’un coût global de 1.000 milliards de francs CFA de francs CFA seront faits à Kaolack durant les trois prochaines années’’, lit-on dans Libération.
La santé, ‘’un véritable gouffre financier’’
Le Quotidien pense que les promesses que Macky Sall est en train de faire aux régions – il a annoncé un budget d’investissement de 600 milliards pour la région de Kédougou (sud-est) – à l’occasion de sa tournée économique ressemblent à ‘’une assurance victoire’’ pour la prochaine élection présidentielle.
‘’Pour une région plongée dans les inondations et l’insalubrité, est-ce une pluie de milliards qui va réjouir les populations ? Qu’est-ce qui va changer ?’’ se demande le même journal, ajoutant que ‘’les Kaolackois ont besoin d’un bon environnement pour respirer mieux’’.
‘’Ces tournées cachent une stratégie visant à polir son image’’, à la suite d’‘’affaires politico-judiciaires’’ le concernant, écrit Sud Quotidien en citant un analyste politique.
‘’Où vont les milliards investis dans la santé ?’’ se demande L’Observateur, ajoutant : ‘’Des chiffres croissants année après année, des bâtiments qui sortent de terre, des recrutements à tour de bras… Le secteur de la santé [est] un véritable gouffre financier.’’
La santé ‘’demeure un secteur à problèmes’’, ajoute L’Observateur.
‘’À quoi joue l’APR ?’’
‘’Un 17 décembre décisif’’, note Tribune, rappelant que la Cour suprême va examiner, le même jour, la décision du tribunal de grande instance de Ziguinchor (sud), qui a jugé illégale la radiation d’Ousmane Sonko du fichier électoral, l’a annulée et a ordonné la réintégration de l’opposant.
WalfQuotidien annonce qu’‘’une manifestation est prévue demain en guise de soutien à Ousmane Sonko’’.
‘’À quoi joue l’APR ?’’ se demande EnQuête, affirmant que ‘’la candidature d’Amadou Ba est chahutée de l’intérieur’’.
Ceux qui font ce ‘’travail de sape ou de déstabilisation’’ ne peuvent pas raisonnablement protester contre la candidature du Premier ministre, car ce sont les mêmes qui ont laissé le soin à Macky Sall de désigner le candidat de Benno Bokk Yaakaar et de l’APR, soutient un analyste politique interrogé par EnQuête.
Vox Populi évoque l’‘’appel à la mobilisation’’ de 84 personnalités contre ‘’les attaques’’ dont l’État de droit est la cible.
Des hommes politiques, des hommes d’affaires et des militants de la société civile faisant partie des personnalités en question ‘’insistent sur la nécessité de voir la justice et la démocratie prévaloir’’, rapporte Vox Populi en publiant une tribune rédigée par eux.
VERS UNE DOMINATION SANS PARTAGE EN AFRIQUE ?
Champion d’Afrique en titre, le Sénégal rafle tous les trophées dans de nombreuses catégories. Avec sa jeunesse dorée, la nation de l’ouest africain peut-il dominer sans partage sur le continent dans les années à venir ?
Champion d’Afrique en titre, le Sénégal rafle tous les trophées dans de nombreuses catégories. Avec sa jeunesse dorée, la nation de l’ouest africain peut-il dominer sans partage sur le continent dans les années à venir ?
Jusqu’à son parcours à 2002 avec une finale de CAN et un quart de finale de Coupe du monde, le Sénégal était un nain du football africain avec un palmarès vierge. Une anomalie pour un pays mordu du ballon rond qui a pris fin au Cameroun, en février 2022, avec une première CAN dans l’armoire à trophées. Depuis, c’est une véritable razzia : un CHAN, une CAN U17, une CAN U20 et même une CAN en beach soccer. Le début d’une domination sans partage ? C’est possible.
UN PETIT PAYS DEVENU GRAND
En termes de population, le Sénégal se classe 24e sur le continent avec un peu plus de 16 millions d’habitants. Un réservoir relativement faible par rapport à d’autres nations comme le Nigeria (220), l’Égypte (107), la République démocratique du Congo (106), l’Afrique du Sud (57), l’Algérie (45), le Maroc (37) ou encore le Ghana (32). Et pourtant, aucun de ces pays ne peut se targuer d’avoir des académies aussi performantes que celles du Sénégal. Trois d’entre elles ont pris énormément de poids ces dernières années. La plus connue, Génération Foot, a fait éclore des joueurs comme Sadio Mané, Habib Diallo, Pape Matar Sarr, Ismaïla Sarr, Lamine Gueye, Ibrahima Niane ou encore Papiss Cissé. De son côté, Diambars FC a formé Idrissa Gueye ou encore Bamba Dieng, sacrés lors de la dernière CAN. Mikayil Faye, qui y a également été poli, a d’ailleurs récemment rejoint le FC Barcelone, qui a signé un partenariat de 5 années avec Be Sport Academy, l’école qui monte.
CAMARA, DIOUF, GUEYE...
S’il continue de s’appuyer sur le noyau dur qui lui a permis de trôner sur l’Afrique il y a près de deux années, Aliou Cissé commence doucement mais sûrement à convoquer des joueurs de plus en plus jeunes. La dernière surprise de sa liste n’est autre que Lamine Camara (19 ans), auteur d’un excellent début de saison avec Metz avec notamment son but de plus de 50 mètres à Louis II. En septembre, il n’avait pas hésité à appeler Amara Diouf, l’étoile montante du football local, qui a honoré sa première cape contre le Rwanda (1-1) à 15 ans, 3 mois et 2 jours. Le meilleur buteur de la CAN U17, qui a battu le record de Victor Osimhen sur une édition (5 buts), a d’ailleurs fait parler la poudre pour l’entrée en lice du Sénégal dans la Coupe du monde U17 avec un doublé contre l’Argentine (2-1), samedi dernier. Mardi, c’est son partenaire à Génération Foot, Idrissa Gueye, l’homonyme du milieu d’Everton, qui a fait sensation en collant un triplé à la Pologne (4-1). Deux victoires qui ont permis aux Lionceaux de se qualifier pour les 8es de finale et d’envoyer un message à la concurrence. Un duo amené à faire de grandes choses avec les Lions de la Téranga.
ACCOMPAGNER LES JEUNES
D’ici-là, ces jeunes devront poursuivre leur progression sans brûler les étapes. En dépit des nombreuses sollicitations des grands clubs, Diouf sait déjà où il débutera son aventure européenne à partir de janvier : Metz. «Signe à Metz, tu ne le regretteras pas. Moi, je suis même passé par la troisième division avec cette équipe, et regarde où j’en suis maintenant» , avait même expliqué Mané, passé chez les Grenats, pour convaincre son jeune compatriote de se durcir le cuir sans trop de pression, dans des propos repris par So Foot. De précieux conseils auxquels de nombreux autres joueurs du continent n’ont pas eu droit au cours des dernières années. «Le fléau que nous essayons de contenir au mieux concernant Amara, ce sont les agents. On reçoit des dizaines de demandes et c’est insupportable» , avait notamment concédé le président de Génération Foot, Mady Touré, pour le magazine. Un combat, s’il est gagné, qui pourra permettre au Sénégal de devenir une référence sur le continent. Et peut-être même au-delà ?
«LES DEUX CLUBS ONT PRIS LA MAUVAISE OPTION DE NE PAS JOUER»
Me Augustin Senghor s’est prononcé sur le différend qui oppose la Fédération sénégalaise de football (FSF) et la Ligue sénégalaise de football professionnel (LSFP) aux deux centres de formations, Génération Foot et Diambars.
Me Augustin Senghor s’est prononcé sur le différend qui oppose la Fédération sénégalaise de football (FSF) et la Ligue sénégalaise de football professionnel (LSFP) aux deux centres de formations, Génération Foot et Diambars. Les deux clubs ont été déclarés forfait par la Commission de discipline de la Ligue sénégalaise de Football professionnel (LSFP) suite à leur refus d’appliquer la nouvelle mesure consistant à délocaliser les rencontres des centres de formation vers des stades municipaux, départementaux voire régionaux. Le président de la FSF a évoqué le sujet en marge de l’ouverture du Dakar Summit qui s’est tenue ce mercredi 15 novembre. Une occasion pour justifier les sanctions en l’encontre des deux clubs et manifester son intention de ne pas reculer dans son option d’appliquer la décision de l’autorité fédérale.
«IL N’Y A PAS DE CRISE DANS LE FOOTBALL»
«Je pense que nos championnats se déroulent normalement, Nos U17 sont à la Coupe du monde, notre équipe A est en train de se préparer. Tout se passe donc bien pour le football sénégalais. Il n’y a pas de problème à la Fédération, ni à la Ligue pro. Tout se déroule normalement il n’y a pas de crise dans le football».
«J’AI ECRIT A LA FIFA POUR DEMANDER QU’ON LEVE LA SANCTION»
«A longueur de saison, nous sortons des règlements. Je ne parle pas de décisions, parce qu’il faut qu’on fasse la nuance. Aujourd’hui, nous sommes dans une organisation à laquelle tous les clubs, professionnels comme amateurs, s’astreignent à partir du moment où ils ont accepté l’affiliation qui est un contrat d’adhésion. Ils s’engagent donc à respecter tous les statuts, règlements et directives de la FSF. Il en est de même pour nous, Fédération, vis à vis de la CAF ou de la FIFA. J’ai écrit à la FIFA pour demander qu’on lève la sanction, et ils m’ont répondu non. Pourtant, je me suis conformé à leur décision. Si je ne suis pas content, je saisis le TAS (Tribunal arbitral du sport, Ndlr)»
«AUCUN DROIT DES DEUX CLUBS N’EST BAFOUE»
«Un règlement qui a une portée générale et impersonnelle est sorti, je ne peux pas m’avancer sur l’interprétation tendancieuse que les gens peuvent en faire. Ça engage ceux qui le font. Mais aujourd’hui, en aucune manière nous n’avons travaillé sous le prisme d’une orientation vis à vis d’un club. Les gens disent que ça ne concerne que Génération Foot et Diambars. Mais, c’est faux ! Le premier club qui s’est conformé aux mesures qu’on a prises en tirant les conséquences de la saison dernière, mais aussi en tenant compte de notre vision d’ensemble qui est d’améliorer le produit Football Professionnel au pays, c’est Guédiawaye Football club».
«UNE VOLONTE DELIBEREE DE DEFIANCE»
«Nous, au COMEX (Comité Exécutif), on ne peut plus continuer comme ça. Dans beaucoup de domaines, c’est la Fédération qui supporte cette ligue. Nous avons envie que la donne change, et nous ne sommes pas dupes. Nous savons ce que représente Génération Foot et Diambars dans le football sénégalais. Mais, notre rôle de dirigeant, c’est de donner l’égale dignité à tous les clubs. On me dit qu’il faut qu’on négocie. Mais, aujourd’hui si je cède, parce qu’ils n’ont pas à l’origine écrit pour discuter mais seulement pour dire qu’ils ne joueront pas, c’est un refus de jouer et rien d’autre. Une volonté délibérée de défiance. Maintenant, que le forfait général est consommé, si on suit la jurisprudence qui a été rendue hier (mardi) par la LSFP et que derrière les 12 autres clubs disent qu’ils n’iront jouer ni à Diambars ni à GF, vat-on céder à nouveau ?»
«JE NE PEUX PAS REVENIR SUR UN TEXTE ADOPTE PAR MON COMEX ET VALIDE PAR L’ASSEMBLEE GENERALE»
«Je pense que la sagesse et même la logique de respect des textes, parce qu’aujourd’hui je vois dans la presse qu’on parle de risque de l’exclusion. Mais ce ne serait pas par la faute de la Ligue Pro ou de la Fédération, mais plutôt de leur propre faute. Car, ils ont pris la mauvaise option de ne pas jouer. Ils avaient la possibilité de faire un recours gracieux au Comité Exécutif. Je ne peux pas revenir sur un texte qui a été adopté par mon COMEX et, qui plus, est validé par l’assemblée générale. Le parallélisme des formes ainsi que la hiérarchie des normes voudrait qu’une fois que l’AG a adopté une disposition, il n’y a qu’elle pour revenir sur ça. Encore faudrait-il que cette rétractation soit basée sur du droit».