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4 avril 2025
International
KAMALA HARRIS ASSURÉE D'ÊTRE LA CANDIDATE DES DÉMOCRATES À LA PRÉSIDENTIELLE
Les démocrates ont annoncé en milieu de journée que la vice-présidente américaine avait recueilli le soutien de plus de la moitié des délégués pour son investiture, lors d'un vote en ligne.
Kamala Harris est désormais assurée de devenir la candidate des démocrates à l'élection présidentielle de novembre, après avoir recueilli le soutien de plus de la moitié des délégués lors d'un vote en ligne, a annoncé vendredi son parti.
Les démocrates ont annoncé en milieu de journée que la vice-présidente américaine avait recueilli le soutien de plus de la moitié des délégués pour son investiture, lors d'un vote en ligne.
La quinquagénaire s'est dite "honorée" d'avoir dépassé ce seuil avant même la clôture du scrutin lundi. Elle acceptera cette investiture la semaine prochaine et la célébrera lors d'une grande soirée à la convention démocrate, prévue à Chicago, mi-août.
Moins de 100 jours pour convaincre
Kamala Harris a désormais moins de 100 jours pour convaincre les électeurs américains de la soutenir face à l'ancien président républicain Donald Trump.
"Cela ne va pas être facile, mais nous allons y arriver. Et en tant que votre future présidente, je sais que nous sommes à la hauteur pour cette bataille", a-t-elle lancé dans une intervention téléphonique retransmise lors d'un événement de campagne.
Dans ce duel de haute voltige, la démocrate part toutefois avec un avantage financier conséquent.
L'équipe de campagne de Kamala Harris a annoncé avoir récolté 310 millions de dollars en juillet, plus du double des fonds recueillis par Donald Trump, un montant en grande partie engrangé depuis que la vice-présidente a remplacé Joe Biden pour l'élection de novembre.
Le financement joue un rôle essentiel dans les campagnes américaines, aux montants souvent astronomiques, la nouvelle candidate démocrate avait recueilli 200 millions de dollars en moins d'une semaine après le retrait le 21 juillet de Joe Biden, les donateurs désenchantés par le président vieillissant faisant leur retour.
Cette levée de fonds a été "alimentée par le meilleur mois de collecte auprès de petits donateurs dans l'histoire de la présidentielle" américaine et représente "plus du double" de ce que la campagne de Donald Trump a récolté le même mois, s'est-elle félicitée.
Course aux millions
L'équipe du candidat républicain a annoncé jeudi dans un communiqué avoir recueilli 138,7 millions de dollars en juillet, une somme conséquente engrangée le mois où Donald Trump a survécu à une tentative d'assassinat et a reçu un soutien triomphal à la convention républicaine.
Les sommes vertigineuses des campagnes présidentielles américaines sont largement dépensées dans des clips très onéreux de promotion du bilan et des promesses des candidats. Internet et les chaînes de télévision en sont inondés durant les mois précédant le scrutin.
L'ONG Open Secrets, spécialisée dans le financement politique, estime que l'élection de 2024 pourrait être la plus coûteuse de l'histoire américaine, dépassant le record des 5,7 milliards de dollars (environ 5,2 milliards d'euros) dépensés pour celle de 2020.
Par comparaison, la loi limite à 22,5 millions d'euros les dépenses de campagne de chaque candidat présent au second tour de la présidentielle en France.
Plombé par les inquiétudes des électeurs et la pression des élus quant à son âge et à ses capacités physiques comme mentales, Joe Biden, 81 ans, a plié et annoncé son soutien à sa vice-présidente Kamala Harris pour reprendre le flambeau.
Depuis, le camp démocrate a bénéficié d'un nouvel élan favorable mais, préviennent les observateurs, il devrait se méfier d'un excès d'optimisme, car, même si l'écart se resserre, Donald Trump conserve toujours une avance dans les sondages.
L'AVEU EMBARRASSANT
L'ambassade d'Ukraine à Dakar a de nouveau créé la polémique en publiant une vidéo confirmant son appui armé aux rebelles du nord Mali. Face à cette ingérence dans les affaires intérieures maliennes, le mutisme des autorités sénégalaises intrigue
Sur sa page Facebook, un extrait d’une déclaration du porte-parole du service de renseignement militaire ukrainien, Andriy Yusov, dans lequel il confirme que Kiev a appuyé les rebelles indépendantistes du Cadre stratégique pour la défense du peuple de l’Azawad (CSp-DpA) contre les forces armées maliennes et les milices Wagner. Toutefois, la diplomatie sénégalaise sous l’impulsion du tandem Diomaye-Sonko reste toujours silencieuse.
C’est une vidéo qui suscite la polémique sur la toile. Elle est l’œuvre de l’ambassade de l’Ukraine au Sénégal. En effet, la représentation diplomatique de Kiev à Dakar a posté une déclaration du porte-parole de leur service de renseignement militaire, Andriy Yusov.Dans cet extrait, traduit en français, d’une émission avec une chaîne de télévision ukrainienne, il a confirmé que ses services ont collaboré avec les rebelles qui opèrent dans le nord du Mali. « Les criminels russes sont effectivement devenus actifs en Afrique. Avec leurs mercenaires, ils onttenté de résoudre des problèmes géopolitiques et économiques, de changer ou de soutenir certains gouvernements. Et aujourd’hui le monde entier constate que la Russie n’a plus le même potentiel et les mêmes capacités. Cela signifie qu’il y aura moins de nouvelles commandes et que l’on comptera moins sur elles pour résoudre les problèmes de la région. Et le fait que les rebelles aient les informations nécessaires et pas seulement des informations qui leur ont permis de mener avec succès une opération contre les criminels de guerre russes est un fait que le monde entier a déjà constaté», a déclaré Andriy Yusov dans la vidéo publiée, le 30 juillet 2024 et en ligne jusqu’à hier soir, sur la page Facebook de l’ambassade de l’Ukraine au Sénégal.
Le porte-parole du service de renseignement militaire ukrainien a indiqué qu’il ne souhaite pas entrer dans les détails pour l’instant. Il a, en outre, fait savoir : « les criminels de guerre russes seront punis dans n’importe quelle partie du monde où qu’ils se trouvent. Tout ce que l’Ukraine fait s’inscrit dans le cadre du droit international.» Une thèse défendue par son chef au renseignement, le général Budanov.
La vidéo est chapeautée par un message de l’ambassadeur d'Ukraine au Sénégal, Yurii Pyvovarov, qui semble récidiver après l’épisode de mars 2022. «Le travail se poursuivra. Il y aura certainement d'autres résultats. La punition des crimes de guerre et du terrorisme est inévitable. C'est un axiome», a écrit l’ambassade d’Ukraine. Cet appui témoigne du prolongement de la guerre Russie-Ukraine sur le théâtre africain où les milices Wagner appuient les Forces armées maliennes (Fama) qui font face depuis 2013 à des groupes armées extrémistes et indépendantistes depuis 2013.
Un silence très lourd du coté de la diplomatie sénégalaise
Il faut constater que cette publication de l’ambassade de l’Ukraine à Dakar n’a pas encore fait réagir la diplomatie sénégalaise. Elle s’est emmurée dans un silence incompréhensible. Une absence de réactivité qui surprend. Car la politique de « bon voisinage » fait partie de l’DN de la diplomatie sénégalaise. C’est pourquoi la posture actuelle de la diplomatie face à une publication qui confirme l’appui du service de renseignement de Kiev aux rebelles indépendantistes face à un « pays frère » fait beaucoup jaser. Surtout qu’il faut rappeler que dès les premières heures du conflit au Nord du Sénégal, le Sénégal s’était engagé dans le théâtre malien pour aider le Mali à défendre son intégrité territoriale.
Cette position du ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères contraste avec le projet des nouvelles autorités qui se définissent comme des souverainistes et panafricains. Pourtantle régime de Macky Sall qui étaitfavorable, selon certains, aux intérêts occidentaux, avait eu un ton ferme face au représentant de l’Ukraine au Sénégal. En effet, dans un post sur Facebook, en mars 2022, l’ambassade d’Ukraine avait posté un formulaire pour enrôler des « étrangers» dans sa guerre contre la Russie. La réaction de Dakar a été sans conséquence. La cheffe de la diplomatie sénégalaise à l’époque avait convoqué l’ambassadeur d’Ukraine au Sénégal, Yurii Pyvovarov et l’avait sommé de supprimer sa publication. Rappelant à l’ordre le diplomate ukrainien, Aissata Tall Sall avait précisé que «le recrutement de volontaires, mercenaires, et combattants étrangers sur le territoire sénégalais est illégal et passible de peines prévues par la loi ».
Enfin, cette posture des nouvelles autorités face à ce qui semble être une attaque contre un pays africain sonne comme une dissonance au serment du président de la République qui a juré «de ne ménager aucun effort pour la réalisation de l’unité africaine». Elle entre aussi en contradiction avec l’attachement du Sénégal à la réalisation de l’unité africaine. C’est pourquoi, sur la toile, le malaise s’installe même parmi les proches des nouvelles autorités. Un avis de recherche est lancé sur la toile pour amener la cheffe de la diplomatie sénégalaise Yassine Fall à sortir de son silence.
MANIFESTATION MEUTRIÈRE CONTRE LA VIE CHERE AU NIGERIA
De violentes manifestations contre les pénuries alimentaires, les prix élevés de l’énergie et la corruption ont fait au moins 13 morts dans plusieurs villes du Nigéria, a indiqué, vendredi, Amnesty international qui condamne une ‘’répression violente’’
De violentes manifestations contre les pénuries alimentaires, les prix élevés de l’énergie et la corruption ont fait au moins 13 morts dans plusieurs villes du Nigéria, a indiqué, vendredi, Amnesty international qui condamne une ‘’répression violente’’.
‘’Six personnes ont été tuées dans la ville de Suleja, près de la capitale Abuja (centre), quatre à Maiduguri (nord-est) et trois à Kaduna (nord-ouest)’’, rapporte un communiqué publié sur le réseau social X.
De grandes villes dont la capitale Abuja ont été, jeudi, le théâtre d’affrontements entre la police et des manifestants qui protestaient contre les pénuries alimentaires, les prix élevés de l’énergie et la corruption.
L’ONG condamne les morts enregistrés au cours de ces ‘’manifestations pacifiques’’ dans plusieurs villes du pays. ‘’La répression violente contre des manifestants pacifiques est injustifiée et inacceptable’’, déplore-t-elle dans le document.
D’après Amnesty international les forces de sécurité ont délibérément tiré sur des personnes qui manifestaient contre la hausse du coût de la vie. Elle ajoute que le recours aux armes à feu pour gérer les manifestations doit cesser.
L’organisation pour la défense des droits de l’Homme et le respect de la Déclaration universelle des droits de l’Homme invite les autorités nigérianes à ouvrir une enquête pour que les auteurs de ces incidents meurtriers ‘’répondent de leurs actes dans le cadre d’un procès équitable’’.
CONDAMNATION DE DADIS CAMARA, SES AVOCATS VONT FAIRE APPEL
Le Collectif des avocats de l’ancien président guinéen, Moussa Dadis Camara, a décidé d’introduire un appel après la condamnation de ce dernier à 20 ans de prison pour crime contre l’humanité dans le ‘’procès des évènements du 28 septembre 2009”.
Le Collectif des avocats de l’ancien président guinéen, Moussa Dadis Camara, a décidé d’introduire un appel après la condamnation de ce dernier à 20 ans de prison pour crime contre l’humanité dans le ‘’procès des évènements du 28 septembre 2009”.
Le tribunal de Conakry a reconnu l’ex-président guinéen Moussa Dadis Camara coupable de ‘’crimes contre l’humanité’’ et l’a condamné à 20 ans de prison, mercredi, dans le procès du ‘’Massacre du 28 septembre 2009”.
‘’Le collectif rejette en bloc cette décision et, pour marquer son désaccord, entend, en accord avec le président Moussa Dadis Camara, relever appel de ce jugement inique pour qu’il soit censuré par la juridiction d’appel’’, indique un communiqué rendu public jeudi.
L’ancien président guinéen (2008-2009) était poursuivi pour ‘’assassinats, violences sexuelles, actes de torture, enlèvements et séquestrations, commis dans la répression d’un rassemblement de l’opposition dans un stade de Conakry’’.
Au moins 156 personnes ont été tuées, par balle, au couteau, à la machette ou à la baïonnette, et des centaines blessées, selon des ONG et organisations de la société civile.
Le collectif des avocats entend saisir la Cour de justice de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) pour ‘’faire sanctionner les nombreuses violations des droits de l’Homme dont le président Moussa Dadis Camara est victime depuis le 27 septembre 2022’’, mentionne le document.
Les avocats de l’ancien chef d’Etat disent avoir pris ‘’acte’’ de la décision rendue mercredi par le Tribunal de Première Instance de Dixinn, une commune située à Conakry, la capitale guinéenne, statuant en matière criminelle dans l’affaire dénommée “procès des évènements du 28 septembre 2009”.
Le Collectif dit être ‘’surpris’’ par cette ‘’condamnation’’ du Capitaine Dadis Camara pour ‘’crimes contre l’humanité sur la base de la responsabilité du supérieur hiérarchique en violation des règles juridiques les plus élémentaires qui gouvernent tout procès criminel, notamment celles relatives aux droits de la défense’’.
Selon les avocats, pendant près de deux ans de procès, Moussa Dadis Camara ‘’n’a jamais été entendu’’, par le Tribunal sur les faits pour lesquels il a été condamné.
LA CÔTE D’IVOIRE PAS EN GUERRE CONTRE L’AES
Le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI, opposition), la formation politique de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, dénonce des propos contre l’un de ses cadres après un séjour au Burkina Faso.
Le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI, opposition), la formation politique de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, dénonce des propos contre l’un de ses cadres après un séjour au Burkina Faso.
Le secrétaire général du PPA-CI, Jean Gervais Tchéide, a réagi ce jeudi 1er août 2024, à la suite d’une déclaration du porte-parole principal du RHDP (pouvoir), Adjoumani Kouassi, qui a appelé à ce que M. Koné Katinan, un responsable du PPA-CI, soit « entendu ».
« Koné Katinan doit rendre compte à l’Etat ivoirien de la mission qu’il est allé faire au Burkina Faso. Il mérite d’être entendu par les autorités compétentes », a affirmé ce mercredi 31 juillet 2024 M. Adjoumani Kobenan Kouassi, lors d’une conférence de presse, à Abidjan.
Pour Jean Gervais Tchéide, « ce qui est dit le concernant participe de l’ignorance et de l’inculture politique ». Avant d’expliquer l’objet de la mission de Koné Katinan au Burkina Faso, il a fait l’état des relations entre la Côte d’Ivoire et l’Alliance des Etats du Sahel (AES).
« En ce que je sache et en ce que le PPA-CI sache, la Côte d’Ivoire n’est pas en guerre contre aucun pays de l’AES, ils ne sont pas nos ennemis, au point que lorsque quelqu’un s’y rend, il devient persona non grata ou encore l’ennemi public », a-t-il fait observer.
A ce jour, « la Côte d’Ivoire entretient des relations diplomatiques avec le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Nous ne sommes pas en rupture (…). Il n’y a donc aucun problème entre la Côte d’Ivoire et ces pays-là », a soutenu M. Tchéide.
« Mieux, je crois savoir que le chef de l’Etat de Côte d’Ivoire n’a de cesse d’inviter le président de la Transition malienne, Assimi Goïta, en Côte d’Ivoire et que des représentants de l’AES ont été reçus ici à Abidjan », a-t-il renchéri.
« De façon plus particulière, M. Katinan Koné est allé représenter Laurent Gbagbo, qui a été invité par une association burkinabè qui voulait l’honorer dans le cadre de la recherche de la paix et lui décerner même un prix », a précisé Jean Gervais Tchéide.
Selon M. Tchéide, le président du PPA-CI a « dépêché M. Katinan pour le représenter et c’est en reconnaissance de l’hommage rendu à M. Gbagbo que le ministre Katinan a remercié ses hôtes et a rappelé que cet hommage qui est fait par cette association n’est pas le seul ».
« Mieux, le président de la Transition burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, dans une vidéo devenue virale, a dit que les Occidentaux, l’impérialisme nous trompent toujours ; et lorsqu’ils veulent détruire quelqu’un, ils noircissent son image et ils le font passer pour ce qu’il n’est pas », a-t-il ajouté.
Ibrahim Traoré « a dit cette phrase : qui n’a pas détesté Gbagbo, on nous a menti, on nous a fait le détester. Le disant, il reconnaît longtemps après, bien sûr, que le mal a été fait et que Gbagbo a été victime d’une manipulation », a poursuivi le secrétaire général du PPA-CI.
« Les pays de l’AES, qui sont nos frères, font face à une grande menace avec les attaques terroristes. Quel mal y a-t-il pour un Africain à soutenir ses frères Africains qui sont en butte à des mouvements djihadistes qui endeuillent et sèment la désolation dans ces pays-là », s’est interrogé M. Tchéide.
« Pour ceux qui montent sur leurs grands chevaux, pour demander et menacer comme ils savent le faire, d’habitude, on les laisse et nous, on continue notre chemin ». D’ailleurs, « Gbagbo l’a dit, la Cedeao, la seule chose de bien, c’est sa création, il faut la réformer », a-t-il laissé entendre.
« Si fatigués d’attendre qu’elle (la Cedeao) soit réformée, que des pays la quittent, et bien ceux qui sont restés, si vous voulez qu’on fasse revenir les frères qui sont partis, ce n’est pas en tirant sur eux, en les vouant aux gémonies qu’on va les faire revenir », a-t-il estimé.
Pour le secrétaire général du parti de Gbagbo, « quand il y a un problème, il faut avoir le courage de l’identifier et de le traiter en tant que communauté, plutôt que de casser le thermomètre parce que le bébé fait la fièvre ».
Katinan Koné qui devait soutenir, ce mercredi 31 juillet 2024, sa thèse de doctorat en science économique et de gestion sur un thème lié au foncier ivoirien, n’a pu exposer, en raison d’une manifestation d’étudiants à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, la plus grande du pays.
« Si d’aventure, c’était téléguidé, et bien ceux qui l’ont fait c’est comme si c’était une guerre à l’hivernage, ça ne sert absolument à rien. La thèse du ministre Katinan sera soutenue, elle est déjà rédigée, si elle n’a pas été faite hier, ça sera fait un autre jour dans les conditions requises », a-t-il dit.
« Je ne dis pas que c’est téléguidé, mais si d’aventure c’était le cas, on peut faire la guerre à des individus, mais on ne peut pas faire la guerre du savoir », a-t-il partagé. La Fesci, le principal syndicat estudiantin, a souligné que l’organisation est « apolitique » et ne cherche qu’à défendre les étudiants.
PAR Oumou Wane
LA GUERRE DE 100 JOURS
Je ressens le besoin d’une presse qui s’engage à analyser les réformes en cours avec rigueur et impartialité. Ce n’est qu’en s’élevant au-dessus des querelles mesquines que la presse pourra assumer pleinement son rôle
Depuis l’avènement du nouveau gouvernement en avril, une certaine presse semble s’être engagée dans une véritable croisade démagogique contre les initiatives d’Ousmane Sonko et de Bassirou Diomaye Faye. Des articles récents illustrent parfaitement cette dérive populiste et sensationnaliste qui gangrène notre paysage médiatique.
Prenons d’abord l’article qui évoque la proposition de vendre l’avion présidentiel pour financer des cliniques mobiles. À première vue, cette idée pourrait séduire par son apparente simplicité et son potentiel symbolique. Cependant, ce raisonnement repose sur un simplisme trompeur. Vendre un avion présidentiel n’est pas une simple transaction ; c’est une décision mêlant symbolisme politique et pragmatisme financier. Réduire ce sujet à une solution miracle pour améliorer notre système de santé, c’est ceder à la démagogie la plus grossière. Les réformes de santé devraient être jugées sur leur durabilité et leur structuration, plutôt que sur des gestes symboliques destinés à flatter l’ego d’une presse avide de titres accrocheurs.
Ensuite, les critiques indignes sur le sac et les chaussures d’une des premières dames Faye, révèle une autre facette de ce journalisme dévoyé. Les médias semblent plus préoccupés par les querelles personnelles et les critiques acerbes que par une analyse approfondie des politiques publiques. Ce type de journalisme détourne l’attention du public des véritables enjeux. Au lieu de se concentrer sur les insultes et les invectives, les médias devraient encourager un débat constructif et éclairé sur les défis et les solutions pour notre pays.
Il est navrant de voir les médias se vautrer dans la démagogie, préférant les titres chocs et les controverses stériles aux analyses sérieuses et aux critiques constructives. Le rôle des médias est d’informer et d’éclairer, non de fomenter des polémiques inutiles qui n!apportent rien au débat public. En adoptant une attitude plus responsable, les médias pourraient jouer un rôle crucial dans le développement et la stabilité du Sénégal. Au lieu de cela, ils alimentent une atmosphère de méfiance et de confusion, tentant d’empêcher le gouvernement de se concentrer sur ses priorités et de prouver sa valeur.
Depuis l’investiture de Bassirou Diomaye Faye et la nomination d’Ousmane Sonko comme Premier ministre, le nouveau gouvernement a annoncé des réformes ambitieuses. La décision de réaliser un état des lieux économique et financier pour dresser la situation générale des finances publiques est tout à fait nécessaire. Cette démarche, empreinte de pragmatisme et de vision, pourrait marquer le début d!une transformation systémique de notre pays, en phase avec les promesses de campagne de Faye et Sonko.
Cependant, certains médias semblent continuer à suivre une ligne éditoriale peu constructive. Cela soulève des questions sur leur capacité à jouer leur rôle de contre-pouvoir et à informer le public de manière objective. En tant que citoyen, je ressens le besoin d’une presse qui ne se contente pas de relayer des critiques, mais qui s’engage à analyser les réformes en cours avec rigueur et impartialité.
Il est temps que la presse sénégalaise se ressaisisse et prenne conscience de son rôle fondamental dans notre société. En se détournant de la démagogie et en revenant à un journalisme de qualité, les médias peuvent véritablement contribuer à la construction d’un Sénégal prospère et juste. Les cent premiers jours du nouveau gouvernement sont cruciaux, et j’espère sincèrement que les médias joueront le jeu en offrant une couverture équilibrée et éclairée des réformes en cours.
Ce n’est qu’en s’élevant au-dessus des querelles mesquines et en adoptant une approche journalistique digne de ce nom que la presse pourra assumer pleinement son rôle de quatrième pouvoir, garantissant ainsi un avenir prometteur pour notre pays. Les grandes figures littéraires telles que Victor Hugo, en son temps, ont utilisé leur plume pour éclairer et élever les consciences. Il est temps que la presse sénégalaise s’inspire de ces illustres exemples et reprenne sa place en tant que phare de la vérité et de la justice dans notre société.
Oumou Wane est présidente de Citizen Media Group-Africa7
CONDAMNÉ À 20 ANS DE PRISON, DADIS CAMARA VA ATTAQUER LA DÉCISION DU JUGE
L’ancien président au moment du massacre commis au stade en septembre 2009 fera appel de ce verdict qualifié par sa défense d’« inique et dangereuse » pour l’avenir de la Guinée.
Le capitaine Moussa Dadis Camara n’est pas « d’accord » avec la décision qui a été rendue ce 31 juillet 2024 à son encontre par le tribunal criminel de Dixinn, le condamnant à 20 d’emprisonnement pour crimes contre l’humanité.
L’ancien président au moment du massacre commis au stade en septembre 2009 fera appel de ce verdict qualifié par sa défense d’« inique et dangereuse » pour l’avenir de la Guinée.
«Cette décision sera attaquée par voie d’appel », a annoncé maître Pépé Antoine Lamah, un des avocats du désormais condamné ancien chef d’Etat, rapporte Africaguinée.
La défense de M. Camara considère que la requalification des faits en crimes contre l’humanité viole ses droits, dès lors que cette question n’a pas été débattue lors du procès.
Par Ibou FALL
HEUREUX QUI, COMME DIOMAYE, FAIT DE BEAUX VOYAGES
Le président est de retour à Paris, à l’occasion de l’ouverture officielle des Jeux Olympiques 2024. Ça lui fera, en moins de deux mois, son deuxième séjour en France
Le président Bassirou Diomaye Faye est de retour à Paris, à l’occasion de l’ouverture officielle des Jeux Olympiques 2024. Ça lui fera, en moins de deux mois, son deuxième séjour en France. La première fois, c’est la première Première dame qui l’accompagne ; à la seconde, c’est la deuxième épouse.
Bien entendu, compte tenu du niveau du débat public, ça s’est beaucoup questionné sur le… sac à main de Madame Diomaye Faye, deuxième du nom. On peut s’estimer heureux, le débat aurait pu tomber bien plus bas.
Les effets de l’application stricte de l’article 80 observée ces derniers temps ?
Toujours est-il que l’on assistera à un questionnement philosophique de haute facture sur le sac à main de Madame la deuxième Première dame : est-ce un Céline original, très classe, qui coûterait près de trois millions de nos misérables francs Cfa ou une vulgaire imitation achetée dans un bazar de Sandaga ?
Dans le premier cas, on peut toujours se demander quels secrets de femme peut bien garder un sac qui coûte aussi cher ; foin du misérabilisme, il faut bien que les deniers du contribuable rehaussent le standing de nos dirigeants. Ils n’auront pas enduré le parcours du combattant dont un passage par la case prison, pour ensuite venir jouer les crève-la-faim.
De toutes manières, ce n’est pas dans le style de l’homme : le modeste inspecteur du fisc qu’il est, malgré ses environ trois cent mille francs de salaires mensuels, ne meurt pas de faim ; son pied-à-terre dakarois, qu’il occupe malgré lui, loin des coups de pilon de son Ndiaganiao matinal, selon le journal officiel, coûterait après expertise, terrain et constructions, l’un dans l’autre, pas loin des 275 millions, en vulgaires Cfa.
Passons sur son champ de plus de quatre hectares et autres propriétés de moindre envergure… La question que tout le monde se pose, en cachette bien entendu, article 80 oblige : comment cela peut-il se faire ?
Mauvaise pioche
On devrait plutôt se demander pourquoi tous les Sénégalais moyens n’ont pas ce patrimoine. C’est sans doute au «Projet» d’y remédier. Ses prophètes ont pour cela cinq ans de stage et cinquante ans de mirage.
Faudrait souhaiter bien du plaisir à leur 54% d’électeurs ?
Et puis, trêve de pinailleries : tout ceci est derrière lui désormais. Il y a le modeste salaire du fonctionnaire sorti de geôle pour devenir président de la République qui fait des bonds de crapaud entre mars et avril 2024, flirtant avec les cinq millions mensuels ; bien entendu, les fonds «politiques» comptent pour du beurre qui devrait fondre au soleil ; quant à sa modeste Ford à 19 millions (toujours en p’tits Cfa qu’on devrait larguer selon le «Projet» d’avant mars 2024) par un coup de baguette mackyavélique, elle se transforme en un parc automobile et une flotte aéronautique…
Tout ça pour dire que Madame la deuxième Première dame, laquelle est dans notre histoire, suprême honneur, la première deuxième dame sénégalaise, devrait pouvoir collectionner les sacs Céline, les robes Dior, les bijoux Van Cleef and Arpels, les lunettes Rayban, les escarpins Louboutin, fleurer bon les senteurs Chanel sans que des esprits chagrins ne s’en indignent.
C’est vrai, des escarpins, des bijoux, des sacs et des tailleurs, les stylistes sénégalais en produisent. Mais Madame la deuxième Première dame n’est pas obligée de s’en encombrer : des goûts et des couleurs, dit-on…
Il se trouve quand même dans la plèbe, quelque manant zélé qui tient à ce que la modestie présidentielle soit préservée. Rappelez-vous, la petite promenade républicaine, un jour de semaine, aux heures de bureau, pour faire comme n’importe quel musulman sénégalais : acheter à chaque épouse une respectable bête à cornes torsadées pour presque rien. C’est aussi cela l’esprit : foin du gaspillage !
Et donc, pour préserver l’image du président de la République qui préfère les coups de pilon du petit matin bucolique de Ndiaganiao au clairon de la Garde rouge présidentielle urbaine, un souk de Sandaga présentera sur les réseaux sociaux le modèle en contrefaçon du Céline avec une détermination touchante, exposant Madame la deuxième Première dame au risque de voir une brigade parisienne de défenseurs de la propriété intellectuelle foncer sur elle en pleine soirée de gala pour saisir son sac…
On s’égare. Revenons au séjour parisien du couple présidentiel.
On s’épargnera la saillie de son Premier ministre qui attend que son employeur soit en France pour poser le débat surréaliste de la réhabilitation de la dignité africaine via la réécriture de l’histoire des «tirailleurs africains», redevenus sénégalais pour l’occasion.
Un sujet qui aurait pu fâcher, tout comme sa tirade contre le Président français à l’occasion de la visite de l’opposant Jean-Luc Mélenchon.
M. Ousmane Sonko, que le doute raisonnable n’habite pas, pour la seconde fois, concernant la France, entre par effraction dans les relations internationales et la diplomatie, lesquelles, dans les usages comme dans la Constitution, relèvent du domaine réservé du chef de l’Etat.
Si ce n’était que ça…
Quel que soit le bout par lequel on la prend, l’affaire des tirailleurs sénégalais morts à Thiaroye en 1944 est une affaire franco-française. Des Nègres originaires des colonies décident de servir la France ; pas seulement pour la guerre de libération de leur pays contre l’Allemagne ; bien avant cela, pour que les comptoirs du Sénégal deviennent une colonie du même nom, il se trouve des autochtones enthousiastes à l’idée de rallier les troupes françaises, histoire d’achever la mission civilisatrice.
Ils seront les spahis, en remplacement des Algériens et autres, qui vaincront les roitelets locaux dont le mauvais goût sera de se prendre pour des résistants ; ils feront respecter l’ordre colonial sans se faire beaucoup de scrupules quant à la méthode. Ils seront des armées qui libèrent la France en 1945, tout comme des troupes en déroute qui ramènent des estropiés et des dépressifs d’Indochine et d’Algérie.
Sur la même lancée, les «souverainistes» locaux, sous la houlette de Guy Marius Sagna, pressent les maires de «décoloniser» l’esprit de nos villes. Il y a des noms de rues qui ne sonnent pas africain. C’est le remake des débaptisations de «l’école nouvelle» des années 80, et du débat plus récent sur la statue de Faidherbe à Saint-Louis qu’il faut ôter des yeux des gens honnêtes. Le pont du même nom, que Gustave Eiffel a construit, pourrait, par la même occasion, être démonté et rentrer en France, n’est-ce pas ?
Oubli fâcheux…
Prière de ne pas ricaner
Le président de la République d’un pays sérieux est un Vrp, en déroulé «Voyageur représentant placier». A chacun de ses voyages, il vend la science, le savoir-faire de ses compatriotes, la qualité de vie qui attend les touristes bien inspirés de visiter son beau pays.
Lors d’un voyage officiel, le Président Senghor aurait offert à l’Empereur du Japon d’alors, Hirohito, une fresque des tapisseries de Thiès qui aurait ravi le souverain nippon, lequel, en retour, aurait passé commande d’œuvres de plasticiens sénégalais… Le Premier des Sénégalais de la période des indépendances, convaincu que le Sénégal serait la capitale du monde noir, ne manque alors jamais de mettre en valeur le talent de ses artistes. C’est ainsi qu’une fresque murale des tapisseries de Thiès orne le hall des Nations unies à New York.
Dans ses déplacements, le président Senghor ne manque pas d’offrir le spectacle des troupes de danse sénégalaises, en plus de ses remarquables plaidoyers pour la culture, le tiers-monde, le métissage et la civilisation de l’universel.
A Paris, une ville qu’il connait depuis sa folle jeunesse, en réponse au «sourire Banania» qui orne dans les années quarante la capitale pour vendre de la poudre de cacao, une fois président de la République, au milieu des années soixante-dix, il sonnera la charge vengeresse à travers une trentaine d’œuvres de peintres sénégalais dont les œuvres balafreront la capitale française.
Les voyages du président Senghor étaient autant de plaidoyers pour la culture, le savoir, le savoir-vivre et le savoir-faire sénégalais. Quand il prend la parole, depuis l’autre bout de la planète, ça résonne partout, jusque dans notre fierté. On n’imagine pas un exilé camerounais se vanter de lui administrer quelque leçon que ce soit.
Question impie : pourquoi le président Diomaye Faye voyage-t-il donc tant ?
GUINÉE, DADIS CAMARA CONDAMNÉ À 20 ANS DE PRISON
Le procureur a requis la réclusion criminelle à perpétuité contre lui et six autres accusés , ainsi que la requalification des faits en crimes contre l’humanité.
Le procureur a requis la réclusion criminelle à perpétuité contre lui et six autres accusés , ainsi que la requalification des faits en crimes contre l’humanité.
L'ancien président guinéen, Moussa Dadis Camara est accusé d'avoir ordonné et orchestré les massacres qui ont eu lieu dans le stade de Conakry le 28 septembre 2009.
Les juges ont indiqué qu’ils ne se prononceraient sur la demande de requalification des accusations qu’au moment du verdict.
Les avocats de la défense ont plaidé pour des acquittements et fait valoir que rendre une décision de reclassement au moment du verdict violerait le droit à un procès équitable des accusés, les laissant sans possibilité de se défendre contre les nouvelles accusations.
Les accusés et les parties civiles ont le droit de faire appel dans un délai de 15 jours. Le parquet a deux mois pour faire appel.
« Ce verdict constitue un moment de vérité tant attendu pour les victimes et leurs familles », a déclaré Tamara Aburamadan, conseillère juridique auprès du programme Justice internationale de Human Rights Watch.
LE COUT DE BRIGITTE MACRON POUR L’ÉLYSEE EN 2023
Un rapport publié par la Cour des comptes ce lundi 29 juillet 2024 dévoile les dépenses du cabinet de Brigitte Macron liées à la Présidence, pour l’exercice 2023. Entre voyages et représentations, la femme d’Emmanuel Macron a coûté...
Un rapport publié par la Cour des comptes ce lundi 29 juillet 2024 dévoile les dépenses du cabinet de Brigitte Macron liées à la Présidence, pour l’exercice 2023. Entre voyages et représentations, la femme d’Emmanuel Macron a coûté plus de 300 000 euros à l’Élysée.
Contrairement aux dépenses de dîners et cocktails de l’Elysée, le rapport de la Cour des comptes publié ce mois-ci révèle un budget « en légère baisse » par rapport à 2022, détaille Le Parisien. L’épouse du Président Emmanuel Macron représente 0,25 % des dépenses globales de la Présidence, pour l’année 2023 (soit 309 484 euros).
Ce chiffre exclut toutefois les dépenses partagées avec son époux. Les frais liés aux déplacements, à la garde personnelle, à l’habillement et au volet coiffure/maquillage ne sont ainsi pas comptabilisés. Ne figurent pas non plus dans ses dépenses les quatre agents chargés de filtrer son courrier (elle aurait reçu plus de 12 000 courriers, papiers ou électroniques, au cours de l’année 2023, précise Le Parisien).
Quatre salariés à son service
Brigitte Macron, qui dispose de son propre cabinet, bénéficie de deux collaborateurs et deux assistantes chargés de la gestion de son agenda. Un personnel qui l’assiste dans ses missions de représentativité de la France aux côtés de son mari, lors des sommets et réunions internationales. Elle a ainsi accompagné Emmanuel Macron au cours de onze voyages officiels en 2023, dont cinq à l’étranger.
Seize autres voyages ont été effectués sans le Président, pour ses autres missions : « Répondre aux sollicitations des Français qui souhaitent la rencontrer, superviser les réceptions officielles au palais de l’Élysée et soutenir des œuvres caritatives, culturelles ou sociales qui participent au rayonnement international de la France », précise la Cour des comptes.