La décision prise par le président de la République Macky Sall d'envoyer 2 100 soldats sénégalais en soutien à l'Arabie Saoudite charrie une foultitude de commentaires, non pas seulement au niveau de l'opinion, mais également au sein de Benno bokk yaakaar où l'on peine à parler le même langage sur la question.
Secouée ces temps-ci par une crise interne, la coalition de la mouvance présidentielle a toujours du mal à parler le même langage sur des questions d'actualité comme l'envoi de troupes sénégalaises en Arabie Saoudite. Benno Bokk Yaakaar reste ainsi partagé sur cette décision prise par le président de la République Macky Sall juste après son retour d'Arabie Saoudite.
Si certains alliés soutiennent la décision d'envoyer des soldats en Arabie Saoudite, d'autres par contre manifestent leur refus. Parmi ceux-ci, Yoonu askan wi. Ce parti de la gauche sénégalaise, dans une déclaration conjointe avec Mom sa Rew de Malick Noël Seck, dit "non à tout envoi, aujourd'hui ou demain, de troupes sénégalaises en soutien à la coalition montée par l'Arabie Saoudite".
YAW : "Les arguments avancés par l'Etat ne sont pas solides"
"Nous refusons que le soldat sénégalais soit ravalé au rang de tirailleur de l'impérialisme qui est le co-responsable de l'assassinat des Sankara, Um Nyobé, Moumié, Lumumba, Cabral, Mulélé, de Saddam Hussein et Kadhafi. Mais aussi co-responsable des politiques qui tuent les peuples d'Afrique et sèment le désespoir parmi sa jeunesse", fulminent les camarades de Madièye Mbodj. Ce dernier, joint hier au téléphone, renchérit que "les arguments qui ont été invoqués pour justifier cet envoi semblent assez légers". Cela, d'autant que "cette guerre n'est pas une guerre religieuse, mais plutôt des intérêts géostratégiques qui sont en jeu".
Face aux députés de la douzième législature, lundi dernier, pour leur délivrer un message du chef de l'Etat sur la question, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur, Mankeur Ndiaye, a précisé que le Sénégal n'allait pas en Arabie Saoudite pour faire la guerre. Mais, a-t-il ajouté, "si la situation évolue, on évaluera".
Cela veut dire, selon Madièye Mbodj, "qu'on est dans l'incertitude parce qu'on ne peut pas envoyer des soldats dans une zone de guerre et dire qu'on ne va pas faire la guerre". "Ça, ce n'est pas solide", rumine le porte-parole de YAW, persuadé que "cette guerre n'est pas la nôtre en ce sens que "l'Arabie Saoudite est dans une stratégie de concurrence avec l'Iran dans cette zone pour le contrôle des routes du pétrole".
Et de ce fait, "le Sénégal n'a pas sa place dans cette guerre et ne peut non plus arbitrer un quelconque conflit". "Qu'on dise aux gens que l'Arabie Saoudite est un pays traditionnellement ami du Sénégal, on peut comprendre, mais qu'on veuille maintenant présenter notre solidarité comme une solidarité pour la défense des Lieux Saints de l'Islam, c'est pour amadouer l'opinion", persifle Madièye Mbodj.
Pr Mbow : "Ceux qui pensent que le Yémen est loin de nous n'ont rien compris"
D'avis contraire, le leader de l'Union citoyenne (Uc/Bunt Bi) estime que le Sénégal a bel et bien sa place dans cette guerre puisqu'il est indirectement menacé. Mieux, souligne le Pr El Hadj Ibrahima Mbow, "ceux qui pensent que le Yémen est loin de nous n'ont rien retenu de l'histoire des peuples et des conflits".
Pour lui, "l'analyse géostratégique et la real diplomatie obéissent à des règles et principes qui ne laissent pas de place à un sentimentalisme fantaisiste et politicien". Cela, d'autant que "d'un point de vue militaire et stratégique, ces déploiements permettent à nos forces de défense et de sécurité de renforcer nos capacités d'intervention dans des zones géographiques complexes et diverses, de maîtriser les dernières techniques et technologies dans la collecte de données relatives aux nouvelles crises et le renseignement militaire et de renforcer la coopération avec d'autres armées expérimentées".
En plus de capitaliser un positionnement militaire notamment en matière de lutte contre le terrorisme dont nul pays n'est à l'abri de nos jours, cette particition des militaires sénégalais à ce conflit permettra non seulement "d'acquérir des équipements militaires modernes nous permettant de prévenir et d'anticiper les crises et conflits, mais aussi de mettre à jour la cartographie du terrorisme qui frappe à nos portes", croit savoir Pr Mbow. A cet effet, poursuit-il, "une position attentiste serait complètement irresponsable et dangereuse".
Afp : "C'est une décision mûrement réfléchie"
A l'Alliance des forces du Progrès (Afp) de Moustapha Niasse, le débat sur l'opportunité d'envoyer nos soldats au Yémen ne se pose même pas. Cela, d'autant que "le Sénégal a toujours envoyé nos militaires au front au Mali, en Haïti, en Egypte, au Liban, en Côte d'Ivoire". Et "nos soldats ont toujours défendu la bonne cause et on ne leur a jamais forcé la main".
"Nous ne comprenons pas pourquoi cette levée de boucliers car le Sénégal a toujours été présent dans des zones confrontées à des conflits", s'étonne Penda Ndiaye Cissé. Selon le porte-parole adjoint de l'Afp, "Moustapha Niasse a été consulté par le président de la République avant la prise de la décision qui est mûrement réfléchie par Macky Sall qui s'en est ouvert à ses alliés".
Même son de cloche au Parti socialiste (Ps). Qui a été le premier parti allié de l'Apr à monter au créneau pour soutenir une telle décision.
Ousmane Tanor Dieng, secrétaire général dudit parti, estime que "le Sénégal ne pouvait pas réagir autrement face à la sollicitation de l'Arabie Saoudite, compte tenu des relations séculaires entre les deux pays". Ainsi, "tous les Sénégalais doivent appuyer l'envoi des soldats parce que c'est une décision juste et honorable".
Embouchant la même trompette, Me El Hadj Diouf rappelle quant à lui que "le président Macky Sall n'est pas le premier président sénégalais à envoyer nos soldats loin de nos frontières". A en croire le secrétaire général du Parti des travailleurs et du peuple (Ptp), "Senghor a envoyé des troupes sénégalaises en Egypte. Abdou Diouf en a fait de même pendant la guerre du Golfe sans que personne ne lève le doigt. En République démocratique du Congo et en Côte d'Ivoire, Abdoulaye Wade a envoyé des contingents sénégalais sans que personne ne pipe mot".
"Arrêtons donc de tout politiser", fulmine le tonitruant avocat selon qui "ce sont les politiciens en perte de popularité, qui ont perdu le pouvoir, qui crient sur tous les toits parce qu'ils ne veulent pas que Macky Sall réussisse avec le Plan sénégalais émergent". Lequel plan, selon lui, sera financé si les soldats sénégalais rentrent d'Arabie Saoudite auréolés de gloire.
Pit : "Nous souhaitions que notre armée soit engagée après une résolution de l'ONU"
Pour sa part, le Parti de l'indépendance et du travail (Pit) estime que "dès l'instant que la décision est effective et que le pays est désormais engagé, il faut bien prendre en compte le fait que c'est notre Armée nationale qui est en fait en Arabie Saoudite pour des raisons de sécurité".
Par conséquent, "tout ce qui peut troubler le mental de nos soldats, est à éviter". Néanmoins, Samba Sy, porte-parole dudit parti, souligne : "Nous souhaitions que notre armée soit toujours engagée sous le couvert d'une résolution dûment établie par l'Organisation des Nations unies".
De son côté, la Ligue démocratique (Ld) ne s'est pas (jusqu'à hier) prononcée sur la question.
PDS - KARIM WADE OUBLIÉ, ME WADE DE PLUS EN PLUS MARGINALISÉ
Me Wade a-t-il joué et perdu ? De moins en moins, on parle en effet de son fils Karim Wade qui est ravalé au même statut, ou presque, que les détenus ordinaires de droit commun.
La faute aux opérations politiques mal montées, trop teintées d'émotions et plutôt approximatives qui se sont soldées par des arrestations et une extinction du front qui chauffait la rue.
Conséquence : c'est à la marge du Pds que les choses les plus intéressantes se passent.
Les dernières manœuvres enregistrées font état d'une connexion de plus en plus affirmée entre Modou Diagne Fada et Aïda Mbodj (avec leurs réseaux politiques) contre Me Abdoulaye Wade qui semble de plus en plus sonder la profondeur de la crise que vit le Pds.
EnQuête qui a été le premier à évoquer les problèmes internes au Pds sans être pris au sérieux peut assurer que la tendance va se poursuivre dans le sens d'un éclatement du Pds, après le départ de Souleymane Ndéné Ndiaye.
Et le plus intéressant dans tout cela, c'est que Me Abdoulaye Wade semble désormais conscient des dangers courus par son parti…
Comme vous l’aviez annoncé au mois de décembre 2014, vous venez effectivement de prendre votre retraite, après la passation de service du 21 février 2015 avec votre successeur Mgr Benjamin Ndiaye, à qui nous souhaitons la bienvenue et adressons nos encouragements.
Votre décision de vous retirer ne peut laisser indifférent. Car les quatorze années passées à la tête de l’Eglise catholique du Sénégal, ont convaincu tous vos compatriotes que vous êtes bien de la lignée des grands guides religieux, à l’image du Cardinal Hyacinthe Thiandoum et de Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh.
En effet, vous partagez avec ces illustres disparus, une même pédagogie qui rappelle que le guide religieux n’est rien d’autre que l’homme responsable.
L’homme responsable, selon la définition de Emmanuel Mounier, est «celui que le monde interroge et qui répond». Il faut dire que vous avez toujours répondu présent, face aux interrogations d’une extrême gravité, posées par le régime de la première alternance survenue en l’an 2000. En effet, le 19 mars de cette année-là, les Sénégalais avaient élu, dans la joie et l’allégresse, Me Abdoulaye Wade, qui avait promis de faire du Sénégal «un pays où coulent le lait et le miel», après les quarante années de traversée du désert avec les Socialistes. Mais celui qu’on attendait comme un messie, était en réalité, un grand prédateur devant l’Eternel, qui ne se gênait pas de se glorifier d’avoir fabriqué des milliardaires.
En clair, il s’agissait là d’un appel au culte de «l’idolâtrie de l’argent», pour reprendre vos propres termes. A plusieurs reprises, vous avez dénoncé cette idolâtrie de l’argent, à laquelle toute l’élite ou presque, avait succombé.
C’est ainsi que vous avez exprimé à haute et intelligible voix, votre désapprobation de la politique des enveloppes, des mallettes, sans oublier les sordides protocoles que de grands bandits ont conclus sur le dos du Peuple.
Evidemment, les aboyeurs professionnels du régime de «l’alternoce», chagrinés par votre franc-parler, n’avaient trouvé rien de mieux que de proférer des menaces de mort à votre encontre. Mais leurs menaces étaient de nul effet sur un homme de Dieu dont le credo est de dire la vérité, rien que la vérité, à temps et à contre temps, pour reprendre l’abbé André Latyr Ndiaye dans sa cinglante réplique aux propos méchants et malveillants que Me Wade avait tenus sur l’Eglise en 2010.
A l’image de Jean-Baptiste qui n’a pas renoncé à son «devoir d’irrespect» en dénonçant les tortuosités du roi Hérode Antipas, vous aussi, vous vous êtes fait le pieux devoir de dénoncer l’impunité que le régime libéral avait élevée à la hauteur d’une institution, à travers une série d’actes de prévarication et de «crimes sans criminels» qu’il serait fastidieux d’énumérer.
Parmi «ces crimes sans criminels», on se souvient que devant les autorités administratives, vous aviez fermement condamné le meurtre du jeune Malick Bâ victime des découpages politiciens de la commune de Sangalkam. On se souvient aussi de l’incendie des locaux de la Cnts, au cours duquel le chauffeur Moussa Aw fut aspergé d’essence et brûlé vif par des individus bien identifiés, et qui n’ont pas été inquiétés outre mesure.
Bien sûr, on se souviendra toujours du naufrage du Joola, la plus grande catastrophe maritime de l’histoire. A la différence du naufrage du «Titanic», survenu quatre-vingt-dix ans plus tôt, en raison de ce que le péril était masqué dans les profondeurs de l’océan sous forme d’un iceberg, le Joola avait coulé bien que le péril montrât ses mille visages.
A l’époque, lorsque les Ponce Pilate invoquèrent le «Ndogal Yalla» (la volonté de Dieu), vous leur aviez rétorqué de laisser Dieu tranquille pour assumer leur lourde responsabilité dans cette tragédie. Mais au lieu de s’assumer, ils ont préféré se laver de tous leurs crimes abominables par le vote d’une loi non moins abominable : la loi Isidore Ezzan du 7 janvier 2005, qui absout les criminels et notamment, ceux qui sont impliqués dans l’affaire Me Seye, et qui, on se rappelle, avaient été libérés avant de percevoir des indemnités substantielles (pour services rendus ?).
Après le naufrage du Joola, le pire restait à venir. Il arriva, lorsque l’émigration clandestine qu’on déplorait déjà durant les années 90, prit brusquement une ampleur d’apocalypse. Apparemment il ne s’était rien passé, sauf que le fils «adoptif» de Me Wade venait de révéler au grand jour ce mot terrible que son mentor aurait prononcé lors de sa prise de fonction en l’an 2000 : «Nos soucis d’argent sont terminés.» Les jeunes avaient immédiatement compris qu’il ne leur restait plus que l’alternative «Barca ou Barsak».
Face à cette situation, vous aviez en son temps, dénoncé une politique à courte vue qui plonge la multitude dans le désespoir.
En 2011, lorsque Abdoulaye Wade se permit de tripatouiller la Constitution, par son fameux «ticket» à la seule fin de baliser pour son fils, un raccourci lui permettant d’accéder au pouvoir sans coup férir, vous n’aviez pas manqué d’exprimer votre désapprobation en disant que la Constitution devait être respectée. Autrement dit, qu’on ne doit pas y retoucher, sous peine de commettre un sacrilège. Mais celui qui, en maintes circonstances a prouvé qu’il a beaucoup de suite dans le sacrilège, ne vous écouta pas. Mal lui en prit : le 23 juin 2011, il sera obligé de retirer son «ticket» pour sauver son fauteuil.
Mais c’est archi connu que Me Wade est l’homme qui ne se repose jamais ; toujours en train d’agiter ou de dérouter ses compatriotes. Au lieu de tirer les leçons du désaveu populaire du 23 juin 2011, sans précédent de l’histoire du Sénégal, et qui l’avait complétement réduit à quia, il reprit la parole le 14 juillet 2011 en annonçant sa candidature à l’élection présidentielle de 2012 par cette ahurissante déclaration : «Ma wakhone wakheet.» J’avais dit (que je ne pouvais pas briguer la présidentielle de 2012), je me dédis. C’était très mal parti pour l’élection présidentielle.
A l’approche de cette échéance électorale, vous avez pris conscience de la nécessité de faire quelque chose afin de conjurer l’orage qui planait sur le pays. C’est ainsi que vous avez pris sur vous, d’aller à la rencontre de celui qui devenait de plus en plus solitaire depuis sa décision d’être candidat à sa propre succession. A bien des égards, votre rencontre ferait penser à celle de Guilgal, où le juge Samuel était venu annoncer au roi Saül sa prochaine destitution de la direction du Peuple d’Israël, laquelle direction allait échoir à son lieutenant David. Sans connaître la teneur de votre entretien, on devine que la substance était de faire comprendre à Me Wade que le vrai problème n’est pas de gagner ou perdre l’élection, mais de préserver la paix et la concorde qui ont toujours prévalu dans un pays qui lui a tout donné ; et aucun pays au monde ne peut éternellement continuer à donner parce qu’il y a un temps pour toute chose : un temps pour être aux affaires, un autre temps pour se retirer des affaires.
Mais la sagesse de l’Ecclésiaste ne peut faire fléchir un esprit obnubilé par le pouvoir. Comme prévu, il participa donc à l’élection présidentielle. Le 25 mars 2012, l’histoire biblique évoquée plus haut allait se répéter : le Peuple sénégalais avait «destitué» Me Wade en jetant son dévolu sur son lieutenant Macky Sall. Une fois n’est point coutume, il faut rendre justice à Me Wade d’avoir accepté sa «destitution».
Il faudra aussi vous en remercier infiniment car la rencontre dont vous avez pris l’initiative, ne peut être étrangère au sursaut de Me Wade à travers le coup de fil adressé à son vainqueur.
Au nouveau pouvoir, vous avez exprimé votre soutien pour la traque des biens mal acquis parce qu’un homme de Dieu doit plaider la cause de la multitude spoliée (une cause juste et noble) et non celle d’une bande de spoliateurs (une cause injuste et ignoble).
Fidèle à vous-même, vous avez, comme au temps de l’ancien pouvoir, invité les nouvelles autorités à s’acquitter de leurs missions régaliennes et notamment :
soulager les populations et surtout les plus démunies face aux besoins de se nourrir, de se loger et de se soigner.
créer des emplois pour désamorcer cette véritable bombe que constitue le chômage car il est prouvé que «ne rien faire est le chemin du mal faire».
assurer aux travailleurs qui subissent la loi d’airain des salaires, une «juste rémunération», conformément à l’esprit et à la lettre de ce commandement du Deutéronome qui interdit «d’exploiter l’ouvrier humble et pauvre».
Tout cela, pour dire aux nouvelles autorités de ne pas oublier leurs promesses électorales pour l’instauration d’une justice sociale sans laquelle il n’y a pas de paix.
Il faut dire que le mot «paix» a toujours rythmé vos discours. C’est ainsi que lors de votre message de Noël du mois de décembre 2014, vous aviez, comme d’habitude, prié pour le retour définitif de la paix en Casamance, et qu’elle se renforce de jour en jour au Sénégal et partout ailleurs dans le monde. Parce que justement la paix est une construction permanente, une œuvre de tous les jours, de tous les instants.
Pour ce faire, il faut devenir (ou redevenir) ce qu’on est : un humain. Voilà un autre mot sur lequel il vous est revenu d’insister parce que c’est la marque de fabrique du vrai croyant.
A cet égard, vous n’avez jamais cessé de mettre en garde les fidèles contre les pièges de l’imposture qui consiste à croire qu’il suffit de psalmodier le nom de Dieu et de se conformer au rituel ou au cultuel, pour avoir la foi. Cette vision trop simplificatrice des choses était celle des Pharisiens, à qui le Christ reprochait d’être des sépulcres blanchis : propres de l’extérieur, mais pourris à l’intérieur.
Par conséquent, le vrai croyant ne se révèle que par les actes qu’il pose.
«Que celui qui a la foi montre ses actes.» Cette question subversive, lancée au cours d’un séminaire organisé par l’Eglise catholique du Sénégal, s’adresse à tous les croyants.
A ce propos, on peut remarquer que le Coran rappelle qu’il ne suffit pas, pour se justifier, de tourner son front vers le levant ou le couchant, il faut notamment, tendre une main secourable, au pauvre, à la veuve, à l’orphelin… Il faut, comme le recommande un célèbre Hadith, que le croyant s’investisse dans le grand Jihad qui consiste, non pas à vaincre les autres, mais à se vaincre soi-même : c’est-à-dire, se libérer de ses préjugés, de son égo, et surtout de cette bestialité qui sommeille en chacun de nous.
On voit bien que «tout ce qui monte converge». (Teilhard de Chardin.)
Mais, vos compatriotes sont-ils préoccupés par ce qui monte ?
Rien n’est moins sûr. En vérité, ce qui monte relève d’un combat perpétuel.
Durant toute votre carrière, vous avez participé de toutes vos forces à ce combat ; tant par vos prêches marqués du sceau de l’intelligence et de la pertinence, que par des actions salutaires que vous avez mises en avant comme Caritas Kaolack et les postes de santé, qui font le bonheur de vos compatriotes, toutes confessions confondues.
En vous souhaitant bonne réception de la présente, je prie Dieu Tout Puissant qu’Il vous accorde une santé de fer afin de passer une joyeuse retraite et vous permettre d’aider encore vos compatriotes à se hisser vers une constante élévation.
927.416 personnes sont menacées de famine. Le constat est fait par le secrétariat national du conseil exécutif de la sécurité alimentaire, qui a organisé, hier vendredi 8 mai un atelier de partage pour étudier les modalités d’organisation d’un plan de riposte.
A cause des perturbations notées dans la pluviométrie de l’hivernage dernier, 927.416 personnes dont 155.832 enfants âgés entre 0 et 59 mois et 10362 femmes enceintes et allaitantes sont menacées de famine.
Le constat est établi par le secrétariat national du conseil exécutif de la sécurité alimentaire qui a organisé, hier vendredi 8 mai, un atelier de partage avec les partenaires de l’Etat afin d’organiser un plan de riposte. Toutes les régions du pays sont concernées selon, le secrétaire exécutif de cette structure, Aly Mouhamed dit Séga Camara. Mais précise t-il, les départements de la région de Kolda, Sédhiou et Thiès sont les plus touchés.
En dehors, des personnes menacées de famines, 570.457 petits ruminants ont aussi besoin d’une assistance alimentaire. Pour ce plan qui nécessite 53 milliards, 17 milliards sont déjà disponibles indique, Mouhamed Aly dit Séga Camara. Afin de mobiliser le reliquat de la somme, le Sénégal compte sur l’appui de ses partenaires financiers. La durée de cette opération d’assistance alimentaire est prévue sur une période de 3 mois allant de juin à août.
Le plan vise à empêcher les ménages pauvres à brader leurs moyens de subsistance. S’agissant du ciblage des personnes nécessiteuses, Aly Mouhamed dit Séga Camara, soutient que des visites de prospection seront effectuées au courant de ce mois. Les femmes chefs de ménages, les personnes vivantes avec un handicap sont les cibles prioritaires. L’aide se fera par la distribution de vivre de soudure, d’aliments de bétail et de bons d’achat alimentaires.
LE CUSEMS ALERTE SUR D’EVENTUELS ECUEILS
ÉTUDE SUR L’ALIGNEMENT DES INDEMNITES DE LODGEMENT
Le Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen et du secondaire (Cusems) tire la sonnette d’alarme sur une éventuelle soustraction de certains agents sur l’étude menée par les autorités sur le système de rémunération des agents.
Le Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen et du secondaire (Cusems) alerte l’opinion « par rapport aux écueils qui pourraient résulter du choix délibéré des autorités de soustraire de l’étude certains agents de l’Etat et certaines institutions qui d’après le cabinet d’étude que nous avons déjà rencontré, ne sont concernés qu’au titre des salaires».
Les camarades d’Abdoulaye Ndoye, secrétaire général du Cusems, sont revenus à la charge pour réaffirmer leur fermeté sur la question nodale de « l’alignement de l’indemnité de logement, qui est au cœur de toutes les perturbations ». Ils l’ont fait savoir hier, vendredi 8 mai, face à la presse, après l’engagement du gouvernement, consigné dans le procès-verbal, d’ouvrir les négociations sur l’indemnité de logement à la fin de l’étude menée par les autorités sur le système de rémunération des agents de l’Etat.
Pour le CUSEMS, « la justice et l’équité commandent que l’étude soit exhaustive et qu’en considération des suggestions inhérentes à chaque métier, qu’on définisse un nouveau système qui sera accepté par tous ».
Rappelant la sortie du chef d’une mission du Fonds monétaire international (Fmi), Ali Mansour qui souligne que le « système n’est pas transparent avec toutes sortes d’indemnités qui sont ajoutées », le Cusems insiste sur le caractère anarchique qui n’est pas « juste, transparent et soutenable ». « Nous invitons les autorités à exhumer et à mettre en application les conclusions des Assises nationales de l’éducation et de la formation qui, sur bien des aspects, nous confortent dans nos revendications », a estimé le Cusems dans leur déclaration. Non sans avoir indiqué que « les politiques éducatives inadaptées, parce que définies sans les principaux acteurs, ont fini d’installer l’école dans la précarité et d’écorner l’image de l’enseignant en général, du professeur en particulier ».
«ME EL HADJ DIOUF EST TROP PETIT POUR COIFFER LA GIRAFE»
REPLIQUE DE BOUNAMA SALL, PATRON DES JEUNESSES SOCIALISTES, AU LEADER DU PTP
Le patron du Mouvement national des jeunes socialistes (Mnjs), Bounama Sall apporte la réplique à Me El Hadj Diouf suite aux attaques que ce dernier a formulées contre le Parti socialiste et son secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng. Bounama Sall a indiqué que le leader du Ptp est trop « petit pour coiffer la girafe ».
C’est un peu la réponse du berger à la bergère. Après la sortie du secrétaire général du Parti des travailleurs et du peuple (Ptp), contre le Parti socialiste et son secrétaire général, la réaction des jeunes socialistes ne s’est pas fait attendre. Pour le patron de la jeunesse socialiste, le Parti socialiste n’a pas de leçons à recevoir de qui que ce soit, encore moins du leader du Ptp concernant ses orientations politiques.
Mieux, Bounama Sall, puisque c’est de lui qu’il s’agit, parlant du tonitruant avocat politicien a indiqué que ce dernier «est trop petit pour coiffer la girafe». «Je rappelle que la présentation à la présidentielle d’un candidat du Parti socialiste (Ps) relève de la prérogative de ses instances et de ses militants. Par ailleurs, je marque toute mon indignation de voir l’ex-avocat de Hissène Habré s’ériger en donneur de leçons», martèle le conseiller technique en communication du ministre de l’Éducation nationale, Serigne Mbaye Thiam.
Avant de renchérir, «Le parti socialiste est un parti organisé, un parti responsable qui est à l’aise quand il s’agit de parler de principe, d’éthique et de valeurs. Et je voudrais rappeler à ce monsieur qu’il est, comme on dit, trop petit pour coiffer la girafe».
Pour rappel, le leader du Parti des travailleurs et du peuple (Ptp), lors d’une déclaration à la presse faite avant-hier, s’est vivement attaqué aux partis membres de Bennoo BokkYaakaar (Bby), qui envisagent de présenter un candidat à l’élection présidentielle prochaine. Lors de ce face-à-face, Me El Hadj Diouf a même traité le Ps de «parti d’escrocs» qui a déjà fait son temps.
L’élection présidentielle n’est attendue qu’en 2017, si toutefois le Oui l’emporte au référendum pour la réduction du mandat présidentiel de 7 à 5 ans. Mais déjà, les débauchages, les tournées politiques, tout comme la remobilisation des troupes et les multiples rencontres des partis laissent présager un climat de précampagne au Sénégal. Au moment où le Parti socialiste (Ps) multiplie les réunions de ses différentes instances, l’Alliance pour la République (Apr) de son coté déroule ses caravanes et tournées de réconciliation à Dakar. Qui plus est, le Rewmi d’Idrissa Seck continue sa tournée politique dans les coins et recoins du pays.
A vos marques ! Prêt ! Partez ! La précampagne à démarré au Sénégal pour l’élection présidentielle de 2017, si bien sûr la population vote pour la réduction du mandat présidentiel de 7 à 5 ans au référendum. C’est en tout cas l’image que certains partis politiques, comme le Parti socialiste (Ps), Rewmi et l’Alliance pour la République (Apr), donnent avec toutes les combines et manœuvres visibles dès à présent. En effet, les ‘’Verts de Colobane’’, dans la dynamique de la reconquête du pouvoir, multiplient les réunions de ses différentes instances. Après la rencontre du bureau exécutif du mercredi 6 mai dernier, le Ps a prévu pour aujourd’hui, une conclave de tous les Secrétaires généraux des coordinations socialistes à la maison du parti, sise à Colobane. Le Ps ne lésine vraisemblablement pas sur les moyens pour se donner un nouveau souffle en prélude des élections présidentielles prochaines. En réalité, depuis que le secrétaire général dudit parti, Ousmane Tanor Dieng, a lancé l’appel à l’ensemble des structures du parti, le samedi 20 décembre dernier, lors de la session inaugurale de son Comité central, le parti de feu Léopold Sédar Senghor semble prendre un sérieux élan vers la «reconquête du pouvoir». Le mot d’ordre lancé au niveau du Ps est la «sensibilisation, l’animation, la mobilisation et la massification».
L’Apr se rebiffe
Le parti présidentiel, l’Alliance pour la République, semble lui aussi reprendre du poil de la bête. En effet, les protégés du président de la République, Macky Sall, posent tant bien que mal des actes pour, non seulement rendre visibles les réalisations du chef de l’Etat, mais surtout pour lui accorder un second mandat. Les cadres républicains, qui ne veulent pas revivre leur désillusion lors des dernières élections locales, ont initié, depuis le mercredi 11 mars dernier, une tournée de réconciliation dans toutes les collectivités locales de Dakar. Avec à leur tête, Abdoulaye Diouf Sarr, maire de la commune de Yoff, ces derniers comptent installer une barrière à l’entrée de la compétition pour les élections à celui qui veut utiliser Dakar pour se positionner. Pour l’édile de Yoff, «il est hors de question que Dakar ne contribue pas à la grande victoire de Macky Sall en 2017. Nous allons faire en sorte que Dakar soit le socle de la victoire en 2017 du président Macky Sall».
Dans la même optique, les jeunesses républicaines, à leur tête Thérèse Faye, coordinatrice nationale des jeunesses républicaines (Cojer) sont en plein pied dans leur ‘’Caravane des jeunesses pour l’émergence’’ démarrée le samedi 18 avril dernier. Après Yoff et Tongor, ladite caravane de Thérèse et Cie a foulé le sol des Parcelles assainies et de Cambérène le dimanche 26 avril passé. A cela s’ajoutent les nombreux débauchages de Macky Sall, et les multiples ralliements d’anciens adversaires à l’Apr.
Idy sur les pas de Macky
A l’image du candidat Macky Sall, l’ancien premier ministre d’Abdoulaye Wade, Idrissa Seck sillonne le pays depuis plus de 3 ans. Le leader de Rewmi visite contrée après contrée pour non seulement connaitre le pays, mais aussi pour se faire connaitre. Une tournée politique qui l'a mené à Matam, Thilogne, Diandioly, et maintenant à Kidira où il se trouve présentement. Un périple qu'il va continuer jusqu'au 16 mai prochain, pour revenir participer au Magal du Kazu Rajab. En marge de ces tournées, l’ancien maire de Thiès en profite pour faire des appels du pied à ses adversaires politiques, à travers ses nombreuses visites de condoléance. Des manœuvres politiques qui annoncent que la bataille politique pour la conquête ou le maintien du pouvoir ne sera d’aucun repos pour les différents prétendants au fauteuil présidentiel.
LA CAMPAGNE DE COMMERCIALISATION ARACHIDIERE BAT DE L’AILE
DIOURBEL-FAIBLE COLLECTE DES HUILERIES, MISE EN PLACE TARDIVE DES INTRANTS…
La campagne de commercialisation arachidière est catastrophique au niveau de la région de Diourbel .La quantité de collecte au niveau de l’usine de Diourbel est estimée à 500 tonnes contre une prévision de 7500 tonnes La Suneor a collecté au total 58 998 tonnes contre une prévision de collecte de 150 000 tonnes.
La campagne de collecte de l’arachide n’ a pas enregistré de bons résultats Thiémbaye Ndiaye, le secrétaire général des corps gras section de Diourbel, explique : « c’est la catastrophe pour les huileries. La quantité de graines collectées ne peut faire fonctionner l’usine que pendant 3 à 4 mois .Les travailleurs risquent de rester toute l’année à ne rien faire ».
Selon lui, il appartient aux responsables de la filière arachide d’obliger les producteurs à vendre leur production au niveau des points de collecte retenus par l’Etat ». Le président du syndicat Jappando Ibrahima Diouf Bagnakh a estimé pour sa part que le retard dans le financement de la campagne a porté un coup dur aux paysans. « Ces derniers sont obligés de brader leurs récoltes au niveau du circuit parallèle à bas prix (175 et 200 frs le Kg). Quand les Chinois sont venus, ils ont proposé des prix rémunérateurs à 300 frs le kg. Le stock des paysans avait été déjà absorbé par le marché de Touba avant le démarrage de la campagne ».
Le chef de village de Mboumy dans la commune de Dankhe Sène confirmera ces propos. Gadio Faye déclare avoir vendu en effet ses graines au niveau du circuit parallèle à 240 frs le kg car leur point de collecte a été ouvert tardivement. « 90 % de la production de l’arachide est vendu dans le circuit parallèle surtout dans ville de Touba », selon ainsi Alassane Samb de la localité de Mbapp . Abondant dans la mouvance, le directeur régional du développement rural de Diourbel Abdoulaye Camara a estimé que la campagne de collecte de l’arachide a connu des contraintes liées à l’assise financière de certains opérateurs, au retard dans la mise en place des crédits pour le financement de la campagne mais aussi au dynamisme du marche parallèle. Prés de 1 316 graines écrémées et 2 960 tonnes pour les semences certifiées et huileries ont été recensées au niveau des 8 points de collecte opérationnels sur les 49 que compte la région de Diourbel.
Des inquiétudes planent sur les mises en place
S’exprimant sur le déroulement de la campagne agricole, les paysans de Diourbel déclarent que les intrants agricoles doivent être distribués à temps pour leur permettre de mieux préparer la campagne agricole. Ibrahima Diouf, le président des coopératives agricoles de Ndoulo, soutient ainsi qu’une menace sur les semences d’arachide risque de se poser. La subvention des intrants agricoles profite d’ailleurs plus aux opérateurs privés et pour autant, le système des coopératives agricoles peut aider le monde à lutter contre la pauvreté. Pour le chef de village de Mboumy, Gadio Faye, «on n’a pas encore mis la main sur les semences et les intrants agricoles. Nous avons bénéficié d’un semoir mais je ne peux pas disposer de cette machine à cause d’un manque de moyens. L’Etat doit confier la distribution de ces semences aux responsables de coopératives». Tirant le bilan de la campagne agricole 2014-2015 à l’occasion du CRD tenu à la gouvernance, le directeur régional du développement rural de Diourbel Abdoulaye Camara a fait savoir qu’«il y a une baisse de la production du mil mais aussi une augmentation de la production pour les autres spéculations telles que le niébé ou autre sorgho».
La région de Diourbel, dira-t-il par ailleurs est tributaire de la pluie. Il s’agit, selon lui, d’une campagne agricole assez compliquée parce qu’on a été sous le coup d’une variabilité climatique. « De façon cyclique, depuis quelques années, on assiste à la survenance de mauvais hivernages. On a eu une réduction de la pluviométrie. Le maximum qu’on a recueilli tourne autour de 450 mm alors qu’on avait 600 à 700 mm ».
Et d’indiquer par ailleurs que « de bons résultats obtenus pour les autres spéculations sont dus au programme d’adaptation mis en place par le ministère de l’Agriculture et qui a concerné à un renforcement de la disponibilité de semences de sorgho et de niébé, la mise en place d’un lot important de semences de pastèques et la revue à la hausse de la subvention pour les semences de niébé de telle sorte que les meilleurs résultats, en termes de rendements, ont été enregistrés sur le niébé et sur le sorgho ». sur les objectifs de collecte, il a soutenu que «Le taux de collecte au niveau régional pour les semences certifié se situe à 70%, 100% au niveau du département de Diourbel et 72 % au niveau du département de Mbacké.
Chronique du samedi Le coin des littéraires
Désormais, chaque samedi, vous aurez droit à la chronique intitulée: le coin des littéraires. docteur es Lettres, véronique Petetin s’engage à nous livrer, par sa plume alerte et experte, une lecture critique du monde des penseurs. spécialiste de Marcel Proust et Laurent barthes, véronique Petetin nous fera voyager dans l’univers des rêveurs. dans cette édition, elle nous présente l’écrivain sénégalaise fatou diome qui fait le buzz sur les réseaux sociaux et dans les médias à travers son cri de colère contre la série noire de noyades de jeunes africains au large de la Méditerranée.
Waoundé et Dembankané, privés de maire
Les maires Apr des communes de Waoundé et Dembankané sont décédés depuis quelques semaines. Du coup, les deux collectivités locales sont privées de maires. Le chef de l’État qui n’avait pas présenté ses condoléances, a envoyé, hier, une forte délégation conduite par Mamadou Talla pour le représenter et exprimer aux familles des disparus sa compassion. Dans la délégation du ministre de la Formation professionnelle, il y a le questeur Daouda Dia, la députée Marème Kane, le maire de Ndendory Bassirou Doro Ly, l’édile de Sinthou Bamambé Amel Talla, le président du Conseil départemental de Kanel Abdoulaye Anne, etc. Le chef de l’État leur a fait parvenir une enveloppe de 1,5 million F Cfa en guise de Diaxal.
Vera Songwé bloquée au Fouta
Restons dans le Fouta pour signaler un cas insolite. Avant de quitter notre pays où elle vient de boucler sa mission, la désormais ex-représentante résidente de la Banque mondiale (Bm) au Sénégal a jugé nécessaire d’effectuer une dernière visite dans le Fouta dans le cadre du projet de lutte contre la malnutrition. Vera Songwé a visité les projets agricoles de Wendou Bosséabé du milliardaire Harouna Dia. À son retour, son avion est tombé en panne à Ourossogui, l’obligeant ainsi à emprunter la route jusqu’à Saint- Louis où elle a passé la nuit. Elle reprend l’avion aujourd’hui.
Macky reprend les airs
Le président de la République va s’envoler, aujourd’hui, encore pour la Guadeloupe et précisément pour Pointe-à-pitre sur invitation de son homologue français, François Hollande. Il va assister à l’inauguration du mémorial Acte. Un Centre d’expression et de mémoire de la traite négrière et de l’esclavage, mais aussi de recherches et de productions culturelles. La construction du centre a démarré en 2008. Au cours des deux jours, il y est prévu une exposition d’archives. Niangal est en train de battre le record de Gorgui en matière de voyages.
Kara au Palais
Une visite au Palais de la République qui a failli échapper à nos radars. Serigne Modou Kara a été reçu en début de semaine par Macky Sall. Et curieusement, l’audience s’est passée loin des caméras. La rencontre s’est faite dans le plus grand secret, dit-on. Nos radars ont longuement tendu l’oreille, mais rien n’a filtré pour le moment sur l’objet de la rencontre ni sur les décisions prises. Alors que les gens se plaisent à faire des déclarations à leur sortie d’audience, Serigne Modou Kara n’a pas pipé mot sur le motif de sa visite.
Université de Thiès
Les affrontements entre étudiants de l’Université de Thiès et policiers suite à l’interdiction de la marche du Saes pour réclamer la construction d’infrastructures, ont installé le malaise au sein de l’institution. Au décompte final, il y a eu 3 blessés du côté des étudiants dont un grave, selon nos sources. Dépités, les étudiants ont décrété 48 heures de grève et le « guenté toubab » (comprenez manger aux restaurants sans bourse délier). Ils ont, par ailleurs, déposé une autre demande de marche pour le mercredi et la patate chaude est déjà sur le bureau du Préfet. La tension est tellement vive que le directeur général de l’Enseignement supérieur était, hier, sur place pour calmer les esprits, mais les étudiants sont restés intransigeants.
Diouf Sarr décroche le socialiste Babacar Sarr
Dans le cadre de sa tournée politique, Abdoulaye Diouf Sarr a rencontré, jeudi dernier, à Ouakam, le secrétaire général du Parti socialiste (Ps) de la localité, Babacar Sarr. Ce dernier était le candidat de la coalition Takhawou Dakar lors des dernières élections locales. Le coordonnateur du comité de réconciliation et de remobilisation de l’Apr de Dakar était accompagné de plusieurs responsables du département et du secrétaire d’État Yakham Mbaye. Diouf Sarr a demandé à Babacar Sarr de rejoindre l’Apr et d’oeuvrer pour la réélection de Macky Sall. «Je souhaite que Babacar Sarr qui est mon ami et frère m’accompagne pour la nouvelle gouvernance sobre et vertueuse du Président Macky Sall. Je reconnais en lui de grandes valeurs intellectuelles parce que c’est un grand professeur de droit à l’université Assane Seck de Ziguinchor. Il a même eu à enseigner à l’université de Lyon. Et aujourd’hui, on doit cheminer ensemble pour la victoire de Macky Sall à l’élection de 2017», a déclaré le maire de Yoff.
Diouf Sarr décroche le socialiste Babacar Sarr (bis)
L’invite du maire de Yoff n’a pas laissé indifférent le responsable socialiste. En réponse, Babacar Sarr s’est réjoui de «l’importance et du respect que lui vouent les responsables de l’Apr de manière générale». Et d’ajouter à l’endroit de Diouf Sarr : «Nous n’avons pas le droit de ne pas répondre à votre appel. Et au nom de la cohérence politique et pour l’intérêt supérieur de Ouakam, Ngor, Yoff, nous vous donnons notre adhésion et nous allons continuer d’informer les autres camarades pour une adhésion totale».
Macky 2012 défend Macky
La coalition Macky 2012 s’est réunie, hier, selon un communiqué que nous avons reçu. La rencontre a tourné, entre autres sujets, sur la situation nationale. Ainsi, la conférence des leaders a manifesté son soutien ferme et indéfectible au président de la République dans sa décision d’envoyer des troupes en Arabie Saoudite. «En décidant de soutenir militairement un pays frère auquel nous sommes liés par la foi, le Président Macky Sall n’a fait que respecter une longue tradition diplomatique. Donc, il n’est plus question de faire marche arrière», arguent les responsables de Macky 2012 qui soutiennent que «l’intervention en Arabie Saoudite face à la menace terroriste au Yémen est une manifestation naturelle et altruiste de notre État à l’endroit de la Ouma islamique et à l’Humanité tout entière». L’engagement militaire du Sénégal à côté du frère Saoudien relève de «la ferme conviction à combattre le terrorisme qui tend à se mondialiser et ce n’est pas en le craignant et s’en méfiant qu’on y échappera, mais en le combattant partout où il se manifeste».
Jds fusille Me Diouf
La réplique à la sortie musclée Me El Hadji Diouf contre les socialistes n’a pas tardé. Le tonitruant avocat en a pris pour son grade. En effet, la Jeunesse pour la démocratie et le socialisme (Jds) estime que si Me Diouf «veut faire plaisir à l’Apr et au Président Macky Sall, il peut trouver d’autres moyens plus honnêtes et plus justes en cherchant d’abord à donner à son parti une représentativité significative. Mais nous savons qu’un parti politique qui se réduit à quatre pelés un tondu ne peut pas porter une ambition sérieuse. Bâtir une légitimité politique à partir d’injures et d’insultes publiques que l’on profère contre ses concitoyens est une ambition bassement médiocre et infâme». Très en verve, Babacar Diop et ses amis des Jds décrient celui qui se fait appeler «l’avocat du peuple» comme un «pauvre avocaillon qui n’a jamais remporté de procès à part ceux qui se jouent et se déroulent sur les plateaux des télévisions. Me Elhadj Diouf est un monument d’ignorance, d’impertinence et d’insolence, champion de la politique politicienne et des attaques au-dessous de la ceinture, un pauvre politicard sans idées, sans programme, sans éthique qui a mangé à tous les râteliers, un danger ambulant qu’il faut mettre en asile pour préserver la paix sociale».
Jds fusille Me Diouf (bis)
Selon les Jds, le Ps garde sa liberté de ton et compte l’exprimer chaque fois que de besoin. «Le Parti socialiste (Ps) se déterminera sur toutes les questions importantes sans ambages», précisent les membres de Jds dans leur communiqué. Et pour eux, il n’y a aucun doute le Ps aura un candidat à la prochaine présidentielle. À cet effet, Babacar Diop et Cie prévoient de mettre en place un «projet de gauche capable de mobiliser les forces populaires, un projet politique de gauche alternatif au libéralisme sauvage d’Abdoulaye Wade et de Macky Sall». Et pour que personne n’en doute, Jds précise que le Ps va se lancer à la reconquête du pouvoir. «Nous prendrons notre destin en mains ; nous assumerons nos responsabilités. Nous serons la voix du peuple », se targuent les jeunes socialistes.
Bathie Séras et Amina Nguirane réentendus
Le juge d’instruction du deuxième cabinet a convoqué à nouveau, hier, Aminata Nguirane et Bathie Séras pour une seconde audition. Le juge Samba Sall a réentendu sur le fond les deux inculpés sur plusieurs points du dossier. Car, en réalité, il ne s’agit pas d’une confrontation, mais d’une deuxième audition décidée par le juge pour compléter la première lors de laquelle certaines questions n’avaient pas été abordées. Le lutteur et la jeune responsable libérale se sont ainsi soumis au feu roulant des questions du magistrat instructeur avant de regagner leurs cellules respectives.
Eau potable
Un véritable coup pour Amadou Bocoum, directeur de l’Office du Lac de Guiers (Olag). Les villages environnants du Lac de Guiers qui se plaignaient tout le temps du manque d’eau potable peuvent pousser un ouf de soulagement. En effet, 167 villages parmi les 267 localités concernées viennent d’être alimentés par le Projet de restauration des fonctions écologiques et économiques du Lac de Guiers (Prefelag). Les populations, qui se réjouissent de cette nouvelle, souhaitent toutefois l’élargissement de l’approvisionnement aux villages restants. Les curages et drainages des chenaux qui alimentent la réserve avifaune du Ndiael, entamés en 2013, devront à terme, assurer l’alimentation correcte de la Grande mare.
ARRET DE LA REGRESSION INSTITUTIONNELLE DE LA GESTION MIGRATOIRE
LES ACTEURS POUR UNE NOUVELLE POLITIQUE DE JEUNESSE
Le Réseau pour la gouvernance des migrations (Ragm) s’est réuni en marge d’une conférence qui entre dans le cadre des enjeux de la migration internationale pour dénoncer l’ouverture sauvage du marché avec la concurrence déloyale des multinationales devant les entreprises du Sud. Cette rencontre a été, aussi, un moment pour les acteurs de lancer un appel au gouvernement actuel à l’arrêt de la régression institutionnelle de la gestion migratoire et à une nouvelle politique pour la jeunesse.
Soucieux de la situation de la migration internationale, les acteurs du Réseau pour la gouvernance de la migration (Ragm) sont revenus sur les facteurs qui perturbent le monde actuel avec la mobilité internationale. Selon le Ragm, le diktat de l’Internet a détruit les frontières par l’universalisation des connaissances, des données, des informations entre autres.
Ce nouveau changement a interpelé les acteurs, membres dudit réseau à revenir sur les facteurs qui risquent de perturber l’environnement africain avec les enjeux de la migration. Selon le président de Ragm, c’est le moment de revoir l’environnement économique des pays du Sud confrontés à un déséquilibre économique.
«Sur le plan économique, le monde embouche la trompette de l’ouverture sauvage des marchés. Cette nouvelle politique a favorisé la mobilité croissante des marchandises, des services et des capitaux. Ainsi, l’Omc et les accords de partenariat économique consacrent une concurrence dé- loyale entre les multinationales et les petites entreprises du Sud», a indiqué Pape Saer Gueye.
Et le diplomate d’ajouter: «Cette nouvelle approche précipite un néocolonialisme économique qui va engendrer le chômage, la compromission de l’intégration africaine et la continuation de la marginalisation de l’Afrique dans l’économie mondiale».
Devant une telle situation de la mobilité mondiale, le réseau pour la migration internationale invite le président de la République Macky Sall à revoir sa vision pour la promotion et la protection des émigrés en institutionnalisant les migrations par des actes concrets.
«Le président Macky Sall doit mettre en œuvre une politique qui institutionnalise les migrations avec la promotion des émigrés. Ceci se fera avec l’Election et la nomination des émigrés à l’assemblée nationale, au sénat, au conseil économique et social, un ambassadeur itiné- rant à la présidence et dans les ambassades et consulats».
D’après toujours le président du Ré- seau pour la migration inter nationale, «une redynamisation du conseil supérieur des sénégalais de l’extérieur (Csse), et la gestion concertée des flux migratoires par opposition à l’émigration choisie qui prône la sélection des talents».