Quatre agents français de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), arrêtés début décembre à Ouagadougou, sont détenus depuis par les autorités burkinabè, selon une information révélée mardi par le mensuel panafricain Jeune Afrique.
“Détenus et interrogés dans le plus grand secret à la Direction de la sûreté de l’État (DSE) pendant une dizaine de jours, ils sont désormais incarcérés séparément à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (Maco), la principale prison de la capitale burkinabè”, précise la même source,
Les quatre agents, “en mission officielle”, sont accusés “d’espionnage”, rapporte Jeune Afrique, citant une source diplomatique française.
La DGSE continuant, “en toute discrétion, à fournir une coopération technique et opérationnelle à l’Agence nationale de renseignement (ANR) burkinabè”, les agents français étaient arrivés au Burkina Faso quelques jours avant leur interpellation avec des passeports diplomatiques et des visas en règle, révèle-t-on encore.
Des pourparlers sont “toujours en cours entre les services des deux pays” pour obtenir leur libération, grâce notamment à une médiation menée par les autorités togolaises.
L’arrestation des quatre agents a poussé la douzaine de leurs collègues en poste au Burkina Faso à quitter le pays, “où ils continuaient à coopérer avec les services burkinabè malgré les tensions entre Paris et Ouagadougou”, note le mensuel panafricain.
LE NIGER SUSPENDU DES INSTANCES DE LA FRANCOPHONIE
L'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a annoncé mercredi la suspension du Niger, où un régime militaire a renversé le 26 juillet dernier le président élu Mohamed Bazoum.
L'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a annoncé mercredi la suspension du Niger, où un régime militaire a renversé le 26 juillet dernier le président élu Mohamed Bazoum.
Le conseil permanent de l'OIF, réuni mardi en session extraordinaire par visioconférence, "a prononcé la suspension de la République du Niger" avec effet immédiat, à l’exception des programmes "bénéficiant directement aux populations civiles, et ceux concourant au rétablissement de la démocratie", selon un communiqué envoyé mercredi à l'AFP.
L'OIF a également appelé à la "libération immédiate et sans conditions du président Mohamed Bazoum" et de sa famille, toujours séquestrés dans sa résidence présidentielle avec sa femme Haziza et leur fils Salem.
La Francophonie a par ailleurs exigé le "rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel et de la démocratie au Niger" et a appelé les autorités de transition à établir "un chronogramme de sortie de transition avec une durée limitée dans le temps".
Basée à Paris, l'organisation internationale de la Francophonie compte 88 États et gouvernements avec pour mission de promouvoir la "langue française et la diversité culturelle et linguistique", "la paix, la démocratie et les droits de l'Homme", ou encore "d'appuyer l'éducation".
Mi-décembre, la Cour de justice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), dont le Niger fait partie, avait ordonné au nouveau pouvoir nigérien "la mise en liberté immédiate et sans condition" de M. Bazoum et de sa famille.
La CEDEAO avait toutefois reconnu quelques jours plus tôt pour la première fois que Mohamed Bazoum a "été effectivement renversé par un coup d'État militaire". Si elle avait annoncé la suspension du Niger de ses "organes de décision" jusqu'au rétablissement de l'ordre constitutionnel dans le pays, elle avait dans la foulée repris langue avec le pouvoir militaire à Niamey.
MOHAMED DRAMÉ TUÉ A LA MITRAILLETTE, CINQ POLICIERS ALLEMANDS À LA BARRE
L’affaire fait sensation dans le pays depuis août 2022. Après la mort du jeune sénégalais Mohamed Dramé à Dortmund, abattu par la police Allemande, le procès s’est ouvert mardi au tribunal de district de Dortmund.
L’affaire fait sensation dans le pays depuis août 2022. Après la mort du jeune sénégalais Mohamed Dramé à Dortmund, abattu par la police Allemande, le procès s’est ouvert ce mardi au tribunal de district de Dortmund.
Cinq policiers sont accusés. Parmi eux, le tireur de 30 ans et le responsable des opérations âgé de 55 ans. Le tireur est accusé d'homicide involontaire. Les quatre autres policiers sont accusés d'avoir causé des lésions corporelles.
Tout s’est produit le 8 août 2022, dans l'arrière-cour d'un établissement pour jeunes de Nordstadt, à Dortmund. Ce jour-là, Mouhamed Dramé, sénégalais de 16 ans, était assis contre un mur. Il avait un couteau à la main. Il avait fui le Sénégal vers l'Allemagne et se trouvait ce lundi dans une situation de détresse psychologique. Il lui était prêté l’intention de se suicider. Les gardiens de l'établissement ont vite appelé la police, resneigne "Tagesschau".
Arrivés sur les lieux, les limiers auraient tenté de parler à Mouhamed Dramé, sans aucune réponse. Un spray au poivre sera pulvérisé sur le jeune sénégalais. Mais, l’opération s’intensifiera. En réponse au gaz poivré, le jeune homme de 16 ans se serait levé et aurait bougé dans la seule direction possible : celle des policiers. Dramé a ensuite été touché deux fois de suite avec un Taser.
Mais, presque au même moment où le deuxième coup de Taser l’atteignait, six coups de feu consécutifs ont été tirés. Le principal prévenu aurait tiré six fois sur Dramé avec un MP5, un pistolet-mitrailleur.
Les secouristes déjà présents à proximité ont tenté de sauver la vie du jeune de 16 ans. Sans succès, le jeune Sénégalais a ensuite été confirmé mort à l'hôpital. Une mort qui a provoqué la consternation en Allemagne et la police mise sur la sellette.
Le déroulement de l’opération a également été passé au peigne fin. Les experts de la police ont évoqué une escalade de la violence qui n'était pas nécessaire. Entre-temps, une enquête était déjà en cours, engagée par le parquet de Dortmund et la police de Recklinghausen, qui avaient repris l'affaire pour des raisons de neutralité. Il s’est avéré que les caméras corporelles des policiers avaient été éteintes pendant l’opération. Ils auraient probablement pu fournir des informations précieuses au cours de l'enquête.
Le procureur général de Dombert a annoncé assez rapidement que «l'opération telle qu'elle s'est déroulée, dès le début, n'était pas proportionnée». Cela aurait donné lieu à de premiers soupçons contre les policiers qui bénéficient, tout de même, de la présomption d'innocence.
PAR Farid Bathily
LA PRÉSIDENTIELLE 2024, UNE ÉPREUVE POUR LA PRESSE AMÉRICAINE
Avec le retour possible de Trump et les risques de manipulation par l'intelligence artificielle, le scrutin de l’an prochain s'annonce comme l'un des plus délicats à couvrir pour les médias américains, fragilisés par la défiance croissante du public
Alors qu’une nouvelle échéance électorale s’ouvre à partir du mois prochain avec les primaires républicaines dans l’Iowa, la presse américaine est particulièrement anxieuse. Comment aborder au mieux cet événement majeur, porteur de tant d’écueils ?
La presse est déjà fragilisés vis-à-vis du public – seuls 32% des Américains disent leur faire "entièrement" ou "grandement" confiance, selon un sondage Gallup publié en octobre 2023, soit autant que le plus bas niveau historique enregistré en 2016. Aujourd’hui, la situation est encore plus délicate parce que les médias doivent composer avec les nouveaux challenges liés aux nouvelles technologies.
C’est notamment le cas des systèmes d’intelligence artificielle susceptibles de servir d’outils de manipulation à grande échelle grâce à leur potentialité infinie.
Le facteur IA et Trump
"Je suis nerveux quant à l'impact que l'intelligence artificielle pourrait avoir sur les futures élections. L’IA personnalisée associée à la production de contenus médiatiques générés de manière convaincante pourrait s’avérer une force redoutable", s’alarmait déjà en août dernier, Sam Altman, créateur de ChatGPT, le système d’intelligence artificielle le plus célèbre au monde.
À ces sujets de préoccupations s’ajoute le cas du favori à la primaire républicaine Donald Trump, dont la campagne électorale risque d’être polarisée par un marathon judiciaire sans précédent pour un candidat à la Maison Blanche.
L’ancien président objet de 91 chefs d’accusation pourrait en effet se servir de sa situation vis-à-vis des tribunaux pour manipuler l’opinion, engageant de fait la responsabilité des médias.
Lesley R. Stahl, correspondante au magazine 60 Minutes de la chaîne de télévision CBS déplore ainsi que la couverture médiatique extensive et sans filtre assurée par les chaînes d'information en continu ait contribué à faire élire Trump en 2016.
Apprendre des erreurs du passé
"Si vous regardez avec du recul le temps d'antenne qu'il a eu, c'est stupéfiant", a-t-elle regretté le 6 décembre 2023 en marge d’un groupe de travail organisé par le New York Times sur les enjeux de la présidentielle 2024 pour les médias et la démocratie.
"Nous devons être clairs sur ce à quoi ressemblerait un deuxième mandat de Trump, de même pour Biden. Mais Trump est très explicite sur ce qu'il compte faire", a plaidé Martin Baron, ancien patron de la rédaction du Washington Post, invitant ses confrères à "refléter la vie des gens ainsi que leurs préoccupations".
Bob Woodward connu pour avoir révélé le scandale du Watergate, exhorte quant à lui la presse à s’ouvrir davantage au public afin de dissiper les doutes sur sa fiabilité. Reste que la définition d’un média devient de plus en plus complexe désormais avec les nouvelles technologies.
"Cela pourrait tout aussi bien inclure Elon Musk", s’amuse Bill Kristol, directeur de l'organisation Defending Democracy Together, à propos du milliardaire devenu acteur médiatique à part entière avec son rachat du réseau social X (ex-Twitter). "Elon Musk n’est pas un média", lui a rétorqué Dana Canedy, rédactrice en chef de l'édition américaine du Guardian. "Si, et c'est cela le problème. Nous sommes dans la même assiette, vous savez ?" a répliqué Lesley R. Stahl.
LE BRAS DE FER CONTINUE ENTRE SONKO ET LE POUVOIR
L'opposant et candidat annoncé à la présidentielle dénonce de nouvelles entraves à l'application d'une décision de justice le réinscrivant sur les listes électorales. Ses avocats affirment avoir été empêchés d'accéder à la DGE et même brutalisés
Brice Folarinwa de SenePlus |
Publication 19/12/2023
Dans un communiqué publié ce mardi 19 décembre, le collectif des avocats d'Ousmane Sonko dénonce un nouveau passage en force des autorités administratives sénégalaises. Selon Me Ciré Clédor Ly, l'huissier de justice venu signifier l'ordonnance de réinscription d'Ousmane Sonko sur les listes électorales "a été purement et simplement empêché d'entrer dans les lieux par un corridor de sécurité mis en place".
Plus grave, l'avocat affirme avoir lui-même "été empêché d'accéder au service et même brutalisé". Le collectif déplore cette "énième voie de fait et cette atteinte à l'autorité de la justice par ce refus encore une fois réitéré de l'État du Sénégal de se plier aux décisions rendues par les Cours et Tribunaux de la République du Sénégal".
Par la voix de ses avocats, Ousmane Sonko met en garde le pouvoir, assurant que "rien ne justifie qu'un huissier de justice [...] en soit empêché par des agents en faction, se disant agir sur ordre de leurs chefs". Le collectif appelle les autorités administratives à la "neutralité" et au "respect scrupuleux des décisions de justice".
Cet énième bras de fer jette une ombre sur l'État de droit au Sénégal et risque d'envenimer encore davantage les tensions politiques, à quelques mois de la présidentielle.
LA SOLIDARITÉ S'ORGANISE APRÈS L'INCENDIE MEURTRIER À CONAKRY
La solidarité s'organise mardi en Guinée au lendemain de l'explosion et l'incendie du principal dépôt d'hydrocarbures dans le centre de Conakry, qui a fait au moins 14 morts et 190 blessés et suscite l'inquiétude sur l'approvisionnement en essence.
La solidarité s'organise mardi en Guinée au lendemain de l'explosion et l'incendie du principal dépôt d'hydrocarbures dans le centre de Conakry, qui a fait au moins 14 morts et 190 blessés et suscite l'inquiétude sur l'approvisionnement en essence.
Dans la nuit de dimanche à lundi, le souffle de l'explosion et l'incendie qui a suivi dans la zone portuaire de Kaloum, le quartier administratif et des affaires de Conakry, ont provoqué d'importants dégâts matériels et mis à l'arrêt l'économie. Le feu a été circonscrit et maîtrisé lundi après-midi, mais de la fumée continue de s'échapper du site du sinistre et les pompiers sont toujours à pied d’œuvre mardi matin.
Des soldats massivement déployés, casqués et masqués empêchent la circulation dans le secteur du sinistre. La zone portuaire est désertée depuis la veille où les populations locales ont fui vers la banlieue.
"Mes enfants et mes petits-enfants sont dispersés un peu partout, il y en a qui sont vers l'aéroport chez ma petite sœur et d'autres à Ratoma (une commune à proximité, ndlr) chez un ami", raconte à l'AFP Mamadouba Bangoura, un pêcheur qui habite le quartier. "Pour rien au monde, je ne souhaite que mes enfants revivent pareilles angoisses".
Une enquête judiciaire a été ouverte par le procureur général pour déterminer les causes du sinistre et situer les responsabilités. Aucune information n'est à ce jour disponible sur l'origine de l'incendie.
Lundi, une cellule de crise a été mise en place par les autorités et un plan d'urgence sanitaire a été activé pour la prise en charge des blessés. 190 ont été pris en charge, dont 113 ont ensuite rejoint leurs familles, selon les chiffres fournis lundi soir par le gouvernement.
Aide aux sinistrés
L'assistance aux sinistrés se poursuit mardi matin. Des volontaires font le tour de la capitale pour recueillir des vivres. "Au niveau de la commune de Ratoma, nous sommes en train de recueillir tout ce que les bonnes volontés nous apportent. Nous avons un véhicule à disposition prêté par la mairie pour acheminer ce matériel", explique l'un d'eux, Abdouramane Sylla. L'aide internationale se met également en place.
Une équipe de secouristes sénégalais composée de 24 agents, dont 15 médecins militaires et 8 spécialistes de la brigade des sapeurs-pompiers, est arrivée lundi soir, et sera suivie d'autres équipes, a indiqué le ministère sénégalais de la Défense. Elle vise à "appuyer leurs homologues guinéens dans la prise en charge médicale des victimes de l'incendie et la recherche des voies et moyens pour éteindre le feu".
Une équipe française d'assistance et d'appui est également sur place, a dit la diplomatie française sur ses réseaux sociaux.
L'ONU s'est également mobilisée. "Les interventions d'urgence déployées contribuent à répondre aux besoins immédiats sanitaires en eau, hygiène et assainissement de la population affectée (...) en fournissant des abris sous forme de tentes, des citernes d'eau, des toilettes mobiles", ainsi que des kits d'hygiène, des médicaments et d'autres fournitures essentielles, souligne-t-elle dans un communiqué mardi.
Carburant
Sommés de rester chez eux lundi, certains travailleurs ont repris mardi le chemin du travail mais d'autres craignent une nouvelle explosion. "Moi, j'attends de voir comment la journée va se passer avant d'aller là-bas parce que mon bureau est à quelques minutes du port et du centre de dépôt de carburant", confie Lamine Diallo. Au centre-ville, les bureaux, banques et assurances étaient fermés, contrairement à la banlieue.
Les pénuries d'essence sont aussi un sujet de préoccupation pour de nombreux Guinéens. Les stations-services sont provisoirement fermées sur l'ensemble du territoire pour éviter la spéculation. Le gouvernement a annoncé le recensement des besoins vitaux liés au carburant pour prévenir les ruptures possibles de l'approvisionnement de Conakry vers l'intérieur du pays.
Beaucoup de Guinéens n'ont pas pris leur voiture mardi par peur de manquer d'essence. Le gouvernement "veut nous faire croire qu'il n'y aura pas de pénurie de carburant, ce dont je doute", a estimé Souleymane Traoré, chauffeur de camion, inquiet pour les semaines à venir.
RAMAPHOSA MENACE DE POURSUIVRE LES SUD-AFRICAINS COMBATTANT POUR ISRAËL
“En examinant les souffrances des Palestiniens, nous constatons des similitudes avec ce que nous avons vécu en tant qu’Africains du Sud. Et c’est pour cette raison que nous avons dit que ce qui se passe à Gaza est une attaque génocidaire"
Les Sud-Africains qui combattent pour Israël pourraient faire l’objet de poursuites dans leur pays. Le ministère des Affaires étrangères s’est dit “gravement préoccupé” par les informations selon lesquelles certains sud-africains auraient rejoint l’armée israélienne dans le combat à Gaza.
Lundi, lors d’une conférence de presse au siège de l’ANC, le président Cyril Ramaphosa fait clairement allusion à l’apartheid.
“En examinant les souffrances des Palestiniens, nous constatons des similitudes avec ce que nous avons vécu en tant qu’Africains du Sud. Et c’est pour cette raison que nous avons dit que ce qui se passe à Gaza est une attaque génocidaire et un massacre du peuple palestinien”, estime le président sud-africain.
Face à l’ampleur de la situation humanitaire causée par frappes israéliennes sur l’enclave palestinienne, le président sud-africain continue d’employer les termes les plus durs.
“Mais ce qui se passe maintenant, à Gaza, est au-delà de l’injustice. C’est un génocide, et c’est pourquoi nous le qualifions de génocide contre un peuple – et de punition collective contre des innocents. Et c’est pour cela que nous avons appelé à un cessez-le-feu”. A -t-il dénoncé.
L’Afrique du Sud a toujours défendu la cause palestinienne. Israël se dit prêt se battre pour encore des mois, voire plus, pour vaincre le Hamas.
EXPLOSION AU DÉPÔT D’HYDROCARBURES DE KALOUM, 14 MORTS ENREGISTRÉS
Dans un communiqué publié aux alentours de 21h ce lundi, 14 morts et 190 blessés ont été enregistrés.
iGFM (Dakar) Le gouvernement de la Guinée a annoncé un lourd bilan dans l’explosion dévastatrice du dépôt d’hydrocarbures à Kaloum, survenue dans la nuit du lundi 18 décembre 2023. Dans un communiqué publié aux alentours de 21h ce lundi, 14 morts et 190 blessés ont été enregistrés.
LES CONGOLAIS AUX URNES MERCREDI
Près de 44 millions d’électeurs congolais sont appelés aux urnes, mercredi, pour élire un président de la République, des députés à l’Assemblée nationale et des représentants aux assemblées provinciales.
Dakar, 18 déc (APS) – Près de 44 millions d’électeurs congolais sont appelés aux urnes, mercredi, pour élire un président de la République, des députés à l’Assemblée nationale et des représentants aux assemblées provinciales.
Au total, vingt candidats, parmi lesquels le président sortant, Felix Tshisekedi, vont briguer la magistrature suprême dans un scrutin à un tour. Il suffit au candidat arrivé en tête avec au moins 20 % des suffrages pour être élu, selon la loi électorale de la République démocratique du Congo (RDC).
Felix Tshisekedi, 60 ans, arrivé au pouvoir en 2018, va tenter de se faire réélire face à dix-neuf candidats parmi lesquels l’homme d’affaires et ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, 59 ans, chef du parti Ensemble pour la République (EPR), Martin Fayulu, 66 ans, candidats malheureux à la précédente élection présidentielle.
Le docteur Denis Mukwege, 68 ans, lauréat du prix Nobel de la paix en 2018 est en lice, alors que l’ancien Premier ministre de Joseph Kabila, Augustin Matata Ponyo, 59 ans, a rallié Moïse Katumbi.
Marie-José Ifoku, dont la candidature a été invalidée par la Commission électorale avant qu’elle ne soit réhabilitée par la Cour constitutionnelle, est l’unique candidate à ce scrutin après que Patrice Majondo et Noël Thsiani, ont désisté au profit du président sortant.
La sécurité et la logistique constituent des défis dans l’organisation ces élections générales. Des millions d’électeurs risquant de ne pas accomplir leur devoir citoyen, en raison notamment de la crise sécuritaire à l’Est et au Nord du deuxième plus vaste pays du continent africain, derrière l’Algérie.
La sécurité a d’ailleurs été l’un des thèmes de la campagne électorale qui s’achève ce lundi. Elle a été émaillée de violences parfois meurtrières. .
Sadiki Espoir Ndabuye et Joseph Kasongo Tshomba, deux candidats aux législatives membres de l’UDPS – l’Union pour la démocratie et le progrès social, le parti de Tshisekedi, ont été tués entre vendredi et samedi, dans le Sud et le Nord-Kivu.
Human Rights Watch a récemment déclaré avoir documenté des affrontements dans tout le pays entre partisans de partis politiques rivaux, qui ont donné lieu à des agressions, à des violences sexuelles et à au moins un décès.
Le plus jeune des candidats à la présidentielle, Constant Mutamba, 35 ans, dénonçait, à l’entame de la campagne, ‘’l’absence de mesures de sécurité prises en faveur des candidats’’.
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a pu déployer le dispositif électronique de vote sur tout le territoire, alors que l’Union africaine a envoyé une équipe de soixante-cinq observateurs.
L’Union européenne, qui avait dans un premier temps envisagé d’envoyer quatre-vingts observateurs électoraux, a finalement réduit ce nombre à huit.
‘’Pour nous le souhait était que l’Union européenne déploie une mission ici en RDC parce que nous avons besoin d’une mission vraiment indépendante, un œil indépendant sur ces élections. Mieux vaut ces huit experts indépendants que zéro observateur indépendant », a réagi le directeur exécutif de l’ONG « la Voix des sans voix », Rostin Manketa.
EXPLOSION À CONAKRY, UNE ÉQUIPE DE SECOURS DÉPÊCHÉE PAR L’ÉTAT DU SÉNÉGAL
« le Président Macky Sall a donné des instructions pour l’envoi d’urgence d’une équipe médicale et de Sapeurs-pompiers spécialisés à Conakry ».
Une explosion s’est produite le 18 décembre dans le principal dépôt de carburants de Conakry. Conséquence : plusieurs blessés ont été enregistrés, selon une source médicale et des habitants. Ainsi, selon une information reçue à Emedia, « le Président Macky Sall a donné des instructions pour l’envoi d’urgence d’une équipe médicale et de Sapeurs-pompiers spécialisés à Conakry ». Selon toujours la même source, « d’autres appuis sont à l’étude pour apporter toute l’aide possible ».
D’ailleurs, « l’équipe de soutien dépêchée sur ordre du Président Sall arrive vers 13H30 parvol militaire avec, à l’accueil, l’Attaché militaire sénégalais en service au niveau de l’ambassade.
L’explosion, rapidement suivie d’un incendie, a eu lieu aux alentours de minuit au principal dépôt d’hydrocarbures de la société guinéenne de pétrole (publique), dans le quartier administratif et des affaires de Kaloum, non loin du port, selon des médias guinéens et des habitants.
L’incendie « d’origine inconnue » pour le moment pourrait « directement impacter les populations » au vu de son « ampleur et ses conséquences », a ajouté le gouvernement.