Il est chauffeur de taxi et passionné de musique. Dans son taxi, il joue les morceaux que lui-même a composés. Et les clients voyageant à bord de son taxi sont charmés. Son talent de chanteur ne fait pas de doute. Au concours du show The Voice Africa francophone, Youssoupha le taximan sénégalais de 32 ans a ému public et jury avec la chanson «Aminata».Youssoupha rêve de devenir chanteur professionnel. Et c’est un objectif bien atteignable au vu de l’appréciation du jury et l’exposition de Voice Africa aidant.
Artiste peintre tétraplégique, Yoni Rassoul Diongue est une référence pour les personnes à mobilité réduite. Toujours souriante et à 19 ans, cette jeune fille native de Ziguinchor qui peint avec la bouche constitue l'un des espoirs de l'art sénégalais. La peinture de Yoni porte essentiellement sur la femme et la paix. Des thèmes universels qui donnent aux tableaux de l'artiste une dimension planétaire.
Ses œuvres, en exposition depuis le 05 avril à la mairie de Yoff, sont à voir jusqu'au 19 de ce mois. Yoff, en cette fin d'après-midi, un vent frais engourdit les ruelles sablonneuses menant à la mairie. Sur place, la cour piquée par quelques arbres verdoyants accueille depuis le 5 avril l'exposition des œuvres de l'artiste tétraplégique Yoni Rassoul Diongue. Une partie des tableaux de cette jeune peintre, qui sont à découvrir jusqu'au 19 avril, ornent les murs blancs de l'édifice. Le thème choisi pour cette exposition, "Xaragne", cadre parfaitement avec le talent de cet artiste qui peint avec la bouche.
La peinture de Yoni Rassoul Diongue, qui se singularise par la mosaïque des couleurs et les thèmes abordés, est exceptionnelle. Comme l'est d'ailleurs la vie du peintre. Son expérience particulière y est forcément pour quelque chose, après seulement 19 ans d'existence… Née dans une famille modeste en avril 1995, l'horreur commence assez tôt pour cette jeune tétraplégique qui vient à peine de frapper à la porte du monde de l'art. Son histoire se tient en quelques lignes ; quitte à arracher des larmes aux émotifs. Studieuse jusqu'à dix ans, Yoni Rassoul Diongue ne présentait aucun signe d'anomalie encore moins de maladie. Mais, tout bascula un jour, le temps d'une soirée.
Histoire atypique
"J'ai eu une enfance normale. C'est à l'âge de 10 ans, alors que j'étais à l'école élémentaire, que je suis soudainement tombée malade. Mon père qui avait l'habitude de nous ramener des fruits et autres sucreries est revenu un soir avec du lait caillé, j'en ai bu un verre et j'ai eu une crise au milieu de la nuit…", raconte-t-elle, dans une voix à peine audible. Transportée à l'hôpital Nabil Choucair puis au Centre hospitalier universitaire de Fann, elle y restera dans le coma pendant 1 mois 15 jours.
Yoni qui souffre du neuro-palu, perd l'usage de ses membres plus tard. Avec le temps, le potache qui nourrissait pourtant le rêve de marcher et de jouer comme les enfants de son âge, voit son espoir fondre comme du beurre sous le soleil. Elle devient définitivement paralysée sous le regard impuissant de ses parents. Commence alors une nouvelle vie pour la gamine. Depuis cet épisode, le temps a passé… Yoni qui vient de fêter ses 19 ans a trouvé une consolation auprès de son créateur. Sans être trop fataliste, elle estime remettre tout sur le compte de la volonté divine même si au départ elle se sentait un peu gênée. Aujourd'hui, c'est avec émotion qu'elle évoque le souvenir d'une enfance vivace où l'espoir laisse place à la souffrance.
"Je crois en Dieu et c'est grâce à la religion, avec l'aide de mon guide spirituel, Cheikh Alassane Sène, que j'ai su surmonter ces mauvais souvenirs pour ne plus voir que la volonté du Seigneur. Je n'ai jamais considéré mon handicap comme une frustration", souffle-t-elle.
Native de Ziguinchor, l'artiste a presque fait tout son cursus scolaire à Dakar. A l'école, rappelle son père, elle s'est toujours illustrée, en faisant partie des meilleurs de sa classe. Déjà, à cet âge, elle rêve de devenir avocate, ministre ou fonctionnaire. Une grande célébrité tout simplement. Ambition précoce pour un enfant du primaire ! Mais, c'était sans compter avec le destin. Voix douce, sourire pétillant sur un visage de beauté qui contraste avec le reste du corps, Yoni Rassoul Diongue vit avec son handicap et récuse la fatalité. Modèle de courage et de foi, elle refuse de capituler devant la maladie. L'artiste tétraplégique préfère se battre quotidiennement pour donner du sens à sa vie. Et pour ce faire, elle n'a que la mobilité de son cou et de sa bouche. Hors de question pour la jeune fille de faire le tour des rues pour tendre la main comme le fait bon nombre de ses semblables.
"Je ne suis pas un handicapé mais un "handicapable"", dédramatise-t-elle, arguant que l'état de son corps ne l'empêche pas de faire beaucoup de choses. L'artiste utilise les Technologies de l'information et de la communication (Tic) avec une habilité qui étonne.
"Pinceau de la paix"
D'un père plasticien, la peinture est entrée naturellement dans la vie de Yoni Rassoul Diongue. Pourtant au début, elle ne pensait pouvoir y réussir. "Un jour, alors que mon père était en train de peindre, je lui ai demandé d'essayer. Il n'y croyait pas. A force d'insister, il m'a laissé faire. J'ai échoué à la première tentative. Mais, au fur et à mesure, j'ai fini par réussir", se souvient-elle.
Chez l'artiste tétraplégique, la peinture est un mode d'expression privilégié. Une activité qui lui permet d'oublier son handicap et d'entrer en communication avec les autres. La paix et la femme sont des sujets qui la touchent particulièrement. D'où tout le sens de son slogan : "Pinceau de la paix". Et s'il y a une paix qui hante ses rêves artistiques et fertilise son inspiration, c'est bien celle de la Casamance. C'est pourquoi, nombreux sont les tableaux qu'elle y consacre. L'objectif du peintre est de jouer pleinement son rôle dans la stabilisation de cette partie du Sénégal en proie à un conflit qui a duré plusieurs décennies. L'univers virtuel de Yoni, c'est aussi les animaux, la nature, son entourage…
Aînée d'une fratrie de 6 personnes, Yoni Rassoul Diongue dont les études s'arrêtent à la classe de cinquième secondaire, n'a pu continuer faute de moyens. C'est dans ce sens qu'elle demande l'appui des autorités. Son ambition ? Devenir un grand artiste et faire rayonner l'image de son pays partout dans le monde. Faire des expositions à l'étranger fait partie aujourd'hui de ses projets phares. Aussi, comme tout jeune, Yoni ambitionne d'avoir dans un futur proche sa propre maison et une voiture qui la permettra de se déplacer régulièrement ; histoire de mieux partager ses idées et ses sentiments à travers son "pinceau de la paix"…
Dakar, 6 nov (APS) – Les attaquants sénégalais convoqués pour le match du 12 novembre contre l’Afrique du Sud, à l’exception de Mame Birame Diouf et Ismaïla Sarr, ont marqué avec leurs clubs ce week-end.
L’attaquant sénégalais a ouvert le score pour son équipe à la 27-ème, avant d’inscrire son deuxième but de la partie à la 60-ème minute.
Samedi déjà, les autres attaquants sénégalais que sont Moussa Konaté (FC Sion, Suisse), Famara Diédhiou (Angers, France) et Keita Baldé de la Lazio Rome (Italie) avaient montré la voie.
Annoncé sur le départ lors du marché estival des transferts, Moussa Konaté qui est finalement resté en Suisse, a marqué un doublé ce samedi lors de la victoire 3-2 contre le FC Thoune.
C’était pour le compte de la 14-ème journée en Suisse.
En France, Famara Diédhiou a marqué le but de la victoire (1-0) de son équipe contre Lille.
C’est le 5-ème but pour le meilleur buteur et meilleur joueur de la saison 2015-2016 de la ligue 2 avec Clermont Foot qui commence à confirmer les espoirs placés en lui.
Diao Keita Baldé, auteur du premier but contre le Cap Vert (2-0), le 8 octobre dernier, lors de la première journée des éliminatoires de la Coupe du monde, a marqué le but de la Lazio lors du nul (1-1) contre Naples de Kalidou Koulibaly.
Entré à la 86-ème minute contre West Ham, Mame Birame Diouf, qui était suspendu contre le Cap Vert, n’a rien pu apporter à son équipe qui a concédé le nul 1-1.
Ismaila Sarr lui aussi a démarré le match contre l’AS Saint-Etienne sur le banc des remplaçants. Son entrée en jeu à la 69-ème à la place du Turc Mevlut Erding n’a rien changé au match qui comptait pour la 12-ème journée de ligue 1 française.
A une semaine de la rencontre contre l’Afrique du Sud prévue le 12 novembre à Polokwane, les voyants sont au vert pour l’attaque des Lions.
Le Sénégal occupe la première place du groupe après sa victoire 2-0 contre le Cap Vert. Il est suivi de son prochain adversaire, l’Afrique du Sud, qui était allée faire match nul 1-1 à Ouagadougou contre le Burkina Faso.
ITINERAIRE D’UN CONDUCTEUR DE CALECHE PROPULSE SOUS LES PROJECTEURS
GAYE GUEYE ALIAS BAYE FALL, ARTISTE COMEDIEN DANS «WIRI WIRI»
Très tôt, Gaye Guèye alias Baye Fall, révélé au grand public à travers la série «Wiri Wiri», s’est plongé dans la débrouillardise pour tirer son épingle du jeu. C’est ainsi qu’il a embrassé plusieurs métiers dont celui de conducteur de calèche dans les rues de Mbacké où il a vu le jour. Aujourd’hui, il est parmi les plus brillants et les plus décapants acteurs de la série qui cartonne sur la chaîne Tfm, lundi et vendredi soirs. «L’AS» l’a rencontré dans son atelier situé juste en face de l’Inspection d’Académie de Thiès.
D’un abord très facile, avec des rastas en parfaite harmonie avec son teint noir, Gaye Guèye alias Baye Fall est natif du quartier Darou Salam de Mbacké Baol. Vrai talibé Baye Fall, il vit depuis vingt-quatre ans à Thiès. Spécialiste de la réparation de pneus, il tient atelier au quartier Escale, juste en face de l’Inspection d’Académie de Thiès. L’endroit est également le lieu de rencontre de certains artistes comédiens de Thiès : Jules Dramé et Ndiamé Sène de la troupe Diankhène ; mais aussi les amis de toujours, Saaneex, Cheikh Ndiaye et El Hadji Gora du Soleil Levant. La célébrité tirée de la série «Wiri Wiri» le poursuit d’ailleurs jusque dans son antre.
A notre passage, un groupe de femmes et d’hommes à bord d’un véhicule 4X4, n’a pas hésité à descendre dès qu’il l’a reconnu, pour demander à se photographier avec lui. Célébrité quand tu nous tiens ! C’est en 1992 qu’il débarque à Thiès en provenance de son Baol natal. Se rappelant son enfance qu’il a passée à Tawfekh pour apprendre le coran, il regrette presque d’avoir embrassé une carrière artistique. «Parce que la célébrité est telle que la rue entretient une certaine confusion entre l’artiste et Gaye Guèye. C’est pour cette raison que je fais l’objet parfois de beaucoup de polémiques, mais de toute façon, on est obligé d’évoluer dans cette situation», se désole.
CONDUCTEUR DE CALECHE DANS LES RUES DE MBACKE
Après le daara, Gaye Guèye alias Baye Fall commence à faire dans la débrouillardise, en devenant conducteur de calèche dans les rues de Mbacké. «Je sillonnais les coins et recoins de la ville sous le chaud soleil, à la recherche d’un hypothétique client», se rappellet- il. Il touche ensuite à la tôlerie, la soudure métallique, la menuiserie, l’électricité et la mécanique. C’est après seulement qu’il débarque à Thiès pour rejoindre son nouveau patron, Mademba Thiam, par ailleurs un parent très proche et qui était spécialisé dans la réparation de pneus. «C’est avec lui que j’ai véritablement pris goût à ce métier et c’est ainsi que j’ai décidé de l’apprendre sérieusement et d’ouvrir plus tard un atelier pour me permettre de fonder un foyer. Ce voeu a été agréé par Dieu, car aujourd’hui je vis de ce métier qui m’a tout donné. C’est dans cet atelier que j’ai commencé à avoir cette inspiration qui m’a mené vers le monde du théâtre. C’est dans ce cadre que j’ai créé en son temps un vélo, d’une valeur artistique qui a ébloui plus d’un.
D’ailleurs des gens ont débarqué de tous les milieux, pour l’acheter. Je l’ai finalement vendu à un antiquaire à 2 millions de F Cfa. J’ai ensuite créé un autre vélo en 2002, pendant l’épopée glorieuse des Lions de la Téranga en Corée et au Japon lors de la Coupe du monde et je l’ai dénommé «Lamp Fall». Nombreux sont ceux qui veulent l’acheter mais je refuse catégoriquement de le céder. Il s’agit d’un vélo spectaculaire que je garde jalousement. Cette création artistique renseigne à suffisance que j’ai toujours été un artiste accompli. Contrairement à ce que pensent certains, je n’ai pas fait mon baptême du feu dans le théâtre avec la série Wiri Wiri. C’est en 1999 que j’ai joué pour la première fois. C’était dans la pièce «Augmentation des salaires», sur invitation de Ndiamé Sène de la troupe Diankhène production et la séquence à laquelle j’ai participé a été tournée aux Travaux publics (TP) de Thiès, aujourd’hui Compagnie de gendarmerie. J’ai ensuite tourné avec Azou le beau, Lamarana Diallo, etc. De toutes les pièces, c’est évidemment «Wiri Wiri» que je retiens le plus.»
COMMENT GAYE GUEYE ALIAS BAYE FALL A INTEGRE LA SERIE WIRI WIRI
Expliquant comment il a intégré la série Wiri-Wiri, Gaye Guèye Alias Baye Fall déclare : «Aziz, Saneex, Cheikh Ndiaye sont des amis inséparables. A chaque fois qu’ils sont à Thiès, c’est mon atelier qui leur sert de grand-place, histoire de décompresser un peu face à la rudesse de l’ambiance dans la capitale. D’ailleurs, c’est devant l’atelier alors que nous parlions de tout et de rien que l’idée leur est venue de me confier un rôle dans Wiri Wiri. Dans le premier épisode, je joue le rôle d’un soulard qui violente son épouse jusqu’à lui casser le bras. Si j’avais continué à jouer ce rôle, ce serait dramatique pour moi, car la polémique enflait chaque jour. Comme je l’ai dit tout à l’heure, les Sénégalais dans leur écrasante majorité ne savent pas, malheureusement, distinguer le rôle porté par l’artiste comédien dans une oeuvre théâtrale et sa vraie vie au quotidien. Nous sommes des artistes et il faut que les gens comprennent le sens de l’adage qui dit que l’habit ne fait pas le moine.
Malgré ce rôle de soulard que j’incarnais, je ne fume pas, je ne bois pas d’alcool. Je maîtrise bien mes pulsions et je sais très bien où poser les pieds. Un marabout Baye Fall est allé jusqu’à me traiter de mauvais Baye Fall, mais je me suis rendu finalement compte que s’il a adopté cette position, sur la base seulement du rôle que j’incarne dans Wiri Wiri. Et cela veut dire qu’il n’a rien compris. Mon appartenance à la communauté des Baye Fall est indéniable et jamais je ne poserai un acte allant dans le sens de la ternir. Jamais je ne le ferai. C’est après avoir vu en rêve Mame Cheikh Ibra Fall me demandant d’aller faire acte d’allégeance à un marabout Baye Fall alors que j’étais très jeune, que j’ai demandé à mon père de m’aider à accomplir ce devoir. C’est ce jour-là qu’il m’a remis un paquet de sucre et m’a conduit chez Serigne Assane Fall pour que je fasse acte d’allégeance. Donc personne ne m’a inspiré dans cette voie, c’est Cheikh Ibra Fall lui-même qui a allumé la flamme qui m’a attiré. C’est pourquoi aujourd’hui, trois de mes enfants portent le nom de Cheikh Ibra Fall.
Le rôle incarné dans la série est donc loin de la réalité. En ce qui concerne le port vestimentaire, il faut que les gens apprennent à respecter les goûts des autres. Je peux même porter des bodys si je le veux et d’ailleurs, il y a certains qui portent des grands boubous, avec un chapelet à la main, mais qui sont plus tordus que le dernier des bandits. Je dois avouer que cette célébrité m’agace parfois, car dans la rue, je suis apostrophé partout et quand je vais à Dakar, c’est véritablement le comble. Parfois je préfère prendre un taxi pour faire mes courses, et éviter ainsi de rouler en moto dans les rues de Thiès. Les «Baye Fall» qui sortent de partout finissent parfois par me perturber.
DEUX DIVORCES PAR…JALOUSIE
Après deux divorces à l’amiable, renseigne-t-il, Gaye Guèye Alias Baye affirme qu’il gère actuellement deux épouses dont l’une est à l’étranger. Sur les raisons de ces divorces, il répond sans détour : «C’est la jalousie qui en est la cause car mes deux ex-femmes n’ont jamais compris la vie d’un artiste. Elles manifestaient une jalousie maladive qui a finalement fait voler en éclats notre ménage. Cependant, je garde encore les meilleures relations avec elles.» Gaye Guèye affirme par ailleurs que la paix prime sur tout, en ce qui le concerne. C’est sa seule source d’inspiration et c’est pourquoi, il n’a aucun regret dans la vie et si tout était à reprendre, il emprunterait le même chemin. Sur le plan culinaire également, il ne fait pas le difficile. Il est prêt à assouvir sa faim sans broncher, quel que soit le plat qui lui est servi. Jetant son regard dans la marche du pays, il dénonce les choses pas du tout catholiques qui se passent. Pour lui, tout le monde doit prier pour le président de la République Macky Sall afin que règnent la paix et la stabilité, pour qu’il puisse mettre en oeuvre ses projets économiques, qui ne peuvent être réalisés que dans des conditions de paix sociale et de stabilité politique.
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JE SUIS POUR LE PRÉSIDENT MACKY…
Youssou N'Dour, présente son 34ème album "Afrika Rekk"
Le roi du mbalakh Youssou N'Dour, présente son 34ème album "Afrika Rekk" sur le plateau d'Amobé Mévégué de France24 dans l'émission À L'AFFICHE. Regardez!
Le tatouage est devenu un phénomène dans notre capitale. Si les hommes s’adonnent à la pratique, celle-ci est plus observée chez les femmes, notamment les filles. Les candidats au tatouage le font pour des raisons esthétiques. Mais n’allez pas leur demander la sens ou la signification des dessins qu’ils mettent sur le corps. Ils ne se posent même pas la question. Notre reporter à fait un tour au marché Zinc de Pikine à la rencontre des tatoueurs et tatoués.
Le tatouage, un métier pour les uns, un passe-temps pour les autres. Les clients eux ne se font pas rares, surtout chez la gente féminine. Et cela fait l’affaire des tatoueurs qui y trouvent leur compte. Selon Mamadou Sarr, étudiant en deuxième année en droit pénal, tatoueur à ses heures perdues au marché zinc de Pikine, «le tatouage est un métier rentable et plein d’avenir parce que de nos jours les femmes ne se tatouent plus comme on le faisait traditionnellement pour de nombreux raisons. Pour faire le tatouage traditionnel, il faut toute une journée et le résultat final n’est pas aussi satisfaisant. Alors que pour le tatouage moderne, plus particulièrement celui qu’on fait, les dessins sont plus faciles à faire et le travail se fait en moins de cinq minutes. Il suffit juste d’acheter le produit au marché et de faire le mélange. C’est un métier qui rapporte beaucoup car les jeunes filles l’aiment bien», déclare-t-il.
Le tatouage est très prisé chez les filles. Pour cette dame, la quarantaine, venue se tatouer les pieds et les mains, «le tatouage renforce la beauté d’une femme et ça lui permet d’attirer les regards». Et d’ajouter : «Moi, je me tatoue parce que j’ai un mariage et je veux être plus la belle possible», soutient la dame qui préfère garder l’anonymat. Concernant les risques du point de vue sanitaire elle dit de «n’avoir aucune idée des problèmes ou des maladies qu’elle risque avec le tatouage, mais qu’elle entend dire le plus souvent qu’il y a des risques de cancer ou des allergies qui peuvent amener des boutons sur le corps».
Le tatoueur Mamadou Sarr lui emboîte le pas : «pour être franc, je ne sais pas exactement les composantes du produit raison pour laquelle je ne peux pas savoir s’il y a des risques de maladies ou non. Mais ce qui est sûr, c’est que les femmes aiment bien ce que nous faisons et si quelqu’un a des doutes sur les composantes du produit, il n’en qu’à s’abstenir ; on ne force personne à venir se tatouer», martèle-t-il.
Par ailleurs, pour ce qui est du prix du tatouage, notre interlocuteur explique : «Cela dépend de la capacité de la personne à marchander. On peut faire le même dessin pour deux personnes avec des prix différents. De toutes les façons, on ne perd pas parce qu’on achète le produit moins cher et on parvient à avoir des clients qui viennent de partout. On s’en sort très bien».
Ne leur demandez pas le sens des dessins
Bon nombre de femmes se tatouent sans même connaître la signification de leur tatouage ou elles n’ont la moindre idée du nom du dessin choisi. Fatou, portant un jean déchiré et un haut qui dévoile son nombril confirme : «Ce qui m’intéresse moi, c’est la forme et la beauté du dessin. Je ne cherche pas à savoir s’il y a une signification ou non à mon tatouage. L’essentiel est que ça soit joli à voir». Pour le tatoueur Mamadou Sarr : «C’est très rare de voir une femme qui donne une signification à son tatouage ou qui connait la signification. D’habitude, c’est nous qui essayons de voir comment rendre le dessin plus beau pour satisfaire la demande des femmes. On fait des dessins de fleur, tribal, arrondi, entre autres» confit-il.
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BEYONCÉ VOLE LA VEDETTE AUX RÉCOMPENSES DE LA MUSIQUE COUNTRY
NEW YORK (AFP) - Beyoncé a volé la vedette aux récompenses de la musique country mercredi soir délivrant implicitement un message sur les tensions raciales aux Etats-Unis.
La superstar de la pop, dont la prestation à la cérémonie des Country Music Association Awards organisée à Nashville (Tennessee, sud) n'avait pas été annoncée, a chanté un morceau de son dernier album en compagnie du groupe country Dixie Chicks.
Sa chanson "Daddy Lessons" a déjà un son nasillard typique de la country mais sur scène elle a été encore plus loin dans ce genre avec des cris et des cuivres Nouvelle-Orléans.
Beyoncé n'a pas fait de commentaires même si elle n'a jamais caché son soutien au mouvement Black Lives Matter ("la vie des Noirs compte") contre les brutalités policières.
Elle était une des rares artistes noires de cette cérémonie célébrant une musique considérée comme issue de la culture blanche du Sud des Etats-Unis.
Beyoncé, vêtue d'une robe blanche à strass largement décolletée assortie d'un collier de perles, et les Dixie Chicks ont juste nommé leur Etat d'origine commun: "Texas".
Beyoncé a été la grande gagnante fin août des Video Music Awards (VMA) de la chaîne MTV avec sa vidéo Formation évoquant explicitement les violences policières contre les Noirs.
Sa prestation a été bien accueillie sur les réseaux sociaux, à l'exception de certains fans de musique country qui n'ont pas apprécié sa venue, générant sur Twitter des discussions teintées de racisme.
Les Dixie Chicks ne sont pas étrangers à la critique. Ce trio de femmes avait été boycotté quand sa chanteuse Natalie Maines avait critiqué en 2003 l'engagement du président George W. Bush en Irak.
Les récompenses de la musique country, qui fêtaient leurs 50 ans, ont aussi fait une grande place à leur star Taylor Swift, qui s'est reconvertie dans la pop.
C'est elle qui a remis la récompense suprême d'artiste de l'année à Garth Brooks, un des chanteurs country les plus vendus de tous les temps, revenu sur scène après une pause.
Chris Stapleton a été élu chanteur de l'année pour la deuxième année consécutive. Il avait suscité la surprise en 2015 avec son premier album "Traveller".
La superstar du genre Carrie Underwood a été élue chanteuse de l'année. L'album de l'année est revenu à "Mr. Misunderstood" de Eric Church.
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SNOWDEN SUR LES ÉCRANS
Oliver Stone, réalisateur : L'Amérique persécute les lanceurs d'alertes - les Etats-Unis soutiennent des régimes durs dans le monde - la surveillance massive de la NSA est inefficace
Le réalisateur américain Oliver Stone parle de son dernier film intitulé « Snowden », du nom de l’information américain qui a dévoilé les méthodes de surveillance massive à laquelle a recours la NSA, sous prétexte de lutter contre le terrorisme. Dénonçant cette surveillance massive illégale, le réalisateur estime que cette méthode est inefficace et qu’une surveillance ciblée d’individus suspects donnerait plus de résultats plus intéressant pour la sécurité du pays.
L’artiste dénonce, par ailleurs, la cyber guerre lancée toujours par les Etats Unis. Oliver Stone qui avait soutenu Obama en 2008 est aujourd’hui déçu parce que le successeur de Bush fils persécute les lanceurs d’alerte tel Snowden et continue d'agresser certains pays dans le monde. Et le cinéaste de plaider la grâce pour Snowden de la part de Barack Obama. Ce qui serait une chose «magnifique».
Oliver Stone qui semble foncièrement opposé à la politique américaine dans le monde, déplore que son pays soutienne les oligarques dans le monde, les régimes durs et anéantissant, crée le chaos et se cherche des ennemis partout.
WALY SECK SE LAVE PLUS BLANC QUE NEIGE
Entendu sur le fond dans l'affaire du Range Rover volé
L'étoile montante de la musique sénégalaise, Waly Ballago Seck s'est lavé à grande eau, le lundi 31 octobre 2016, lors de son audition sur le fond par le juge du deuxième cabinet, Yakham Lèye dans l'affaire de faux qui lui vaut son placement sous contrôle judiciaire pour faux usage de faux.
Le célèbre chanteur Waly Ballago Seck a été auditionné avant-hier, lundi 31 octobre 2016, dans le fond, par le juge du deuxième cabinet Yakham Lèye, qui l'avait inculpé et placé sous contrôle judiciaire pour complicité d'association de malfaiteurs, faux et usage de faux le 28 septembre 2016. L'affaire concerne un réseau bien huilé de trafic de véhicules volés depuis l'Europe et revendus au Sénégal, qui a été démantelé par la Division des investigations criminelles (Dic).
De sources proches du dossier, le fils de Thione Seck, en toute discrétion, est arrivé au Palais de justice Lat-Dior vers 9 h. Il a été auditionné de 10 h à 12 h 30. Face au magistrat instructeur, il s'est lavé à grande eau. Waly Seck a soutenu qu'il n'a rien à voir avec ce réseau ni même avec les faux documents. C'est en toute bonne foi qu'il a vendu le véhicule Range Rover, incriminé qu'il a acquis des mains de son ami Ibou Touré. Il avoue n'avoir pas pris la précaution de se faire établir un acte de vente au moment de la transaction.
Ainsi, lorsqu'il a entendu parler de cette affaire du Range Rover, il se trouvait au pays de l'Oncle Sam et a, sans tarder, demandé à des membres de sa famille à Dakar de restituer à Pape Niang son argent et d'amener la voiture à la Dic. Dans cette affaire de faux, il n'avait aucun intérêt et n'a en réalité vendu le Ranger que parce que Pape Niang a insisté. Il est à rappeler qu'Interpol a joué sa partition dans ce dossier aux ramifications internationales.
Les présumés suspects Pape Massaly Niang et Baye Fall ont déjà été auditionnés. Des rumeurs sur un mandat d'arrêt contre Waly Seck ont circulé mais en fin de compte, le jour de son inculpation et son placement sous mandat de dépôt, croyant qu'il incombait au juge de convoquer ses conseils, il s'est présenté seul, au cabinet du magistrat instructeur. Une affaire qui promet encore des rebondissements.
UNE ANALYSE DU "SYSTÈME AFRICAIN DU MONDE" DE L’EGYPTE ANCIENNE
Dakar, 30 oct (APS) – Le chercheur burkinabè Yoporeka Somet a reçu samedi le grade de docteur d’Etat d’égyptologie de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) pour sa thèse intitulée : "L’Egypte ancienne : un système africain du monde", un travail scientifique pour lequel il a obtenu la mention "très honorable", les félicitations et encouragements du jury, a constaté un journaliste de l’APS.
Le nouveau docteur d’Etat – inscrit à l’Ecole doctorale "Arts, cultures et civilisations (ARCIV)" de la Faculté des lettres et sciences humaines de l’UCAD – a effectué "un excellent travail, produit un document bien écrit, bien construit, dans une démarche en spirale, un résultat qui atteste du dynamisme de l’école africaine de l’égyptologie", a souligné le président du jury, le professeur d’histoire ancienne Babacar Buuba Diop.
"Il s’agit d’égyptologie, de philosophie, de science et de littérature. Le travail de Yoporeka Somet a été apprécié très positivement, le jury a décidé de conférer le grade de docteur d’Etat au candidat avec la mention très honorable.
Le jury l’encourage à tenir compte de l’ensemble des remarques" faites par ses membres, "pour que, dans les meilleurs délais, ce travail remarquable puisse être à la disposition d’un large public", a-t-il dit.
"Ce travail constitue un tournant très important dans les études égyptologiques. Les Africains en ont besoin, les égyptologues d’une manière générale en ont besoin", ont ajouté les membres du jury constitué majoritairement d’Africains, une première dans le cadre de la soutenance d’une thèse d’égyptologie en Afrique.
Pour cette thèse de plus de 500 pages – en deux volumes (une analyse du système africain du monde à travers une relecture de différentes cosmogonies ; une traduction d’un texte du Moyen-Empire égyptien intitulé "Les complaintes du paysan") – Yoporeka Somet procède à une lecture du principe d’égalité entre les hommes, promu par les anciens Egyptiens, "les tout premiers à défendre que la vie humaine est sacrée".
Le chercheur examine la "Maat", "qui est d’abord une notion cosmogonique avant d’être une notion sociale" exprimant l’équilibre, l’égalité, la justice, entre autres principes forts.
Il souligne la cohérence de l’ordonnancement du système, objet de son étude, et insiste sur la modernité des théories et pratiques, dont des survivances existent dans différents groupes socioculturels africain (Dogon, Mossi, etc.).
"Le système du monde que j’étudie est un système cohérent dont le déroulé se trouve dans la cosmogonie, a expliqué Yoporeka Somet. Il s’agissait, pour moi, de montrer comment les anciens Egyptiens ont cherché à concilier un système pyramidal avec le paradigme de la ‘Maat’ qui se définit d’abord par l’équilibre, l’égalité, la justice".
Dans son travail, il s’occupe de l’ordre social des institutions qui dépendent du pharaon, passe en revue le rôle et la place de l’écriture ainsi que le statut du scribe, la condition du travailleur manuel, les conditions de travail des ouvriers dans les tombeaux, le système de justice, la conception de la mort chez les anciens Egyptiens – qui prend en compte l’au-delà, la question de l’esclavage, etc.
Les membres du jury ont relevé dans leurs appréciations du travail de Somet des problèmes de forme, l’insuffisance d’explications sur la méthodologie annoncée, la faiblesse de la méthode de comparaison entre la culture de l’Egypte ancienne et les cultures africaines, lesquels problèmes, selon le président du jury, "ne sont rien pour un texte original, bien écrit, avec élégance".
"Votre thèse reste, malgré ces imperfections, une pierre importante à l’édifice de l’égyptologie. La démarche est cohérente, elle aide à comprendre un système trois fois millénaire", a pour sa part souligné le professeur Babacar Sall, estimant qu’avec cette thèse, Yoporeka Somet "contribue au renouvellement des méthodes de recherche, en apportant de nouvelles grilles de lecture et d’analyse".
"Votre conception, du point de vue d’un philosophe, montre la puissance d’un système du monde et la longévité du fait culturel égyptien", a en outre dit le professeur Sall.
La soutenance de cette thèse d’Etat – dirigée par le professeur d’égyptologie Aboubacry Moussa Lam – qui a duré environ cinq heures, s’est déroulée à la salle de visioconférence de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF).
Le jury était présidé par le professeur d’histoire ancienne Babacar Buuba Diop et comprenait les professeurs d’égyptologie Hartwig Altenmüller (Université de Hambourg, Allemagne), Babacar Sall (Université Cheikh Anta Diop), d’archéologie et de philologie Stephen Quirke (University College, London), Aminata Sackho-Autissier (Département des Antiquités égyptiennes Musée du Louvre).