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3 avril 2025
SENEPLUS TV
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THIAROYE-SUR-MER ACCUEILLE LE PREMIER BÉBÉ DE L’ANNÉE
Cette petite fille, septième enfant d'une jeune mère de 32 ans, a reçu un accueil exceptionnel de la part des plus hautes autorités sanitaires et sociales du pays
À Thiaroye-sur-Mer, le premier bébé de l’année 2025 a vu le jour précisément à minuit. Ce nouveau-né, une petite fille, est le septième enfant de Ndèye Anta Kama, âgée de 32 ans.
Pour célébrer cet événement, Mme le ministre de la Famille et des Solidarités, Maimouna Dièye, accompagnée du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Ibrahima Sy, et du directeur général de la RTS, Pape Alé Niang, s’est rendue au poste de santé. Ensemble, ils ont comblé les parents de la petite fille de cadeaux : lait, couches, vêtements, produits cosmétiques et bien d’autres présents.
Mais les célébrations ne s’arrêtent pas là. Un compte d’épargne a été ouvert pour financer les études futures de l’enfant, et des projets d’autonomisation des parents sont également prévus. Le ministre de la Santé a profité de l’occasion pour annoncer des améliorations dans les services de maternité, pédiatrie et néonatalogie à travers le pays, rappelant l’importance de renforcer le plateau technique des structures sanitaires.
Marraine de l’enfant, Mme Dièye a exprimé son optimisme : « Avec une fille en premier, 2025 sera une année de paix et de prospérité. »
Des Sénégalais rappellent subitement au régime de Diomaye Faye ses engagements électoraux sous forme de vœux de Nouvel An : panafricanisme, souveraineté, liberté, meilleures politiques publiques, notamment l’accès à la santé et l’emploi des jeunes.
À la veille de la Saint-Sylvestre, des Sénégalais ont investi la mythique place de l’Indépendance, située au cœur de la capitale. À cette occasion, AfricaGlobe TV a recueilli les vœux de Nouvel An des Dakarois, venus visiblement dire au revoir à 2024.
En dehors des vacanciers etrangers et d'autres Sénégalais de retour au pays, la majorité de nos interlocuteurs a formulé des vœux ouvertement politiques, voire panafricanistes. À l’unisson, les citoyens expriment leur souhait de voir un Sénégal libre, souverain et imprégné de panafricanisme, pour conduire le pays vers le développement et une meilleure qualité de vie. Ils appellent également à une politique renforcée d’accès à la santé, pour réduire les nombreuses difficultés auxquelles les patients sont confrontés dans les hôpitaux.
Ces vœux s’apparentent à un rappel adressé aux nouvelles autorités concernant les engagements pris, sur la base desquels elles ont été plébiscitées le 24 mars 2024 dès le premier tour, et confirmées lors des récentes élections législatives avec une majorité leur offrant une voie libre pour les réformes nécessaires.
Il est clair que les Sénégalais restent patients, malgré les difficultés actuelles, et continuent de placer leur confiance en leurs dirigeants, espérant que les promesses faites seront tenues.
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L'ÉLECTION DE DIOMAYE COMME FAIT MEMORABLE EN 2024
Le fait le plus marquant en 2024 demeure la révolution réalisée par le peuple sénégalais et qui a conduit à l’élection de Diomaye Faye à la tête du Sénégal dès le premier tour. Les Sénégalais se souviennent encore, mais rappellent aussi leurs attentes
AfricaGlobe Tv |
Fred ATAYODI |
Publication 31/12/2024
Ce lundi 30 décembre, à quelques heures de la Saint-Sylvestre, la place de l’Indépendance de Dakar est en pleine effervescence. En cet après-midi ensoleillé, de nombreux citoyens ont pris d’assaut ce cœur de la capitale, jusqu’à la tombée de la nuit. Que retiennent-ils de cette année 2024 qui s’achève ? La réponse semble évidente pour chaque Sénégalais. C’est le cas de Babacar, Omar ou Mariama.
En effet, les Sénégalais restent émerveillés par la révolution qu’ils ont opérée le 24 mars dernier, en élisant le président Diomaye Faye dès le premier tour de l’élection présidentielle. La lune de miel avec leur nouveau dirigeant se poursuit de toute évidence. L’élection du candidat de PASTEF est, pour eux, l’événement de l’année.
Cependant, les Sénégalais ne manquent pas de rappeler leurs attentes aux nouveaux maîtres de Dakar. Pour d’autres Africains résidant hors du Sénégal, ce sont des événements différents qui marquent cette année écoulée. C’est le cas de Sarah, une Parisienne d’origine guinéenne. Pour elle, les faits marquants de l’année sont les Jeux Olympiques de Paris et la Coupe d’Afrique des Nations, organisée et remportée par la Côte d’Ivoire.
Pour Delphin, un Ivoirien en vacances à Dakar, ce sont des moments de sa vie personnelle et professionnelle qui ont été mémorables en 2024.
Regards croisés sur les avis de 2024.
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LE SÉNÉGAL A MANQUÉ D’AMBITION
Parmi ses milliers d’objets dans les musées français, le Sénégal n’a demandé que le sabre d’El Hadj Omar, alors que ses seuls biens personnels se comptent par centaines. Pour Felwine Sarr, cela reflète un manque d’ambition.
Le retour des œuvres d’art africaines pillées pendant la colonisation a été largement salué sur le continent. Le Bénin, par exemple, a demandé et obtenu la restitution de 26 œuvres, même si certains ont jugé ce nombre dérisoire au vu des milliers d’objets présents dans les musées français. Cependant, l’attitude de l’ancien régime sénégalais, dirigé par Macky Sall, semble encore plus étonnante : le pays n’a demandé qu’une seule pièce, malgré les milliers d’objets sénégalais conservés dans les musées français. Cela traduit, selon de nombreux observateurs, un manifeste manque d’ambition de la part des autorités sénégalaises d’alors. C’est le cas de l’universitaire Felwine Sarr.
Co-auteur avec Bénédicte Savoie du rapport sur la restitution des œuvres d’art africaines, Felwine Sarr rappelle que les biens appartenant à la seule famille omarienne à elle seule se comptent par centaines.
Un héritage artistique pillé et requalifié
Pour rappel, les musées européens, notamment français, abritent des dizaines de milliers d’objets d’art africains volés durant la colonisation. Ces œuvres contribuent au rayonnement culturel et artistique des pays européens, qui n’ont pourtant pas hésité, à une certaine époque, à qualifier l’art africain de « primitif » avant que bien plus tard, cet art ne soit finalement revalorisé et présenté comme « art premier ». (Cf « Le Cri de Picasso », ouvrage du diplomate congolais Jean-Luc Aka Evy qui explore cette évolution du regard occidental sur l’art negre. Cet ouvrage, présenté le 7 décembre à Dakar par Felwine Sarr et le Pr Ramatoulaye Diagne Mbengue, rappelle les contradictions européennes face à cet héritage pillé.
La responsabilité des pays africains
Si la France et d’autres pays ont pris conscience de la nécessité de restituer à l’Afrique son patrimoine, ce sont avant tout les pays africains qui doivent exprimer clairement les œuvres qu’ils souhaitent récupérer, comme le soulignait Felwine Sarr dans une autre entrevue.
Le Bénin a été le premier pays à demander et à obtenir la restitution de 26 œuvres. D’autres processus de restitution sont en cours dans divers pays africains, en collaboration avec d’anciennes puissances coloniales comme la Belgique et l’Allemagne. Une fois les cadres législatifs définis, cette dynamique devrait se poursuivre.
Cependant, pour beaucoup, il est surprenant que les demandes de restitution nécessitent des démarches expresses de la part des pays africains. Mais pour Felwine Sarr, c’est ce que cela va bien au-delà d’une simple restitution : il s’agit de négociations complexes, influencées par des rapports de force géopolitiques et géostratégiques.
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AES, ÉMIGRATION ET L'EUROPE HYPOCRITE
En marge de la 5e édition de Condition Report, organisé par Raw Academy, dont le symposium est intitulé « Sens du lieu : déplacement, replacement, non-placement », l’angliciste Maboula Soumahoro s’est prononcée sur certaines problématiques prégnantes.
La Franco-Ivoirienne Maboula Soumahoro, maîtresse de conférences à l’université de Tours (France), a participé il y a quelques jours à Dakar à la 5e édition de Condition Report, un symposium intitulé « Sens du lieu : déplacement, replacement, non-placement ». Cette thématique a permis aux différents participants - chercheurs, artistes, activistes, architectes et autres spécialistes de la ville - de se pencher sur les modalités d’habitation de la ville, du monde et de l’environnement de manière globale.
En marge de ce symposium tenu au Musée Théodore Monod de Dakar, Maboula Soumahoro, angliciste et spécialiste de la diaspora noire africaine, a répondu aux questions d’AfricaGlobe TV pour revenir sur certains des échanges qui ont eu lieu au cours de cette rencontre pluridisciplinaire, laquelle vise à « produire une pensée globale, collective et spontanée ».
À bâtons rompus, Maboula Soumahoro, connue pour débattre sans concession des enjeux africains dans les médias internationaux, a abordé les grandes thématiques du symposium. Elle a dénoncé l’hypocrisie de l’Europe sur la question migratoire et a mis à nu la fiction du « Grand remplacement », une théorie complotiste et raciste chère à l’extrême droite française, théorisée et promue par un certain Renaud Camus.
Lors du quatrième et dernier jour du symposium, a émergé le débat la teranga sénégalaise attendu que l’hospitalité a été un aspect central de la thématique, dans un monde où l’Occident tend à se barricader et à fermer ses portes aux ressortissants du Sud global, notamment ceux d’Afrique subsaharienne.
Et cela se fait en violation flagrante des droits humains fondamentaux, sachant que le fait migratoire est un droit inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Comme l’a souligné à juste titre Felwine Sarr dans son entretien avec AfricaGlobe, « Le monde est cosmopolite, et cette condition cosmopolite est inéluctable ».
Maboula Soumahoro a également partagé son point de vue sur l’Alliance des États du Sahel (AES), - le Burkina, le Mali et le Niger qui ont claqué la porte de la CEDEAO- , en espérant fortement que l’Alliance puisse produire des résultats concrets.
Elle a toutefois averti contre le risque de sombrer dans une situation similaire à celle de la Guinée sous Sékou Touré : des intentions louables au départ, mais qui ont abouti à une profonde déception.
Regardez l’entretien complet avec Maboula Soumahoro.
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BÉNIN : TALON RENCONTRE ET RASSURE LES PEULHS
Soupçons de terrorisme, massacre de leur bétail, expropriations domaniales injuste, attaques collectives contre leurs camps..., depuis quelques années, la communauté peule du Benin est victime d’injustices. Patrice Talon s’engage à y remédier
Historiquement nomades et présents presque partout en Afrique subsaharienne, la communauté peule semble traverser des moments difficiles ces dernières années en Afrique de l'Ouest . Alors que le terrorisme continue de sévir dans la région, cette communauté est souvent accusée, à tort ou à raison, de s’allier aux groupes terroristes. Le cas le plus emblématique se trouve dans le Sahel, notamment au Mali.
Cependant, plus récemment, ce sont les Peuls du Bénin qui semblent être pris pour cible. Expropriés de leurs terres, certains de leurs membres sont également accusés de crimes qu’ils rejettent catégoriquement. Face à cette situation, des représentants de la communauté ont sollicité une rencontre avec le président Patrice Talon au palais de la Marina, à Cotonou.
Lors de cette rencontre, le président Patrice Talon a tenu à les rassurer, leur donnant des garanties de protection. Il a affirmé qu’il était hors de question de pratiquer une discrimination positive en faveur des Peuls, mais a précisé que son rôle en tant que chef de l’État est de garantir l’accès à l’emploi pour tous les jeunes Béninois, y compris ceux de la communauté peule.
Le président a également déclaré qu’il veillera à assurer la sécurité de tous les citoyens béninois, sans exception.
En outre, il a exprimé sa volonté de promouvoir la sédentarisation et d’améliorer les conditions d’élevage, qui constituent l’activité principale des Peuls.
Selon Patrice Talon, les jeunes Peuls ne sont pas obligés de rester dans un mode de vie strictement nomade ni de se limiter à l’élevage. Cependant, pour ceux qui souhaitent poursuivre cette activité, il est nécessaire qu’ils puissent vivre dans des conditions décentes.
Le président a même évoqué l’exemple d’éleveurs brésiliens ou américains qui, grâce à des infrastructures modernes, peuvent posséder des avions et prospérer économiquement.
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FELWINE SARR EXPLORE LE SENS DU LIEU
Felwine Sarr fait une synthèse du symposium qui a réuni récemment à Dakar des chercheurs, des artistes, des architectes et des activistes pour mener une « réflexion spontanée et collective » sur les modalités d’habiter la ville, le monde, le cosmos ...
Raw Material Company, le Centre pour l’art, le savoir et la société, a tenu la cinquième édition de ses symposiums Condition Report, initiée depuis 2012. Intitulée « Sens du lieu : déplacement, replacement, non-placement », cette édition a réuni des universitaires, des artistes, des architectes, des activistes et d'autres acteurs de la société civile venus des quatre coins du monde afin de produire « une réflexion globale, spontanée et collective » en rapport avec nos différents espaces de vie : la ville, le monde, le cosmos.
La présente édition a été dirigée par l’universitaire Felwine Sarr. À travers ce thème, les participants se sont interrogés sur les modalités d’habiter, articulées autour de plusieurs axes : la ville et l’architecture, l’écologie en rapport avec le vivant, le lien de l’humain avec l’immatériel et l’intangible, ainsi que l’hospitalité.
Ces questions ont été abordées dans un contexte où, dans de nombreux endroits du monde aujourd’hui, notamment en Europe, on se barricade contre l’autre, on cherche à le renvoyer chez lui ou à restreindre ses mouvements sur la planète.
En marge de ce symposium, Felwine Sarr, directeur artistique, a accordé un entretien à SenePlus, où il a apporté des précisions sur cette thématique. Le chercheur a également abordé les défis de l’émigration qui touche de nombreux pays d’Afrique subsaharienne.
S’agissant de l’architecture, Felwine Sarr appelle les Africains à plus d’authenticité dans la construction de leurs villes. Il souligne que les villes du Sahel, en particulier, doivent refléter l’identité historique et culturelle de leurs populations. En effet, une ville comme Dakar n’a pas vocation à ressembler à Paris, Dubaï ou Londres.
En clair, Dakar, Bamako ou Abidjan devraient rester authentiques et en parfaite symbiose avec leur histoire et leur culture. « Nous mimons des villes que nous estimons développées. Nous sommes des villes du Sahel, nous sommes les pays de la Côte. Nous avons des architectures précises. Nous avons des manières d’occuper l’espace qui doivent se refléter dans la façon dont nous construisons nos villes », constate Felwine Sarr.
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ABDOU MBOW DÉMOLIT LA PRESTATION DE SONKO A L’ASSEMBLEE
Au cœur des critiques, l'absence du Premier ministre lors du vote du budget 2025. Le député s'inquiète particulièrement du transfert du Fonds intergénérationnel, alimenté par les revenus pétroliers, du ministère des Finances vers la présidence
Le député de l'opposition Abdou Mbow a vivement critiqué la prestation du Premier ministre Ousmane Sonko devant l'Assemblée nationale, lors de son intervention ce dimanche dans l'émission "Grand Jury" de RFM. Au lendemain de la déclaration de politique générale du chef du gouvernement, le parlementaire dénonce ce qu'il qualifie de "double forcing" dans la procédure budgétaire.
Au cœur des critiques, l'absence du Premier ministre lors du vote du budget 2025, qui s'est fait représenter par son ministre des Finances. Pour M. Mbow, il s'agit d'une "violation flagrante de la Constitution" et d'un "abus de pouvoir" de la majorité parlementaire. "Même lorsque nous avions la majorité, nous n'avons jamais foulé au pied les lois fondamentales", a-t-il souligné.
Le député a également pointé du doigt plusieurs aspects controversés du budget 2025. Il s'inquiète particulièrement du transfert du Fonds intergénérationnel, alimenté par les revenus pétroliers, du ministère des Finances vers la présidence de la République. Une décision qu'il qualifie de "scandale", estimant que cet argent destiné aux générations futures ne devrait pas être sous le contrôle direct de la présidence.
Un autre point de friction concerne l'inscription au budget d'une enveloppe de cinq milliards de francs CFA pour l'indemnisation des victimes des manifestations politiques de mars 2021. Abdou Mbow s'interroge sur les critères de sélection des bénéficiaires de ces indemnisations.
Le parlementaire a par ailleurs dénoncé la pression fiscale maintenue sur les citoyens malgré un déficit des recettes, ainsi que des zones d'ombre dans la gestion foncière, notamment concernant les attributions de terrains par le Syndicat des impôts.
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LA FRANCE REVIENT PAR LA PETITE PORTE EN RCA
Dans le plus grand secret, Paris a orchestré une réconciliation avec le président Touadéra, pourtant réputé proche de Moscou. Une partie d'échecs qui se joue dans l'ombre, entre formation militaire secrète et promesses économiques
La République centrafricaine et la France amorcent un rapprochement stratégique inattendu, six ans après leur rupture diplomatique. Cette réconciliation, initiée début 2023, marque un tournant dans les relations entre les deux pays.
Le processus de rapprochement a débuté lors d'une rencontre entre Emmanuel Macron et le président centrafricain Faustin Archange Touadéra au Gabon, orchestrée par Pascal Génin Perrez, une femme d'affaires française proche du couple présidentiel français. Cette médiation a abouti à la nomination d'un nouvel ambassadeur de France à Bangui, Bruno Foucher, et à la signature d'une feuille de route en avril 2024.
L'aspect le plus significatif de ce rapprochement concerne la reprise de la coopération militaire, organisée de manière discrète. Les forces armées françaises forment désormais des soldats centrafricains, notamment la garde présidentielle, non pas directement en RCA mais au Gabon. Ces formations, éventuellement dispensées par l'armée gabonaise à Libreville, incluent des instructeurs français qui enseignent le combat en jungle et l'utilisation de drones.
Sur le plan économique, la France cherche à reconquérir sa place. Un don de 10 millions d'euros a été accordé à l'État centrafricain, et plusieurs entreprises françaises tentent de s'implanter ou de renforcer leur présence dans le pays. Total, notamment, négocie de nouveaux contrats dans le secteur énergétique.
Cependant, cette nouvelle dynamique franco-centrafricaine n'efface pas l'influence russe dans le pays. Les anciens membres du groupe Wagner maintiennent une présence active à Bangui, symbolisée par l'érection récente d'une statue de leur ancien chef, Evgueni Prigojine, à proximité de l'ambassade de France. Le président Touadéra poursuit sa politique d'ouverture à différents partenaires internationaux, affirmant que "la République centrafricaine n'exclut personne".
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INSTALLATION DES MEMBRES DE LA HAUTE COUR DE JUSTICE
Cette juridiction exceptionnelle, composée de seize magistrats soigneusement sélectionnés, dispose désormais de tous les moyens pour accomplir sa mission de contrôle des plus hautes autorités de l'État. Un nouveau chapitre dans la lutte contre l'impunité
Les membres de la Haute Cour de Justice ont officiellement été installés, ce samedi 28 décembre 2024. Cette institution, chargée de juger les plus hautes autorités de l’État, est désormais pleinement opérationnelle.
La Haute Cour de Justice est constituée de 8 juges titulaires et 8 juges suppléants, qui ont prêté serment devant l’hémicycle après lecture des textes par le Président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye.
Juges titulaires :
– Alioune Ndao
– Ramatoulaye Bodian
– Youngar Dione
– Amadou Ba numéro 2
– Rokhy Ndiaye
– Ayib Daffé
– Daba Wagnane
– Abdou Mbow
Juges suppléants :
– Samba Dang
– Oulimata Sidibé
– El Hadji Ababacar Tambedou
– Fatou Diop Cissé
– Kaba Diakité
– Mberry Hélène Ndoffene Diouf
– Mayébé Mbaye
– Fatou Sow
Régie par la Constitution sénégalaise et la loi organique n° 2002-10 du 22 février 2002, la Haute Cour de Justice est un pilier de la gouvernance démocratique.
Elle est composée de juges élus par l’Assemblée nationale et présidée par le Premier président de la Cour suprême, assisté par le président de la Chambre pénale de cette même cour. Le ministère public y est représenté par le Procureur général près la Cour suprême, épaulé par le Premier avocat général.
La Haute Cour de Justice a pour mission de juger le président de la République, le Premier ministre, les ministres ainsi que leurs complices en cas de haute trahison ou de complot contre la sûreté de l’État.
Cette institution vise à jouer un rôle dans la responsabilisation des plus hautes autorités de l’État et dans la consolidation de l’État de droit au Sénégal, renforçant ainsi la confiance dans le système judiciaire et dans les institutions publiques.