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5 avril 2025
Société
LES LAYÈNES PRÊCHENT L’UNITÉ
L a 145éme édition de l’appel de Seydi Limamou Laye s’est ouverte hier, jeudi 30 janvier, à Cambérène. En présence de nombreux disciples, le coordonnateur de l’appel, Seydina Issa Laye, a prononcé un discours unificateur.
Le coordonnateur de l’appel de Seydina Limamou Laye, Seydina Issa Laye, invite les Sénégalais à l’entente et la concorde. Les Sénégalais doivent s’unir pour maintenir la cohésion nationale. A côté de Seydina Lamine Laye le porte-parole de la famille, il a marqué le démarrage de la célébration de la 145éme édition de l’appel de Seydina Limamou Laye.
L a 145éme édition de l’appel de Seydi Limamou Laye s’est ouverte hier, jeudi 30 janvier, à Cambérène. En présence de nombreux disciples, le coordonnateur de l’appel, Seydina Issa Laye, a prononcé un discours unificateur.
Selon le coordinateur de l’appel, le métissage culturel est le socle de la cohésion sociale. Pour lui, les Musulmans doivent se retrouver dans l’unité confrérique. Une communion qu’ils doivent avoir les Chrétiens. Selon Seydina Issa Laye, le seul combat qui importe d’être mené est l’unité pour le développement du pays. L’unité est, selon lui, le socle de l’idéologie de la communauté layenne.
Le porte-parole de la famille layène invite les Sénégalais à bannir les discours ethnicistes et se consacrer uniquement à la lutte contre la pauvreté. En prêchant l’unité, Seydi Issa laye souligne que la communauté layenne n’aura pas une position qui promeut une division entre Sénégalais. Pour lui, la célébration de l’appel sera toujours une occasion « pour promouvoir la cohésion nationale ». L’égalité a toujours été prônée par Seydina Limamoulaye.
Le coordonnateur de l’appel invite la jeunesse à garder espoir. En déplorant les actions humaines destructrices de l’environnement, le coordonnateur de l’appel a demandé aux autorités de faire en sorte que les Sénégalais puissent tirer profit de leurs ressources naturelles en régulant la présence des multinationales étrangères.
La 145éme édition de l’appel de Seydina Limamou Laye se poursuit ce jour à Yoff et Diamalaye. La célébration de l’appel reste marquée par des zikrs et des visites sur des lieux où a séjourné Seydina Limamou laye. Pour cette édition 2025, le thème de l’appel est : « Valeurs islamiques et développement durable, à la lumière des enseignements de Seydina Limamou Laye Al Mahdi.
GROTTE DE NGOR: LUMIERE PROPHETIQUE DU MAHDI
La grotte de Ngor, située au bout d’un vaste espace rocailleux sur les berges de l’Atlantique, est un véritable sanctuaire religieux.
Située à Ngor, la grotte de Seydina Limamou Laye, entourée de mystères avec ses secrets inconnus du grand public, est un symbole fort pour les Layènes. Dès les premières heures de ce jeudi qui célèbre l’ouverture du 145ème anniversaire de l’Appel de Seydina Limamou Laye, des milliers de fidèles vont se rassembler devant celle-ci pour recueillir la lumière du Mahdi.
C’est un symbole de la pureté Layène. Elle est l’emblème d’un Mahdi qui a apporté son… sceau et sa corne de bonne espérance à une communauté qui a dédié sa vie à l’exaltation divine. La grotte de Ngor, située au bout d’un vaste espace rocailleux sur les berges de l’Atlantique, est un véritable sanctuaire religieux. Entourée d’un mur très bien entretenu, bordée de quelques arbres, elle est un point de convergence de fidèles en quête de lumière et de félicité : Une véritable caverne. De grosses pierres noires jonchent le sol à son entrée, les couloirs parfumés donnent à l’endroit une dimension hautement prophétique.
Ce samedi 25, dernier jour de la houle annoncée par l’Agence de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), la mer est en furie. De loin, on perçoit le bruit des vagues qui viennent lécher avec fracas la berge de l’Atlantique qui avait fait allégeance au Mahdi quand il répandait la parole de Dieu. L’effigie de Seydina Issa Laye, fils aîné de Baye Laye, campe le vestibule de ce lieu saint. Il faut emprunter une échelle en fer, placée à l’entrée de la grotte, pour descendre à l’intérieur. Proprette, profonde de près de cinq mètres, éclairée par les rayons solaires, elle a une conduite qui mène jusqu’à la mer.
Obscur, enveloppé de dures roches, l’endroit est traversé par un petit trou qui renferme le mystère qui entoure cet espace religieux.
A quelques jours de l’Appel, le lieu n’est pas encore pris d’assaut. Mais ce n’est qu’une question de jours, d’après le conservateur de la grotte, Abdoulaye Thiaw Laye. Le patriarche capte l’attention avec son discours empreint de solennité religieuse. « Dans ce trou, on y introduit le visage pour faire n’importe qu’elle prière. S’il plaît à Dieu, toutes les prières seront exaucées », introduit celui qui a élu domicile à côté de la grotte. Summum de l’émerveillement : l’empreinte du pied droit de Limamou Laye est marquée sur une pierre noire qui jouxte l’entrée.
« Les prophètes Ibrahim et Moïse y ont séjourné »
Cette grotte est évidemment le symbole de la « prophétie » du fondateur des Layènes. Même si la capitale de la confrérie reste incontestablement Yoff, lieu de naissance de son fondateur, Seydina Limamou Laye Thiaw (Yoff-Tonghor), il a reçu la lumière de Mohamed à Ngor ; d’où le symbole de la fameuse grotte de Ngor. Selon les fidèles du Mahdi, la lumière du saint homme y a séjourné pendant plus de 1.000 ans avant sa naissance. « C’est dans cette grotte que la lumière du Mahdi (Seydina Limamou Laye) a séjourné pendant plus de 1.000 ans avant son apparition sur terre », explique Abdoulaye Thiaw Laye, fils du 4e khalife des Layènes, Mame Alassane Thiaw Laye, rappelé à Dieu en 2001. Il en rajoute une dose divine : «la lumière du Mahdi, pendant tout le temps qu’elle résida dans la grotte, cherchait à identifier la communauté noire où Seydina Limamou Laye devrait apparaître (…). Le prophète Ibrahim a été cité par Seydina Limamou dans ses sermons. Effectivement, il est passé par cette grotte. Souvent, Baye Laye même appelait ce lieu la caverne d’Ibrahim ».
Joyeux comme un drille, Alia Laye Samb, l’autre conservateur de la grotte, se livre à cet exercice avec des récits teintés de versets coraniques. Il révèle que le prophète Moïse a séjourné sur ce site. « Dans le Coran, particulièrement à la sourate 18, Dieu nous a dit que Moïse, lors de son fameux périple, marchait au bord de la mer.
Le Livre saint nous apprend aussi que Moïse a marché des années avec un poisson. Il devait s’arrêter là où le poisson pouvait vivre. En même temps, c’était le lieu de la personne qu’il cherchait en l’occurrence Mohamed. Arrivé devant deux océans, il demande à son compagnon qui lui a dit que le poisson a vécu dans la grotte. Donc, Moïse est venu ici, car ce lieu aussi est une rencontre de deux océans que sont l’axe Dakar-Saint Louis et l’axe Dakar-Cap Skiring. »
Limamou Laye : le Mahdi ?
Né en 1843 dans la région de Dakar, plus précisément à Yoff, fils de Mame Coumba Ndoye et de Mame Alassane Thiaw, Seydina Limamou Laye symbolise aux yeux de ses fidèles layènes le retour annoncé du prophète Mahomet (Psl). Et la grotte de Ngor y est pour beaucoup du fait de sa position géographique. Issa Laye Thiom, petit de Thierno Sarr Thiom, un des compagnons de Seydina Limamou, fidèle et témoin de l’histoire, fait de Baye Laye « le Mahdi ».
Il est péremptoire : « Dans un des hadiths du prophète Mohamed (Psl), on nous dit qu’il va réapparaître dans un sable fin, à l’extrême ouest de l’Afrique près de l’océan atlantique. En même temps, on nous indique que le prophète va réapparaître en peau noire. Le Prophète lui-même avait dit qu’avant la fin des temps, il va revenir près de l’océan atlantique et sera le Mahdi. Donc-là, nous avons suffisamment de preuves que Limamou Laye est le prophète Mahomet et cette grotte de Ngor en est une preuve. C’est clair. »
En écho, Alia Laye Samb s’appuie sur un raisonnement avec des chiffres : « Dans le Coran, la grotte correspond à la sourate 18 : Al-kahf (La caverne). Si tu inverses le chiffre 18, tu auras la sourate 81 : At-takwir (L’obscurcissement) montre le coucher du soleil qui se fait ici à l’extrême ouest ». A l’image d’un mathématicien en plein cours magistral, M. Samb poursuit sa logique : « L’addition des chiffres 81 et 18 nous donne 99 et le compte est bon. 99 est le nombre de noms du Tout-Puissant. Par contre, la soustraction de 81 et 18 fait 63 (sic). Le prophète Mahomet a vécu 63 ans. Si on inverse ce nombre, cela fait 36 qui correspond à la sourate 36 (Ya-Sin) qui est le nom du prophète. »
A la lumière de ses propos, il déduit que Seydina Limamou Laye est le Mahdi. « La lumière de Mahomet (Psl) a quitté Médine en 632, trois jours après sa mort pour venir dans cette grotte et a attendu 1.211 années pour venir au monde sous un autre homme en l’occurrence Seydina Limamou ».
Au bout de sa démonstration, il rappele que l’islam a démarré dans une grotte. En outre, le conservateur du site, M. Samb, confie que le nom Almadies, quartier chic de Dakar, est venu de cette grotte. Selon lui, le vrai nom c’est « Al Mahdi ».
En 1883, déjà orphelin de père, Limamou Laye perd sa mère et s’enferme trois jours sans boire ni manger. Au terme de ces trois jours de diète, il dit être l’envoyé de Dieu. Il lance cette prophétie : « Adjibo dahiya laye ya marsaral ins wal djin ini raasouloulahi ileykoum » («Venez à l’appel de Dieu vous, hommes et djinns, je suis l’envoyé de Dieu. L’arabe blanc (Mohamed) s’est noirci »). Seydina Limamou Laye affirme qu’il est une réincarnation de Mohamed (Psl).
A l’image du prophète à la Mecque, il va être traité de fou dans son fief à Yoff, mettant son comportement sur le compte d’un envoûtement ou du chagrin causé par la mort de sa mère, Mame Coumba Ndoye. Son oncle fut même chassé de la grande place du village par ses amis (ils lui diront : « Va soigner ton gentil neveu qui est devenu fou »). Depuis lors, la lumière du Mahdi éclaire l’Atlantique.
LES CRIMES COLONIAUX FRANÇAIS AU CAMEROUN
Un rapport dévoile l'étendue des violences perpétrées par l'armée française contre les mouvements indépendantistes camerounais. Des massacres de civils aux camps de regroupement forcé, impliquant plusieurs dizaines de milliers de morts
(SenePlus) - Selon une enquête historique révélée par Le Monde, la France a mené une véritable "guerre de décolonisation" au Cameroun, causant la mort de "plusieurs dizaines de milliers de Camerounais" entre 1945 et 1971. Cette conclusion bouleversante émerge d'un rapport de plus de 1000 pages, fruit du travail d'une commission mixte d'historiens français et camerounais, remis le 28 janvier au président Paul Biya à Yaoundé, une semaine après sa présentation à Emmanuel Macron.
D'après le quotiden français, cette initiative s'inscrit dans la lignée des travaux mémoriels lancés par la présidence française sur le rôle de la France dans le génocide des Tutsi au Rwanda et pendant la guerre d'Algérie. Le projet, initié en juillet 2022 lors de la visite d'Emmanuel Macron à Yaoundé, révèle une page sombre de l'histoire coloniale française largement méconnue du grand public.
La commission, composée de quatorze chercheurs répartis équitablement entre les deux pays, a bénéficié d'un accès sans précédent aux archives françaises, notamment celles de la justice militaire. Comme le souligne l'historienne française Karine Ramondy, coprésidente de la commission mixte, citée par Le Monde : "C'est une guerre de décolonisation qui ne s'arrête pas avec l'indépendance : nous sommes encore présents après et nous continuons à exercer des violences répressives pour le compte d'un pays qui est devenu indépendant."
Le bilan humain est particulièrement lourd. Les archives militaires officielles comptabilisent environ 7500 combattants tués entre 1956 et 1962, période de plus forte implication des troupes françaises. Cependant, selon le quotidien, le rapport estime que le nombre total de victimes s'élève "plus probablement à plusieurs dizaines de milliers de Camerounais."
Les méthodes employées par l'armée française témoignent d'une violence extrême. Le massacre d'Ekité en 1956, exemple emblématique cité par Le Monde, est décrit par la commission comme "un assaut à l'encontre de civils désarmés", contredisant la version officielle qui le présentait comme une contre-attaque légitime. Le rapport révèle également l'utilisation de "cartouches incendiaires particulièrement dévastatrices" et la mise en place d'une politique de déplacements forcés des populations vers des "camps de regroupement", inspirée des méthodes utilisées au Cambodge.
La répression visait principalement l'Union des populations du Cameroun (UPC), parti nationaliste dissous en 1955. Selon Le Monde, ses membres, dont le leader indépendantiste Ruben Um Nyobe, ont été systématiquement éliminés, d'abord par l'armée française, puis après l'indépendance par l'armée camerounaise du régime d'Ahmadou Ahidjo, mis en place en 1960 avec le soutien de Paris.
Le rapport met en lumière des pratiques de torture documentées par des sources écrites et orales. Ces méthodes s'inscrivaient dans une stratégie de guerre "contre-révolutionnaire" incluant surveillance, opérations de terrain en petites unités et "ratissages" massifs. Le Monde précise que plusieurs officiers français déployés au Cameroun avaient préalablement servi en Indochine et en Algérie.
La commission s'est interrogée sur l'emploi du terme "génocide". Si elle ne dispose pas de la compétence juridique pour qualifier ces actes de "génocidaires", elle reconnaît le caractère extrême des violences qui "ont transgressé les droits humains et le droit de la guerre."
Cette enquête historique soulève des questions cruciales sur la responsabilité de la France dans les violences post-coloniales en Afrique. Elle met en lumière la continuité des pratiques répressives même après l'indépendance, dans le cadre de ce qui deviendra la "Françafrique". Le Cameroun, dirigé depuis 1982 par Paul Biya, héritier du système mis en place avec le soutien de Paris, reste profondément marqué par cette période.
Le président Biya a salué "un travail de recherche très remarquable et de conciliation mémorielle d'une grande portée symbolique." Reste à voir, comme le souligne Le Monde, quelles suites concrètes Paris et Yaoundé donneront à ces révélations historiques, alors que l'influence française en Afrique fait face à de nombreux défis, particulièrement au Sahel.
UN NOUVEL ACCIDENT FAIT 7 MORTS À KAOLACK
Il y a eu une collision entre une voiture de transport ‘‘sept places’’ et un véhicule particulier de la Société nationale de l’électricité (SENELEC).
Un nouveau bilan macabre vient s’ajouter à la liste. Ce jeudi 30 janvier, un accident de la route a eu lieu sur l’axe Wack Ngouna-Keur Madiabel, dans le département de Nioro du Rip, à Kaolack. Le bilan est de 7 morts et 4 blessés. Il y a eu une collision entre une voiture de transport ‘‘sept places’’ et un véhicule particulier de la Société nationale de l’électricité (SENELEC).
« Nous avons été alertés à 15 heures 30 pour un accident survenu à Keur Abdou Daffé, dans la commune de Wack Ngouna. Aussitôt sur les lieux, nous avons constaté qu’il s’agissait d’une collision entre un véhicule Sept places et un véhicule particulier de type 4×4 », se désole le capitaine Mamadou Yaga Mané du Groupement d’incendie et de secours numéro 3 de Kaolack, à l’APS.
Les victimes de cet accident ont été évacués au Centre hospitalier régional El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack.
L'APPEL DE SEYDINA LIMAMOU LAYE, UNE TRADITION SPIRITUELLE TOUJOURS VIVANTE
Le 145e Appel de Seydina Limamoulaye, un événement spirituel majeur qui réunit chaque année des milliers de fidèles venus de tout le pays et même d’ailleurs. Plongeons au cœur de cette rencontre de foi, de ferveur et de partage.
Le 145e Appel de Seydina Limamoulaye, un événement spirituel majeur qui réunit chaque année des milliers de fidèles venus de tout le pays et même d’ailleurs. Plongeons au cœur de cette rencontre de foi, de ferveur et de partage.
A Ngor - Almadies, la grotte lieu d'attraction
Dès les premières heures de la journée, les fidèles affluent vers Khount Bi. Hommes, femmes, jeunes et moins jeunes se rassemblent dans un même élan spirituel pour honorer l'héritage du fondateur de la communauté layène.
Parmi eux, Bouba Bèye, un habitué de l'événement, nous confie "cela fait des années que je viens ici. Chaque fois, c’est un moment unique. Je ressens une immense fierté d’être présent et de vivre cette communion avec les autres fidèles."
Preuve que cet Appel dépasse les appartenances confrériques, Ibrahima Diagne, un mouride, partage son admiration "J’ai beaucoup d’estime pour Seydina Limamoulaye. Son message de paix et de fraternité est universel et mérite d’être célébré par tous."
Solidarité et partage au cœur de l’événement
Au-delà de la dimension spirituelle, l’Appel de Seydina Limamoulaye est aussi un moment de solidarité. Les pèlerins sont accueillis avec des repas offerts par des bénévoles. Sohia Samb, engagée dans le service de restauration, explique son engagement "Ce grand rassemblement renforce la solidarité entre les communautés. Cuisiner pour les pèlerins est un acte de partage et de fraternité."
Même son de cloche du côté de Sidate Samb, également impliqué dans la cuisine "l’Appel, c’est avant tout un moment de communion. Offrir à manger aux fidèles, c’est perpétuer cette tradition du partage qui est si chère à notre culture."
Ferveur, dévotion et générosité. Ce 145e Appel de Seydina Limamoulaye rappelle une fois de plus les valeurs de paix et d’unité qui animent la communauté layène. Un rendez-vous spirituel qui, chaque année, réaffirme l’importance de la foi et du vivre-ensemble
VIDEO
LES INSTRUCTIONS DU DG DE LA POLICE A SES HOMMES
Dans leurs opérations de maintien de l’ordre, certains agissement des forces de l’ordre incommodent la presse. Ce mercredi, dans lors séance de discussion dans le cadre des mercredis de la police, les limiers et les journalistes se sont écoutées...
Dans leurs opérations de maintien de l’ordre, certains agissement des forces de l’ordre incommodent la presse ou les civiles. Ce mercredi, dans lors séance de discussion dans le cadre des «mercredis de la police», les limiers et les journalistes ont échangé sur la question. Et le Directeur général de la Police a donné des instructions à ses hommes sur ces questions.
MAMADOU LAMINE DIANTÉ PLAIDE POUR UNE APPROCHE INCLUSIVE DU CONGÉ PARENTAL
Le président du HCDS a insisté sur la nécessité d’inclure aussi bien les femmes que les hommes dans les discussions sur le congé parental, rappelant l'importance de respecter la Convention 183 sur le congé de maternité.
Lors de la 37ᵉ session plénière du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS) tenue à Saly, le Président de l’institution, Mamadou Lamine Dianté, a mis en avant la nécessité de prendre en compte aussi bien les femmes que les hommes dans les discussions sur le congé parental.
Interrogé sur la question du congé de maternité, il a souligné l’importance de respecter la Convention 183 et d’envisager également le congé de paternité. « Nous devons considérer tous les aspects du congé de maternité et faire des recommandations en conséquence. Toutefois, il ne faut pas oublier que les hommes aussi ont droit à un congé lorsqu’un enfant naît. Quand l’enfant pleure la nuit, toute la famille en souffre, y compris le père. C’est pourquoi le congé de paternité est essentiel », a-t-il déclaré.
Abordant la question du genre, Mamadou Lamine Dianté a insisté sur la nécessité d’intégrer l’environnement socio-culturel dans l’élaboration des politiques publiques. « Notre pays a ratifié les instruments internationaux relatifs au genre, mais cette notion suscite encore des incompréhensions selon les contextes socio-culturels. Il est crucial d’adapter ces principes à nos réalités, tout en tenant compte des sensibilités religieuses et sociales », a-t-il précisé.
Il a rappelé que l’égalité des chances et l’équité au travail entre hommes et femmes figurent parmi les priorités du gouvernement et du HCDS. Le cadre stratégique 2025-2027 de l’institution s’inscrit dans la Vision 2050 de transformation nationale, visant à renforcer la justice sociale et l’inclusion dans le monde du travail.
AIR SÉNÉGAL FACE À UN SCANDALE DE FRAUDE
Un vaste réseau de fraude impliquant la vente illégale de billets destinés au personnel a été démantelé. L’enquête, déclenchée par un audit interne, met en cause plusieurs cadres de la compagnie et a déjà conduit à des interpellations.
Air Sénégal traverse une véritable tempête judiciaire. Comme l’a révélé Libération, un vaste réseau de fraude impliquant la vente illégale de billets destinés au personnel a été démantelé. Détournements massifs, blanchiment d’argent et faux en écriture : l’enquête a déjà conduit à plusieurs arrestations, et l’affaire pourrait encore faire tomber de grosses têtes.
Un audit qui fait tout exploser
Tout a commencé avec un audit interne commandité par la nouvelle direction d’Air Sénégal. Soupçons confirmés : des billets de voyage réservés aux employés étaient détournés et revendus sous le manteau. Alertée, la compagnie a saisi la Division des investigations criminelles (DIC), qui n’a pas tardé à remonter la piste des principaux suspects.
Au centre du scandale, un nom revient avec insistance : Lucie Sylva, ancienne responsable du Staff Travel Desk. Mais elle n’opérait pas seule. Son mari, Papa Mamadou Cissé, gérant d’une station de lavage de voitures, aurait servi d’intermédiaire en recevant les billets frauduleux via son adresse email.
Des aveux accablants et des millions envolés
Placée en garde à vue, Lucie Sylva finit par craquer. Selon Libération, elle reconnaît un détournement de 20 millions de FCFA, un montant bien en dessous du préjudice réel, estimé pour l’instant à près de 200 millions de FCFA.
Mais le plus explosif reste à venir : des cadres de la compagnie sont directement mis en cause. Parmi eux, l’ancien directeur général Alioune Badara Fall, le directeur marketing Éric Iba Guèye, ainsi que la cheffe d’agence Abibatou Cissé et plusieurs membres du service planning.
Confrontations tendues et démentis en série
Face aux enquêteurs, Alioune Badara Fall nie catégoriquement toute implication et fournit des échanges de mails pour se défendre. Mais Lucie Sylva campe sur ses accusations. Même scénario pour Abibatou Cissé, qui rejette toute responsabilité. Quant à Éric Iba Guèye, actuellement à l’étranger, il n’a pas encore été entendu.
L’enquête s’intensifie, des têtes vont tomber
Le parquet financier a ordonné l’ouverture d’une information judiciaire visant Lucie Sylva, son mari et d’éventuels complices encore dans l’ombre. Une délégation judiciaire a été mise en place pour approfondir l’affaire et identifier tous les bénéficiaires de ce trafic.
Le scandale Air Sénégal est loin d’avoir livré tous ses secrets. L’enquête continue de secouer la compagnie, et d’autres noms pourraient bientôt être cités. Une chose est sûre : la tempête ne fait que commencer.
PLUS DE 800 POSTULANTS A LA MIGRATION CIRCULAIRE EN MANQUE DE LOGISTIQUES
Le Bureau d’accueil, d’orientation et de suivi (BAOS) de Sédhiou, dans le sud du Sénégal, a traité plus de 800 demandes de candidats à la migration circulaire entre le Sénégal et l’Espagne
Le Bureau d’accueil, d’orientation et de suivi (BAOS) de Sédhiou, dans le sud du Sénégal, a traité plus de 800 demandes de candidats à la migration circulaire entre le Sénégal et l’Espagne, a annoncé Yaya Diémé, responsable du BAOS, dans un entretien avec l’Agence de Presse Sénégalaise (APS).
Ce programme s’inscrit dans le cadre d’une convention bilatérale visant à faciliter la migration temporaire et sécurisée entre les deux pays. Toutefois, les jeunes de Sédhiou rencontrent des obstacles, notamment pour l’obtention de documents comme le casier judiciaire, indispensable pour constituer leur dossier.
Selon M. Diémé, les dépôts physiques, initialement prévus, ont été suspendus par le ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères au profit d’une procédure en ligne. Cette décision a suscité des frustrations, car de nombreux candidats avaient fait le déplacement pour déposer leurs dossiers en personne.
Pour répondre à ces contraintes, le BAOS prévoit de mettre en place un numéro d’assistance ainsi que des dispositifs dans les mairies pour accompagner les candidats lors du dépôt en ligne. Toutefois, l’instabilité de la connexion internet dans certaines zones de Sédhiou reste un frein important pour les postulants, comme l’a souligné Cherif Sadio, un jeune candidat déçu par la suspension des dépôts physiques.
« La connexion internet est instable dans plusieurs localités, ce qui rend difficile le dépôt des dossiers en ligne. Les autorités doivent reconsidérer cette décision et rouvrir les dépôts physiques pour donner une chance égale à tous les candidats », a plaidé Khalifa Dabo, un autre candidat.
Ces jeunes aspirants à l’émigration, confrontés à un chômage persistant dans leur région, demandent également un prolongement de la date limite des candidatures pour leur permettre de finaliser leurs dossiers dans les meilleures conditions.
Face à ces revendications, les autorités sont appelées à trouver des solutions rapides pour faciliter ce processus, qui représente un espoir pour de nombreux jeunes désireux de contribuer au développement de leurs familles et de leurs communautés à travers la migration circulaire.
AU PUR, L'IMPOSSIBLE SUCCESSION
Cheikh Tidiane Youm, est contesté par ses pairs, comme l'avait été avant lui Issa Sall. Cette situation révèle une constante : la difficulté pour les numéros 2 du parti à s'imposer face à l'autorité du marabout-président Serigne Moustapha Sy
Les numéros 2 au sein du Pur ont du mal à briller au sein de leur parti, pour laisser uniquement la direction au marabout-président, Serigne Moustapha Sy, la seule constante. Après Issa Sall, candidat du Pur à la présidentielle de 2019, qui avait quitté ce parti pour rejoindre le président Macky Sall, aujourd’hui c’est autour de Cheikh Tidiane Youm, Secrétaire général national, d’être contesté par ses camarades de parti.
Le Parti de l’unité et du rassemblement (Pur) est miné par une crise ces derniers jours. Une crise qui trouve son expression à travers les appels à la démission du Secrétaire général national, Cheikh Tidiane Youm. Le président du parti, Serigne Moustapha Sy, a pris la décision de résoudre le problème au sein de son parti en définissant la direction à suivre.
Au-delà de cette crise, il urge de se demander s’il n’y a pas un problème de numéro 2 au sein de cette formation politique qui évolue dans l’opposition ? Depuis la création de ce parti, en 1998, par feu Khalifa Babacar Diouf, tous les leaders qui ont été désignés par le patron du parti n’ont pas pu tirer leur épingle du jeu. Ils ont dû faire face à une hostilité au sein du parti.
On aura fini de constater qu’au sein du Pur, tout est fait ou organisé de manière à porter ombrage au Secrétaire général dudit parti, afin de laisser uniquement la direction au marabout-président. Candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2019, à l’issue de laquelle il s’était classé 4ème, l’expert en informatique, Issa Sall, qui occupait aussi à l’époque les fonctions de Secrétaire général du Parti de l’unité et du rassemblement, avait quitté la direction pour rejoindre le pouvoir de Macky Sall. Il sera, par la suite, accusé d’avoir eu des accointances avec le régime de l’ancien président Macky Sall, qui le nomma ministre-conseiller. Il finira par rendre le mandat de député de la XIIIème législature à sa formation politique d’origine. Issa Sall n’a, donc, pas fait de vieux os à la tête du Pur.
Autre haut responsable du Pur, autre crise. Cette fois-ci, Cheikh Tidiane Youm, qui a succédé à Issa Sall. Son cheminement avec le Pur connaît des perturbations ces derniers temps, avec le vent de révolte qui souffle dans les rangs de ses principaux collaborateurs, qui se trouvent être les secrétaires généraux de coordination. Ces derniers, estimant lui avoir trouvé des «poux» sur la tête, se croient très légitimes de réclamer sa tête. Cette démarche, même si elle est acceptable en démocratie, a la particularité de placer le marabout-président du Pur au-dessus de la mêlée de militants. Ce qui fait de Serigne Moustapha Sy la constante du Pur. Le retour de la crise au sein du Pur, à cause du bras droit du marabout-président du parti, démontre à suffisance la mainmise de Serigne Moustapha Sy sur l’organisation politique.
Alors que tous les yeux étaient fixés sur Cheikh Tidiane Youm, Secrétaire général national du Pur, pour porter la candidature de l’élection présidentielle de 2024, le choix est porté sur Alioune Mamadou Dia pour défendre les couleurs de son parti. Très peu connu du grand public, celui qui était le candidat du Pur est perdu de vue depuis la dernière présidentielle.
Administrer le Pur après l’éviction d'Issa Sall n’a pas été donc un facteur déterminant pour faire de Cheikh Tidiane Youm le porte-étendard de ce parti lors de l’élection présidentielle du 25 mars 2024. Combattre le pouvoir de Macky Sall au sein de l’Assemblée nationale, lors de la XIVème législature, et dans la rue aux côtés de Ousmane Sonko et des autres leaders de la défunte Coalition Yewwi askan wi (Yaw) n’a pas non plus suffi, au regard des dirigeants du Pur, pour faire de Youm leur champion dans la course au Palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor.
Au fond, il y a vraiment lieu de s’interroger sur le meilleur profil du numéro 2 du Pur. Même si le président du Pur, Serigne Moustapha Sy, a pris l’initiative de reprendre les rênes et de définir clairement la direction à suivre pour résoudre cette crise. Le statut, le rôle et la personnalité du numéro 2 risquent d’être remis sur la table dans le futur.