Un nouveau bilan macabre vient s’ajouter à la liste. Ce jeudi 30 janvier, un accident de la route a eu lieu sur l’axe Wack Ngouna-Keur Madiabel, dans le département de Nioro du Rip, à Kaolack. Le bilan est de 7 morts et 4 blessés. Il y a eu une collision entre une voiture de transport ‘‘sept places’’ et un véhicule particulier de la Société nationale de l’électricité (SENELEC).
« Nous avons été alertés à 15 heures 30 pour un accident survenu à Keur Abdou Daffé, dans la commune de Wack Ngouna. Aussitôt sur les lieux, nous avons constaté qu’il s’agissait d’une collision entre un véhicule Sept places et un véhicule particulier de type 4×4 », se désole le capitaine Mamadou Yaga Mané du Groupement d’incendie et de secours numéro 3 de Kaolack, à l’APS.
Les victimes de cet accident ont été évacués au Centre hospitalier régional El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack.
L'APPEL DE SEYDINA LIMAMOU LAYE, UNE TRADITION SPIRITUELLE TOUJOURS VIVANTE
Le 145e Appel de Seydina Limamoulaye, un événement spirituel majeur qui réunit chaque année des milliers de fidèles venus de tout le pays et même d’ailleurs. Plongeons au cœur de cette rencontre de foi, de ferveur et de partage.
Le 145e Appel de Seydina Limamoulaye, un événement spirituel majeur qui réunit chaque année des milliers de fidèles venus de tout le pays et même d’ailleurs. Plongeons au cœur de cette rencontre de foi, de ferveur et de partage.
A Ngor - Almadies, la grotte lieu d'attraction
Dès les premières heures de la journée, les fidèles affluent vers Khount Bi. Hommes, femmes, jeunes et moins jeunes se rassemblent dans un même élan spirituel pour honorer l'héritage du fondateur de la communauté layène.
Parmi eux, Bouba Bèye, un habitué de l'événement, nous confie "cela fait des années que je viens ici. Chaque fois, c’est un moment unique. Je ressens une immense fierté d’être présent et de vivre cette communion avec les autres fidèles."
Preuve que cet Appel dépasse les appartenances confrériques, Ibrahima Diagne, un mouride, partage son admiration "J’ai beaucoup d’estime pour Seydina Limamoulaye. Son message de paix et de fraternité est universel et mérite d’être célébré par tous."
Solidarité et partage au cœur de l’événement
Au-delà de la dimension spirituelle, l’Appel de Seydina Limamoulaye est aussi un moment de solidarité. Les pèlerins sont accueillis avec des repas offerts par des bénévoles. Sohia Samb, engagée dans le service de restauration, explique son engagement "Ce grand rassemblement renforce la solidarité entre les communautés. Cuisiner pour les pèlerins est un acte de partage et de fraternité."
Même son de cloche du côté de Sidate Samb, également impliqué dans la cuisine "l’Appel, c’est avant tout un moment de communion. Offrir à manger aux fidèles, c’est perpétuer cette tradition du partage qui est si chère à notre culture."
Ferveur, dévotion et générosité. Ce 145e Appel de Seydina Limamoulaye rappelle une fois de plus les valeurs de paix et d’unité qui animent la communauté layène. Un rendez-vous spirituel qui, chaque année, réaffirme l’importance de la foi et du vivre-ensemble
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LES INSTRUCTIONS DU DG DE LA POLICE A SES HOMMES
Dans leurs opérations de maintien de l’ordre, certains agissement des forces de l’ordre incommodent la presse. Ce mercredi, dans lors séance de discussion dans le cadre des mercredis de la police, les limiers et les journalistes se sont écoutées...
Dans leurs opérations de maintien de l’ordre, certains agissement des forces de l’ordre incommodent la presse ou les civiles. Ce mercredi, dans lors séance de discussion dans le cadre des «mercredis de la police», les limiers et les journalistes ont échangé sur la question. Et le Directeur général de la Police a donné des instructions à ses hommes sur ces questions.
MAMADOU LAMINE DIANTÉ PLAIDE POUR UNE APPROCHE INCLUSIVE DU CONGÉ PARENTAL
Le président du HCDS a insisté sur la nécessité d’inclure aussi bien les femmes que les hommes dans les discussions sur le congé parental, rappelant l'importance de respecter la Convention 183 sur le congé de maternité.
Lors de la 37ᵉ session plénière du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS) tenue à Saly, le Président de l’institution, Mamadou Lamine Dianté, a mis en avant la nécessité de prendre en compte aussi bien les femmes que les hommes dans les discussions sur le congé parental.
Interrogé sur la question du congé de maternité, il a souligné l’importance de respecter la Convention 183 et d’envisager également le congé de paternité. « Nous devons considérer tous les aspects du congé de maternité et faire des recommandations en conséquence. Toutefois, il ne faut pas oublier que les hommes aussi ont droit à un congé lorsqu’un enfant naît. Quand l’enfant pleure la nuit, toute la famille en souffre, y compris le père. C’est pourquoi le congé de paternité est essentiel », a-t-il déclaré.
Abordant la question du genre, Mamadou Lamine Dianté a insisté sur la nécessité d’intégrer l’environnement socio-culturel dans l’élaboration des politiques publiques. « Notre pays a ratifié les instruments internationaux relatifs au genre, mais cette notion suscite encore des incompréhensions selon les contextes socio-culturels. Il est crucial d’adapter ces principes à nos réalités, tout en tenant compte des sensibilités religieuses et sociales », a-t-il précisé.
Il a rappelé que l’égalité des chances et l’équité au travail entre hommes et femmes figurent parmi les priorités du gouvernement et du HCDS. Le cadre stratégique 2025-2027 de l’institution s’inscrit dans la Vision 2050 de transformation nationale, visant à renforcer la justice sociale et l’inclusion dans le monde du travail.
AIR SÉNÉGAL FACE À UN SCANDALE DE FRAUDE
Un vaste réseau de fraude impliquant la vente illégale de billets destinés au personnel a été démantelé. L’enquête, déclenchée par un audit interne, met en cause plusieurs cadres de la compagnie et a déjà conduit à des interpellations.
Air Sénégal traverse une véritable tempête judiciaire. Comme l’a révélé Libération, un vaste réseau de fraude impliquant la vente illégale de billets destinés au personnel a été démantelé. Détournements massifs, blanchiment d’argent et faux en écriture : l’enquête a déjà conduit à plusieurs arrestations, et l’affaire pourrait encore faire tomber de grosses têtes.
Un audit qui fait tout exploser
Tout a commencé avec un audit interne commandité par la nouvelle direction d’Air Sénégal. Soupçons confirmés : des billets de voyage réservés aux employés étaient détournés et revendus sous le manteau. Alertée, la compagnie a saisi la Division des investigations criminelles (DIC), qui n’a pas tardé à remonter la piste des principaux suspects.
Au centre du scandale, un nom revient avec insistance : Lucie Sylva, ancienne responsable du Staff Travel Desk. Mais elle n’opérait pas seule. Son mari, Papa Mamadou Cissé, gérant d’une station de lavage de voitures, aurait servi d’intermédiaire en recevant les billets frauduleux via son adresse email.
Des aveux accablants et des millions envolés
Placée en garde à vue, Lucie Sylva finit par craquer. Selon Libération, elle reconnaît un détournement de 20 millions de FCFA, un montant bien en dessous du préjudice réel, estimé pour l’instant à près de 200 millions de FCFA.
Mais le plus explosif reste à venir : des cadres de la compagnie sont directement mis en cause. Parmi eux, l’ancien directeur général Alioune Badara Fall, le directeur marketing Éric Iba Guèye, ainsi que la cheffe d’agence Abibatou Cissé et plusieurs membres du service planning.
Confrontations tendues et démentis en série
Face aux enquêteurs, Alioune Badara Fall nie catégoriquement toute implication et fournit des échanges de mails pour se défendre. Mais Lucie Sylva campe sur ses accusations. Même scénario pour Abibatou Cissé, qui rejette toute responsabilité. Quant à Éric Iba Guèye, actuellement à l’étranger, il n’a pas encore été entendu.
L’enquête s’intensifie, des têtes vont tomber
Le parquet financier a ordonné l’ouverture d’une information judiciaire visant Lucie Sylva, son mari et d’éventuels complices encore dans l’ombre. Une délégation judiciaire a été mise en place pour approfondir l’affaire et identifier tous les bénéficiaires de ce trafic.
Le scandale Air Sénégal est loin d’avoir livré tous ses secrets. L’enquête continue de secouer la compagnie, et d’autres noms pourraient bientôt être cités. Une chose est sûre : la tempête ne fait que commencer.
PLUS DE 800 POSTULANTS A LA MIGRATION CIRCULAIRE EN MANQUE DE LOGISTIQUES
Le Bureau d’accueil, d’orientation et de suivi (BAOS) de Sédhiou, dans le sud du Sénégal, a traité plus de 800 demandes de candidats à la migration circulaire entre le Sénégal et l’Espagne
Le Bureau d’accueil, d’orientation et de suivi (BAOS) de Sédhiou, dans le sud du Sénégal, a traité plus de 800 demandes de candidats à la migration circulaire entre le Sénégal et l’Espagne, a annoncé Yaya Diémé, responsable du BAOS, dans un entretien avec l’Agence de Presse Sénégalaise (APS).
Ce programme s’inscrit dans le cadre d’une convention bilatérale visant à faciliter la migration temporaire et sécurisée entre les deux pays. Toutefois, les jeunes de Sédhiou rencontrent des obstacles, notamment pour l’obtention de documents comme le casier judiciaire, indispensable pour constituer leur dossier.
Selon M. Diémé, les dépôts physiques, initialement prévus, ont été suspendus par le ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères au profit d’une procédure en ligne. Cette décision a suscité des frustrations, car de nombreux candidats avaient fait le déplacement pour déposer leurs dossiers en personne.
Pour répondre à ces contraintes, le BAOS prévoit de mettre en place un numéro d’assistance ainsi que des dispositifs dans les mairies pour accompagner les candidats lors du dépôt en ligne. Toutefois, l’instabilité de la connexion internet dans certaines zones de Sédhiou reste un frein important pour les postulants, comme l’a souligné Cherif Sadio, un jeune candidat déçu par la suspension des dépôts physiques.
« La connexion internet est instable dans plusieurs localités, ce qui rend difficile le dépôt des dossiers en ligne. Les autorités doivent reconsidérer cette décision et rouvrir les dépôts physiques pour donner une chance égale à tous les candidats », a plaidé Khalifa Dabo, un autre candidat.
Ces jeunes aspirants à l’émigration, confrontés à un chômage persistant dans leur région, demandent également un prolongement de la date limite des candidatures pour leur permettre de finaliser leurs dossiers dans les meilleures conditions.
Face à ces revendications, les autorités sont appelées à trouver des solutions rapides pour faciliter ce processus, qui représente un espoir pour de nombreux jeunes désireux de contribuer au développement de leurs familles et de leurs communautés à travers la migration circulaire.
AU PUR, L'IMPOSSIBLE SUCCESSION
Cheikh Tidiane Youm, est contesté par ses pairs, comme l'avait été avant lui Issa Sall. Cette situation révèle une constante : la difficulté pour les numéros 2 du parti à s'imposer face à l'autorité du marabout-président Serigne Moustapha Sy
Les numéros 2 au sein du Pur ont du mal à briller au sein de leur parti, pour laisser uniquement la direction au marabout-président, Serigne Moustapha Sy, la seule constante. Après Issa Sall, candidat du Pur à la présidentielle de 2019, qui avait quitté ce parti pour rejoindre le président Macky Sall, aujourd’hui c’est autour de Cheikh Tidiane Youm, Secrétaire général national, d’être contesté par ses camarades de parti.
Le Parti de l’unité et du rassemblement (Pur) est miné par une crise ces derniers jours. Une crise qui trouve son expression à travers les appels à la démission du Secrétaire général national, Cheikh Tidiane Youm. Le président du parti, Serigne Moustapha Sy, a pris la décision de résoudre le problème au sein de son parti en définissant la direction à suivre.
Au-delà de cette crise, il urge de se demander s’il n’y a pas un problème de numéro 2 au sein de cette formation politique qui évolue dans l’opposition ? Depuis la création de ce parti, en 1998, par feu Khalifa Babacar Diouf, tous les leaders qui ont été désignés par le patron du parti n’ont pas pu tirer leur épingle du jeu. Ils ont dû faire face à une hostilité au sein du parti.
On aura fini de constater qu’au sein du Pur, tout est fait ou organisé de manière à porter ombrage au Secrétaire général dudit parti, afin de laisser uniquement la direction au marabout-président. Candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2019, à l’issue de laquelle il s’était classé 4ème, l’expert en informatique, Issa Sall, qui occupait aussi à l’époque les fonctions de Secrétaire général du Parti de l’unité et du rassemblement, avait quitté la direction pour rejoindre le pouvoir de Macky Sall. Il sera, par la suite, accusé d’avoir eu des accointances avec le régime de l’ancien président Macky Sall, qui le nomma ministre-conseiller. Il finira par rendre le mandat de député de la XIIIème législature à sa formation politique d’origine. Issa Sall n’a, donc, pas fait de vieux os à la tête du Pur.
Autre haut responsable du Pur, autre crise. Cette fois-ci, Cheikh Tidiane Youm, qui a succédé à Issa Sall. Son cheminement avec le Pur connaît des perturbations ces derniers temps, avec le vent de révolte qui souffle dans les rangs de ses principaux collaborateurs, qui se trouvent être les secrétaires généraux de coordination. Ces derniers, estimant lui avoir trouvé des «poux» sur la tête, se croient très légitimes de réclamer sa tête. Cette démarche, même si elle est acceptable en démocratie, a la particularité de placer le marabout-président du Pur au-dessus de la mêlée de militants. Ce qui fait de Serigne Moustapha Sy la constante du Pur. Le retour de la crise au sein du Pur, à cause du bras droit du marabout-président du parti, démontre à suffisance la mainmise de Serigne Moustapha Sy sur l’organisation politique.
Alors que tous les yeux étaient fixés sur Cheikh Tidiane Youm, Secrétaire général national du Pur, pour porter la candidature de l’élection présidentielle de 2024, le choix est porté sur Alioune Mamadou Dia pour défendre les couleurs de son parti. Très peu connu du grand public, celui qui était le candidat du Pur est perdu de vue depuis la dernière présidentielle.
Administrer le Pur après l’éviction d'Issa Sall n’a pas été donc un facteur déterminant pour faire de Cheikh Tidiane Youm le porte-étendard de ce parti lors de l’élection présidentielle du 25 mars 2024. Combattre le pouvoir de Macky Sall au sein de l’Assemblée nationale, lors de la XIVème législature, et dans la rue aux côtés de Ousmane Sonko et des autres leaders de la défunte Coalition Yewwi askan wi (Yaw) n’a pas non plus suffi, au regard des dirigeants du Pur, pour faire de Youm leur champion dans la course au Palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor.
Au fond, il y a vraiment lieu de s’interroger sur le meilleur profil du numéro 2 du Pur. Même si le président du Pur, Serigne Moustapha Sy, a pris l’initiative de reprendre les rênes et de définir clairement la direction à suivre pour résoudre cette crise. Le statut, le rôle et la personnalité du numéro 2 risquent d’être remis sur la table dans le futur.
DES IMPACTÉS DU TER CRIENT LEUR DESARROI
Neuf mois après le changement de régime, plus de 1400 personnes attendent toujours leurs notifications et l'aménagement des sites promis
Après des mois à attendre les nouvelles autorités sur leur situation, les impactés de la phase 2 du Ter reliant Diamniadio à l’Aibd mettent le clignotant au rouge. Autour du collectif Taxawu sunu moomél qui leur sert de cadre d’action, ils ont tenu une mobilisation à Sébikotane pour étaler leurs inquiétudes.
«Ça fait 9 mois que nous avons un nouveau régime et personne ne nous a entendus piper mot parce qu’on voulait leur laisser le temps», a ainsi indiqué le coordonnateur du collectif, Amidou Diarra. Ceci d’autant plus, a-t-il fait savoir, que le nouveau Directeur général de l’Apix, Bakary Séga Bathily, les avait rassurés à l’occasion d’une rencontre au mois d’août. «L’Etat nous avait promis, au mois d’août, qu’en fin janvier nous aurions nos titres avec bail, qui tendraient vers des Tf (…) Ce qu’on demande à M. Bathily, c’est que les promesses qu’il nous avait tenues par rapport à notre situation puissent être respectées», a souligné M. Diarra lors du point de presse organisé à cet effet. «La situation aujourd’hui est que nous, en tant qu’impactés, après avoir été indemnisés sur le bâti, attendons toujours que les deux sites du Lac Rose et de Yeba (Sébikotane) soient opérationnels pour que nous puissions démarrer nos constructions».
Le site du Lac Rose était destiné aux impactés de la première phase qui, selon M. Diarra, n’ont jusque-là pas reçu de titre. Suffisant alors pour les impactés de la 2ème phase de nourrir des craintes légitimes. «Il se trouve qu’aujourd’hui, avec les impactés de la 1ère phase, ils n’ont jusqu’à ce jour reçu de titres et que nous, nous sommes au nombre de 1460 impactés pour la 2e phase. Ils ont commencé à nous donner des notifications. A ce jour, ils n’ont remis qu’une cinquantaine sur un nombre de 1460», a-t-il expliqué, non sans décrier le silence radio adopté par les tenants du nouveau régime sur la question.
«Les nouvelles autorités sont entrées dans un mutisme total. L’ancien régime avait l’habitude de répondre aux courriers qu’on leur transmettait. Mais ça fait trois à quatre courriers envoyés au nouveau Gouverneur, au Premier ministre et au Dg de l’Apix, mais on n’a pas eu de retour», a dénoncé le coordonnateur. Ce à quoi ils s’attendent, c’est l’aménagement des deux sites avec toutes les commodités requises, ainsi que l’accompagnement social qui doit aller avec. «Ils nous avaient aussi promis que chaque impacté recevrait l’accompagnement social et des indemnités d’invulnérabilité et de vulnérabilité (…) Nous demandons à l’Etat de respecter ce qu’il avait pris comme engagements», a mis sur la table M. Diarra.
Les membres du collectif, accompagnés d’autres associations lors de la rencontre avec la presse, ont aussi rappelé l’engagement pour l’érection d’une gare à Sébikotane. «Toutes les communes traversées ont une gare (…) Sébikotane est la seule commune avec une nouvelle ligne traversée par ce projet d’envergure qui risque de ne pas avoir une gare», a noté le coordonnateur.
LA PROBLEMATIQUE DU GENRE AU CŒUR DES CONCERTATIONS AU COEUR DIALOGUE SOCIAL
Le président Haut Conseil du Dialogue Social, Mamadou Lamine Dianté, souligne l'urgence de corriger les retards observés dans ce domaine, malgré les nombreuses conventions internationales ratifiées
La 37e session de l’Assemblée plénière du Hcds, qui s’est ouverte hier à Saly, est dédiée à une problématique essentielle, qui est la prise en compte du genre dans les relations professionnelles. Sous le thème : «Pour une meilleure appropriation du genre, de l’égalité des chances et de traitement au travail par les mandants tripartites du Hcds», cette 37e session marque un tournant dans l’engagement du Haut-conseil du dialogue social pour une gouvernance inclusive et équitable dans les relations professionnelles.
Dans son discours d’ouverture, Mamadou Lamine Dianté, président du Hcds, a rappelé l’importance du dialogue social dans le développement économique et social du Sénégal, conformément à l’Agenda national de transformation 2050.
Selon lui, le genre constitue un enjeu prioritaire dans les relations professionnelles. C’est pourquoi, dira-t-il, le choix de ce thème répond à un double besoin. D’abord, corriger les retards observés dans la promotion du genre au sein des activités du Hcds et enssuite renforcer les capacités des membres sur les normes internationales et nationales en matière d’égalité des chances et de traitement au travail.
Malgré la mise en place d’une commission spécialisée sur le genre, les activités consacrées à cette thématique n’ont pas été à la hauteur des ambitions de l’institution jusqu’à présent. Le Cadre stratégique d’intervention 2025-2027 se fixe ainsi pour objectif de combler ces lacunes en alignant les actions du Hcds avec les nouveaux référentiels des politiques publiques, notamment l’Agenda Sénégal 2050.
Mamadou Lamine Dianté a aussi rappelé que le Sénégal a ratifié plusieurs instruments internationaux de l’Oit, notamment : «La Convention n°100 sur l’égalité de rémunération, la Convention n°111 sur la non-discrimination dans l’emploi et les professions, la Convention n°183 sur la protection de la maternité, la Convention n°190 sur la lutte contre la violence et le harcèlement au travail. Ces conventions, intégrées dans la législation nationale, renforcent les principes d’égalité entre les travailleurs et les travailleuses, en bannissant toute forme de discrimination au travail. Cependant, leur application reste confrontée à des défis socioculturels et religieux propres au Sénégal», a souligné le président du Hcds.
En écho à ces propos, Mame Khar Bass, représentante du patronat, a également pris la parole pour souligner l’importance de l’égalité des chances comme levier de performance et d’innovation dans le milieu professionnel. Elle a appelé à des actions concrètes telles que «la refonte des politiques d’entreprises pour les rendre inclusives, la lutte contre les stéréotypes limitant certaines catégories sociales, la mise en place d’indicateurs pour mesurer les progrès réalisés».
Selon Mme Bass, l’égalité n’est pas une contrainte, mais une opportunité. Elle a invité les participants à faire de cette session un espace de construction de solutions concrètes pour un monde du travail plus juste et équitable.
Ainsi, selon les organisateurs, cette 37ème session se veut non seulement une plateforme d’échanges, mais également un point de départ pour intégrer pleinement la dimension genre dans les relations professionnelles. A cet effet, les membres du Hcds analyseront le Cadre stratégique d’intervention 2025-2027, tout en formulant des recommandations pour améliorer les conditions de travail, notamment en matière de congé de maternité et de paternité.
Par ailleurs, le président du Hcds a exhorté les membres à s’approprier les outils et les concepts abordés durant cette session. Il a également salué les contributions des mandants tripartites, rappelant que le dialogue social est un pilier essentiel pour la paix sociale et la prospérité au Sénégal.
le Général de division Magatte Ndiaye, a présidé, hier à Thiès, la cérémonie de remise de diplômes aux officiers de la deuxième session du Cours de formation des futurs commandants d’unité d’infanterie (Cfcu/Inf) de l’année 2024
Au nom du Général de corps d’Armée Mbaye Cissé, Chef d’état-major des Armées, le Général de division Magatte Ndiaye, Sous-chef d’état-major général des Armées, a présidé, hier à Thiès, la cérémonie de remise de diplômes aux officiers de la deuxième session du Cours de formation des futurs commandants d’unité d’infanterie (Cfcu/Inf) de l’année 2024.
Etape déterminante de la formation continue des officiers, qui vise fondamentalement à préparer les bénéficiaires à l’exercice de leurs futures fonctions, le Cfcu constitue un cadre formel de certification de la capacité de ces jeunes chefs fantassins à assumer efficacement le commandement d’une unité élémentaire, tant en garnison que dans le cadre de missions opérationnelles complexes, avec des conditions d’emploi de plus en plus exigeantes.
Le cycle de la session 2024-2, clôturé hier mercredi 29 janvier 2025, a débuté le 19 septembre 2024. Il a accueilli 25 officiers stagiaires dont 7 de pays amis (Bénin, Burundi, Guinée Equatoriale, République démocratique du Congo, Ouganda, Rwanda, Tchad,) et 18 Sénégalais répartis ainsi : 14 de l’Emat, 1 de la Bnsp, 1 de la Gendarmerie nationale, 1 de la Marine nationale/Fs Mer et 1 de l’Armée de l’air/fusilier commando de l’air. L’objectif de ce cours visait globalement, d’une part, à les rendre «aptes à commander d’emblée» une Unité élémentaire de combat d’infanterie dans un environnement interarmes et multinational et, d’autre part, à pousser leur formation d’officier en leur dispensant des connaissances sur «le travail d’état-major et au sein d’un Centre des opérations (Co) d’un Groupement tactique interarmes (Gtia)». Il s’agissait de développer en eux de solides connaissances militaires et générales nécessaires afin qu’ils puissent discerner dans la complexité des théâtres d’opérations, décider dans l’incertitude et agir dans l’adversité.
Selon le Colonel Mathieu Diogoye Sène, Commandant de l’Ecole d’application et de perfectionnement interarmées (Eapi), les objectifs ont été largement atteints pour cette promotion du Cfc 2024-2, qui se distingue par ses brillants résultats, son homogénéité et surtout son niveau particulièrement élevé dans le déroulement des missions opérationnelles. Il s’est réjoui de «voir que la montée en puissance est une réalité au sein de l’Eapi par le renforcement en moyens roulants et l’acquisition de nouvelles infrastructures, assurant une formation de qualité aux officiers stagiaires. Ces changements démontrent l’attachement du Commandement à fournir tout le soutien nécessaire pour l’amélioration des conditions de travail des stagiaires et de l’encadrement de l’école». Il n’a pas manqué d’exprimer, au nom de l’école, «notre satisfaction à la coopération militaire française pour son état d’esprit, sa disponibilité et son engagement qualitatif à nos côtés».
A l’attention des récipiendaires, Colonel Mathieu Diogoye Sène a souligné : «Vous avez choisi l’infanterie, donc vous avez choisi l’homme comme premier outil de combat. Accordez-lui toute l’importance qui sied. Plus que tout autre combattant, vous avez à l’esprit que ce choix engage votre vie. Vous allez bientôt tenir des emplois valorisants et exigeants. Vous en connaîtrez vite la grandeur et le prix. Vous saurez qu’ils exigent détermination et courage. Les réflexes que vous avez acquis en ces murs sont de ceux qui structurent et qui demeurent tout au long de votre carrière. Vous en aurez rapidement besoin car vous serez bientôt engagés dans des situations complexes, requérant de grandes qualités humaines et professionnelles. Il faudra donc donner le meilleur de vous-mêmes pour commander des hommes et des femmes qui attendent beaucoup de vous. Vous ne devrez jamais les décevoir, mais je sais que vous y êtes préparés.»
Le Commandant de l’Eapi rappelle que la sous-région dont la plupart d’entre les récipiendaires sont originaires, est aujourd’hui infestée d’organisations criminelles et djihadistes. Il s’agit là, leur dira-t-il, d’un «défi que seule votre foi inébranlable dans les valeurs cardinales qui fondent nos sociétés, et en particulier celles qui commandent l’exercice de la carrière militaire, vous permettra de relever».