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28 février 2025
BRÛLURE GRAVE : DAKAR, POINT D’ATTRACTION DE LA RECHERCHE MÉDICALE
« La prise en charge des brûlés graves en Afrique : Problématique, Enjeux et Perspectives ». C’est le thème principal qui a été retenu pour les besoins du 10ème congrès de la Société panafricaine en pathologie brulure (PABS).
« La prise en charge des brûlés graves en Afrique : Problématique, Enjeux et Perspectives ». C’est le thème principal qui a été retenu pour les besoins du 10ème congrès de la Société panafricaine en pathologie brulure (PABS). Ainsi, en l’espace de 72 heures, du mercredi 8 au vendredi 10 novembre, Dakar sera le point d’attraction pour le monde de la recherche sur la brûlure grave et sa prise en charge. Ainsi, après le premier congrès de la PABS qui a été organisé en pays francophone à Abidjan, en mai 2015, grâce à l’engagement sous régional du Dr Brigitte Wilasco (décédée en janvier 2023), Dakar a pris le relais. Le 9ème congrès de la PABS, initialement prévu à Dakar pour octobre 2021, a été remplacé par un congrès en virtuel (on line) à cause de la pandémie à Covid 19, en octobre 2021. Ce fût, pourtant, l’occasion d’une participation massive, avec des thèmes pertinents et transversales.
Le choix de Dakar est, sans aucun doute, arrivé à point nommé, car une bonbonne de gaz a explosé dans une maison dans la Commune de Derklé, à Dakar, le vendredi 15 septembre 2023, et a fait 11 victimes, toutes membres d’une même famille, avec 8 décès. On a connu aussi l’explosion qui s’est produite, le 24 mars 1992, lors du transvasement d’ammoniaque d’un camion-citerne dans une cuve de l’usine de la SONACOS (Société nationale pour la commercialisation des oléagineux du Sénégal). L’explosion avait projeté les débris du camion à plusieurs dizaines de mètres, tuant sur le coup une quarantaine d’ouvriers qui se trouvaient près des cuves et brulant grièvement ceux qui travaillaient dans les ateliers voisins.
En plus de ces accidents qui se sont soldés par plusieurs brulés graves, les cas isolés dans les domiciles et dans les milieux de travail ne se comptent pas au Sénégal. À l’origine, la cohabitation avec le danger (gaz butane, produits dangereux comme les acides, les produits inflammables comme le super carburant, le kérosène dont les camions vides comme remplis, circulent à longueur de journée sur les route), sans oublier l’exploitation prochaine du gaz et du pétrole sénégalais qui va faire du Sénégal un pays pétrolier. Et pourtant, malgré la multiplication du risque, la prise en charge des victimes de brûlure laisse à désirer avec la rareté des centres dédiés et le nombre infimes de spécialistes.
L’expérience à l’Hôpital Principal de Dakar, en 12 ans à l’Unité de Traitement des Brûlés (UTB), révèle que la problématique de la réanimation du brûlé grave au Sénégal est secondaire aux lacunes de la prise en charge pré hospitalière rapide, à une offre limitée de lits d’urgence et de réanimation, ou de centre de traitement des brûlés, note un communiqué parvenu à Emedia. Avant de poursuivre pour souligner que les patients arrivent à l’hôpital après des délais prolongés, le plus souvent sans secours médicalisés, provoquant ainsi des complications initiales précoces chez les victimes. Les circonstances accidentelles sont dominées par les accidents domestiques (61,5 %), suivis par les accidents du travail (28,5 %), précise notre source.
Fort de tout cela, le choix de Dakar pour abriter le 10ème Congrès de la Pan African Burn Society (PABS), les 8, 9 et 10 Novembre 2023 est fort justifié. Cerise sur le gâteau, la participation, cette année, de l’International Society for Burn Injury (ISBI) est soulignée. Ce congrès de Dakar aura pour Marraine Feue le Dr Brigitte Wilasco, ancienne chef du service de centre des brûlés d’Abidjan, qui est la pionnière sur l’avènement de la brûlologie en Afrique de l’Ouest.
L’un dans l’autre, le Sénégal, étant une référence en Afrique dans le domaine de la prise en charge des brûlés par certaines de ses ressources humaines et ses actions de réponse régionale sous l’égide de l’OMS, a été choisi pour abriter ces assises, dans un contexte marqué par l’accroissement des risques avec la perspective de l’exploitation pétrolière et gazière.
DE NOUVELLES OFFRES VOIX ET SMS DEDIÉES AUX FOURNISSEURS SVA
L’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) a approuvé des catalogues d’interconnexion aux opérateurs SONATEL, Saga Africa Holdings Limited et Expresso Sénégal.
L’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) a approuvé des catalogues d’interconnexion aux opérateurs SONATEL, Saga Africa Holdings Limited et Expresso Sénégal. Cette mesure permettra de promouvoir de nouvelles offres voix et SMS dédiées aux fournisseurs SVA.
En outre, l’ARTP a mis en place un cadre permanent d’échanges et de concertation avec les fournisseurs SVA par le truchement du Comité de Développement des SVA, revu et a mis à jour le cadre réglementaire relatif aux SVA en introduisant de nouveaux acteurs sur ce marché, en l’occurrence les agrégateurs et les fournisseurs de services « machine to machine » (M2M) entre autres, informe une note signée du Directeur général de l’Artp, Abdou Karim Sall.
Les mesures susmentionnées contribueront de façon significative à la diversification des offres et à l’accès plus soutenable, en faveur des utilisateurs, aux prestations de communications électroniques.
L’UNESCO DÉVOILE UN PLAN D’ACTIONS POUR PROTÉGER LA LIBERTÉ D’EXPRESSION
L'UNESCO a annoncé avoir dévoilé lundi un plan d’actions pour ‘’encadrer’’ les médias sociaux, ‘’tout en protégeant la liberté d’expression et les droits humains’’.
Dakar, 7 nov (APS) – L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a annoncé avoir dévoilé lundi un plan d’actions pour ‘’encadrer’’ les médias sociaux, ‘’tout en protégeant la liberté d’expression et les droits humains’’.
‘’ Pour protéger l’accès à l’information, nous devons encadrer sans attendre ces plateformes [les médias sociaux], tout en protégeant la liberté d’expression et les droits humains’’, a dit sa directrice générale, Audrey Azouley, lors d’une conférence de presse publiée sur le site d’informations de cette organisation.
Reconnaissant que ‘’la libération de la parole par le numérique a représenté d’immenses progrès’’, la patronne de l’UNESCO a aussi relevé que ‘’les médias sociaux ont aussi accéléré et amplifié la diffusion de fausses informations et de discours de haine, faisant peser des risques majeurs sur la vie en société, la paix et la stabilité’’.
Elle précise que ‘’le plan d’actions est le fruit d’une concertation d’une ampleur inédite dans le système des Nations unies, avec plus de 10.000 contributions issues de 134 pays recueillies ces dix-huit derniers mois’’.
Selon elle, ce plan d’actions, conçu en collaboration avec ‘’ toutes les parties prenantes, gouvernements, autorités de régulation, sociétés civiles et les plateformes elles-mêmes’’, définit des ‘’principes à respecter’’ et des ‘’mesures concrètes’’.
Parmi eux figurent notamment ‘’le respect des droits de l’homme, la mise en place de régulateurs indépendants, ou la transparence des algorithmes’’, a-t-elle précisé, ajoutant que »l’ exigence cardinale, qui a guidé ces travaux est : celle de préserver toujours la liberté d’expression et tous les autres droits humains’’.
Pour Audrey Azouley, ‘’contraindre ou brider la parole serait une terrible solution.’’
Selon elle; ‘’des médias et des outils d’information libres, de qualité et indépendants, constituent la meilleure réponse sur le long terme à la désinformation ».
Le plan d’actions de l’UNESCO précise également que ‘’les plateformes doivent, notamment, se doter d’équipes de modérateurs qualifiés, en nombre suffisant et parlant toutes les langues principales de leur média social, afin de pouvoir effectuer un contrôle fiable et efficace des contenus mis en ligne’’.
Créée le 16 novembre 1945, au lendemain de la seconde Guerre mondiale, ‘’l’UNESCO s’efforce de promouvoir la liberté d’expression en ligne à une époque où l’écosystème numérique offre de nouvelles opportunités mais multiplie également les défis pour la liberté d’expression’’.
L’UNESCO DÉVOILE UN PLAN D’ACTIONS POUR PROTÉGER LA LIBERTÉ D’EXPRESSION
L'UNESCO a annoncé avoir dévoilé lundi un plan d’actions pour ‘’encadrer’’ les médias sociaux, ‘’tout en protégeant la liberté d’expression et les droits humains’’.
Dakar, 7 nov (APS) – L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a annoncé avoir dévoilé lundi un plan d’actions pour ‘’encadrer’’ les médias sociaux, ‘’tout en protégeant la liberté d’expression et les droits humains’’.
‘’ Pour protéger l’accès à l’information, nous devons encadrer sans attendre ces plateformes [les médias sociaux], tout en protégeant la liberté d’expression et les droits humains’’, a dit sa directrice générale, Audrey Azouley, lors d’une conférence de presse publiée sur le site d’informations de cette organisation.
Reconnaissant que ‘’la libération de la parole par le numérique a représenté d’immenses progrès’’, la patronne de l’UNESCO a aussi relevé que ‘’les médias sociaux ont aussi accéléré et amplifié la diffusion de fausses informations et de discours de haine, faisant peser des risques majeurs sur la vie en société, la paix et la stabilité’’.
Elle précise que ‘’le plan d’actions est le fruit d’une concertation d’une ampleur inédite dans le système des Nations unies, avec plus de 10.000 contributions issues de 134 pays recueillies ces dix-huit derniers mois’’.
Selon elle, ce plan d’actions, conçu en collaboration avec ‘’ toutes les parties prenantes, gouvernements, autorités de régulation, sociétés civiles et les plateformes elles-mêmes’’, définit des ‘’principes à respecter’’ et des ‘’mesures concrètes’’.
Parmi eux figurent notamment ‘’le respect des droits de l’homme, la mise en place de régulateurs indépendants, ou la transparence des algorithmes’’, a-t-elle précisé, ajoutant que »l’ exigence cardinale, qui a guidé ces travaux est : celle de préserver toujours la liberté d’expression et tous les autres droits humains’’.
Pour Audrey Azouley, ‘’contraindre ou brider la parole serait une terrible solution.’’
Selon elle; ‘’des médias et des outils d’information libres, de qualité et indépendants, constituent la meilleure réponse sur le long terme à la désinformation ».
Le plan d’actions de l’UNESCO précise également que ‘’les plateformes doivent, notamment, se doter d’équipes de modérateurs qualifiés, en nombre suffisant et parlant toutes les langues principales de leur média social, afin de pouvoir effectuer un contrôle fiable et efficace des contenus mis en ligne’’.
Créée le 16 novembre 1945, au lendemain de la seconde Guerre mondiale, ‘’l’UNESCO s’efforce de promouvoir la liberté d’expression en ligne à une époque où l’écosystème numérique offre de nouvelles opportunités mais multiplie également les défis pour la liberté d’expression’’.
par Farid Bathily
LES MÉDIAS SUR LE GRILL AU PROCHE-ORIENT
Comment rendre compte des événements en cours à Gaza ? Pour de nombreux médias internationaux, cette question s’apparente à un véritable casse-tête
Entravés sur le terrain et étroitement surveillés par l’opinion, la presse est confrontée à plusieurs défis dans sa quête d’informer sur la guerre entre Israël et le Hamas. La mission d'informer coûte cher, tant en termes de risques humains que de responsabilité éditoriale.
Comment rendre compte des événements en cours à Gaza ? Pour de nombreux médias internationaux, cette question s’apparente à un véritable casse-tête. Tant il ne semble pas y avoir de réponse facile en raison notamment de la complexité du conflit.
Avec la brutalité des combats, se rendre sur le terrain relève désormais d’un exercice périlleux. Une vingtaine de journalistes, dont certains spécialement pris pour cible, y ont déjà été tués, depuis le début des hostilités, selon Reporters sans frontières (RSF).
Des médias tels que BBC, Reuters, Al Jazeera et l'AFP, sur place avant la résurgence des affrontements le 7 octobre dernier, ont vu leurs lieux de travail détruits par des bombardements.
Accusations de propagande
Face à cette situation qualifiée de blackout médiatique par RSF, les rédactions s’organisent afin d’assurer leur devoir d’information. CNN, la chaîne de télévision américaine du groupe Warner, dit avoir consenti à ce que l’armée israélienne contrôle son travail, avant d’accéder au théâtre des opérations côté israélien.
"Pour pouvoir entrer à Gaza avec le soutien aérien de Tsahal (l’armée israélienne), les médias doivent soumettre tous les documents et images à l'armée israélienne pour examen avant leur publication. CNN a accepté ces conditions", a révélé le journaliste de la chaîne, Fareed Zakaria, dimanche 5 novembre 2023, en ouverture d’un reportage.
De quoi susciter l’indignation sur les réseaux sociaux. De nombreux internautes ont accusé le média de faire de la propagande pour Israël. D’autant qu’une de ses journalistes, Sara Sidner, a dû se confondre en excuses le 12 octobre 2023 sur X (ex-Twitter) pour avoir relayé sans recoupements préalables des "décapitations" présumées "de bébés par le Hamas".
Narratif décrié
Les mêmes accusations de manque de vérification ont visé le New York Times, l’AFP et la BBC à propos du bombardement de l’hôpital Al-Ahli à Gaza, le 17 octobre 2023. Après avoir dans un premier temps attribué l’attaque à Israël en reprenant la version du ministère de la Santé du Hamas, ils ont dû faire machine arrière face aux démentis de l’État hébreu.
Par ailleurs, l’AFP et la BBC ont été critiquées en France par des personnalités politiques, et au Royaume-Uni (par la plus grande organisation juive du pays) pour avoir refusé de qualifier le Hamas de mouvement terroriste. Un principe de neutralité remontant à l’après 11 Septembre, se défend le directeur général de l’agence de presse française, Fabrice Fries.
"Nous ne sommes pas parfaits. La collecte d’informations en temps réel est parfois acrobatique (...) Nous faisons parfois des erreurs, des choix imparfaits", indique encore l’AFP, qui pointe la guerre Israël-Hamas comme "un des sujets les plus difficiles et les plus clivants qu’elle ait eus à couvrir".
BEN BOURGEL : ‘’ISRAËL MÈNE UNE GUERRE QU’IL N’A NI VOULUE NI INITIÉE’’
Israël mène contre le Hamas une guerre « qu’il n’a ni voulue ni provoquée », après l’attaque du 7 octobre dernier, a déclaré son ambassadeur au Sénégal, Ben Bourgel, mardi, à Dakar.
Dakar, 7 nov (APS) – Israël mène contre le Hamas une guerre « qu’il n’a ni voulue ni provoquée », après l’attaque du 7 octobre dernier, a déclaré son ambassadeur au Sénégal, Ben Bourgel, mardi, à Dakar, précisant qu’un cessez-le-feu ne peut être envisagé sans la libération des otages israéliens.
S’exprimant lors d’une rencontre avec des journalistes, il a estimé que son pays a subi, le 7 octobre, une ‘’attaque sans précédent’’ menée par le Hamas, une organisation palestinienne.
Cette attaque a engendré la mort, selon lui, de ‘’plus de 1.400’’ personnes et a fait ‘’près de 6.000 blessés’’.
Depuis le 7 octobre, Israël mène des bombardements en direction de la bande de Gaza en guise de riposte à l’attaque menée par le Hamas, de l’arabe ardeur et qui est l’acronyme de mouvement de résistance islamique.
Le ministère de la Santé du Hamas a déclaré, mardi, que le bilan de ces bombardements avait atteint 10.328 morts, dont 4.237 enfants.
‘’Boucliers humains’’
Ben Bourgel a expliqué aux journalistes, à l’aide de photos et de vidéos, le modus operandi du Hamas et les exactions commises sur le territoire israélien, le 7 octobre.
Selon lui, l’attaque menée ce jour-là a entraîné le déplacement de 250.000 personnes.
L’ambassadeur d’Israël au Sénégal a également fait état de ‘’240 otages’’ israéliens détenus par le Hamas et de ‘’9.000 roquettes tirées’’ en direction de son pays.
‘’Ce sont des attaques sans précédent’’, si l’on en juge ‘’par les méthodes barbares utilisées pour porter atteinte […] à nos citoyens’’, a-t-il soutenu.
‘’Parmi les victimes figurent des travailleurs étrangers, des juifs, des musulmans et des chrétiens’’, a dit l’ambassadeur israélien.
Selon Ben Bourgel, depuis un mois, Israël est dans une situation où il doit ‘’mener une guerre’’ contre le Hamas qu’il n’a ‘’ni voulue ni initiée, pour mettre un terme à la menace qui pèse non seulement sur les populations israéliennes, mais aussi sur les populations palestiniennes de la bande de Gaza, qui sont des otages du Hamas’’.
Israël déplore ‘’toutes les pertes civiles, que ce soit les civils palestiniens ou israéliens’’, a déclaré son ambassadeur.
‘’Nous devons nous défendre contre un ennemi qui utilise les populations civiles comme boucliers humains’’, a-t-il argué.
Ben Bourgel affirme que ‘’les actions menées par le Hamas visent aussi les populations civiles palestiniennes’’.
‘’Aboutir à un accord et à une coexistence pacifique’’
‘’Nous sommes dans une situation où le Hamas prend en otage les populations civiles, en Israël et dans la bande de Gaza’’, a-t-il soutenu.
L’ambassadeur israélien affirme que son pays veut ‘’s’assurer que les 240 otages sont libérés de manière inconditionnelle’’, avant d’envisager un cessez-le-feu.
‘’Ces otages n’ont même pas eu accès à une aide humanitaire minimale, ni à des visites de la Croix-Rouge’’, a-t-il dénoncé.
En ce qui concerne la solution à deux États, souvent proposée contre les nombreuses guerres entre Israéliens et Palestiniens, il soutient que son pays ‘’a toujours été constant dans son engagement vis-à-vis de la coexistence’’ entre les deux peuples.
‘’Aujourd’hui, la première chose à faire, au vu des attaques menées contre nous, est de rétablir la sécurité des populations qui ont fait l’objet d’attaques inimaginables et inconcevables’’, a dit Ben Bourgel.
Il rappelle qu’il existe ‘’un cadre d’accord entre Israël et l’Autorité palestinienne qui doit, à terme, aboutir à un accord et à une coexistence pacifique’’.
‘’Ce que nous souhaitons, c’est […] un retour à des négociations directes, qui permettront cette coexistence. Et toutes les questions seront réglées à ce moment-là’’, a déclaré l’ambassadeur d’Israël au Sénégal.
« HAUSSE DE 250% » DU BUDGET DE LA DÉFENSE ENTRE 2012 ET 2023
Le budget de la défense de l’Etat du Sénégal a connu une hausse « sans précédent » de 250% entre 2012 et 2023, améliorant ainsi les moyens opérationnels des Forces de défense et de sécurité.
Le budget de la défense de l’Etat du Sénégal a connu une hausse « sans précédent » de 250% entre 2012 et 2023, améliorant ainsi les moyens opérationnels des Forces de défense et de sécurité dans leurs composantes terrestre, maritime et aérienne, a salué, mardi, le président de la République, Macky Sall.
« Notre budget de défense a connu une hausse sans précédent de 250 % entre 2012 et 2023. Ce qui nous a permis de renforcer considérablement les moyens opérationnels de nos Forces de défense et de sécurité dans leurs composantes terrestre, maritime et aérienne », a-t-il déclaré, en présidant la cérémonie commémorative de la Journée des Forces armées, au camp Dial Diop.
Le président de l’Assemblée nationale, Amadou Mame Diop, le Premier ministre, Amadou Ba, le président du Conseil économique social et environnemental (CESE), Abdoulaye Daouda Diallo, entre autres personnalités, ont pris part à cérémonie.
Selon le président de la République, les effectifs de l’Armée nationale ont augmenté de plus de 60%, offrant ainsi « un maillage complet du territoire national ».
« Dans la même dynamique, nous avons créé un Centre des hautes études de défense, un Institut de défense et plusieurs écoles de formation et d’application pour doter nos Forces armées des meilleures compétences en ressources humaines », a souligné Macky Sall.
Le président Sall a salué la mise en place d’importantes mesures en soutien au moral des troupes et de la condition militaire, « lesquelles ont permis d’améliorer le traitement salarial du militaire et ses conditions de vie, y compris les blessés et mutilés de guerre ».
Le chef de l’Etat s’est réjoui des efforts considérables déployés dans ce sens « avec des projets déjà achevés ou en cours à Dakar, Tivaouane Peulh, Bignona et Saraya, entre autres sites ».
« Cette montée en puissance tous azimuts de nos Forces armées traduit ma conviction que le premier investissement d’un pays consiste à assurer la paix, la sécurité et la stabilité sans lesquelles rien n’est possible. Et en ces temps de menaces accrues, tout ce qui concourt à renforcer la défense nationale n’a pas de prix, parce que c’est elle qui nous met à l’abri des périls, en soutenant les fondements de l’Etat, de la Nation et de la République », a-t-il indiqué.
La journée des Forces Armées commémore la remise, le 10 novembre 1960, du drapeau du premier régiment des tirailleurs sénégalais au premier bataillon d’infanterie, renseigne la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA).
La DIRPA souligne que cet événement entérine ainsi la date historique de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale, le 20 août 1960.
Célébrée pour la première fois en 2004 sur décision du président de la République, chef suprême des Armées, cette date symbolique du 10 novembre est désormais inscrite dans le calendrier républicain comme étant la journée dédiée aux Forces armées, selon la DIRPA.
GAMBIE : REPRISE DU PROCÈS DES SIROPS FRELATÉS
La Haute Cour de Banjul (Gambie) a repris, mardi, le procès dans l’affaire des sirops frelatés qui avaient provoqué, l’an dernier, la mort de 70 enfants, ont constaté plusieurs médias.
La Haute Cour de Banjul (Gambie) a repris, mardi, le procès dans l’affaire des sirops frelatés qui avaient provoqué, l’an dernier, la mort de 70 enfants, ont constaté plusieurs médias.
Ils avaient consommé des sirops contre la toux contenant des substances hautement toxiques en quantité ‘’inacceptable’’, selon une enquête de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les sirops contaminés ‘’pourraient avoir un lien avec des lésions rénales aiguës et la mort de soixante-six enfants’’, avait dit, à l’époque, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse.
Il avait précisé qu’il s’agissait de ‘’quatre produits fabriqués par le laboratoire indien Maiden Pharmaceuticals, identifiés en Gambie et qui pourraient avoir été distribués, par le biais de marchés informels, dans d’autres pays’’. Il avait signalé que ‘’l’OMS [menait] une enquête avec l’entreprise et les autorités de réglementation en Inde.’’
Sur le banc des accusés, le ministère de la Santé gambien, l’Agence de contrôle médical, mais aussi le laboratoire indien Maiden Pharmaceuticals qui a fabriqué les médicaments. Aucun de ces accusés n’était présents lors de la dernière audience en octobre dernier.
Le ministère de la Santé et l’Agence de régulation du médicament de la Gambie sont accusés d’avoir échoué à adapter la loi pour exiger que les produits pharmaceutiques importés soient testés et aussi d’avoir négligé d’inspecter les quatre sirops mis en cause.
Vingt familles endeuillées ont engagé des poursuites judiciaires et ont réclamé 250 000 dollars (15 3 512 775 de francs CFA) de dommages et intérêts pour chacun des enfants décédés.
HYDROCARBURES : PETROSEN VA DEVENIR LE PARTENAIRE MAJORITAIRE PENDANT L’EXPLOITATION
Petrosen sera à terme le partenaire majoritaire de la future association devant exploiter les champs gaziers de Yakaar et Téranga, à la suite de la renonciation totale, par BP, du bloc offshore profond.
La Société des pétroles du Sénégal (Petrosen) sera à terme le partenaire majoritaire de la future association devant exploiter les champs gaziers de Yakaar et Téranga, à la suite de la renonciation totale, par BP, du bloc offshore profond (COP), indique un communiqué reçu à l’APS.
‘’Après des mois de discussions et d’échanges sur la stratégie de développement des ressources gazières du bloc Cayar Offshore Profond (COP), les divergences de vues entre l’Opérateur historique BP (60%) et les autres membres de l’Association non-opérateurs (Petrosen (10%) et Kosmos (30%) ont pu être solutionnées avec la renonciation totale, par BP, à tous ses droits et obligations sur le bloc COP, conformément aux dispositions juridiques en vigueur’’, explique-t-il.
Le communiqué signale que ‘’cette renonciation s’accompagne d’un transfert du rôle d’opérateur à Kosmos et du transfert de ses intérêts (60%) aux deux entités restantes dans l’association (Petrosen et Kosmos), au prorata de leurs participations respectives, soit 15% pour Petrosen et 45% pour Kosmos’’.
Il précise qu’il est convenu que les parts dues à Petrosen ‘’au titre de cette renonciation’’ seront portées par Kosmos jusqu’à l’entrée en phase d’exploitation, au même titre que les 10% additionnels d’option d’augmentation déjà prévus par le contrat de recherche et de partage de production (CRPP).
Le communiqué informe qu’à l’entrée en phase d’exploitation, la société nationale Petrosen pourra faire passer sa participation de 10% à 35%, sans contrepartie aucune.
Il signale qu’il est prévu l’entrée dans l’association d’un nouveau partenaire par cession croisée de 32% des parts de Kosmos et 1% des parts de Petrosen.
A terme, l’association sera composée comme suit : Petrosen : 34% ; Kosmos : 33% ; un nouveau partenaire : 33%.
Le communiqué souligne que cette ‘’nouvelle association’’ fera de Petrosen le ‘’partenaire majoritaire’’.
Le communiqué indique que cette structuration marque un ‘’tournant’’ dans la ‘’montée en puissance’’ de la société nationale. Elle lui permettra de jouer un rôle de plus en plus ‘’prépondérant’’ dans la configuration des associations en charge de l’exploitation des ressources d’hydrocarbures du pays.
Petrosen dit travailler avec son partenaire Kosmos sur un concept de développement ‘’innovant’’, qui donne la priorité à la livraison rapide et compétitive du gaz naturel sur le marché intérieur combiné à la production de gaz naturel liquéfié (GNL) destiné à l’exportation.
Ce partenariat se fait selon Petrosen, en accord avec les stratégies gas-to-power et gas-to-industry impulsées par l’Etat du Sénégal.
Les champs Yakaar et Téranga ont été découverts respectivement en 2015 et 2016, avec des ressources en gaz récupérables de plus de 20 TCF (environ 560 milliards de mètres cubes).
L'EXCEPTIONNELLE DATE DE PÉREMPTION DÉPASSÉE DU POUVOIR CAMEROUNAIS
Portrait du doyen : à l'occasion de son 90e anniversaire, plongée dans le long magistère de Paul Biya qui dirige le Cameroun d'une main de fer depuis 1982, record de longévité sur le continent africain
Brice Folarinwa de SenePlus |
Publication 07/11/2023
Le 13 février, Paul Biya, président du Cameroun depuis 1982, a fêté ses 90 ans, confirmant son statut de doyen des chefs d'État africains encore en exercice. Avec désormais ses 41 années passées à la tête du pays, il n'est dépassé que par son homologue équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema.
Comment expliquer une telle longévité au pouvoir ? La BBC s'est entretenue avec plusieurs acteurs de la politique camerounaise afin de mieux comprendre les raisons de ce long magistère. "Il a fait toutes les étapes dans une structure présidentielle, ce qui lui a permis de maîtriser les dossiers qui aboutissent à la présidence, mais aussi de maîtriser l’appareil de l'État", affirme Garga Haman Adji, ancien ministre et président du parti l’Alliance pour la démocratie et le développement (ADD).
Selon l'universitaire Stéphane Akoa, Biya est arrivé au pouvoir à un moment où son prédécesseur avait réussi à pacifier le pays après les troubles dits du "maquis". Il s'est présenté comme "celui qui pouvait garantir la paix". De plus, le mode de scrutin uninominal majoritaire à un tour, sans limitation de mandat, lui a permis de l'emporter avec une majorité relative dès le premier tour.
Autre avantage selon les observateurs, une opposition désunie. Si plusieurs candidats s'étaient ralliés à John Fru Ndri en 1992, ils apparaissent aujourd'hui dispersés. "C'est faux de penser que tous les partis non-RDPC sont de l'opposition", estime l'opposant Cabral Libii.
Sur le plan sociologique, sa gestion des équilibres régionaux entre le Nord majoritairement musulman et le Sud principalement chrétien lui aurait permis de cerner son électorat. "Il s'est gouverné avec des représentants de toutes les composantes", analyse le Pr Akoa. Un mode de gestion dont les limites apparaissent aujourd'hui avec la crise anglophone.