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4 avril 2025
GAINDESAT-1A, LE LION DE L’ESPACE CONTINUE SA MISSION
Le premier satellite sénégalais, GAINDESAT-1A, poursuit son exploration spatiale et apporte des données précieuses pour le développement du pays. Mis en orbite le 16 août dernier, GAINDESAT-1A effectue un tour complet de la Terre toutes les 90 minutes...
Le premier satellite sénégalais, GAINDESAT-1A, poursuit son exploration spatiale et apporte des données précieuses pour le développement du pays.
Mis en orbite le 16 août dernier, GAINDESAT-1A effectue un tour complet de la Terre toutes les 90 minutes, soit 16 passages par jour, dont deux au-dessus du Sénégal. Lors de ces survols, l’équipe du projet spatial SENSAT dispose d’une fenêtre de sept minutes pour interagir avec l’engin.
Baptisé en référence au lion, symbole national du Sénégal, GAINDESAT-1A (Gestion Automatisée d’Informations et de Données Environnementales par Satellite) joue un rôle clé dans la surveillance de l’environnement et l’observation de la Terre. Il permet notamment de collecter des données essentielles à la gestion des ressources naturelles, en particulier celles liées à l’eau.
Avec ce projet novateur, le Sénégal s’affirme comme un acteur émergent dans le domaine spatial et pose les bases d’un futur prometteur pour l’utilisation des technologies satellitaires au service du développement durable.
L'ÉGYPTE EN SUBSTITUTION POUR L'ORGANISATION DE LA CAN DES MOINS DE 20 ANS
Encore l’Egypte ! Organisateur de la coupe d’Afrique des nations U-20 en 2023, remportée par le Sénégal, le pays des Pharaons a été désigné pour abriter cette même compétition prévue du 27 avril au 18 mai 2025
Encore l’Egypte ! Organisateur de la coupe d’Afrique des nations U-20 en 2023, remportée par le Sénégal, le pays des Pharaons a été désigné pour abriter cette même compétition prévue du 27 avril au 18 mai 2025. Ce, suite au désistement spectaculaire de la Côte d’Ivoire annoncé ce mardi. Un retrait qui n’est pas sans conséquences.
La fumée blanche est encore sortie du pays de pyramides. Après le désistement spectaculaire de la Côte d’Ivoire d’abriter la coupe d’Afrique des nations U-20, ce mardi 25 mars, la Confédération africaine de football (CAF) n’a pas perdu beaucoup de temps. Elle a désigné hier, jeudi 27 mars 2025, l’Égypte comme pays hôte de la compétition dont le Sénégal est détenteur du trophée.
« La Confédération Africaine de Football (CAF) a attribué à l'Association Égyptienne de Football (EFA) et au gouvernement égyptien les droits d’organisation de la Coupe d'Afrique des Nations U20 CAF 2025 », lit-on dans un communiqué de presse publié sur le site de l’instance suprême du football africain.
Et d’expliquer : « Cela fait suite à la décision de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) et du gouvernement de Côte d'Ivoire de se retirer de l’organisation du tournoi, en raison de circonstances imprévues ».
La CAF a même tenu a rappeler que « L'Association Égyptienne de Football et le gouvernement égyptien avaient précédemment soumis une candidature pour accueillir la Coupe d'Afrique des Nations U20 CAF 2025 ».
Le match d'ouverture de la Coupe d'Afrique des Nations U20 CAF 2025 se jouera le dimanche 27 avril 2025 et la finale le 18 mai 2025.
UNE CAN JUGÉE EXORBITANTE EN CÔTE D’IVOIRE
La Fédération Ivoirienne de Football a adressé un communiqué à la Confédération Africaine de Football (CAF), en annonçant qu’elle n’organiserait finalement pas la CAN U20 prévue du 26 avril au 18 mai prochain : « Par courrier officiel, le Gouvernement a notifié à la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) le désistement de la Côte d’Ivoire en tant que pays hôte de la Coupe d’Afrique des Nations U20. Conformément aux instructions du Président de la FIF, le Directeur Exécutif a transmis cette information au Secrétaire Général de la Confédération Africaine de Football (CAF) ce mardi 25 mars 2025. »
Selon des sources dignes de foi, le président de la République, Alassane Dramane Ouattara (ADO) a refusé de mettre 5 milliards sur la table pour organiser cette CAN. «Nos autorités ont jugé la CAN U-20 trop exorbitante. On ne peut pas disposer d’autant d’infrastructures ultra-modernes, dépenser presque 500 milliards pour une CAN senior et se permettre de mettre 5 milliards encore pour une CAN U-20. Je pense que les gens ont fait preuve de gourmandise », confie un membre du Cocan 2023.
Mais au-delà de la vérité officielle, d’autres soutiennent qu’Abidjan n’aurait pas apprécié la « trahison » de Patrice Motsepe qui aurait promis au Chef de l’État ivoirien de faire élire le président de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Idrissa Diallo, au Conseil de la Fifa. Une sorte de récompense pour la bonne organisation de la CAN 2023 mais aussi et surtout d’avoir accepté d’etre l’hôte de la CAN U-20.
Une promesse que le président de la CAF n’a pas pu tenir. Comme il n’avait pas tenir la promesse de faire organiser la CAN 2025 en Algérie en guise de récompenses aux autorités algériennes d’avoir pu organiser avec brio le CHAN et la CAN -17.
Reste maintenant à savoir si la CAF va appliquer son règlement en sanctionnant la Côte d’Ivoire. Comme elle l’avait contre le Maroc qui avait renoncé d’abriter la CAN 2015 en raison de la maladie Ébola. Le football africain avait failli mourir de sa belle mort si Issa Hayatou n’avait pas pu trouver une solution de rechange avec le président Teodoro Obiang Nguema de la Guinee Équatoriale.
LE MAROC SAUVÉ PAR LE TAS
La Confédération africaine de football (CAF), réunie au Caire le 11 novembre 2014, a annoncé que le Maroc refusait officiellement d’accueillir la Coupe d’Afrique des Nations, en janvier 2015. Le Maroc avait refusé d'organiser l'édition 2015 de la compétition aux dates prévues (17 janvier-8 février 2025), réclamant en vain son report du fait de l'épidémie d'Ébola en Afrique de l'Ouest. La CAF avait exclu le Maroc de l'édition 2015, trouvé un pays-organisateur de substitution en quatrième vitesse (la Guinée équatoriale) et avait ensuite suspendu le royaume chérifien pour les éditions 2017 et 2019.
Mais le TAS a considéré que "l’exclusion de l’équipe A du Maroc des deux prochaines éditions de la CAN n’était pas expressément prévue par les règlements en vigueur au moment du retrait de l’organisation de la CAN 2015 et en tous les cas, au vu des circonstances de l’affaire, n'était pas proportionnée à la faute de la FRMF (Fédération marocaine)". De ce fait, "la suspension de l’équipe nationale A de la Fédération Royale Marocaine de Football de toute participation aux deux prochaines éditions de la Coupe d’Afrique des Nations, en 2017 et 2019, est annulée", écrit ainsi la juridiction suprême du sport. .
SANCTIONS FINANCIÈRES PARTIELLEMENT ANNULÉES
Le Maroc avait également été sanctionné financièrement par la CAF. En premier lieu, la Confédération africaine de football avait infligé au Maroc une amende de 1 million de dollars (plus de 500 millions F CFA). Le TAS estime qu'il faut la ramener à 50.000 dollars (45.976 euros environs), ce qui correspond au montant maximum prévu par le règlement de la CAF en vigueur au moment des faits.
La CAF réclamait en outre, cette fois au titre des dommages et intérêts, une somme de 8,75 millions de dollars (8,05 millions d'euros). Sur ce point la décision du TAS est à double détente. "Sur le fond", le TAS "a estimé qu’aucune disposition réglementaire ne permettait à la CAF d'obliger unilatéralement la FRMF à verser une indemnité pour dommage". Mais le TAS "n’a toutefois pas écarté le droit de la CAF à obtenir la réparation d’un dommage éventuel, notamment par la mise en œuvre de la procédure d’arbitrage prévue spécialement dans le contrat d’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations". Cette partie du litige n’est donc probablement pas terminée, car le contrat d’organisation de la CAN-2015 prévoyait une autre voie de droit (une autre juridiction) qui peut encore être exploitée.
Ce qui pourrait jouer contre le Maroc dans ce dernier volet ? "Sur le fond, la FRMF ne pouvait pas se prévaloir d’un cas de force majeure dans la mesure où l’épidémie Ébola ne rendait pas impossible l’organisation de la CAN au Maroc", souligne le TAS.
Mais la Côte d’Ivoire n’est le Maroc. Surtout pas ce Maroc sous Fouzi Lekjaa. Affaire à suivre !
POUR LE DEVELOPPEMENT DE LA GOUVERNANCE LOCALE
Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités Territoriales et de l’Aménagement des Territoires du Sénégal, Balla Moussa Fofana, a présidé hier, jeudi 27 mars 2025, le lancement du Prix d'Excellence du Leadership Local, édition panafricaine 2025,
L’Observatoire International de la Démocratie Participative en Afrique (OIDP Afrique), en collaboration avec l’Union africaine et Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLUA), a lancé hier, jeudi 27 mars 2025, le Prix d'Excellence du Leadership Local (PELL), édition panafricaine 2025. Un lancement effectué à travers un format webinaire, sous la présidence du ministre de l’Urbanisme, des Collectivités Territoriales et de l’Aménagement des Territoires du Sénégal, Balla Moussa Fofana.
Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités Territoriales et de l’Aménagement des Territoires du Sénégal, Balla Moussa Fofana, a présidé hier, jeudi 27 mars 2025, le lancement du Prix d'Excellence du Leadership Local, édition panafricaine 2025, dont les soumissions se feront du 07 avril au 16 juin courant à travers une plateforme dédiée dont le lien est accessible sur le site et les réseaux de l’OIDP Afrique. Une initiative portée par l’Observatoire International de la Démocratie Participative en Afrique (OIDP Afrique), en collaboration avec l’Union africaine et Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLUA).
Selon les acteurs, ce prix entre dans le cadre de la promotion de la décentralisation, gouvernance locale et développement local en Afrique. Pour le secrétaire général de l'OIDP Afrique, Bachir Kanouté, «le PELL s’inscrit dans les recommandations de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine (UA) et des engagements adoptés par les Chefs d’État à travers la Charte Africaine des Valeurs et Principes de la Décentralisation, de la Gouvernance locale et du Développement local. Il vise à distinguer et primer les acteurs de l’écosystème de la décentralisation, gouvernance et développement engagés dans des initiatives innovantes favorisant l’accès aux services publics, la participation citoyenne et la gouvernance inclusive».
Et de signaler : «cette charte encourage les États parties à institutionnaliser des systèmes transparents de reconnaissance de l’excellence et de l’innovation dans la gouvernance et la décentralisation». Au-delà, ces objectifs, le PELL encourage également le partage des bonnes pratiques et des expériences inspirantes portées par les ministères, les Collectivités territoriales, les journalistes communicants, les universitaires-chercheurs, les enfants et jeunes créateurs et les citoyens transformateurs.
Rappelons qu’en plus de la présence du ministre Balla Moussa Fofana, par ailleurs vice-président de la Commission technique n°8 de l’Union Africaine sur la Fonction publique et l’Administration, les Collectivités locales, le Développement urbain et la Décentralisation, ce lancement a vu la participation de plus de 200 participants venant de plus de 30 pays notamment l’Angola, le Benin, le Burkina Faso le Congo, la République Démocratique du Congo, les Etats-Unis, l’Ethiopie, le Gabon, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Liberia, le Madagascar, le Mali, le Maroc, la Mauritanie, le Mozambique, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone, la Tanzanie, le Togo, entre autres.
UNE BAISSE SIGNIFICATIVE DU PRIX DU RIZ ANNONCÉE POUR LE 3 AVRIL
Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Gueye Diop a présidé, hier, jeudi 27 mars à Dakar, une réunion du Conseil National de la Consommation (CNC) consacrée à la révision du prix du riz brisé ordinaire, c’est-à-dire non parfumé.
Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Gueye Diop a présidé, hier, jeudi 27 mars à Dakar, une réunion du Conseil National de la Consommation (CNC) consacrée à la révision du prix du riz brisé ordinaire, c’est-à-dire non parfumé. À l’issue de cette concertation, une baisse de 60 F CFA par kilogramme a été proposée. Cette réduction sera officiellement validée et annoncée par le président de la République lors de son discours à la Nation du 3 avril prochain.
Le ministre a rappelé que la détermination du prix officiel repose sur un processus méthodique impliquant grossistes, détaillants et commerçants. Les marges appliquées sont minutieusement analysées avant la transmission d’un rapport au président de la République, qui prend la décision finale.
Dr Serigne Gueye Diop a salué l’engagement du gouvernement indien, qui a joué un rôle déterminant dans cette révision tarifaire. Selon lui, cette baisse des prix représente une économie de plus de 100 dollars par tonne par rapport à l’année précédente. Il a également assuré que le Sénégal continuerait à surveiller l’évolution du marché mondial et à négocier avec ses partenaires commerciaux, notamment l’Inde, afin d’obtenir de nouvelles réductions profitant aux consommateurs.
Par ailleurs, il a tenu à rassurer ces derniers : toute diminution supplémentaire des cours mondiaux sera intégralement répercutée sur le prix de vente, tout en préservant un équilibre économique pour les importateurs. Cette mesure concerne principalement le riz importé d’Inde, de Thaïlande et du Vietnam.
OPTIMISATION DES CIRCUITS D’APPROVISIONNEMENT ET ÉLIMINATION DES INTERMÉDIAIRES
Dans le cadre de cette réforme (laquelle ? ) , plusieurs missions sénégalaises se sont rendues en Inde afin de négocier directement avec les producteurs et de supprimer les intermédiaires. Cette démarche vise à éliminer les surcoûts inutiles qui alourdissent le prix final du riz. À l’issue des négociations, le prix d’achat a été fixé entre 380 et 480 dollars la tonne, soit 240 F CFA le kilogramme. « Nous avons informé les consommateurs qu’une réduction des prix était envisageable. Une proposition de 350 F CFA par kilo a été retenue, soit 100 F CFA de moins que l’ancien tarif de 450 F CFA sous le précédent régime. Concrètement, le sac de riz de 50 kg, qui coûtait 22 000 F CFA, sera désormais vendu à 17 000 F CFA », a précisé le ministre.
RENFORCEMENT DES MÉCANISMES DE CONTRÔLE DES PRIX
Afin de garantir le respect strict des nouveaux tarifs, un dispositif renforcé de surveillance et de contrôle sera mis en place. Plusieurs mesures ont été adoptées, à cet effet, à savoir le recrutement de 1 000 volontaires chargés de vérifier l’application des prix et de lutter contre les pratiques abusives ; le déploiement de l’application "Yolel", permettant aux citoyens de signaler en temps réel toute irrégularité auprès des services compétents et la création de 11 nouveaux services d’enquêtes économiques, qui seront opérationnels dès mai afin de renforcer la lutte contre la fraude et la spéculation sur les prix.
UNE INITIATIVE AU SERVICE DU POUVOIR D’ACHAT ET DE LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE
Avec cette nouvelle tarification, le gouvernement sénégalais ambitionne de réduire le coût du panier alimentaire des ménages, tout en garantissant une stabilité durable du marché. Cette réforme s’inscrit dans une stratégie plus large, visant à renforcer la souveraineté alimentaire et à assurer un approvisionnement régulier en denrées essentielles. « Le Conseil National de la Consommation poursuivra ses travaux afin de surveiller l’évolution des marchés et d’ajuster, si nécessaire, la politique tarifaire en fonction des réalités économiques et sociales du pays », a conclu le ministère.
LES EXPERTS-COMPTABLES MOBILISES POUR UN AUDIT EXHAUSTIF
Mor Dieng, le président de l’Ordre National des Experts-Comptables et des Comptables Agréés du Sénégal (ONECCA) a réaffirmé l’engagement de son association à accompagner l’État dans la mise en conformité de sa situation comptable,
Mor Dieng, le président de l’Ordre National des Experts-Comptables et des Comptables Agréés du Sénégal (ONECCA) a réaffirmé l’engagement de son association à accompagner l’État dans la mise en conformité de sa situation comptable, en réponse aux irrégularités relevées par la Cour des comptes et corroborées par le Fonds monétaire international.
En conclave hier, jeudi 27 mars, à Dakar dans le cadre de la 105ème réunion du Conseil de l’Association des Ordres des Experts-Comptables en Afrique de l’Ouest (ABWA), comptant à son actif 120 000 comptables professionnels issus de 16 organisations comptables professionnelles d’Afrique de l’Ouest et du Centre, le président de l’ABWA, Mor Dieng a saisi la balle au bond pour mettre en exergue les défis comptables auxquels le Sénégal est confronté, notamment à la suite des écarts de gestion identifiés dans les audits institutionnels récents.
« Le rapport met en évidence deux problématiques majeures : d’une part, des failles dans le système d’informations, qui ont conduit à l’engagement de certaines dettes en dehors du circuit comptable du Trésor et d’autre part, des dysfonctionnements comptables ayant entraîné des irrégularités, notamment des dettes et des recettes non retracées », a expliqué Mor Dieng, président de l’ABWA.
Face à ces constats, il a souligné l’impérieuse nécessité de mener un audit approfondi, remontant potentiellement jusqu’à 2012, afin d’apporter une transparence totale sur la situation financière de l’État. Il a également plaidé pour l’implication de l’Ordre national des Experts Comptables et Comptables agréés du Sénégal (ONECCA) dans cette démarche, estimant que l’expertise nationale doit être mobilisée pour garantir la régularisation des comptes publics.
UN VIVIER DE COMPÉTENCES POUR UNE MISSION D’ENVERGURE
L’ONECCA se positionne comme un acteur clé de cette dynamique, fort de près de 300 cabinets et de quelques 3 000 professionnels hautement qualifiés. Ses membres opèrent selon des standards internationaux rigoureux, alignés sur les pratiques en vigueur en France, aux États-Unis et en Belgique. « Nous disposons des effectifs et des compétences nécessaires pour mener à bien cette mission. Nous sommes l’unique institution habilitée à effectuer ce travail avec la rigueur et la précision requises », a affirmé Mor Dieng avec conviction. Le Directeur général des Impôts et Domaines, Jean Koné, a apporté son soutien à cette initiative, soulignant que la transparence financière constitue un principe fondamental de la gouvernance actuelle. « L’ONECCA joue un rôle central dans la fiabilisation de l’information financière. L’État a besoin de partenaires de référence tels que l’Ordre pour garantir l’exactitude des données comptables et assurer la transparence vis-à-vis des citoyens et des partenaires internationaux », a-t-il déclaré.
UN ENJEU STRATÉGIQUE POUR LA GOUVERNANCE ÉCONOMIQUE
Selon Jean Koné, l’État doit s’entourer de partenaires de confiance, dotés d’une expertise avérée en matière de contrôle, de certification et de validation des comptes publics. Il a insisté sur le fait que, bien que ces missions soient historiquement associées aux entreprises privées, l’ONECCA est désormais appelé à jouer un rôle de premier plan dans la consolidation des finances publiques.
Au-delà des aspects purement techniques, la question de la transparence comptable revêt une dimension politique et économique majeure. Comme l’a rappelé Mor Dieng, la qualité de l’information financière conditionne l’efficacité des politiques économiques, la fiabilité des données statistiques et la crédibilité du pays sur la scène internationale. «Sans une information financière rigoureuse, il est impossible d’élaborer des politiques économiques pertinentes ni d’établir une fiscalité juste et efficiente. Une donnée comptable fiable constitue le socle du développement économique et social d’un pays. Et c’est précisément là que réside notre mission », a-t-il insisté.
Loin d’adopter une posture de censeur, l’ONECCA entend jouer un rôle d’accompagnateur, mettant son expertise au service de l’intérêt général pour renforcer la robustesse et la lisibilité du système financier sénégalais.
UNE DÉMARCHE INSCRITE DANS UNE DYNAMIQUE SOUS RÉGIONALE
Cette initiative s’inscrit également dans un cadre plus large, à l’échelle de l’Afrique de l’Ouest. L’ABWA, qui fédère plus de 120 000 professionnels comptables issus de 16 organisations, œuvre à l’harmonisation des normes comptables, au renforcement des capacités et à la promotion de l’éthique dans la profession.
À travers ces actions, l’ONECCA et l’ABWA entendent contribuer activement à la modernisation et à la sécurisation de l’information financière, pierre angulaire d’une gouvernance économique transparente et efficiente.
LA « COALITION ENSEMBLE POUR DEMAIN » JUGE « DANGEREUSE » LA PROPOSITION DE LOI INTERPRÉTATIVE DE L'AMNISTIE
La « Coalition Ensemble pour Demain » s’invite dans le débat relatif à la proposition de loi portant interprétation de la loi n°2024-09 du 13 mars 2024 portant amnistie introduite par le député Amadou Bâ de Pastef
La « Coalition Ensemble pour Demain » rejoint le front anti-proposition de la loi portant interprétation de la loi n°2024-09 du 13 mars 2024 portant amnistie, introduite par le député Amadou Bâ de Pastef. Dans un communiqué rendu public hier, jeudi 27 mars, cette coalition portée sur les cendres de la coalition « Macky2012 » dirigée par Adji Mbergane Kanouté, estime que l’honorable Amadou Ba « veut dicter au juge, le champ d’application de la loi d’amnistie », et juge « dangereuse » sa proposition de loi.
La « Coalition Ensemble pour Demain » s’invite dans le débat relatif à la proposition de loi portant interprétation de la loi n°2024-09 du 13 mars 2024 portant amnistie introduite par le député Amadou Bâ de Pastef.
Dans un communiqué rendu public hier, jeudi 27 mars, les responsables de cette coalition portée sur les cendres de la coalition « Macky2012 » qui avait soutenu la candidature de l’ancien Président Macky Sall lors du premier tour de la présidentielle de 2012, n’a pas fait de détours pour se démarquer de cette loi d’interprétation qu’elle juge «dangereuse ». En effet, rappelant qu’elle avait appelé les députés de la 14éme législature à voter « OUI » pour la loi d’amnistie, la « Coalition Ensemble pour Demain» souligne que cette loi proposée par le Président Macky Sall avait pour but d’apaiser le climat politique et social, de renforcer la cohésion nationale, de consolider le dialogue national afin de permettre à certaines personnes qui ont eu maille à partir avec la justice de participer pleinement à la vie démocratique (...)".
Poursuivant son propos, l’ex députée Adji Mbergane Kanouté, leader de cette coalition fait remarquer que la proposition de loi de Amadou Ba « veut dicter au juge le champ d’application de la loi d’amnistie, c’est-à-dire demander au juge de se pencher d’un côté ». Or, le symbole de la justice ce n’est pas d’incliner le poids sur la balance, mais de veiller à son équilibre. C’est là que cette loi d’interprétation est dangereuse ».
Sous ce rapport, la coalition « Ensemble pour demain » appelle le régime à plus de responsabilité. « Cette vague de contestations ne doit pas remettre en cause ce pacte de stabilité politique créé par la loi d'amnistie et surtout que le gouvernement prône aujourd'hui un pacte de stabilité social avec les organisations syndicales et patronales notamment »
Par ailleurs, s’exprimant sur la procédure de reddition des comptes initiée par les nouvelles autorités via le Pool judiciaire financier, la coalition « Ensemble pour demain » fait remarquer que la médiation pénale aussi est une forme de répression efficace. « La reddition des comptes ne veut pas dire un emprisonnement systématique. L'esprit, c'est de faire rendre gorge et donner un sens pédagogique à la gestion des affaires publiques. En cela, la médiation est un moyen efficace de dissuasion. Elle est prévue par nos textes et est une forme de répression. La médiation pénale doit être une mesure alternative à l'emprisonnement », souligne la coalition.
NDOGOU SUD
Ton’s, la peau de mouton en guise de natte de prière sous le bras, le bonnet carré bien vissé, sortait de la mosquée après ses dévotions de timis, quand sa route croisa celle d’Adja Awa « nekh derett »
Ton’s, la peau de mouton en guise de natte de prière sous le bras, le bonnet carré bien vissé, sortait de la mosquée après ses dévotions de timis, quand sa route croisa celle d’Adja Awa « nekh derett » qui, écumoire en main prenait la tête de la petite file indienne formée par ses assistantes.
Ton’s les naseaux dilatés, suivait le petit cortège. Ce que portait ces jeunes filles sur la tête ferait perdre le chapelet à tout vaillant jeûneur. Ça sentait le cumin, le curcuma, la coriandre, le curry, le carvi et de la cardamone dont Ton’s savait qu’elle apportait une touche légèrement poivrée aux viandes cuisinées à l’orientale. Ton’s a le nez comme, on le dit dans la parfumerie.
Par l’odeur alléchée, Ton’s suivait le convoi tel un zombi en murmurant : « tey la leylatou khadri, la nuit du partage ». « Non du destin » renchérit Adjia Awa « nekh deratt » en pénétrant dans le hall de Sud fm où l’attendait les guerriers de l’équipe du soir, tous armés jusqu’aux dents, de cuillères, de fourchettes et de couteaux prêts à l’attaque.
Dès que le mbakhalou saloum brûlant fut posé sur la table, Ton’s sans attendre y plongea lestement la main et se retrouva la bouche en feu. Tirant sur la camisole de Adja Awa « nexx derett », Ton’s la bouche ouverte de dire « kakatang, wolma sapeur yi » Et Aja Awa de rétorquer « extincteur bi mo gueune gaw ».
LES EXPLOITANTS AGRICOLES DISENT NIET
Le Collectif des paysans pour la défense du foncier dans le département de Diourbel, secteur Ndiourbel Tocke, a fait face à la presse pour dénoncer le projet de lotissement de 54 hectares dénommé lotissement Ngognick-Nébé.
Le Collectif des paysans pour la défense du foncier dans le département de Diourbel, secteur Ndiourbel Tocke, a fait face à la presse pour dénoncer le projet de lotissement de 54 hectares dénommé lotissement Ngognick-Nébé. Ces exploitants agricoles demandent aux plus hautes autorités d’ordonner l’audit du foncier mais aussi d’arrêter toutes les procédures, à l’image de Mbour 4, à Thiès.
L e projet de lotissement de Ngognick-Nébé, dans la commune de Tocky-Gare, pour une superficie de 54 hectares, fait couler beaucoup d’encre et de salive. En effet, le Collectif des paysans pour la défense du foncier dans le département de Diourbel, secteur Ndiourbel Tocke, a fait face à la presse, avant-hier mercredi, pour dénoncer ce projet de lotissement.
Aly Diockel Ngom, le responsable du Collectif des paysans pour la défense du foncier dans le département de Diourbel, secteur Ndiourbel Tocke, explique : «Depuis deux ans, nous avons informé qui de droit, le Sous-préfet de Ndoulo, le Préfet de Diourbel, sur ce projet de lotissement. On ne peut pas avoir un projet de lotissement sans discuter avec les exploitants agricoles, sans le procès-verbal de lotissement. Il n’y a pas de démarche inclusive. Les populations ne veulent pas de ce lotissement.
La démarche du maire de Tocky Gare consiste à discuter avec une seule personne, à signer soi-disant un protocole d’accord de morcellement, aidé en cela par les services techniques dont l’urbanisme et le cadastre, sans l’aval du Sous-préfet de Ndoulo. Des familles sont divisées, des gens de même père ne se parlent plus. Et il y a risque de confrontation entre les deux camps sur le site, avec des conséquences que l’on ne saurait estimer. C’était le cas ce matin (hier, ndlr). C’est la raison pour laquelle, nous alertions pour la nième fois. Ce qui s’est passé à Mbane, ce qui s’est passé à Ndengler, risque de se passer à Diourbel.
Les exploitants agricoles invitent le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et son Premier ministre, Ousmane Sonko, (à veiller) sur la situation foncière de Diourbel. Nous demandons au président Bassirou Diomaye Diakhar Faye d’ordonner l’audit du foncier de Diourbel et d’arrêter toutes les procédures. Trop, c’est trop !».
Il ajoute : «Pour rappel, le maire de Tocky Gare, Dr Moussa Thiao, faisait partie de notre collectif, pour dénoncer les pratiques malsaines de son prédécesseur. Actuellement, il est en train de faire pire. Il nous reste des terres de survie que nous défendrons, au prix de notre vie. Nous n’accepterons plus le morcellement et nous mettons en garde les services techniques. Nous voulons des délibérations pour faire du maraîchage, de l’élevage, des activités créatrices d’emplois».
DR MOUSSA THIAO APPELLE LES EXPLOITANTS AGRICOLES A LA RETENUE
Le maire de la commune de Tocky Gare, Dr Moussa Thiao invite les exploitants agricoles à «la retenue. On ne peut accepter que des exploitants, au lieu de venir adhérer à ce projet, trouvent les moyens de saboter ce que nous sommes en train de faire».
Selon lui, «c’est un projet de lotissement qui a été autorisé par arrêté ministériel numéro 9686 en date du 5 avril 2023 et qui porte sur 54 hectares 8 ares 78 ca. Nous avons trouvé ce projet en cours lors de notre arrivée à la tête de la municipalité de Tocky Gare. Le collectif était venu me rencontrer, le 8 février 2023, dont les concernés habitent à Diourbel. Je leur avais demandé d’organiser des rencontres dans leurs quartiers et moi-même je vais me déplacer pour venir éclairer les populations sur ce projet. Ils ont refusé. Nous avons la prérogative de supprimer un plan d’occupation et d’aménagement du sol. Les délais de démarrage du projet de lotissement sont fixes à 2 ans. Au-delà de cela, si le lotissement ne démarre pas, l’arrêté devient caduc. C’est la raison pour laquelle ils étaient dans le dilatoire. Nous sommes dans la légalité. Ce n’est pas à eux de définir les politiques de développement de ma commune».
MULTIPLE PHOTOS
LES UNES DE LA PRESSE DE CE VENDREDI 28 MARS 2025
Sud Quotidien, Walf Quotidien, L'Observateur, Libération, Le Quotidien, Enquête, Vox Populi, L'As, Record, Le Soleil, Le Témoin Quotidien,
Sud Quotidien, Walf Quotidien, L'Observateur, Libération, Le Quotidien, Enquête, Vox Populi, L'As, Record, Le Soleil, Le Témoin Quotidien,
L'ÉGYPTE HÉRITE DE L’ORGANISATION DE LA CAN U20
La compétition débutera le 27 avril 2025 et s'achèvera le 18 mai 2025. Le Sénégal, champion en titre, évoluera dans le groupe C aux côtés de la Zambie, du Kenya et de la Sierra Leone.
Dakar, 27 mars (APS) – La Confédération africaine de football (CAF) annonce qu’elle a attribué à l’Association égyptienne de football (EFA) et au gouvernement égyptien les droits d’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations U20.
Dans un communiqué, la CAF explique que cette décision fait suite à la décision de la Fédération ivoirienne de football (FIF) et du gouvernement de Côte d’Ivoire de se retirer de l’organisation du tournoi, en raison de circonstances imprévues.
”L’Association Égyptienne de Football et le gouvernement égyptien avaient précédemment soumis une candidature pour accueillir la Coupe d’Afrique des Nations U20 2025”, renseigne la même source.
Elle signale que le match d’ouverture de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 se jouera le dimanche 27 avril 2025 et la finale le 18 mai 2025.
Le Sénégal, vainqueur de la dernière Coupe d’Afrique des nations des moins de 20 ans est en préparation depuis des semaines.
Le Sénégal, tenant du titre, a hérité de la poule C, en compagnie de la Zambie, du Kénya et de la Sierra Leone.