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26 février 2025
MACKY SALL A INAUGURÉ L’AÉROPORT DE KÉDOUGOU
Le président de la République Macky Sall a inauguré, mercredi, l’aéroport de Kédougou( sud-est), lequel a subi des travaux de réhabilitation, a constaté l’APS.
Kédougou, 15 nov (APS) – Le président de la République Macky Sall a inauguré, mercredi, l’aéroport de Kédougou( sud-est), lequel a subi des travaux de réhabilitation, a constaté l’APS.
La cérémonie s’est tenue en présence du gouverneur de région, Mariama Traoré, du maire de la commune, Ousmane Sylla, du président du conseil départemental, Mamadou Saliou Sow, et du directeur de l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD), Abdoulaye Dièye.
‘’L’aéroport a été réhabilité en attendant le programme de reconstruction des aéroports régionaux durant lequel il sera totalement reconstruit comme celui de Saint-Louis et Ourossogui’’, a déclaré Seydou Bâ, directeur exécutif des aéroports régionaux.
Il assure que l’aéroport de Kédougou a été désormais complètement sécurisé avec un mur de plus de 5000 mètres. ‘’La piste était dégradée. Elle était de 1800 mètres, aujourd’hui, elle est de 2000 m. C’est une piste qui peut accueillir certains types d’avion’’ , a-t-il souligné.
Après la cérémonie d’inauguration, le président Sall a pris place à bord d’un avion militaire pour se rendre à Kaolack, où il entame ce mercredi la deuxième phase de sa tournée économique qui a débuté lundi.
DES NAVIRES CHINOIS ET EUROPEENS AU BANC DES ACCUSES
Plus de 100 000 pêcheurs victimes chaque année de travail forcé. Tel est l’intitulé du nouveau rapport de la Financial Transparency Coalition qui regroupe 11 ong du monde entier
«Liens obscurs : découvrir les responsables du travail forcé dans les flottes de pêche». Tel est l’intitulé du nouveau rapport de la Financial Transparency Coalition qui regroupe 11 ong du monde entier. Il révèle que chaque année, plus de 100 000 pêcheurs des pays du Sud sont victimes de ce fléau et qu’un quart des navires accusés battent pavillon chinois. aussi, note-t-on, un navire de pêche sur quatre, accusé de travail forcé, appartient à des entreprises européennes.
22,5% des navires de pêche industriels et semi-industriels accusés de travail forcé appartiennent à des entreprises européennes, en tête desquelles des entreprises espagnoles, russes et britanniques, selon le nouveau rapport de la Financial Transparency Coalition.
L'analyse la plus complète des abus de travail forcé dans les navires de pêche commerciale à ce jour, a également révélé que les entreprises de seulement cinq pays – la Chine, Taïwan, la Thaïlande, la Corée du Sud et l'Espagne – possèdent près des deux tiers des navires accusés pour lesquels des données sur la propriété légale sont disponibles.
Au total, apprend-on, 128 000 pêcheurs, pour la plupart originaires des pays du Sud, ont été pris au piège du travail forcé à bord de navires de pêche en 2021, souvent en haute mer, bien que le chiffre réel puisse être beaucoup plus élevé. A préciser que ces pêcheurs ont subi des abus allant de la violence physique à la servitude pour dettes, en passant par des conditions de travail abusives. Suffisant pour que le Directeur exécutif de la Financial Transparency Coalition, Matti Kohonen, déclare que le travail forcé à bord des navires de pêche commerciale est une crise des droits humains qui touche plus de 100 000 pêcheurs chaque année, entraînant d'horribles abus et même des décès parmi les pêcheurs qui viennent principalement des régions du Sud comme l'Asie du Sud-Est et l'Afrique. Et d’ajouter que les propriétaires de ces navires se cachent pour la plupart derrière des structures d'entreprise complexes et inter juridictionnelles, allant de sociétés fictives à des co-entreprises opaques. Il faut noter par ailleurs que le rapport laisse entrevoir que plus de 40% des navires de pêche industriels et semi-industriels accusés de travail forcé ont opéré en Asie, suivis de l'Afrique (21%), de l'Europe (14%) et de l'Amérique latine et des Caraïbes (11%). “Un quart des navires accusés battaient pavillon chinois, tandis qu'un cinquième portait des pavillons de complaisance soumis à des contrôles laxistes, au secret financier et à des impôts faibles ou inexistants”, lit-on dans le rapport..
Selon Alfonso Daniels, l'auteur principal du rapport, «les abus forcés dans les navires de pêche commerciale sont répandus et sont souvent liés à d'autres violations telles que la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), qui génère chaque année plus de 11,4 milliards de dollars par an en flux financiers illicites en provenance de l'Afrique seulement. Pourtant, regrette-t-il, le secret financier continue d'entourer le secteur de la pêche, et il y a peu de volonté politique d'améliorer la transparence financière nécessaire pour cibler les responsables ultimes de ces crimes.
RECOMMANDATIONS DE LA COALITION POUR LA TRANSPARENCE FINANCIERE
Rossen Karavatchev, Coordonnateur des pêches de la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF), qui a soutenu ce rapport, a quant à lui appelé toutes les entreprises à faire preuve d'une diligence raisonnable appropriée et significative en matière de droits de l'Homme. Selon lui, la proposition actuelle de la Commission européenne visant à interdire l'entrée sur le marché européen des produits issus du travail forcé doit également être approuvée et mise en pratique de toute urgence.
En définitive, la Coalition pour la transparence financière a listé des mesures clés pour protéger les pêcheurs et améliorer la transparence dans le secteur. Elle plaide de prime abord pour l’amélioration de l’accès public à l'information sur les navires. A l’en croire, les États du pavillon et les États côtiers devraient exiger des informations sur les gestionnaires, les exploitants et les bénéficiaires effectifs du navire avant d'accorder une licence ou une autorisation de pêche. Mieux, note-t-elle, des listes unifiées et accessibles au public des navires accusés de travail forcé et de pêche INN devraient être créées
La Coalition incite ensuite les acteurs à identifier le travail forcé et la pêche INN comme des infractions sous-jacentes à des fins de blanchiment d'argent. “Les crimes liés à la pêche devraient également être considérés comme des infractions sous-jacentes au blanchiment d'argent, c'est-à-dire une activité illégale qui génère des produits de la criminalité qui sont ensuite blanchis, et donc traités comme des flux financiers illicites”, indique-t-elle.
Toujours dans ses recommandations, la Coalition invite les Etats à ratifier les principales conventions internationales sur la pêche afin de prévenir le travail forcé et la pêche INN. Il s'agit notamment, dit-elle, de la Convention de l'OIT sur le travail dans la pêche de 2007, dont l'objectif est de garantir aux pêcheurs des conditions de travail décentes à bord des navires de pêche.
Enfin, les Etat sont appelés à élargir les rapports sur les industries extractives pour inclure la pêche. Celle-ci, note-t-on, devrait être incluse en tant qu'industrie extractive dans les initiatives clés, notamment l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) et d'autres initiatives mondiales et régionales concernant la réglementation et la transparence des industries extractives.
«AU SENEGAL, QUELQU’UN ISSU D’UNE CASTE N’A PAS QUELQUE PART UN AVENIR POLITIQUE»
L’URICA de l’Institut Fondamentale d’Afrique noire (Ifan) Cheikh Anta Diop a tenu une table ronde sur la question : «Les castes en Afrique occidentale : perspectives socio-anthropologiques et historiques».
L’Unité de Recherche en Ingénierie et Anthropologie Culturelle (URICA) de l’Institut Fondamentale d’Afrique noire (Ifan) Cheikh Anta Diop a tenu une table ronde sur la question : «Les castes en Afrique occidentale : perspectives socio-anthropologiques et historiques». La rencontre scientifique a été animée par Dr Tal Tamari, directrice de recherche au Cnrs.
L’importance de l’histoire est qu’elle permet aux hommes de mieux comprendre la société actuelle, afin d’améliorer l’avenir. Seulement, l’impact du système des castes dans la société et l’évolution des hommes notamment politiques sont réels.
Le système de castes en Afrique occidentale, dont les traces remontent à la Chartes du Mandé proclamée en 1236 à Kouroukan Fouga, est assujetti à des interdits touchant les gens de caste, par rapport au refus du mariage, de partager les repas, des vêtements et quelquefois (jadis) un cimetière.
Et la question perdure jusqu’à ce jour dans la société. Ce, même si la question n’est pas ouvertement posée sur la place publique. Enseignant chercheur au département d’histoire, Ndiouga Benga pense que la question des castes n’est pas un débat au niveau des intellectuels, des universitaires et des gens qui sont à tous les souffles. «Dès que vous parlez de caste, ça renvoie à quelqu’un à qui on assigne un lieu, une fonction, mais ça devrait aller audelà. Être d’une caste, c’est considérer quelqu’un qui, effectivement est dans des appartenances communautaires mais qui ne sont pas figées et qui, pour le bien de notre démocratie, doit disposer de tous les droits comme celui qui est censé être noble», exhorte le chercheur de l’Ucad.
Seulement, dans la pratique, les réalités socioculturelles prennent souvent le dessus sur l’idéal. D’autant qu’en l’espèce, certains leaders issus des communautés dites de castes ont du mal à exceller politiquement, voire occuper certaines hautes fonctions administratives. «C’est une donnée qui est stable au Sénégal : une personne de caste n’a pas quelque part un avenir politique. C’est quelque chose de très ancien. Le débat s’est posé au Parti socialiste ; il s’est posé également au sein du mouvement de la gauche notamment à And Jëf, mais une fois de plus, il y a toujours un évitement, c’est-à-dire l’idée que dans les espaces de décisions, quelque part le membre d’une caste n’a pas voix au chapitre ; il ne peut pas s’engager dans une action transformatrice. Je trouve cela vraiment dommage», se désole l’enseignant au département d’histoire.
Dr Tal Tamari précise qu’au Mali, «il est inconcevable que quelqu’un issu d’une caste occupe un poste de responsabilité administrative tel que celui de président de la République». La scientifique relève que «la seule fois qu’il y a eu un Kouyaté qui a brigué le poste de président de la République, il n’a pas été soutenu par beaucoup de ses concitoyens». Elle signale dans la foulée que contrairement en Inde où il y a un parti politique lié à la caste, il n’en existe pas au Mali. C’est plutôt une association des communicateurs traditionnels qui protège les intérêts des griots par exemple. Les interdits et/ou formes de discrimination à l’endroit des communautés de castes étaient, dit-elle, plus accentués au 16e siècle, au long des côtes du Sénégal dans les communautés «wolof, mandingue et sérère», explique la scientifique.
«SANS LE SYSTEME DE CASTES, ON N’AURAIT PAS EU DE BELLES EPOPEES, DES MUSIQUES, DES SCULPTURES…»
La position de la religion par rapport à la question est, elle, marquée par plusieurs positions qui s’opposent mais elles ne prônent pas une abolition sociale de cette pratique. D’autant que les griots qui étaient aux côtés des rois sont, au fil du temps, devenus des porte-parole des religieux. «Dans la civilisation islamique, il y a une distinction sociale : certains métiers ne sont pas valorisés, notamment le travail du cuir». Carte à l’appui, la scientifique démontre à l’assistance. : «Les types de systèmes de castes existent dans de nombreuses sociétés. Il y a une diffusion de ces institutions dans diverses régions précises et dans certaines parties avec des différences de la pratique etla sévérité des interdits». Ce qui atteste de l’impact réel du système de castes sur les hommes, au fil du temps. Seulement, «sans le système de castes, on n’aurait pas eu de belles épopées, des musiques, des sculptures, produites par ces communautés gardiennes d’une mémoire créative», souligne l’anthropologue Dr Tal Tamari, directrice de recherche au CNRS.
Ousmane Sonko transféré à la prison du Cap Manuel
Le maire de Ziguinchor a quitté l’hôpital Principal de Dakar après un long séjour. Il a été transféré à la prison du Cap Manuel. Le chargé de communication de Pastef, El hadj Malick Ndiaye, souligne que, que cela soit à la Cité Keur Gorgui, à la prison de Sébikotane, l’Hôpital Principal ou la prison de Cap Manuel, le résultat est le même : Ousmane Sonko reste un candidat favori à l’élection présidentielle, arbitrairement détenu et privé de ses droits par ses adversaires politiques. Le constat inédit, selon M. Ndiaye, c’est que le président et le secrétaire général du plus grand parti de l’opposition et tous les deux candidats à la présidentielle de 2024 (Sonko et Bassirou Diomaye Faye) sont arbitrairement séquestrés dans la même prison par le régime de Macky Sall. A l’en croire, le 17 novembre 2023 sera une date historique pour la démocratie sénégalaise et sonnera le réveil du phœnix.
Précisions de l’administration pénitentiaire sur Sonko
Restons sur le transfèrement d’Ousmane Sonko à la prison du Cap Manuel qui suscite de nombreux commentaires, y compris de la part de ses avocats. L’administration pénitentiaire précise que Sonko est régulièrement sorti de la réanimation sur décision du médecin, conformément au bon de sortie émis à cet effet. Elle ajoute que son transfert à la prison de Cap Manuel résulte également d'une recommandation de son médecin traitant. Aussi, les visites du détenu Ousmane Sonko continuent de s'organiser selon la loi et conformément à sa volonté.
Une Sud-africaine arrêtée avec 100 boulettes de cocaïne dans l’estomac
Les agents de la Cellule aéroportuaire anti-Trafics (CAAT) ont fait tomber une trafiquante de drogue dure. Les douaniers de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) ont appréhendé lundi vers 18 heures une mule ayant ingurgité des boulettes de poudre blanche suspectée d’être de la drogue dure. Ladite mule est une ressortissante sud-africaine arrivée à Dakar à bord d’un vol d’une compagnie aérienne étrangère en provenance d’Addis-Abeba. Selon un communiqué des Douanes, des critères objectifs de ciblage ont été à l’origine de l’interception de la passagère en question. Ainsi l’analyse de ses documents de voyage et son comportement au cours de l’interrogatoire ont permis aux agents des Douanes de découvrir le subterfuge confirmant ainsi les soupçons qui pesaient sur elle. Les premiers tests d’urine prélevée sur la mule se sont révélés positifs à la cocaïne, renseigne la même source. La dame est, par la suite, admise à l’hôpital Principal de Dakar (HPD) pour les besoins d’expulsion des boulettes sous la surveillance du Service des urgences dudit hôpital. D’après le document, le scanner effectué par le Médecin de garde a permis de constater la présence de boulettes dans l’estomac de la mule. Elle en aurait ingurgité 100. Ainsi entre lundi et mardi à 17 heures, la mise en cause a eu à expulser 92 boulettes testées positives à la cocaïne par le laboratoire national d’analyse des drogues (LINAD) de la police technique et scientifique. Elle est toujours en surveillance à l’hôpital, mais l’enquête et la procédure suivent leur cours en parfaite synergie d’action avec la Direction de l’office central de répression du trafic illicite des Stupéfiants (DOCRTIS) et en rapport avec le Parquet de Mbour.
Le Président Macky Sall attendu à Kaolack aujourd’hui
Le président de la République poursuit sa tournée économique. Après deux jours passés à Kédougou, Macky Sall est attendu dans la région de Kaolack aujourd’hui. Comme à Kédougou, le chef de l’Etat va présider un Conseil des ministres décentralisé dans la capitale du Saloum, le deuxième après celui de 2012. Dans son agenda figure aussi l’inauguration de la maison de la jeunesse et de la citoyenneté de Kaolack. La région de Kaolack, au regard de sa position stratégique et de ses énormes potentialités, a toujours figuré au centre des préoccupations du Président Macky Sall. Lors du premier Conseil des Ministres décentralisé tenu en juin 2012, une enveloppe de 255 milliards FCFA a été validée pour booster son développement.
La Marine nationale a secouru 325 personnes dont 19 femmes
La Marine nationale n’a pas baissé la garde dans la lutte contre l’émigration clandestine. A cet effet, le patrouilleur Walo a intercepté lundi, à 200 km des côtes, deux pirogues transportant des candidats à l'émigration irrégulière. Au total, 325 personnes dont 19 femmes et 66 mineurs ont été secourues.
La Gendarmerie interpelle 95 migrants
Restons sur le phénomène de l’émigration clandestine qui a pris des proportions jamais soupçonnées. A l’instar de la Marine nationale, la gendarmerie est également engagée dans la lutte contre le phénomène de l'émigration clandestine. Ainsi les pandores multiplient-ils les opérations de sécurisation le long du littoral. Ils ont réussi à interpeller 95 candidats dans la période du 12 au 14 novembre 2023, entre Dakar, Joal et Ziguinchor. En sus, les pandores ont arrêté un passeur et trois organisateurs et saisi un véhicule, deux moteurs hors-bord, un GPS.
Pape Sané est toujours en garde à vue
Le chroniqueur de Walfadjri a passé une seconde nuit dans les locaux de la section de recherches de la gendarmerie. Pape Sané est toujours en garde à vue. Il sera sans doute déféré au parquet aujourd’hui puisque son audition est bouclée. M. Sané est poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles. C’est un post sur le général Tine de la gendarmerie qui lui vaut son arrestation.
L’appel d’Alioune Tine
Restons sur l’affaire Pape Sané qui a suscité beaucoup de réactions de la part des défenseurs des droits de l’Homme. Alioune Tine demande la libération de Pape Sané chroniqueur de Walfadjri ainsi qu’Alioune Sané de Y en a marre. Selon le président d’Afrika Jom Center, jamais dans l’histoire politique du Sénégal, un régime politique n’a autant arrêté et détenu des journalistes, des défenseurs et activistes des droits humains et des militants politiques. Jamais, ajoute M. Tine, les décisions de l’Etat en matière électorale n’ont autant été contestées. Pour Alioune Tine, en renonçant à un troisième mandat, Macky Sall a accompli un acte absolu de sublimation. Cela dit, avec l’impression d’un glissement autocratique, avec la restriction comme peau de chagrin des libertés publiques en pleine campagne pour la présidentielle, soutient-il. M. Tine souligne qu’aujourd’hui, trop de fronts sont ouverts, au plan politique, économique, social et des droits humains dont les faits les plus manifestes sont l’exode massif des jeunes totalement désemparés par un malaise social et politique si profond qu’il ne permet plus d’espoir pour la jeunesse. Face aux nuages qui s’accumulent et qui deviennent de plus en plus épais, il pense que le pays a besoin de palabres. Il est d’avis que Macky Sall et tous les acteurs intéressés devraient sérieusement envisager le dialogue inclusif de la dernière chance pour résoudre par consensus et dans la sérénité les contentieux et les malentendus. Il faut réconcilier les sénégalais avec l’Etat, l’administration, la justice, la république et la démocratie, lance le président d’Afrika Jom Center. Ce sera, dit-il, le dialogue de la dernière chance pour la paix, la stabilité, la concorde et une présidentielle crédible, transparente, apaisée et surtout inclusive.
Déthié Fall boucle le parrainage avec 127 453 parrains
Candidat déclaré à la présidentielle, le leader de PRP a bouclé l’étape de la collecte de parrains. Après avoir récolté plus de 127 453 parrains, un nombre largement supérieur au maximum demandé, Déthié Fall a décidé d'arrêter les opérations de collecte de parrains pour permettre aux autres candidats d’en disposer et d’assurer ainsi l’inclusion lors de la présidentielle. Face à la presse, il a remercié les militants et sympathisants, sénégalais de tous bords, pour leur confiance et le travail de terrain très méthodique effectué depuis le début du parrainage sous la conduite du coordonnateur du parrainage Abdourahmane Sall. M. Fall demande à tous les autres militants et sympathisants qui ne l’ont pas encore parrainé de le faire pour les autres candidats de l'opposition pour garantir une élection inclusive. Par ailleurs, il est revenu sur la date du 17 novembre 2023, jour de délibération de la Cour de justice de la CEDEAO et de la Cour suprême du Sénégal concernant l’affaire Ousmane Sonko. M. Fall demande au Président Macky Sall de ne pas rater cette occasion de faire mention honorable en acceptant la réhabilitation de Sonko sur le fichier électoral car sa qualité d'électeur et donc de candidat ne souffre d'aucune ambiguïté comme l’attestent la décision du juge du tribunal d’instance de Ziguinchor et l'injonction de la CENA. Il exprime son soutien au maire de Ziguinchor.
Le camp de Mame Boye Diao dément
Restons sur le parrainage pour dire que des défectionnaires du camp de Mame Boye Diao disent emporter avec eux des fiches et la clé usb. Le coordonnateur national de la collecte de parrains du maire de Kolda dément Adama Fall et Cie. Selon Ndongo Fall, les démissionnaires n’ont emporté ni des fiches, ni une clé usb. A l’en croire, Adama Fall n’a jamais reçu de fiches parce qu’il a été remplacé depuis longtemps au poste de coordonnateur de Dakar par Alassane Ba War de Pikine. La décision a été prise par Mame Boye Diao parce que, dit-il, Adama Fall n'est pas digne de confiance pour avoir démissionné 5 fois de l’Apr. Mieux, ajoute M. Fall, la clé usb est détenue par le mandataire national, Massène Ady Guèye. Il indique que les cartons qu’Adama a montrés à la presse sont vides. Selon lui, Adama Fall et Cie ne risquent pas de plainte parce qu’ils ne détiennent pas de données.
Arrêt des cours en ligne à l’Ucad
Les choses sont devenues carabinées à l’Université Cheikh Anta Diop. Si l’on n’y prend garde, ce temple du savoir va connaître une année blanche. En réaction à la décision impopulaire du conseil d’académie, les professeurs membres du syndicat autonome de l'enseignement supérieur (SAES) ont décidé de l’arrêt définitif des cours en ligne qu'ils dispensent. Ils réclament la reprise des cours en présentiel à l’instar des amicales des étudiants qui souhaitent sauver l'année académique.
Par Magaye GAYE
FAUT-IL REFORMER LES CORRESPONDANCES ADMINISTRATIVES ?
Combien de fois avons-nous vu défiler devant nous d’innombrables correspondances administratives, commerciales et autres ?
Bés Bi le Jour |
Magaye GAYE |
Publication 15/11/2023
Combien de fois avons-nous vu défiler devant nous d’innombrables correspondances administratives, commerciales et autres ? Ces correspondances, codées suivant un rituel séculaire, voire millénaire, immuable, ont fini par s’imposer à nous, parce que considérées comme politiquement et socialement correctes. Elles sont acceptées par la majorité, voire la totalité de l’humanité. Sans aucune critique. Et pourtant… le logiciel quasi immuable qui est à la base de la rédaction de ces missives officielles respecte très peu les codes et convenances socio-culturels unanimement acceptés par le monde. Il convient de faire remarquer que ces lettres débutent sans salutation. Or, le propre de tout échange humain exige avant toute chose cette salutation, cette civilité.
En effet, elles démarrent toujours par : «Monsieur le Président», «Monsieur le Directeur Général», Ou «Monsieur»… Et on enchaine directement par des développements sur le contenu de la correspondance. Je trouve ces enchaînements incorrects et ne comprendrai jamais les motivations à l’origine de tels manquements. On finit en saluant ou en exprimant nos sentiments et ce, à l’aide de formules stéréotypées, formatées souvent peu sincères et utopistes du genre : «Veuillez agréer, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée». Ou : «Je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur Général, l’expression de ma considération la meilleure.»
Cette façon de procéder, transgresse les règles de politesse et les codes culturels. Une autre situation singulière à remettre en cause, se trouve dans cette posture consistant à toujours nous dissuader d’éviter les répétitions dans nos correspondances. Pourtant… dans un monde en crise, caractérisé par de nombreuses divergences de vue et des problèmes réels de communication à l’origine des guerres et tensions de toutes sortes, la répétition a vocation de devenir un outil important de compréhension mutuelle. Ne dit-on pas que la répétition est pédagogique ?
Ces anomalies constatées dans les courriers officiels, renforcent notre certitude que les outils et objets de mesure des progrès de l’humanité, souvent d’inspiration occidentale et conçus dans des époques sans aucun rapport avec nos ères modernes, gagneraient à être repensés. Dans bien des réflexions et certitudes qui continuent de s’imposer à nous, des alternatives s’imposent. Les Parlements en Afrique et au-delà, du monde, devraient se saisir rapidement de cette question des correspondances officielles afin de procéder aux réformes nécessaires.
Par Guimba KONATE
PRESIDENTIELLE DE FEVRIER 2024 OU LE LAMBI GOLO NATIONAL
L’élection présidentielle de février 2024 n’a pas plutôt véritablement démarré que déjà on enregistre plus qu’une pléthore, une nuée de candidats déclarés
Bés Bi le Jour |
Guimba KONATE |
Publication 15/11/2023
L’élection présidentielle de février 2024 n’a pas plutôt véritablement démarré que déjà on enregistre plus qu’une pléthore, une nuée de Candidats déclarés. Ainsi, si Dieu leur prête vie et que le Conseil constitutionnel accepte leur dossier, ils seront donc plus de deux cents oui, vous avez bien lu, deux cents candidats à se lancer dans la course vers le Palais présidentiel. Plutôt que d’en rire, je préfère en pleurer tellement le ridicule dépasse l’entendement et insulte le simple bon sens des Sénégalais. Plus de deux cents candidats sur une population d’un peu plus de dix huit millions, Noon, le Sénégal est werement un charmant pays béni des dieux et des saints. Dans lequel chacun et chacune et tout le monde ne se voit qu’en Président de la République et rien d’autre. Bigre !
Dans ce qui est censé être la compétition populaire la plus haute, la plus noble et la plus difficile, il s’est trouvé toute une faune de prétendants de tous les pédigrées possibles et imaginables. On y trouve pêle-mêle des avocats, des chanteurs, des marabouts, des commerçants des hommes d’affaires ou plutôt des «hommes à faire et de fer», des consultants, des experts sur TOUT, en TOUT et de TOUT, des quasi analphabètes ou semi-alphabétisés, c’est selon, des paysans, des pécheurs de poissons comme de chair fraîche (suivez mon regard), des «ndongosdaaras», des saltimbanques, des journalistes, des universitaires gradés et dégradés, des aventuriers évoluant loin du territoire national depuis belle lurette, pour ne pas dire depuis très, très longtemps et qui se voient TOUS en MESSIE pour venir au chevet de notre pays exsangue et dévasté par, disent-ils tous en chœur et à l’unisson jusqu’à la vendeuse de poulets (faut pas fâcher, nous s’amuser seulement) qui bande aussi son ARC pour dénoncer plus de soixante années d’impérities et d’échecs patents dans tous les domaines ! Rien que çà ?
Chacun y allant de son slogan ou chant de guerre, c’est selon. Entre la 3ème voie proposée par certains ou «Lenène» pour d’autres pour Tekki en nous disant que «Demain c’est maintenant» pour «Dundu» et autres professions de foi plus loufoques les unes, les autres, chacun S’engage. Faites vos jeux Messieurs, Dames, citoyens de Galsen, faites vos jeux, le tour de table est vaste et il y’en a pour tous les goûts, toutes les bourses et tout et tout et tout. Du candidat de l’espoir à celui de la sécurité, en passant par la continuité, le renouveau, la renaissance, et autres déclamations de foi fantaisistes et hilarantes, la panoplie des choix n’est pas seulement vaste, elle est énorme et… indigne et embarrasse et insulte l’intelligence des Sénégalais que nous sommes.
Pour l’heure, en attendant le top départ de ce raout de si mauvais goût, il est aisé de constater que les déchirures se font béantes et deviennent des crevasses infranchissables entre ex-frères et partenaires d’hier seulement. Déjà dans BBY, le choix du candidat désigné au forceps a révélé des ambitions cachées ou tues qui n’ont pas tardé à se dévoiler pour faire cavalier seul envers et contre tout, malgré tous les risques de sanctions encourus et brandies par le Maître du «Je». Il y’aura des étincelles !! Pour sûr. Toutefois, faudrait pas trop s’en faire, on se connait bien dans ce pays. D’ici au top départ des courses, certains et ils seront très nombreux, iront à Canossa pour se faire remorquer par plus dense afin de prétendre hériter d’un strapontin douillet lors du partage final. Les abandons, jets d’éponge et autres retraits…diplomatiques ont d’ailleurs commencé. On en verra de tout c’est certain et le spectacle est garanti. Et en Mondovision encore !!! A ne surtout pas rater.
Faites vos jeux, faites vos jeux… et que le meilleur ou, au pire, le moins mauvais gagne pour un Sénégal nouveau. En attendant Février 2024, on se gausse des gesticulations, fanfaronnades, jérémiades et autres contorsions physiques et intellectuelles des aspirants candidats pour se faire plus beaux que vrais afin de séduire le bon petit peuple du Sénégal. C’est juste un Avant-première. Le SPECTACLE, le VRAI, va bientôt commencer. Et pour faire comme au PMU, l’autre religion des Sénégalais, il y’aura des favoris, des outsiders, des jamais gagnant, des surprises, des non-partants, des couplés placés et… les autres, tous les autres…
A vos places… pour ne rien rater de ce Lambi Golo national du 25 février 2024, véritable «danse des singes».. Tristesse immense. Dieu nous garde et garde le Sénégal…
F24 RECLAME LE RETRAIT DU DECRET PORTANT NOMINATION DES 12 NOUVEAUX MEMBRES DE CENA
Le mouvement des Forces vives du Sénégal F24 déclare, dans un communiqué, vouloir s’associer aux démarches visant à emmener le président de la République, Macky Sall, à retirer le décret portant nomination des 12 nouveaux membres de la CENA
Dakar, 14 nov (APS) – Le mouvement des Forces vives du Sénégal F24 déclare, dans un communiqué, vouloir s’associer aux démarches visant à emmener le président de la République, Macky Sall, à retirer le décret portant nomination des 12 nouveaux membres de la Commission électorale nationale autonome (CENA).
‘’Les conditions viennent d’être créées pour jeter un discrédit total sur la CENA. F24 s’associe à toutes les voix et démarches qui exigent le retrait de ce décret’’, soutient cette organisation constituée de partis politiques, d’organisations de la société civile et de syndicats de travailleurs.
‘’Par ce décret, le président [de la République] change les arbitres du jeu électoral […] et montre à la face du monde que force doit rester à sa volonté’’, ajoute-t-elle.
Le mouvement des Forces vives du Sénégal F24 dénonce aussi le ‘’non-respect des droits des candidats déclarés’’ à l’élection présidentielle.
‘’Les entraves aux activités de certains candidats de l’opposition mettent en péril l’équité du processus électoral, dès lors que seul le candidat du pouvoir […] a la liberté entière de mener sa pré-campagne, sous le couvert de sa fonction et avec les moyens de l’État’’, fustige F24.
Le mouvement fait allusion à l’interdiction, par les autorités administratives, de plusieurs manifestations de candidats de l’opposition dans plusieurs villes du pays.
‘’F24 s’opposera à tous les artifices juridico-politiques visant à entraver l’éligibilité des candidats’’ faisant partie de ses leaders, poursuit le communiqué.
Les leaders du mouvement réclament aussi la libération de Cheikh Oumar Diagne, un militant de l’opposition, et de l’opposant Ousmane Sonko.
Ils estiment que MM. Diagne et Sonko ‘’doivent être libérés immédiatement’’.
‘’Une élection présidentielle apaisée et inclusive’’
‘’F24 soutient toute initiative pacifique allant dans le sens de la libération des détenus politiques, dont Aliou Sané son vice-coordonnateur’’, lit-on dans le communiqué.
Avant F24, le Collectif des organisations de la société civile pour les élections (COSCE) a demandé au président de la République, dans une déclaration, de retirer le décret portant nomination des 12 nouveaux membres de la CENA et de le remplacer par un autre, qui soit ‘’conforme à nos lois et règlements’’.
D’un décret de nomination des membres de la CENA conforme à la loi ‘’dépend substantiellement une élection présidentielle apaisée et inclusive, à laquelle nous restons fermement attachés’’, fait valoir le COSCE.
Il déclare dans un communiqué avoir relevé dans le décret en question ‘’des violations manifestes de la loi’’, dont le ‘’non-respect du mandat de six ans renouvelable par tiers, tous les trois ans’’, des membres de la commission électorale.
L’inspecteur général d’État Abdoulaye Sylla et le magistrat Ndary Touré, tous les deux à la retraite, ont été respectivement nommés président et vice-président de la CENA, vendredi 3 novembre.
Le même jour, le président de la République a désigné 10 autres membres de cette institution administrative électorale.
Honnêteté, neutralité et impartialité
Macky Sall a pris ces décisions quelques jours après que la CENA a invité la Direction générale des élections (DGE) à mettre à la disposition du mandataire de l’opposant Ousmane Sonko, ‘’et dans les meilleurs délais’’, les outils dont il a besoin pour collecter les parrainages nécessaires à sa candidature à l’élection présidentielle du 25 février 2024.
La DGE soutient que le nom de M. Sonko ne figurant pas dans le fichier électoral, les outils de collecte des parrainages ne doivent pas être remis à son mandataire.
Le tribunal de grande instance de Ziguinchor (sud), statuant sur la radiation de l’opposant du fichier électoral, début octobre, l’a jugée illégale, l’a annulée et a ordonné sa réintégration.
La CENA assure le contrôle et la supervision des élections. Ses 12 nouveaux membres ont prêté serment, lundi 13 novembre.
Ils doivent être choisis parmi les personnalités indépendantes et connues pour leur rectitude morale, leur honnêteté, leur neutralité et leur impartialité, avant d’être nommés par le président de la République, argue le COSCE en rappelant une disposition de la loi.
MALICK GAKOU SE LÂCHE
Cena, report de la présidentielle, Fite, sort de Yewwi, le cas Sonko… Entretien à Yoff avec le patron du Grand parti et candidat au scrutin de février 2024
Bés Bi le Jour |
Falilou MBALLO & Abraham Paul POUYE |
Publication 15/11/2023
A Yoff, dans le somptueux immeuble qui abrite le siège de son «Grand parti», c’est un Malick Gakou en jean, chaussé de training, dans une chemise usée, qui enchaine réunions de travail et audiences en cette après-midi. Entouré de son staff dont Ahmed Aïdara, son directeur de campagne, et de Malamine Fall, un de ses intrépides défenseurs, le candidat déclaré à la Présidentielle tient, malgré un planning chargé, à se faire entendre sur les questions brûlantes de l’actualité. Et c’est parti pour un Entretien avec Bés bi, Itv et Iradio…
Comment expliquez-vous, à seulement trois mois de la Présidentielle, le peu d’engouement noté autour de la campagne de parrainage ?
On ne peut dire qu’il n’y a pas d’engouement. Et j’entends souvent les gens le dire dans la presse. Mais nous qui avons l’occasion de sillonner le pays sentons de l’engouement. Ce qu’il faut dire simplement, c’est que le code électoral sénégalais a changé. Puisqu’avant 2012, six mois avant l’élection, tout le monde pouvait savoir qui sont les candidats. Parce qu’il suffisait d’avoir 35 ans, la caution et un certain nombre de conditionnalités pour être candidat. Et à cette époque, les candidatures ne dépassaient pas 15 et elles sont retenues bien avant. Aujourd’hui, le Conseil constitutionnel a jusqu’au 20 janvier pour publier la liste officielle des candidats. Presqu’à 40 jours de l’élection. Mais aujourd’hui, il y a une floraison de candidats. Et évidement cela doit émousser l’enthousiasme des populations et des acteurs politiques. Mais pour ceux là qui sont sûrs d’être candidats, et qui se sont donnés les moyens comme moi, je suis persuadé que je serai candidat. Puisque je vais remplir haut la main les conditionnalités pour être candidat et matérialiser nos énormes ambitions pour le changement dans ce pays.
Les nouveaux membres de la Cena viennent d’être installés dans un climat de contestation autour de leur nomination. Êtes-vous rassuré par le processus électoral ?
Nous avions demandé au gouvernement de mettre en place un ministère en charge des élections, il a refusé. Nous avions demandé un bulletin unique aux élections, pour garantir la transparence du vote, il a refusé. Nous avions demandé que le ministre de l’Intérieur n’organise plus les élections, il a refusé. Il était question aussi de réviser le rôle de la Justice dans le processus électoral, le gouvernement a encore refusé. Et maintenant, à travers le président de la République, le gouvernement nomme les membres du Conseil constitutionnel, le ministre de l’Intérieur, les membres de la Cena. Il est donc juge et partie. Ce qui ne garantit pas les conditions d’une élection transparente, démocratique encore moins une élection inclusive. C’est la raison pour laquelle nous continuons à attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur la nécessité d’avoir une élection inclusive et transparente au Sénégal. Et ce qui se passe ne nous rassure pas. On ne peut pas changer les membres de la Cena juste parce qu’ils devraient être changés il y a 30 mois, vous les laisser sur place jusqu’au moment où elle a donné injonction à la Dge de remettre les fiches de parrainage à Ousmane Sonko. Et sans changer le tiers des membres mais l’intégralité. C’est inadmissible ! Car cela peut biaiser le processus démocratique, le contrôle des élections. Et c’est pourquoi l’opposition et la societé civile l’ont dénoncé de manière vive
Pourtant, lors de la prestation de serment des membres de cette Cena, le président du Conseil constitutionnel a, dans son allocution, souligné que le système électoral sénégalais est fiable pour avoir garanti deux alternances démocratiques…
Il y a une différence entre le processus électoral et le vote des Sénégalais. C’est vrai que malgré les contestations, il y a eu des alternances au Sénégal. Mais nous cherchons à être un Etat démocratique. Et un Etat démocratique, c’est un Etat où, quand on tient des élections, deux heures après le scrutin, on donne les résultats. Et des résultats incontestables. Mais au Sénégal, ce n’est pas encore le cas. Toutes les élections sont contestées. Aujourd’hui d’ailleurs, la nomination des membres de la Cena constitue le lit de futures contestations de cette élection. Mais ceci étant dit, les populations vont aller voter. Et je suis persuadé que, cette fois aussi, quelles que soient les arguties que le pouvoir va utiliser, les Sénégalais vont sortir massivement et voter pour le changement puisque c’est la volonté des populations de créer la rupture et les réformes à travers lesquelles nous allons engager le changement de moteur d’un développement socio-économique.
Quelle est votre position sur l’idée agitée d’un report de la Présidentielle ?
Solliciter le report de l’élection présidentielle, c’est manquer de respect aux Sénégalais. Un report ne peut se faire d’ailleurs que par un changement de la Constitution. Et on ne peut pas, à quatre mois de l’élection, changer les règles du jeu. Le 3 avril, le Président Macky Sall doit passer le pouvoir pour avoir terminé son deuxième et dernier mandat. Un nouveau Président sera élu et je suis persuadé que je serai le Président qui va prêter serment devant le peuple sénégalais puisque j’ai un bon programme. Mon pedigree et mon cursus politique s’imposent par rapport à tous les autres candidats. Puis, je mettrai en place une politique de rupture transformationnelle à même de mettre le Sénégal sur orbite en Afrique et dans le monde.
Quelle lecture faites-vous de la situation actuelle de Sonko dont l’éligibilité reste toujours en suspens ?
C’est un citoyen comme tout le monde et il doit participer aux élections. Car tous les candidats qui remplissent les conditions doivent y participer. Et l’Etat doit tout mettre en œuvre pour que Ousmane Sonko participe à cette élection. Mais au-delà de l’Etat, nous-mêmes au sein de l’opposition, nous nous battons tous les jours pour cela. Puisque c’est aux Sénégalais de choisir librement qui doit être leur Président. C’est la raison pour laquelle nous militons pour des élections inclusives.
Justement, à cet effet, un nouveau front de l’opposition dont vous êtes membre vient d’être lancé. N’est-ce pas là un signe d’échec et de mise à mort de votre coalition, Yewwi askan wi ?
Il faut comprendre aussi l’évolution du processus démocratique au sein de l’opposition par la mise en place d’organes pour la transparence des élections. Vous vous souvenez du Frte (Ndlr : Front de régulation pour la transparence des élections, en 2000) ? Lors de chaque élection, les candidats se réunissent et mettent en place un organe. Cela n’a rien à voir avec Yewwi askan wi qui était une coalition politique et à travers laquelle nous avions pris l’engagement d’aller ensemble aux élections locales, aux élections législatives. Et d’identifier parmi nous ceux qui voudraient être candidat à la Présidentielle avec pour seule condition que les candidats s’engagent à soutenir celui d’entre nous qui arrive au deuxième tour. Or, Yewwi continue à jouer ce rôle moteur d’expression de la volonté populaire manifeste que les populations nous ont confié à travers les élections locales et législatives.
LE DIABETE EN NETTE PROGRESSION AU SENEGAL
Le diabète est en nette progression au Sénégal où la prévalence est de 3,4% avec des disparités selon les régions.
Le diabète est en nette progression au Sénégal où la prévalence est de 3,4% avec des disparités selon les régions. Les spécialistes appellent nos compatriotes à connaitre leur statut, et les diabétiques à accepter et contrôler leur maladie pour mieux vivre avec et éviter les complications qui peuvent conduire conduisent à l’amputation de leurs membres.
Le diabète est une maladie silencieuse qui progresse d’une manière insidieuse. C’est comme une danseuse surprise que personne n’a invitée mais qui décide de rester un moment voire s’éterniser. Cette maladie redoutable est pourtant réputée être l’apanage des pays riches dont les habitants consomment de la mauvaise nourriture. C’était sans doute vrai mais ça ne l’est plus puisqu’elle ne cesse de se développer dans les pays pauvres où sont concentrés désormais 80% des diabétiques dans le monde. Selon les statistiques mondiales, plus de 700 millions de personnes sont atteintes de diabète dont 30 millions en Afrique. L’Afrique subsaharienne est la région africaine la plus touchée. Au Sénégal, l’enquête step 2015 révèle une prévalence nationale de 3,4% chez les adultes. Environ quatre adultes sur 100 sont diabétiques. Le milieu rural est aussi fortement touché. En attendant l’enquête step 2023, qui est en cours, des recherches ont été réalisées dans des régions où la prévalence est montée jusqu’à 6% voire 7%. Certaines régions dépassent même le taux national, d’après le directeur de la lutte contre la maladie, Dr Mamadou Moustapha Diop. C’est le cas à Saint Louis où le taux avoisine les 15% ! Les spécialistes de la santé réclament une unité de prise en charge pour aider les diabétiques à vivre avec leur maladie. A Touba, les médecins sensibilisent sur cette maladie très présente dans la région. La pathologie touche aussi les enfants avec une prévalence très forte. Le plus grave, c’est que beaucoup de personnes ignorent leur statut sérologique. Or, « en 2023, tout le monde doit connaitre son statut », estime le directeur de la Maladie. Dr Mamadou Moustapha Diop a évoqué ce qu’il appelle les «symptômes classiques comme les urines, le soif, la faim...». Il insiste pour dire que le diabète est «une maladie silencieuse. Si tu en es atteint, tu ne ressens aucun signe ni sensation jusqu’au jour où, au cours d’un bilan pour un voyage, par exemple, tu es diagnostiqué. Pour les femmes avec des enfants de 4 kilos ou plus, c’est un signe pour la mère». Pour le spécialiste en santé publique, il doit y avoir dans chaque maison un appareil de mesure appelé glucomètre. Il rappelle tout de même que le dépistage et la confirmation se font aussi à l’hôpital, au niveau des pharmacies et centres de santé qui disposent d’outils de dépistage.
Le diabète, un combat de tous les jours
Pour beaucoup de personnes, le diabète c’est un combat de tous les jours. C’est un sommeil à la qualité aléatoire qui oblige à se lever parfois en pleine nuit. C’est aussi se sentir faible par moments et dans la journée du fait de l’hypoglycémie. C’est un poids qui fluctue vite et qui est à surveiller. C’est aussi le spectre des complications à long terme. La sédentarité, l’obésité, la mauvaise alimentation sont entre autres des facteurs de risque. « Tous ces éléments peuvent faire qu’un sujet puisse développer un diabète avec obésité, gène, un environnement inadapté, la sédentarité, l’inactivité... L’autre aspect, c’est le diabète gestationnel qui fait qu’au cours de la grossesse, la femme se retrouve avec une glycémie élevée qui peut rester toujours élevée même après l’accouchement avant de continuer et devenir un diabète de type 2. Il y a aussi le diabète qui n’est pas équilibré», explique l’endocrinologue, diabétologue et nutritionniste, Dr Ahmadou Fall Cissé. Selon lui, il y a beaucoup de types de diabète mais, bien qu’il y ait beaucoup de types de diabète, dit-il, «l’objectif est qu’il y ait un équilibre de son diabète pouvant permettre de prévenir les complications qui surviennent quand on a contracté la maladie. Pour cela, beaucoup d’éléments peuvent être mis au-devant tels que : l’activité physique, lutter contre l’obésité, revoir l’alimentation. Un bon équilibre avec une bonne éducation thérapeutique pourrait faire que le patient puisse maitriser tout ce qui est thérapeutique, les autocontrôles qui peuvent aider à mieux gérer le malade ». Si tout cela est bien géré, Dr Ahmadou Fall Cissé estime que le diabète est une maladie comme toutes les autres.
Sa collègue, Dr Sokhna Awa Balla Sall, elle aussi endocrinologie, diabétologue et nutritionniste, définit le diabète comme étant «une élévation de sucre dansle sang pendant une longue période. Celle-ci est due souvent à une absence de sécrétion de l’insuline ou à un défaut d’action de l’insuline. C’est une pathologie chronique. Une fois le diagnostic posé, il est définitif. Le terme de «traces de diabète» est beaucoup utilisé par la population maisil y a un terme beaucoup plus adapté, c’est le terme «pré-diabète». Ce qui nécessite une consultation médicale. Que ce soit un état de pré-diabète ou de diabète, l’important est de consulter un médecin pour une prise en charge précoce qui, dansla première situation, permettra d’éviter l’apparition du diabète ou de la retarder. Dans la deuxième situation, cela va permettre d’avoir un diabète qui est équilibré et donc de prévenir l’apparition des complications» confie Dr Sokhna Awa Balla Sall.
D’abord la prévention et toujours la prévention
La prise en charge du diabète, «c’est d’abord la prévention»! C’est en tout cas ce qu’estime le ministère de la Santé qui appelle à l’appropriation des éléments de prévention comme l’alimentation, le sport, mais aussi et surtout le dépistage. Le traitement du diabète de types 1 et 2 passe par une meilleure diététique, des injections d’insuline pour normaliser la glycémie. Une meilleure activité physique est aussi décisive, une pratique du sport plus que conseillée pour éviter à terme des complications cardiovasculaires, une éventuelle cécité voire une amputation. Un combat de tout le temps, de tous les instants pour une vie gagnée.
«Le régime alimentaire aussi. Mais le traitement est accessible. Des comprimés existent dans les dépôts des centres et postes de santé, et les pharmacies. «Il y a de l’insuline, des comprimés, des aliments et les ressources humaines de qualité existent... Concernant le régime, le ministère de la Santé a publié un livret de recettes contre les maladies non transmissibles et qui encourage le consommer local. Quant aux médicaments, et s’agissant plus particulièrement de l’insuline, par exemple, l’Etat a fait passer la subvention de 300 millions à 500 millions de francs. Dans les pharmacies, avec 1000 francs, on peut avoir de l’insuline. Les antidiabétiques oraux sont disponibles au niveau de la PNA et des autres pharmacies, il y a les médicaments génériques. Ce qui reste, c’est le suivi régulier des rendez-vous, le régime, le bilan «cœur, yeux, pieds...» Des examens complets pour contrer toutes légions sur le corps. Parfois, malgré tous ces efforts, il y a des complications qui conduisent à une amputation. Dr Diop déplore le fait que beaucoup de Sénégalais n’acceptent pas le traitement de longue durée. Or, estime-t-il, c’est important cette acceptation de la prise en charge à longue durée. Se voulant rassurant, il estime que « si on suit les conseils des médecins et son traitement, on peut vivre avec le diabète pendant longtemps sans...problème. Jusqu’à... 100 ans ». Toutefois, insiste-t-il, «il faut un comportement à adopter et une adhésion dans le traitement». Il recommande surtout d’éviter la négligence, de respecter son régime partout que ce soit dans la maison, dehors ou à l’étranger.
Il y a aussi un point noir qui nécessite une sensibilisation surtout pour ceux qui refusent la maladie. Sinon, bonjour les dégâts. Le diabète touche malheureusement les organes nobles du corps humain tels que le cerveau, les vaisseaux, le cœur, les reins, les yeux.... Il peut conduire à un AVC, à une crise cardiaque, à une insuffisance rénale avec dialyse, provoquer l’amputation du pied, il est source de cécité si on néglige le traitement ou si l’on refuse d’accepter le traitement parallèle au traitement médical chez les spécialistes de la maladie.
Encore une fois, disent les spécialistes, «tout le monde doit faire le dépistage et connaitre son statut. On doit bien contrôler ce que nous consommons. Malheureusement, au Sénégal, l’alimentation est trop grasse, trop salée et trop sucrée. On prend beaucoup de jus sucrés, trop de charcuterie...». Depuis sa création en 1971, la Journée mondiale du diabète reste un symbole de mobilisation collective. Elle a pour objectif de faire connaitre le diabète, sa prise en charge et les moyens de le prévenir. C’est un rappel à l’importance d’une bonne nutrition, d’un mode de vie actif et d’un soutien aux personnes atteintes de cette maladie diagnostiquée.
La journée mondiale du diabète a été commémorée hier pour sensibiliser à propos de l’impact du diabète sur la santé des personnes et souligner les possibilités de renforcer la prévention, le diagnostic et le traitement cette maladie insidieuse.
LA TOURNEE ECONOMIQUE DE MACKY SALL AU MENU DE LA REVUE DE PRESSE DE L’APS CE MARDI
Les quotidien parus ce 15 Novembre abordent la tournée économique qu’effectue le président de la République dans les régions de Kédougou (sud-est), Kaffrine, Kaolack et Fatick (centre) depuis lundi.
Dakar, 15 nov (APS) – Les quotidiens abordent la tournée économique qu’effectue le président de la République dans les régions de Kédougou (sud-est), Kaffrine, Kaolack et Fatick (centre) depuis lundi.
Le Quotidien considère les infrastructures inaugurées lors de ces visites du chef de l’État comme des ‘’cadeaux d’adieu’’ qu’il fait aux populations des régions bénéficiaires.
‘’À Kédougou, le président de la République a fait le bilan des réalisations du gouvernement, dans les domaines de l’électrification et des infrastructures routières notamment. Macky Sall s’est félicité des réalisations et a fait savoir que les investissements vont se poursuivre pour l’accès universel à l’électricité et le désenclavement’’, lit-on dans le même journal.
‘’C’est la fin d’un long calvaire’’, note Le Soleil, concernant la route de 85 kilomètres reliant Kédougou à Salémata, l’un des chefs-lieux de département de cette région.
Les voyageurs passaient cinq à six heures sur cette route à cause de son mauvais état, rappelle le journal à l’occasion de son inauguration par le président de la République.
‘’Depuis plusieurs semaines, le gouvernement effectue des ‘tournées économiques’ considérées comme une précampagne [électorale] par ses détracteurs. Pendant ce temps, les vrais enjeux, tels que l’éducation et l’enseignement supérieur, sont occultés au profit de nouveaux engagements à coups de milliards de francs CFA’’, commente Sud Quotidien.
‘’Macky Sall lance de grands chantiers routiers à Kédougou’’
C’est un ‘’bouquet de projets à impact social’’ qu’offre le président de la République aux populations des régions bénéficiaires des infrastructures qu’il inaugure lors des tournées économiques, affirme Kritik’.
Vox Populi signale que ‘’Macky Sall lance de grands chantiers routiers à Kédougou’’. Il s’agit de la pose de la première pierre de plusieurs routes et d’une mosquée dans la commune chef-lieu de région.
‘’Ce qui se passe avec la CENA n’est pas rassurant’’, a déclaré à Bés Bi Le Jour l’opposant El Hadji Malick Gakou, parlant du remplacement des 12 membres de la Commission électorale nationale autonome par le président de la République, Macky Sall.
‘’Benno Bokk Yaakaar sur une mauvaise pente’’, titre Tribune, faisant état d’une ‘’intensification de la rébellion contre le choix de Macky Sall, qui fait d’Amadou Ba le candidat de la majorité présidentielle à l’élection présidentielle de février 2024’’.
WalfQuotidien affirme qu’‘’Amadou Ba divise ses camarades de parti’’.
‘’Critiqué par certains de ses camarades de l’APR, le candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar peut compter sur Ismaïla Madior Fall’’, écrit le même journal, relayant une tribune dans laquelle le ministre des Affaires étrangères prend fait et cause pour le Premier ministre et candidat de la majorité présidentielle.
Une ‘’nouvelle polémique’’
EnQuête semble se demander à quoi va servir le Front pour l’inclusivité et la transparence des élections, créé par des partis d’opposition. ‘’Cette alliance découle d’une longue tradition de l’opposition sénégalaise qui, à la veille des élections, se regroupe pour faire contrepoids au régime en place’’, ajoute-t-il.
‘’Je n’attends […] du futur président de la République qu’il s’occupe bien des populations et continue les efforts de développement du Sénégal’’, rapporte L’Observateur, citant Macky Sall.
EnQuête évoque cette ‘’nouvelle polémique’’ relative au transfert du détenu Ousmane Sonko à la prison du cap Manuel, à Dakar.
‘’Son transfert au cap Manuel résulte d’une recommandation de son médecin traitant’’, déclare la direction de l’administration pénitentiaire.
‘’L’administration pénitentiaire et les autorités […] parasitent la détention de mon client’’, rapporte EnQuête en citant Ciré Clédor Ly, l’un des avocats de l’opposant.