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4 avril 2025
Santé
L’HÔPITAL AMADOU SAKHIR MBAYE DE LOUGA DOTÉ EN EQUIPEMENT
Le conseil départemental de Louga a remis, jeudi, un don de matériel médical d’une valeur de 200 millions de francs CFA à l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye
Louga, 20 sept (APS) – Le conseil départemental de Louga a remis, jeudi, un don de matériel médical d’une valeur de 200 millions de francs CFA à l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye.
“Nous sommes réunis aujourd’hui à l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye de Louga pour la mise en œuvre de notre programme humanitaire. À cette occasion, nous remettons un don comprenant des lits d’hôpital avec matelas, ainsi que divers équipements et appareils médicaux essentiels”, a déclaré le président de l’institution départementale.
Amadou Mberry Sylla s’exprimait lors de la cérémonie de remise officielle du don de matériel médical au directeur de l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye, Mohamed Abdallah Guèye.
Il a souligné que “cet apport significatif, qui concerne tous les services de l’hôpital, améliorera le plateau technique de l’hôpital et optimisera les conditions de travail du personnel (…)”. Il favorisera en même temps “un meilleur accueil des patients et une qualité de soins accrue”, a-t-il ajouté.
Le président du conseil départemental de Louga a exprimé sa “gratitude envers les partenaires américains”, ainsi qu’à l’endroit des associations World Medical Relieth et Afrocentric, et du directeur de l’hôpital de Louga.
Il “n’ont ménagé aucun effort pour la collecte et l’acheminement du matériel médical”, a soutenu Amadou Mberry Sylla, avant de promettre de “faire des besoins en équipements lourds formulés par la direction de l’hôpital une priorité lors de son prochain voyage aux Etats-Unis, dans les mois à venir”.
De son côté, le directeur du centre hospitalier Amadou Sakhir Mbaye, Mohamed Abdallah Guèye, a exprimé “sa gratitude envers le président du conseil départemental pour son soutien continu à l’hôpital, notamment à travers la fourniture d’équipements lourds et d’autres ressources”.
Il a de même remercié “tous les membres du personnel et les partenaires présents” lors de cette cérémonie, tout en saluant “l’engagement des agents de l’hôpital”. Selon lui, “malgré les défis liés aux infrastructures et aux ressources, l’établissement continue de fournir des soins de santé de qualité”.
“Ce don renforcera sans aucun doute le plateau technique de l’hôpital et améliorera la prise en charge des patients”, a souligné M. Guèye.
Il a lancé “un appel aux partenaires et bienfaiteurs pour accompagner l’hôpital dans ses efforts d’amélioration de la qualité des soins”. D’autant que selon lui, les seules subventions de l’Etat “ne suffisent pas à couvrir les besoins” de l’établissement sanitaire.
“Le matériel reçu comprend notamment des lits d’hospitalisation, des moniteurs cardiaques, des aspirateurs, des concentrateurs d’oxygène, ainsi que des instruments pour blocs opératoires et des dispositifs pour plusieurs services médicaux tels que la gynécologie, la pédiatrie et l’orthopédie”, a-t-il précisé.
URGENCE MPOX
L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a exprimé, mercredi, un besoin de financement en urgence de 21,4 millions de dollars soit près de 13 milliards de francs CFA afin intensifier la riposte face à l’épidémie de Mpox (variole du singe)
Dakar, 12 sept (APS) – L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a exprimé, mercredi, un besoin de financement en urgence de 21,4 millions de dollars soit près de 13 milliards de francs CFA afin intensifier la riposte face à l’épidémie de Mpox (variole du singe) dans les pays touchés en Afrique.
‘’Cette nouvelle épidémie de Mpox met en danger les populations les plus vulnérables, parmi lesquelles les réfugiés et les communautés déplacées de force’’, a déclaré Allen Maina, responsable de la santé publique au HCR dans un communiqué.
Cet appel de fonds vise à soutenir 9,9 millions de personnes déplacées de force ainsi qu’aux communautés qui les accueillent dans 35 pays d’Afrique.
Selon lui, ‘’ces personnes vivent souvent dans des abris surpeuplés où elles n’ont pas accès à l’eau potable, au savon et à des aliments nutritifs. Pour les réfugiés et les membres des communautés déplacées, qui sont déjà confrontés à d’énormes difficultés d’accès aux soins de santé, ces conditions de vie les exposent à un risque plus élevé et les empêchent de se prémunir contre la maladie’’.
M. Maina a réaffirmé l’engagement du HCR à accompagner les gouvernements à renforcer leur leurs services de santé afin de pouvoir apporter une réponse efficace à cette épidémie qui a touchée plus de 20.000 cas suspects en Afrique depuis le début de l’année 2024.
‘’Il faut un financement soutenu pour renforcer les systèmes de santé, les infrastructures d’eau et d’assainissement et d’autres services, afin d’assurer leur résilience aujourd’hui et à l’avenir’’, a avancé le responsable de la santé publique au HCR.
Au moins 88 cas de Mpox ont été signalés parmi les réfugiés en Afrique, dont 68 en RDC, le pays qui a enregistré le plus grand nombre de cas dans le monde.
VERS LA STANDARDISATION DE LA MÉDECINE TRADITIONNELLE
Lors d'un atelier marquant la 22e journée africaine de la médecine traditionnelle, le professeur Yérim Mbagnick Diop a souligné l'importance d'une approche concertée pour atteindre l'objectif de développer dix médicaments à base de plantes d'ici 2030.
Dakar, 11 sept (APS) – Le professeur Yérim Mbagnick Diop, coordonnateur de la Delivery Unit, structure en charge de la relance de l’industrie pharmaceutique sénégalaise, a souligné mercredi l’importance de promouvoir une approche concertée en vue d’atteindre l’objectif de fabrication de médicaments à base de plantes à l’horizon 2030.
‘’Dans notre objectif à l’horizon 2030, on voudrait enregistrer au moins dix médicaments à base de plantes. C’est un processus qui est long, mais il faut une acceptation de tout le monde’’, a déclaré le pharmacien.
Il prenait part à un atelier organisé dans le cadre la célébration de la 22e journée africaine de la médecine traditionnelle.
‘’Soutenir une médecine traditionnelle de qualité et sûre à travers des mécanismes réglementaires appropriés’’ est le thème sur lequel a été célébrée cette journée.
‘’En termes de cartographie des pathologies les plus visées par l’utilisation de ces plantes, c’est au niveau de la Delivery Unit d’orienter maintenant la stratégie vers des priorités, parce qu’on ne peut pas tout faire d’un coup’’, a-t-il précisé.
Il annonce que la Delivery Unit va ‘’adresser les maladies, comme le diabète ou l’hypertension’’. ’’’On va avoir la panoplie de plantes utilisées par les pratiquants pour les traiter’’, a-t-il indiqué.
Le responsable de Delivery Unit a également assuré les plantes utilisées par les pratiquants vont être soumises à la rigueur de la science pour les évaluer et les valider avant de les proposer à l’utilisation par les populations.
Il estime que ‘’les pratiquants doivent s’ouvrir’’, car étant ‘’un peu jaloux de leurs connaissances’’. Les pratiquants modernes doivent eux aussi cultiver ce même état d’esprit, a-t-il indiqué.
Il ajoute que sa structure souhaite, ‘’avec les praticiens de la médecine traditionnelle, sur la base de leurs préparations, de leurs présentations, les accompagner à standardiser, à assurer la qualité et la sécurité’’.
Il s’agit de manière pratique, souligne Yérim Mbagnick Diop, de ‘’quitter les préparations qui sont faites dans les cuisines’’, pour aller ‘’vers des préparations encadrées avec les bonnes pratiques de fabrication’’.
C’est certes ‘’un challenge’’, mais l’’ambition existant et les autorités accompagnant ce processus, il est possible de réaliser cet objectif, a-t-il martelé.
Emmanuel Bassène, professeur d’université et coordonnateur de la cellule de médecine traditionnelle, souligne la nécessité ‘’d’avoir des textes réglementaires pour promouvoir et accompagner ceux qui ont l’initiative de produire avec les conditions qu’on leur a promis dans la restructuration (…)’’.
Il pense que ‘’des conditions particulières’’ sont nécessaires, pour ce genre de médicaments qui ‘’sont fabriqués localement avec des plantes (…)’’. Il ajoute qu’’’il faut’’ également ‘’des conditions juridiques particulières pour cette autorisation, il faut les finaliser et en déduire un arrêté ministériel’’.
D’après le responsable de la cellule de la médecine traditionnelle, l’Agence de régulation pharmaceutique (ARP) a mis en place les outils appropriés.
Ce travail étant fait, il faut y aller de façon très intelligente avec la protection de la propriété intellectuelle de ce savoir-faire endogène, a-t-il suggéré.
‘’C’est pour rassurer les pratiquants de la médecine traditionnelle qu’ils ne vont rien perdre dans la chose. On va protéger notre savoir’’, a-t-il promis aux acteurs de la médecine traditionnelle.
LE PREMIER MINISTRE APPELLE À RENFORCER LA SURVEILLANCE ÉPIDÉMIOLOGIQUE DU MPOX
Le Sénégal a enregistré 53 cas suspects de variole du singe, qui se sont révélés tous négatifs, a-t-on appris du médecin Boly Diop, le responsable de la surveillance de cette maladie.
Dakar, 11 sept (APS) – Le Premier ministre Ousmane Sonko a invité le ministre de la Santé à renforcer la surveillance épidémiologique de la variole du singe ou Mpox en cette période de Maouloud marquée par un important mouvement de populations, a t-on appris de source officielle.
”Le Premier ministre a attiré l’attention du ministre de la Santé et de l’Action sociale sur la vigilance renforcée à exercer en matière de surveillance épidémiologique concernant la variole du singe ou Mpox, dans le contexte de mobilité transfrontalière accrue des personnes vers le Sénégal à l’occasion de la célébration du Maouloud’’, rapporte le communiqué du Conseil des Ministres.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré la variole du singe ou Mpox ”urgence de santé publique de portée internationale” depuis le 14 aout dernier.
Dans la foulée, le Sénégal a activé son Centre des opérations d’Urgence sanitaire (COUS ) en niveau 3 (faible) le 19 août.
Le Sénégal a enregistré 53 cas suspects de Mpox ou ‘’variole du singe’’, qui se sont révélés tous négatifs, a-t-on appris du médecin Boly Diop, le responsable de la surveillance de cette maladie au ministère de la Santé et de l’Action sociale.
‘’Depuis le 14 août 2024, jour de la déclaration du Mpox comme une urgence par l’OMS, le Sénégal a notifié 53 cas suspects, qui ont été testés au laboratoire et sont revenus tous négatifs’’, a déclaré M. Diop en livrant aux journalistes, samedi, à Dakar, un bilan de la surveillance de cette maladie.
Les 53 cas suspects ont été relevés dans 27 districts sanitaires du pays depuis le 14 août, a-t-il dit.
C2C MISE SUR L’EQUITE, LA DIVERSITE ET L’INCLUSION DANS L’ENSEIGNEMENT
Depuis 2022, l’Ong Intra Helalth a mis en place un projet dénommé « Classroom to Car C2C » afin de renforcer la formation initiale des sage-femmes et infirmiers pour une amélioration des soins de santé maternelle et infantile en Afrique de l’ouest.
Pour une meilleure formation des sage-femmes et infirmiers au Sénégal, Intra Hrealth a tenu un atelier ouvert depuis le 09 septembre dernier avec ses partenaires pour s’assurer que toutes les écoles de formation en santé offrent la même chance d’accès à la formation initiale de ces prestataires de soins à travers l’intégration de tout ce qui est équité, diversité et inclusion.
Depuis 2022, l’Ong Intra Helalth a mis en place un projet dénommé « Classroom to Car C2C » afin de renforcer la formation initiale des sage-femmes et infirmiers pour une amélioration des soins de santé maternelle et infantile en Afrique de l’ouest.
Présent dans trois pays dont le Sénégal, le Mali et le Niger, le projet intervient dans le renforcement de la formation initiale des agents de santé, la capacitation organisationnelle des écoles, la dotation de matériels entre autres. Du 09 septembre au 13 du mois courant, acteurs, bénéficiaires et partenaires sont réunis à travers un atelier à Dakar pour s’assurer que toutes les écoles de formation en santé offrent la même chance d’accès à la formation initiale de ces prestataires de soins, à travers l’intégration de tout ce qui est équité, diversité et inclusion. Pour la directrice régionale dudit projet C2c, Docteur Jeanne Tessougué: « nous avons une impression très positive parce que toutes les actions qui ont été mises en place, ont eu à améliorer l’assurance qualité et la formation. Nous sommes vraiment satisfaits à tous les niveaux de partenariat ».
Et d’ajouter : « au niveau central, les ministères de la Santé, de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle, à travers leurs différentes directions qui se sont vraiment impliquées dans le projet pour une parfaite réussite mais aussi pour que les sage-femmes et infirmiers qui sortent de cette formation, puissent avoir la capacité de faire des soins de qualité aux populations sénégalaises. Nous voyons en trois ans de mise en œuvre du projet que le Sénégal s’est beaucoup investi et les premiers impacts sont déjà comptabilisés». Pour le président du collectif sénégalais des chefs d’établissement privés de formation en santé (Coseps), Abdoulaye Gaye, ce projet qui a démarré en 2022 a permis aux établissements de disposer d’une analyse situationnelle qui a abouti à l’élaboration d’un Plan stratégique, qui va inclure à l’issue des travaux un plan d’action sur l’Edi, une Cellule Interne d’Assurance Qualité (Ciaq) pour impulser une démarche Qualité dans l’ensemble des établissements, de matériels didactiques haut de gamme pour la mise en place de laboratoires de compétences pour la Formation des infirmiers et des sage-femmes, mais aussi d’enseignants permanents et vacataires formés dans la méthode d’Approche par les Compétences (Apc).
« L’atelier précité fait suite à celui tenu au CRFS de Kaolack du 10 au 14 octobre 2023 et qui avait permis d’orienter les superviseurs et les enquêteurs de quatre établissements sur les différents outils utilisés pour la collecte des données de l’analyse situationnelle sur l’équité, la diversité et l’inclusion (EDI) », a-t-il fait savoir.
Revenant sur la pertinence du projet, Joseph Barboza, représentant résident de intraHealth international au Sénégal a relevé que la situation sanitaire au sud du Sahara est confrontée à un problème de ressources humaines. « La pénurie de RH est due à l’absence de formation, au manque de moyens d’accompagnement. Elle se traduit entre autres par l'insuffisance de personnel de santé qualifiés, la disparité dans la régulation des professionnels de santé, le manque de reconnaissance réciproque des diplômes limitant le processus de l’intégration régionale », a-t-il fait savoir. Selon les responsables de ce projet qu’au Mali, au Niger et au Sénégal, la pénurie de personnel de santé qualifié est sévère et ils sont loin d'atteindre la norme de l'Organisation mondiale de la santé (Oms) de 23 prestataires de soins pour 10 000 habitants. La densité de prestataires est de 6,1 pour 10000 habitants au Mali, 3,9 au Niger et 4,3 au Sénégal, selon les statistiques. Un constat qui fera dire à Gabrielle Deguenonvo, conseillère technique en éducation du projet C2c au Sénégal : « une formation solide, au niveau initial et en milieu professionnel, est indispensable pour que les agents de santé puissent acquérir les compétences nécessaires pour fournir des soins conformes aux normes. Une approche pédagogique axée sur les compétences et associée à une réelle gestion efficace des ressources humaines, est aussi essentielle pour garantir de services de santé de qualité ».
DIOMAYE LIMOGE AHMADOU ALY MBAYE
Hier, mardi 10 septembre, en Conseil des ministres, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye l’a démis de ses fonctions de recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar
Pr Ahmadou Aly Mbaye n’est plus recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Aminata Niang Diène, Professeur titulaire des universités qui était jusque-là vice-recteur de l’Ucad, est nommée recteur par intérim. La décision qui a été prise en Conseil des ministres hier, mardi 10 septembre, fait suite à la controverse qui avait entouré le prolongement du mandat du Pr Ahmadou Aly Mbaye. La section Sudes de l’Ucad ne cessait de dénoncer un retard dans le lancement de l’appel à candidatures pour le poste de recteur de l’Ucad et qui, selon lui, « constitue une violation flagrante du décret n° 2021-846 du 24 juin 2021 relatif aux modalités de nomination du Recteur dans les Universités publiques ».
Exit Professeur Ahmadou Aly Mbaye. Hier, mardi 10 septembre, en Conseil des ministres, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye l’a démis de ses fonctions de recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il est remplacé par Aminata Niang Diène, Professeur titulaire des Universités. Cette dernière qui était jusque-là vice-recteur de l’Ucad est nommée recteur par intérim.
Il faut dire que depuis quelques mois, le Sudes / Esr se bat contre le maintien de Pr Ahmadou Aly Mbaye comme recteur de l’Ucad qu’il juge « illégal » et pointe du doigt le Conseil d’administration de ladite université pour son refus de lancer l’appel à candidatures. Et pour cause, selon les syndicalistes, « son mandat a pris fin depuis le 22 juillet 2024, conformément à la loi n°2015-26 du 28 décembre 2015 relative aux universités publiques du Sénégal ». Dernièrement, le Bureau du Sudes/ Esr a exprimé sa « vive préoccupation quant à la situation qui prévaut actuellement à l’Ucad concernant le mandat du recteur ». « Le refus de se conformer aux dispositions légales en vigueur, notamment la loi n°2015-26 du 28 décembre 2015 relative aux Universités publiques du Sénégal, le décret n°2021-846 du 24 juin 2021 relatif aux modalités de nomination du Recteur et le décret n°2021-1500 du 16 novembre 2021 portant organisation et fonctionnement de l'UCAD, constitue une atteinte grave aux principes de bonne gouvernance que nous nous devons de défendre avec la plus grande détermination », lisait-on dans un communiqué.
Dans son combat contre le retard du lancement de l’appel à candidatures pour le poste de recteur de l’Ucad, le Sudes/ Esr, section Ucad se disait « inquiet » face aux atermoiements du Conseil d’administration. « Il nous est revenu qu’en sa dernière réunion, le Conseil d’Administration de l’UCAD rechigne à lancer l’appel à candidatures et qu’à la place, il a décidé de commettre un conseiller juridique qui serait celui de l’actuel recteur de l’UCAD pour faire le constat que ce dernier aurait entamé tacitement depuis juillet 2023 un supposé second mandat qui devrait courir jusqu’en 2026», rapportait une note rendue publique.
Invité de l’émission « Grand Jury » sur la Rfm en août dernier, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Dr Abdourahmane Diouf, avait dit qu’il considérait que le « mandat du recteur est terminé depuis juillet 2023 parce qu’il a été élu pour trois ans, 2020-2023 ». « En 2021, il y a eu ce nouveau décret sur l’appel à candidatures. Donc, c’est le texte nouveau qui s’applique. En 2023, le PCA de l’UCAD aurait dû lancer un appel à candidatures, il ne l’a pas fait. C’est une situation de carence. Le ministre de l’époque aurait dû le faire, il ne l’a pas fait. C’est une situation de carence. Et au niveau du Rectorat, ils ont développé une théorie que personne ne comprend par rapport à une reconduction tacite du mandat du Recteur. Maintenant, c’est cette situation de carence qui fait que le Recteur de l’UCAD a un mandat indu d’une année », avait-il expliqué. Non sans dire : « Le gouvernement prendra ses responsabilités, parce que nous considérons que l’appel à candidatures doit être fait. On n’est plus d’ailleurs dans les délais et on prendra en charge nos responsabilités pour que l’UCAD ne soit pas un îlot d’exception par rapport aux autres universités sénégalaises ».
LE COUS OUTILLE LES JOURNALISTES POUR UNE MEILLEURE COUVERTURE DU MPOX
Dans le cadre de sa stratégie proactive contre le mpox, le Sénégal a activé un plan d'urgence visant à renforcer la préparation nationale. Cet effort s'inscrit dans une démarche de prévention, où la communication joue un rôle clé dans la sensibilisation.
Bien que le Sénégal n'ait jamais été touché par l'épidémie de mpox, le pays adopte une approche proactive en préparant une réponse nationale en cas d'apparition de la maladie. À cet effet, le Centre des Opérations d'Urgence Sanitaire a été activé, accompagné de la mise en place d'un Système de Gestion de l'Incident (SGI) chargé de coordonner la préparation et la riposte éventuelle contre le mpox.
Le SGI a conçu un plan d’action incident axé sur la communication et la mobilisation communautaire. L’activation de ce niveau 3 met l’accent sur la sensibilisation, l’engagement des populations et le renforcement des capacités des acteurs clés, notamment dans la communication sur les risques et l’engagement communautaire (CREC). Une attention particulière est accordée aux professionnels des médias, en première ligne dans la transmission d'informations fiables.
Dans ce cadre, avec le soutien du Bureau de l’OMS au Sénégal, le SGI a organisé le 7 septembre 2024 un atelier d'orientation destiné aux journalistes spécialisés en santé. Cet atelier, regroupant des membres du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l'Environnement (Remapsen) et de l’Association des journalistes en santé, population et développement (Ajspd), visait à renforcer les compétences des journalistes pour une couverture informative et précise sur le mpox.
L’objectif de cette initiative est de sensibiliser les médias sur les spécificités de la maladie, afin qu’ils puissent mieux informer le grand public sur les signes cliniques, les modes de transmission, et surtout sur les mesures préventives essentielles à l’échelle individuelle et collective.
Surveillance renforcée et vigilance accrue
Depuis le 14 août, date à laquelle l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé le mpox parmi les urgences de santé publique de portée internationale, le Sénégal reste en état de vigilance. « Bien que le pays n'ait enregistré aucun cas de mpox à ce jour, nous avons mis en place un dispositif de surveillance renforcée », a affirmé Dr Boly Diop, gestionnaire d’incident pour le mpox au Sénégal. Selon lui, 53 cas suspects ont été identifiés et testés, mais tous sont revenus négatifs, rassure-t-il.
Dr Diop souligne l'importance de l'implication des journalistes dans la stratégie de réponse : « Ce partenariat avec les médias est crucial pour assurer une diffusion efficace et rapide de l’information, mais aussi pour sensibiliser la population aux gestes préventifs. »
Le mpox est une zoonose, c'est-à-dire une maladie transmise de l’animal à l’humain. Identifié pour la première fois en Afrique centrale et de l'Ouest il y a plus de 60 ans, le virus est désormais signalé dans des régions non endémiques à travers le monde. Il se transmet par contact étroit avec des fluides corporels ou des lésions cutanées d'animaux ou d'humains infectés. Les récentes flambées dans des pays non endémiques révèlent une transmission interhumaine.
Selon l’Institut Pasteur, la maladie commence généralement par une période d’incubation de 12 jours, suivie de symptômes grippaux (fièvre, courbatures, fatigue) pendant 1 à 4 jours. La contagion débute dès l’apparition des premiers symptômes. Une phase éruptive se manifeste ensuite, avec des lésions cutanées qui touchent l’ensemble du corps, y compris les paumes des mains et les plantes des pieds, et s’accompagnent d’un gonflement des ganglions lymphatiques. La maladie dure en moyenne de 2 à 4 semaines et se résout spontanément dans la majorité des cas.
LE PARENT PAUVRE DE LA MEDECINE
Malgré son importance capitale dans le parcours de soins, de la prévention à la rééducation, la physiothérapie souffre d'un manque criant de moyens et de reconnaissance
8 septembre prochain : l’Association sénégalaise des kinésithérapeutes et rééducateurs (Askir) va célébrer la journée internationale de la physiothérapie à Dakar. Le thème retenu est la prise en charge des douleurs lombaires. En prélude à cette rencontre, focus sur cette discipline tellement importante dans la prise en charge sanitaire mais souvent « oubliée » en termes de ressources humaines et de plateau sanitaire.
La physiothérapie est une discipline de la médecine qui permet à la personne de retrouver toutes ces activités habituelles qui ont été perdues à la suite d’une affection, d’une maladie ou d’un traumatisme à travers un ensemble de pratiques thérapeutiques. Elle est exécutée par une personne professionnelle, formée en santé pour la pratique. Devenue une référence pour traiter les troubles musculo-squelettiques, la physiothérapie intervient dans diverses disciplines de la santé, notamment dans le traitement des douleurs physiques et aide le patient à vivre sa vie dans les meilleures conditions possibles. La physiothérapie intervient particulièrement dans les troubles et les incapacités physiques. Il s’agit d’une discipline pluridisciplinaire qui peut traiter les affections concernant les muscles, les articulations, les os, le système neurologique, le système respiratoire, le système cardio-vasculaire entre autres.
Selon Cheikh Seck, président de l’association des kinésithérapeutes du Sénégal, la Kinésithérapie garde trois objectifs dont le maintien, la prévention et la rééducation. « Dans le volet préventif, elle est d’une importance capitale de signaler le plus rapidement possible lorsqu’on constate une anomalie qui impact sur le moral ou la physique comme les IMC (Infirmité Motrice Cérébrale) ou dans le cadre de la scolie chez l’enfant, pour faciliter le traitement, au cas contraire, il serait difficile de l’éradiquer », a-t-il fait savoir. Pour Cheikh Seck, le kinésithérapeute doit avoir des aptitudes à maitriser les bases de l’anatomie et de la physiologie de l’être humain. A cet effet, il renseigne que la formation se fait à partir de la licence. « Il faudra avoir une base en médecine et en anatomophysiologie. Au Sénégal, la plupart du temps, ce sont ceux qui ont fait une licence en soins infirmiers obstétricaux qui font le concours. La formation pour le moment, se fait à l’Ecole nationale de développement en santé et social « Endss) ou à l’étranger. La plupart du temps, il est conseillé au candidat d’obtenir un BAC scientifique», a-t-il renseigné.
Bienfaits de la kiné
De nombreuses personnes dans le monde ont souffert de blessures, de maladies ou de handicaps graves qui les empêchent d’exercer leurs fonctions sensorielles et motrices de base. Des atrophies, des douleurs musculaires, des accidents vasculaires cérébraux, des fractures, des accidents vasculaires cérébraux, des troubles et bien d’autres choses encore. Pour les spécialistes de la maladie, toutes ces conditions malheureuses affectent considérablement la qualité de vie de ces personnes en les empêchant d’accomplir leurs activités quotidiennes. « La médecine a fait des progrès incroyables dans ce domaine, et l’une des branches les plus importantes est la thérapie physique. Cette spécialité aide à rétablir le mouvement et d’autres fonctions corporelles chez les personnes touchées par une blessure, une maladie ou un handicap. La physiothérapie est devenue très importante, ces dernières années. Elle a même fusionné avec d’autres disciplines, comme la neurologie. De plus, elle a changé la vie de millions de personnes qui se sont rétablies, grâce aux kinésithérapeutes et à tous les traitements offerts par cette merveilleuse branche de la médecine», ont-ils reconnu. Dans beaucoup de structures sanitaires, ce département manque de ressources humaines et matérielles adaptées pour la prise en charge des pathologies. Les centres spécialisés ne le sont que de nom. Une situation qui décourage plus d’un, et beaucoup d’acteurs préfèrent se substituer aux professionnels de la kiné en faisant eux-mêmes les massages.
L'HÔPITAL REGIONAL DE KEDOUGOU GÉNÈRE ENVIRON 6 A 7 TONNES DE DECHETS PAR MOIS
Le centre hospitalier régional Amath Dansokho de Kédougou (sud-est) produit, par mois, environ 6 à 7 tonnes de de déchets assimilables aux ordures ménagères
Le centre hospitalier régional Amath Dansokho de Kédougou (sud-est) produit, par mois, environ 6 à 7 tonnes de de déchets assimilables aux ordures ménagères, a appris l’APS du chef de service de la qualité hygiène sécurité et environnement (QHSE), ape Masser Diallo.
”Rien que pour la quantité des déchets que l’on produit au niveau de l’hôpital régional Amath Dansokho et à l’unité de coordination de la gestion des déchets solides (UCG), nous avons, exemple chaque mois, environ 6 à 7 tonnes de déchets assimilables aux ordures ménagères”, a-t-il indiqué dans un entretien avec l’APS.
Le service de la qualité hygiène sécurité et environnement traite également les déchets d’activités de soins à risque infectieux au niveau de l’hôpital.
”Chaque mois nous traitons aussi 5 à 6 tonnes des déchets d’activités de soins à risques infectieux au niveau de l’hôpital pour éviter d’exposer la population. (…) et environ 40 boites de sécurité sont traités par notre service”, a-t-il relevé, citant les aiguilles et les seringues.
Pape Massaer Diallo a signalé que son service procède chaque jour à une évaluation des critères de la qualité et de la sécurité.
”Et dans ces critères, il y a la sécurité des soins et la sécurité du bâtiment, c’est-à dire de l’incendie de manière générale qui fait qu’on forme le personnel de l’hôpital sur l’utilisation des extincteurs avec l’accompagnement des sapeurs-pompiers surtout dans le cadre du secourisme”, a dit M. Diallo.
Il a également évoqué la gestion des déchets biomédicaux, précisant qu’il s’agit des restes de médicaments et des soins ainsi que les déchets chimiques et biologiques. ”Une partie [de ces déchets] sera traitée à l’hôpital et ce qu’on appelle les déchets à haut risque infectieux”, a-t-il relevé.
Il annoncé que l’hôpital régional Amath Dansokho va bénéficier d’un incinérateur sous peu de temps pour la prise en charge des déchets.
L’ÉTAT DOIT ANTICIPER LES PANDEMIES
Le professeur Daouda Ndiaye, figure de proue de la recherche médicale, exhorte le gouvernement à agir avant qu'il ne soit trop tard. Face à l'émergence de nouveaux pathogènes, le chercheur propose une stratégie audacieuse
Le professeur Daouda Ndiaye, parasitologue, président du centre international de recherche et de formation en génomique appliquée et de surveillance sanitaire (Gigass) appelle le gouvernement a anticipé sur les épidémies en mettant en place des fonds pour renforcer la surveillance etla prise en charge une fois qu’elle se déclare. Il était l’invité hier, mercredi4septembre de l’association des journalistes en santé, population et développement (ajspd).
Depuis quelques années, les épidémies se succèdent dans le monde et l’Afrique demeure le continent le plus touché. Les dernières en date sont l’épidémie Ebola, la Covid 19 et aujourd’hui, le Mpox plus connu sous le nom de variole du singe. Depuis le 14 aout dernier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) l’a signifié comme pandémie à déclaration obligatoire. Même si le Sénégal n’a pas encore enregistré de cas, il demeure sous la menace d’en avoir avec la proximité de la maladie puisse que la Guinée vient de noter un cas mardi dernier. Face l’émergence de ces nouveaux pathogènes en Afrique, le professeur Daouda Ndiaye, parasitologue est revenu hier, mercredi 4 septembre 2024, sur les enjeux et perspectives. Selon le chercheur, une pandémie se prépare et le Sénégal a besoin de moyens pour faire face. « Quand, une pandémie se déclare dans le pays, tout ce qui touche à la prise en charge sanitaire, à la surveillance, au diagnostic sont aux frais de l’Etat. C’est une situation qui coûte cher à nos gouvernements», a-t-il fait savoir. Et d’ajouter : « la région africaine de l’Oms n’est pas bien préparée face à des pandémies. Les ressources sont très limitées et le constant c’est qu’en période d’installation d’une épidémie, tous les autres fonds sont orientés vers la réponse. Il nous faut avoir une vision plus loin en planifiant ces épidémies, travailler à rendre notre système de santé résilient pour faire face à ces cas».
Pourla pandémie Mpox, le professeur Ndiaye rassure : « c’est une maladie causée par un animal notamment le singe. Seulement, il faut dire que le taux de létalité demeure très faible. C’est une maladie qui peut se guérir seule à condition que les Sénégalais soient sensibilisés sur sa propagation, la reconnaissance des signes mais aussi l’orientation. Si le malade est très tôt pris en charge par le personnel soignant, il guérit au bout de quelques jours ». Et d’ajouter : « le focus doit être mis sur la sensibilisation, la limitation des déplacements ».
Revenant la recrudescence ces dernières années de déclarations de pandémies, Professeur Ndiaye souligne : « il y a plusieurs facteurs qui entre en jeux. L’homme est devenu plus proche de la nature à cause de la démographie galopante. Les lieux occupaient avant par les animaux, sont habités par des personnes. Pour face à cette situation, il nous faut une prise en charge holistique de cette question. Que les chercheurs de la santé se mettent ensemble avec ceux de l’environnement pour diagnostiquer le mal et trouver des solutions et je pense, nous sommes sur cette voie car beaucoup de nos travaux se déroulent ainsi.»