DES PROFESSIONNELS DU TOURISME DESAPPROUVENT
Réciprocité des visas, Le président de l’association des professionnels de l’hôtellerie et de la restauration du Sénégal (APHORES), Pape Berenger Ngom et Cie craignent des conséquences désastreuses pour l’avenir du tourisme au Sénégal.

Le président de l’association des professionnels de l’hôtellerie et de la restauration du Sénégal (APHORES), Pape Berenger Ngom et Cie craignent des conséquences désastreuses pour l’avenir du tourisme au Sénégal. Pour cause, la volonté des autorités d’appliquer la réciprocité des visas. Le président de l’APHORES a clairement exprimé son désaccord sur cette mesure qui risque de porter un coup de massue au secteur du tourisme.
Le président de l’association des professionnels de l’hôtellerie et de la restauration du Sénégal(APHORES) et membre du Conseil national du tourisme a exprimé ses préoccupations sur la réciprocité des visas soulevée lors de la déclaration de politique générale du Premier ministre. Pape Berenger Ngom pense, en la matière, que la mesure une fois mise en œuvre risque de desservir le secteur du tourisme qui peine à afficher carton plein. L’idée d’appliquer une réciprocité des visas, dit-il, pourrait avoir des conséquences désastreuses pour le tourisme sénégalais. En effet, «nos pays voisins offrent des conditions similaires, tout en étant plus attractifs que le Sénégal en tant que destination touristique». Dans ce contexte, le professionnel ne voit pas la pertinence d’une telle mesure. Ce, du fait que le Sénégal, déjà considéré comme une destination relativement chère, ne peut se permettre, à son avis, d’alourdir davantage les démarches administratives liées aux voyages. Actuellement «nous observons une baisse significative du tourisme par rapport aux années précédentes. Si nous ajoutons des barrières supplémentaires, nous risquons de décourager les visiteurs potentiels, ce qui serait catastrophique pour notre économie», signale le président de l’association des professionnels de l’Hôtellerie et de la restauration du Sénégal.
QUE LES AUTORITES FASSENT PREUVE DE RETENUE
Il interpelle à ce sujet les autorités pour que la mesure ne soit pas effective. Je lance un appel à nos autorités pour qu’elles fassent preuve de retenue sur ce sujet.» Dans sa réflexion, il est sur une dynamique de positionnement. «Nous devons nous concentrer sur la promotion de notre destination plutôt que d’ériger des obstacles», dit-il. Malheureusement, «l’ASPT (Agence Sénégalaise de Promotion Touristique) ne semble pas jouer son rôle de manière efficace. Les bureaux de promotion touristique à l’étranger sont souvent perçus comme des structures qui ne servent qu’à engendrer des dépenses sans véritable retour sur investissement. Il est essentiel de dynamiser ces initiatives pour réellement promouvoir le Sénégal à l’international», regrette le membre du Conseil national du Tourisme. Selon lui, il est temps que l’État prenne des mesures courageuses pour redynamiser le secteur. «Je propose que nous nous concentrions sur le tourisme interne. En adaptant les prix des hôtels au pouvoir d’achat des Sénégalais et en facilitant les voyages à l’intérieur du pays, nous pourrions encourager nos concitoyens à découvrir la richesse de notre patrimoine
Parallèlement, le gouvernement devrait envisager de réduire les charges fixes pour les employeurs, ce qui permettrait de diminuer les prix et d’accroître l’accès aux hôtels et restaurants pour tous les Sénégalais», exhorte Pape Berenger Ngom. En conclusion, «le Sénégal doit impérativement repenser sa stratégie touristique. La réciprocité des visas ne doit pas être une option, mais plutôt une opportunité de renforcer notre attractivité sans compromettre notre position sur le marché mondial. Ensemble, travaillons à faire du Sénégal une destination de choix, tant pour les visiteurs étrangers que pour nos compatriotes», invite le président de l’Association des Professionnels de l’Hôtellerie et de la Restauration du Sénégal, Pape Berenger Ngom.