C’est un peu le branle-bas à deux journées de la fin de la Premier League. Et certains Lions sont en bien mauvaise posture. Si Sadio Mané et Southampton peuvent encore rêver d’une place européenne, Newcastle de Papiss Cissé et Hull City de Dame Ndoye, encore défaits devront lutter jusqu’à la fin pour éviter la relégation
La manifestation de joie des supporteurs des Magpies après le but de l’espagnol Ayoze en disait long samedi sur la mauvaise passe de Newcastle. et dire que l’attaquant espagnol n’avait fait qu’égaliser pour les siens face à west Bromwich (1-1). Mais pour une équipe qui avait enregistré huit défaites de rang, ce but égalisateur avait son pesant d’or. les coéquipiers de Papiss Cissé qui revenait d’une suspension de sept matchs se remettent ainsi à rêver d’un maintien qu’il faudra aller chercher lors des deux dernières rencontres. les partenaires de Cissé ne comptent que 2 points de plus que le premier relégable, Hull City (18ème, 34 pts). Ils ont cependant toujours leur destin en main, pourvu qu’ils remportent leurs deux derniers matchs face, respectivement à QPr (déjà relégué) et à west Ham (10ème). Défaits par Burnley (0-1), Dame Ndoye et Hull City (18ème, 34 pts) ne sont pas dans une meilleure situation car ils restent relégables avec cette 18ème place. Dame et ses partenaires comptent désormais 2 points de retard sur Newcastle, qui a concédé le nul devant west Bromwich. les Tigers peuvent encore éviter la Championship s’ils négocient bien les deux dernières journées qui les verront s’opposer à tottenham et Manchester United.
L’europe s’éloigne pour Sadio…
Entre tottenham (6ème, 58 pts) et Southampton de Sadio Mané (7ème, 57 pts), la bataille pour une place en europa league est encore des plus rudes. Mame Biram Diouf, buteur avec Stoke City face aux Spurs (3- 0), aurait pu être d’une précieuse aide pour Sadio, mais ce dernier a plié face à leicester (0-2). Avec cette défaite, les coéquipiers du Sénégalais se retrouvent à la 7ème place et devront battre Aston Villa et Manchester City lors des deux dernières journées pour espérer accrocher une des places qualificatives pour l’europe. Dans les autres rencontres, west Ham de Cheikhou Kouyaté et Diafra Sakho (absent) a été battu par Aston Villa (0-1). Idem pour Crystal Palace de Pape Ndiaye Souaré (titulaire) qui a courbé l’échine face à Mancherster United (1-2).
…Sané et Bayal en rêvent encore
Encore dans la course à l’europe, Bordeaux de lamine Sané et Henri Saivet l’a emporté devant Nantes (2-1), samedi soir, dans un stade Chaban-Delmas en feu. les Girondins ont bien fêté la dernière rencontre dans l’ancien Parc lescure. Mieux que ce jubilé triomphant, les trois points obtenus permettent aux hommes de Sagnol de rester dans la course à l’europe. Dans les autres rencontres, lille d’Idrissa Gana Guèye a été dominé par toulouse (2-3), tout comme rennes de Cheikh Mbengue dominé par Bastia (1-0). lamine Gassama et lorient (15ème, 42 pts) font par contre une bonne opération dans la course au maintien en dominant Metz (déjà relégué) sur le score de 4 buts à 0. Surpris à Bastia la semaine dernière, SaintÉtienne de Bayal Sall s’est magnifiquement repris face à Nice de Nampalys Mendy et Kevin Gomis, dimanche après-midi (5-0). les coéquipiers de Bayal, avec leur 5ème place, se relance ainsi dans la course finale pour une place européenne.
en Super lig turque, pour le compte de la 30ème journée, Moussa Sow, auteur du troisième but de fenerbahce (2ème, 66 pts), a permis à son équipe de remporter les 3 points de la victoire face à Sivasspor (3-2). l’international sénégalais marque ainsi son 14ème but de la saison et permet à son équipe de conforter sa deuxième place qualificative aux préliminaires de la ligue des champions. Surtout que son poursuivant, le Besiktas de Demba Bâ (3ème, 65 pts), a été accroché à domicile par Gaziantepspor (1-1).
Le cadeau de Gris Bordeaux à Tyson…
Le chef de file de l’écurie Boul Faalé avait promis de corriger son adversaire avant de le couvrir de cadeaux. Au finish, c’est plutôt Gris Bordeaux qui a pris le dessus et lui a offert un pré sent samedi dernier, à la fin de leur dernier face-à-face. Comme quoi...
… Qui présente ses excuses
«Je présente mes excuses à mes supporters du Saloum. Je suis un des leurs. Ils avaient l’habitude de ne pas prendre leur dîner parce qu’émus par mes succès. S’ils n’ont pas pu travailler à cause de mon combat et qu’au final je perds, je leur demande de l’accepter en toute sportivité», a-t-il dit.
Van Damme / Doumboul le 7 juin
Le combat devant mettre aux prises Van Damme (Rock énergie) et Doumboul (Yoff ) est ficelé par Fallou Ndiaye. Le patron de Ndiaye Productions nous a informés que cet affrontement aura lieu en lever de rideau de Boy Baol / Trompeur du 7 juin 2015.
Le V de Gaïnako
Avant le coup d’envoi du combat Gaïnako / Ziza, le poulain de Boy Bambara avait affiché le signe de la victoire. Malheureusement pour Gaïnako, les dieux de la victoire étaient encore du côté de Ziza de l’école de lutte Boy Niang.
Les mouches de la TFM
Lors du dernier face to face entre Tyson et Gris Bordeaux à la TFM, les deux acteurs du 3 mai n’ont cessé de chasser les mouches qui volaient près d’eux. à chaque prise de paroles, que ce soit Tyson ou Gris Bordeaux, ils chassaient les mouches qui ne cessaient de les perturber.
DCE : Ablaye Ndiaye écarté pour excès de poids
Ablaye Ndiaye était bel et bien présent à Thiadiaye pour la sélection régionale de Thiès, samedi dernier. Malheureusement, nous renseignent nos radars, il a affiché un poids de 130 kilos, beaucoup trop par rapport aux 120 kilos demandés. Il n’ira donc pas à Fatick où se tient le Drapeau du chef de l’état du 21 au 23 mai.
Eumeu Sène allume l’hippodrome de Thiès
Le tombeur de Balla Gaye 2 ne passe jamais inaperçu. Invité du promoteur Idrissa Niang lors de la 5ème édition du Grand Prix de la Renaissance samedi, Eumeu Sène a chauffé l’hippodrome de Thiès rien que par sa présence. Tout le monde voulait prendre une photo avec lui alors que les petits scandaient son nom. Eumeuuu Sèèèène…
Accolade des lutteurs
Dès son arrivée sur le plateau, Tyson s’est dirigé vers son tombeur pour le saluer. C’est ainsi que Gris Bordeaux s’est levé pour une accolade fortement appréciée par l’assistance qui a applaudi. Ils ont montré que l’animosité ne servait à rien et que le combat est derrière eux. Un geste à saluer et à perpétuer. Il faut que cela serve d’exemple.
Gris Bordeaux et sa liste
à la fin de l’émission, Gris Bordeaux a profité des dernières minutes pour remercier tous ceux qui l’ont soutenu dans ce combat. à la grande surprise, il sortira une feuille de sa poche comme pour lire les noms de ses bienfaiteurs qui ont contribué à son succès. Gris, toi aussi.
MIGRATIONS PASSEURS DE LA MEDITERRANEE : Hollande s’en prend aux «négriers modernes»
Un bel édifice se dresse sur la baie de Pointe-à- Pitre pour faire face à l’Afrique. C’est un centre de commémoration de la traite des noirs inauguré hier en Guadeloupe par le Président François Hollande. Le chef de l’Etat français a saisi l’occasion pour assumer les torts causés par la France
2E JOURNEE TOURNOI TNT : Ama Baldé plus géant que Tapha Tine, Gouye Gui écrase Zoss
Ama Baldé a connu hier sa deuxième victoire d’affilée au sortir de la 2e journée du tournoi de la Télévision numérique terrestre (Tnt) disputée à Demba Diop. Vainqueur
de Tapha Tine de l’écurie Baol Mbollo, le pensionnaire de l’écurie Falaye Baldé a désormais son destin en main. Il n’aura besoin que d’une victoire lors de la 3e journée contre Gouye Gui de Mor Fadam, qui par contre s’est relancé en mettant ko Zoss, pour être sacré.
80 MORTS PAR MOIS : Les «deux roues» roulent à tombeau ouvert
Les accidents de circulation provoqués par les deux roues font trop de victimes au Sénégal : Au moins 80 personnes perdent la vie chaque mois, alertent la Nouvelle prévention routière et les organisations des usagers de deux roues.
DATE DU REFERENDUM : Le Ps vote 2015
Le Ps est d’accord pour un référendum sur la réduction du mandat du président de la République, mais le veut en 2015 et non en 2016 comme annoncé par Macky Sall.
GRAND THEATRE 20 ANS DE DAARA J FAMILY : Un joyeux Anniversaire
Dans les soirées mémorables qui se sont déroulées au Grand Théâtre, il faudra y ajouter le concert du Daraa J family. Samedi dernier, Faada Freddy et Ndongo D ont revisité leur répertoire riche d’une diversité musicale pour le grand bonheur de leur public. Pour son premier show dans ce temple culturel, Daraa J family a impressionné.
LES «LIONS» FLAMBENT EN PREMIER LEAGUE : Le Sénégal, 3e nation derrière l’Espagne et la Belgique
En Angleterre on sait ce que Sénégal veut dire. Pour un pays qui s’aligne loin de le classement mondial de la Fifa, ses représentants dans le foot anglais s’aligne sur le podium des plus grands faiseurs de victoires
A LA VOLEE : Xénophobes ? Jamais !
C’est un «inexpert» dont les avis sont lourds de pertinence. Jean Meissa Diop sévissait dans les colonnes de Grand Place, dont il était Directeur de publication. Désormais sa chronique hebdomadaire sur les médias - surtout sur les pratiques journalistes – paraît dans L’EnQuête. Le «cas d’école» posé lundi passé par le Comité pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie dans les médias au Sénégal, interpellant la presse sportive sur la couverture de la Can-2015, a attiré sa perspicacité (édition du 8 mai). On a eu plaisir à le lire, on n’a pas été d’accord sur tout ce qu’il a avancé. Notamment sur la préférence affichée par la presse sénégalaise (ici entre autres) pour un sélectionneur national local par rapport à un étranger.
AFROBASKET : Le double défi angolais
Le tirage au sort de l’Afrobasket masculin 2015 effectué samedi à Yaoundé a placé le Sénégal dans le groupe B en compagnie de l’Angola, championne d’Afrique, du Maroc, et du Mozambique
LUTTE - TOURNOI TNT :Ama : «Mon vrai combat sera contre Guy Gui»
«Pour être honnête, c’est mon combat contre Guy Gui que j’ai toujours considéré comme étant mon affiche à moi. Je l’attends de pied ferme depuis le début du tournoi. Si aujourd’hui, j’ai accepté de participer dans ce tournoi, c’est parce que Guy Gui y est. Tout le monde verrait le jour de mon combat contre lui, que cela me tenait à coeur de prendre ma revanche sur lui. Que ça soit clair dans sa tête»
Zoss échappe au simpi et succombe au ko
PREMIER LEAGUE : Mame Biram marque, Armand relégué, Sadio dans l’histoire
La 36e journée de Premier League a été riche en événement pour les «Lions». Si les nouvelles du weekend ont été bonnes pour Sadio, Papiss et Mame Biram, Armand Traoré a eu la tristesse
d’assister à la relégation de Qpr.
GESTION DE «L’OR DUR» DE DAKAR La guerre !
Le juteux marché des ordures ménagères de Dakar fait encore l’objet d’une guerre entre les différents acteurs. Les concessionnaires Sénégalais qui dénoncent leur mise à l’écart par les responsables de l’Entente Cadak-Car dans le cadre de l’appel d’offre qui a été lancé pour l’arrivée d’un «nouveau concessionnaire étranger », sont en mouvement d’humeur.
MACKY SALL ENCENSE CHEIKH KANTE : «Il fait ce que personne n’a fait pour moi»
La cérémonie religieuse annuelle que le Directeur général du Port de Dakar organise, pour prier en faveur de son père, a été très riche en révélations croustillantes. Nos informateurs qui ont été pointés à son domicile de Fatick où une bonne partie des dignitaires du régime actuel, des personnalités religieuses et coutumières, était présente ce week-end, rapportent que de très fortes délégations en provenance de Tivaouane et Touba été également sur les lieux. Si le porte-parole de la famille Sy, Serigne Abdoul Aziz Sy y a envoyé son fils, Serigne Hamid Sy, par ailleurs, membre de la Direction du Port de Dakar, Touba a été représenté par Serigne Abo Mbacké Massamba et Serigne Mame Cheikh Mourtada
LE PS APAISE MAIS… : Tanor veut le référendum en 2015
Le Bureau politique (Bp) du Parti socialiste (Ps) a fait face à la presse, ce samedi, pour revenir sur certain points concernant l’actualité politique. Par la même occasion, les socialistes ont abordé la réduction du mandat du Président de la République en exigeant la tenue du référendum avant la fin de cette année 2015.
ME NGOM DEVIENT CULTIVATEUR DE RIZ : Une reconversion qui force le respect
Parrain de la dernière promotion l’Institut de Management et de Communication (Imc), Me Ousmane Ngom montre la voie de la persévérance en annonçant sa reconversion dans la culture du riz dans la vallée. L’ancien ministre d’Etat sous Abdoulaye Wade a montré une nouvelle facette de sa personnalité au Cices où s’est tenue la cérémonie marquant l’évènement.
PAPE DIOUF, NOUVEL AMBASSADEUR DE LA MARQUE SAMSUNG : «Désormais je m’habille en bleu, aux couleurs de Samsung»
Le partenariat entre la marque mondiale Samsung et l’artiste musicien Pape Diouf a été scellé hier. Désormais, l’image du très populaire musicien est associée à celle de Samsung. Le choix porté sur sa personne pour être l’ambassadeur de cette marque, se justifie par son esprit d’innovation et de persévérance dans son domaine, des qualités qui collent à la philosophie de ladite marque.
DR ALPHA CONDÉ, PRÉSIDENT DE GUINÉE : « Je n’ai que du mépris pour l’ethnicisme ! »
Le président guinéen reste droit dans ses bottes à cinq mois de la fin de son premier mandat. Le Dr Alpha Condé a deux priorités : en finir avec l’épidémie Ebola qui vient d’être circonscrite dans son pays, et contenir une opposition acharnée à contester sa légitimité. Dans le numéro de cette semaine de l’hebdomadaire «Jeune Afrique», il est revenu sur la sempiternelle question de l’ethnicisme qui mine la vie politique guinéenne. D’emblée, il a réaffirmé ne pas avoir de «problèmes personnels» avec les peuls. Le président Condé rappelle que son ex-épouse est peule, originaire de Kankaléba, dans le Fouta-Djalon et que beaucoup de ses amis camerounais, sénégalais, mauritaniens le sont également. «Lorsque je combattais Sékou Touré, la plupart de mes proches alliés étaient peuls. Aujourd’hui, beaucoup de personnalités peules me soutiennent, mais elles n’osent pas le dire de peur de subir les représailles de la part du parti de Cellou Dalein. On casse leurs maisons, on brûle leurs voitures, on impose l’ethnocentrisme», a-t-il expliqué à François Soudan qui l’a interviewé dans son palais de Sékhoutouréya. A la question de savoir pourquoi le débat politique est-il aussi communautarisé dans son pays, le présidentfondateur du Rassemblement du peuple guinéen (Rpg) répond que c’est là un substitut à l’absence de vision politique et économique. «La manipulation de l’irrationnel tient lieu de programme. Quand on n’a rien à proposer, on a recours à la religion ou à l’ethnie, parfois les deux à la fois. Ce sont des entrepreneurs politiques malhonnêtes qui manipulent le communautarisme, ce n’est pas le peuple. En 1958, la Guinée a voté comme un seul homme en faveur de l’indépendance. C’est cette unité que nous devons retrouver. Le panafricain que je suis n’a que mépris pour l’ethnicisme », a-t-il asséné. Lui-même malinké, né en pays soussou et arrivé en France à l’âge de 15 ans, le Dr Condé rappelle avoir combattu le régime de Sékou Touré (qui était malinké) dès 1961. «Certes, les Malinkés, qui ont connu de fortes périodes de discrimination dans les années 80, se sont reconnus en moi à l’époque et leur attachement m’honore », a souligné le chef d’Etat guinéen, mais n’a pu s’empêcher de relever que «le numéro deux du Rpg est une femme Soussoue». En conclusion, il a souligné que le tribalisme ne fait pas partie de son itinéraire. «Contrairement à certains cadres de l’opposition, qui pensent que seuls les peuls sont capables de diriger la Guinée, je ne me nourris pas de ce painlà », a-t-il conclu sur le sujet.
ME AMADOU SALL
Comme annoncé dans une de nos éditions précédentes, les avocats de Me Amadou Sall ont déposé une demande de liberté provisoire. A en croire nos sources, le recours est sur la table de la Chambre d’accusation depuis mercredi dernier. Comme les juges ont un délai de cinq jours pour statuer sur la demande des avocats, nos sources renseignent que le dossier doit être enrôlé cette semaineci, soit mardi ou jeudi. Me Sall est en prison depuis le 17 mars dernier pour offense au Chef de l’Etat et appel à l’insurrection. Des accusations que l’ex-Garde des Sceaux a contestées lors de son audition au fond.
PAIERIE GÉNÉRALE
Les apparences étant souvent trompeuses et les postes les plus importants ne sont pas forcément ceux qu’on croit. Les dernières nominations qui ont eu lieu au Trésor ont ceci de bien spécial qu’elles ont libéré un poste très important et donc très convoité par les temps qui courent. Ainsi, après le remplacement d’Abdoulaye Dieng par Daouda Sembène (qui, soit dit en passant est à deux ans de la retraite), et la nomination d’Adama Racine Sow au poste de Trésorier général, c’est la paierie générale qui reste vacante. Un poste très stratégique du fait que le payeur est celui qui décaisse, alors que le Trésorier général met à sa disposition les fonds nécessaires. Qui sera l’heureux remplaçant d’Adama Racine Sow ? Sûr que certains vont aller visiter leur marabout.
ME DOUDOU NDOYE
«Je suis du côté de l’être humain car depuis 1960, tous les souverains d’Arabie Saoudite ont été des compagnons du Sénégal. Ils ont soutenu tous les Présidents, Senghor, Diouf, Wade et maintenant Macky Sall. Ils nous ont toujours aidés quand on avait besoin d’aide budgétaire", a justifié Me Doudou Ndoye à l’émission « Grand jury » de la RFM. Ils ne sont pas nombreux dans son cas, mais l’ancien ministre de la Justice trouve tout à fait normal que le Sénégal envoie des troupes en Arabie Saoudite. Pour lui, c’est une façon pour le Sénégal de rendre l’ascenseur à ce pays qui nous a beaucoup aidé depuis 60 ans. En outre, Me Ndoye a avancé l’argument religieux pour rappeler que l’Arabie Saoudite abrite le tombeau du prophète Mohamed (PSL) et qu’en tant que pays musulman, le Sénégal devrait l’aider.
ME DOUDOU NDOYE (SUITE)
Par rapport aux risques de représailles de terroristes brandis par les détracteurs de la décision, Me Doudou Ndoye a battu en brèche cet argument. «Lorsqu'on décide d’aider quelqu’un qui vous a appuyé pendant 60 ans, on ne pense pas à des représailles. Quand on décide de soutenir un ami, on ne pense pas à des terroristes », a-t-il martelé. C’est en vue d’aider l’Arabie Saoudite dans sa croisade contre les terroristes yéménites que le Sénégal a décidé d’envoyer un contingent de 2 100 Jambars. Mais la décision suscite beaucoup de polémiques. Le ministre des Affaires étrangères Mankeur Ndiaye a même dû se rendre à l’Assemblée nationale pour une séance d’explications avec les députés.
PS VS ME EL HADJI DIOUF
Le Parti socialiste a, en marge de l’Assemblée générale de ses secrétaires généraux tenue ce week-end à sa permanence, apporté la riposte à Me El Hadji Diouf. Ce dernier, dans une sortie récente, a traité le Ps de parti escroc. Mais pour Abdoulaye Wilane, porte-parole du Ps, Me El Hadji Diouf gagnerait à se regarder dans une glace avant de faire de tels reproches au Ps. ‘’Je ne connais pas au Ps d’avocat qui ait été taxé d’escroc par son client au point d’être dessaisi du dossier qu’on lui avait confié. De même, je ne connais pas au Ps un avocat qui a été souvent mis en demeure ou suspendu par ses pairs’’, fulmine-t-il. Non sans ajouter que ‘’le leader du PTP a raté sur ce coup une bonne occasion de se taire et de faire profil bas’’.
MECQUE
Les voyagistes privés sont très remontés contre le commissaire général à l’organisation pour le pèlerinage à La Mecque, le général Amadou Tidiane Dia. Ils comptent manifester leur colère, lors de l’assemblée générale prévue ce lundi 11 mai au siège de l’Union des organisateurs privés du pèlerinage à La Mecque (Unophom), qui sera suivie d’un point de presse. Selon le président de l’Association nationale pour le bien-être des pèlerins à La Mecque (Anbpm), M Samba Diao, il faut s’attendre à des batailles rudes enclenchées par les organisations privées qui dénoncent les décisions unilatérales du commissaire général. Celui-ci aurait tendance à prendre des mesures sans informer ces acteurs qui gèrent 81% des pèlerins. ‘’Il a tenu, en guise d’exemple, la réunion de préparation pour le pèlerinage à La Mecque, au mois de mai dernier, sans daigner associer les voyagistes’’, souligne notre interlocuteur.
DIKTAT
La rencontre d’aujourd’hui sera aussi l’occasion de révéler des approches novatrices passées sous silence par le commissariat général qui manifeste ainsi, selon les privés, une révulsion contre la privatisation du pèlerinage à La Mecque. En dépit de la décision prise par l’Etat d’augmenter le quota attribué aux privés, il est reproché au Général Dia de mettre à l’écart ces voyagistes aussi bien lors de la réunionbilan qui se tient annuellement avec le ministre des Affaires étrangères que lors de la rencontre décisive qui se tient chaque année, en Arabie Saoudite. L’Unophom entend, à cet effet, taper fort pour que cessent de tels agissements contraires aux engagements pris le gouvernement sénégalais.
HANGAR
Par ailleurs, les privés qui s’opposent fermement à cette nouvelle option qui vise à délocaliser les opérations d’inscriptions du Cices vers le hangar des pèlerins de l’aéroport de Dakar, vont l’exprimer de vive voix. ‘’Nous demandons l’arbitrage urgent du Premier ministre et du ministre des Affaires étrangères. Cette mesure impopulaire qui consiste à choisir le hangar de l’aéroport comme nouveau site d’inscription ne passera pas. C’est une décision qui n’agrée personne. Il a fait cette déclaration sans consensus. Nous tenons à ce que les droits des pèlerins soient respectés. Nous préférons le Cices qui respecte les commodités. C’est l’Etat qui organise. Dire que le Cices coûte cher est dénué de logique’’, dénonce-ton.
DEUX MORTS
C'est un week-end macabre que des populations de la banlieue dakaroise ont vécu. D'abord, c'est un certain Tapha Mbengue âgé d'une vingtaine d'années qui a été trouvé pendu dans sa chambre hier, chez lui, au quartier Seydou Nourou Tall 2, dans la commune de Yeumbeul Sud. Selon nos informations, il souffrait de troubles psychiques. Du coup, personne de son entourage pour l’instant ne saurait dire avec exactitude le mobile de son suicide. Ensuite, toujours dans la banlieue de Dakar, et plus précisément à Thiaroye, le corps sans vie d'un ressortissant guinéen qui répondait au nom d'Alpha Sadio Diallo a été trouvé aux abords du centre commercial de Thiaroye. De son vivant, il était un portefaix. Les deux corps sans vie vont faire l’objet d’autopsie et la police a ouvert des enquêtes.
CONSEILS DE ME OUSMANE NGOM : «Méfiez-vous de l’argent»
Plongé dans un mutisme assourdissant depuis près de deux ans, l’ancien tout puissant ministre de l’Intérieur de Me Wade est réapparu ce week-end au Radisson Blu où il était le parrain de la deuxième promotion de l’Institut de management et de la communication (Imc). Devant un parterre d’invités de marque comme l’ex-ministre des Finances Abdoulaye Diop, le maire de Dakar Khalifa Sall, Amsatou Sow Sidibé (ministreconseiller du Président Macky Sall), l’ancien ministre de la Décentralisation Aliou Sow, Me Ousmane Ngom a délivré un cours sur «l’éthique et la responsabilité» aux sortants qui vont découvrir le monde professionnel. Figurant dans la liste des sept dignitaires de l’ancien régime accusés d’enrichissement illicite par le Parquet spécial, Me Ousmane Ngom a pourtant conseillé aux jeunes diplômés : «Vous allez entrer dans le monde professionnel, mais je vous conseille de vous méfier de l’argent», a-t-il dit avant d’invoquer plusieurs anecdotes pour conforter sa thèse. L’ancien premier flic du pays leur a demandé de se faire respecter dans l’exercice de leur métier. A titre d’exemple, il a rappelé un incident intervenu entre lui et l’ancien Président français Nicolas Sakozy. C’est au sortir de cette «confrontation», indique-t-il, que son idée de la «gestion concertée de l’immigration» a remplacée l’émigration choisie dont Sarkozy était le porte-étendard. Par ailleurs, l’ancien parton du défunt Parti libéral sénégalais (Pls), frappé de l’interdiction de sortie du territoire, dit s’être reconverti dans l’agriculture au niveau de la vallée. «Etant donné que je ne peux plus sortir du pays pour les raisons que vous savez, je suis retourné dans la vallée pour faire de l’agriculture. Je me suis alors reconverti en producteur de riz», a-t-il dit avec un brin d’humour. L’ancien ministre de la Santé de Diouf que beaucoup soupçonnent d’avoir faire un deal avec l’actuel pouvoir n’a jamais été inquiété depuis son interpellation rocambolesque à Kolda, lors de la campagne pour les législatives de 2012. Samedi dernier, malgré ses nombreuses anecdotes, il n’a nullement fait allusion à la gestion des affaires de l’Etat encore moins formulé des critiques contre le régime de Macky Sall. Pour sa part, le leader du Mdp, Aliou Sow, a fait quelques insinuations en insistant sur la sacralité de la parole. En Afrique, dit-il en citant Amadou Hampathé Bâ, «on signe par la parole d’abord avant de signer par l’écrit
Coumba Gawlo
La chanteuse à la voix d’or Coumba Gawlo Seck va bientôt lancer un groupe de presse. En plus d’une radio et d’une télé, elle entend également mettre en place une agence de communication. Selon nos informations, elle est déjà de plain-pied dans le recrutement du personnel et les programmes devraient démarrer dès le mois de juin prochain.
Baba Maal
Restons dans l’univers des chanteurs pour parler du leader du Daandé Leniol qui se produisait avant-hier samedi au Zénith de Paris (France) où il a fait le plein et assurait show d’enfer lors de cette soirée. Lors de cette soirée retransmise en direct par la 2Stv, de nombreux rappeurs sénégalais ont fait des prestations. Le lutteur Modou Lô a égayé l’assistance avec ses «Bakk» en l’absence de son adversaire Bombardier. Comme Coumba Gowlo, Baaba Maal envisage également de lancer un groupe de presse dans le Fouta.
Idrissa Seck crée un incident à Salémata
Après Matam, Idrissa Seck se trouve actuellement dans la région de Kédougou où il est en train de tisser sa toile. A Salémata, il a créé un véritable incident «diplomatique ». Selon nos antennes qui le suivent quotidiennement, Idrissa Seck était l’invité des élèves du lycée de la localité dans le cadre de l’ouverture de leur foyer socioéducatif, de même d’ailleurs que le responsable local de l’Alliance Pour la République (Apr). A cette occasion, le président du foyer a pris la parole pour décrire le malvivre quotidien des pensionnaires de l’établissement. Durant son discours, le président de Rewmi s’est montré tellement éloquent qu’à son départ l’essentiel de l’assistance l’a accompagné, laissant sur les lieux le représentant de l’Apr qui écarquillait des yeux rouges de colère.
Lycée Malick Sy
Le lycée Malick Sy organisait ce week-end ses journées culturelles. Et les potaches ont choisi comme parrain le président du Conseil départemental Idrissa Seck. Mais puisque Idy séjourne actuellement dans le Sénégal oriental dans le cadre d’une tournée de remobilisation, il a offert aux meilleurs élèves 7 tablettes derniers cris et une enveloppe de 500.000 F Cfa au gouvernement scolaire.
Mame Abdou Mbaye
Le jeune petit-fils de Mame Cheikh Mbaye qui avait accusé un de ses oncles d’avoir fait main sur des passeports que le chef de l’Etat a octroyés à la famille Mame Cheikh Mbaye de Louga nous a câblés hier pour présenter ses excuses au khalife de la famille de feu Mame Cheikh Mbaye pour avoir fait une sortie dans nos colonnes pour dénoncer l’injustice dont il dit avoir été victime. En définitive, d’après lui, ce qui importe le plus pour le khalife c’est la paix au sein de la famille. Tout est bien qui finit bien.
Cri du coeur
Depuis des années, le parking du centre aéré de la Bceao et les rues adjacentes sont régulièrement inondés par les eaux usées des égouts. Depuis des années, de temps en temps, des camions de l’Onas viennent pomper l’eau. Cela a un effet immédiat, mais il ne résout en rien le problème. Les odeurs nauséabondes, l’eau putride, les relents nauséeux, tout cela affecte beaucoup les populations du quartier, leur santé et leur travail. Les jeunes qui gagnent honnêtement leur vie sur la plage avec leur paillote ne peuvent plus travailler; la bibliothèque de proximité Ker Teere YI / la Maison des livres «ne peut plus ouvrir. Et cela est scandaleux puisque les enfants dans la rue marchent dans ces eaux!».
Diourbel fâché
La fédération départementale Pds de Diourbel est en ordre de bataille pour la reconquête du pouvoir en 2017. Les libéraux de Diourbel ont mis sur pied un comité de pilotage composé de Khadim Guèye président du Conseil départemental, Mbaye Diakhaté adjoint au maire et Bassirou Ndiaye membre du comité directeur. D’après eux, Diourbel reste complètement oublié par le régime de Macky Sall. Les libéraux dénoncent «le détournement d’objectifs commis par Khassoum Wone qui distribue des fonds à ses partisans alors que cet argent a été récoltés au nom du Collectif des Anciens Élèves de Diourbel (Caed) et destinés à la réfection du Cemt de Diourbel.
Journée Sérigne Bara
C’est avant-hier samedi que s’est tenue au Cices la journée culturelle et religieuse de Cheikh Mouhamadou Lamine Bara Mbacké, fils de Serigne Touba. Cette 10ème édition a été dédiée à Serigne Souahibou Mbacké fils Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme. Elle a permis aux organisateurs de rappeler les hauts faits du parrain, afin d’encourager, selon le coordonnateur Serigne Khadim Awa Ba Mbacké, les hommes à s’inspirer de la sagesse du marabout et que les jeunes à parfaire leurs éducations coraniques. Devant des membres du gouvernement, dont l’ex-ministre de la Femme le Dr Anta Sarr Diackou, le ministre de l’industrie et des mines Aly Ngouille Ndiaye, Serigne Bassirou Khadim Awa Ba Mbacké, coordonnateur National a rappelé tous ce que Macky Sall a fait pour le mouridisme.
Femmes pour l’émergence
Après Pikine, Dakar, Thiès, Fatick, Diourbel, Ziguinchor, Sédhiou, Kolda et Louga, Saint-Louis sera la prochaine étape de la caravane des financements du Réseau des Femmes pour l’Emergence (Refeme). Pour une réussite de cet évènement prévu la semaine prochaine, une forte délégation du ministre en Charge de la Microfinance et de l’Economie Solidaire conduite par M. Djiby Diallo chef de cabinet sillonne actuellement la région de Saint-Louis. L’équipe du ministère de Moustapha Diop a déjà fait les collectivités de Gandiol, Richard-Toll et Dagana.
Soldat au Yemen
Même sir le chef de l’Etat déjà donné sa parole d’envoyer 2100 soldats au front à Yemen, il risque de faire face à une résistance farouche de certaines populations. Un collectif «BouJambarDem» va être porté sur les fonds baptismaux. Les organisateurs préparent une marche pacifique mercredi 13 Mai.
Porteur de projet
C’est Yaye Souadou Fall de l’Institut supérieur de management (Ism) qui a remporté samedi le trophée du meilleur jeune porteur de projet organisé par la Fondation Friedrich Naumann. La cérémonie s’est tenue à l’Ecole supérieure polytechnique de Dakar en présence des étudiants. Au total, vingt (20) projets pour autant de candidats âgés de moins de 35 ans venus de plusieurs Instituts de formation de la place et de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), étaient aux prises. Mais au final, Yaye Souadou Fall de l’Institut supérieur de management (Ism), a remporté la palme. Elle a présenté un projet axé sur le «Recyclage des pneus en en carreaux»
Jeunes pour l’émergence
La caravane jeunesse pour l’émergence de la Cojer conduite par la Coordonnatrice Nationale Thérèse Faye Diouf a sillonné ce weekend les communes de Dakar Plateau, Hann Bel-Air et Gorée. Ayant pris part au rond-point de la Médina, la caravane est passée par Sandaga, l’avenue Lamine Guèye avant de tenir un grand rassemblement au rond-point Pertersen. Il y avait la Yakham Mbaye secrétaire d’Etat à la Communication, Salif Keita secrétaire général de l’Anpej. Le député Demba Diop dit Diopsy a envoyé une forte délégation. Thérèse Diouf a magnifié la mobilisation des jeunes et les a invités à s’inscrire massivement sur les listes électorales. A Hann Bel Air, Thérèse Faye a salué « l’unité retrouvée entre les responsables du parti » et les a exhortés à oeuvrer ensemble pour la réélection du Président Macky Sall. A Gorée, la caravane a été reçue par le maire Augustin Senghor, l’imam et l’abbé. Le maire a félicité les jeunes pour leur initiative et a rappelé les relations privilégiées qu’il entretien avec le Président Macky Sall. Dans sa communication, Thérèse Faye a souligné que le Président Macky Sall a fait beaucoup de réalisations en trois ans au pouvoir. En faveur des jeunes, dit-elle, le Président a mis en place dispositif efficace capable de répondre à leurs préoccupations.
Thérèse Faye fustige…
La proposition faite par le Parti socialiste (Ps) sur le référendum pour la réduction du mandat a fait sortir de ses gonds la coordinatrice de la Convergence des jeunesses républicaines (Cojer). Pour Thérèse Faye Diouf qui, lors d’un meeting à Ndakaaru-Plateau a mis en demeure le Ps. «On est encore surpris de voir, au moment où le Secrétaire général du Ps la rappelait a l’ordre, cette même jeunesse fait encore des sorties incendiaires contre (SMS). La stratégie est très bien comprise par les (Sunugaaliens). Le Ps n’a qu’à prendre ses responsabilités par rapport à la coalition Bby. Je voudrais attirer l’attention des (Sunugaaliens) sur le jeu de micmac des socialistes. La position du Ps est très louche» a ajouté Thérèse Faye. Selon la directrice des cases des «Tout petits», le Ps est un parti très discipliné où on respecte souvent les orientations et la ligne tracées.
…Le «yoyo» du Ps et…
Donc, dit-elle: «Si le Secrétaire général donne une instruction, toutes les autres structures doivent le suivre. Le fait qu’aujourd’hui les jeunes du Ps aillent dans le sens contraire des propos de Tanor Dieng montre le jeu de yoyo politique auquel se livre le Ps». Mais estime-t-elle, «Ce n’est pas ainsi que le Ps va bénéficier de la confiance des populations. (SMS) a de l’estime pour le Sg du Ps, et respecte les engagements qu’il a pris envers ses alliés du début jusqu’ici. Ils ne leurrent pas l’Apr, mais le peuple nous jugera en 2017». D’autant plus que «l’Apr n’est pas là pour instituer le diktat dans la coalition Bby. Quels que soient les candidats issus de Bby autres que (SMS), ils ne pourront pas dire du mal du bilan de ‘(SMS) parce qu’ils sont tous comptables».
…Le met en demeure
Thérèse Faye Diouf a aussi étalé toute sa colère au sujet de la polémique sur le référendum. «Je leur demande de prendre leurs responsabilités. Ce n’est pas au Ps de définir l’agenda institutionnel par rapport au référendum. Ce n’est pas parce que le Ps l’a dit que le référendum se tiendra en 201», dit-elle en précisant : «C’est au chef de l’Etat de dire à quelle date et comment. Seul le président de la République est habilité à fixe le calendrier électoral. C’est très clair, il est le gardien de la Constitution. A mon avis, c’est une proposition inopportune mais aussi, cela prouve qu’ils sont dans une dynamique de mettre les bâtons dans les roues du gouvernement et c’est regrettable».
Emotion
Selon nos capteurs qui ne lâchent pas Mara Seck d’une semelle, depuis le début de sa tournée de proximité à l’intérieur du pays, ce dernier a été particulièrement ému par certaines scènes. D’après nos machins, il a été très indigné face à l’état d’abandon des localités visitées et de leurs populations. Il a été partout sollicité pour des problèmes de manque d’eau, d’électricité, de voies d’accès, d’infrastructures scolaires. A Salémata, Ndamal Kajoor a constaté que c’est une tente en paille qui sert de bureau au proviseur, au censeur et de salle des professeurs. Mara a également visité le district sanitaire de Kédougou, et a été particulièrement touché par l’insuffisance du personnel et du plateau médical, avec des évacuations journalières vers Tambacounda en l’absence de gynécologue, de pédiatre, de chirurgien.
Café Marron
Le Collège pour l’animation et la fidélisation de l’électorat du Président (Café Marron) salue la décision de SMS d’envoyer 2100 soldats en Arabie Saoudite. Dans un communiqué qu’ils ont rendu public, hier, les animateurs dudit cadre soulignent que «le (Sunugaal), pays membre de l’Oci, a l’obligation de figurer parmi ceux qui doivent protéger la Mecque». Pour le Café Marron, «le (Sunugaal), à l’instar du Maroc, de l’Egypte et du Soudan, doit envoyer des soldats en Arabie Saoudite pour protéger les lieux saints de l’islam menacés depuis quelque temps par la présence de terroristes au Yémen». Le Café Marron invite les compatriotes à «ne pas verser dans la polémique stérile agitée par des individus qui peinent à prouver la non-pertinence de l'option du gouvernement d'envoyer des troupes en Arabie Saoudite». Visez la suite…
Café Marron (bis)
Les animateurs de ladite structure indiquent que «la nation (sunugaalienne), encore une fois, répond au rendez-vous de l'histoire», soulignant que la décision de SMS n’est qu’une continuité. «Des gens malintentionnés et avec des arrière-pensées électoralistes passent le plus clair de leur temps à chercher la petite bête à (SMS) en tirant à boulets rouges sur tout ce qu’il fait. Comme d’habitude, c’est par médias interposés qu’ils s’illustrent, se couvrant ainsi de ridicule et de honte», fulminent ces responsables «apéristes». Pour le Café Marron, «dire que le Yémen est un mouroir», «c’est manquer de respect aux vaillants militaires ‘Diambars’». La mouvement précité estime qu'«il est du devoir de chaque citoyen de participer, de près ou de loin, à cette opération en cherchant à encourager et à féliciter les troupes par des déclarations responsables et par des prières pour une réussite totale».
Bakhaïda bénit…
SMS peut compter sur le soutien de Cheikh Al Hadramé Bakhaïda Aïdara Oul Cheikh Sadbouh Chiby, président du Mouvement jeunesse Khadre qui, lors de la commémoration du 98e anniversaire du rappel à Dieu du guide spirituel de la Tariqa Khadriya, Cheikhna Cheikh Saad Bouh, samedi, a béni l’envoi de 2100 soldats en Arabie Saoudite. «Il n’y a pas une mission plus noble que d’aller assurer la protection des lieux saints de l’islam. Si on aime l’islam, on doit aimer son Prophète. Et le salut du genre humain et surtout du musulman, passe forcément par la foi et l’action», a lancé le guide, devant des milliers de personnes à Pikine. Et de renchérir : «Quand un débat se pose au (Sunugaal), tout le monde se comporte en donneur de leçon. Et on voit le mal partout. Il faut qu’on arrête cette façon de procéder. Ce qu’il faut faire, c’est de prier pour que ces soldats partent en paix et reviennent en paix. Le reste, ça peut s’éviter».
…L’initiative de SMS
Chérif Bakhaïda Aïdara s’est, par ailleurs, dit contre la réduction du mandat du Président de 7 à 5 ans. «Le Président doit laisser son mandat à 7 ans et continuer d’absorber le passif social. C’est de ça dont a plutôt besoin. A quoi bon le réduire si on sait qu’en 5 ans, il n’est pas possible de faire grand-chose. Il faut mettre fin à ce débat et se concentrer sur la demande sociale», a-t-il recommandé au maire de la ville de Pikine, Abdoulaye Timbo, présent à la manifestation. Sur un autre régistre, le guide de la jeunesse Khadre a indiqué que le musulman est, entre autres, celui qui reconnaît la «réalité primordiale» tout en étant «l’incarnation des évolutions humaines» surtout, dans le domaine de la sagesse et de l’équité. Cela, pour «assurer un séjour harmonieux de l’humanité sur cette planète». «De toute manière, Cheikhna Cheikh Saad Bouh a toujours perçu ce dernier comme un dosage entre foi, courage et responsabilité, matière et esprit, corps et intellect, philosophie et action. Il n’y a point d’excellence, de distinction, de mérite que dans l’équilibre et le juste milieu», a confié Chérif Bakhaïda Aïdara.
Ali Ngouille
Il y avait vraiment de l’émotion cette après midi dans le domicile de Adama Ka cette handicapée motrice victime d’un viol suivi de grossesse et qui a récemment accouché d’un garçon qui porte le nom de Makéré Ndiaye un bienfaiteur de la ville. Le ministre Ali Ngouille Ndiaye, accompagné d’une forte délégation, est venu apporter son soutien à la maman de la victime, Faty Ka une ménagère sans activité. Depuis qu’elle a accouché la semaine passée, les Dahrois ont organisé une collecte de dons pour soutenir la handicapée qui vit seule avec sa mère dans une case en paille au quartier périphérique de Ndiambor dans la commune de Dahra. Sur place le ministre était très touché par les conditions très précaires dans lesquelles se trouvent la handicapée, sa maman et l’enfant. Il s’est ainsi engagé à construire une chambre comportant une salle de bain pour la prise en charge correcte de l’handicapée qui, rappelons-le, fait tous ses besoins sur place. Le ministre lui a également promis une assistance en vivres pour permettre à sa maman de mieux s’occuper d’elle et de son bébé.
On réclame la tête…
Reparlons de l’affaire Mame Mbaye Niang, pas le ministre apériste de la Jeunesse, mais le libéral, conseiller municipal de la ville de Touba qui avait été pris puis jugé pour conduite en état d’ivresse et condamné à un mois avec sursis. C’est pour signaler que ses déboires ne sont pas terminés. Seulement ses déboires ne font que commencer. Des jeunes de l’Apr outrés par ce comportement qui n’honore pas la ville sainte vont initier une pétition pour réclamer son départ de l’institution dont les membres ont été choisis par le khalife lui-même. «Nous ne voulons pas d’ivrogne dans notre conseil surtout dans une ville où la consommation d’alcool est interdite», a dit d’emblée Matar Diop président de la commission jeunesse au conseil municipal de Touba en marge d’une manifestation publique de son parti à Mbacké. Le jeune républicain de poursuivre : «Nous le regrettons et nous considérons que c’est même une catastrophe pour la ville religieuse comme Touba». Visez la suite…
…De Mame Mbaye Niang
«On l’a élu conseiller municipal parmi tant d’autres citoyens de la ville de Touba pour qu’il travaille pour le Khalife général des mourides. En plus, l’homme en tant que tel fait partie d’une famille religieuse parce que son grand-père est Cheikh de Khadimou Rassoul, du coup il dispose de nombreux talibés dans Touba et à travers le (Sunugaal). Donc il est en train de salir la peau de la commune de Touba», dit-il. Comme première mesure conservatoire les jeunes de l’Apr de Touba demandent au maire de la commune de Touba, que Mame Mbaye Niang ne fasse plus partie d’une quelconque délégation qui doit représenter la municipalité de Touba quelle que soit la nature de la cérémonie dans et en dehors de Touba parce que cela risque de ternir l’image de Touba et de la municipalité. «C’est moi-même en tant que jeune conseiller qui vais porter ce combat pour qu’à la prochaine session du Conseil municipal pour qu’il soit démis de ses fonctions de conseiller et remplacé par quelqu’un d’autre».
PAR IDI FALL
ALLER OU NE PAS ALLER À LA MECQUE ?
Ce qui se passe au Yémen est un poker-menteur entre l’Iran et l’Arabie Saoudite. Le Sénégal se devrait donc d'être prudent avant de mettre son pied dans une guerre qui n’est pas la sienne !
Dans un récent éditorial Madiambal Diagne, administrateur du groupe Avenir Communication, éditeur du journal Le Quotidien, défendait l’envoi de troupes sénégalaises en Arabie Saoudite. Un de ses arguments : «le risque zéro n’existe pas dans un conflit du genre, surtout dans une région en proie à des tensions militaires exacerbées par l’intervention du royaume wahhabite pour sauver un régime yéménite… dernier verrou contre… l’Iran, dont les visées sur les lieux saints de l’islam sont un secret de polichinelle»…
En effet le risque zéro n’existe pas. Une guerre, on sait quand on la commence mais on ne sait jamais quand la terminer. Et pour sauver quel régime yéménite ?
Je prends un raccourci. Le Président Abdallah Saleh jette l’éponge et passe le relais à son vice-président, Abd Rabbu Mansour Hadi. Le «printemps arabe» a produit des épines : un conflit entre les Houthis (Chiites) et les Islah (Sunnites), assimilés à Al Qaida. Les Houthis finissent par prendre le dessus et s’emparent de Sana’a, la capitale. Hadi prend la fuite. L’Arabie Saoudite dit que c’est un coup d’État. Hadi revient sur sa décision pour clamer qu’il est toujours le président légitime. L’Arabie Saoudite va en guerre au Yémen. Qu’est-ce que le Sénégal va faire dedans ? L’argument de «sécuriser les lieux saints de l’Islam» c’est nous jeter de la poudre aux yeux.
Contrairement à ce qu’écrit Madiambal Diagne, les rebelles «Houthis» n’ont pas le même objectif que DAESH ou Etat Islamique. Après l’invasion américaine de l’Irak en 2003, une poignée d’anciens moudjahidines de l’Afghanistan met sur pied une franchise locale d’Al-Qaida et se dissocie de la maison-mère. Son leader, le Jordanien Abu Bakr al-Baghdadi al-Husseini al-Qurayshi, est surnommé l’émir des musulmans ou calife Ibrahim. Il se dit descendant direct du prophète Mohammed et successeur d’Othman ibn Affa que nous appelons Ousmane, le troisième calife qui a ficelé de manière définitive le Coran.
Washington, qui avait déjà emprisonné Baghdadi puis l’avait relâché, offre aujourd’hui 10 millions de dollars pour sa capture. C’est peu, comparé aux 25 millions de dollars de récompense pour mettre la main sur l’Egyptien Ayman al-Zawahiri, successeur d’Ossama Bin Laden. N’est-ce pas révélateur ?
POURQUOI LE SÉNÉGAL NE DEVRAIT PAS FAIRE LA DANSE DU VENTRE ENTRE TÉHÉRAN ET RIYAD
L'une des conséquences de la chute du mur de Berlin en 1989 a été le départ de Siad Barre, président de la Somalie de 1969 à 1991. Depuis, ce pays vit dans le chaos. L’argument avancé pour justifier une intervention militaire c’était de contrer le terrorisme. Les Shabaab continuent leurs attaques meurtrières et viennent encore de prouver leur capacité de nuisance à l’université de Garissa après un terrible bain de sang au centre commercial Westgate de Nairobi. Le Kenya paye le prix de son implication ARMÉE en Somalie...
Pareil pour l'Ouganda qui est militairement présente à Mogadiscio. En juillet 2010, en pleine Coupe du monde de football plus de 70 jeunes ont péri dans un double attentat à Kampala. Les exemples ne manquent pas et il faudrait tirer les leçons du passé.
HIER, AUJOURD’HUI ET DEMAIN
Après les attentats du 11 septembre 2001, les États-Unis ont envahi l’Afghanistan puis l’Irak. Les Talibans ont été renversés puis Saddam Hussein, pris dans son trou à Baghdâd. Plus de dix ans après, Washington ramène ses «boys» à la maison. Les «barbus» sont toujours là et même plus nombreux. Talibans en Afghanistan ! Talibans au Pakistan ! Islamistes en Tchétchénie ! Al Qaida dans la Péninsule Arabique ! Daesh ou Etat Islamique ! Al Qaida au Maghreb Islamique ! Boko Haram au Nigeria et que sais-je encore ?
Tous ces groupes sont, pour la plupart, sunnites. Ils prêchent un Islam dit radical. Au nom de leur Charia, ils décapitent, flagellent et coupent des bras. L’Arabie Saoudite fait pareil. À Riyad et à La Mecque, on découpe, on taillade, on flagelle ; les femmes saoudiennes n’ont même pas le droit de porter un pantalon encore moins de conduire une voiture. Amnesty International et Human Rights Watch peuvent s’en émouvoir, mais nos princes n’en ont cure. Ils sont ivres de pétrole et repus de pétrodollars. Tout le monde veut leur manger dans la main… Le baisemain est de rigueur pour entrer dans la Cour du roi Salomon, je voulais dire Salman, qui vient juste de procéder à un remaniement ethnico-familial de son royaume.
DÉMOCRATIE À LA SAUCE SAOUDIENNE
Envoyer des soldats sénégalais dans l’un des pays les plus racistes et des plus intolérants au monde posera un premier problème sur le choix des Jambars qui vont partir. Ils ne pourront être que des musulmans, ce qui remet en question la laïcité de notre pays. Ensuite, notre armée n'est pas entrainée contre le terrorisme. Elle n'en a pas les moyens. Après tant d’années, elle n’a pas été en mesure de venir à bout des rebelles en Casamance.
Nous avons une armée qui a fait ses preuves surtout dans des opérations de maintien de la paix. Au Rwanda, le capitaine Mbaye Diagne est un héros grâce à son comportement pendant le Génocide. En République centrafricaine, pour faire cesser les horreurs entre chrétiens et musulmans, le général Babacar Gaye est chef de la mission onusienne. Il avait déjà fait ses preuves en République démocratique du Congo. Bien avant lui, un autre Sénégalais, le général Lamine Cissé, avait été en Centrafrique. Pour ne citer que ceux-là et dire que l'une des forces de notre armée, c'est la «NEUTRALITÉ».
BEYY, CI SA WE (*)
En wolof nous disons : «pour labourer la terre, il faut commencer à ses pieds». Au nom du maintien de la paix au Mali, nos soldats sont à Kidal, berceau de toutes les rébellions maliennes. Les «accords d’Alger» sont annoncés pour être signés à Bamako. Malgré tout, les attaques se poursuivent sur le sol malien, notre voisin d’à côté. Que sont devenus les jeunes Sénégalais qui étaient au sein du Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) qui avait occupé le Nord malien ? Des "Senegaali" s'affichent ouvertement au sein de l'Etat Islamique. Des islamistes sont présents dans certaines mosquées à Dakar, dans les régions de Louga, Kaolack et du Fleuve. Il y a même eu des arrestations en Casamance. Face à tous ces dangers, le Sénégal, absent du G5 du Sahel pour contrer le terrorisme régional, veut envoyer des troupes en Arabie Saoudite ? Les risques sont trop grands. C’est comme faire du «bana bana» en diplomatie.
L’ENJEU VAUT-IL LA CHANDELLE ?
Certes le Plan Sénégal Emergeant (PSE) doit trouver financement. L’Etat espère décrocher plus de 100 milliards de francs CFA de son partenaire saoudien qui a déjà injecté plus de 150 milliards dans le pays. Mais devrait-on sacrifier la paix et la sécurité de notre pays dans une campagne pour la réélection du président Macky Sall ? Ce qui se passe au Yémen est un poker-menteur entre l’Iran et l’Arabie Saoudite. Tous les pays arabes qui soutiennent Ryad ont refusé d’engager des troupes. Même le Pakistan beaucoup plus puissant que nous a rejeté, de manière courtoise, l'appel des sirènes saoudiennes. Le tout petit «Pays de la Téranga» se devrait donc d'être prudent avant de mettre son pied dans une guerre qui n’est pas la sienne !
Idi Fall
Journaliste basé à Arlington, Virginie, aux Etats Unis
(*) Charité bien ordonnée commence par soi-même (en wolof)
PAR BENOÎT NGOM
L’ATOUT-CRÉDIBILITÉ
L’élection à la Présidence de la BAD de madame Cristina Duarte, ministre des Finances du Cap-Vert, serait un signal fort de l’Afrique qui marque son attachement irréversible à la promotion de la Femme et à l’égalité des Genres
Techniquement et moralement bancable ! La trajectoire académique et le parcours professionnel de Cristina Duarte sont une agrégation de plus-values. Ethique, rigueur, compétence, patriotisme et ouverture constituent l’archipel d’avantages comparatifs, telle sa terre natale, le Cap-Vert.
Posé par la nature dans l’Atlantique, ce pays est un ensemble d’îles qui brille par la qualité de son personnel politique et ses efforts pour une qualité de vie de ses habitants. Dans ce ciel de grâces, la candidature de Cristina Duarte à la Présidence de la Banque africaine de développement représente bien plus qu’une perspective de sacre d’une femme. Éclairée par les Etats-parties, elle est une étoile étincelante pour l’institution financière africaine.
En finances comme dans la vie courante, le crédit est un atout dans la distribution des marques de confiance. Très souvent, la dévolution se résume à un exercice de délégation de confiance, donc de souveraineté d’une personne physique ou morale. Pour l’Afrique, le mois de mai est un rendez-vous des décideurs avec leur personnel humain. L’enjeu est la clé de la grande institution financière qu’est la Banque africaine de Développement. Il exige des gouvernants que des mains expertes et à la probité établie gardent la signature de cet instrument de progrès économique et social.
Un souffle de gouvernance mondiale traverse ce contexte, avec son lot de défis aux systèmes politiques et aux organisations internationales. La démocratie internationale a ses laideurs ; ce qui n’empêche pas les hommes libres, ces habitants d’un idéal de Justice et de Paix, de célébrer ses vertus lisses dont la crédibilité du pays d’origine du dépositaire d’une source de pouvoir. Les candidats ne peuvent échapper à cette règle du jeu. En effet, chaque pays, en fonction de son système politique, de son degré d’attachement à la bonne gouvernance, se voit décerner une étiquette au niveau international. Cette marque se reflète naturellement dans le niveau d’estime dont jouissent les citoyens du pays concerné.
La nationalité est une réalité juridique consubstantielle à la nation, une construction à la fois de droit et de dévotion sociétale. L’élection doit être, certes, la sanction du cursus honorum d’un candidat le plus conforme aux attentes liées à une fonction, mais il est juste, au regard de la culture d’adhésion à des principes universels, que cette compétition marque également la reconnaissance, par la société internationale, des efforts fournis par un pays dans la bonne gouvernance nationale et dans sa pratique diplomatique. Ce sont ces différents aspects qui constituent le moule des pratiques politiques et économiques du candidat qui a souvent été, à des degrés de responsabilités divers, un des acteurs de la vie publique de son pays. C’est à partir de ce moment seulement qu’il peut donner une pleine expression de ses aptitudes à commercer avec le reste du monde dans la fusion des convergences et la célébration de la diversité.
LA RENTE DE LA BONNE GOUVERNANCE
Plus qu’un horizon, la démocratie internationale est l’habitacle d’un Cap-Vert résolument tourné vers la fructification de ses fonds humain comme technique et les rencontres enrichissantes. Le Cap-Vert fait partie de ces pays africains qui font la fierté du Continent par la persévérance et l’endurance de sa population que la mère nature n’a point favorisée, mais aussi par la qualité de son personnel politique qui, au bout d’à peine deux décennies, a montré son attachement à la démocratie en faisant de l’alternance politique, denrée rare ailleurs dans le Continent, un produit de consommation traditionnel ; mais bien plus, en érigeant la Bonne Gouvernance et le faible niveau de corruption à un niveau rarement égalé sous nos cieux.
Ainsi, contre toute attente, le Cap-Vert, dépourvu de ressources naturelles, ne disposant que de 10% de terres arables et de très peu d’eau douce, baignant dans le climat aride du Sahel, devant importer 85% de ses besoins alimentaires, est passé, grâce à des réformes institutionnelles heureuses et courageuses, de pays à faible revenu au statut de pays à revenu intermédiaire. A tout cela, il convient d’ajouter que le PIB par habitant, malgré tout, est nettement supérieur à la plupart des pays africains et que son indice de développement humain le situe en troisième position après les Seychelles et l’Ile Maurice.
LA RESSOURCE HUMAINE, UN TRÉSOR…
La ressource humaine, à travers une volonté ferme d’introduire des changements qualitatifs, est la première «ligne de crédit» sur laquelle compte cet archipel. Ce succès, le Cap-Vert le doit certes à l’engagement de ses citoyens à l’intérieur du pays mais aussi à la détermination patriotique d’une diaspora qui, par l’importance, la constance et la stabilité de ses transferts d’argent, a permis de soutenir la croissance économique du pays et contribuer incontestablement à la lutte contre la pauvreté des couches les plus vulnérables de la société.
Ce pays a su également tirer profit des progrès démocratiques. La stabilité et la bonne gouvernance ont favorisé le développement touristique et économique du pays auquel les Institutions financières internationales, comme les tour-operators, font confiance.
Dans une autre mesure, ce pays est à la croisée des routes. Sa proximité géographique avec l’Europe peut être un avantage pour l’Afrique. Le Cap-Vert, grâce à son appartenance à différentes aires culturelles et linguistiques, est au carrefour de nombreuses options diplomatiques. Ainsi, en signant, en décembre 2010, la déclaration commune portant création de la Macaronésie (ou les iles de l’Atlantique, espace politique et de coopération régionale renforcée), le Cap Vert a consolidé son ancrage à l’Union Européenne.
COMBATS D’HIER, PROGRÈS D’AUJOURD’HUI
Cette ouverture aux vents bienfaisants de la coopération internationale n’est pas un facteur de distanciation avec les pôles traditionnels. En effet, le Cap-Vert est profondément attaché à la communauté lusophone, notamment à travers des liens culturels et commerciaux très profonds avec le Portugal. Il entretient également un partenariat privilégié avec les Etats lusophones du Sud, dans le cadre de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP).
Dans cette logique, le Cap-Vert a également renforcé ses liens avec l’Angola et le Brésil. Au-delà des engagements du présent, l’Afrique lusophone est le territoire d’une résistance en partage. Composée de pays qui ont acquis tous l’indépendance dans la douleur, cette partie du continent a donné à l’Afrique de dirigeants qui ont marqué la conscience de la jeunesse des indépendances. Parmi ces leaders, nous pouvons citer Amilcar Cabral, Président du Parti de l’Indépendance de la Guinée Bissau et des Iles du Cap-Vert, Agostinho Neto, Président du Mouvement pour la Libération de l’Angola et Samora Machel, Président du Front pour la Libération du Mozambique. Ces dirigeants ont permis à leur peuple d’accéder à l’indépendance dans la dignité et la plus grande fierté. Le reste, naturellement, devait dépendre du comportement social et politique de l’Elite qui devait gérer leur héritage.
A cet égard, l’Elite politique du Cap-Vert a essayé de se montrer digne du legs de Cabral et ses Camarades. Ainsi, il convient de citer le Président Pires qui a été gratifié du Prix Moh Ibrahim pour son comportement exemplaire dans la gestion de son mandat politique et pour son acceptation des règles démocratiques, particulièrement celle de la limitation des mandats. Ces mêmes éloges peuvent être rendus à l’éminent juriste et ancien Président de la République Antonio Mascarenhas.
Mais, en dehors des aspects purement politiques, certains pays lusophones comme l’Angola et le Mozambique présentent aussi des perspectives économiques prometteuses pour l’évolution du Continent. Ces pays lusophones d’Afrique sont un réel trait d’union avec un des grands acteurs des relations économiques internationales qu’est le Brésil dont l’évolution économique peut servir d’exemple aux pays africains. Pour toutes ces raisons, la présence d’un Représentant d’un de ces pays à la tête de BAD serait un signal fort dans l’attachement de l’Afrique à sa relation historique avec l’Amérique latine.
AU-DELÀ DES PRÉJUGÉS SEXISTES ET CULTURELS
S’il est temps qu’advienne le tour d’un pays lusophone à la Haute gouvernance de l’Economie et des Finances de l’Afrique, il sera également permis de dire qu’il est temps que l’ascension de la Femme africaine à ces sommets ne se heurte plus au plafond de verre des préjugés sexistes, politiques ou culturels. L’ascension de la Femme vers les plus hauts sommets de la Gouvernance nationale et internationale est un processus irréversible comme l’atteste l’accession de Madame Christine Lagarde à la tète du FMI ou comme peut le confirmer la candidature de Madame Hilary Clinton à l’investiture démocrate dans la perspective d’une candidature à la Présidence des USA en novembre 2016.
Les Responsables Africains doivent savoir que l’Afrique, plus que tout autre continent, pour combler son retard abyssal, a besoin de mobiliser l’ensemble de ses enfants. En clair, l’Afrique ne peut se permettre de marginaliser ou d’incapaciter plus de la moitié de sa population pour des raisons de convenances culturelles ou pour satisfaire des réflexes primaires de domination du fait du genre.
La promotion des femmes africaines, quand elle s’appuie sur nos valeurs fondamentales de civilisation, peut ne pas poser de problèmes majeurs. En effet, depuis le royaume des Candaces jusqu’aux derniers royaumes africains, le rôle politique des femmes a été reconnu dans la plupart des pays du continent. A cet égard, nous pensons que l’exemple récent du Sénégal peut nous conforter dans ces dires. En effet, ce pays, sans contestation excessive des pouvoirs religieux ou politiques, a pu adopter une loi garantissant la parité homme-femme dans toutes les fonctions électives. Ainsi, l’Assemblée Nationale actuelle du Sénégal a été composée sur la base de l’égalité presque parfaite en nombre entre Femmes et Hommes.
FAIRE JUSTICE À LA FEMME
En vérité, les peuples africains n’ignorent pas qu’en toute objectivité, la responsabilité de la situation actuelle de l’Afrique est globalement de la responsabilité des hommes. De ce fait, un sentiment de simple justice, généralement partagé, veut que chaque fois que cela est possible, on puisse laisser la femme tenter sa chance au nom de la communauté. Ceci a pu affaiblir certaines poches de résistance et favoriser l’accession de personnalités féminines aux plus hauts sommets de la Gouvernance par voie d‘élection comme Madame Jonhson Sirleaf, Présidente de la République du Libéria et Madame Nkosana Dlamini-Zuma à la tête de la Commission de l’Union Africaine, ou par voie de cooptation comme Madame Catherine Samba-Panza, Présidente de la République Centrafricaine.
Dans cet esprit, l’élection à la Présidence de la BAD de Madame Cristina Duarte, Ministre des Finances, parfaite polyglotte ayant une expérience confirmée de la gouvernance internationale, serait un signal fort de l’Afrique qui marque son attachement irréversible à la promotion de la Femme et à l’égalité des Genres.
Par le Professeur Benoit NGOM, Président Fondateur de l’Académie Diplomatique Africaine (ADA)