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3 avril 2025
PAPE SANÉ AUDITIONNÉ PAR LA DIC
Sa convocation fait suite à des révélations qu’il a faites lors d'une émission sur Walf Tv concernant un scandale supposé impliquant des milliards et mettant en cause un homme d'affaires et un ministre.
iGFM - (Dakar) Le journaliste Pape Sané a été auditionné ce lundi par la Division des investigations criminelles. Sa convocation fait suite à des révélations qu’il a faites lors d'une émission sur Walf Tv concernant un scandale supposé impliquant des milliards et mettant en cause un homme d'affaires et un ministre de la République.Sorti libre de la Brigade des affaires générales, il devra, cependant, se mettre à la disposition des enquêteurs. Ci-dessous un extrait de sa réaction au terme de son audition.
«L’audition s’est déroulée en deux séquences. Durant la première partie qui s’est déroulée de 11h 30 à 15 heures, il était question de revenir sur mes propos. Mes propos que j’ai assumés entièrement. À la suite de cela, on m’a demandé si j’avais les moyens de prouver ces propos effectivement, j’ai versé des éléments, au dossiers, qui prouvent que ce que j’ai dit je ne l’ai pas sorti de la rue. On nous a demandé de patienter, ce que nous avons fait durant deux heures.
Puis j’ai été à nouveau auditionné. Il a plus été question de savoir d’où venaient ces documents. Et il est impensable pour un journaliste de donner sa source. Je m’en suis tenu à ma déclaration liminaire, c’est-à-dire que cette information est là, que les documents que j’ai fournis, ne souffrent d’aucun doute et qu’il revient aux autorités de voir l’usage qu’il vont en faire. C’est très simple pour un procureur de requérir auprès des services des banques qui ont été citées pour voir si, effectivement, ils sont vrais ou faux. »
GRAND TORTUE AHMEYIM LIVRE SES PREMIÈRES CARGAISONS DE GAZ
Cette avancée marque l’entrée officielle du Sénégal parmi les pays producteurs de pétrole et de gaz, après le début de l’exploitation du champ pétrolier de Sangomar en juin 2024.
Dakar, 10 fév (APS) – La société américaine Kosmos Energy a annoncé, lundi, la première production de gaz naturel liquéfié (GNL) du gisement Grand Tortue Ahmeyim (GTA), situé sur la frontière sénégalo-mauritanienne.
Kosmos Energy affirme que c’est ‘’la première production de [GNL] réalisée dans le cadre de ce projet’’.
Cette annonce confirme l’entrée de plain-pied du Sénégal parmi les pays producteurs de pétrole et de gaz, les gouvernements mauritanien et sénégalais ayant annoncé, le 31 décembre dernier, que le gaz avait ‘’commencé à couler des puits vers le navire flottant de production, de stockage et de déchargement’’ implanté en mer, à la frontière des deux pays.
Quelques mois auparavant, le 25 juin 2024, la présidence de la République du Sénégal a annoncé que le champ Sangomar, situé à une centaine de kilomètres au sud de Dakar, avait produit ses premiers barils de pétrole.
GTA est un projet gazier impliquant l’opérateur BP, qui en est l’actionnaire principal, et ses partenaires, à savoir Kosmos Energy, la Société des pétroles du Sénégal et la Société mauritanienne des hydrocarbures et de patrimoine minier.
Le gisement est exploité par British Petroleum.
Selon Mohamed Ould Khaled, le ministre mauritanien de l’Énergie et du Pétrole, et son homologue sénégalais, Birame Souleye Diop, la capacité de production de gaz de GTA est estimée à 2,5 millions de tonnes par an.
Elle devrait passer à 10 millions de tonnes par an dans les prochaines années, affirme l’Agence mauritanienne d’information en citant M. Ould Khaled.
Le champ pétrolier de Sangomar est exploité par la société australienne Woodside Energy. Le Sénégal possède un autre champ gazier, Yakaar-Teranga.
FARBA NGOM CONVOQUÉ PAR LA DIC APRÈS LA LEVÉE DE SON IMMUNITÉ
Me Ndoye a dénoncé « l’opacité » entourant cette procédure, affirmant ignorer les motifs exacts de la convocation. Malgré les incertitudes, il a assuré que son client se présentera jeudi devant le juge, assisté de ses avocats.
L’homme politique et député Farba Ngom a été convoqué par la Division des Investigations Criminelles (DIC) ce lundi 10 février 2025.
Accompagné de son avocat, Me Doudou Ndoye, il s’est rendu sur place pour récupérer sa convocation en vue de faire face au juge d’instruction du pool judiciaire ce jeudi 13 février 2025.
« Nous avons été informés que notre client devait recevoir une convocation. Nous l’avons accompagné à la DIC afin qu’il puisse la récupérer », a déclaré Me Ndoye à la presse. Il affirme que son client ira répondre au juge d’instruction.
L’avocat a également insisté sur « l’opacité » entourant cette affaire. « J’ignore les raisons exactes de cette convocation. J’attends de voir ce qu’il en est réellement. Nous entendons seulement des rumeurs, et cela n’est pas normal dans une démocratie », a-t-il dénoncé.
Malgré ces incertitudes, Me Ndoye a assuré que son client répondra à la convocation et qu’il sera accompagné par ses avocats lors de l’audition devant le juge d’instruction.
Cette convocation intervient après la levée de son immunité parlementaire.
LE PRÉSIDENT FAYE APPELLE À UNE AFRIQUE AUTONOME ET SOLIDAIRE
Il a plaidé pour une mobilisation accrue des ressources internes africaines à travers l’initiative Team Africa, visant à réduire la dépendance vis-à-vis des partenaires extérieurs. Il a également insisté sur l’accélération de la ZLECAF.
Le président de la République Son Excellence le Président Bassirou Diomaye Faye a pris part, ce lundi 10 février 2025, à la 42e session du Comité d’Orientation des chefs d’État et de gouvernement de l’AUDA-NEPAD, organisée en format virtuel. Lors de son intervention, il a réaffirmé l’engagement du Sénégal en faveur d’une transformation structurelle du continent africain.
Le chef de l’État a mis en avant la nécessité de mobiliser les ressources internes africaines à travers l’initiative Team Africa. Cette approche vise à financer les projets de développement du continent sans dépendre exclusivement de partenaires extérieurs. Il a souligné que l’autonomie financière est un levier essentiel pour assurer un développement durable et maîtrisé par les Africains eux-mêmes.
Dans la même dynamique, Bassirou Diomaye Faye a plaidé pour l’accélération de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). Selon lui, renforcer les échanges intra-africains est indispensable pour réduire la dépendance économique vis-à-vis des marchés internationaux et favoriser la création de richesses au sein du continent.
Le Président sénégalais a également insisté sur le développement des infrastructures énergétiques, en particulier dans le secteur de l’électricité. Il a rappelé que l’accès à une énergie fiable et abordable est une condition sine qua non pour soutenir l’industrialisation et l’innovation en Afrique.
En outre, il a mis en avant l’importance d’une formation technique et professionnelle adaptée aux besoins actuels. La digitalisation et l’intelligence artificielle étant des enjeux majeurs pour l’avenir, il a appelé à renforcer les compétences des jeunes Africains afin qu’ils puissent relever les défis technologiques et économiques de demain.
A l’occasion, le Président Faye a salué le leadership du Président égyptien Abdel Fattah Al Sissi à la tête du Comité d’Orientation de l’AUDA-NEPAD. Il a exprimé son soutien à la prolongation de son mandat, soulignant l’importance de la stabilité et de la continuité pour mener à bien les réformes engagées.
L’ARMÉE SÉNÉGALAISE ENGAGÉE DANS LA RÉSORPTION DES ABRIS PROVISOIRES
Les forces armées, grâce à leurs compétences et ressources spécifiques, vont collaborer avec le ministère de l’Éducation nationale pour relever le défi d’une éducation accessible et de qualité sur l’ensemble du territoire.
L’armée sénégalaise va travailler de concert avec le ministère de l’Éducation nationale pour apporter son appui au programme de résorption des abris provisoires, une préoccupation majeure des pouvoirs publics, a-t-on appris lundi du ministre des Forces armées, le général Birame Diop.
Les Forces armées, pour leurs capacités et attributs spécifiques, peuvent être mises à profit dans les nombreuses initiatives du ministère de l’Éducation nationale « pour relever le défi crucial de l’éducation pour tous et partout dans notre pays dans les meilleures conditions », a-t-il dit.
Le général Birame Diop prenait part à la cérémonie officielle de lancement de la 24ᵉ édition de la Semaine nationale de l’éducation de base, lundi, à l’École de formation des instituteurs (EFI) de Rufisque, aux côtés de son homologue Moustapha Guirassy.
Pour le ministre des Forces armées, « ce partenariat fructueux est très ancien et a été une des composantes du concept armée-nation depuis l’indépendance ».
Il a rappelé l’époque où le génie militaire faisait des tournées sur le territoire national durant les vacances scolaires pour réhabiliter les écoles, se disant convaincu que « les Forces armées peuvent jouer un rôle crucial dans l’effort collectif visant à former des citoyens responsables et engagés ».
Le thème de l’édition de cette année de la Semaine nationale de l’école de base, à savoir « La consolidation des valeurs civiques, l’école, les Forces de défense et de sécurité au service de la nation », rend bien compte, selon lui, de la « conviction commune » selon laquelle l’éducation-armée « ont un rôle essentiel à jouer dans le grand chantier de transformation citoyenne dans lequel notre pays est engagé », sous l’égide des nouvelles autorités.
« L’invitation à cette cérémonie témoigne de l’engagement personnel du ministre Moustapha Guirassy à développer le partenariat entre les Forces armées et l’Éducation nationale, et de la haute estime qu’il porte aux forces armées », a souligné le général Birame Diop.
Il a souligné la nécessité de développer « l’esprit citoyen à l’école », et c’est ce à quoi appelle la Stratégie nationale de développement 2025-2029, référentiel des politiques publiques, en promouvant l’édification d’une nouvelle citoyenneté et en plaçant son renforcement et celui du civisme au rang d’objectifs stratégiques.
Le ministre des Forces armées se dit convaincu que c’est « dès le jeune âge qu’il faut former par l’éducation le futur citoyen ».
« Certes, le milieu familial et la communauté participent à cette œuvre, mais l’école reste un formidable levier pour réaliser cet objectif », a-t-il insisté, ajoutant que les Forces de défense et de sécurité ont un rôle à jouer dans cet « ambitieux projet ».
Par Momar Dieng
LE DEPART DES ARMEES FRANÇAISES COUTERA 162 EMPLOIS A TEMPS PLEIN
A partir du 1er juillet 2025, le départ des armées françaises du mettra au chômage 162 Sénégalais membres du personnel des Eléments français au Sénégal (EFS). La demande de leur licenciement collectif a été introduite auprès de l’inspection ...
A partir du 1er juillet 2025, le départ des armées françaises du mettra au chômage 162 Sénégalais membres du personnel des Eléments français au Sénégal (EFS). La demande de leur licenciement collectif a été introduite auprès de l’inspection régionale du travail par le général de brigade Yves Aunis, chef des EFS dans un courrier publié sur les réseaux sociaux.
Dans la correspondance en date du 27 janvier 2025, le commandant des EFS justifie ce licenciement collectif par la décision du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye de nette « fin (à) toutes les présences militaires de pays étrangers au Sénégal, dès 2025 ». Les sources invoquées sont « ses allocutions du 28 novembre 2024 et du 31 décembre 2024 ». Pour l’officier supérieur français, « cela inclut donc la fermeture des bases militaires françaises ».
Les 162 Sénégalais des EFS sont tous employés sous contrat à durée indéterminée (CDI) dont 12 délégués du personnel titulaires et suppléants, rapporte le courrier précité.
« Nous souhaitons bénéficier de votre accompagnement y compris pour les éventuelles autorisations nécessaires dans cette situation de force majeure qui s’impose aux EFS », écrit le général Aunis à l’inspecteur régional du travail.
Cette cohorte de potentiels nouveaux chômeurs devrait être élargie à plusieurs dizaines d'autres personnes travaillant indirectement avec les EFS et à des sous-traitants devenus clients des armées françaises au Sénégal, soulignent plusieurs sources citées par des médias.
Même si l'engagement de ces 162 Sénégalais avec les EFS est de nature privée, leur sort va interpeller le gouvernement sénégalais au plan social. A ce titre, des voies et moyens de les réintégrer tous ou en partie dans un tissu productif ou opérationnel pourraient être étudiés.
Bien avant leur arrivée au pouvoir en avril 2024, les autorités sénégalaises avaient fait part de leur volonté de promouvoir une nouvelle doctrine de coopération militaire dont l’architecture serait sous-tendue par l’absence de bases militaires étrangères sur le territoire national. Une option réaffirmée par le président Bassirou Diomaye - dans plusieurs médias français - le 30 novembre 2024, veille de la commémoration du 80e anniversaire du massacre des Tirailleurs sénégalais de Thiaroye.
Depuis, les autorités militaires des deux pays se sont rencontrés á plusieurs reprises à Dakar pour mettre en musique le départ des EFS. En janvier dernier, le général français Pascal Ianni, chef du commandement français pour l’Afrique (AFRICOM des Etats-Unis en version française), a séjourné dans la capitale sénégalaise à cet effet. En septembre 2025, le retrait militaire français du Sénégal devrait être pleinement effectif, selon des médias français.
Partie du Mali, du Niger et du Burkina Faso, pays de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (C-AES) avec qui elle s’est politiquement brouillée, mais aussi du Tchad, la France s’est par contre entendue avec la Côte d’Ivoire pour retirer ses forces militaires. C’est ainsi que les bases dont elle y disposait ont commencé à être libérées. Celle d'Abidjan passera sous commandement ivoirien le 20 février 2025 au cours d'une cérémonie qui sera présidée par les ministres de la Défense des deux pays, a rapporté l'AFP.
Auparavant, le 31 décembre 2024, le président ivoirien Alassane Ouattara avait lui-même annoncé la rétrocession du camp du 43e BIMA (Bataillon d'infanterie de marine) située dans la commune abidjanaise de Port-Bouët.
La base militaire de Libreville reste en activité avec les Eléments Français du Gabon (EFG). Elle devient ainsi pour Paris l’unique « Pôle opérationnel de coopération » après le départ des Eléments Français du Sénégal (EFS).
Toutefois, la plus grande base militaire de la France sur le continent n’est pas prête d’être lâchée : Djibouti et ses 1500 personnels militaires et civils.
PAR SEYDOU KA
LA NATTE DES AUTRES
La suspension de l’aide américaine et le quasi-démantèlement de l’Usaid sous l’impulsion du milliardaire Elon Musk sont une douloureuse leçon de rappel
«Dormir sur la natte des autres c’est comme si l’on dormait par terre », dit un proverbe africain. Visiblement, les dirigeants africains n’avaient pas assimilé cette vieille sagesse. La suspension de l’aide américaine et le quasi-démantèlement de l’Usaid sous l’impulsion du milliardaire Elon Musk sont une douloureuse leçon de rappel.
Cette décision aussi brutale que spectaculaire a créé un choc dans le monde de l’humanitaire et « met en péril des millions de vies dans le monde », selon l’ex-cheffe de cette agence, Samantha Power. Elle vient surtout nous rappeler combien il est précaire de dépendre de l’aide des autres pour des services aussi essentiels que l’éducation et la santé. Elle met également à nu la fragilité de nos pays si l’on sait que même la première puissance du continent, l’Afrique du Sud, était très dépendante de cette aide notamment dans la lutte contre le Sida. Après l’humanitaire, certains analystes anticipent déjà des coupes dans les institutions multilatérales. Trump a déjà retiré les États-Unis de l’Oms et pourrait en faire de même pour d’autres institutions multilatérales.
Cette situation, combinée au durcissement des conditions financières internationales, dans un contexte d’endettement élevé, augure des lendemains difficiles pour l’Afrique. À la lumière de ces développements, il convient de s’interroger sur la finalité de l’aide au développement. La finalité était-elle véritablement de sortir des millions de personnes de la pauvreté ? Il est permis d’en douter. Sinon il aurait fallu un véritable plan Marshall pour l’Afrique. Il faut croire que le but véritable était de maintenir ces pays dans l’assistanat, une sorte de mendicité institutionnalisée, tout en imposant discrètement l’agenda des pays donateurs.
C’est ce qu’il faut lire, entre les lignes, sur la réaction de Samantha Power qui considère que le démantèlement de l’Usaid constitue « l’une des pires et plus coûteuses bourdes de politique étrangère de l’histoire américaine », parce que cette décision « compromet gravement notre sécurité nationale et influence dans le monde ». Le chef de la diplomatie britannique David Lammy s’est également dit « inquiet » de la possibilité que la Chine ou d’autres pays profitent du désengagement américain. Ces réactions mettent en lumière un fait : l’aide comme une arme de dépendance et de domination pernicieuse. On comprend dès lors que la finalité de l’aide n’est pas d’assurer le développement de nos pays, encore moins de vaincre la pauvreté. La finalité véritable, et cela tous les esprits éclairés le savent, c’est de maintenir l’influence des pays donateurs et de défendre leurs intérêts.
C’est pourquoi des intellectuels africains n’ont cessé de critiquer cette « fabrique de la pauvreté institutionnalisée » par les bureaucraties multilatérales et bilatérales. Cette sorte de « globalisme géré par des bureaucrates » qui fonctionnent en mode pilotage automatique, n’a pas réussi, il faut le constater, à réduire la pauvreté dans le monde, tout en enrichissant des hommes d’affaires. Comme le dit le célèbre historien burkinabè Joseph Ki-Zerbo (1922-2006), « on ne développe pas, on se développe ». Continuer de dépendre des concours extérieurs a été un piège fatal tendu à nos gouvernements successifs depuis le début des années 80 avec les programmes d’ajustement structurel. En acceptant le piège d’une mendicité institutionnalisée, ils ont aliéné leur souveraineté, tout en décourageant l’investissement à cause de la corruption et la mal gouvernance.
Il était donc temps de sortir de ce piège à l’heure où certains régimes africains souverainistes clament leur désir d’autonomie. Le coup de force trumpien n’a fait donc qu’accélérer le changement. Cependant, la souveraineté ne se décrète pas, elle s’acquiert. Et la véritable souveraineté, elle est économique. Il ne s’agit pas de clamer une fierté mal placée si on est incapable de satisfaire les besoins élémentaires de son peuple. Il ne s’agit pas non plus de changer de maître. Encore moins de vouloir vivre en autarcie. L’intelligence voudrait que l’Afrique parle et coopère avec tout le monde, tout en ayant pleinement conscience que les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts. C’est ainsi qu’elle pourra travailler méthodiquement à acquérir son autonomie.
Par BACHIR FOFANA
SI C’EST ÇA UN DEMENTI, J’EN VEUX ENCORE
J’étais occupé dans un travail qui m’avait fait mettre mon téléphone hors service. Quand j’ai fini, je n’ai pas juge utile de le rallumer. En le rallumant au petit matin, je vois mon nom cité un peu partout sur les réseaux sociaux et ...
J’étais occupé dans un travail qui m’avait fait mettre mon téléphone hors service. Quand j’ai fini, je n’ai pas juge utile de le rallumer. En le rallumant au petit matin, je vois mon nom cité un peu partout sur les réseaux sociaux et énormément de personnes qui m’envoient une vidéo.
Après l’avoir visionné, *j'ai souri* et j’invite le quotidien national Le Soleil a faire la même chose pour toutes les déclarations que je tiens. Car si c’est ça un démenti, j’en veux encore !!! C’est un démenti confirmation !!
Ce que dit la vidéo et ce que j’ai dit, c’est la même chose. Je pensais que Le Soleil allait démentir avec des preuves tangibles que:
1- _la villa n’est pas du domaine de l’Etat,
2- _le président de la République n’y loge pas sa seconde épouse,
3- _elle n’a pas servi par le passé comme logement de fonction du président de l’Assemblée nationale.
Mais ce que Le Soleil explique et détaille, c’est ce que j’ai dit et fait savoir. Donc entre ce que dit Bachir et le quotidien national, c’est la même chose.
Mieux,
➡️ _J’ai évoqué Daouda Sow, et Mamadou Seck comme occupants de la résidence, Le Soleil l’a confirmé
➡️ _J’ai aussi souligné les nuisances sonores comme raisons du déménagement des présidents de l’Assemblée nationale, Le Soleil l’a confirmé.
➡️ _J’ai aussi dit que la résidence servait de maison des hôtes du Sénégal, c’est encore confirmé par Le Soleil.
➡️ _J’ai dit que la résidence est aujourd’hui occupée par la seconde épouse du président de la République, Le Soleil a encore confirmé.
Par contre, il y a lieu de s’arrêter sur un point important à mon sens: de *On a vendu la résidence du président de l’Assemblée nationale*, nous sommes passés à *la résidence a été échangée contre un terrain* sur lequel un lycée est aujourd’hui construit !! Là également, j’ai été confirmé. Il n’y a pas eu de vente comme l’avait dit le Premier ministre devant les députés lors de sa Déclaration de politique générale en décembre dernier. *Le Soleil nous dit que sur ce point, Ousmane Sonko n’a pas dit la vérité*.
Cependant, le bon sens ne saurait accepter qu’un terrain de 8000 m² à Yoff soit évalué à 300 millions de francs Cfa quand des parcelles de 150 m² sur la zone de l’ancien aéroport sont vendus à plus de 80 millions de francs Cfa.
En conclusion, une des femmes du président de la République loge bien dans la maison dont je parle. Laquelle maison a servi par le passé de résidence aux présidents de l’Assemblée nationale.
Ou est donc le démenti ? Qu’appelle-t-on ici infox ?
Pour finir, je sais que mes chroniques dérangent à tel point qu’on m’a rendu un très grand service en me limogeant, avec effet immédiat. À tel point que le président de l’Assemblée nationale, la deuxième personnalité de la République, El Malick Ndiaye, m’aurait taxé *de mercenaire envoyé par l’opposition* au cours d’une interview que je n’ai pas suivie. Mais seul, ceux qui ont fait usage de mercenaires pensent tout le monde est du même acabit.
Je sais aussi que Mody Niang, Pca du Soleil, m’a consacré deux contributions pour justifier sa sucette. Il préfère me rappeler les dérives de Macky Sall plutôt que de prendre sa plume et parler de la mal gouvernance de ceux qui sont au pouvoir. Aux premières années de la gouvernance Macky Sall aussi, quand il a avait sa sucette de l’Ofnac, il était muet comme une carpe. C’est connu, quand un message ne vous plaît pas, il faut s’en prendre au messager.
Un dernier message à mes confrères du Soleil : le fact-checking suppose une vérification rapide des informations devenues virales. Mais pas attendre … un mois après pour y revenir c’est comme exécuter une commande politique. Et fact-checking pour fact-checking, dans une de mes chroniques, j’ai dit que les 1000 milliards dans un compte, c’était des bobards. Sachant que le procureur financier ne veut pas éclairer la lanterne des Sénégalais, ce serait bien de rfaire un travail de checking dessus.
bachir
LES ICS AU CŒUR D’UNE AFFAIRE AUX RAMIFICATIONS INTERNATIONALES
Selon un rapport de la Cour des comptes, l’entreprise n’a pas versé de redevances à l’État entre 2000 et 2019, accumulant une dette colossale de 121,524 milliards de Fcfa, rapporte Libération.
Un scandale financier d’ampleur secoue les Industries Chimiques du Sénégal (ICS). Selon un rapport explosif de la Cour des comptes, l’entreprise n’a pas versé de redevances à l’État entre 2000 et 2019, accumulant une dette colossale de 121,524 milliards de Fcfa. Face à cette situation, l’État a finalement réagi en adressant une mise en demeure à la direction générale des ICS pour exiger le recouvrement des fonds, rapporte Libération.
Mais l’affaire prend une tournure encore plus opaque. Derrière ces impayés se cache un montage financier complexe, impliquant la création d’une société écran à Chypre, l’arrivée d’Indorama comme actionnaire majoritaire et l’intervention de structures offshore basées dans des paradis fiscaux.
Face à ces révélations troublantes, l’Inspection générale d’État (IGE) est entrée en action pour faire la lumière sur ce qui s’apparente à une nébuleuse d’État aux ramifications internationales. Une affaire qui soulève bien des interrogations sur la gestion des ressources nationales et la transparence financière des grandes industries du pays.
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8 MORTS EN 72 HEURES SUR LES ROUTES : LES SENEGALAIS DESIGNENT LES CAUSES DU CARNAGE !
Les accidents de la circulation deviennent de plus en plus récurrents ces derniers jours. Plus de huit morts ont été enregistrés entre vendredi et dimanche sur l'autoroute à péage et la route nationale n°2.
Les accidents de la circulation deviennent de plus en plus récurrents ces derniers jours. Plus de huit morts ont été enregistrés entre vendredi et dimanche sur l'autoroute à péage et la route nationale n°2. Une partie de la population indexe l’indiscipline routière, tandis que d’autres pointent du doigt les auto-écoles.