SenePlus | La Une | l'actualité, sport, politique et plus au Sénégal
6 avril 2025
Société
DIOMAYE À CAMBERENE CE MERCREDI
Le président de la République est attendu, ce mercredi, dans l’après-midi, à Cambèrène, en prélude de la célébration du 145e Appel de Seydina Limamou Laye, prévue jeudi et vendredi
Le président de la République est attendu, ce mercredi, dans l’après-midi, à Cambèrène, en prélude de la célébration du 145e Appel de Seydina Limamou Laye, prévue jeudi et vendredi, ont indiqué plusieurs médias.
Bassirou Diomaye Faye aura, à cette occasion, un tête-à-tête avec le khalife général de la confrérie musulmane des Layennes, Mamadou Makhtar Thiaw Laye, ajoutent les mêmes sources.
Le chef de l’État se rendra ensuite à la résidence du coordonnateur général de l’Appel, Seydina Issa Thiaw Laye, où il fera sa déclaration d’usage, comme il est de coutume lors des visites qu’il effectue dans les foyers religieux, à l’approche des grands rendez-vous confrériques.
ANACIM ALERTE
Une houle dangereuse de secteur nord-ouest pouvant atteindre 2,5 mètres de hauteur ou plus va toucher la côte sénégalaise, mercredi et jeudi, a-t-on appris de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM).
Une houle dangereuse de secteur nord-ouest pouvant atteindre 2,5 mètres de hauteur ou plus va toucher la côte sénégalaise, mercredi et jeudi, a-t-on appris de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM).
»Cette forte houle qui devra atteindre 2,5 mètres de hauteur ou plus va favoriser des conditions maritimes risquées », indique l’Agence dans un bulletin transmis à l’APS.
Elle recommande aux pécheurs et aux personnes ayant des activités maritimes d’éviter les longues sorties en mer et d’être vigilants sur les zones côtières.
DES FACILITES CONCEDES AUX RESSORTISSANTS DE L’AES
La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) a déclaré avoir pris mesures visant à permettre aux citoyens burkinabé, maliens et nigériens, de continuer à jouir, « jusqu’à nouvel ordre », du droit de circulation, de résidence et ...
La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) a déclaré avoir pris mesures visant à permettre aux citoyens burkinabé, maliens et nigériens, de continuer à jouir, « jusqu’à nouvel ordre », du droit de circulation, de résidence et d’établissement dans l’espace communautaire.
Ces mesures prennent effet à partir de ce mercredi 29 janvier 2025, la date du retrait officiel du Burkina Faso, du Mali et du Niger de l’organisation sous régionale.
De telles mesures ont été prises dans un « esprit de solidarité régionale » et dans « l’intérêt supérieur » des populations, et conformément à la décision de maintenir les portes ouvertes au dialogue, souligne la Cedeao dans un communiqué rendu public le même jour.
Les autorités compétentes des pays membres de l’organisation sont ainsi invitées à « reconnaître jusqu’à nouvel ordre » les passeports et cartes d’identité nationales portant le logo de la CEDEAO détenus par les citoyens du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger.
Il leur a également été demandé de continuer à accorder aux biens et services provenant des trois pays concernés le traitement prévu par le Schéma de libéralisation des échanges (SLEC) et la Politique d’investissement de la CEDEAO.
Les Etats membres sont également invités à permettre aux citoyens des pays concernés de « continuer à jouir, jusqu’à nouvel ordre, du droit de circulation, de résidence et d’établissement sans visa, conformément aux protocoles en la matière » tout en apportant aux fonctionnaires de la CEDEAO des trois pays, un soutien et une coopération sans faille dans le cadre de leurs missions pour la Communauté.
La Cedeao signale que ces dispositions restent en vigueur jusqu’à l’adoption par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement des modalités complètes des relations de l’organisation avec les trois pays concernés.
La Commission de la Cedeao rappelle en même temps qu’une structure a été mise en place pour faciliter les discussions sur ces modalités avec chacun des trois pays.
‘’Ce message est nécessaire pour éviter toute confusion et toutes perturbations dans la vie et les affaires de nos populations pendant cette période de transition’’, fait valoir l’organisation communautaire.
Les dirigeants de la Cedeao, réunis à Abuja (Nigeria), le dimanche 15 décembre dernier en sommet ordinaire e, avaient ouvert la voie à une sortie officielle du Mali, du Niger et du Burkina Faso, de l’organisation communautaire à partir de ce 29 janvier après avoir pris acte de la décision de ces trois pays de quitter l’organisation.
Ils avaient décidé de lancer les formalités de retrait après la date limite du 29 janvier 2025, la date d’ouverture d’une période transitoire de six mois permettant de gérer la situation des salariés contractuels de la Cédéao originaire de ces trois pays, préparer le déménagement des différentes agences communautaires dont les sièges sont situés dans ces trois Etats membres fondateurs de la communauté ouest-africaine.
La libre circulation dans les pays de l’AES
Il s’agissait en même temps de laisser la porte ouverte à un éventuel retour du Mali, du Niger et du Burkina Faso dans la CEDEAO d’ici au 30 juillet 2025 ou à défaut de définir les modalités du retrait et d’explorer de nouveaux cadres de coopération.
La veille de la tenue de la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation communautaire d’Abuja, le samedi 14 décembre 2025, les trois pays concernés par ce retrait, regroupés au sein de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), avaient de leur côté rendu public un communiqué dans lequel ils déclaraient garantir la libre circulation des ressortissants de pays membres de la CEDEAO.
‘’Les ressortissants de la Cedeao pourront entrer, résider et exercer des activités au sein de l’espace AES sans nécessiter de visa’’, avaient-ils assuré dans un communiqué.
La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest a été créée en 1975. De seize membres au départ, elle va se retrouver avec onze si le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger venait à être définitivement entériné.
La Mauritanie avait été, en 2000, le premier de ses membres fondateurs à se retirer de l’organisation.
VERS LA FIN DU VOL DE BETAIL
Le comité communal de lutte contre le vol de bétail mis en place, il y a quelques années à Fanaye, dans le département de Podor (nord) participe, malgré des moyens limités, à l’éradication de ce fléau, en collaboration avec l’administration et la Gendarme
Le comité communal de lutte contre le vol de bétail mis en place, il y a quelques années à Fanaye, dans le département de Podor (nord) participe, malgré des moyens limités, à l’éradication de ce fléau, en collaboration avec l’administration et la Gendarmerie, a déclaré son président, Bocar Ndiaye.
‘’En attendant le bilan de 2024, pour l’année 2023, nous avons permis de retrouver 38 vaches et 139 petits ruminants. Ce qui nous fait dire que des points importants ont été notés dans la lutte contre ce fléau’’, a-t-il informé.
M. Ndiaye s’exprimait au cours d’un entretien avec l’APS, à l’occasion des préparatifs de la Journée nationale de l’Elevage prévue le 22 février prochain.
Le comité communal qui a remplacé la section locale de l’association nationale de lutte contre le vol de bétail a été institué par le maire de Fanaye, à la suite d’un processus de partage avec l’ensemble des villages et hameaux.
Une initiative qui a suscité une grande adhésion volontaire, selon Bocar Ndiaye, qui renseigne que la structure a aidé ‘’au démantèlement de réseaux de malfaiteurs’’, dont les membres ont été arrêtés par la Gendarmerie.
‘’Nous avons des membres dans toutes les localités, connus et indentifiables avec des femmes et des jeunes. Ici, tout le monde est engagé à éradiquer le vol de bétail dans la zone, car tous se sentent concernés’’, a soutenu M. Ndiaye.
Il estime que c’est un travail très difficile, qui ‘’requiert engagement et volontarisme, avec des moyens limités’’, précisant que le soutien de la communauté est une source de motivation pour les membres du Comité communal.
Bocar Ndiaye n’a pas négligé l’apport des populations qui a permis l’achat du véhicule qu’il utilise, sans oublier le volet communication à travers les réseaux sociaux qui est d’une importance capitale.
Il souhaite, à défaut de corser les peines, ‘’l’application rigoureuse de la loi criminalisant le vol de bétail pour enfin éradiquer le phénomène’’.
‘’Les chefs de villages, les élus et les notabilités religieuses ont été suffisamment informés et sensibilisés pour prendre part à la lutte. Le comité travaille également en collaboration avec les autorités administratives, la brigade de gendarmerie de Thillé Boubacar, le service des Eaux et forêts et la Douane’’, a déclaré Bocar Gaye, le maire de Fanaye.
M. Gaye qui a salué le travail des membres du comité a signalé que les résultats obtenus par le comité de lutte ont inspiré plusieurs collectivités dans le département et même hors des frontières du Sénégal, notamment dans la commune de Tékane, en Mauritanie.
‘’Avec nos voisins de la commune de Tékane en Mauritanie, nous tenons des rencontres périodiques et échangeons des informations en vue de retrouver des animaux volés’’, s’est réjoui M. Gaye.
JOSE JULIAN MARTI PEREZ, UN APOTRE DE LA LUTTE CONTRE L’IMPERIALISME, CELEBRE A DAKAR
L’ambassade cubaine à Dakar a commémoré, mardi, le 172e anniversaire de la naissance de José Julián Martí Pérez (1853-1895) considéré comme apôtre de lutte contre l’impérialisme.
L’ambassade cubaine à Dakar a commémoré, mardi, le 172e anniversaire de la naissance de José Julián Martí Pérez (1853-1895) considéré comme apôtre de lutte contre l’impérialisme.
Des représentants diplomatiques, des étudiants et des enseignants de différents niveaux, des militants pour Cuba ont pris part à cet évènement au Monument de la Renaissance africaine.
Dans ce lieu de mémoire, trône le buste de Martí, deforgé en fer par l’artiste cubain Alberto Lescay, de même que ceux de Gandhi et Yasser Arafat dans le cadre d’une exposition permanente qui s’y trouve depuis plusieurs années.
Fidel Castro apparaît dans la fresque (murale) du hall d’entrée dans le cadre des Indépendances africaines.
Fidel Castro, héros de la révolution cubaine ayant débouché sur l’indépendance de la grande île des Caraïbes 1959, apparaît dans un fresque mural du hall d’entrée du Monument de la Renaissance africaine.
La commémoration de l’anniversaire de José Julian Marti PerezCette ‘’est un moment particulièrement important pour la lutte que le peuple cubain tout entier mène face aux appétits impérialistes et pour la paix’’, selon Maydolis Bárbara Sosa Hilton, ambassadrice de Cuba à Dakar cité dans un communiqué transmis à l’APS.
Le professeur Salimata Lo, vice-présidente de l’Association d’amitié et de solidarité entre les peuples du Sénégal et de Cuba (ASENECUBA), a rendu hommage au ‘’patriote’’ Marti à qui elle voue du ‘’respect’’.
Elle a expliqué que ses étudiants en espagnol aimaient ‘’profondément Martí, et que son œuvre révolutionnaire et son héritage littéraire sont indissociables pour tous les temps’’.
Le directeur du département des langues romanes de la faculté des lettres et sciences humaines de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), Djibril Mbaye quant à lui dit se souvenir du héros de la révolution cubaine ‘’grâce à un programme d’études qui mêle époques, noms, vers, essais, romans, et surtout un amour profond pour l’histoire de la Révolution cubaine ».
L’homme d’affaires Babacar Fall a exprimé son »admiration » pour Martí qui l’a aidé à aimer la culture et l’histoire de l’île des Caraïbes.
José Julián Martí Pérez est le fondateur du Parti révolutionnaire cubain créé en janvier 1892 à Cayo Hueso pour la libération du Cuba sous domination espagnole jusqu’en 1898 avant de passer au statut de protectorat américain.
C’est à cette date que le Traité de paix de Paris a été signé entre Madrid et Washington, sans la présence des Cubains.
VIDEO
M23, LES SEIGNEURS DE LA TERREUR
Équipé d'artillerie lourde et de missiles sol-air , le groupe rebelle étend son emprise sur le Nord-Kivu. Derrière cette guerre se cache une bataille pour le contrôle des richesses minières, pendant que les civils fuient par milliers
Une enquête du journal Le Monde met en lumière l'ampleur de la violence qui secoue l'est de la République démocratique du Congo (RDC) depuis la résurgence du groupe armé M23 en novembre 2021.
Le mouvement, qui avait connu une période d'inactivité de huit ans, a repris les armes avec une puissance de feu renouvelée. L'ONU pointe du doigt le soutien du Rwanda, attesté par la présence de forces rwandaises aux côtés des rebelles et l'utilisation d'équipements coordonnés, notamment de l'artillerie lourde et des missiles sol-air.
Les civils payent le prix fort de cette reprise des hostilités. Le massacre de Kishishe et Bambo en novembre 2022 en témoigne : plus d'une centaine de civils y ont été exécutés arbitrairement. Des survivants, évoqués par Le Monde, rapportant avoir été contraints d'entrer leurs proches dans des fosses communes, dont au moins 14 ont été identifiées par Human Rights Watch.
L'ONG ACLED dresse un bilan accablant : depuis novembre 2021, au moins 3000 civils ont perdu la vie dans des attaques au Nord-Kivu. Un chiffre probablement sous-évalué, de nombreux villages restant inaccessibles aux observateurs.
La réponse des autorités congolaises s'avère tout aussi problématique. L'armée nationale s'est alliée à diverses milices locales, dont certaines sont connues pour leurs exactions. Elle s'est elle-même illustrée dans des actes de violence, comme lors de la répression sanglante d'une manifestation à Goma en août 2023, qui a fait 57 morts.
En toile de fond de ce conflit se dessinent des enjeux économiques majeurs : le Nord-Kivu regorge de minéraux précieux - or, étain et coltan, ce dernier étant essentiel à l'industrie électronique mondiale.
La crise humanitaire s'aggrave : plus d'un million de personnes ont dû fuir leurs foyers, tandis que le M23 resserre son étau autour de Goma, la capitale provinciale. Une situation qui perdure malgré les engagements de paix du président Félix Tshisekedi.
Par El Hadji Momar SAMBE
PASTEF RENIE SON ENGAGEMENT AVEC LES ASSISES NATIONALES ET LE SURSAUT CITOYEN
Le vote actant la dissolution du CESE et du HCCT révèle une contradiction manifeste avec les engagements antérieurs du parti. Cette décision, en rupture avec les conclusions des Assises, interroge sur la vision démocratique du nouveau pouvoir
Dans un papier du 5 novembre 2024, je posais la question de savoir quel serait le prochain reniement du parti Pastef quand il aurait la majorité au Parlement, du fait de son double engagement sur la question des institutions consultatives que sont le Conseil économique, social et environnemental (Cese) et le Haut-conseil des collectivités territoriales (Hcct).
Je disais alors « la question se pose de savoir si le parti Pastef va aller dans le sens de respecter son engagement populiste et satisfaire ses électeurs en dissolvant le Cese et le Hcct, comme il l’a tenté en août 2024, faisant ainsi honte au peuple des Assises et à ses amis du « Sursaut citoyen », Ndoye et Loum ?
Ou alors va-t-il renier son engagement premier pris devant ses électeurs et respecter sa signature apposée sur la Charte des Assises et le Pacte du « Sursaut citoyen » ? Voilà le dilemme auquel est désormais confronté le parti Pastef ? Dans quel sens va-t-il trancher quand il aura la majorité au parlement ?» C’est désormais chose faite, depuis le 14 décembre 2024. Le projet de loi portant dissolution de ces institutions et réforme de la Constitution est passé comme lettre à la poste avec la nouvelle Assemblée nationale où le parti Pastef règne en maître avec 130 députés sur 165.
Ainsi, le parti Pastef a choisi de renier son engagement pris avec les Assises nationales dont les conclusions portaient bien la recommandation d’instituer le Hcct, parallèlement au Cese et au Cnse (Conseil national des Sénégalais de l’extérieur), et la signature de son candidat à la présidentielle de mars 2024, Bassirou Diomaye Faye, du Pacte national de bonne gouvernance démocratique élaboré par le «Sursaut citoyen». Ce pacte s’inspire des conclusions des Assises nationales et de la Cnri (Commission nationale de réforme des institutions) dont le projet de Constitution est clair quant à la nécessité d’insérer ces institutions consultatives dans l’architecture institutionnelle de notre pays. Diomaye et Sonko ont donc choisi de faire honte au peuple des Assises et à leurs amis du « Sursaut citoyen », Mamadou L. Loum, Mamadou Ndoye, etc. Grand bien leur fasse !
Ce choix, outre le fait qu’il traduit un énième reniement de Pastef face à ses engagements, exprime de manière plus explicite l’option de recul démocratique de ce parti par rapport à la démocratie participative à laquelle ses leaders font référence dans leur document appelé « Sénégal 2050 » comme dans la Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre, Ousmane Sonko.
En effet, dans ce dernier document, le Premier ministre proclame que «la participation accrue des citoyens dans la gestion publique, par la matérialisation d’une véritable démocratie participative, au niveau central comme au niveau local, renforcera également l’adhésion des citoyens aux institutions de la République » (Dpg, P.96), après avoir annoncé : «… Nous mettrons en place une Haute autorité de la diaspora, un organe consultatif rattaché à la Primature, pour conseiller le gouvernement sur les questions touchant les Sénégalais de l’étranger. Les associations de la diaspora les plus représentatives y seront représentées.» (Dpg, p.92).
Deux observations s’imposent à ce propos.
1-La proclamation du PM quant à l’adhésion de son régime à la démocratie participative est en totale contradiction avec la dissolution du Cese et du Hcct ; institutions que la Cnri avait inscrites dans son projet de Constitution aux articles 138 et 139, en cohérence avec l’esprit bien compris de la démocratie participative. Le prétexte d’économie budgétaire avancé pour justifier cette suppression ne tient pas, au regard du maintien des agences et services, et des fonds spéciaux qualifiés de fonds politiques « haram », qu’on avait promis de supprimer, et du recrutement tous azimuts de chargés de mission à la présidence comme à la Primature. Prétexte d’autant plus fallacieux que les budgets de ces institutions sont maintenus à leur niveau antérieur et même augmentés pour l’Assemblée nationale.
2-L’organe consultatif de la diaspora dont le PM annonce la mise en place, est totalement différent de ce que préconise la Cnri à l’article 140 de son projet de Constitution : « Le Conseil consultatif des Sénégalais de l’extérieur est saisi par le gouvernement ou l’Assemblée nationale sur toutes les lois ou dispositions réglementaires touchant la condition de vie des Sénégalais de l’extérieur. Le Conseil consultatif examine périodiquement la condition des Sénégalais de l’extérieur dans les pays où ils résident, ainsi que l’efficacité des services qui leur sont rendus par les représentations nationales à l’extérieur, leur participation au développement national, de même que les conditions de leur réinsertion à leur retour…»
A la place, le PM et son régime veulent un organe sans la dignité d’organe constitutionnel pouvant être saisi par le président de la République, l’Assemblée nationale, en plus du gouvernement. Cela réduit l’envergure de la vocation de l’organe qui reste un organe administratif. Ce qui risque d’en faire un organe captif tout à la dévotion du PM.
Ce faisant, le parti Pastef tourne ainsi le dos à ce qui fait l’essence même de la démocratie participative : la participation et le contrôle des citoyens dans l’élaboration, l’exécution et le contrôle des politiques publiques les concernant.
C’est ce nouveau paradigme que la Cnri, à la suite des Assises nationales, indiquait dans ses recommandations, estimant que pour un véritable approfondissement de la démocratie, « le citoyen ne doit plus être considéré comme un usager passif du service public ou un simple faire-valoir. Il doit disposer du droit d’initiative en matière législative et référendaire, mais aussi du droit d’initier des pétitions ».
C’est à cette vision de la démocratie que le Rta-S et les véritables forces de Gauche, ainsi que le peuple des Assises, adhèrent et restent attachés. C’est la démocratie du « Péncoo », la démocratie participative qui érige «en principe constitutionnel de la concertation avec les secteurs directement concernés de la Nation pour tout projet d’acte juridique ou de décision portant orientation ou réorientation des options fondamentales des politiques publiques». (Conclusions Cnri, P.27).
Le parti Pastef, malgré tous ses bavardages, proclamations et annonces, ignore de tels principes et n’utilise la concertation que de manière opportuniste, quand cela l’arrange ou malgré lui-même, contraint et forcé par la réalité concrète et/ou sous la poussée des forces sociales d’un secteur donné. Sinon, il n’aurait pas supprimé des institutions comme le Cese et le Hcct où siégeaient des représentants des organisations professionnelles (agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, artisans, etc.), de syndicats de travailleurs, du patronat, de foyers coutumiers, religieux, maires, présidents, conseillers territoriaux.
Ces actes excluent des représentants légitimes des forces vives de la Nation de la participation effective, à côté d’institutions exclusivement constituées de politiques, à la construction nationale, depuis l’élaboration, la mise en œuvre et le contrôle des politiques publiques les concernant.
Mais c’est bien connu, du reste, le dialogue et la concertation ne font pas partie de son Adn. Durant les dix ans de son existence, le parti Pastef n’a jamais prôné le dialogue, ni participé à un dialogue appelé par le pouvoir en place autour d’une question d’intérêt national majeur (démocratie, pétrole, santé, éducation, etc.).
Cela ne saurait étonner quiconque comprend bien la nature du populisme qui se nourrit de démagogie et de manipulation pour tromper son monde et l’embarquer dans des projets aussi nébuleux qu’aventureux. Et bien entendu, cela va naturellement avec l’autoritarisme, l’exclusion et l’esprit partisan sectariste en totale cohérence avec toute la politique publiquement assumée du parfait remplacement de tous les directeurs des agences et services, voire des personnels opérationnels, par des militants de Pastef.
La dissolution de la «Coalition Diomaye Président» en était déjà une indication. Pratique politique reposant sur une philosophie manichéiste justifiant les pratiques agressives contre leurs anciens amis de «Taxawu Senegaal» et les opposants de tout acabit (politiques, activistes, chroniqueurs, groupes de presse, hommes d’affaires, etc.).
A quels autres reniements nous rendra le nouveau pouvoir de Pastef ?
LA CEDEAO ACTE LE DÉPART DE L'AES
Si la rupture est consommée, l'organisation maintient une politique de portes ouvertes, avec des dispositions transitoires. Les dispositifs de libre circulation, les documents d'identité et les accords commerciaux sont maintenus jusqu'à nouvel ordre
(SenePlus) - La Commission de la CEDEAO a officiellement annoncé, dans un communiqué ce 29 janvier 2025, le retrait effectif du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger de l'organisation ouest-africaine. Cette décision historique s'accompagne toutefois de dispositions transitoires visant à préserver les intérêts des populations.
Dans un esprit de solidarité régionale et conformément aux directives de la Conférence des Chefs d'État et de Gouvernement, l'organisation maintient ses portes ouvertes au dialogue. Des mesures spécifiques ont été édictées pour assurer une transition harmonieuse.
Parmi les dispositions principales, les passeports et cartes d'identité nationaux arborant le logo de la CEDEAO resteront valides jusqu'à nouvel ordre pour les citoyens des trois pays concernés. Les échanges commerciaux se poursuivront selon le Schéma de libéralisation des échanges (SLEC) et la Politique d'investissement de la CEDEAO.
La libre circulation des personnes, le droit de résidence et d'établissement sans visa demeurent garantis pour les ressortissants de ces pays. Par ailleurs, les fonctionnaires originaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger continueront de bénéficier du soutien nécessaire dans l'exercice de leurs missions communautaires.
La Commission précise que ces mesures resteront en vigueur jusqu'à l'adoption des modalités complètes régissant les relations futures avec les trois États. Une structure spéciale a été mise en place pour faciliter les discussions avec chacun des pays concernés durant cette période de transition.
L’HECATOMBE SUR LES ROUTES SE POURSUIT
11morts sur le coup, 08 blesses grièvement et 01 blessé léger ! Tel est le bilan de l’accident de la circulation survenu hier, mardi 28 janvier 2025, aux environs de 7 heures, sur l'autoroute à péage Ila Touba, entre Bambey et Khombole.
Les décisions et mesures de fermeté brandies par les autorités étatiques à l’issue des nombreux Conseils interministériels, des Conseils des ministres, et tout récemment lors des états généraux des transports publics à Diamniadio, y compris des déclarations d’autorités gouvernementales et/ou du chef de l’Etat suite à des accidents mortels, n’y feront rien. Les routes du Sénégal continuent d’être très meurtrières. En atteste ce terrible accident de la circulation qui a fait 11 morts sur le coup et 8 blessés graves dans la matinée de ce mardi, 28 janvier 2025, sur l’autoroute à péage Ila Touba, entre Bambey et Khombole. Les victimes, toutes à bord d’un minicar qui a dérapé avant de percuter un camion en panne, revenaient du Magal de «Kazou Rajab» célébré à Touba.
11morts sur le coup, 08 blesses grièvement et 01 blessé léger ! Tel est le bilan de l’accident de la circulation survenu hier, mardi 28 janvier 2025, aux environs de 7 heures, sur l'autoroute à péage Ila Touba, entre Bambey et Khombole. Un minicar, qui a dérapé, a heurté un camion en panne sur la chaussée, avant de se renverser. La violence du choc n’a laissé aucune chance à 11 passagers du véhicule de transport en commun décédés sur place ; 08 s’en sont sortis avec des blessures graves et 01 autre blessé légèrement.
Ce sont les éléments des Sapeurs-pompiers de Bambey qui se sont déplacés sur les lieux pour évacuer les blessés au niveau des différentes structures sanitaires de Bambey et Khombole. 03 corps sans vie ont été déposés à la morgue du Centre de santé de Khombole et les 08 autres morts à la morgue de l'hôpital Heinrich Lukbe de Diourbel. Ces victimes revenaient du Magal de «Kazou Rajab», qui commémore la naissance de Serigne Falilou Mbacké, 2ème Khalife général des Mourides, célébré la veille, lundi, à Touba, la capitale du Mouridisme. Il y a quelques mois, dans le même département de Bambey, au moins, 16 personnes ont perdu la vie, calcinées, suite à un accident survenu à Ndiama Fall, un village de la commune de Ndangalma, le lundi 9 septembre 2024. 36 autres avaient été blessées dont 20 dans un état grave dans cette collision entre un bus de transport en commun et un camion de sable. Une défaillance humaine, notamment un dépassement dangereux amorcé par le conducteur du bus en provenance de Dakar et roulant à vive allure, était à l’origine de cet accident de la circulation survenu cette fois sur la route nationale n°3. C’est pour juguler l’insécurité routière, entre autres maux du secteur, que les pouvoirs publics ont organisé les états généraux des transports publics, en octobre 2024.
S’exprimant à la clôture de ces assises, qu’il a co-présidées avec sa collègue en charge des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires, Madame Fatou Douf, le vendredi 25 octobre 2024, au Centre international de conférence Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens d’alors, El Malick Ndiaye, avait annoncé que les conclusions et recommandations issues de ce «moment d’introspection sincère et une prise de conscience de nos responsabilités qui en découlent pour façonner l’avenir du transport au Sénégal» devraient être examinées lors d’un Conseil présidentiel qui sera organisé à cet effet.
En attendant, au lancement des travaux de ces cinq jours de «débats riches et constructifs entre tous les acteurs du secteur», il a déclaré que l’État jouera sa partition avec toute la rigueur nécessaire. «Au sortir de ces états généraux, nous allons mettre tout un chacun devant ses responsabilités. L’État jouera sa partition avec toute la rigueur nécessaire», a-t-il soutenu le lundi 21 octobre dernier. Et d’ajouter, parlant des accidents de la route, que «le plus grand pourcentage de leurs causes» est attribué aux «facteurs humains». «Les solutions, nous allons les trouver ensemble» et il s’agira de «solutions durables et structurelles».
Par Henriette Niang KANDE
DÉSERT D’OPPORTUNITÉS VERSUS MIRAGE DE PROSPÉRITÉ
Les rêves de startup agricoles font face à un écueil : « pas de marge de manœuvre ». L’eldorado promis s’avère être… une récolte de raisins en Espagne... Faute d'imagination, les solutions ressurgissent d'un passé qu'on aurait aimé oublier
C'était une époque pas très lointaine pleine de promesses, des discours et une campagne teintés d'idéaux flamboyants. Ils avaient su capter l'attention de toute une génération. Leur programme ? Simple : des emplois pour les jeunes, une économie indépendante des fluctuations internationales et une autosuffisance alimentaire qui nous ferait oublier l'existence même des importations.
L e tout emballé dans une rhétorique pleine d'élan patriotique et de slogans. Le programme initial, rappelons-le, était ambitieux. Un plan massif d’investissements, le développement de circuits courts, et des incitations à la création d’entreprises locales devaient redonner au pays un lustre économique qu’il n’avait jamais connu. Les jeunes, eux, étaient promis à des emplois dans les technologies, la recherche et l’innovation, ou encore des carrières exaltantes dans l’agriculture « modernisée ». En somme, on leur proposait la Silicon Valley version bio et terroir. C'était leur espoir, le grand souffle de renouveau. En élisant l’équipe de la "Souveraineté et de Rupture" (S&R pour les intimes), le pays semblait avoir trouvé la solution miracle : des emplois dignes et épanouissants pour sa jeunesse, une autosuffisance économique et alimentaire, et un avenir radieux sous un ciel bleu patriotique.
Les promesses étaient un brin trop ambitieux, les rêves de startup agricoles font face à un écueil imprévu : « pas de marge de manœuvre ». Les emplois pour les jeunes se feront finalement, au son du sécateur et du craquement des feuilles sous les pieds et des coups de bistouri dans les structures de santé qataries. Direction les vignobles espagnols, et les projets technologiques ou de médecine du Qatar donc. Nous n’avions jamais imaginé que la "souveraineté économique" consistait à mieux « rentabiliser » les exploitations agricoles espagnoles et combler le déficit de personnels qataris, à coups de maind’œuvre pas chère. En effet, après dix mois plus tard, d’exercice du pouvoir, la réalité s’est imposée avec toute la grâce d’un tracteur déraillant dans un champ de maïs. L’eldorado promis s’avère être… une récolte de raisins et de mandarines, en Espagne ou un travail de forçat « qualifié » au Qatar. L'espoir s'est transformé en une réalité plutôt... terre à terre. Très terre à terre. Terre aride même. Quand l'imagination fait défaut, les solutions viennent souvent d'un passé qu'on aurait aimé oublier. Nos dirigeants, viennent d'appliquer une recette déjà connue : envoyer nos jeunes concitoyens à l'étranger, dans des emplois qui n'ont rien de glorieux, mais qui font illusion sur le papier.
C’est le dernier coup d'éclat en date du ministre Abasse Fall à qui on peut donner le titre de « ministre du Travail et des Perspectives radieuses », qui, revenant du Qatar, brandit un accord comme s'il avait décroché la lune. Son trophée ? Exporter dans ce petit émirat un millier de travailleurs de divers secteurs tels que la technologie, la médecine et la logistique, dont la formation a coûté au Sénégal qui en a grandement besoin.
Dans la foulée, le gouvernement sénégalais a décidé de remettre sur la table un accord de migration circulaire avec l'Espagne. Traduction ? Des bras sénégalais pour aller cueillir fruits et légumes dans les champs espagnols. Oui, vous avez bien lu. La jeunesse, portée aux nues il y a peu, est aujourd'hui invitée à plier bagage et traverser les frontières pour participer aux vendanges et à la cueillette en Espagne. Les emplois promis sont bel et bien là, mais il faudra mettre des bottes, attraper un sécateur, vivre dans des cantonnements, et apprendre à dire "olé, viva Espaňa" sans sourciller
Pendant ce temps, l’opposition politique se frotte les mains. « Voilà où mènent les slogans populistes, à l’exil de notre jeunesse ! », tonnent d’anciens dirigeants gouvernementaux, qui n’avaient eux-mêmes pas mieux proposé quand ils étaient aux affaires. Et maintenant ? À bien y réfléchir, pourquoi la souveraineté à cors et à cris, sur tous les tons, ne nous fait-elle pas réclamer une réciprocité ? Le sens unique doit interroger, d’autant plus que les jeunes du monde entier, ont la mobilité en commun. Pourquoi les Espagnols ne viendraient-ils pas, eux, planter des cacahuètes dans nos campagnes ? À croire que l’équilibre agricole espagnol et le développement du Qatar, reposent sur une subtile stratégie de délocalisation des bras et des cerveaux. Et nos jeunes, le lubrifiant silencieux des rouages de leurs économies respectives.
Au pays pourtant, les terres cultivables s'étendent, désespérément inactives ou louées à des étrangers. Des milliers de kilomètres carrés de potentiel agricole qui attendent une maind'œuvre... qui part ailleurs. Les terres arables locales se couvrent d'herbes folles, d’épineux, repas de roi pour des troupeaux de chèvres, de sachets plastique que le vent accroche aux arbustes, et le pays importe à prix d'or des denrées qu'il aurait pu produire lui-même. Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Les exploitants espagnols, eux, se frottent les mains : une jeunesse dynamique, prête à tout pour gagner quelques euros. Pendant ce temps, notre pays regarde ses enfants s’éloigner.
Cherchez l'erreur. Ah, ces pauvres gouvernants, bien plus doués pour planter des promesses électorales et des plants de salade ! Il n'y a pas si longtemps, des rêves nous étaient vendus : des rêves en technicolor : "En deux mois, tout sera réglé ».
À croire qu'il est plus simple de négocier des contrats saisonniers à l'étranger que de construire des infrastructures agricoles chez soi. Après tout, pourquoi ne pas se pencher sérieusement sur une économie locale au lieu de transformer sa jeunesse en travailleurs lowcost pour l'économie hors-frontières ? Une solution pratique : les jeunes travaillent, les statistiques de chômage baissent, et le gouvernement peut se féliciter. Pas mal, non ?
Le plus beau dans cette affaire, c'est le double discours. Officiellement, on nous parle de fierté nationale, de valorisation des talents locaux, de souveraineté alimentaire. Officieusement, on les emballe dans des charters direction l'Espagne avec, peut-être, un petit guide touristique pour se consoler : "L’Espagne et ses merveilles »."Qui croit aux promesses récolte l'exil."
Finalement, cette histoire de jeunesse exportée pourrait être une excellente comédie… si elle n'était pas si tragique. Que faire de cette situation ? Rire pour ne pas pleurer ? Peut-être. Mais il serait temps que nos gouvernants se rendent compte qu'un pays ne se construit pas en exportant ses forces vives. Les champs espagnols ont peutêtre trouvé nos bras, le Qatar nos cerveaux, mais notre pays, lui, risque fort de perdre son âme
Pour arriver au niveau de développement actuel, les Chinois pédalaient en uniforme Mao, une mode sobre qu’on pourrait qualifier d’anti-paillettes. Chez nous, les tenues d’apparat, les carrosses dorés et les privilèges clinquants, liés aux fonctions officielles, sont des arguments motivants pour les jeunes. Rien que ça fait germer l’envie de ne pas rester, mais plutôt de jouer les aventuriers sur des rafiots douteux ou de tester l’endurance dans le désert en mode « esclavage version hardcore ». Mais bon, pourquoi changer ? L’exemple vient d’en haut, et là-haut, on aime bien les paillettes. On garde les vieilles recettes foireuses, convaincus que le frein, ce n’est pas nous. Eh bien si.
Alors, qu'on se le dise : exportateur des travailleurs, c'est peutêtre efficace à court terme, mais ça ne nourrit pas les ambitions nationales. Si nos dirigeants actuels veulent vraiment marquer l'histoire, qu’ils sortent du cycle des idées réchauffées, se dévêtissent de leurs boubous froufroutants, des costumes près-du-corps, des chaussures dont le cuir bêle encore et qu’ils innovent. Sinon, leur place dans les livres d'histoire, risque de se limiter à une simple note de bas de page, juste après la recette du gaspacho espagnol et le majboos, le plat incontournable au Qatar. Ah ! j’oubliais, majboos signifie « être engagé » en arabe. Comme ces milliers de jeunes qui ont littéralement envahis les Bureaux d’Orientation et de Suivi (Baos) et les tribunaux du pays, chacun espérant faire partie du « peuple des élus ». Engagés à quitter ce désert d’opportunités pour aller vivre un mirage de prospérité ailleurs.