SenePlus | La Une | l'actualité, sport, politique et plus au Sénégal
4 avril 2025
PREMIERE PRODUCTION DE GAZ NATUREL ET AFFAIRE FARBA NGOM A LA UNE DE LA PRESSE
Les quotidiens parus mardi traitent principalement de sujets relatifs au démarrage de la production de gaz naturel liquéfié du projet gazier Grand Tortue Ahméyim (GTA) à la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie
Les quotidiens reçus mardi à l’Agence de presse sénégalaise (APS) traitent principalement de sujets relatifs au démarrage de la production de gaz naturel liquéfié du projet gazier Grand Tortue Ahméyim (GTA) à la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie et la convocation du député-maire des Agnam Farba Ngom dans une affaire portant sur plus de 125 milliards de francs CFA.
‘’Kosmos annonce la première production de gaz naturel liquéfié de GTA’’, titre Le Soleil. ‘’Kosmos Energy, partenaire de l’opérateur British petroleum (BP) dans ce projet gazier que partagent le Sénégal et la Mauritanie, a annoncé hier, dans un communiqué que la première production de gaz naturel liquéfié (GNL) a été réalisée dans le cadre du projet Grand Tortue Ahméyim (GTA) exploité’’, écrit le journal.
Selon le journal, »le gaz naturel de la première phase du GTA a commencé, depuis le 31 décembre 2024, à s’écouler des puits vers le navire flottant de production de stockage et de déchargement dans le cadre du processus de mise en service’’.
‘’Après le pétrole, le gaz made in Sénégal arrive’’, dit L’As, soulignant qu’’’au moment où notre pays a entamé une nouvelle phase dans sa souveraineté énergétique avec le raffinage de son pétrole brut par la Société africaine de raffinage (SAR), Kosmos Energy annonce la première production de gaz naturel liquéfié (GNL) du gisement Grand tortue ahméyim (GTA), situé à la frontière entre le Sénégal et Mauritanie’’.
L’Info annonce que »la production de gaz naturel liquéfié (est) officiellement lancée’’.
»En 2025, la production pétrolière et gazière, (est) locomotive de la croissance de l’économie sénégalaise’’, dit Sud Quotidien, soulignant que »l’économie nationale devrait bénéficier d’une conjoncture internationale plus favorablement caractérisée par une détente des cours de produits de base’’.
‘’A l’échelle nationale, elle devrait être principalement soutenue par l’entrée en pleine production des ressources pétrolière et gazière ainsi que par leurs effets indirects sur l’économie du pays selon le rapport économique et financier de la Direction générale de la planification et des politiques économiques’’, rapporte la publication.
Sud met également en exergue dans sa livraison du jour, la convocation, jeudi, du député-maire des Agnam, Farba Ngom, devant le juge du Pool financier pour être entendu sur des transactions portant sur plus de 125 milliards de francs CFA soulevés par le rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).
‘’Présent lundi dans les locaux de la Division des investigations criminelles (DIC) en compagnie de ses conseillers pour récupérer sa convocation, le député-maire des Agnam doit faire face au juge d’instruction du pool judiciaire, ce jeudi’’, informe le journal parlant de ‘’48 heures chrono’’.
»En compagnie de ses conseils, Farba Ngom était hier à la Division des investigations criminelles (Dic) pour récupérer la convocation du Collège des juges d’instruction financier », rapporte également Libération, qui annonce que l’homme d’affaires Tahirou Sarr, patron de la Sofico, est aussi attendu devant le Collège des juges d’instructions du Pool judiciaire financier.
»Tahirou sommé de s’expliquer ce jeudi’’, titre L’Observateur.
DE BELLES PROMESSES AU DEMARRAGE DU TOURNOI INTERNATIONAL JUNIOR DE TENNIS
La 9e édition du tournoi international junior a débuté hier, lundi 10 février. Les jeunes talents âgés entre 13 et 18 ans vont rivaliser pour les trophées en simple et en double messieurs et dames
La 9e édition du tournoi international junior a débuté hier, lundi 10 février. Les jeunes talents âgés entre 13 et 18 ans vont rivaliser pour les trophées en simple et en double messieurs et dames. Le tournoi a démarré avec une première journée non-stop très disputée et qui annonce de belles promesses les prochaines journées. Il s’agit pour les jeunes tennismen d’acquérir le maximum de points leur permettant de progresser dans la hiérarchie mondiale de la catégorie des juniors. Mais aussi d’espérer se frayer une place chez les Grands du tennis notamment le Top 100 Atp.
Dakar vibre depuis hier, lundi au rythme du tennis avec la 9e édition du tournoi international Junior « World Tennis Tour « Dakar J30 ». Pendant deux semaines consécutives, les jeunes talents âgés entre 13 et 18 ans venus de partout à travers le monde descendront dans le circuit à la quête de points.
LA LEGENDE MIKE TYSON A L’OLYMPIQUE CLUB
La première semaine (J30) qui se déroule du 10 au 22 février a démarré sur les courts de l’Olympique Club avec les rencontres en simples et Doubles messieurs et dames sous les yeux d’officiels, des coach accompagnateurs et même des parents. Parmi eux, on annonce la présence dans les gradins Mike Tyson sur les lieux.
La légende de la boxe qui est arrivée depuis ce vendredi à Dakar pour accompagner sa fille qui va passer ses premiers sets demain mercredi dans le tournoi. Les premiers duels se sont déroulés sur les quatre courts en simultané plus de huit heures non-stop. Dans une note fait à l’issue de cette première journée du Tournoi, les organisateurs ont exprimé leur satisfaction sur le niveau de jeu et l'attitude des joueurs. « Partout la même rage de vaincre, la même haine de la défaite … La première journée n'a pas déçu. Si remporter ce tournoi ou bien s'y révéler ne donne pas évidemment l’assurance de réussir une grande carrière ensuite, ils ou elles sont nombreuses (ses) depuis la première édition en 2018 à avoir atteint plus ou moins à faire leur trou dans la hiérarchie mondiale de la catégorie des juniors pour frayer une place chez les grands notamment le Top 100 Atp ».
Ce qui prélude de belles promesses pour la suite de la compétition. Après les quarts de finale et les demi-finales, les finales simples de la première semaine seront jouées samedi 22 février. La compétition enchainera dès le 24 février par la deuxième semaine (J60).
RESULTATS 1ère JOURNEE
Les premiers résultats simple garçons ont vu les victoire de l’Italien Orlando Lucio Sassone sur Nael Hakiki ( Maroc) en deux sets ( 6-3; 6-0), Paul Croisy ( France) sur le Coréen Seungjun Min ( 6-1; 6-1), Martin Cozar ( Espagne) sur le Sénégalais Iyad Younes(6-1; 6-1), Miguel Pequito ( Portugal) sur Doruk Elbirlik(Tur) ( 7-5; 6-0) ; Victor Palomar Marquina( Espagne) sur Nicolas Moravec ( Tchécoslovaquie ( 6-3; 6-3),Simon Hegarty (Gbr) sur Miroslav Morozov en (6- 0; 6-0), Sami Hayes (Marocc) sur Jose Pablo Renovales Salazar (Mexque (6-1; 6-2), Salman Saifullah Pathan ( Usa) sur Ji Hong Hwang de Corée (6-4; 6-4)
FILLES
Ilaria Rondinelli( Ita) bat Awantan Mbongta(Usa): 6-4; 3-6; 6-1, Liepa Galvelyte(Ltu) bat Aliya Grace Invernizzi ( Sgp): 6-0; 7-5vLea Crosetti( Fra) bat Eva Kornilova: 6-3; 6-1 ; Gaia Donati ( Ita) bat Jiaying Song ( Chin): 6-1 (Abandon)
RESULTATS DOUBLES ( MESSIEURS)
Jeronimo Escalante Mangino (Mex)/ Seungjun Min (Kor) bat Daniel Moravec (Cze)/ Miguel Pequito (Por): 7-5; 6-1 ;Kacper Laskowski ( Gbr)/ Taiju Yuto(Jpn) bat Reda El Aouni (Mar)/: 6-4; 7-5 ; Nael Hakiki ( Mar)/ Jose Pablo Renovales Salazar (Mex) ont été battus par Vladmir Guyot Sionnest (Fra)/ Orlando Lucio Sassone (Ita) : 6-0; 6-1, Aaron David Mefire Younzwe (Can)/ Miroslav Morozov bat Aarush Kote ( Usa) / Salman Saifullah Pathan (Usa): 6-3; 7-6(9). Martin Cozar ( Esp) /Victor Palomar Marquina ( Esp) bat Arda Aroyo( Tur)/ Doruk Elbirlik(Tur): 6- 1; 1-6 10-7
UNE CELEBRATION DE L’AFRIQUE ET DES ANTILLES
La Galerie Annexe du Studio Quatorzerohuit a clôturé, dimanche 9 février 2025, l’exposition de l’artiste-peintre Mounia Orosemane, intitulée "Harmonies Africaines et Antillaises"
La Galerie Annexe du Studio Quatorzerohuit a clôturé, dimanche 9 février 2025, l’exposition de l’artiste-peintre Mounia Orosemane. Intitulée "Harmonies Africaines et Antillaises", cette exposition propose une plongée dans l’univers coloré et engagé de l’artiste, qui explore les liens profonds entre l’Afrique et les Antilles à travers ses œuvres.
Mounia Orosemane, d’origine martiniquaise, puise son inspiration dans ses racines africaines et antillaises. Ses tableaux, riches en couleurs et en symboles, reflètent une identité métissée, mêlant influences culturelles et biologiques. « Je suis fière d’être une Africaine », confie-t-elle, rappelant que ses ancêtres viennent d’Afrique, un continent qui a profondément marqué son travail artistique. L’artiste, qui a été l’égérie d’Yves Saint-Laurent, a été formée par les grands noms de l’art et de la mode. Elle cite notamment Bernard Buffet et César, le sculpteur, comme des figures ayant influencé son parcours. Ses œuvres, souvent comparées à celles d’un coloriste, sont un hommage aux couleurs vives et aux textures riches, caractéristiques de l’esthétique d’Yves Saint-Laurent.
L’exposition présente une série de tableaux qui explorent des thèmes tels que la paix, l’harmonie et la transmission culturelle. Parmi les œuvres phares, on retrouve un triptyque inspiré des rythmes africains, mettant en avant le balafon, un instrument traditionnel africain. « J’ai associé les rythmes, la musique et les couleurs pour créer une harmonie visuelle et sonore », explique Mounia Orosemane. Un autre tableau, représentant une colombe blanche, symbolise la quête de paix de l’artiste. « Je suis à la recherche de la paix dans le monde », déclaret-elle, déplorant les conflits et les souffrances qu’elle observe autour d’elle. Son engagement humanitaire transparaît également dans ses œuvres, notamment à travers son soutien à un orphelinat en Haïti, qu’elle finance depuis le tremblement de terre de 2010.
UNE CELEBRATION DE LA FEMME ET DE LA FAMILLE
Mounia Orosemane accorde une place centrale à la femme dans son travail. « La femme est sacrée pour moi », affirme-t-elle, soulignant le rôle essentiel des mères dans la transmission des valeurs et de la culture. Ses tableaux mettent en scène des figures féminines fortes, souvent entourées de leur famille, dans des scènes de vie quotidienne empreintes de tendresse et d’élégance. L’un des tableaux les plus marquants de l’exposition représente une scène de famille, où les regards des personnages se croisent dans une harmonie parfaite. « C’est une scène qui a beaucoup plu », raconte l’artiste qui utilise des couleurs vives pour capturer l’essence de ces moments de complicité. L’exposition se clôt sur une œuvre inspirée des « trois singes » de la sagesse orientale : ne rien dire, ne rien voir, ne rien entendre. Pour Mounia Orosemane, cette symbolique incite à la réflexion et à la discrétion. « Il vaut mieux écouter d’abord, réfléchir, et agir avec calme », explique-t-elle, espérant que son art puisse inspirer un monde plus paisible.
PLAIDOYER POUR LA MISE EN PLACE D’UNE COMMISSION VERITE ET DE FONDS D’INDEMNISATION SUR LE MASSACRE DE THIAROYE
La création d’une commission vérité et de réconciliation, ainsi que l’établissement de mémoriaux et de fonds d’indemnisation ont été proposés comme des étapes essentielles pour apaiser les blessures de Thiaroye 44 et construire un avenir plus juste.
La création d’une commission vérité et de réconciliation, ainsi que l’établissement de mémoriaux et de fonds d’indemnisation ont été proposés comme des étapes essentielles pour apaiser les blessures de Thiaroye 44 et construire un avenir plus juste. Tels ont été les grands enseignements de la conférence organisée au Musée des Civilisations Noires (MCN) autour du thème : « Thiaroye 44 : Requalification et état des lieux juridiques ». En outre, selon les participants, le massacre de Thiaroye 44 doit être reconnu comme un crime d’Etat et faire l’objet d’une réparation officielle.
La rencontre, réunissant des experts de renom pour discuter sur le thème « Thiaroye 44 : Requalification et état des lieux juridiques », a permis d’aborder les enjeux historiques, juridiques et mémoriels liés à ce tragique événement, qui continue de marquer les consciences en Afrique et audelà. La conférence était modérée par Moussa Bocar Ly, ancien ambassadeur et figure respectée du monde diplomatique, dont la pondération a donné le ton à des échanges riches et approfondis.
Le massacre de Thiaroye, survenu le 1er décembre 1944, reste l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire coloniale française en Afrique. Des tirailleurs sénégalais, anciens prisonniers de guerre libérés par les Allemands et rapatriés au Sénégal, ont été massacrés par l’armée française alors qu’ils réclamaient le paiement de leurs indemnités. Ce crime, longtemps occulté, a été qualifié de « massacre » par les historiens, mais sa reconnaissance juridique en tant que crime de guerre ou crime contre l’humanité reste un sujet de débat.
La conférence, organisée par une sous-commission chargée des questions juridiques, a réuni des experts de divers horizons, dont le Professeur Mamadou Badji, ancien recteur de l’Université Assane Seck de Ziguinchor, le Procureur Youssoupha Diallo, Me Mamadou Ismaila Konaté, avocat et ancien ministre, Garde des sceaux du Mali, et Samba Thiam, historien du droit. L’objectif était de faire le point sur les avancées juridiques et les perspectives de réparation pour les victimes et leurs descendants.
Son Excellence Moussa Bocar Ly, ancien ambassadeur et modérateur du panel, a ouvert la conférence en rappelant l’importance de cette rencontre pour la mémoire collective et la justice historique. Il a dirigé les débats en posant des questions et en veillant à ce que chaque intervenant puisse développer ses arguments de manière approfondie.
Moussa Bocar Ly a également souligné l’importance de cette conférence dans un contexte où les questions de réparation et de reconnaissance des crimes coloniaux prennent une place croissante dans les débats internationaux. Il a insisté sur la nécessité de ne pas laisser ces événements sombrer dans l’oubli et de travailler à une réconciliation basée sur la vérité et la justice. En outre, il a salué le travail remarquable abattu par le professeur Mamadou Diouf, historien, (Columbia University aux Etats Unis) et qui fut président du Comité de commémoration du massacre de Thiaroye, au Sénégal, le 1er décembre dernier.
S’agissant de la qualification juridique des faits, le Professeur Mamadou Badji a ouvert les débats en rappelant le contexte colonial dans lequel s’est déroulé le massacre de Thiaroye. Il a souligné que les tirailleurs sénégalais, bien que recrutés dans toute l’Afrique de l’Ouest, étaient traités de manière inégale par rapport aux soldats français. Leur statut de « sujets coloniaux » les privait de nombreux droits fondamentaux, ce qui a facilité leur répression violente lorsqu’ils ont osé réclamer leurs droits. Sur le plan juridique, le Professeur Badji a insisté sur la nécessité de requalifier les faits. Selon lui, le massacre de Thiaroye pourrait être considéré comme un crime de guerre ou un crime contre l’humanité, en vertu du droit international humanitaire. Il a rappelé que les conventions de Genève de 1949 et le Statut de Rome de la Cour pénale internationale offrent un cadre juridique pour une telle qualification. Cependant, il a également noté les obstacles politiques et juridiques à cette reconnaissance, notamment la prescription des faits et les résistances internes en France. Le Procureur Youssoupha Diallo, fort de son expérience au sein des Chambres africaines extraordinaires, a apporté une perspective pragmatique sur la question. Il a rappelé que la qualification des faits est une étape cruciale pour toute poursuite judiciaire. Selon lui, le massacre de Thiaroye présente des éléments constitutifs de crimes de guerre, notamment l’exécution de soldats désarmés et la violation des droits humains fondamentaux.
Cependant, le Procureur Diallo a également souligné les difficultés pratiques liées à la prescription des faits et à l’identification des responsables, dont beaucoup sont décédés. Il a proposé la création d’une commission vérité et réconciliation, inspirée du modèle sud-africain, pour permettre une reconnaissance officielle des faits et une réparation symbolique et matérielle pour les victimes et leurs descendants.
Maître Mamadou Ismaila Konaté, ancien ministre, Garde des sceaux du Mali, a abordé la question des réparations sous un angle à la fois juridique et mémoriel. Il a insisté sur la nécessité de réparer non seulement les préjudices matériels, mais aussi les blessures morales et historiques causées par le massacre. Selon lui, la réparation doit être à la fois symbolique (excuses officielles et mémorielles) et matérielle (indemnisation des descendants).
Me Mamadou Ismaila Konaté a également évoqué la responsabilité collective de la France et de l’Afrique dans ce processus de réparation. Il a appelé à une collaboration entre les États africains et la France pour établir un fonds d’indemnisation et garantir que la mémoire de Thiaroye soit préservée pour les générations futures.
Pour sa part, Pr Samba Thiam, historien du droit, a conclu les interventions en rappelant l’importance de la mémoire dans le processus de réparation. Il a souligné que le massacre de Thiaroye n’est pas seulement une affaire sénégalaise, mais un événement qui concerne toute l’Afrique et l’humanité. Pr Thiam a proposé la création d’un mémorial dédié aux tirailleurs sénégalais et l’intégration de cette histoire dans les programmes éducatifs africains. La conférence s’est achevée sur un consensus : le massacre de Thiaroye doit être reconnu comme un crime d’État et faire l’objet d’une réparation officielle. Les participants ont appelé à une mobilisation internationale pour soutenir cette cause, notamment à travers des institutions comme la Cour pénale internationale ou la Cour européenne des droits de l’homme.
UN NOUVEL ESPOIR POUR DE JEUNES ENTREPRENEURS SENEGALAIS
Le Consortium Jeunesse Sénégal (CJS) franchit une nouvelle étape dans son engagement en faveur des jeunes, en lançant le Fonds «Yaakaar», un dispositif innovant destiné à soutenir financièrement les porteurs de projets associatifs et entrepreneuriaux.
Le Consortium Jeunesse Sénégal (CJS) franchit une nouvelle étape dans son engagement en faveur des jeunes, en lançant le Fonds «Yaakaar», un dispositif innovant destiné à soutenir financièrement les porteurs de projets associatifs et entrepreneuriaux. Doté d'un budget initial de 500 millions de FCFA, ce fonds ambitionne de lever les barrières d'accès au financement qui freinent de nombreux jeunes talents.
Un levier pour l'inclusion et l'autonomisation des jeunes, face aux défis d'insertion économique et sociale, le Fonds «Yaakaar» se veut une réponse adaptée aux réalités des jeunes Sénégalais. «Ce fonds incarne notre volonté de bâtir un écosystème solidaire et inclusif, permettant aux jeunes, qu'ils soient issus de l'informel, des zones rurales ou non diplômés, d'accéder aux ressources nécessaires à la concrétisation de leurs projets», explique Sobel Aziz Ngom, président du CJS.
Conçu pour s'adapter aux différents niveaux de maturité des initiatives, le Fonds «Yaakaar» propose trois (03) catégories de financements : «Tambali» (100.000 à 500.000 FCFA) pour les projets en phase de démarrage, «Doolel» (500.000 à 2.000.000 de FCFA) pour les structures en consolidation et «Yaatal» (2.000.000 à 5.000.000 de FCFA) pour les initiatives en pleine expansion. L'une des particularités du Fonds «Yaakaar» réside dans son mode de gouvernance : les jeunes eux-mêmes participent à la gestion et au suivi des financements, garantissant transparence et efficacité dans l'allocation des ressources. «L'argent est le nerf de la guerre. Grâce aux subventions du CJS, nous avons pu recruter et investir dans notre association. Ce nouveau fonds va amplifier cette dynamique et offrir des opportunités aux jeunes porteurs de véritables projets», témoigne Maty Faye, chargée de Communication de l'association Mango Sports.
Le premier appel à projets, réservé aux initiatives citoyennes, est doté de 40 millions de FCFA et est ouvert jusqu'au 24 février 2025. Les jeunes intéressés peuvent soumettre leur candidature via la plateforme guichetjeunesse.sn. Avec cette initiative, le CJS montre son engagement à bâtir une jeunesse autonome et acteur clé du développement du Sénégal.
LA PRODUCTION PETROLIERE ET GAZIERE, LOCOMOTIVE DE LA CROISSANCE
En 2025, l’économie nationale devrait bénéficier d’une conjoncture internationale plus favorable, caractérisée par une détente des cours des produits de base
En 2025, l’économie nationale devrait bénéficier d’une conjoncture internationale plus favorable, caractérisée par une détente des cours des produits de base. À l’échelle nationale, elle devrait être principalement soutenue par l’entrée en pleine production des ressources pétrolières et gazières, ainsi que par leurs effets indirects sur l’économie du pays, selon le rapport économique et financier de la Direction générale de la planification et des politiques économiques.
La Loi de Finances Initiale (LFI) 2025 coïncidera avec le lancement des projets issus de la nouvelle stratégie nationale de développement, déclinaison quinquennale de l’agenda national de transformation Sénégal 2050. Par ailleurs, le cadrage macroéconomique a été conçu de manière à offrir des marges de manœuvre budgétaires suffisantes à moyen terme. Il demeure en adéquation avec les objectifs fixés dans le cadre de la surveillance multilatérale. Ainsi, l’option retenue privilégie une politique budgétaire axée sur la rationalisation et l’efficacité des dépenses publiques, ainsi que sur l’élargissement de l’assiette fiscale. Cet objectif sera atteint, selon les acteurs, grâce à plusieurs mesures administratives, notamment la réduction des exonérations et l’amélioration de la collecte des recettes fiscales, en particulier dans le secteur de la fiscalité immobilière.
Selon le rapport, l’année 2025 marquera la mise en œuvre effective des projets et programmes visant à atteindre les objectifs définis dans la nouvelle stratégie nationale de développement. Afin de réduire significativement le déficit budgétaire, le gouvernement entend relever le défi de la mobilisation des ressources internes, conformément à la Stratégie de recouvrement des recettes à moyen terme (SRMT), tout en veillant à une maîtrise rigoureuse des dépenses publiques. Les objectifs spécifiques de la SRMT s’articulent autour de plusieurs axes, à savoir l’élargissement de l’assiette fiscale et douanière par une augmentation du nombre de contribuables ; le renforcement du contrôle de la cohérence des déclarations fiscales ; une meilleure maîtrise de la valeur en douane afin de limiter les détournements de destination et l’usage abusif des régimes économiques ; la simplification des procédures administratives pour réduire les coûts supportés par les contribuables et favoriser leur mise en conformité avec les obligations fiscales et douanières.
Par ailleurs, selon le REF, le gouvernement adoptera une stratégie d’endettement alignée sur les objectifs de croissance et de consolidation budgétaire définis dans la Stratégie Nationale de Développement (SND) 2025-2029.
UN TAUX DE CROISSANCE PROJETE A 8,8 %
Le taux de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) réel est estimé à 8,8 % en 2025, contre une prévision de 6,7 % en 2024. Cette dynamique serait largement portée par le secteur secondaire (+21,5 %), et, dans une moindre mesure, par les secteurs primaire (+5,2 %) et tertiaire (+4,5 %).
Hors agriculture et hydrocarbures, la progression de l’activité économique devrait atteindre 4,8 % en 2025, contre 3,5 % en 2024. Le rapport d’indiquer par suite que cette prévision découle des projections économiques établies pour la période 2025-2029. Ainsi donc, ces projections reposent sur plusieurs hypothèses fondamentales, à savoir une progression de la productivité totale des facteurs estimée à 2 % en moyenne annuelle, contre un niveau de -0,1 % au cours des dix dernières années ; une amélioration de l’efficacité des investissements, rendue possible par un renforcement des processus de préparation (maturation et sélection) et de suivi-évaluation des projets d’investissements publics, ainsi que par des gains de productivité au sein des PME ; une augmentation de la productivité des travailleurs grâce à une intensification des programmes publics d’encadrement du secteur privé (Conseil agricole et rural, ADPME, Bureau de Mise à Niveau, etc.), qui interviendront directement au sein des pôles de développement, y compris dans le secteur primaire.
En ce qui concerne la croissance du facteur capital, celle-ci devrait atteindre 2,9 %, stimulée par l’augmentation des investissements publics et privés dans les infrastructures et les équipements productifs. De même, la croissance du facteur travail est estimée à 1,7 %, portée par l’accroissement de l’emploi, notamment dans les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre, tels que les BTP et l’agriculture. Au total, le Produit Intérieur Brut (PIB) réel devrait enregistrer une croissance annuelle moyenne de 6,5 % sur la période 2025- 2029. Hors hydrocarbures et agriculture, l’activité économique progresserait en moyenne de 5,8 % par an sur la même période.
MULTIPLE PHOTOS
LES UNES DE LA PRESSE DE CE MARDI 11 FEVRIER 2025
Sud Quotidien, Walf Quotidien, Yoor-Yoor Bi, L'Observateur, Libération, Le Quotidien, Enquête, Vox Populi, Le Verdict News, L'As, Record, Le Soleil
COP 2024, LES ENGAGEMENTS DU SÉNÉGAL PRÉSENTÉS À DES ACTEURS
Lors d’un atelier de restitution, le ministre Daouda Ngom a insisté sur la nécessité de traduire ces engagements en actions concrètes pour la conservation de la biodiversité, la lutte contre les changements climatiques et la désertification.
Le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, a présenté lundi les conclusions et engagements pris par le Sénégal lors des trois COP (Conférence des Parties) consacrées cette année à la biodiversité (COP 16), à la lutte contre les changements climatiques (COP 29) et la désertification (COP 16), aux différents partenaires financiers et techniques, structures de l’Etat et acteurs de la société civile, a constaté l’APS.
La rencontre qui s’est déroulée à l’auditorium dudit ministère a été présidée par le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Daouda Ngom.
‘’Cet atelier vise à restituer l’ensemble des conclusions, mais également à insister sur la mise en œuvre des recommandations issues de ces trois COP et tirer des leçons sur la participation de la délégation du Sénégal’’, a expliqué M. Ngom, à l’ouverture officielle de l’atelier de restitution des engagements du Sénégal aux différentes conférences des parties de l’année 2024.
‘’Il vise également à donner une occasion aux autres acteurs qui n’ont pas eu la chance de participer à ces échanges de suivre l’ensemble des orientations de l’Etat prises lors de ces rencontres’’, a-t-il ajouté.
Il a indiqué que les délégations sénégalaises ont décliné, lors de ces différentes rencontres internationales, ‘’les priorités nationales en matière de conservation de la biodiversité et lutte contre la désertification et les effets du changement climatique’’.
Daouda Ngom a estimé que la participation du Sénégal à ces trois rencontres internationales à savoir : la COP 16 sur la biodiversité du 16 octobre au 1er novembre 2024 à Cali (Colombie), la COP 29 sur le climat du 11 au 23 novembre 2024 à Baku (Azerbaïdjan) et la COP 16 consacrée à la lutte contre la désertification, du 2 au 13 décembre 2024, à Riyad (Arabie Saoudite) ‘’a été déterminante’’.
Le ministre a réitéré à cette occasion l’engagement de son département ministériel à renforcer la collaboration nationale pour une meilleure mise en œuvre des politiques nationales en relation avec le climat, la préservation de la biodiversité et la lutte contre la désertification.
Il a réaffirmé également la volonté du Sénégal à »renforcer sa tradition de mise en œuvre d’actions stratégiques appropriées pour la conservation de la biodiversité (…) et le partage juste et équitable d’avantages découlant de l’utilisation des ressources naturelles conformément aux piliers qui fondent la Convention sur la diversité biologique, mais aussi à faire face aux effets du changement climatique et à la lutte contre la désertification ».
Daouda Ngom a précisé que la dynamique du Sénégal est fortement articulée au Plan d’action africain pour la conservation de la biodiversité, à l’Agenda 63 de l’Union africaine et aux importantes décisions de la Conférence ministérielle africaine sur l’Environnement (AMCEN) sur la conservation de la biodiversité et aux plans d’actions d’adaptation aux changements climatiques et de lutte contre la désertification.
LE SÉNÉGAL EST ENCORE LOIN DE L’ODD 4, SELON MAMADOU NDOYE
L’objectif de développement durable 4 des Nations unies vise d’ici à 2030, à garantir l’accès à tous et toutes à une éducation équitable, gratuite et de qualité à travers toutes les étapes de la vie.
Le Sénégal demeure éloigné du quatrième objectif de développement durable des Nations unies, au regard des résultats engrangés par le pays du point de vue de l’accès à l’éducation et de la qualité de cette dernière, juge l’expert Mamadou Ndoye.
L’objectif de développement durable 4 (ODD 4) des Nations unies vise d’ici à 2030, à garantir l’accès à tous et toutes à une éducation équitable, gratuite et de qualité à travers toutes les étapes de la vie, en éliminant notamment les disparités entre les sexes et les revenus. Il met également l’accent sur l’acquisition de compétences fondamentales et de niveau supérieur pour vivre dans une société durable.
Le Sénégal ‘’fait partie des pays éloignés de l’objectif [de développement durable des Nations unies relatif à l’éducation]’’, a-t-il avancé dans un entretien accordé au prochain numéro du magazine Vitrine de l’Agence de presse sénégalaise.
‘’Il y a des pays très éloignés de l’objectif, des pays éloignés, des pays proches et des pays qui ont atteint l’objectif. Nous, on fait partie des pays éloignés de l’objectif’’, a dit l’ancien ministre de l’Éducation de base et des Langues nationales.
Selon Mamadou Ndoye, ‘’tant qu’il y aura des enfants non scolarisés, nous ne pouvons pas atteindre [l’ODD 4]’’, sans compter que l’équité ‘’est une dimension de l’ODD 4, et nous ne l’avons pas’’.
‘’Il y a des inégalités telles dans le système aujourd’hui, notamment les inégalités géographiques et les inégalités sociales, que l’on ne peut pas dire qu’il y a des chances égales’’, a-t-il fait valoir.
De même, concernant la qualité de l’éducation, ‘’les dernières évaluations internationales que nous avons eues, montrent qu’en ce qui concerne le PASEC’’, le Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la CONFEMEN, ‘’plus de 35 % des enfants de CM2 ne maîtrisent pas les mathématiques de base et plus de 25 % ne savent pas lire […]’’, relève Mamadou Ndoye.
‘’Des enfants qui font 6 ans et qui n’arrivent pas à lire et calculer, c’est énorme. Et ces évaluations ne montrent en réalité que le sommet de l’iceberg, donc c’est beaucoup plus grave’’, a-t-il ajouté.
‘’Si on cherchait la compréhension conceptuelle comme le PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) l’a fait au Sénégal, 85% des enfants de CM2 n’avaient pas réussi. Donc, si on s’intéresse aux dimensions accès pour tous et dimension qualité et équité, qui sont les dimensions principales, on est encore loin de l’ODD 4’’, tranche-t-il.
‘’Depuis 1961, nous répétons les mêmes choses, nous n’avançons pas et nous ne nous posons pas la question de savoir pourquoi. Nous n’avançons pas car nous refusons de sortir de la boite, et tant que nous resterons enfermés dans cette boite, qui est la boite de l’école néocoloniale ou coloniale, nous n’allons jamais nous en sortir’’, a-t-il conclu.