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5 avril 2025
Société
MIGRATION CIRCULAIRE, UN LEVIER POUR DES DÉPARTS SÉCURISÉS ET ENCADRÉS
Invité de l’émission L’ANTINOOR sur la RTS, Moussa Seydou Diallo, chef de la division migration au ministère du Travail, a souligné l’importance d’encadrer les départs pour éviter les drames liés aux migrations irrégulières.
Moussa Seydou Diallo, chef de la division migration au ministère du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, était l’invité de l’émission L’ANTINOOR sur la RTS. Il a abordé la question de l’émigration circulaire entre le Sénégal et l’Espagne, un mécanisme qui vise à offrir aux jeunes des opportunités de migration sécurisées et organisées.
Selon M. Diallo, la migration n’est pas un problème en soi, mais un droit consacré. « Ce que le gouvernement peut faire, c’est d’améliorer les conditions socio-économiques pour permettre à ceux qui souhaitent rester de le faire, tout en facilitant des voyages sûrs, ordonnés et réguliers », a-t-il expliqué. Il estime que la migration circulaire constitue une alternative viable pour dissuader les jeunes de prendre des routes clandestines et dangereuses.
Moussa Seydou Diallo a partagé des statistiques révélant l’ampleur du phénomène migratoire irrégulier. Entre janvier et octobre 2024, 64 embarcations ont quitté les côtes sénégalaises en direction des Îles Canaries. Au total, 34 162 personnes ont atteint ces îles, selon le ministère de l’Intérieur. Entre janvier et début novembre 2024, 35 762 migrants en provenance de l’Afrique de l’Ouest sont arrivés aux Îles Canaries, soit une augmentation de 12 % par rapport à la même période en 2023.
Le Data Hub Center de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) a dénombré 957 disparus sur la route de l’Atlantique au cours de cette période. De plus, 30 999 Sénégalais sont entrés en Europe en situation irrégulière entre 2017 et 2023.
M. Diallo a précisé que l’objectif du gouvernement n’est pas d’empêcher les jeunes de partir, mais plutôt d’encadrer et d’encourager des migrations légales et sécurisées. « Il est nécessaire d’adopter une politique nationale de migration », a-t-il déclaré.
Il a également souligné le besoin urgent d’une politique nationale de l’emploi. Un programme avait été conçu pour la période 2017-2020, mais il n’a jamais été validé politiquement. « Aujourd’hui, nous travaillons pour que le Sénégal dispose enfin d’un document de politique nationale de l’emploi », a-t-il conclu.
Cette démarche vise à proposer des solutions durables à la crise migratoire tout en répondant aux aspirations des jeunes Sénégalais à une meilleure insertion économique et sociale.
LE MAIRE DEVOILE LES METHODES DES PREDATEURS
Escroquerie foncière à Palmarin - Il s’agit de cibler des terres qui sont dans le domaine national pour les affecter dans le domaine public maritime et domaine public fluvial pour contourner la mairie
Le torchon brûle entre François Ndiaye, père de Maxime Jean Simon Ndiaye, ancien secrétaire général de la présidence sous Macky Sall et la municipalité de Palmarin. Le maire de Palmarin, Mame Singui Sarr, est monté au créneau pour dénoncer «les manœuvres mafieuses d’un groupuscule qui a permis de spolier des citoyens en contournant la commune». Il menace de saisir la justice.
C’est une méthode sophistiquée. Un mode opératoire bien réfléchi qui consiste à déposséder des citoyens de la commune de Palmarin de leur terres. Il s’agit de cibler des terres qui sont dans le domaine national pour les affecter dans le domaine public maritime et domaine public fluvial pour contourner la mairie.
Les documents en poche, l’acquéreur François Ndiaye qui n’est personne d’autre que le père de Jean Maxime Simon Ndiaye, ancien SG de la Présidence de la République, leur réattribue les terres à l’insu de la mairie. Pire, le bénéficiaire est accusé de harceler et d’intimider les propriétaires en les trainant devant la justice. Cette attitude du sieur Ndiaye a fini par révolter le maire de Palmarin qui s’est porté avocat des victimes et de la municipalité qui a été bernée dans la procédure pour entrer dans ses droits. A l’occasion d’une conférence de presse, Mame Singui Sarr a dénoncé le fait que le sieur Ndiaye soit mêlé dans deux litiges fonciers. «Nous avons des infos qui prouvent l’existence d’un réseau organisé au sein de certains services administratifs pour favoriser des détournements fonciers. Comment une parcelle du domaine national peut-elle devenir soudainement un domaine maritime avant d’être reclassé pour servir des intérêts privés ? Pour satisfaire la demande de François Ndiaye, le domaine public a été déclassifié pour être un domaine privé maritime», a fustigé l’édile de Palmarin.
Grâce à ses investigations, le maire a récupéré, le 29 janvier dernier, le décret 20 23 1775 qui met en évidence une fraude massive orchestrée par le sieur Ndiaye avec la complicité de certains services de l’Etat. D’ailleurs dans cet élément, Mame Singui Sarr conteste formellement l’existence d’une enquête commodo incommodo qui est pourtant mentionnée dans les documents que possède le sieur Ndiaye. Dans ce dossier opposant Sophie Mbissine et François Ndiaye, le litige concerne une partie du domaine national situé à Palmarin revendiquée simultanément par François Ndiaye et Sophie Mbissine Sarr.
Le 1er juillet 2021, le tribunal de grande instance de Fatick, dans son jugement, avait statué en déclarant qu’aucune des deux parties n’avait un titre valablement reconnue sur ces terres etle 9 février 2024, le tribunal deKaolack a déclaré Sophie Mbissine Sarr coupable d’occupation illégale. La dame a été reconnue coupable de destruction de bien sur la base d’un constat d’huissier contestable parce que le mur n’est pas dans le domaine maritime il est sur la route donc sur le domaine national. Elle a été relaxée de voie de fait et condamnée pour 2 mois avec sursis et 2 millions d’amende de dommages et intérêts.
M. Ndiaye parvenant à imposer son diktat jusqu’à contourner la mairie a poussé l’édile de Palmarin a dénoncé ces fausses transactions foncières. Sur le même périmètre, poursuit-il, le 1er octobre 2016, un acte prétendument signé par Mme Patricia Lopez représentante de la famille Padou et François Ndiaye pour 20 mille euro sur un terrain du domaine national a été signé alors que la mairie n’a pas été impliquée. Cette manœuvre frauduleuse a permis de passer cette parcelle dans le domaine maritime avant qu’elle ne revienne miraculeusement au domaine national.
FRANÇOIS NDIAYE MELE A UN AUTRE CONTENTIEUX FONCIER
Dans une autre affaire, le même François Ndiaye est en contentieux avec le nommé Amon Bèye. En 2013, il y a eu la délibération N04AF2013 qui avait fait l’objet d’un arrêté préfectoral (069AF Sp signé par le sous-préfet de l’arrondissement de Fimela). Le 11 novembre 2022, la commune de Palmarin a désaffecté et réaffecté la surface en faveur d'un Amon Bèye. D’ailleurs ce document a permis à Amon Bèye de déposer un bail. Malgré ces démarches administratives, en septembre 2020, François Ndiaye a soudainement demandé une autorisation d’occuper sur plusieurs parcelles dont celle attribuée à Amon Bèye. Le 02 juin 2020, El Hadji Mamadou Diao (Mame Boye Diao) directeur des domaines, a transmis la demande de François Ndiaye pour 5 parcelles du DPM et du DPF au bureau de Fatick. Le 25 février 2022, le ministre des Finances et du Budget signe l’arrêté n°37-31 autorisant à François Ndiaye d’occuper une parcelle de 9 000 m² à titre précaire révocable et en 2023, M. Ndiaye a bénéficié des dizaines d’hectares à Palmarin. «Comment un terrain qui a suivi toutes les procédures légales attribué à Amon Bèye peut-il être attribué à François sans aucune justification et sans aucune procédure préalable à la mairie ?», a fustigé le maire qui promet de faire un recours en annulation pour mettre fin à la spoliation foncière des prédateurs fonciers.
LA DEPUTE MARIEME MBACKE DECHIRE LE CODE DE LA FAMILLE
La député Marième Mbacké a soulevé une question cruciale concernant l’autorité parentale et ses implications pour les mères divorcées.
La député Marième Mbacké a soulevé une question cruciale concernant l’autorité parentale et ses implications pour les mères divorcées. Dans une question écrite adressée au ministre de la Justice, la député a mis en lumière les difficultés que rencontrent de nombreuses femmes, en particulier celles de la diaspora sénégalaise, face à une législation souvent perçue comme déséquilibrée
La député Marième Mbacké met les pieds dans le plat. Elle est d’avis que la loi sénégalaise actuelle confère une autorité parentale presque exclusive au père, ce qui peut devenir un véritable outil de pression dans les cas de divorce. «Les mères divorcées, souvent responsables de la garde des enfants, devraient avoir la possibilité de signer les documents nécessaires au voyage de leurs enfants mineurs. Cependant, il existe des situations où les pères utilisent leur autorité parentale pour nuire à leurs ex-conjointes et, par extension, à leurs propres enfants.», a-t-elle écrit dans une question écrite adressée au ministre de la Justice. Cette situation, selon elle, est particulièrement préoccupante pour les femmes vivant à l’étranger qui sont souvent confrontées à des refus arbitraires de signature pour les autorisations de voyage. «Les femmes de la diaspora sénégalaise nous ont souvent interpellés sur ces questions. C'est pourquoi, sans adopter une perspective féministe, nous vous prions de reconsidérer cette mesure», a-t-elle affirmé.
Le député a donc appelé à une révision du code de la famille, plaidant pour un modèle qui favoriserait la co-responsabilité entre les parents dans l’exercice de l’autorité parentale. «Le père, en tant qu'autorité morale au sein de la famille, ne pose pas de problème, mais il est important que les deux parents puissent donner leur consentement aux voyages de leurs enfants. Pour remédier à cette situation, ne serait-il pas opportun de réviser le code de la famille ? Quelles seraient les mesures que vous comptez prendre pour trouver des solutions à ce problème ?» a-t-elle demandé au ministre de la Justice. Marième Mbacké a également suggéré l’instauration de mécanismes de médiation afin de résoudre les conflits liés à l'autorité parentale, soulignant l’importance d’un règlement amiable dans l’intérêt supérieur de l’enfant.
NOUS AVONS TOUT A GAGNER A S’INSPIRER DU MODELE CHINOIS
L’ingénieur des textiles Doudou B. Thiaw, membre du conseil consultatif de la commune de Tivaouane (ouest), estime que le Sénégal a « tout à gagner » à s’inspirer du modèle économique chinois, porté par un développement minutieusement planifié...
L’ingénieur des textiles Doudou B. Thiaw, membre du conseil consultatif de la commune de Tivaouane (ouest), estime que le Sénégal a « tout à gagner » à s’inspirer du modèle économique chinois, porté par un développement minutieusement planifié, avec des résultats au bout de quelques décennies.
« Le Sénégal a tout à gagner à s’inspirer du modèle chinois », a notamment dit dans un entretien avec l’APS, l’ancien conseiller spécial du directeur général de l’Agence de promotion des investissements et des grands travaux (APIX) pour les zones économiques spéciales, récemment coopté au sein du conseil consultatif de la commune Tivaouane.
« La Chine a beaucoup investi dans l’éducation, la formation, la recherche et dans la prospection », a relevé Doudou B. Diaw, devenu consultant et administrateur de société après un passage à l’APIX.
La Chine, pays dans lequel il a vécu pendant plusieurs décennies, « s’est construit pas à pas, en prenant le temps d’apprendre des autres pays plus développés technologiquement dans les années 60, 70, notamment l’ex-Union soviétique, le Japon (via) les émigrés chinois qui avaient étudié en Europe, aux USA etc. »
Le pays de Mao qu’il a visité pour la première fois en 1984 et dont il parle la langue, s’est métamorphosé au fil des années.
« Quand j’ai débarqué pour la première fois [en Chine], non loin de l’aéroport, on pouvait apercevoir des ânes en divagation. Mais quelques décennies plus tard, j’ai du mal à me souvenir de l’endroit en question », raconte-t-il.
A la base de ce développement, il souligne une « discipline fondamentale » et le choix de la Chine de « beaucoup investir dans l’éducation, la formation, la recherche et dans la prospection ».
« Au début, la qualité [de ses produits] n’était pas des meilleures, à part ceux qui étaient exportés surtout vers les USA, mais en maîtrisant les technologies, elle a pu améliorer et même innover », note-t-il.
De son point de vue, « s’il y a quelque chose qui a facilité l’envol de la Chine, c’est bien la discipline ».
« Cette discipline, relève-t-il, traverse tous les maillons de la chaîne : des ouvriers aux manufacturiers en passant par les ingénieurs et les managers, les vertus de la discipline rythment l’environnement de toutes les structures publiques ».
Thiaw précise que cette discipline ne se traduit « pas seulement en termes de politesse – à opposer à l’impolitesse -, mais surtout en termes de rigueur dans l’exécution et le suivi des projets et programmes, dans le focus sur les objectifs qui ont été bien pensés, bien définis, clairs et bien explicités à tous les acteurs, pour un soutien total et collectif ».
« Cela veut dire qu’en tant que pays, la Chine sait ce qu’elle veut, où elle veut aller et mise sur ses filles et fils qui ont les capacités d’élaborer des stratégies qui permettent de produire des résultats dans les délais », a-t-il fait valoir.
Insistant sur les vertus de la planification économique, l’ancien étudiant de la China Textiles University souligne que « c’est à nous de savoir ce que nous voulons devenir dans une ou deux générations, [d’] élaborer une stratégie, de choisir les moyens d’y arriver, d’aller chercher les moyens et faire focus ».
« Il nous faut développer nos industries et devenir une destination privilégiée pour autant de produits que possible », a-t-il poursuivi, évoquant la nécessité de mettre en place « de l’ingénierie pour structurer notre économie et la développer ».
Il dit toutefois avoir l’impression, par moments, que « le Sénégal ne connait pas bien la Chine et ne sait même pas comment profiter de manière optimale de ses relations avec la Chine ».
« En tant que premier pays à signer l’initiative [chinoise] ‘La Ceinture et la Route’, le Sénégal aurait dû faire beaucoup mieux avec la Chine », estime Doudou B. Thiaw.
Il laisse entendre, par exemple, que le Sénégal aurait pu mettre à profit sa position de vice-président du Forum sur la coopération sino-africaine (Focac ) qu’il a occupée pendant des années, pour s’inspirer de ce pays qui, en moins d’un demi-siècle, est passé d’un pays du Tiers-monde à l’une des plus grandes économies du monde.
LA GREVE DES SAMES S’ELARGIE
L’Association des internes et anciens internes des hôpitaux du Sénégal (AJAIHS) a annoncé avoir décidé de se joindre à la grève du Syndicat des médecins autonomes du Sénégal (SAMES), en annonçant avoir décrété 48 heures de port de brassards rouges
L’Association des internes et anciens internes des hôpitaux du Sénégal (AJAIHS) a annoncé avoir décidé de se joindre à la grève du Syndicat des médecins autonomes du Sénégal (SAMES), en annonçant avoir décrété 48 heures de port de brassards rouges les 14 et 17 prochains, pour protester contre la non prise en charge, disent-ils, de leurs revendications.
« Le combat étant inséparable de celui du Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) », l’Association des internes et anciens internes des hôpitaux du Sénégal l’AIAIHS « se joindra à la grève générale les 18 et 19 février 2025 », écrit-elle dans un communiqué.
« Au-delà de cette action, l’association décrète 48 heures de port de brassards rouges les vendredi 14 et lundi 17 février », ajoute-t-elle dans un communiqué.
L’Association des internes et anciens internes des hôpitaux du Sénégal dit constater « l’absence de prise en charge de ses revendications par la tutelle », « trois mois » après la rencontre de son bureau avec le ministre de la Santé et de l’Action sociale.
Elle « compte de manière ferme et déterminée jouer sa partition et espère inspirer toutes les composantes du système sanitaire à l’union sacrée autour de la résolution [de] problèmes communs qui semblent paradoxalement être les moins prioritaires dans l’exercice de la rupture tant annoncée et dans la construction d’un Sénégal souverain, juste et prospère ».
LE SÉNÉGAL PARMI LES DIX PAYS RETENUS POUR LE TEST DES CARBURANTS D’AVIATION DURABLES
Le Sénégal a été choisi parmi dix États membres de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) pour réaliser une étude de faisabilité sur la production de carburants d’aviation durables (SAF) en 2026.
Le Sénégal a été choisi parmi dix États membres de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) pour réaliser une étude de faisabilité sur la production de carburants d’aviation durables (SAF) en 2026. L’annonce a été faite ce lundi par l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM).
Dans le cadre de la préparation des prochaines étapes pour la production de ces carburants conformes au Programme de compensation et de réduction des émissions de carbone pour l’aviation internationale (CORSIA), un atelier régional de sensibilisation se tient les 3 et 4 février au sein de la Direction générale de l’ANACIM, point focal CORSIA au Sénégal.
L’événement va rassembler diverses parties prenantes, notamment des représentants des ministères des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens, de l’Environnement et de la Transition écologique, ainsi que du Pétrole et des Mines. Des acteurs du secteur aéronautique, dont les compagnies aériennes nationales, les gestionnaires d’aéroports comme Limak-AIBD-Summa (LAS) et AIBD SA, ainsi que la Société de manutention de carburants aviation (SMCADY) et la société de handling 2AS, vont également prendre part aux discussions, en présentiel et en ligne.
En outre, une délégation togolaise composée de représentants de l’Agence nationale de l’Aviation civile du Togo, de la Direction des hydrocarbures et du ministère de l’Environnement de ce pays vont participer aux travaux.
Le Directeur général de l’ANACIM, Dr Diaga Basse, a rappelé qu’en 2019, l’aviation civile représentait environ 2 % des émissions mondiales de CO2. Avec l’augmentation prévue du trafic aérien, ce pourcentage pourrait s’accroître. Les SAF présentent une solution viable, car ils peuvent réduire jusqu’à 80 % des émissions de CO2 sur l’ensemble de leur cycle de vie, sous réserve de respecter les critères de durabilité, contrairement aux carburants fossiles traditionnels.
Cet atelier s’inscrit dans le cadre du Programme de renforcement des capacités pour l’atténuation des émissions de CO2 de l’aviation internationale en Afrique et dans les Caraïbes. Financé par l’Union européenne, ce programme est mis en œuvre par l’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne (EASA).
Avec cette initiative, le Sénégal affirme sa volonté de participer activement à la transition énergétique du secteur aéronautique et de réduire son empreinte carbone tout en renforçant ses capacités industrielles dans la production de carburants durables.
VERS UNE ACCÉLÉRATION DE L’ÉLÉCTRIFICATION RURALE AU SÉNÉGAL
L’électrification rurale reste un défi majeur pour le Sénégal, avec seulement 7 273 localités rurales électrifiées sur les 23 000 que compte le pays. C’est ce qu’a déclaré, lundi, Jean-Michel Sène, directeur général de l’ASER...
L’électrification rurale reste un défi majeur pour le Sénégal, avec seulement 7 273 localités rurales électrifiées sur les 23 000 que compte le pays. C’est ce qu’a déclaré, lundi, Jean-Michel Sène, directeur général de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), lors d’un séminaire de renforcement des capacités des députés membres de la commission de l’Énergie et des ressources minérales.
Selon le directeur général de l’ASER, 5 663 localités sont actuellement en cours d’électrification, tandis que 8 457 autres restent toujours sans accès à l’électricité. Le taux d’électrification rurale atteint actuellement 65,67 %, avec un niveau d’accès estimé à 86 %. Toutefois, cette situation met en lumière le gap persistant entre les zones déjà desservies et celles qui attendent encore l’accès à l’énergie.
Pour combler ce retard, Jean-Michel Sène plaide pour une collaboration étroite entre les acteurs afin d’améliorer l’efficacité des projets en cours. « Il faut une collaboration étroite avec les acteurs pour éviter les facteurs bloquants exogènes », a-t-il expliqué.
L’ASER travaille à la mise en place de projets plus abordables, en favorisant le financement endogène. Dans cette optique, des partenariats sont en cours avec des institutions telles que le Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS) et la Banque nationale de développement économique (BNDE), dans le but de mobiliser les ressources nécessaires à l’expansion du réseau électrique rural.
Jean-Michel Sène a également mis en avant l’importance de l’industrialisation locale pour accompagner le développement de l’électrification rurale. « Nous devons produire tout ce dont nous avons besoin pour l’électrification rurale au Sénégal, notamment les accessoires de ligne et les transformateurs », a-t-il souligné.
L’ASER collabore actuellement avec le secteur privé pour favoriser la production locale d’équipements nécessaires, dans le but de réduire les coûts et d’améliorer la disponibilité des infrastructures essentielles à l’électrification.
L’électrification rurale reste un enjeu crucial pour le développement économique et social du pays. Avec des initiatives ambitieuses et une meilleure coordination des acteurs, le Sénégal espère atteindre une couverture énergétique plus large dans les années à venir. L’engagement de l’ASER dans la mobilisation de fonds et l’industrialisation des accessoires électriques constitue un pas important vers la réalisation de cet objectif.
LE RÉQUISITOIRE D'AMADOU SALL
"Personne ne l'a consulté, pas même les députés qui ont voté la levée de l'immunité de Farba Ngom", dénonce l'avocat à propos du rapport de la Centif. Des irrégularités qui, selon lui, établissent le caractère politique de l'affaire
(SenePlus) - Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, El Hadj Amadou Sall, ancien ministre de la Justice sous la présidence d'Abdoulaye Wade, dresse un tableau préoccupant de la situation judiciaire au Sénégal. L'avocat, qui défend aujourd'hui plusieurs responsables politiques proches de l'ancien président Macky Sall, s'inquiète d'une dérive autoritaire du nouveau pouvoir.
Au cœur de ses préoccupations, l'affaire Farba Ngom cristallise les tensions. Ce député proche de l'ex-président Macky Sall a vu son immunité parlementaire levée le 24 janvier par l'Assemblée nationale, avec 130 voix sur 165. Une procédure que Me Sall qualifie de "véritable cabale" et d'"inadmissible instrumentalisation politique des institutions judiciaire et parlementaire pour liquider un adversaire politique."
L'avocat rappelle les propos tenus par l'actuel Premier ministre Ousmane Sonko durant la campagne électorale : "Il a publiquement et ouvertement menacé Farba Ngom, en affirmant qu'il fera tout ce qui est en son pouvoir pour qu'il soit définitivement inéligible", relate Me Sall à Jeune Afrique. Une promesse qui, selon lui, trouve aujourd'hui sa concrétisation.
Les irrégularités de procédure relevées par l'ancien garde des Sceaux sont nombreuses. Il pointe notamment l'absence du fameux rapport de la Centif (Cellule nationale de traitement des informations financières) sur lequel reposerait l'accusation de blanchiment de 125 milliards de F CFA. "Personne ne l'a consulté, pas même les députés qui ont voté la levée de l'immunité de Farba Ngom", dénonce-t-il auprès du magazine panafricain.
Le climat politique semble particulièrement tendu. Me Sall, qui dirige le Collectif des avocats républicains, dénonce des "interdictions systématiques de sortie du territoire" frappant les responsables de l'ancienne administration. Des mesures qu'il qualifie d'"administratives, donc illégales puisqu'elles n'ont jamais été ordonnées par une autorité judiciaire", précise-t-il à JA.
Sa critique est particulièrement acerbe envers les nouvelles autorités : "Lorsqu'elles étaient dans l'opposition, elles maîtrisaient l'art de l'invective, de l'outrage, des excès et de la violence, tant verbale que physique. Aujourd'hui, aucune critique n'est permise", déclare-t-il au magazine. Plus grave encore selon lui : "Elles cherchent à réduire au silence tous ceux qui parlent un langage différent en les mettant au cachot. C'est devenu un substitut au débat d'idées."
Quant au Pool judiciaire financier (PJF), récemment mis en place et qui revendique le traitement de 91 dossiers, l'ancien ministre reste sceptique. Pour lui, l'efficacité de la lutte contre la corruption ne peut être garantie que "lorsque l'autorité politique n'intervient pas pour diriger les actions répressives contre des opposants et lorsque les juges exercent leur devoir en toute liberté et dans la totale indépendance." Dans le cas contraire, prévient-il dans les colonnes de Jeune Afrique, "l'instrumentalisation de la justice creusera la tombe des valeurs républicaines."
GABON, TROIS MARINS SÉNÉGALAIS ENLEVÉS PAR DES PIRATES
Les autorités gabonaises n'ont pas encore communiqué sur l'identité des assaillants ou leurs potentielles revendications.
iGFM - (Dakar) Le chalutier Amerger 7, appartenant à la société Amerger, a été pris pour cible par des assaillants.
Selon Les Échos, reprenant la presse gabonaise, l'attaque a eu lieu vers 21h, vendredi dernier, 31 janvier.
Trois membres de l'équipage ont été enlevés. Il s'agit du capitaine, d'un mécanicien et d'un matelot, liste le journal. La même source avance qu'ils sont tous de nationalité sénégalaise.
«Les recherches se poursuivent pour retrouver les trois marins. Les autorités gabonaises n'ont pas encore communiqué sur l'identité des assaillants ou leurs potentielles revendications. Les autorités sénégalaises n'ont pas encore réagi sur le sujet», souligne la source.
AHMED LAMINE ATHIE VEUT FAIRE DE LA HAW UN ACTEUR MAJEUR
Le nouveau directeur général de la Haute Autorité du Waqf (HAW), Ahmed Lamine Athie, a fait part, lundi, de son ambition de faire de cet instrument de la finance islamique un acteur majeur du financement des politiques sociales de l’Etat.
Le nouveau directeur général de la Haute Autorité du Waqf (HAW), Ahmed Lamine Athie, a fait part, lundi, de son ambition de faire de cet instrument de la finance islamique un acteur majeur du financement des politiques sociales de l’Etat. ‘’La mission d’investissement pour le développement des Waqfs publics sera au cœur de nos actions stratégiques, dans le seul but de soulager les couches vulnérables. Notre ambition est de positionner la HAW en tant qu’acteur majeur du financement des politiques sociales de l’État’’, a-t-il déclaré lors de son installation officielle à la tête de la Haute Autorité du Waqf.
Ahmed Lamine Athie a indiqué que cette vision s’inscrit ‘’parfaitement’’ dans la dynamique de la stratégie nationale de développement Sénégal 2050, notamment dans son axe 2 : capital humain de qualité et équité sociale. Ce volet, a-t-il expliqué vise, entre autres, ‘’à construire un système de protection sociale inclusif et efficient et à renforcer l’accès aux services sociaux de base’’. M. Athie s’est également engagé ‘’fermement’’ à promouvoir un ‘’environnement de travail sain et inclusif, basé sur l’équité, la participation de tous et une dynamique d’équipe performante’’.
‘’Nous sommes une administration de mission et notre défi quotidien sera axé sur la recherche de résultats en harmonie avec nos valeurs, nos missions et le respect du cadre juridique en vigueur’’, a-t-il souligné. Il a promis de travailler à fixer de nouveaux objectifs pour la HAW, à consolider les acquis, à améliorer et à booster les projets pertinents en cours.
En adoptant une approche inclusive et participative, nous veillerons à mettre en place un cadre de concertation dynamique, regroupant l’ensemble des acteurs de l’écosystème du Waqf, notamment les démembrements de l’État, les collectivités territoriales, les autorités religieuses, le secteur privé et la société civile’’, a fait savoir le nouveau directeur général de la Haute Autorité du Waqf. Racine Ba, le directeur général sortant, en poste depuis février 2021, a assuré avoir réalisé avec son équipe des ‘’avancées significatives’’
‘’Nous avons réussi à lever des fonds auprès de bailleurs prestigieux, tels que la Banque islamique de développement et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique. Parmi ces initiatives concluantes, je citerai la signature de l’accord de financement de 20 millions de dollars du waqf public immobilier « Daara moderne »’’, a-t-il répertorié.