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4 avril 2025
Développement
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KHALIFA SALL ANNONCE UNE PLAINTE APRES L'ATTAQUE DE SON SIEGE
"Heureusement, nous n’avons pas enregistré de décès, mais les dégâts matériels sont énormes. Certaines maisons n’ont plus électricités et une voiture d’un voisin a été caillassée", a dit le leader de Taxawu.
Dangereux, grave, lâche, criminel et horrible, c’est en ces mots que Khalifa Ababacar Sall, leader de « Taxawu Sénégal » et membre de la coalition « Samm Sunu Kaddu » qualifie l’attaque du siège de son parti politique après être venu constater les dégâts. Face à la presse, ce lundi, l’ancien maire de Dakar se pose la question de savoir : « qu’est-ce que les auteurs de cet acte cherchent à prouver ? Qu’ils nous laissent tranquilles ».
Avec un ton dur, mine triste, il informe qu’au moment des faits, il y avait des personnes qui dormaient dans cette maison où se trouve le siège. « Heureusement, nous n’avons pas enregistré de décès, mais les dégâts matériels sont énormes. Certaines maisons n’ont plus électricités et une voiture d’un voisin a été caillassée », a-t-il dit. Selon Khalifa Sall, les caméras de surveillance ont filmé toute la scène et les auteurs sont au nombre de 30 personnes.
Ayant toutes ses informations à sa disposition, il compte enclencher une procédure judicaire en commençant par déposer une plainte : « nous ne laisserons pas passer cette affaire ». Il n’a pas manqué de demander aux autorités étatiques de réagir sur cette violence. Il estime que les autorités étatiques devront jouer leur rôle : « l’Etat doit prendre ses responsabilités et assumer. La population doit aller aux urnes dans la quiétude ». Pour lui, cette campagne devrait être sereine où le débat d’idées devrait prévaloir. Il appelle tout le monde à plus de retenue. Il invite les uns et les autres à faire preuve de responsabilités parce qu’une élection est un débat d’idées et des échanges, la violence n’y pas sa place. Cependant, il demande à ses partisans aussi à ne pas réagir par la violence.
LE REAL MADRID BOYCOTTE LA CÉRÉMONIE DU BALLON D'OR
Convaincu que son attaquant vedette Vinicius ne sera pas couronné, le club espagnol dénonce un manque de respect flagrant. "Le Real Madrid n'est pas là où il n'est pas respecté", affirment les champions d'Europe en titre dans un communiqué cinglant
(SenePlus) - Un coup de tonnerre secoue la cérémonie du Ballon d'Or 2024. Le Real Madrid, grand favori avec son attaquant brésilien Vinicius, a décidé de boycotter l'événement prévu ce lundi soir au Théâtre du Châtelet à Paris.
Le club madrilène, vainqueur de la Ligue des champions 2024, exprime son mécontentement dans une déclaration cinglante à l'AFP : "Si les critères d'attribution ne désignent pas Vinicius comme vainqueur, ces mêmes critères devraient désigner Carvajal comme vainqueur. Comme cela n'a pas été le cas, il est évident que le Ballon d'Or de l'UEFA ne respecte pas le Real Madrid. Et le Real Madrid n'est pas là où il n'est pas respecté."
Cette année, les organisateurs avaient opté pour une nouvelle approche en gardant secrète l'identité du lauréat jusqu'à la cérémonie, rompant avec la tradition qui voulait que le vainqueur soit informé quelques jours avant l'événement.
L'absence annoncée des joueurs madrilènes laisse entrevoir que ni Vinicius, ni Dani Carvajal, ni Jude Bellingham, pourtant artisans du triomphe européen du Real, ne seront couronnés. Cette situation ouvre la voie à Rodri, le milieu espagnol de Manchester City, récent vainqueur de l'Euro-2024 avec la Roja et élu meilleur joueur du tournoi par l'UEFA.
Le prestigieux trophée est décerné sur la base des votes d'un jury composé de journalistes représentant les 100 premières nations au classement FIFA.
La décision sans précédent du Real Madrid de boycotter la cérémonie marque un tournant dans l'histoire du Ballon d'Or, remettant en question les critères d'attribution de cette récompense individuelle majeure du football mondial.
par Jean Pierre Corréa
FATTE XAJU FI : LES SOUVENIRS POUR CONJURER L’OUBLI
EXCLUSIF SENEPLUS - Comment nos présidents perdent-ils leur ancrage populaire ? Le nouveau film de Ramaka, guidé par Mamadou Ndoye, analyse ce syndrome du pouvoir sénégalais. Pourquoi nos dirigeants finissent-ils par croire que le pays leur appartient ?
« Quand le passé n'éclaire plus l'avenir, l'esprit marche dans les ténèbres » - Alexis de Tocqueville
Dans les démocraties, chaque génération est un peuple nouveau. C’est à l’intention de cette nouvelle génération qu’un film sur la grande histoire de la démocratie sénégalaise a été réalisé par Joseph Ramaka GaÏ intitulé « FATTE XAJU FI », autrement dit, il est hors de question d’oublier, « Se souvenir pour ne point oublier ».
Avec comme fil rouge, à l’instar d’un sage conteur, le docteur Mamadou Ndoye, référence de notre histoire démocratique à la colonne vertébrale pas sujette à torsions, nous narre les combats et les hommes qui les ont menés durant…un siècle. Et nous dépeint les syndromes qui les ont souvent conduits au…reniement.
L’hubris de nos gouvernants fait du Sénégal un pays qui est un énorme et perpétuel malentendu
Ce film, que les Sénégalais, notamment les jeunes, vont découvrir sur nos télés et nos réseaux, expose à travers l’élégant et docte récit de Mamadou Ndoye, ce qui sous-tend l’exception sénégalaise en Afrique, à savoir notre perpétuelle capacité à refuser l’injustice et à toujours se dresser contre l’arbitraire. Nous avons toujours connu des rebelles et avons toujours su créer des espaces d’expressions multiples pour accueillir les agitations d’idées de nos forces vives, rompues aux affrontements élégants, à mille lieux de nos « réseaux de cas sociaux » d’aujourd’hui.
Comment de Senghor à Diouf, de Wade à Sall, les combats des Sénégalais ont abouti à des ruptures victorieuses avant d’être noyées dans l’hubris des vainqueurs aveuglés au point d’avoir cru que les victoires étaient les leurs, et pas celles des peuples en lutte contre des injustices. Aucun n’a vu le lien avec les Sénégalais se rompre. Pour Abdou Diouf, Mamadou Ndoye situe la césure en 1988, celle du régime d’Abdoulaye Wade en 2007, et celle de Macky Sall en 2017, et chacun d’entre eux a renforcé l’appareil pour pallier la perte de sa base sociale. Wade a pensé que c’est lui qu’on avait élu et pas les alliés qui étaient allés le sortir de sa torpeur politique à Paris. Il lui en a cuit. Macky a détruit son opposition en la coalisant dans un BBY sans âme qui a laissé le terrain à une nouvelle génération d’opposants, auxquels il n’aura su s’opposer selon Mamadou Ndoye qu’à travers une répression inédite au Sénégal, n’ayant tiré aucune leçon du recul de Wade face à une pression populaire inédite aussi, autour d’une jeunesse active et consciente, qui a refusé de céder.
Le film retrace le moment essentiel de notre histoire que constituent « Les Assises nationales », produit de réflexions de haute volée de tous les segments productifs et actifs de notre Nation. Sans suite. Le film interroge aussi l’actualité et questionne : Pourquoi nos leaders qui arrivent au pouvoir pensent que le Sénégal leur appartient ? Comment Macky Sall a judiciarisé le débat politique avant de passer outre la colère et la mobilisation des citoyens face aux outrances de sa politique, pourquoi aucune enquête n’a été menée pour résoudre les énigmes des 80 morts, et des prétendus complots terroristes, gommant à la hussarde, 60 années de progrès démocratiques.
Comment organiser le vivre-ensemble ?
L’urgence selon notre sage conteur Mamadou Ndoye qui nous exhorte à ne rien oublier, est la récupération des préoccupations des Assises nationales, et d’une nouvelle charte démocratique, proposée par le Pacte, qui prône un état de droit, une démocratie citoyenne, une gouvernance sacralisant nos biens et richesses, une citoyenneté active et consciente, où droits, responsabilités et devoirs se répondent dans un écho réjouissant et galvanisant.
Enfin ce film nous navre d’avoir à constater que nos présidents préfèreront toujours se vautrer dans des « petites histoires » que d’avoir à écrire « La Grande Histoire du Sénégal. »
Pour que le souvenir empêche d’oublier, le sage conteur termine ce film ainsi :
« 22 septembre 1848 - 24 mars 2024, au bout d’une longue nuit sur les traces escarpées des luttes de notre peuple pour l’émancipation, l’indépendance, la justice et la démocratie, je recueille, sous l’arbre à palabre, les dernières paroles du sage-conteur…
Notre dernier combat est un combat de longue haleine ...
Nous devons tous être debout.
Nous devons agir pour avoir "une citoyenneté active et consciente" dans notre pays.
Tout ce que nous défendons ...doit être défendu par chaque citoyen, où qu'il puisse se trouver.
Tu dois savoir que c'est ton droit !
Tu dois le prendre radicalement !
Tu sais que c'est ta responsabilité et ton devoir ...
Tu dois l'assumer totalement !
Si chaque citoyen a cette "conscience", et agit tous les jours ... nous n'aurons plus un Pouvoir qui osera faire ce qu'il ne doit pas faire.
Parce que les citoyens ne l'accepteront pas.
Personne ne l'acceptera !
Non ! Comme le dit mon frère-grand …
Fàtte xaju fi…
Épilogue
Notre poète national Amadou Lamine Sall dans un texte poignant qui va de pair avec cette sagesse que nous espérons de nos élites dirigeantes, écrit : « La politique, après ses privilèges toujours éphémères, a la même finitude, subit la même chimie que celle qu’impose la mort, le même triste sort. On part toujours. Le pouvoir politique vous quitte toujours. Il a vocation de tourner le dos, un jour, à ceux qui avaient cru le conquérir pour toujours. On ne le dompte pas. C’est lui qui vous dompte ! C’est lui qui vous dévalue ! Ceux qui ne s’y préparent pas sont comme le berger qui sait laquelle de ses vaches boite et qui fait semblant de ne pas la voir, jusqu’à ce qui doit arriver, arrive. » Comme on dit « à bon entendeur Salut !!! »
Par Hamidou ANNE
MEÏSSA FALL, NDAR NDAR
L’histoire continue et Meïssa Fall, Ndar Ndar élégant et raffiné, de son antre des rêves, l’observe dérouler son fil
J’aime beaucoup Meïssa Fall, artiste singulier à Saint-Louis, qui recycle des pièces de vélos en œuvres d’art. En 2022, une exposition à la galerie Le Manège rappelait les influences de Picasso dans son œuvre. Un tour à son atelier est un passage obligé à chaque fois que je séjourne dans la belle ville de Saint-Louis dont le blues m’inspire et m’apaise. J’aime y admirer ses œuvres magnifiques dans ce beau repaire semblable aux cabinets de curiosités apparus notamment durant le siècle de la Renaissance.
La dernière fois que j’ai vu Meïssa Fall, maître des lieux, c’était pour lui témoigner ma solidarité après la disparition de son épouse. Je suis arrivé le soir, il avait sa théière posée sur un petit fourneau dont les braises sommeillaient et renseignaient à suffisance sur le temps qu’avait duré cette séance de rituel du thé qui orne nos conversations. Le temps était doux en ce début de soirée d’un week-end d’été ; quelques légers vents secouaient l’atmosphère et transportaient les secrets des résidences attenantes à nos oreilles.
Le soleil avait déjà pris congé des berges du fleuve et la lune pleine caressait le temps, le rendant propice aux douceurs de la ville tricentenaire. Je suis arrivé comme toujours sur la pointe des pieds dans cette antre du rêve et de l’évasion. On rentre dans le studio ou l’atelier d’un artiste avec gravité et prudence pour rester fidèle aux égards que l’on doit aux arts, surtout dans un pays qui a vibré au rythme de la créativité dans un passé flamboyant.
Meïssa était au fond de son atelier, comme toujours, au milieu des vestiges des vélos qui égaient les gamins de l’île. Il s’est levé avec la gentillesse habituelle, les yeux qui pétillent et le regard si profond qu’il pénètre les multiples sensibilités de l’âme humaine. Sa voix douce me touche tellement… S’en est suivie une étreinte longue et puissante, comme celles qui disent davantage que les mots et rappellent la préciosité de la relation, ainsi que la profondeur du lien. Les mots de compassion, les échanges de civilités diverses et tendres ornent ces moments. Chez nous, on dit à la personne éplorée de relever la tête, de savoir que l’on partage sa peine, qu’elle est nôtre… Il s’agit des symboles pudiques d’une commune humanité. A la fin de la conversation, nous avons échangé quelques brefs mots sur la volonté de la «dame» de reprendre ce qu’elle considérait être son dû… La niche fabuleuse de Meïssa risquait de disparaître, au profit d’un énième projet immobilier sur l’île merveilleuse. L’art devait à nouveau céder à «l’utile»…
Des mois plus tard, je reviens sur les lieux du crime capitaliste. Cette fois au milieu de l’après-midi, dans une chaleur suffocante qui embrase SaintLouis. Les enfants ne jouaient plus au football dans la rue. Elle était déserte et calme. Quelques passants qui ne s’arrêtaient guère, mais jetaient un regard sur le chantier avant de filer. L’atelier de Meïssa, lieu onirique dont j’ai toujours dit qu’il avait un souffle pasolinien, avait disparu de l’île. Les maçons s’affairaient, gilets jaunes sur le dos, pour composer le requiem de la vie et inscrire de nouvelles lettres au fronton ; ces lettres du béton armé qui désenchantent et défigurent, et effacent. Les marteaux croisent les truelles, l’odeur du ciment agressait l’air. Qu’allaient-ils sortir de terre sur les ruines de tant de souvenirs et de créations ? Les figures qui accouchaient de l’inspiration fondamentale de Meïssa avant de se disséminer partout dans le monde cédaient la place aux ingénieurs du chaos.
C’était attendu, mais j’espérais encore une résistance des arts face à la fatalité du monstre de béton et de fer dont la furie déshumanisait et réduisait les rêves des artistes au silence.
L’atelier de Meïssa est mort. Des années de fertilité et de multiples fantaisies aboutissent au silence brutal devant l’indifférence de tout le monde. Où sont les citoyens de la République des arts ?
Mais la vie est plus intelligente que nous, me disait-on. Ces mots, désormais appartiennent aux reliques d’un temps suspendu, mais dont l’évocation rappelle que le miracle est une possibilité de la vie. Le miracle est même souvent à la lisière des désastres. Quand tout s’est effondré, quand l’espoir s’est anéanti, un surgissement demeure possible. Les personnages de Meïssa Fall reprennent souffle… en face de l’ancien lieu outragé, martyrisé et finalement effacé. Comme pour narguer l’ancienne demeure, une nouvelle émerge sur les décombres d’un monde révolu. Les lieux meurent. Les hommes meurent, mais «la vie l’emportera, l’amour, la créativité, la réforme politique l’emporteront»
L’histoire continue et Meïssa Fall, Ndar Ndar élégant et raffiné, de son antre des rêves, l’observe dérouler son fil.
LA GRÈVE SE POURSUIT À EMEDIA
Face à une direction « insensible », les travailleurs annoncent une nouvelle semaine de cessation des activités. Depuis cinq mois, les salaires ne tombent plus dans ce groupe médiatique
(SenePlus) - Les employés du Groupe E-Media Invest entament une nouvelle semaine de grève, face à une situation salariale qui s'aggrave. Dans un communiqué publié ce dimanche 27 octobre 2024, le Syndicat des professionnels de l'information et de la communication du Sénégal (SYNPICS) section E-Media dénonce cinq mois d'arriérés de salaires.
"La direction générale se montre insensible face aux difficultés auxquelles font face les travailleurs", indique le document signé par le Secrétaire Général du SYNPICS-E-Media. Selon le syndicat, malgré de multiples actions et tentatives de médiation réalisées au cours de la semaine écoulée, aucune proposition concrète n'a été formulée par la direction.
Les salariés, qui se disent "unis et déterminés dans cette épreuve", pointent du doigt un "manque de respect" de la direction envers des "pères, mères et soutiens de famille".
Le SYNPICS-E-Media conclut son communiqué en rappelant un principe fondamental : "Le salaire est un droit, le payer à temps, un devoir".
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LA TRANSHUMANCE CONTINUE, FUSTIGE SAMBA SY
Le secrétaire général du PIT révèle que le Premier ministre accueille, par groupes entiers, des responsables politiques en quête de reconversion. Une pratique qui, selon l'ancien ministre, contredit totalement les promesses de changement
L'ancien ministre et secrétaire général du Parti de l'Indépendance et du Travail (PIT), Samba Sy, a pointé du doigt la persistance de la transhumance politique malgré les promesses de rupture, ce dimanche 27 octobre dans l'émission "Point de vue" de la RTS.
Le leader du PIT révèle que des groupes entiers de responsables politiques sont effectivement reçus dans les locaux de la République, notamment par le Premier ministre Ousmane Sonko. Une pratique qui, selon lui, contredit frontalement les engagements de changement systémique proclamés.
Samba Sy s'inquiète également de possibles discriminations dans l'attribution des postes publics sur la base de l'appartenance politique. Il cite le cas d'un enseignant qui aurait été écarté d'un poste pour "délit de non-appartenance" au parti au pouvoir.
Cette intervention survient dans un contexte de controverse autour des récents rassemblements politiques, notamment "l'affaire Samba Ndiaye", qui a suscité une vive indignation au sein des militants du Pastef.
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SAMBA SY MET EN GARDE CONTRE L'OCTROI DE PLUS DE POUVOIR AU PASTEF
« Pour le bien du pays, il faut réfléchir à deux fois ». L'ancien ministre dénonce un parti qui estime que la fin justifie les moyens. Il met en garde contre une formation politique qui, selon lui, discrimine les Sénégalais selon leur appartenance partisa
L'ancien ministre du Travail et secrétaire général du Parti de l'Indépendance et du Travail (PIT), Samba Sy, a livré une analyse critique du Pastef ce dimanche 27 octobre lors de l'émission "Point de vue" sur la RTS.
Dans une intervention remarquée, il a dénoncé la conception exclusive de la citoyenneté prônée selon lui par le parti au pouvoir, rappelant notamment les récentes déclarations de son président à Dakar Arena sur sa "grève de la faim" sous Macky Sall, qualifiée de manœuvre stratégique.
L'ancien ministre a particulièrement insisté sur les risques pour la stabilité nationale et l'intégrité territoriale, citant des incidents diplomatiques, notamment avec le Maroc, et des décisions précipitées dans le secteur éducatif.
"Pour le bien du pays, pour la sûreté des Sénégalais, pour la stabilité de notre pays, pour l'intégrité du territoire national, il faut regarder à deux fois avant de donner davantage de pouvoir à ce parti", a-t-il averti, tout en reconnaissant le choix souverain des Sénégalais lors des élections du 24 mars.
FMI-SÉNÉGAL : RETOUR À LA CASE DÉPART
Le programme d'aide de 1,8 milliard de dollars obtenu en 2023 est gelé. Une refonte de l'accord est désormais nécessaire, selon le ministre des Finances Cheikh Diba. Le gouvernement vise désormais un nouvel accord au plus tard au premier trimestre 2025
(SenePlus) - Le ministre des Finances, Cheikh Diba, a annoncé en marge des réunions annuelles du FMI à Washington que le programme du Sénégal avec l'institution internationale devait être révisé après qu'un audit a révélé une dette et un déficit budgétaire plus élevé que précédemment déclaré.
«Le programme actuel doit être mis à jour», a déclaré M. Diba, cité par Bloomberg. "Nous sommes en discussion avec le Fonds." Le gouvernement vise désormais un nouvel accord avec le FMI au plus tard au premier trimestre 2025.
L'audit, commandé par le nouveau président Bassirou Diomaye Faye, a mis en lumière des chiffres alarmants concernant les cinq dernières années de la présidence de Macky Sall. Le déficit budgétaire s'élève en réalité à plus de 10% du PIB, soit près du double des 5,5% initialement déclarés. Le ratio dette/PIB fin 2023 atteint plus de 80%, contre 73% annoncés précédemment, selon les conclusions de l'audit confirmées par une revue indépendante du FMI.
Ces révélations ont eu des répercussions immédiates : Moody's a dégradé la note de crédit du pays plus profondément dans la catégorie spéculative, avec une possible nouvelle baisse à venir. Les eurobonds sénégalais ont connu une brève période de vente massive.
Le programme de 1,8 milliard de dollars obtenu auprès du FMI en 2023 est désormais "en suspens". Un versement prévu de 338 milliards de francs CFA cette année est reporté à 2025. "Nous étions conscients des conséquences", a reconnu le ministre Diba, "mais quand nous avons réalisé qu'il y avait ces écarts fondamentaux entre les chiffres communiqués au Fonds, qui formaient la base de notre relation, nous avons compris que nous devions les signaler".
Les fonds déjà déboursés ne seront pas à rembourser, selon le ministre : "Cela aurait été le cas si nous avions essayé de cacher les faits et que nous avions été pris. Dans ce cas, le Sénégal a fait l'audit et est revenu vers le FMI avec les chiffres corrects."
Par ailleurs, le gouvernement a lancé une revue des contrats dans le secteur des ressources naturelles. "Nous ne pouvons pas changer les règles du jeu pendant le jeu, mais l'État a le droit de vérifier si les contrats respectaient les codes miniers et pétroliers en vigueur à l'époque", a précisé M. Diba.
Cette révision intervient alors que le Sénégal s'apprête à devenir un producteur significatif de pétrole et de gaz. Le projet GTA de gaz naturel liquéfié de 4,8 milliards de dollars, mené par BP et Kosmos Energy, devrait démarrer cette année, tandis que le développement pétrolier de Sangomar, exploité par Woodside Energy, est en production depuis juin.
Ces projets devraient stimuler la croissance économique du pays, attendue à 6% cette année et plus de 10% en 2025.
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EMMANUEL MACRON SUIVI À LA TRACE
Le Monde démontre comment les joggings des gardes du corps du président français trahissent ses déplacements. Les traces GPS laissées par ses gardes du corps dessinent une carte précise des voyages du chef de l'État, jusqu'à ses lieux de résidence
Une enquête exclusive du journal Le Monde révèle une faille de sécurité majeure dans l'appareil de protection du président français. Via l'application de sport Strava, les déplacements des membres du Groupe de Sécurité de la présidence de la République (GSPR) sont accessibles au grand public.
Les journalistes ont identifié douze profils d'agents du GSPR sur la plateforme. Leurs activités sportives, enregistrées et partagées publiquement, dessinent avec précision les voyages présidentiels à travers le monde. Plus préoccupant encore, l'enquête démontre qu'il est possible de localiser à l'avance les hôtels où séjourna Emmanuel Macron, grâce aux parcours de jogging de ses gardes du corps effectués lors des repérages.
L'enquête met également en lumière l'exposition des données personnelles des agents : photos, noms, familles et adresses sont visibles sur leurs profils Strava. Alerté par Le Monde, l'Élysée a minimisé l'importance de ces révélations. À ce jour, la majorité des profils identifiés reste accessible au public.
Cette faille de sécurité sans précédent touche également d'autres personnalités politiques mondiales, comme le révélera prochainement la seconde partie de l'enquête du Monde consacrée à la présidence américaine.
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MADIAMBAL DIAGNE DÉNONCE UNE CRISE AU SOMMET DE L’ÉTAT
Entre un président qui veut "rassembler" et un Premier ministre décrit comme "sectaire", le fossé semble se creuser à la tête de l'exécutif, selon Madiambal Diagne. Ce dernier pointe des "espoirs déçus" par le nouveau pouvoir
Invité de l'émission "Le Grand Jury" de RFM ce dimanche 27 octobre, Madiambal Diagne, candidat aux législatives anticipées du 17 novembre, a livré une analyse sans concession de la situation politique et économique du Sénégal.
Le patron du groupe de presse "Avenir Communication" a notamment mis en lumière les tensions qui secouent l'exécutif, évoquant "une crise ouverte" entre le président Bassirou Diomay Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko. L'affaire de la nomination contestée de Samba comme président du conseil d'administration de la Société nationale des HLM illustre, selon lui, cette fracture au sommet de l'État.
Sur le plan économique, le candidat dresse un tableau préoccupant après sept mois de gouvernance Pastef : coupures d'électricité, flambée des prix, arrêt des chantiers publics, et dégradation de la notation financière du pays. "Les espoirs sont déçus", affirme-t-il, estimant que "la base électorale de Pastef s'est complètement érodée".
Concernant le protocole du Cap Manuel, Madiambal Diagne lance un défi aux autorités : "Qu'on ouvre une enquête publique et je suis prêt à témoigner". Il évoque l'existence d'un "soutien matériel et financier" accordé à Ousmane Sonko pour la présidentielle.
S'agissant du débat proposé entre Amadou Ba et Ousmane Sonko, le candidat se déclare favorable à cette confrontation, malgré l'opposition du CNRA. "On ne peut pas faire l'économie de ce débat", insiste-t-il, appelant les médias à l'organiser.