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28 février 2025
L'EXCEPTIONNELLE DATE DE PÉREMPTION DÉPASSÉE DU POUVOIR CAMEROUNAIS
Portrait du doyen : à l'occasion de son 90e anniversaire, plongée dans le long magistère de Paul Biya qui dirige le Cameroun d'une main de fer depuis 1982, record de longévité sur le continent africain
Brice Folarinwa de SenePlus |
Publication 07/11/2023
Le 13 février, Paul Biya, président du Cameroun depuis 1982, a fêté ses 90 ans, confirmant son statut de doyen des chefs d'État africains encore en exercice. Avec désormais ses 41 années passées à la tête du pays, il n'est dépassé que par son homologue équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema.
Comment expliquer une telle longévité au pouvoir ? La BBC s'est entretenue avec plusieurs acteurs de la politique camerounaise afin de mieux comprendre les raisons de ce long magistère. "Il a fait toutes les étapes dans une structure présidentielle, ce qui lui a permis de maîtriser les dossiers qui aboutissent à la présidence, mais aussi de maîtriser l’appareil de l'État", affirme Garga Haman Adji, ancien ministre et président du parti l’Alliance pour la démocratie et le développement (ADD).
Selon l'universitaire Stéphane Akoa, Biya est arrivé au pouvoir à un moment où son prédécesseur avait réussi à pacifier le pays après les troubles dits du "maquis". Il s'est présenté comme "celui qui pouvait garantir la paix". De plus, le mode de scrutin uninominal majoritaire à un tour, sans limitation de mandat, lui a permis de l'emporter avec une majorité relative dès le premier tour.
Autre avantage selon les observateurs, une opposition désunie. Si plusieurs candidats s'étaient ralliés à John Fru Ndri en 1992, ils apparaissent aujourd'hui dispersés. "C'est faux de penser que tous les partis non-RDPC sont de l'opposition", estime l'opposant Cabral Libii.
Sur le plan sociologique, sa gestion des équilibres régionaux entre le Nord majoritairement musulman et le Sud principalement chrétien lui aurait permis de cerner son électorat. "Il s'est gouverné avec des représentants de toutes les composantes", analyse le Pr Akoa. Un mode de gestion dont les limites apparaissent aujourd'hui avec la crise anglophone.
LE PARI MANQUÉ DE L'ÉMERGENCE
Si les chantiers d'infrastructures avancent à marche forcée, l'émergence économique et sociale promise par Macky Sall à son arrivée au pouvoir en 2012 peine encore à se concrétiser de manière pérenne et structurelle
Brice Folarinwa de SenePlus |
Publication 07/11/2023
Selon un article publié ce mardi 7 novembre 2023 par Jeune Afrique, le bilan économique de Macky Sall à mi-mandat présente encore des zones d'ombre malgré des progrès indéniables.
Comme le relève l'envoyée spéciale Estelle Maussion, le rythme de croissance a été boosté, dépassant 5% annualisés grâce aux massifs investissements dans les infrastructures phares à l'image du TER.
Néanmoins, l'analyse pointe du doigt les insuffisances persistantes sur le front de l'emploi. En dépit de cette activité soutenue, le chômage des jeunes demeure préoccupant, faute de créations de postes à la hauteur des nouveaux arrivants sur le marché du travail.
Par ailleurs, le développement industriel peinerait à se concrétiser selon les constats de l'envoyée spéciale. Hors secteur minier, peu de filières parviennent réellement à prendre leur envol pour impulser la diversification économique tant recherchée.
Sur le plan social, l'article relève que la pauvreté recule trop lentement, maintenant une large frange de la société dans la vulnérabilité. Les interrogations persistent aussi concernant la viabilité de l'endettement qui s'envole, selon la publication dakaroise.
A quelques mois de la présidentielle, Jeune Afrique dresse donc le constat que si les chantiers d'infrastructures avancent à marche forcée, l'émergence économique et sociale promise par Macky Sall peine encore à se concrétiser de manière pérenne et structurelle.
MULTIPLE PHOTOS
LANCEMENT DE LA CAMPAGNE 2023-2024 DE LA CSS, SAMEDI
Le directeur général de la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS), Guillaume Ranson préside samedi à Richard-Toll ( nord), le lancement de la campagne sucrière 2023-2024 de cette entreprise
Richard-Toll, 07 nov (APS) – Le directeur général de la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS), Guillaume Ranson préside samedi à Richard-Toll ( nord), le lancement de la campagne sucrière 2023-2024 de cette entreprise , a-t-on appris mardi de la structure.
L’événement sera suivi d’un brûlage à la parcelle C3A, dimanche à partir de 17h, indique un communiqué transmis à l’APS.
La CSS va par ailleurs organiser le lundi 13 novembre des activités de coupes manuelles et transports de cannes à sucre sur les parcelles C3A et C3B, signale la même source. La coupe mécanique se déroulera sur les parcelles C11A et C11B, ajoute-t-elle.
Le communiqué informe en outre que »l’opération de broyage est prévue le même jour à l’usine, à partir de 14h ».
par Papa Demba THIAM
JE PREFERE LE DIRE ET EN CREVER
Mes amis, il nous faut vraiment aller à nos fenêtres et nous voir passer dans la rue, pour essayer de comprendre ce qui nous arrive de mal depuis tant de siècles
Mes amis, il nous faut vraiment aller à nos fenêtres et nous voir passer dans la rue, pour essayer de comprendre ce qui nous arrive de mal depuis tant de siècles.
Parce que l’Afrique est en soi, un monde de paradoxes où on y dit croire en Dieu, tout en s’adonnant au fétichisme avec ces rebutants gris-gris, amulettes et autres charlatans!
C’est probablement cette persistante incohérence paradigmatique qui explique en partie, le retard du continent sur bien des plans.
C’est aussi ce qui explique les tensions persistantes dont nous sommes l’objet à tout instant : accélérer et freiner en même temps, produit du stress!
C’est impossible d’être intellectuellement et scientifiquement structuré, dans un univers de paradoxes irrationnels qui sont autant de forces d’inertie.
La contrainte pour moi, c’est que je ne peux pas traiter avec quelqu’un qui ne croit pas en l’idée d’un Dieu, tout justement parce que croire en Dieu signifie au minimum, avoir de la morale, de l’éthique et de l’intégrité.
Et puisque croire en l’idée d’un Dieu est explicitement et implicitement incompatible avec la croyance en d’autres forces, rien que de voir et de sentir des gris-gris et autres amulettes, me ferme la porte à toute possibilité d’association durable avec des personnes qui les portent et vivent avec l’esprit du fétichisme, du mythique et du mysticisme.
C’est aussi pourquoi je n’arrive pas à traiter avec la plupart du personnel politique, économique et financier africain, puisqu’elle croit en tellement d’irrationnel, alors que je crois fermement que les solutions à la pauvreté endémique de nos populations doivent faire appel à l’ingénierie et non aux incantations cabalistiques.
Je n’y peux rien, c’est plus fort que moi!
Surtout que j’ai appris à croire que nous ne pouvons pas faire dépendre notre sort d’autres que nous-mêmes. C’est le sens de la responsabilité individuelle et collective que nous enseignent les sociétés civilisées et de progrès.
Et c’est ainsi que j’ai fini par comprendre pourquoi je n’arrive pas à vraiment m’intégrer dans ma propre société d’origine et ce, depuis ma tendre enfance.
Et j’en suis d’autant plus désespéré que j’entends des leaders d’opinion dire en public, qu’il nous faut revenir à l’éducation de notre sens moral et civique, alors qu’eux-mêmes portent des gris-gris et ne pensent que fétichisme!
Il faut s’y résoudre!
Nous avons un sérieux problème épistémologique en Afrique qui explique une misère à laquelle, rien de rationnel ne nous prédispose. Les religions encore moins!
C’est pourquoi certains de nos enfants qui sont allés chercher le savoir ailleurs pour espérer revenir servir leur continent prennent la tangente, lorsqu’ils sont confrontés à l’ambiance de l’irrationnel qui rythme leurs vies.
FUITE DE LA LETTRE SUR L’ETAT DE SANTE DE SONKO, DEUX AGENTS PENITENTIAIRES EN GARDE-A-VUE
La Division des investigations criminelles (Dic) a procédé à l’interpellation de l’inspecteur de l’administration pénitentiaire I. Sow, directeur des affaires juridiques et de la planification des statistiques de même qu’un de ses collaborateurs à savoir
La Division des investigations criminelles (Dic) a procédé à l’interpellation de l’inspecteur de l’administration pénitentiaire I. Sow, directeur des affaires juridiques et de la planification des statistiques de même qu’un de ses collaborateurs à savoir l’adjudant Ndione.
Ceci, dans le cadre de l’enquête ouverte après la fuite, sur les réseaux sociaux, d’une lettre écrite par le Colonel Abdoulaye Diagne, le directeur de l’administration pénitentiaire, qui rendait compte au Garde des Sceaux, de l’état de santé d’Ousmane Sonko.
Toujours selon Libération, tous les deux sont visés pour violation du secret professionnel, détournement de données à caractère personnel, mais aussi actes et manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique.
Par Moussa Ndiacké
LA CONTROVERSE AUTOUR DE LA CENA, LE DOUBLE VISAGE DU FAUX JURIDIQUE !
La controverse est attisée par un expert électoral autoproclamé. La controverse, est-elle digne d’intérêt scientifique ? Bien évidemment que oui, du moins eu égard aux ressorts juridiques qui la sous-tendent
La controverse est attisée par un expert électoral autoproclamé.La controverse, est-elle digne d’intérêt scientifique ? Bien évidemment que oui, du moins eu égard aux ressorts juridiques qui la sous-tendent. A preuve, nous nous interrogerons, d’une part, sur le titre autoproclamé et, d’autre part, sur l’amateurisme projeté.
L’expert électoral, est-il un titre ?
Au risque d’être partout et nulle part ailleurs, la présomptueuse appellation « expert électoral » doit être appréciée à l’aune de notre architecture juridique. A la lecture du droit sénégalais, on se rend bien compte qu’il s’agit sans doute d’une coquetterie professionnelle et un prétexte pour s’immiscer dans les querelles électorales.
Le Code électoral, support pertinent du droit des élections, ne définit pas expressément le titre d’expert électoral. La seule disposition y afférente est le dernier alinéa de l’article 7 de la loi n° 2021-35 du 23 juillet 2021 portant Code électoral, modifiée en des termes qui se lisent ainsi qu’il suit : « Dans l’accomplissement de sa mission, la CENA peut, en cas de besoin, recourir aux services d’experts indépendants ». Cette disposition reprend, à l’identique, celle du dernier alinéa de l’article 4 de la loi n° 2005-07 portant création de la Commission électorale nationale autonome (CENA).
Pour autant, des questions de fond restent en suspens. Quel est le texte qui profile l’expertélectoral ? Quel est le socle de compétences de l’expert électoral ? Quelles sont les conditions à remplir pour prétendre au titre d’expert électoral ? Et comme tout métier noble, quelles sont les dispositionsstatutaires et les exigences déontologiques qui encadrent l’office de l’expert électoral ? Voilà les questions préjudicielles auxquels l’expert autoproclamé est astreint avant de prétendre au privilège sacré de débattre avec la magistrale doctrine en matière électorale.
En vérité, l’expertise est un domaine légalement reconnu mettant ensemble la connaissance et la compétence. Dès lors, le titre « expert électoral » est inconnu de la loi n° 2017-16 du 17 février 2017 portant Ordre national des Expert du Sénégal (ONES).
Plus clairement, l’ONES dont les sections consacrées sont la « Section fiscale », la « Section commerciale », la « Section Cargaison (aérien, maritime et terrestre », la « Section martine, Corps et Machines » la « Section Industrie », la « Section Incendie », la « Section Automobile », la « Section immobilière ». Les sections « expertise comptable » et « commissariat aux comptes » sont désormais régies par une autre loi, à savoir celle n° 2000-05 du 10 janvier 2000. A notre saine connaissance, l’ONES ne compte présentement aucune section dédiée à l’expertise électorale. Tout au plus, des réflexions sont en prospection aux fins d’exploitation des domaines aussi stratégiques que l’Informatique et Réseaux sociaux ou la Commande publique.
A bien vouloir noter qu’au Sénégal, « nul ne peut porter le titre d’Expert ou d’Evaluateur Agréé, ni en exercer la profession, s’il n’est inscrit au Tableau de l’Ordre » (pour consulter la liste des experts, suivre le lien : www.experts-ones.com/tableau-des-experts).
De manière plus complète, l’expert électoral est, aux yeux de la loi et des règlements en vigueur au Sénégal, une simple célébration de soi. En attendant la reconnaissance officielle, il y a lieu donc de se prévaloir du titre neutre de « Consultant électoral » et d’user en toute clandestinité du titre « expert électoral ».
L’électeur, a-t-il un intérêt à agir ?
Contester en justice contre le décret de nomination des nouveaux membres de la CENA ! Tel est le vœu pieu, pour ne pas dire, la témérité d’un expert électoral autoproclamé.
Pour un bon juriste, le prétoire ne doit pas être un lieu de plaisanterie, d’exutoire politique ou de quête de réputation. En particulier, le contentieux électoral est de l’ordre du sérieux qui appelle en amont un calcul d’efficacité de son action. La prévisibilité est l’une des identités remarquables de l’Etat de droit contemporain. Ainsi, la pratique du contentieux administratif n’est ni ne devrait être une question d’agitation médiatique.
Le saviez-vous notre « Cher Ndiaga… » ?
Le droit n’est plus une lecture dénotative des textes. Il est devenu un droit dynamique à la croisée de la lettre des lois, de la parole du juge et de l’intelligence de l’universitaire. C’est sous ce nouveau prisme qu’il faut replacer cette notion. La jurisprudence constitue un terrain d’illustration du vrai sens de l’intérêt à agir.
La doctrine enseigne que l’existence d’un intérêt à agir sur le chemin de l’excès de pouvoir est « déroutante ».
A l’évidence, l’intérêt dont il est question doit être né, actuel, personnel, direct et certain ; que l’intérêt doit éviter un préjudice, mais aussi il doit y avoir un lien suffisant entre ledit préjudice et l’objet des contrats attaqués.
Thiey l’« Expert électoral » ! De quoi souffrez-vous ? Cette question mérite qu’on se la pose car « le recours pour excès de pouvoir n’est ouvert qu’à ceux qui peuvent justifier que l’annulation qu’ils demandent présente pour eux un intérêt personnel, la notion d’intérêt s’entendant comme le droit de ne pas souffrir personnellement de l’illégalité d’un acte administratif » (Cour suprême du Sénégal, Chambre administrative, 13 juin 2019).
A ce stade du processus électoral, il est quasi impossible de prouver, d’une façon ou d’une autre, au juge de l’excès de pouvoir, en l’occurrence la chambre administrative de la Cour suprême, que le requérant anonyme, parce qu’il est simple électeur, qu’il supporte les effets négatifs du décret portant nomination des nouveaux membres de la CENA. En contentieux administratif, l’explication est connue des initiés : « Eviter que le fonctionnement de l’Administration soit perturbé par d’incessants recours et que les jurisprudences soient submergées de contestations ».
Dans un arrêt du 25 août 1993, le Conseil d’Etat sénégalais considère qu’ « en sa seule qualité de candidat aux élections présidentielles et législatives, le requérant ne justifie pas d’un intérêt direct et personnel, lui donnant qualité pour attaquer le décret n° 92-187 [PR du 2 mars 1993 mettant fin aux fonctions de Monsieur Kéba MBAYE, Président du Conseil constitutionnel démissionnaire] Que dès lors le recours formé par le candidat Iba Der THIAM, contre un acte administratif à caractère individuel qui ne fait pas grief, doit être déclaré irrecevable.
C’est également le sens dégagé par l’arrêt du 27 mai 2021 de la Cour suprême du Sénégal : « Considérant qu’en l’espèce, la seule qualité d’électeur du requérant ne sauraitsuffire à fonder son intérêt personnel à poursuivre l’annulation de la nominationdu secrétaire général, dès lors, qu’il n’est ni membre du bureau de la Chambrede commerce, ni candidat au poste mis en compétition et ne justifie d’aucungrief ; Qu’il s’ensuit que l’irrecevabilité est encourue ».
A bien y voir mieux, il ne vous reste qu’à prier et à accomplir des actions de grâce politique pour que la « Divine Jurisprudence » opère un revirement aléatoire consacrant l’intérêt « hypothétique » à agir.
MACKY SALL FAIT DES VAGUES
Excédé par l'inefficacité des forces armées à endiguer l'émigration par voie maritime, le président de la République a passé un coup de fil rageur aux principaux responsables militaires
Le président de la République ne comprend pas qu’avec tous les moyens dotés à la Marine nationale, ainsi que l’efficacité des services de renseignement, des pirogues, toujours plus nombreuses, quittent les côtes sénégalaises pour tenter de gagner l’Europe, mettant en danger la vie de nombreux jeunes gens. Il a demandé d’y mettre de l’ordre.
Ce n’est pas parce qu’il ne s’exprime pas publiquement sur la question qu’elle ne le préoccupe pas. La preuve, le Président Macky Sall ne s’est pas retenu hier, pour interpeller vigoureusement le chef d’Etat-major des armées, ainsi que plusieurs officiers supérieurs des Forces de défense et de sécurité, sur la question de l’émigration irrégulière. Le chef de l’Etat a voulu savoir ce qui était fait pour endiguer ce phénomène des pirogues qui prennent la mer de nos côtes, pour tenter de gagner les rives de l’Europe.
Macky Sall a dit ne pas comprendre qu’à la lumière des moyens dont sont dotés les services de renseignement, les garde-côtes, la gendarmerie et autres, que des pirogues bondées de monde en arrivent toujours, non seulement à prendre la mer, mais aussi à passer à travers les mailles du filet mis en place par les services de protection de la Marine, parfois avec le soutien de services comme Frontex, bien équipé au Sénégal par les Espagnols principalement.
En effet, depuis quelques années, la Marine sénégalaise a été équipée de suffisamment de navires et même d’aéronefs, pour ne pas permettre à des intrus d’entrer sans être vus sur notre territoire, et à des clandestins d’en sortir au nez à la barbe des Forces de sécurité. Le Président voudrait comprendre s’il y a négligence ou incompétence de la part des Forces de défense et de sécurité, ou pire encore, de la complicité de la part de certains éléments.
Ce dernier point est d’ailleurs soulevé par certaines populations des zones côtières. Ainsi, entre Rufisque et Bargny, c’est parfois en plein jour, au vu et au su de tout le monde, que ces esquifs prennent la mer, avec leur cargaison de candidats à l’émigration. La dame, Y. Diop, la quarantaine, habitant Bargny Guedj, raconte comment elle et ses voisins ont été témoins du départ de 4 pirogues le jeudi 2 novembre dernier. «Il y avait de tout. Des jeunes enfants comme des adultes, et même des femmes allaitantes. Il suffisait de payer pour embarquer.» Le tarif du voyage est connu de tous, ce sont 300 mille francs Cfa par personne. «Quand le passeur a encaissé suffisamment d’argent, il peut même faire une faveur et embarquer une ou deux personnes gratuitement», raconte un jeune maçon, qui lui aussi se prépare au départ, un jour prochain.
Ici, les quelques éléments de la police, qui avaient au début tenter d’empêcher les départs, ont été pris à partie par les populations, et ne se sont plus risqués à tenter quoi que ce soit. Les seuls en mesure d’empêcher les départs sont les patrouilles des garde-côtes, suffisamment dissuasives pour gêner le phénomène. Le coup de sang de Macky Sall aurait un effet bénéfique s’il aidait à accroître les patrouilles.
Néanmoins, les passeurs prédisent une décrue du nombre des départs dans les jours à venir, au vu de la dégradation des conditions atmosphériques dans les pays d’arrivée, notamment en Espagne et en Italie, avec l’approche de l’hiver.
MACKY SALL : « LIBERTÉ ET RESPONSABILITÉ DOIVENT ALLER DE PAIR »
Lors de la célébration de la Journée des Forces armées, Macky Sall a rappelé que « liberté et responsabilité doivent aller de pair, afin que nul ne puisse se croire au-dessus ou en marge de l’État. »
La cérémonie commémorative de la Journée des Forces armées s’est tenue, ce 7 novembre, au camp Dial Diop, sous la présidence du chef de l’Etat, Macky Sall. Le thème retenu cette année est «les Forces Armées au cœur de la cohésion sociale».
La journée des Forces Armées commémore la remise, le 10 novembre 1960, du drapeau du premier régiment des tirailleurs sénégalais, au premier bataillon d’infanterie. Cet événement entérine ainsi la date historique de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale, le 20 août 1960.
Dans sa prise de parole, le président de la République rappelle «liberté et responsabilité doivent aller de pair, afin que nul ne puisse se croire au-dessus ou en marge de l’État, de la Nation et de la République. C’est ainsi que l’œuvre de construction nationale se fortifie », a-t-il notamment dit.
Le chef de l’Etat a salué le rôle de l’armée qui demeure un «réceptacle harmonieux de toutes nos diversités socio-culturelles, dans le culte du devoir, de l’excellence et du mérite».
Le chef suprême des Armées a salué «la mémoire de nos valeureux jambars». Il invité à une introspection de la vocation du soldat dans notre société. « Ce thème nous interpelle tous parce que nous vivons dans un monde dangereux. Une violence inouïe, physique, verbale et morale est portée à grand débit par les réseaux sociaux. Il porte atteinte à la cohésion nationale », a déploré le président de la République.
A son arrivée, le président de la République a été accueilli par le ministre des Forces armées, El Hadj Oumar Youm, le général de corps d’armée, chef d’état-major général des Armées, Mbaye Cissé, et le général de corps d’armée et haut commandant de la Gendarmerie nationale et directeur de la justice militaire, Moussa Fall.
DEUX AGENTS DE L’ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE PLACÉS EN GARDE- À-VUE
Ceci, dans le cadre de l’enquête après la fuite, sur les réseaux sociaux, d’une lettre écrite par le Colonel Abdoulaye Diagne, le directeur de l’administration pénitentiaire, qui rendait compte au Garde des Sceaux, de l’état de santé d’Ousmane Sonko.
La Division des investigations criminelles (Dic) a procédé à l’interpellation de l’inspecteur de l’administration pénitentiaire I. Sow, directeur des affaires juridiques et de la planification des statistiques de même qu’un de ses collaborateurs à savoir l’adjudant Ndione.
Ceci, dans le cadre de l’enquête ouverte après la fuite, sur les réseaux sociaux, d’une lettre écrite par le Colonel Abdoulaye Diagne, le directeur de l’administration pénitentiaire, qui rendait compte au Garde des Sceaux, de l’état de santé d’Ousmane Sonko.
Toujours selon Libération, tous les deux sont visés pour violation du secret professionnel, détournement de données à caractère personnel, mais aussi actes et manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique.
Le coordonnateur du mouvement Podor va mal à la DIC
Le coordonnateur du mouvement Podor va mal est attendu aujourd’hui à la Division des investigations criminelles (Dic). C’est le coordonnateur du Puma, Moussa Sow de Walaldé, qui a convoqué Lamine Ba. M. Sow se dit diffamé par le coordonnateur du mouvement Podor va mal. Affaire à suivre.
Falla Fleur recouvre la liberté
Ndèye Fatou Fall alias Falla Fleur recouvre la liberté. Malgré sa condamnation hier, la sympathisante de Pastef est rentrée hier chez elle. En fait, Falla Fleur a été déclarée coupable et condamnée à un mois dont 10 jours ferme. Pour avoir purgé cette peine, Falla Fleur en bisbilles avec la directrice de la prison du camp pénal a humé l’air de la liberté. Ses amies l’attendaient devant la prison pour la ramener chez elle.
Les commerçants du marché Tilène veulent être recasés
Les commerçants du marché Tilène de Ziguinchor sont très en colère. Devantla presse, ils se disent fatigués de leur situation. Ces 351 commerçants victimes de l’incendie de 2018 qui a réduit en cendres ce grand marché au cœur de la ville de Ziguinchor, ne veulent qu’être recasés. Une chose qu'ils n'ont cessé de réclamer, ont-ils dit. Conséquence : ils sont systématiquement chassés des trottoirs et des artères du marché. Ils déplorent déjà une cinquantaine de leurs camarades déguerpis pour occupation anarchique de la voie publique. Désemparés, les commerçants disent être laissés à eux-mêmes. Six ans après, ni l'État ni la commune de Ziguinchor n'est venu leur donner un coup de main.
Ziguinchor : Le SAES réclame la réouverture des universités
La coordination du syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) de l’université Assane Seck de Ziguinchor a organisé, lundi, une marche pour exiger la réouverture sans délai de toutes les universités publiques du Sénégal. «Nous ne pouvons pas comprendre que jusqu’à présent, certaines universités publiques du Sénégal soient fermées. Cela dépasse l’incompréhension. Nous demandons la réouverture sans délai de toutes les universités publiques», a déclaré le coordonnateur de la coordination SAES de l’université Assane Seck de Ziguinchor, Alexandre Coly. Il a ajouté, rapporte l’Aps, qu’après plusieurs interpellations des autorités académiques et du gouvernement pour la réouverture des universités, le SAES, malgré sa bonne volonté d’œuvrer à la pacification de l’espace universitaire, constate avec regret le dilatoire orchestré sous prétexte que les œuvres sociales, pourtant au service du pédagogique, ne seraient pas prêtes. Il réitère de manière ferme que les universités publiques ne peuvent pas être arrimées à un agenda électoral. Le syndicaliste a évoqué d’autres sujets, notamment des accords non respectés par le gouvernement depuis le mois de janvier sur la question des veuves et veufs du personnel d’enseignement et de recherche (PER). Il a invité les autorités compétentes à respecter la parole donnée et à sécuriser les espaces des universités publiques du Sénégal. Le SAES a décrété un mot d’ordre de grève de 48 heures, les lundi 6 et mardi 7 novembre avec cessation des activités pédagogiques.
Un réseau de fabrication de faux billets démantelé
Le commissariat urbain vient de démanteler un réseau de fabrication de faux billets de banque. Les hommes du commissaire Lat Diop Sall ont mis la main sur une bande organisée de malfaiteurs. Ils ont été appréhendés avec la somme de 19 millions de F CFA de faux billets de banque avec tout leur matériel de fabrication. Ayant reconnu les faits qui leur sont reprochés, ils devraient faire face au juge pour répondre de leurs actes. Le commissaire Lat Diop Sall a profité de cette arrestation pour appeler la communauté à une collaboration franche pour la lutte contre le banditisme.
La Sonaged lance le plan stratégique
La société nationale de gestion intégrée des déchets (Sonaged Sa) a présenté hier son plan stratégique de développement dénommé « Eksina » sur l'horizon 2023-2028. La rencontre s'est déroulée en présence du ministre de l'Environnement, Aliou Ndoye et du gouverneur de la région de Dakar, Al Hassane Sall. D'après le directeur de Sonaged Masse Thiam, l'objectif recherché à l'horizon 2028 est d'améliorer le cadre de vie des populations, asseoir les conditions d'existence de collectivités territoriales propres, attractives et porteuses de développement, la modernisation des infrastructures de gestion des déchets et le développement d'une économie circulaire grâce à la structuration des chaînes de transformation et de valorisation des déchets solides ménagers et assimilés. Il s’agira aussi de mettre en place un dispositif cohérent et maîtrisé de gestion des déchets avec un seul interlocuteur à la fois pour l'État et les collectivités territoriales. La Sonaged veut se positionner à l'horizon 2028 comme l'acteur de référence sur la gestion intégrée des déchets et l'économie circulaire au Sénégal. Ainsi pour matérialiser cette vision, la Sonaged a décliné une stratégie articulée autour de quatre axes. Il s'agit entre autres de favoriser un cadre global et assurer une meilleure anticipation des besoins en termes de gestion intégrée des déchets au Sénégal, d'améliorer les services de gestion des déchets et soutenir le développement d'une économie circulaire, de renforcer l'organisation de la Sonaged en l'alignant sur ses missions et ses objectifs d'efficience au regard des besoins et des spécificités du métier, et définir une véritable démarche proactive visant à renforcer les capacités et la valeur ajoutée des ressources humaines.
Le cri du cœur d’Amadou Thiam sur l'émigration clandestine
L'émigration clandestine préoccupe le responsable politique de l'Alliance pour la République (Apr) dans la commune de Madina Ndiathbé. Conscient que beaucoup de jeunes notamment ceux du département de Podor périssent dans la mer ou sur le chemin du Nicaragua, Amadou Thiam a lancé un appel pressant à la jeunesse pour renoncer à cette aventure dangereuse. Convaincu toutefois que les jeunes sont désœuvrés, le leader de la coalition Benno Bokk Yaakaar appelle les autorités politiques à changer de paradigme en réorientant la politique de la jeunesse dans les secteurs clés du développement, notamment l'agriculture, l'élevage et la pêche. Pour lui, c'est important d’y remédier pour sauver cette jeunesse qui meurt tous les jours dans la clandestinité. Il urge, à ses yeux, que l'État trouve une solution pérenne pour redonner espoir aux jeunes. Il s'exprimait ainsi en marge d'une finale d'un tournoi de football organisé par les jeunes de Tantadji, un quartier de Cascas.
Amadou Racine Dia remet 11 440 parrains à Cheikh Oumar Anne
Le Premier ministre Amadou Ba ne fait visiblement pas partie des candidats qui ont des problèmes pour collecter des parrains, grâce à la détermination de certains responsables de la mouvance présidentielle comme le président du mouvement ARDIA, Amadou Racine Dia. Ce dernier a remis un premier lot de 11 440 parrains au Dr Cheikh Oumar Hanne, ministre de l’Éducation nationale et maire de Ndioum. Déterminé à faire élire Amadou Ba dès le premier tour, Amadou Racine Dia s’est fixé comme objectif de collecter 12 000 parrains pour le compte du chef du gouvernement.
M. Babou dérobe des bijoux en or de sa maman
M. Babou a comparu hier, devant la barre des flagrants délits de Dakar pour vol de bijoux en or et 4 millions de francs CFA au préjudice de sa mère, S. Diagne. Dans le prétoire, il a reconnu son forfait. Il avoue avoir volé à 5 reprises les bijoux de sa mère et en a fait des dons. La première fois, il a dit au bijoutier qu’il a volé les bijoux aux Almadies. La seconde fois, il lui fait savoir que c’est sa sœur qui est malade et que sa mère veut vendre les bijoux. La troisième fois, il fait croire au bijoutier que sa mère est décédée. Son coprévenu, M. Dieng, répondant du chef de recel de bijoux en or provenant d’un vol, a reconnu son forfait. La première fois, il a reçu des boucles d’oreilles d’une valeur de 700 mille francs qu’il a achetés à 100 mille francs CFA. La deuxième fois, ce sont des bagues d’une valeur de 300 mille francs CFA. Et la troisième fois, il a acheté des boucles d’oreilles. La quatrième fois, des bracelets qu’il a achetés à 500 mille francs CFA, alors que leurs valeurs sont estimées à 1 million de francs CFA. M. Dieng dit ignorer que les bijoux étaient volés. La victime S. Diagne a estimé le coût global des bijoux en or et les bijoux en argent à 30 millions de francs CFA. Elle n’a jamais imaginé que son fils était un voleur. Délibéré le 9 novembre prochain.
Plainte de Viviane Chidid contre Aby Ndour et sa fille
Du nouveau dans l'affaire de la plainte déposée par Viviane Chidid contre son ex-belle-sœur Aby Ndour pour diffamation. Selon des sources de Seneweb, Aby Ndour et sa fille ont été entendues pendant longtemps par les enquêteurs de la brigade de recherches (BR) de Dakar-Faidherbe. Mais l’artiste et sa fille sont sorties libres des locaux. B. Ndour et sa mère Aby Ndour n'auraient pas reconnu, sur procès-verbal, avoir cité le nom de la plaignante Viviane Chidid. Elles auraient aussi nié avoir diffamé la Reine du Djolof Band. Toutes les deux femmes ont été assistées par leurs avocats lors de l’audition.
La police de Comico neutralise deux agresseurs
A. Diallo a frôlé la mort, dans la nuit du 1er au 2e novembre. Vers 20 h, sa moto esttombée en panne, à un jet de pierre de la forêt de Boune. C'est là que le motocycliste a été agressé par deux hommes armés de machettes alors qu'il poussait son engin. L'un des agresseurs l'a aspergé de gaz avant que son compère et lui le neutralisent et emportent sa moto. A. Diallo a déposé une plainte sur la table du limier en chef de Comico. Dans sa déposition, il a confié que son scooter disposait d'un système de géolocalisation. C'est ainsi que les hommes du commissaire Cheikh Ahmed Tidiane Diallo ont réussi à retrouver l'engin complètement dépiécé dans une maison, non loin de la forêt de Boune. Les limiers y ont saisi deux autres motos volées et ont arrêté trois suspects. Interrogés sur procès-verbal, A. Manga (mécanicien) et I. Diagne (maçon) ont avoué partiellement avoir commis l'agression suivie du vol, sur instruction de leur chef de gang Dame. Le duo incriminé a tenté de revendiquer le titre de propriétaire des autres motos sans papiers. Quant au troisième suspect, le tailleur A. Ndiaye, il a tenté de faire croire aux policiers de Comico qu'il était venu dans cette concession pour fumer du chanvre indien, selon des sources de Seneweb proches du parquet. Le trio arrêté a été déféré pour association de malfaiteurs, vol en réunion commis la nuit avec usage d’armes, au tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye.