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3 avril 2025
Santé
RENFORCEMENT DES DISPOSITIFS SANITAIRES CONTRE LE MPOX À L'AIBD ET AU PORT DE DAKAR
Les mesures de surveillance épidémiologique sont pleinement opérationnelles à l’Aéroport international Blaise Diagne et au Port autonome de Dakar, selon le directeur général de la santé publique, Dr Ousmane Cissé, après une visite d’évaluation.
Dakar, 25 août (APS) – Les dispositifs de surveillance épidémiologique mis en place à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) et au Port autonome de Dakar (PAD) pour renforcer les mesures préventives contre le mpox, détecter et prendre en charge les cas suspects mais aussi parer à toute propagation du virus sont opérationnels, a assuré samedi le directeur général de la santé publique, docteur Ousmane Cissé.
‘‘Nous avons, aussi bien à l’aéroport international Blaise Diagne qu’au Port autonome de Dakar, un personnel bien formé et du matériel nécessaire à leur disposition pour détecter le virus du mpox et prendre en charge les cas suspects si la situation venait à se présenter’’, a-t-il déclaré.
Le docteur Cissé effectuait, samedi, une visite d’évaluation du niveau d’opérationnalité des unités de coordination des dispositifs de surveillance sanitaire du mpox aux frontières aériennes et maritimes, basés à l’AIBD et au port de Dakar, deux points d’entrées importants dans le pays.
Le directeur général de la santé publique s’est dit satisfait et rassuré, au terme de sa visite des dispositifs sanitaires mis en place à l’AIBD et au PAD pour détecter le virus du mpox.
‘’Nous sommes satisfaits du dispositif aéroportuaire et portuaire en place et prochainement nous allons visiter les points d’entrées terrestres’’, a annoncé M. Cissé, assurant qu’’’à ce jour, le Sénégal n’a aucun cas confirmé de la variole du singe’’.
Charles Bernard Sagna, chef du centre de surveillance épidémiologique aux frontières aériennes, basé à l’AIBD, précise que le dispositif de cet aéroport “comprend 35 agents répartis en quatre groupes’’.
‘’Nous avons 35 agents repartis en quatre groupes qui assurent une surveillance permanente. Nous avons également une salle d’isolement des passagers présentant des symptômes du mpox, du matériel de prélèvement et une ambulance pré-positionnée ’’, a indiqué le docteur Sagna.
Du côté du Port autonome de Dakar (PAD), le dispositif de surveillance est ‘’opérationnel et bien effectif’’, a assuré le docteur Serigne Ousmane Sokhna, chef du centre de surveillance épidémiologique aux frontières maritimes.
‘’Notre équipe a subi une formation sur la maladie et dispose d’équipements nécessaires. Elle est prête à intervenir à tout moment’’, assure le docteur Sokhna.
Le mpox, appelé également variole du singe, est une maladie virale qui se propage de l’animal à l’homme par le biais d’un contact physique étroit.
Elle provoque de la fièvre, des douleurs musculaires et des lésions cutanées, au niveau du visage, des mains, des pieds, du corps, de la région périanale ou des organes génitaux.
En Afrique, la maladie connaît une recrudescence en République démocratique du Congo, au Burundi, au Kenya, au Rwanda et en Ouganda. Le Gabon a annoncé, vendredi, avoir détecté un premier cas.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché le 14 août dernier son plus haut niveau d’alerte sanitaire au niveau international face à la résurgence des cas de mpox en Afrique.
LE SENEGAL RESISTE AU PREMIER CAS DE MPOX
Le Sénégal tient encore face la crise de la fièvre du singe connu sous le vocable de Mpox. Jusqu’à ce jour, le pays n’a détecté aucun cas de cette maladie sur son territoire.
Le Sénégal tient encore face la crise du virus du singe connu sous le vocable de Mpox. Jusqu’à ce jour 24 Août, le pays n’a détecté aucun cas de cette maladie sur son territoire. Selon Le médecin-chef de la Division surveillance et riposte vaccinale à la direction de la Prévention du ministère de la Santé et de l’Action sociale, le Docteur Boly Diop, tous les suspects se sont avérés négatifs.
« Les rumeurs faisant état d’un cas venu du Ghana sont infondées pour la simple raison que ce pays n’a, à ce jour, connu aucun cas confirmé », a déclaré le docteur Diop, lors d’un entretien. « Sur plus d’une dizaine de cas suspects prélevés, au Sénégal, tous sont négatifs », a-t-il ajouté.
Bien que les rideaux de la 130e grand magal de Touba, une commémoration du départ en exile du premier guide du mouridisme sont tombés samedi, aucun cas n’a encore été annoncé par les services de santé. Il est à préciser que le ministère de la Santé et de l'Action Sociale a mis en place plusieurs mesures préventives contre d’éventuels cas. Parmi celles-ci, on note l'activation des réseaux de surveillance épidémiologique et la formation des agents de santé sur la détection et la gestion des cas suspects. Le dispositif de surveillance a été renforcé au niveau des districts et des aéroports.
Le virus continue de se propager sur le continent.
En Afrique, plusieurs pays ont connu une recrudescence de cette maladie. Cette pathologie est en balade libre à travers le continent noir et même en occident. plusieurs pays sont infectés au virus du singe notamment la RDC considérée comme épicentre de cette maladie avec 17.342 cas suspects, 3.167 cas confirmés et 582 morts. Le Burundi, le Kenya décomptent des nombres importants de cas de la variole du singe. Le Rwanda, l’Ouganda ont également annoncé des cas de Mpox. Le Gabon a annoncé le 23 Août son premier sur son territoire.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché à la mi-août un haut niveau d’alerte sanitaire au niveau international face à la résurgence des cas de Mpox sur le continent. Selon l'Organisation internationales, des efforts de riposte coordonnée sont essentiels pour endiguer la propagation du virus sur le continent.
Encore appelé la variole du singe, Le Mpox est une maladie virale qui se propage de l’animal à l’homme par le biais d’un contact physique étroit. Elle provoque de la fièvre, des douleurs musculaires et des lésions cutanées, au niveau du visage, des mains, des pieds, du corps, de la région périnatale ou des organes génitaux.
MPOX, L'EPIDEMIE DE 2024
Des milliers de cas de Mpox ont été signalés dans le monde depuis le début de cette année 2024, avec des épidémies importantes qui ont frappé l’Afrique et l’Asie entre autres régions.
Des milliers de cas de Mpox ont été signalés dans le monde depuis le début de cette année 2024, avec des épidémies importantes qui ont frappé l’Afrique et l’Asie entre autres régions.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait déclaré le Mpox une “urgence de santé publique de portée internationale“ dans la journée du 14 août, soulignant la menace mondiale posée par cette nouvelle épidémie.
Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) avaient déclaré l'épidémie une “urgence de santé publique de sécurité continentale“ un jour plus tôt.
Afrique
L'Afrique reste le continent le plus touché, avec des épidémies importantes dans plusieurs pays. Rien qu'en 2024, 17 541 cas de Mpox et 517 décès ont été signalés dans 13 pays africains, selon le CDC.
La République démocratique du Congo (RDC) demeure l'épicentre de l'épidémie, avec plus de 16 700 cas d’infection et 570 décès en 2024, selon le ministre de la Santé, Roger Kamba.
Le pays représente 96 % de tous les cas et 97 % de tous les décès signalés en 2024.
Le Burundi a enregistré près de 142 cas de Mpox depuis juillet, avec 483 cas non confirmés présentant des symptômes de la maladie au 15 août, selon le ministère de la Santé local.
Les autorités ont noté que 24 cas ont été traités.
L'Afrique du Sud a enregistré 24 cas confirmés, dont trois décès. Le Cameroun a enregistré 30 cas suspects, dont 5 confirmés et 2 décès.
La République du Congo a signalé 150 cas suspects avec 19 cas confirmés, dont un décès, alors que le Malawi a signalé un seul cas.
Le Nigéria a signalé 39 cas confirmés et le Libéria en a comptabilisé 5. Le Rwanda a signalé 4 cas confirmés, dont 2 cas qui auraient été traités, et la Côte d'Ivoire a, quant à elle, confirmé 28 cas et un seul décès. Le Ghana a également signalé 4 cas.
L'Ouganda a réussi à traiter 2 cas importés sans complications, tandis que le Kenya a identifié un nouveau cas, ce qui indique que le virus continue de se propager sur le continent.
Africa CDC a déclaré dans une mise à jour ce mercredi que “les enquêtes en RDC suggèrent que la transmission hétérosexuelle, en particulier parmi les travailleuses du sexe (9 %), est à l'origine de l'épidémie, contrastant avec la propagation principalement parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes en Europe en 2022“.
Asie
En Asie, de nouveaux cas ont été signalés au Pakistan, en Thaïlande et aux Philippines.
Le Pakistan a signalé un cas vendredi dernier. Le pays a noté qu'il s'agissait du premier cas diagnostiqué en 2024. Cependant, il a confirmé 11 cas depuis avril 2023, dont un décès.
La Thaïlande et les Philippines ont chacune signalé un seul nouveau cas ces derniers jours, sans aucune information disponible sur leurs processus de traitement.
Autres pays
Outre ces régions, l'Australie et la Suède ont également signalé des cas de Mpox, la Suède étant le premier pays hors d'Afrique à signaler la maladie.
L'Australie, qui connaît une résurgence du virus depuis juin 2024, a confirmé 93 cas jusqu'à présent, avec une forte augmentation par rapport au seul cas signalé plus tôt cette année. Il y a eu au total 56 cas de Mpox signalés en 2022 et 12 en 2023, selon le ministère de la Santé de la Nouvelle-Galles du Sud.
La Suède fait état d’un unique cas confirmé en Europe jusqu'à présent. Il a été signalé le 15 août qu'une personne qui a été infectée lors d'un séjour dans une région d'Afrique a été diagnostiquée avec le virus.
Développements mondiaux
La France s'est engagée mercredi à fournir 100 000 doses de vaccin aux pays africains signalant la présence du virus, dans le but de contenir l'épidémie.
Le Royaume-Uni a également annoncé mercredi qu'il allait fournir 3,1 millions de livres (4 millions de dollars) pour aider les communautés les plus touchées “à lutter contre les épidémies actuelles de mpox et de choléra“.
En Argentine, les autorités ont mis en quarantaine un cargo sur le fleuve Parana, suite à des cas suspects de Mpox, soulignant la portée mondiale du virus.
La Corée du Sud a demandé dans la journée du mardi aux personnes arrivant de 8 pays de signaler les symptômes du virus Mpox. Ces pays incluent le Rwanda, le Burundi, l'Ouganda, l'Éthiopie, le Kenya, la République démocratique du Congo, le Congo et la République centrafricaine.
L'OMS a déclaré que le Mpox “n'est pas le nouveau COVID“ et a recommandé une “vaccination ciblée“ plutôt qu'une vaccination de masse pour lutter contre la maladie.
IBRAHIMA SOCE FALL ADOUBÉ POUR LE POSTE DE PATRON RÉGIONAL DE L'OMS
Dans un éditorial commun, une dizaine de personnalités africaines, mondialement reconnues, ont plaidé hier, mardi 20 août en faveur de l’élection du Dr Ibrahima Socé Fall du Sénégal, au poste de Directeur régional de OMS pour l'Afrique
Dans un éditorial commun, une dizaine de personnalités africaines, mondialement reconnues, ont plaidé hier, mardi 20 août en faveur de l’élection du Dr Ibrahima Socé Fall du Sénégal, au poste de Directeur régional de l’Organisation Mondiale de la Santé pour l’Afrique.
Le document contenant l’intégralité de l’éditorial commun, est intitulé « Un leader visionnaire pour l'Afrique : Candidature du Dr Ibrahima Socé Fall au poste de Directeur régional de l'OMS ». Parmi les signataires de cet édito, figurent des noms comme ceux des Professeurs Awa Marie Coll Seck et Souleymane Mboup, des Docteurs Obere Okereke et Ngozi Erondu ou de M. Mabingué Ngom et Mme Yacine Djibo, entre autres. Selon ledit édito, la candidature du Dr Ibrahima Socé Fall au poste de Directeur régional de l’OMS sonne comme une aubaine pour le continent africain qui se trouve à un moment critique, confronté au triple fardeau des maladies transmissibles, des maladies non transmissibles et de la menace toujours présente des épidémies et des pandémies. « En ces temps difficiles, un leadership fort et visionnaire est impératif pour faire face aux complexités de notre paysage sanitaire », renseigne la source.
Pour les signataires, le Dr Ibrahima Socé Fall, éminent clinicien et expert en Santé publique, apparaît comme le candidat exceptionnel pour diriger le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique. Présenté par la République du Sénégal et appuyé par l’Union africaine et la CEDEAO, le Dr Fall incarne, selon eux, l’expertise, le dévouement et la vision stratégique nécessaires pour renforcer les normes sanitaires en Afrique. Dans son programme de campagne, il est noté selon les signataires que le Dr Fall s’est engagé à lutter contre la prévalence croissante des maladies non transmissibles et des troubles de santé mentale, qui affectent de plus en plus les populations africaines. Son souci d’intégrer la santé dans toutes les politiques sectorielles met en évidence l’interconnexion des déterminants de la santé, depuis les facteurs économiques et sociaux jusqu’aux influences environnementales.
En promouvant une approche holistique de la santé, le Dr Fall cherche à créer un système de santé durable et équitable pour tous. Ainsi, dans son manifeste, « La santé pour tous, tous pour la santé » ces derniers estiment un programme régional pour promouvoir et protéger la santé et fournir des soins de santé de qualité pour libérer la prospérité de l’Afrique avec cinq priorités stratégiques qui guideront ses actions en tant que Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique. Il s’agit des politiques de santé fondées sur des données probantes et des systèmes de santé résilients, de l’amélioration de la préparation et de la riposte aux situations d’urgence sanitaire, de la réduction accélérée des taux de mortalité maternelle, néonatale et des enfants de moins de cinq ans, et l’élimination des maladies transmissibles à fort impact, la lutte contre les maladies non transmissibles et les troubles de santé mentale et enfin l’amélioration de l’intelligence sanitaire pour répondre aux risques sanitaires actuels et futurs.
Pour rappel, le Dr Ibrahima Socé Fall est le candidat présenté par la République du Sénégal pour le poste de Directeur régional de l’Organisation Mondiale de la Santé pour l’Afrique dont le Comité régional passera aux voix pour désigner le prochain Directeur régional lors d’une séance à huis clos de sa soixante-quatorzième session. Celle-ci se tiendra du 26 au 30 août 2024, à Brazzaville (Congo). La candidature du Dr Ibrahima Socé Fall est également endossée par l’Union Africaine (UA) et par la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Trois autres candidats sont aussi en lice pour ce poste, il s’agit de Dr Boureima Hama Sambo (Niger), Dr Richard Mihigo (Rwanda) et Dr Faustine Engelbert Ndugulile (Tanzanie). La Côte d'ivoire avait initialement présenté un candidat mais l’a retiré en faveur du Dr Ibrahima Socé Fall.
PLAIDOYER POUR L’INVERSION DU MODÈLE DE FINANCEMENT DES SOINS DE SANTÉ PRIMAIRES
Amadou Kanouté, directeur exécutif de Cicodev Africa estime que les ménages ne devraient plus en supporter la majeure partie, contrairement aux engagements pris par les États à Alma-Ata.
Des acteurs de la santé ont plaidé mardi pour une inversion du modèle de financement des soins de santé primaires (SSP), principalement supportés jusque-là par les ménages à hauteur de 55,9%.
“Les ménages financent principalement les soins de santé primaires (SSP), alors qu’à la conférence d’Alma-Ata, les Etats s’étaient engagés à financer à hauteur de 15% les SSP. La santé devrait être un axe prioritaire en inversant le modèle de son financement”, a déclaré Amadou Kanouté, directeur exécutif de l’Institut panafricain pour la citoyenneté, les consommateurs et le développement (Cicodev Africa).
Il prenait part à une session des dialogues sur le thème “Les soins de santé primaires (SSP) au Sénégal : Quelles pistes pour un financement adéquat, équitable et pérenne ?”
Selon Amadou Kanouté, les comptes de la santé pour 2017-2021 “révèlent que l’esprit de la déclaration d’Alma-Ata, [faite en 1978, aux Etats-Unis], a été dévoyé avec ce schéma de financement”, suivant lequel “ce sont plutôt les ménages qui financent principalement les SSP et les Etats y participent”.
Sous ce rapport, la Cicodev estime que “le système sanitaire devrait être un axe prioritaire de transformation systématique en inversant le modèle de son financement”, selon son directeur exécutif.
Il ajoute que “les SSP sont la porte d’entrée vers la [Couverture sanitaire universelle-CSU], dans ce sens, un financement adéquat à travers l’éducation à la santé et à la prévention ouvriraient la porte vers la CSU”.
“Le référentiel économique, la souveraineté économique, pharmaceutique, cet esprit se retrouve dans la lettre d’Alma-Ata lorsque nos Etats se sont engagés à faire de la santé une priorité avec la participation communautaire à un coût qui leur est soutenable. D’où le sens de la campagne de plaidoyer pour un financement adéquat et pérenne des “soins de santé primaires”, a expliqué Amadou Kanouté.
Pour Isidore Siénellou, représentant la Banque mondiale à cette rencontre, “la logique voudrait qu’on ait des SSP financés par l’Etat avec une participation des ménages”.
“Le Sénégal peut faire mieux parce qu’il a un niveau de richesse acceptable”, a-t-il soutenu en martelant que “le financement par les ménages est régressif” et “entraine des iniquités et des inégalités”.
“Nous lançons ce cri pour que les Etats mettent plus de ressources dans le financement des “soins de santé primaires, qui représentent 90%” des besoins sanitaires des populations, et “c’est pourquoi nous souhaitons que les SSP soient intégrés dans leur agenda”, a-t-il plaidé.
Marie Sarr Diop, conseiller technique au ministère de la Santé et de l’Action sociale, soutient qu'”il est important de renverser la tendance”.
“La mise en place des mécanismes de financement est nécessaire pour le financement durable des SSP, gage d’un système de santé pérenne”, a-t-elle indiqué.
“Dans le cadre du financement de la santé en 2024, le Sénégal se situe à 9,4% de l’objectif d’Abuja”, selon les statistiques du ministère des Finances et du Budget.
“Dans cette proportion, a ajouté M. Diop, il faut aussi prendre en compte les autres financements de santé dans les autres ministères”, dans le cadre du budget alloué au secteur sanitaire.
Elle a lancé “un appel à tous les acteurs”, afin qu’ils ne ménagent “aucun effort” pour accompagner la mobilisation des ressources pour la prise en charge des soins de santé humaine.
MPOX, LA RDC ESPÈRE RECEVOIR LES PREMIÈRES DOSES DE VACCINS LA SEMAINE PROCHAINE
Pays le plus touché, le pays a enregistré 16.700 cas, "avec un peu plus de 570 personnes décédées" depuis le début de l'année, a indiqué le ministre Samuel-Roger Kamba lors d'une conférence de presse.
La République démocratique du Congo (RDC) espère recevoir les premières doses de vaccins contre l’épidémie de mpox la semaine prochaine dans ce pays où la maladie a déjà fait au moins 570 morts, a déclaré lundi le ministre de la Santé.
Pays le plus touché, la RDC a enregistré 16.700 cas, "avec un peu plus de 570 personnes décédées" depuis le début de l'année, a indiqué le ministre Samuel-Roger Kamba lors d'une conférence de presse.
"Nous avons deux pays essentiellement qui nous ont promis des vaccins. Le premier pays, c'est le Japon. Et le deuxième pays, ce sont les États-Unis d'Amérique", a-t-il dit.
Les États-Unis ont promis 50.000 doses, tandis que le "Japon a signé ce matin (lundi) avec les autorités pour 3,5 millions de doses, uniquement pour les enfants", a expliqué un responsable de la cellule de riposte sous couvert d'anonymat.
Pays d'environ cent millions d'habitants, la RDC "compte vacciner 4 millions de personnes dont 3,5 millions d'enfants", a ajouté cette source.
"J'espère que la semaine prochaine, on pourrait déjà voir arriver les vaccins (...) Notre plan stratégique de réponse à la vaccination est déjà prêt, nous attendons juste que les vaccins arrivent", a insisté le ministre.
La maladie "touche de plus en plus de jeunes. Et on a beaucoup d'enfants de moins de quinze ans qui sont touchés", a-t-il dit.
L'épidémie actuelle est caractérisée par un virus plus contagieux et dangereux, avec un taux de mortalité estimé à 3,6%.
La recrudescence du mpox en RDC, qui touche aussi le Burundi, le Kenya, le Rwanda et l'Ouganda, a poussé l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à déclencher mercredi son plus haut degré d'alerte au niveau international.
La RDC est le foyer et l’épicentre de l’épidémie actuelle dont la propagation d'une souche plus dangereuse du virus suscite une inquiétude croissante en Afrique et au-delà.
En dehors d'Afrique, les cas de mpox ont été diagnostiqués en Suède, au Pakistan et aux Philippines.
Anciennement appelé variole du singe, le virus a été découvert en 1958 au Danemark, chez des singes élevés pour la recherche. Puis en 1970 pour la première fois chez l'homme dans l'actuelle RDC (ex-Zaïre).
Le mpox est une maladie virale qui se propage de l'animal à l'homme mais se transmet aussi via un contact physique étroit. La maladie provoque de la fièvre, des douleurs musculaires et des lésions cutanées.
"Ne consommez pas la viande d'animaux morts, ne touchez pas aux animaux malades, parce que c'est aussi une façon de se contaminer", a lancé le ministre Kamba.
LE CENTRE D’HÉMODIALYSE KHALIFA ABABACAR SALL DE DAKAR OUVRE SES PORTES
C’est une bouffée d’oxygène pour les personnes atteintes d’insuffisance rénale. Ce lundi, dix patients ont été pris en charge dans ce centre qui a coûté 300 millions de F Cfa à la mairie de Dakar.
C’est une bouffée d’oxygène pour les personnes atteintes d’insuffisance rénale ! Inauguré le 17 janvier 2024 par le maire de la capitale, le Centre d’hémodialyse Khalifa Ababacar Sall de liberté 6 a démarré ses activités ce lundi. Le maire de Dakar, Barthélémy Toy Dias s’est déplacé pour encourager les dix premiers patients du centre qui a coûté 300 millions de F Cfa à la mairie de Dakar.
Le directeur de l’Action sociale et des services aux personnes de la mairie de Dakar ne cache pas sa joie. «Médicalement, le centre veut assister les insuffisants rénaux afin qu’ils puissent faire leur dialyse dans des conditions optimales et surtout dans des conditions de gratuité», magnifie Djibril Faye.
Pour le démarrage des activités du centre d’hémodialyse, dix patients ont été pris en charge. Dans l’après-midi, il est aussi prévu de prendre dix autres. «L’objectif, c’est de prendre 40 malades par jour. Cette perspective est très logique, d’autant plus que le centre d’hémodialyse est doté de 40 générateurs. L’objectif le plus lointain, c’est d’atteindre 240 patients avec trois branchements par jour», ajoute-t-il.
MPOX, L'EUROPE DOIT SE PREPARER
Les pays de l'Union européenne et de l'Espace économique européen doivent se préparer en vue d'une hausse des cas de mpox, a déclaré vendredi 16 août le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).
Les pays de l'Union européenne et de l'Espace économique européen doivent se préparer en vue d'une hausse des cas de mpox, a déclaré vendredi 16 août le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).
L'agence "recommande aux autorités sanitaires de maintenir un niveau élevé de planification de leur préparation (...) afin de permettre une détection et une réponse rapides à tout nouveau cas", a-t-elle précisé dans un communiqué cité par Franceinfo.
Les premiers cas hors d'Afrique ont été détectés en Suède et au Pakistan cette semaine, l'OMS avertissant que le continent européen devrait connaître davantage de cas importés dans les prochains jours, précise le média français.
La probabilité d'infection pour les personnes en provenance d'Europe se rendant dans les zones touchées, et qui ont des contacts étroits avec les communautés touchées "est élevée", a averti l'ECDC dans son communiqué. Elle estime "très probable" que les pays européens soient confrontés à une augmentation de cas importés de clade 1 "actuellement en circulation en Afrique", indique la même source.
Au total, 38 465 cas Mpox, anciennement connue sous le nom de variole du singe, ont été recensés dans 16 pays africains depuis janvier 2022, pour 1 456 décès.
LES JEUNES FILLES DE PIKINE SE CONFIENT AUX SAGES-FEMMES
Les questions de santé de la reproduction ont été au menu du programme d’activités commémoratives de la journée internationale de la jeunesse
Les questions de santé de la reproduction ont été au menu du programme d’activités commémoratives de la journée internationale de la jeunesse. Occasion saisie par la Direction Régionale de la Santé (DRS) de Saint-Louis et la Coordination régionale du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) dans la zone Nord pour donner la parole aux jeunes filles pour voir comment elles gèrent leur hygiène menstruelle. Un débat riche et direct qui a réuni pendant plus de deux tours d’horloge des jeunes filles et des sage-femmes au quartier de Pikine.
Il s’agissait en effet d’un forum communautaire tenu au niveau de l’espace ado du poste de santé de Pikine où les pairs éducateurs se sont mobilisés avec l’appui de l’Association des Sage-femmes et tous les acteurs de la santé de la reproduction. « Nous sommes vraiment satisfaits car nous avons pu déclencher une communication, un dialogue entre prestataires de service particulièrement les jeunes sage-femmes et les jeunes filles pour échanger sur leur vie sexuelle et reproductive », a fait savoir Aboubakrine Ndiaye, coordonnateur régional du Fonds des Nations Unies pour la Population dans la zone Nord.
Ce forum a été donc une occasion de pouvoir aborder de manière directe et sans tabou toutes les questions relatives à la santé de la reproduction des adolescents et des jeunes. Beaucoup d’autres activités ont marqué la célébration de cette Journée internationale de la jeunesse notamment une caravane de sensibilisation des jeunes sur le numérique ; des offres de service des forums ; un dépistage des cancers du col de l’utérus et des seins ; de l’hypertension artérielle, du diabète, du VIH et de l’hépatite. « Nous avons beaucoup apprécié en dehors de cette consultation médicale la communication entre sage-femmes et les patientes. Nous avons eu aussi des interpellations même en dehors de questions liées à notre état de santé », a soutenu Mme Khamsa Diop Bâ, Coordonnatrice en santé de la reproduction au niveau de la Direction Régionale de la Santé de Saint-Louis. Elle souhaite que chaque jeune fille puisse identifier une sage-femme à qui elle fait confiance pour pouvoir lui exposer ses problèmes entre autres. « Nous sentons que la communion commence et d’ici peu nous verrons une parfaite collaboration entre les sage-femmes et la population ».
Pour Mme Alimata Kâ Bâ, sagefemme du poste de santé de Pikine, la communication devrait se passer d’abord à la maison avec les parents précisément les mamans avant que ça ne soit avec les sage-femmes. « Il faut inciter les jeunes filles à avoir une relation tissée avec leurs parents mais cela pose problème et que ça nécessite l’appui de la sagefemme, nous ouvrons grandement nos portes afin de pouvoir leur permettre de résoudre leurs problèmes », a-t-elle déclaré.
Lors de ces 72 heures d’activités commémoratives de la journée internationale de la jeunesse, les organisateurs ont effectué le jour du 15 août une descente au niveau de la plage de l’Hydrobase pour parler toujours aux jeunes.
LE SENEGAL PREND LES DEVANTS CONTRE L'ÉPIDÉMIE DE MPOX
La variole du singe a connu une flambée ces derniers mois, au point que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) la déclare comme une urgence de santé publique de portée internationale depuis le 14 août dernier.
Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a pris des dispositions suite à la sortie, le 14 aout dernier, du Directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) déclarant la variole du singe (MPOX), comme une urgence de santé publique de portée internationale. Ces dispositions entrent dans le cadre de l’appel de l’OMS demandant ainsi la mise en place d'un Système de surveillance graduelle en fonction de son évolution.
La variole du singe a connu une flambée ces derniers mois, au point que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) la déclare comme une urgence de santé publique de portée internationale depuis le 14 août dernier. Au niveau du ministère de la Santé et de l’Action sociale, des dispositions sont prises pour y faire face, même si la maladie n’est pas encore déclarée au niveau national.
Dans un communiqué daté d’hier, vendredi 16 aout 2024, il est noté que dans un tel contexte, compte tenu des flux migratoires de part et d'autres des frontières et conformément au règlement sanitaire international, le ministère de la Santé et de l'Action sociale a pris les mesures dont le renforcement de la surveillance épidémiologique des maladies cibles sur l'étendue du territoire national, avec un accent particulier sur les symptômes associés à cette maladie. Il s’y ajoute la mise en alerte de toutes les structures sanitaires, par la diffusion d'information sur la variole du singe à l'intention des agents de santé avec notamment l'envoi des fiches techniques et de notification de la maladie aux 79 Districts sanitaires, aux 14 Directions régionales de santé, à l'ensemble des hôpitaux du pays et aux structures privées. Il y a aussi la mobilisation du Comité National de Gestion des Epidémies (CNGE) pour une coordination du suivi de l'épidémie à l'échelle nationale ainsi qu'une coordination du suivi au niveau décentralisé par la mobilisation des Comités régionaux et locaux de gestion des épidémies sous la supervision des autorités administratives.
Il est également prévu l'information et la sensibilisation régulière des populations par les principaux canaux de communication appropriés ; mais aussi, la concertation permanente avec les départements ministériels impliqués dans le cadre du renforcement de la surveillance notamment le ministère de l'Environnement ainsi que celui de l'Elevage pour le contrôle et la mise en œuvre des mesures préventives. «Même si aucun cas n'a été détecté à ce jour dans notre pays, le ministère de la Santé et de l'Action sociale invite, à plus de vigilance, les voyageurs à destination et en provenance des pays ayant déjà déclaré des cas, ainsi que les populations à un recours précoce aux structures de santé en cas de d'apparition de symptômes associés à cette maladie afin de prévenir sa propagation», a alerté le communiqué.
Et d’ajouter : «les principaux symptômes sont la fièvre, les maux de tête et de dos, les douleurs musculaires, un gonflement des ganglions et aussi une éruption cutanée sous la forme de taches voire de pustules, qui finissent par former des croûtes». Rappelons que c'est la deuxième fois, en deux ans, que cette maladie est déclarée comme urgence de santé publique de portée internationale par l’OMS.