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3 avril 2025
Société
CINQ MORTS ET UN BLESSÉ DANS UNE COLLISION ENTRE DEUX VÉHICULES SUR L’AUTOROUTE ILA TOUBA
Selon les premiers témoignages, le conducteur du 4x4, qui circulait à vive allure, a perdu le contrôle de son véhicule. Celui-ci a franchi la barrière en béton, venant percuter de plein fouet la voiture 407 qui roulait en sens opposé.
Un grave accident de la route s’est produit ce matin sur l’autoroute Ila Touba, entre Bambey et Khombole. Une collision entre un 4x4 et un véhicule 407 a causé la mort de cinq personnes. Le chauffeur du 4x4, miraculeusement indemne, a perdu le contrôle de son véhicule, franchissant la barrière en béton avant de percuter violemment la voiture 407, dont tous les passagers ont péri sur le coup.
Un drame s'est produit ce vendredi 07 fevrier 2025, sur l’autoroute Ila Touba, dans le sens Dakar-Touba, entre Bambey et Khombole. Une collision mortelle impliquant un 4x4 et un véhicule 407 a fait cinq morts.
Selon les premiers témoignages, le conducteur du 4x4, qui circulait à vive allure, a perdu le contrôle de son véhicule. Celui-ci a franchi la barrière en béton, venant percuter de plein fouet la voiture 407 qui roulait en sens opposé. L’impact a été d’une violence inouïe, tuant instantanément tous les passagers de la berline.
Le chauffeur du 4x4, quant à lui, est sorti indemne de l’accident. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes exactes du drame et établir d’éventuelles responsabilités.
Ce nouvel accident vient rappeler l’urgence du respect des règles de sécurité routière sur l’autoroute Ila Touba, souvent endeuillée par des collisions dramatiques.
ALIMA "SUPPO" CONDAMNÉE À 2 ANS DE PRISON, DONT 6 MOIS FERME
Le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye a condamné plusieurs prévenues pour fabrication et vente illégale de produits pharmaceutiques dangereux. D'autres accusées ont reçu des peines avec sursis.
Le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye a rendu son verdict dans l’affaire des « Boulettes pour fesses ». Selon Seneweb, Alima Fall, Maty Mbaye, Haoussou Ndiaye et plusieurs autres prévenus ont été reconnus coupables de fabrication et de mise en vente illégale de produits pharmaceutiques dangereux, mettant en péril la santé publique.
Si elles ont été relaxées des chefs d’exercice illégal de la profession de pharmacien, d’usurpation de fonction et d’administration de substances nuisibles, certaines n’ont pas échappé aux charges d’association de malfaiteurs et de publicité illégale de produits pharmaceutiques.
Alima Fall et Maty Mbaye ont écopé de 2 ans de prison, dont 6 mois ferme, et d’une amende de 500 000 FCFA. Haoussou Ndiaye a été condamnée à 2 ans, dont 3 mois ferme. Le reste des prévenus a reçu 2 ans avec un mois ferme et une amende de 200 000 FCFA.
Le tribunal a également ordonné la destruction des pommades « Infidèles » et « Caviar », ainsi que des médicaments saisis. Les accusés devront verser un franc symbolique à SOS Consommateurs et à l’Ordre des Médecins. Une décision qui souligne la gravité du commerce illégal de ces produits.
BOUBACAR BORIS DIOP, HÉRITIER DE L'ÉCOLE DE GRENOBLE
En s’inspirant des travaux de Cheikh Anta Diop, il a contribué à enrichir la littérature wolof, tout en défendant l’idée d’une unité linguistique africaine. Son œuvre, à la fois politique et poétique, est un hommage à l’identité culturelle du continent
Il est sans doute l'un des héritiers les plus connus et les plus intransigeants du savant sénégalais Cheikh Anta Diop. Brillant intellectuel, Boubacar Boris Diop a su surtout imprimer sa marque dans la traduction de la vision de l'égyptologue concernant les langues nationales, emboitant le pas ainsi à ses aînés de l'école de Grenoble comme Cheikh Aliou Ndao, Assane Sylla ou encore Saliou Kandji, qui a créé le premier syllabaire wolof.
On serait tenté de dire qu'avec son français fluent, empreint de maîtrise et son élocution savante et quasi musicale, Boubacar Boris Diop est un fanatique francophile à loger à la même enseigne que le président poète Léopold Sédar Senghor. Et pourtant pour cet écrivain, ce compliment serait une provocation insupportable, voire un crime de lèse-majesté.
En cause, dans la grande et classique querelle idéologique et intellectuelle qui a traversé ces 60 dernières années entre Senghor et Cheikh Anta Diop, Boubacar Boris Diop a été sans appel par rapport à son choix. Cheikh Anta Diop est celui d'après l'écrivain que les africains doivent suivre et écouter.
Lui l'a suivi et écouté. Et si le savant multidimensionnel a eu plusieurs héritiers sur plusieurs disciplines différentes, Boris a été plus visible surtout dans la traduction de la vision de Cheikh Anta Diop par rapport à la promotion des langues africaines dans l'éducation. Dans un article de Taxaw, organe de sa formation politique, Cheikh Anta Diop soutenait ceci : «Le développement par le gouvernement dans une langue étrangère est impossible, à moins que le processus d’acculturation ne soit achevé, c’est là que le culturel rejoint l'économie. Le socialisme par le gouvernement dans une langue étrangère est une supercherie, c’est là que le culturel rejoint le social. La démocratie par le gouvernement dans une langue étrangère est un leurre, c’est là que le culturel rejoint le politique».
C'est fort probablement de ce constat que Boubacar Boris Diop, qui est pourtant l'un des derniers mohicans de la littérature française africaine a orienté ses recherches et ses publications vers la promotion des langues nationales, surtout la langue wolof, continuant ainsi les travaux de ses aînés de l'école de Grenoble. En effet, tout commence en 1954, avec la sortie de Nations nègres et culture, ouvrage dans lequel Cheikh Anta Diop cite les grands poètes du wolofal.
Et en 1958, le groupe de Grenoble composé de personnalités emblématiques comme Assane Sylla, Saliou Kandji et le brillantissime Cheikh Alioune Ndao, qui s'est inspiré du livre de Cheikh Anta Diop va produire Ijjib wolof, le tout premier syllabaire dans cette langue. Plus tard, d’autres vont poursuivre le travail avec la revue Kàddu, autour de Samba Dione, Pathé Diagne et Ousmane Sembène. Il y a eu aussi, dans la même période, l’importante contribution du mathématicien Sakhir Thiam.
Et en 1996 Aawo bi est le premier roman qui a jamais été publié en wolof. Et Boubacar Boris Diop est manifestement dans ce sillage. Né en 1946, l'intellectuel sénégalais, lauréat Grand prix littéraire d'Afrique noire en 2000, a fait de la promotion des langues nationales, le soubassement de ses œuvres littéraires ces dernières années. Il a écrit deux ouvrages dans la langue Wolof. Son premier roman en wolof s'intitule Doomi Golo publié en 2003 et traduit en français en 2009 sous le titre Les petits de la Guenon. «Si je n'avais pas été au Rwanda, je n'aurais sûrement jamais écrit en wolof. Ça ne veut pas dire que je n'en aurais pas eu envie. Je n’en aurais pas eu la force», avoua-t-il.
À l'en croire, en effet, c'est son séjour au Rwanda en 1998, au cours duquel il s'est rendu compte du poids des implications étrangères dans le génocide des Tutsis survenu dans ce pays en 1994, qui l'a poussé à écrire en wolof. Celui qui a enseigné le wolof à l'UGB de Saint-Louis publiera en 2017, toujours en wolof, Bàmmeelu Kocc Barma. Il va ensuite paraître en 2024 sous le titre Un tombeau pour Kinne Gaajo. Défenseur acharné des langues nationales et disciple assumé de Cheikh Anta Diop, il a indiqué dans une de ses nombreuses interviews que Cheikh Anta Diop a traduites dans Nations nègres et culture, des concepts scientifiques et une synthèse par Paul Painlevé de la théorie de la relativité généralisée d’Einstein.
Et à ce titre, le journaliste, fondateur du site de Dafuwaxu.com est le digne continuateur des travaux de Cheikh Anta Diop, ce dernier qui croyait fortement à une unité linguistique en Afrique. Ce que fait Boubacar Boris Diop sonne vraiment comme un préalable nécessaire.
TRADIPRATICIENS ET PUBLICITE MENSONGERE, UN FLEAU IMPUNI AU SENEGAL
L’affaire Alima Fall, alias Suppo, et de ses coaccusés relance un débat brûlant au Sénégal : celui des pharmaciens ambulants et surtout des tradipraticiens aux pratiques souvent douteuses.
L’affaire Alima Fall, alias Suppo, et de ses coaccusés relance un débat brûlant au Sénégal : celui des pharmaciens ambulants et surtout des tradipraticiens aux pratiques souvent douteuses. Pendant que ces derniers se livrent à une promotion effrénée de leurs « médicaments miracles » sur toutes les plateformes médiatiques (télévisions, radios, presse écrite et digitale), les lois censées encadrer la publicité des produits médicaux restent lettre morte.
Pourtant, « la législation sénégalaise est claire : la vente de médicaments est un monopole réservé aux pharmaciens, et toute publicité à caractère médical est formellement interdite », rappelle le célèbre avocat sénégalais, Me Massokhna Kane, président de l’association SOS Consommateurs.
Mais, à croire que certains bénéficient d’une impunité totale.
La situation est d’autant plus alarmante que ces tradipraticiens prospèrent sur la détresse des populations, en quête de solutions rapides à leurs problèmes de santé ou de vie.
De prétendues potions aux vertus « infaillibles » sont proposées pour soigner le diabète, l’hypertension, l’impuissance masculine, l’infertilité, ou encore garantir la richesse et le succès amoureux.
Le tout dans une mise en scène bien huilée, avec des témoignages fabriqués de toutes pièces et des animateurs complices qui vantent ces produits sans le moindre recul.
Malgré les nombreuses alertes des professionnels de santé et des associations de consommateurs, les pouvoirs publics n’ont jamais réellement pris ce dossier à bras-le-corps.
Des propositions de loi ont été déposées à l’Assemblée nationale pour interdire ces pratiques frauduleuses, mais elles dorment dans les tiroirs depuis des années.
Pendant ce temps, des milliers de Sénégalais continuent d’être victimes de ces charlatans modernes, certains allant jusqu’à mettre leur vie en danger en abandonnant des traitements médicaux avérés au profit de ces « remèdes miracles ».
Il est temps que les nouvelles autorités étatiques réagissent avec fermeté.
L’État ne peut pas se contenter d’un simple effet d’annonce ou d’opérations ponctuelles pour faire semblant de s’attaquer au problème.
Il faut des mesures concrètes :
Un cadre juridique renforcé;
Une application stricte des sanctions contre les contrevenants ;
Un contrôle rigoureux des contenus diffusés sur les médias.
Les chaînes de télévision et les radios qui diffusent ces publicités mensongères doivent aussi être tenues responsables de leur rôle dans la propagation de ces pratiques dangereuses.
Espérons que cette fois-ci, les décideurs politiques prendront enfin la pleine mesure du danger que représentent ces marabouts-tradipraticiens et mettront un terme à cette anarchie.
Car il en va non seulement de la santé publique, mais aussi de la crédibilité de nos institutions face à un fléau qui perdure depuis bien trop longtemps.
SONKO LANCE UN APPEL A LA REMOBILISATION DES ÉTATS AFRICAINS
Dans un contexte de lutte contre le changement climatique, le gouvernement sénégalais réaffirme sa détermination à promouvoir la résilience environnementale à travers l’initiative de la Grande Muraille Verte, projet stratégique de restauration écologique
Dans un contexte de lutte contre le changement climatique, le gouvernement sénégalais réaffirme sa détermination à promouvoir la résilience environnementale à travers l’initiative de la Grande Muraille Verte, projet stratégique de restauration écologique et de développement durable.
Le Premier Ministre sénégalais, Ousmane SONKO, a ouvert vendredi la 4e session extraordinaire du Conseil des Ministres de l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte, lançant un appel urgent à la remobilisation des États membres.
Alors que le changement climatique et ses effets deviennent de plus en plus préoccupants, SONKO a souligné la nécessité de redynamiser l’Agence pour relever les défis environnementaux actuels. Il a réaffirmé l’engagement total du Sénégal dans cette initiative panafricaine.
S’inscrivant dans l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 », le gouvernement sénégalais priorise la restauration des écosystèmes, la promotion d’une agriculture résiliente et la préservation des ressources naturelles.
Cette session marque un moment crucial pour renforcer la coopération régionale face aux enjeux climatiques et environnementaux.
LANCEMENT DES TRAVAUX DE CONSTRUCTION DU CHATEAU D'EAU DE MPAL A SAINT-LOUIS
Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dieye, a procédé jeudi au lancement des travaux de construction du château d’eau de Mpal, dans le département de Saint-Louis.
Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dieye, a procédé jeudi au lancement des travaux de construction du château d’eau de Mpal, dans le département de Saint-Louis.
La localité, composée de 10 quartiers, bénéficiera ainsi d’une augmentation significative de sa capacité en matière d’approvisionnement en eau potable, passant d’un château d’eau de 800 m³ à un réservoir de 2000 m³. Cette infrastructure améliorera la production et la distribution de l’eau sur l’axe Ndiock Sall-Mpal-Fass Ngom-Sakal-Gandiol.
En plus de la construction du château d’eau, quatre forages seront réalisés avec des débits respectifs de 85 m³/h, 90 m³/h, 85 m³/h et 200 m³/h. Ces travaux d’une valeur de 2 milliards de francs CFA devrait durer 12 mois.
Dans l’après-midi, le ministre procédera également au lancement des travaux de démolition et de reconstruction de deux autres châteaux d’eau dans la ville de Saint-Louis.Avec Le Soleil
LA GRANDE MURAILLE VERTE, DE DEFIS MAJEURS EN ATTENTES
Le Comité technique des experts chargé d’examiner l’audit institutionnel et organisationnel de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte se réunit à Dakar du 5 au 7 février 2025. La rencontre vise à identifier les réformes nécessaires ...
Le Comité technique des experts chargé d’examiner l’audit institutionnel et organisationnel de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte (APGMV) se réunit à Dakar du 5 au 7 février 2025. Cette rencontre, coorganisée par le Sénégal, le Mali et la Mauritanie, vise à identifier les réformes nécessaires pour renforcer l’efficacité de cette initiative panafricaine.
Le ministre sénégalais de l’Environnement et de la Transition écologique, Daouda Ngom, a souligné plusieurs préoccupations majeures soulevées par l’audit. Parmi elles figurent : Le modèle de financement durable, nécessitant une meilleure contribution des États membres, des partenaires techniques et financiers ainsi que des initiatives privées. L’ajustement du cadre juridique et institutionnel pour garantir une gouvernance plus efficace. L’optimisation des services de l’Agence, notamment à travers le financement carbone et les projets de reforestation.
Selon le ministre, ces défis doivent être abordés avec rigueur afin de doter l’APGMV de mécanismes de coordination et de mobilisation des ressources adaptés aux exigences modernes de gouvernance et de performance.
L’objectif de cette rencontre est de valider les conclusions de l’audit et d’établir une feuille de route pour la mise en œuvre des recommandations. Parmi les réformes attendues figurent la redéfinition des mandats des instances dirigeantes et la mise en place d’un nouveau schéma organisationnel.
Le ministre a également rappelé l’importance du rôle du Sénégal dans cette initiative, affirmant que le pays restera un acteur clé dans la promotion et la valorisation de la Grande Muraille Verte.
Depuis sa création le 17 juin 2010 à N’Djamena sous l’égide de l’Union africaine et de la CEN-SAD, l’APGMV s’est imposée comme un projet phare de lutte contre la désertification et les effets du changement climatique. Elle vise à réhabiliter les terres dégradées, promouvoir une agriculture durable et renforcer la résilience des communautés locales.
Le Directeur général de l’Agence sénégalaise de reforestation et de la Grande Muraille Verte (ASERGMV), Dr Sékouna Diatta, a salué cette rencontre comme une avancée majeure pour l’avenir de l’Agence.
Avec le soutien de partenaires tels que la Banque africaine de développement (BAD) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), cette initiative doit désormais franchir une nouvelle étape pour garantir son efficacité et sa pérennité.
Le Conseil des ministres de l’Agence, prévu pour ce 7 février, devra entériner les propositions des experts et dessiner les perspectives de relance de cette initiative essentielle pour l’Afrique.
LE SÉNÉGAL ET LE MALI S'UNISSENT
Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires croissants en Afrique de l’Ouest, le Sénégal et le Mali ont réaffirmé leur engagement à renforcer leur coopération militaire bilatérale.
Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires croissants en Afrique de l’Ouest, le Sénégal et le Mali ont réaffirmé leur engagement à renforcer leur coopération militaire bilatérale. Cette volonté a été matérialisée par une rencontre de haut niveau entre le ministre des Forces Armées sénégalaises, Birame Diop, et son homologue malien, le Général de Corps d’Armée Sadio Camara. La rencontre s’est tenue le jeudi 6 février 2025 au ministère de la Défense et des Anciens Combattants du Mali, en présence des chefs d’état-major des armées des deux pays et de hauts responsables militaires.
Au cœur des discussions figurait le renforcement des relations bilatérales en matière de sécurité et de défense. Le ministre sénégalais Birame Diop a souligné que cette rencontre s’inscrit dans les priorités du président Bassirou Diomaye Faye, qui attache une importance particulière au partenariat stratégique entre les deux pays. Rappelant la signature de l’accord militaire technique en mars 2021, il a salué la progression constante de la coopération militaire, notamment à travers l’échange de stagiaires dans les écoles de formation d’officiers et de sous-officiers, ainsi que dans l’enseignement militaire supérieur.
Sur le terrain, la collaboration se traduit par des patrouilles conjointes effectuées le long des frontières afin de renforcer la sécurité transfrontalière. Le ministre Diop a insisté sur la nécessité d’intensifier ces actions face aux menaces persistantes, notamment le terrorisme, l’extrémisme violent et les réseaux criminels transnationaux. « La mutualisation des efforts est essentielle pour contrer ces fléaux », a-t-il déclaré.
De son côté, le ministre malien de la Défense, le Général de Corps d’Armée Sadio Camara, a salué l’initiative de cette rencontre, soulignant l’importance d’un partenariat renforcé entre le Mali et le Sénégal. Il a rappelé que, bien que le Mali ait quitté la CEDEAO, le pays reste ouvert à des coopérations solides avec ses partenaires, notamment le Sénégal.
Il a insisté sur l’impératif d’une réponse commune face aux défis sécuritaires transfrontaliers, soulignant que « la lutte contre le terrorisme ne peut être gagnée que par la coordination et les échanges permanents entre nos forces armées ». Il a également dénoncé les influences extérieures qui alimentent l’instabilité dans la région et a réaffirmé la volonté du Mali de défendre sa souveraineté et ses choix stratégiques.
UN PLAN SOCIAL EN VUE A LA CDC
Comme l’ont fait certaines entités publiques depuis l’avènement du nouveau régime, la Caisse des Dépôts et Consignations (Cdc) a, elle aussi, annoncé un plan social.
Comme l’ont fait certaines entités publiques depuis l’avènement du nouveau régime, la Caisse des Dépôts et Consignations (Cdc) a, elle aussi, annoncé un plan social.
La Cdc et Fadilou Keïta veulent se séparer d’une partie du personnel. La structure vient d’annoncer un plan social. Dans un communiqué de presse, elle explique que dès sa prise de Fonction, le Directeur général, Fadilou Keïta, a commandité, plusieurs audits. «Parmi eux, l'audit organisationnel réalisé par le cabinet Kpmg qui a mis en évidence la nécessité d'optimiser les ressources humaines», indique la Cdc.
Et la Commission de Surveillance de la Cdc, renseigne la boîte dans son document de presse, lors de la réunion du lundi 27 janvier 2025, et après délibération à huis clos, «autorise le Directeur général à mettre en œuvre un plan social, conformément aux dispositions réglementaires».
Le communiqué de presse renseigne que le Directeur général a également initié un plan de mobilité interne visant à préserver un maximum d'emplois. Une vingtaine d'agents de toutes catégories seront redéployés, sous forme de détachement, au sein des filiales du Groupe.
Ainsi, un comité de mise en œuvre du plan social a été constitué. Il est composé de 5 membres, dont 3 personnalités indépendantes. Il aura pour mission de prendre en charge les dossiers entrant dans le champ des critères établis, en conformité avec les rapports et autres recommandations. Il s'attèlera ensuite à mener des entretiens individuels avec les travailleurs concernés.
La Direction générale assure de son engagement à conduire ce processus «dans le respect absolu des droits des travailleurs et des dispositions réglementaires en vigueur.» Une démarche qu’elle dit inscrire dans une volonté de modernisation et d'optimisation des ressources.
Par Sidy DIOP
MOUSTAPHA NIASSE, LA DER D’UN POLITICIEN HABILE
Il a traversé les régimes comme d’autres traversent les décennies. Dans un pays où les carrières politiques s’éteignent parfois aussi vite qu’un feu de paille, l'homme a tout connu : les palais feutrés, les trahisons en douce, les alliances inattendues...
On ne fait pas plus inoxydable que Moustapha Niasse. L’homme a traversé les régimes comme d’autres traversent les décennies : sans jamais perdre l’équilibre. Il a été là sous Senghor, il a été là sous Diouf, il a été là sous Wade, il a été là sous Macky. Et aujourd’hui, après une carrière aussi longue qu’un discours de politique générale à l’Assemblée nationale, il s’apprête à passer la main.
Il y a quelque chose de fascinant chez ces hommes politiques capables de rester dans le jeu, quoi qu’il arrive. Niasse a tout connu : les palais feutrés, les salles de réunion enfumées, les trahisons en douce, les alliances inattendues. Il a été ministre, Premier ministre, président de l’Assemblée, chef de parti, faiseur de rois et éternel survivant. On le disait fini en 2000, et il est revenu. On le disait marginal en 2012, et il s’est retrouvé troisième homme de la présidentielle avant de rallier Macky Sall et de prendre la tête du Parlement. L’art de toujours retomber sur ses pieds.
Dans un pays où les carrières politiques s’éteignent parfois aussi vite qu’un feu de paille, Niasse a su durer. Pas en faisant du bruit, pas en jouant les tribuns enflammés, mais en restant là, solide, discret, patient. Il n’a jamais eu le panache d’un Wade, ni l’aura d’un Senghor, ni même la ruse d’un Macky Sall. Mais il a eu cette qualité rare : la constance. Il n’a jamais brûlé ses vaisseaux, jamais claqué la porte trop fort, jamais insulté l’avenir. Résultat : il a toujours trouvé une porte ouverte quelque part. Aujourd’hui, il dit vouloir tourner la page.
Quitter la vie politique, laisser l’AFP à d’autres. Peut-être. Mais après tant d’années à tirer les ficelles, peut-on vraiment s’arrêter ? Peut-on se contenter de regarder le jeu sans y participer ? Il y a fort à parier que Moustapha Niasse restera, d’une façon ou d’une autre, une voix qui compte. Un de ces sages que l’on consulte, que l’on écoute, qui glisse un conseil ici, une mise en garde là. Car quand on a passé une vie à faire de la politique, on ne raccroche jamais vraiment. On fait semblant, c’est tout.
Succéder à Niasse ? Bonne chance. Il avait « choisi l’espoir » le 16 juin 1999, combattu vigoureusement Abdou Diouf et Ousmane Tanor et fait chuter l’historique Parti socialiste. Son devoir accompli, Moustapha Niasse s’en va. Enfin, c’est ce qu’il dit. Après une carrière aussi longue qu’un embouteillage sur l’Autoroute de l’Avenir, le patron de l’Afp prépare donc sa sortie. Il l’assure, il passe la main. À qui ? Ça, c’est une autre histoire. Parce que prendre la relève d’un homme qui a fait de la longévité un art, ce n’est pas une mince affaire.
Niasse, c’était la boussole de l’AFP, le dernier des mohicans du socialisme à la sauce sénégalaise. Il a traversé les régimes, évité les tempêtes, toujours su quand s’accrocher et quand lâcher du lest. Le remplacer, c’est un peu comme vouloir rejouer «La Tragédie du roi Christophe» sans Douta Seck. Alors, qui ? Un fidèle lieutenant ? Un jeune loup ? Un ancien repêché des marées politiques ? Il faudrait quelqu’un d’assez habile pour maintenir l’AFP à flot, d’assez respecté pour ne pas la voir exploser en vol et d’assez patient pour attendre le prochain virage de l’histoire.
Et surtout, d’assez malin pour faire oublier qu’en dehors de Niasse, l’AFP, c’était surtout… Niasse. On nous dit qu’il y a des prétendants. Bien sûr. Il y en a toujours. Mais tenir le gouvernail après un capitaine aussi endurant, c’est une autre paire de manches. Parce qu’après le départ du sage, il reste souvent une question en suspens : à quoi sert un parti sans son pilier ?