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5 avril 2025
Santé
LE SÉNÉGAL RENFORCE LA SURVEILLANCE FACE A L’ÉPIDEMIE DE VARIOLE DU SINGE
Bien qu’aucun cas n’ait encore été détecté sur le territoire sénégalais, le ministère de la Santé invite la population à faire preuve de vigilance, notamment en ce qui concerne les voyageurs en provenance des pays ayant signalé des cas.
Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a annoncé ce vendredi une série de mesures pour faire face à l’épidémie de variole du singe (Mpox), qui a été déclarée une urgence de santé publique de portée internationale par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) le 14 août 2024.
Le directeur général de l’OMS a officiellement déclaré la flambée de variole du singe comme une urgence de santé publique mondiale. Dans un communiqué le ministère de la Santé sénégalais a souligné la nécessité de renforcer les mesures de surveillance épidémiologique en fonction de l’évolution de cette maladie, en particulier dans le contexte des flux migratoires transfrontaliers.
« Compte tenu des flux migratoires de part et d’autre de nos frontières et, conformément au Règlement sanitaire international, le ministère a pris un certain nombre de mesures », a déclaré le ministère.
Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a mis en place une série de mesures pour prévenir et contrôler la propagation de la variole du singe sur l’ensemble du territoire national : renforcement de la surveillance épidémiologique, mise en alerte des structures sanitaires, mobilisation du Comité National de Gestion des Épidémies (CNGE), sensibilisation régulière des populations, la concertation avec d’autres ministères.
Bien qu’aucun cas n’ait encore été détecté sur le territoire sénégalais, le ministère de la Santé invite la population à faire preuve de vigilance, notamment en ce qui concerne les voyageurs en provenance des pays ayant signalé des cas de variole du singe. Le ministère recommande également un recours précoce aux structures de santé en cas d’apparition de symptômes associés à cette maladie.
Les principaux symptômes de la variole du singe incluent la fièvre, les maux de tête et de dos, les douleurs musculaires, le gonflement des ganglions lymphatiques et une éruption cutanée sous forme de taches ou de pustules qui finissent par former des croûtes.
Depuis plusieurs semaines, les cas de Mpox, anciennement appelée variole du singe, se multiplient sur le continent africain. Le renforcement de la surveillance et des mesures de prévention par le Sénégal vise à protéger la population et à prévenir la propagation de cette maladie.
« Nous invitons tous les citoyens à être vigilants et à respecter les consignes des autorités sanitaires pour prévenir la propagation de la variole du singe », a conclu le ministère de la Santé.
ALERTE ROUGE SUR LE MPOX EN AFRIQUE
Fièvre, éruptions cutanées, douleurs... Les symptômes du mpox, anciennement appelé "monkeypox", sont connus des soignants africains. Mais face à une épidémie galopante déjà objet de 500 morts en RDC, c'est tout un continent qui retient son souffle
(SenePlus) - Pour la seconde fois en l'espace de trois ans, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a déclaré mercredi le mpox comme une urgence sanitaire mondiale, exhortant à une action face à ce virus qui se propage rapidement dans plus d'une douzaine de pays africains. Selon un guide réalisé par le New York Times, l'épidémie est particulièrement sévère en République Démocratique du Congo, avec 15 600 cas et 537 décès rapportés par l'agence onusienne. "L'épidémie de mpox s'y avère déjà plus meurtrière que celle de 2022, date de la dernière déclaration d'urgence", souligne le quotidien américain.
Anciennement appelé "monkeypox" avant que les autorités sanitaires ne recommandent son nom actuel en 2022 suite à des plaintes, le virus du mpox est endémique en Afrique centrale et de l'Ouest. Le New York Times explique que "la maladie est similaire à la variole mais moins contagieuse, et le virus se transmet principalement par contact étroit avec des animaux ou des personnes infectées, ainsi que par la consommation de viande contaminée." Le journal ajoute que "le mpox peut aussi se propager par contact sexuel, avec un risque de transmission au fœtus."
Si 96% des décès signalés en juin concernaient la RDC, pays déjà en proie à un conflit interne et une crise humanitaire, la maladie a désormais été identifiée dans 13 pays. Le Burundi, le Kenya, le Rwanda et l'Ouganda sont touchés pour la première fois. "Il existe des différences entre les épidémies selon les régions et les pays, en fonction des circonstances propres à chaque communauté", explique au New York Times le Dr Sylvie Jonckheere, conseillère sur les maladies infectieuses émergentes pour Médecins Sans Frontières. "Mais elles partagent un point commun : nous ne savons pas comment contrôler cette épidémie."
Face à la menace d'une propagation mondiale, les Centres pour le Contrôle et la Prévention des Maladies (CDC) aux États-Unis ont appelé les professionnels de santé et la population à rester en alerte maximale. Fièvre, maux de tête, douleurs musculaires et éruption cutanée évoluant en pustules puis en croûtes font partie des symptômes. "Historiquement, la maladie est plus létale pour les jeunes enfants, les personnes immunodéprimées et celles souffrant de comorbidités comme le VIH", précise le New York Times.
Si des vaccins ont été utilisés en 2022 lors de l'épidémie précédente, ils sont insuffisants pour endiguer la crise actuelle selon les experts. "Il n'y a pas assez de vaccins dans le monde pour cela", affirme le Dr Jonckheere au quotidien new-yorkais. La distanciation sociale peut aider à réduire la propagation, sans pour autant être une solution globale. Mais dans certaines régions de RDC comme les camps de déplacés près de Goma, la promiscuité rend l'isolement impossible. Bien que le pays ait approuvé deux vaccins contre le mpox, aucun plan de vaccination n'a encore été mis en œuvre.
Découvert en 1958 suite à des épidémies chez des singes de laboratoire, le mpox a été confirmé pour la première fois chez l'humain en 1970 au Congo. En juillet 2022, l'OMS avait déclaré l'épidémie comme urgence sanitaire mondiale, le virus étant détecté dans plus de 70 pays qui n'avaient jamais rapporté de cas auparavant. Depuis, près de 100 000 personnes ont été touchées dans 116 pays.
Si l'épidémie a largement régressé en Europe, Asie et Amériques, elle s'est aggravée dans certaines régions d'Afrique. "Les Centres Africains pour le Contrôle et la Prévention des Maladies ont signalé une augmentation de 160% du nombre de cas entre début 2024 et le 28 juillet, comparé à la même période l'an dernier", rapporte le quotidien new-yorkais. La souche circulant en RDC a un taux de létalité de 3%, bien supérieur aux 0,2% observés lors de l'épidémie de 2022.
"Les femmes et les enfants sont les plus touchés", alerte l'ONG Save The Children, citée par le journal. "Des nouveau-nés de seulement 2 semaines contractent la maladie à cause de la surpopulation dans les hôpitaux." Les soignants traitent des patients de tous âges, y compris des familles entières. "C'est vraiment déchirant quand on voit des familles complètes se retrouver dans votre centre de traitement", confie le Dr Jonckheere au New York Times. "C'est la maman, ce sont tous les enfants, y compris les tout-petits."
“DOCTEUR 7 ÉTOILES”, LEÇONS DE VIE ET DE PRATICIEN D’UN NEUROLOGUE RÉPUTÉ
Le neurologue sénégalais Amadou Gallo Diop vient de sortir un livre retraçant sa trajectoire d’étudiant en médecine et de praticien à l’hôpital, sous forme de ”leçons” reçues de ses professeurs à l’université et des malades.
Dakar, 9 août (APS) – Le neurologue sénégalais Amadou Gallo Diop vient de sortir un livre retraçant sa trajectoire d’étudiant en médecine et de praticien à l’hôpital, sous forme de ”leçons” reçues de ses professeurs à l’université et des malades dont la souffrance et les attentes ont contribué à lui passer une vision de la médecine faite d’empathie et d’ouverture vers les autres.
Intitulée “Docteur 7 étoiles”, cette nouvelle publication est un condensé de la trajectoire d’un praticien réputé et “bien formé, chercheur, formateur, manager, communicateur, citoyen du monde et acteur communautaire”.
“Je n’ai fait que résumer dans un opuscule que j’ai voulu être très simple et didactique, des leçons que nous-mêmes, nous avons reçues dès que nous avons mis les pieds à l’école de médecine de Dakar, en tant qu’étudiants, en bénéficiant de ce que nos professeurs nous apprenaient, de ce que nous avons pratiqué en faisant des stages dans les hôpitaux”, a expliqué le professeur Diop en marge de la cérémonie de dédicace dudit ouvrage, jeudi.
Le neurologue, enseignant à la faculté de médecine de l’université Cheikh-Anta Diop de Dakar, dit mettre son livre au service des étudiants, qui peuvent s’imprégner à travers ses pages de cette expérience singulière consistant à “recevoir des personnes malades qui souffrent, qui viennent vers nous et qui recherchent l’amélioration, voire la sauvegarde de leur vie”.
L’ouvrage de 50 pages, scindé en sept chapitres, contient aussi une leçon de vie comme de rares métiers peuvent permettre, en ce qu’ils donnent l’opportunité d’aller “vers les populations défavorisées qui sont dans le monde rural”, mais aussi de voyager “à travers le monde”, pour apprendre des autres et d’ailleurs.
“J’ai rajouté deux annexes, le premier, c’est des conseils d’hygiène de vie”, a-t-il dit, soulignant que le médecin, l’infirmière, la sage-femme ou le manager de la santé ne peut ”rien faire”, s’il n’est pas en bonne santé.
“Dans chacune des étoiles, vous allez avoir 5 branches comme les étoiles, et chacune des branches dans le livre va vous inciter à développer des choses”, a expliqué le chef du service de neurologie du centre hospitalier national universitaire de Fann, à Dakar.
Il a cité, “en vrac”, “la sérénité, l’honnêteté, la générosité, l’organisation, la tolérance, un certain nombre de caractéristiques qui ne s’apprennent pas à l’université et qui vont venir au fil du temps”.
Concernant le coût du livre, le professeur Amadou Gallo Diop a dit que tout a été fait pour qu’il soit “accessible à tout le monde. Je peux vous assurer que personnellement, je n’ai eu aucun intérêt financier par rapport à cette affaire-là”.
“S’il y avait une surprise”, ce serait que lui-même en achète pour “les offrir à gauche et à droite”.
D’éminentes personnalités ont pris part à la cérémonie de dédicace, parmi lesquelles le professeur Fatoumata Ly, qui a loué les qualités humaines de l’écrivain en le présentant comme “un homme compétent, empathique, un pédagogue qui refuse le diktat de l’argent et l’incursion du smartphone dans l’exercice de ses fonctions”.
“Des vertus que l’auteur n’a pas hésité à transposer dans ses écrits”, a-t-elle dit dans la note de lecture qu’il a consacrée au nouvel ouvrage, appelé à servir de “viatique et de boussole aux apprenants afin d’assurer le bien-être du patient à l’avenir”.
PROPAGATION DU MPOX EN AFRIQUE, L'AGENCE DE SANTÉ DE L'UA EN ALERTE
Au moins 16 pays du continent, sur 55, ont déjà enregistré des cas de variole du singe, selon l'Africa CDC, avec 887 cas répertoriés la semaine dernière, et cinq décès.
L'agence de santé de l'Union africaine Africa CDC (Centres de contrôle et de prévention des maladies du continent) va "probablement" déclarer la semaine prochaine "une urgence de santé publique" face à l'épidémie de Mpox, en cours dans plusieurs pays africains, a annoncé jeudi son directeur.
Une nouvelle souche de Mpox, également appelée variole du singe, détectée en République démocratique du Congo (RDC) en septembre 2023 puis signalée dans plusieurs pays voisins, fait craindre une propagation de ce virus.
Cette déclaration "d'urgence de santé publique", qui aura lieu "probablement" la semaine prochaine, est une première pour l'Africa CDC "depuis que ce mandat nous a été confié en 2023", a déclaré à des journalistes Jean Kaseya, son directeur.
"Nous prenons les mesures appropriées, nous décidons quand il y a une urgence, nous prenons les décisions appropriées et parlons d'une seule voix", a déclaré Jean Kaseya.
Au moins 16 pays du continent, sur 55, ont déjà enregistré des cas de Mpox, selon l'Africa CDC, avec 887 cas répertoriés la semaine dernière, et cinq décès.
La décision de l'agence continentale, qui va notamment permettre de débloquer des fonds et d'avoir une réponse continentale, intervient au lendemain de l'annonce par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) d'une réunion "dès que possible" du comité d'urgence pour évaluer s'il faut décréter le plus haut degré d'alerte face à l'épidémie.
"Compte tenu de la propagation du Mpox en dehors de la RDC et de la possibilité d'une nouvelle propagation internationale à l'intérieur et en dehors de l'Afrique, j'ai décidé de convoquer un comité d'urgence (...) afin qu'il me conseille sur la question de savoir si l'épidémie constitue une urgence de santé publique de portée internationale", avait déclaré mercredi le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Cette qualification est la plus haute alerte que l'OMS peut déclencher et c'est le chef de l'OMS qui peut la lancer sur les conseils du comité.
- Propagation -
Le Mpox a été découvert pour la première fois chez des humains en 1970 dans l'actuelle RDC (ex-Zaïre), avec la diffusion du sous-type Clade I (dont le nouveau variant est une mutation), principalement limitée depuis à des pays de l'ouest et du centre de l'Afrique, les malades étant généralement contaminés par des animaux infectés.
En 2022, une épidémie mondiale, portée par le sous-type clade 2, s'est propagée dans une centaine de pays où la maladie n'était pas endémique, touchant surtout des hommes homosexuels et bisexuels.
L'OMS avait alors décrété l'alerte maximale en juillet 2022 face à cette flambée de cas dans le monde, puis l'avait levée moins d'un an après, en mai 2023. L'épidémie avait fait quelque 140 morts sur environ 90.000 cas.
Mais la nouvelle souche du Mpox, détectée en RDC en septembre 2023 et baptisée "Clade Ib", puis signalée dans plusieurs pays voisins, fait craindre une propagation de ce virus. Elle est en outre plus mortelle et plus transmissible que les précédentes et se transmet de personne à personne.
La "Clade Ib" fait apparaître des éruptions cutanées sur tout le corps, quand les précédentes souches étaient caractérisées par des éruptions et des lésions localisées, sur la bouche, le visage ou les parties génitales.
Parmi les pays concernés figurent notamment le Kenya, le Burundi, le Rwanda ou encore la Côte d'Ivoire, mais c'est pour l'heure la RDC le pays le plus touché avec, au 3 août, 14.479 cas confirmés et suspects et 455 morts, soit une létalité d'environ 3%, selon l'Africa CDC.
NDIOUM ANÉMIÉ
L’hôpital de Ndioum, dans le département de Podor (nord) est confronté à des ‘’situations critiques’’ à cause d’un déficit de poches de sang, a déclaré, mercredi, le docteur Mamadou Ndiaye, chef du Service du laboratoire dudit établissement sanitaire.
Ndioum, 7 août (APS) – L’hôpital de Ndioum, dans le département de Podor (nord) est confronté à des ‘’situations critiques’’ à cause d’un déficit de poches de sang, a déclaré, mercredi, le docteur Mamadou Ndiaye, chef du Service du laboratoire dudit établissement sanitaire.
‘’L’hôpital de Ndioum est souvent confronté à des situations critiques et urgentes du fait d’un manque de poches de sang. La demande ici est très forte, car l’établissement se situe dans une zone traversée par le route nationale 2, qui enregistre assez souvent des accidents de la circulation, entraînant des blessés qui perdent beaucoup de sang’’, a-t-il dit.
Le médecin s’exprimait ainsi au terme d’une rencontre axée sur la participation des acteurs des médias dans le développement social.
Il a, à cette occasion, invité les populations locales à participer à des activités de don de sang pour constituer un stock pour l’hôpital.
Le docteur Ndiaye a également précisé que plusieurs services de cet établissement sanitaire inauguré, en 1977, notamment la maternité, la néphrologie, la pédiatrie et la chirurgie, manifestent très souvent leur besoin en poches de sang.
”Il existe de moins en moins de donneurs bénévoles. Dans certains cas, nous sollicitons les accompagnants des malades pour les urgences’’, a-t-il déploré.
Il a toutefois salué l’appui du Conseil départemental de Podor, qui a doté l’hôpital de Ndioum d’une chaîne de froid pour conserver les poches de sang, qu’il a jugées ‘’ très insuffisantes’’.
L’HÔPITAL DE NDIOUM CONFRONTÉ À UN DÉFICIT DE POCHES DE SANG
"La demande ici est très forte, car l’établissement se situe dans une zone traversée par le route nationale 2, qui enregistre assez souvent des accidents de la circulation", a expliqué Dr Mamadou Ndiaye.
L’hôpital de Ndioum, dans le département de Podor (nord) est confronté à des ‘’situations critiques’’ à cause d’un déficit de poches de sang, a déclaré, mercredi, le docteur Mamadou Ndiaye, chef du Service du laboratoire dudit établissement sanitaire.
‘’L’hôpital de Ndioum est souvent confronté à des situations critiques et urgentes du fait d’un manque de poches de sang. La demande ici est très forte, car l’établissement se situe dans une zone traversée par le route nationale 2, qui enregistre assez souvent des accidents de la circulation, entraînant des blessés qui perdent beaucoup de sang’’, a-t-il dit.
Le médecin s’exprimait ainsi au terme d’une rencontre axée sur la participation des acteurs des médias dans le développement social.
Il a, à cette occasion, invité les populations locales à participer à des activités de don de sang pour constituer un stock pour l’hôpital.
Le docteur Ndiaye a également précisé que plusieurs services de cet établissement sanitaire inauguré, en 1977, notamment la maternité, la néphrologie, la pédiatrie et la chirurgie, manifestent très souvent leur besoin en poches de sang.
”Il existe de moins en moins de donneurs bénévoles. Dans certains cas, nous sollicitons les accompagnants des malades pour les urgences’’, a-t-il déploré.
Il a toutefois salué l’appui du Conseil départemental de Podor, qui a doté l’hôpital de Ndioum d’une chaîne de froid pour conserver les poches de sang, qu’il a jugées ‘’ très insuffisantes’’.
142 TONNES DE PRODUITS IMPROPRES À LA CONSOMMATION DÉTRUITES À MBEBEUSS
"La consommation de ces denrées peut entrainer des intoxications alimentaires pouvant même créer le cancer’’, a expliqué le médecin-colonel, Maodo Malick Diop.
Malika, 7 août (APS) – Le Service national de l’hygiène a procédé, mercredi, à l’incinération, à la décharge d’ordures de Mbeubeuss, (banlieue de Dakar), de 142 tonnes de denrées alimentaires impropres à la consommation, saisies entre janvier et juillet 2024, dans la région de Dakar, a constaté l’APS.
‘’Là, nous avons près de 142 tonnes de denrées alimentaires impropres à la consommation, saisies dans la région de Dakar que nous venons de détruire. La consommation de ces denrées peut entrainer des intoxications alimentaires pouvant même créer le cancer’’, a expliqué le médecin-colonel, Maodo Malick Diop, chef du Service national de l’hygiène.
Il intervenait en marge des opérations de destruction de ces produits alimentaires impropres à la consommation saisis lors d’opérations de contrôle effectuées dans des marchés, boutiques, magasins et grandes surfaces.
La destruction de ces denrées alimentaires a été organisée avec l’appui technique de la Société nationale de gestion intégrée des déchets (SONAGED).
‘’Nos services saisissent de plus en plus des quantités importantes de produits alimentaires impropres à la consommation’’, a-t-il indiqué, tout en assurant que le Service national de l’hygiène privilégie, à travers ses actions, la sensibilisation des consommateurs afin qu’ils évitent ces dits produits.
Il a assuré que ses services vont renforcer les descentes sur les lieux de vente des produits de consommation, mais surtout mener une vaste sensibilisation pour amener les populations à bien vérifier les produits avant utilisation
Le médecin-colonel Maodo Malick Diop a aussi assuré que la loi sera strictement appliquée aux contrevenants.
SAFIATOU THIAM ÉVOQUE UNE FÉMINISATION DU VIH/SIDA
Quelque 22807 femmes âgées de 15 à 49 ans sont touchées par l’épidémie du Vih contre 15 887 hommes de la même tranche d’âge, a indiqué la Secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida.
Dakar, 7 août (APS) – Quelque 22807 femmes âgées de 15 à 49 ans sont touchées par l’épidémie du Vih contre 15 887 hommes de la même tranche d’âge, a indiqué, mercredi, à Dakar, Safiatou Thiam, Secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (SE-CNLS).
‘’Au Sénégal, les femmes sont plus touchées que les hommes par le VIH. 22 807 femmes âgées de 15 ans et plus vivent avec le VIH contre 15 887 hommes de cette même tranche d’âge. La prévalence du VIH chez les femmes âgées de 15 à 49 ans est de 0.34% contre 0.25% pour les hommes de cette même tranche d’âge’’, a-t-elle dit.
Mme Thiam s’exprimait lors de la cérémonie de lancement du ‘’Gender Assessement’’, une évaluation basée sur le Genre dans la riposte nationale au VIH/Sida, première étape du processus de mise en place effective de la cellule Genre du programme VIH en cours.
Elle a signalé que malgré les résultats encourageants enregistrés dans la lutte contre le VIH/Sida et toutes les initiatives prises dans le cadre de la mise en œuvre du plan quinquennal, ‘’des défis persistent encore surtout chez les femmes, les filles et les adolescentes porteuses du VIH’’.
La Secrétaire exécutive du CNLS a relevé que les facteurs socio-économiques exposent davantage cette cible ‘’à un risque accru d’infection’’ ce qui est à l’origine de ‘’la féminisation de l’épidémie à VIH’’.
‘’Le plus souvent moins éduquées que les hommes, dépourvues d’autonomie financière et subissant l’emprise de normes sociales qui les relèguent à un second rôle, la majorité de cette couche vulnérable est confrontée à des difficultés d’accès aux des stratégies de prévention et de prise en charge efficaces du VIH’’, a-t-elle dit.
Outre les femmes, les jeunes filles et les adolescentes, la Secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (SE-CNLS) estime qu’il faut prendre en compte la situation des catégories intermédiaires telles que les transgenres, ‘’une population qui commence à émerger au Sénégal’’, a martelé Safietou Thiam.
Le directeur du bureau pays de l’ONUSIDA, Demba Koné a, pour sa part, souligné l’impératif de prendre en compte toutes les catégories de personnes pour vaincre l’épidémie de VIH/Sida dont ‘’l’impact’’ n’est pas bien réparti entre les sexes.
A en croire le fonctionnaire des Nations Unies, le Sida est une ‘’maladie dévastatrice’’ qui touche des millions de personnes à travers le monde. Il a fait état de 1,3 millions de nouvelles infections et 40 millions de personnes vivant avec le VIH.
Aminata Diouf Ndiaye, coordinatrice Cellule Genre de la Direction de la Planification de la Recherche et des Statistiques (DPRS) au ministère de la Santé et de l’Action Sociale (MSAS), a mis en exergue les efforts déployés par les pouvoirs publics dans le cadre de l’égalité entre les femmes et les hommes.
Elle constate que ‘’malgré ces avancées, il reste beaucoup à faire’’ dans cette lutte.
‘’L’analyse des résultats du premier rapport genre du MSAS a montré que les performances sur les trois indicateurs majeurs de la lutte contre le VIH sont fortement liées au sexe et à la catégorie d’âge. Les performances les plus faibles sont retrouvées chez les hommes et les enfants de moins de 15 ans’’, a-t-elle souligné.
LE SAMU EN GRÈVE À PARTIR DE MERCREDI
Les travailleurs du Service d’aide médicale d’urgence (Samu), affiliés au Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames) ont déclaré avoir décidé d’aller en grève à partir de mercredi pour réclamer le paiement d’arriérés de primes ...
Dakar, 6 aout (APS) – Les travailleurs du Service d’aide médicale d’urgence (Samu), affiliés au Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames) ont déclaré avoir décidé d’aller en grève à partir de mercredi pour réclamer le paiement d’arriérés de primes et d’heures supplémentaires.
Ils en ont fait l’annonce au cours d’une conférence de presse organisée mardi au siège du Samu, à Dakar.
Intervenant lors de cette rencontre avec des journalistes, Mohamed Traoré, le secrétaire général de la section Samu du Syndicat autonome des médecins du Sénégal, a fait savoir que durant la période couvrant cette grève seules les urgences primaires seront prises en charge.
‘’Toutes les activités secondaires seront suspendues, y compris la recherche de places, les consultations de routine, les transports simples, la couverture médicale et les activités à l’Aéroport international Blaise Diagne’’, a indiqué le syndicaliste.
Le docteur Mohamed Traoré a expliqué que les travailleurs du Samu avaient décidé de partir en grève pour protester contre le non-respect des engagements pris lors de récentes négociations au sujet du paiement d’arriérés de la prime liée au travail effectué dans le cadre de la lutte contre la Covid-19.
Il a rappelé que les agents du Samu courraient derrière le versement d’une prime de motivation dénommée ‘’Nepad’’ et le règlement des heures supplémentaires.
‘’Face au mépris et au manque de considération pour le personnel soignant de la seule structure publique de médecine pré-hospitalière du Sénégal, nous annonçons une grève de 72 heures, à compter de ce mercredi 7 août 2024’’, a ainsi déclaré le syndicaliste.
Il a insisté sur le fait que le syndicat qu’il dirige étaient déterminé à faire respecter les droits du personnel soignant du Samu en l’absence du respect des engagements pris lors de précédentes négociations. ‘’Nous n’hésiterons pas à utiliser tous les moyens légaux à notre disposition pour obtenir satisfaction’’, a-t-il averti.
En décidant d’observer un arrêt de travail de trois jours, les agents du Samu voudraient également, selon le responsable de leur syndicat, que les autorités sanitaires aillent dans le sens de trouver des solutions à leurs doléances portant, entre autre,s sur la dotation d’équipements de travail au Samu.
Mohamed Traoré a par exemple évoqué la mise à disposition de tenues adaptées à l’hivernage, la nomination d’un médecin du travail pour prendre en charge les maladies professionnelles.
LES POPULATIONS APPELEES A COOPERER
Le Sénégal a lancé hier, dimanche 04 août, en marge d’une randonnée pédestre, l’enquête STEPS sur les maladies non transmissibles.
Le Sénégal a lancé hier, dimanche 04 août, en marge d’une randonnée pédestre, l’enquête STEPS sur les maladies non transmissibles. Un outil de surveillance des facteurs de risque qui va permet au pays de suivre et d’évaluer les politiques et programmes mis en place, les tendances des facteurs de risque dans le temps et de déterminer les populations les plus exposées accès facteurs de risque. L’enquête se déroule du 05 au 24 août sur toute l’étendue du territoire national.
Le Sénégal pourra bientôt disposer de chiffres globaux concernant les maladies non transmissibles. Une action qui sera concrétisée par l’enquête Steps sur les maladies non transmissibles et l’exercice physique, dont le lancement s’est fait hier, dimanche, par le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’action sociale à travers une randonnée pédestre réunissant aussi les partenaires techniques, financiers mais aussi les acteurs communautaires. Selon Serigne Mbaye, « Les Mnt, responsables de 74% des décès dans le monde, d’après l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), représentent également 45% des décès au Sénégal. Ces maladies engendrent des pertes économiques significatives en raison de leurs coûts élevés de soins et de la baisse de productivité qu’elles provoquent. Il est donc impératif pour nous de disposer de données précises afin d'évaluer et d'orienter nos politiques publiques de manière efficace». Pour cette enquête STEPS 2024, les enquêteurs seront sur le terrain dès ce lundi pour trois semaines. A cet effet, le directeur de la maladie, Dr Mamadou Moustapha Diop a fait savoir : « il y a plusieurs maladies non transmissibles, l’Oms distingue les maladies Cardiovasculaires, nous avons le diabète, le cancer, les maladies respiratoires chroniques ainsi que la santé mentale. Pour cette édition, , nous avons introduit d’autres maladies que sont la santé mentale, la santé oculaire et bucco-dentaire ». Et d’ajouter : « des actions et solutions, on ne peut pas les avoir, sans disposer des données concrètes de ces pathologies sur tout le territorial national. Le Sénégal doit enfin exposer les données et cela va nous permettre de réorganiser nos stratégies afin de prendre mieux en charge les maladie non transmissibles ».
L’enquête qui démarre, ce lundi, sera organisé à trois niveaux selon le ministère, il s’agit de recueillir des informations sur les modes de vie des populations dont l’alimentation et l’activité physique, de mesurer les facteurs physiques, la tension mais aussi des prélèvements pour mesurer le taux de cholestérol dans le sang. A cet effet, les sujets âgés de 18 à 69 ans sont concernés par l’enquête et devront résider au moins six mois dans la localité en milieu rural ou urbain.
Pour la réussite de cette enquête, deuxième du genre après celle de 2015, le secrétaire général du ministère de la Santé, Serigne M.Mbaye lance un appel à l’endroit de la communauté. « Nous comptons sur la participation active de toute la population pour garantir sa réussite. Votre implication est essentielle, car chaque personne qui accepte de participer, contribue à une meilleure compréhension de notre état de santé collectif. Ensemble, en fournissant des informations précises et honnêtes, nous pourrons développer des stratégies efficaces pour faire reculer ces "tueurs silencieux" et améliorer la santé de notre nation » a-t-il fait savoir.
Pour l’Oms, les projections ne sont guère reluisantes. Si rien n’est fait, les Mnt constituées des cancers, des maladies cardio- vasculaires, des affections respiratoires chroniques, du diabète, de la maladie rénale chronique, seront responsables de 55 millions de décès dans le monde en 2030. « L’augmentation des MNT est principalement imputée à cinq facteurs de risque majeurs dont le tabagisme, l’inactivité́ physique, l’usage nocif de l’alcool, une mauvaise alimentation, la pollution atmosphérique, ainsi que le manque d’accès au dépistage, au traitement et aux soins des personnes présentant une Mnt existante. La plupart de ces facteurs de risque, vous en conviendrez avec moi, sont modifiables par le comportement » a renseigné, le représentant de l’Oms, Dr Aloyse Wally Diouf. Il a aussi fait savoir que l’Oms, consciente de l’ampleur du fléau, a amené́ les chefs d’Etat ̀a s’engager pour le Pacte mondial sur les maladies non transmissibles (MNT) en vue de sauver 50 millions de vies d’ici à̀ 2030.
L’ACTIVITÉ PHYSIQUE POUR RÉDUIRE LES MTN
Le ministère de la Santé et de l’action sociale accompagné de leurs partenaires a mis l’accent sur l’activité physique en choisissant une randonnée pédestre pour réduire les facteurs de risques des maladies non transmissibles (Mtn). Selon le secrétaire général du ministère de la Santé, « elle constitue un levier sûr et préconisé́ par l’OMS, ̀a partir desquels nous pouvons lutter contre les facteurs de risque des maladies non transmissibles. En effet, si l’activité́ physique est l’antidote de la sédentarité́, l’enquête STEPS nous permet de disposer de données fiables de la prévalence de ces facteurs de risques comportementaux des MNT ». Les personnes ayant une activité́ physique insuffisante présentent un risque de décès supérieur de 20 % à 30 % à celles qui sont suffisamment actives », a attesté M. Mbaye. Avant d’ajouter : « voilà̀ tout l’intérêt que revêt cette mobilisation, car elle nous offre l’opportunité́ de sensibiliser les populations sur l’importance de l’activité́ physique en particulier et la lutte contre les facteurs de risque des MNT, en général ».